Cet article est reposté depuis Coup d'œil en loge et au-dehors.-.
Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
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LA BIENFAISANCE SANS OSTENTATION
Les Francs-Maçons ont leurs œuvres de bienfaisance, c’est collectivement qu’ils apportent leur soutien à ces œuvres et c’est bien. Ces œuvres soutiennent leurs membres dans la détresse, mais interviennent aussi dans la société civile. Les Francs-Maçons donnent sans ostentation, un don ne doit pas humilier celui qui le reçoit, ni enorgueillir celui qui le fait.
Cette bienfaisance maçonnique a pris naissance dans les guildes d’ouvriers, ancêtres des sociétés de secours, des mutuelles et des syndicats corporatistes. Elle était donc ciblée vers les membres de chaque corporation. L’ambition universelle de la franc-maçonnerie spéculative a-t-elle modifié cette manière de donner ?
Oui, mais partiellement, il existe toujours des organismes para –maçonniques qui recueillent les dons des francs-maçons pour aider les francs-maçons et leurs proches, la franc-maçonnerie parallèlement a emboité le pas de la société en créant des Fondations caritatives dont le but est d’aider tous ceux qui sont dans le besoin sans distinction aucune.

Dans notre société française, ces fondations, n’agissent que comme des compléments à la solidarité nationale prise en charge par l’état qui assure la redistribution des richesses après une réflexion collective pour déterminer les ayant droit. Elles bénéficient, d’exonérations fiscales, ainsi que leurs donateurs.
Ce système a été poussé à l’extrême aux États-Unis, les très riches utilise les fondations pour s’exonérer du paiement de l’impôt et se substituent à l’état pour la répartition des richesses, ce sont qui décident de qui doit recevoir et à qui donner. Anand Giridharadas ex- chroniqueur au New York Times dénonce cet excès : « les très riches contributeurs américains qui maintiennent le système par le truchement de leurs dons. Une bienfaisance ciblée, médiatisée et qui verrouille les débats d’idées. »
Les grandes sociétés à travers leurs fondations sont les mécènes de la société, comme le sont les mécènes dans le domaine de l’art, cela leur permet une véritable médiatisation, une publicité à bas prix, et un bonus fiscal.

Le système : exige des gagnants de notre temps qu’ils fassent davantage de bienfaisance. Mais ne leur demande jamais, au grand jamais de faire moins de mal. »Ainsi l’on tolère le travail des mineurs dans les usines ou dans les mines pour fabriquer nos Smartphones ou nos chaussures ou nos tee shirts.
Le capitalisme sauvage se pare de jolis atours et remplace les états défaillants, il empêche toute réflexion de la part des états sur la solidarité et la juste répartition des richesses.
Le chroniqueur écrit : « les philanthropes américains ont créé un système qui assèche le bien public et qui charge ceux qui l’ont ruiné de le réparer. On demande aux incendiaires d’être les pompiers. »

Alexis de Tocqueville auteur de la Démocratie en Amérique avait en 1831 déjà remarqué l’expansion des associations qui permettaient la création : « prisons, écoles, hôpitaux » il écrivait « Partout où, à la tête d’une entreprise nouvelle, vous voyez en France le gouvernement et en Angleterre un grand seigneur, comptez que vous apercevrez aux États-Unis une association. »
Vous penserez peut-être que j’ai l’esprit chagrin, rétrograde, mais doit-on laisser les milliardaires êtres les mandataires des pauvres ?
Le chroniqueur du New-York Times cite le président Theodore Roosevelt : « la dépense de ces fortunes en bienfaisance ne pourra jamais compenser l’inconduite qui a permis de les amasser. »
Après tout je fais peut-être un mauvais procès d’intention à ces société multimilliardaires, plus riches que certains états, ne seraient elles pas plus utiles aux pauvres en renonçant à pratiquer « l’optimisation fiscale ? »
Ou pour démontrer leur véritable bonne foi philanthropique pourquoi ne pourraient-elles pas donner sans publicité, sans médiatisation leurs dons, simplement sans ostentation, et en payant simplement leurs impôts comme tous les citoyens auxquels elles vendent leurs produits, chiche !
JF.
Source : Article du journal Le Monde du 20 octobre 2018 La Philanthropie sous rayons X- Anand Giridharadas par Arnaud Leparmentier New-York correspondant.
Extrait – Franc- Maçonnerie de Prince Hall.
A l’issue de la guerre de sécession, alors que tout était à construire en matière de protection sociale, les maçons de Prince Hall ont joué un rôle significatif en s’impliquant dans les sociétés de secours mutuel. Dès la fin du XVIIIe siècle Prince Hall lui-même avait insisté sur le devoir de charité des maçons envers les plus pauvres d’entre eux, mais cette notion très maçonnique de bienfaisance prend la forme de véritable secours mutuel au lendemain de la libération des esclaves. Ainsi de nombreux francs-maçons de Prince Hall s’investissent dans les sociétés de secours mutuel telles que les Odd Fellows. De même que les loges maçonniques, les Odd Fellows ont des structures séparées pour les Blancs et les Noirs. Les Odd Fellowsapportaient une petite couverture médicale à leurs membres et une aide aux familles en cas de décès. Il n’existait pas de lien formel entre les loges maçonniques et les sociétés de secours mutuel mais les francs-maçons de Prince Hall s’investissaient fortement dans ces dernières. Ainsi James Needham, qui fonda le Grand United Order of Odd Fellows de Philadelphie, fut-il un membre influent de la GL de PH de cet État et également trésorier de la Pennsylvania State Equal Rights League, organisation qui se battait pour les droits civiques. Certaines loges, telles que la Celestial Lodge n° 3 de New York active de 1826 à 1951, s’étaient dotées de structures spécifiques, des sociétés de type mutualiste. Les francs-maçons de Prince Hall furent de véritables acteurs du champ social. Une de leurs actions les plus spectaculaires fut la création de banques de type mutualiste pour venir en aide à ceux des leurs qui voulaient investir dans le monde des affaires et ainsi promouvoir des entreprises noires. Un seul exemple : en 1911 la Grande Loge de Prince Hall du Texas fonda sa propre banque, The Fraternal Bank and Trust Company, en faisant appel aux Odd Fellows et aux Knights of Pythias qui achetèrent 2000 des 5000 actions. En 1930 la Grande Loge du Texas fut suffisamment forte pour prendre en charge la majorité des actions et ainsi servir d’organisme de prêt aux maçons noirs. Elle existait encore en 1953. Dans une certaine mesure les maçons de Prince Hall formalisaient ainsi le procédé de la tontine, mode traditionnel de mobilisation du capital dans les sociétés de type africain.
14Les francs-maçons de Prince Hall jouèrent sans nul doute un rôle très important dans la promotion sociale de leurs membres, et ce en les incitant en premier lieu à s’éduquer, ce qui leur permettait d’accéder à une profession, et également à la culture, voire aux cultures des États-Unis en respectant leurs propres traditions.
Psychologie Sociale -Dossier
Les différentes obédiences américaines donnent de nombreuses subventions pour des actions humanitaires et sont à l’origine de nombreux projet d’aide à autrui. Beaucoup d’hôpitaux sont maçonniques. Aussi, existe-t- il, ce qu’on appelle des « Shriners ». Pour les francs-maçons américains, le 32° degré du Rite Ecossais est très important car il donne la possibilité d'entrer à l'Ordre des Shriners. Cet Ordre paramaçonnique vient en aide aux enfants paralysés et handicapés de toute couleur ou religion. L'insigne des Shriners, représente un Statut social élevé mais aussi une grande générosité financière personnelle.Image
Un des points qui semble différentier la franc-maçonnerie française de la franc-maçonnerie américaine tient en ceci : Il semble que la franc-maçonnerie américaine est d’avantage pignon sur rue et les francs-maçons américains peuvent arborer leur appartenance à l’ordre qui semble constituer une valorisation importante.
Source : Dossier Psychologie sociale extrait article de Alain Bauer.
Les œuvres sociales et philanthropiques maçonniques
Au même titre que les organisations caritatives confessionnelles, les loges européennes se penchèrent sur les populations démunies et tentèrent de leur venir en aide. La franc- maçonnerie, teintée de ses origines chrétiennes, s’inscrivit plus dans ce nouveau siècle de l’avènement du capitalisme. Le développement du secteur industriel au XIXème siècle s’accéléra, divisant les populations en deux grandes classes, les propriétaires du capital et les classes laborieuses. Les francs-maçons étaient essentiellement issus des classes sociales favo- risées. Progressistes et soucieux du bien-être des plus humbles, ils financèrent des systèmes d’aides sociales, sanitaires et alimentaires sous le label de coopératives laïques sans indication d’un sponsoring maçonnique.
La franc-maçonnerie belge et ses œuvres sociales
Au court du XIXème siècle, la franc-maçonnerie belge s’est fortement politisée, représentant essentiellement des partisans de la mouvance libéralequi, déçus par la gestion des problé- matiques sociales par le gouvernement, optèrent pour des formes plus directes de l’action so- ciale en faveur des plus défavorisés. Dès l’indépendance de la Belgique suite à la révolution contre le Royaume des Pays-Bas, en 1830, les francs-maçons organisèrent des distributions de pains et de charbons aux plus pauvres ainsi que des visites médicales bénévoles. «De nom- breux médecins sont reçus au Vrais Amis de l’Union ; ils organisent un bureau de consulta- tions médico-chirurgicales gratuites et ne sollicitent l’aide de l’Atelier que pour la distribu- tion de médicaments ».
Ensuite, durant la seconde moitié du XIXème, ces progressistes créèrent des sociétés coopéra- tives et certaines d’entre-elles furent sponsorisées par des loges maçonniques. Quoique pré- sentes dans l’ensemble des villes principales belges, ces coopératives ne furent pas particuliè- rement nombreuses. Fondées comme une manière d’ajuster la charité maçonnique à son époque, ces coopératives ne visent plus à aider des Frères et Sœurs dans le besoin mais à aider des groupes vulnérables exogènes. La loge anversoise « le Septentrion » fit des distributions de pain aux populations pauvres locales dès le début du XIXème. « Les Amis Philanthropes » mirent en place des soupes populaires de bienfaisance à Bruxelles qui devinrent par la suite des coopératives d’alimentation, ancêtre de nos Resto du Cœur. De manière générale, les ali- ments distribués dans ces coopératives étaient de meilleures qualités que ce que pouvait man- ger l’ouvrier lambda belge. Les autorités de certaines villes supportèrent ces initiatives en allouant des parcelles de terrains à titre gracieux pour la construction de ces cantines.
En outre, des loges, à cette époque, mirent également en place des banques dites populaires qui permettaient aux petites de gens d’épargner mais également d’avoir des crédits à faible taux usuraire.
Cependant, ces actions sociales en faveur des déshérités avaient un cadre très utilitariste et les bénéficiaires de ces actions se devaient d’être intègres d’un point de vue moral afin de pro- duire une société intégrée dans un cercle vertueux. « We can state that the charity of Les Amis
Philanthropies was already directed towards the poverty-stricken who responded to certain moral standards and who could act as a kind of model for the others ».
En aidant les démunis loyaux et travailleurs, l’action sociale permettait d’améliorer les capaci- tés de production des individus. L’effet motivateur de cette action en faveur des « bons » ci- toyens sur le reste de la population avait pour objectif de faire progresser la société en général, en promouvant des pratiques de self-help, donc une responsabilisation des individus dans leur quête d’une amélioration de leurs conditions d’existence.
Enfin, citons encore les loges belges qui organisèrent en 1875 et 1876 des concerts de bienfai- sance afin de récolter des fonds pour venir en aide aux populations provençales et suisses victimes de très fortes inondations.
L’orientation sociale de la franc-maçonnerie genevoise
Georges Favon, membre du parti radical genevois et Vénérablede la loge « Fidélité et Pru- dence », mène une réflexion avec les maçons locaux sur des problèmes socio-économiques : les politiques de rémunération et les conditions de travail des classes laborieuses, les défi- ciences de l’aide sociale. L’influence de la maçonnerie genevoise ne se restreignit pas seule- ment aux problématiques politiques locales, elle s’exerça aussi sur des œuvres de bienfai- sance. Lors d’une tenuede l’atelier « Fidélité et Prudence », il proposa son projet « d’aide sociale pour Genève et a conclu son discours par ces mots : - La question sociale est posée : résolvons là ! ». Des procès-verbaux de tenues prouvent que des Frères Députés furent délé- gués comme acteurs politiques pour modifier la législation en la matière, avec des résultats concluant tel la loi sur l’enfance abandonnée, la conception de la loi sur l’instruction publique ou encore la Caisse de prévoyance maçonnique.
D’une influence maçonnique avérée sur l’aide sociale locale offerte aux pauvres à une in- fluence sur l’émergence et l’expansion d’une idée moderne de l’humanitaire et l’internationalisation des efforts charitables, l’idée mérite d’être questionnée. Ce parallélisme reposerait sur des aspirations à des valeurs sociales et humaines analogues ainsi que sur des réseaux politiques, philosophiques et de socialisation caractérisant la fin du XIXème siècle. La suite de ce travail va aborder, dès à présent, ce rapprochement entre francs-maçons et hu- manitaires.
Influence de la franc-maçonnerie dans l’émergence
de l’humanitaire
Société souvent définie comme secrète, la franc-maçonnerie n’en est néanmoins pas une. Une société secrète tente de cacher son existence. Cependant, elle ne le fait absolument pas. C’est une société dite discrète qui, comme vu ci-dessus, recrute ses membres par cooptation et ne fait pas la promotion de ses actions de bienfaisance. « La franc-maçonnerie est une société philanthropique, Par leurs dons, ses membres soutiennent des activités diverses, des associa- tions, des collectifs. [...] Mais la maçonnerie, toujours discrète, ne donne que rarement pu- blicité à ses actions philanthropiques». Lors de tenues, les Frères discutent, en autre, de sujets sociétaux et des moyens d’œuvrer à l’amélioration de la communauté d’un point de vue local mais aussi international. Les actions publiques prises par certains Frères ne sont jamais décrites comme étant d’essence maçonnique. Il est vrai, cependant, que les réseaux de socia- bilité internationaux élitistes permirent une diffusion plus large de ces idéaux. En outre, la tolérance religieuse et sociale étant une valeur fondamentale de la maçonnerie, cela permit et permet toujours à un éventail représentatif de la société de se rallier à ces projets.
Sans pouvoir dire que les discussions en loge ou que les planches maçonniques aient eu une incidence significative sur la mise en place d’actions salvatrices pour l’humanité, il est no- table que certains d’entre eux eurent une visibilité dans le champ de l’humanitaire. Une ar- chéologie des sources primaires aux seins des archives des différentes organisations faitières des loges nationales – Grand Orient de France, Grand Orient de Belge, Alpina par exemple - permettrait, très probablement d’obtenir des informations sur d’autres maçons moins célèbres mais tout aussi actifs sur le terrain. Ayant pu obtenir des listes des comités des 1ères Croix- Rouges bruxellois et espagnol, j’ai fait une recherche dans les archives du Grand Orient de Belgique afin de comparer la liste du 1er comité bruxellois avec des listes de francs-maçons actifs au XIXème siècle en Belgique. Cette démarche pourrait être élargies aux autres Grands Orient et Grandes Loges afin d’avoir une meilleure estimation de l’implication de maçons dans le mouvement humanitaire au XIXème siècle.
Source : Extrait Thèse Hétérodoxie de la compassion :
Influence de la franc-maçonnerie dans l’émergence de l’action humanitaire sécularisée au XIXème siècle
Présenté par Anne PIRAUX
ALEXIS DE TOCQUEVILLE
Disciple de Montesquieu, Tocqueville se demande quelle doit être la vertu des citoyens pour que la démocratie ne se pervertisse pas. L'ambition de chacun est le ressort de l'activité économique, s'enrichir entraîne l'augmentation des inégalités, et la démocratie doit en permanence rétablir l'équilibre égalitaire. Le principal danger de corruption de la démocratie se trouve donc dans le désintérêt des citoyens pour la chose publique, accaparés qu'ils sont par leurs petites ambitions de réussite économique et de bien-être quotidien.
« L’aristocratie manufacturière de nos jours, après avoir appauvri et abruti les hommes dont elle se sert, les livre en temps de crise à la charité publique. »
LE RENONCEMENT A L’ETHIQUE
C’est bien dans les pages du cahier Économie & Entreprise du journal Le Monde qu’est paru avant-hier l’article d’Alexandre Templier Président cofondateur de QUINTEN, cabinet de conseil en Intelligence Artificielle aux entreprises et non dans « Le Monde des Idées », le titre de l’article : « Quand l’intelligence artificielle mime la transcendance. »
L’auteur essaye de démontrer la confusion qu’il y aurait entre une transcendance toute religieuse et l’I A, son but est à peine voilé il écrit : « Il serait temps de débarrasser l’ I A de tous ses oripeaux mystico-religieux, si l’on veut qu’elle soit considérée comme un progrès au service de l’humain. »

Alexandre Templier se plaint des atours religieux qui bloqueraient le développement de l’I A. En réalité il souhaite que « le nouveau monde occidental » emboite le pas de la Chine qui se soucie peu, voire pas du tout de l’encombrante morale et de l’éthique en la matière. L’I A est par nature un bienfait technologique pour l’homme, comme le fût le téléphone ou le développement de l’électricité. Rien ne doit bloquer ou ralentir le progrès, mais de quel progrès s’agit-il et pour qui ?
A l’appui de sa démonstration, il cite Anthony Lewandoski ex- ingénieur de chez Google et Uber et fondateur de « The way of the future. »dont le but est : « De développer et promouvoir, la prise de conscience d’une divinité basée sur l’IA pour améliorer la société. »Cette vénération de la technique sert de prétexte à Alexandre Templier, pour prendre le contre-pied de cet excès de religiosité en préconisant l’exonération de tous contrôles sur le développement de l’I A.

Il constate l’incapacité des états à mettre en place tout organisme de régulation ou d’éthique de l’I A ou repoussant cette régulation aux calendes grecques. C’est l’évitement, le renoncement au profit de la fascination du Dieu économie incarné dans le progrès technique, on voit le paradoxe, à chacun ses dieux !
Les États-Unis d’Amérique renforcent cette position : « Pour booster l’I A, la Maison Blanche a promis de ne pas la réguler. »Devant ce renoncement à l’éthique, ce sont les GAFAM, qui instaurent leurs propres régulations, bien sûr les moins contraignantes possibles et orientées pour leurs seuls profits. L’astuce si j’ose dire théologique est de nous vendre du singulier, du bonheur individuel de surface.Dans le package, il faut mettre un peu de cette peur ancestrale, de cette eschatologie, c’est plus vendeur, les GAFAM deviennent les sauveurs de l’humanité.
Vernor Vinge professeur d’informatique évoque une apocalypse comparable à celle de Saint-Jean il écrit: « Dans les trente ans qui viennent nous aurons les moyens de créer une intelligence surhumaine, peu après l’ère humaine s’achèvera. »Soit ce professeur est terrorisé par ces créatures, soit il est atteint en creux d’un syndrome pathologique, il rêve de devenir un demi-dieu démiurge.

Alexandre Templier, pour justifier le renoncement à toute régulation éthique, met en avant cette dérive mystico-religieuse et en même tempsessaye de nous rassurer je cite: « Nous sommes encore très loin d’une machine capable d’apprendre seule et d’interagir avec son environnement en dehors de tâches hyperspécialisées. »
Il renforce son argumentation par l’ignorance que nous avons encore de la totalité du fonctionnement de notre propre cerveau, argument à mon avis un peu court, au regard de la vitesse des progrès dans ce domaine.
La question qui se pose à notre société est simple faut-il renoncer au contrôle, à la régulation, à l’éthique au profit du développement de l’économie souvent débridé, déconnecté des nécessités premières pour l’ensemble de l’humanité, c’est toujours au milieu que se trouve la voie.
Regarder l’intelligence artificielle à travers le prisme de la Franc-Maçonnerie et de ses valeurs, comme la vigilance, ce n’est pas faire preuve d’une quelconque religiosité déplacée, d’une forme d’obscurantisme dogmatique non plus. Mais le secours de la tradition, et des les lumières du passé permettent d’avancer dans l’obscurité de l’avenir.
Je me tiendrais pour ma part à cette pensée du médecin du corps et de l’esprit que fût François Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. » Pantagruel.
Certains philosophes, économistes, ingénieurs me démontreront aisément que je suis dans l’erreur ou la peur. Je suis disposé à les écouter avec bienveillance, pour me faire mon jugement sans avoir recours aux algorithmes ou à l’intelligence artificielle, mais en passant toujours ma pensée à l’épreuve de l’éthique.
JF.
Source : Le Cahier Economie et Entreprise du Journal le Monde du 18 octobre 2018 – Page 7- Article de Alexandre Templier :« Quand l’intelligence artificielle mime la transcendance. »
COMMUNIQUE DU DROIT HUMAIN
Les femmes et les hommes Francs-maçons du DROIT HUMAIN souhaitent assurer de leur solidarité les personnes sinistrées et endeuillées de l’Aude.
A l’occasion de ces inondations meurtrières et quelques jours après la Journée Internationale de la prévention des catastrophes naturelles, il nous semblait important d’interpeler les pouvoirs publics sur la nécessaire vigilance en vue de la protection des populations.
Les ouragans, tornades, tsunamis, tempêtes, cyclones, crues, inondations, mais aussi les feux de forêts, se multiplient et gagnent en violence partout dans le monde. Notre planète subit des changements climatiques dont les conséquences sont très graves pour l’ensemble de ses habitants. En plus d’un cycle naturel de réchauffement géologique, notre vie même crée des déséquilibres que nous ne voulons pas ou peu voir.

Beaucoup de pays dont la France, y compris ses habitants, n’ont pas suffisamment pris la mesure de tels évènements pour les anticiper et pour y répondre efficacement. Sans porter de jugement sur les responsabilités des uns et des autres, nous souhaitons que l’ensemble des moyens dont dispose la puissance publique soit consacré à ce changement de regard sur l’aménagement de notre Terre.
La protection des habitants doit être le premier souci des États signataires, dont la France, des accords émanant des réunions de la COP.
En France, il parait primordial que le service public de météorologie soit renforcé afin que les veilles, tant au niveau national que local, permettent davantage d’efficacité et de réactivité dans le lancement des alertes et l’actualisation des données pour les zones à risque. Il en est de même pour les services de secours et d’incendie.

Lorsque des êtres humains perdent tout, la solidarité doit être à la fois matérielle et morale. Malgré le classement en catastrophe naturelle nous constatons trop souvent que les compagnies d’assurance tardent à débloquer les indemnisations qui permettent aux sinistrés de reprendre une vie quasi normale.
Quant à nous citoyens, ne restons pas inertes face à ces questions complexes qui menacent de devenir récurrentes. Participons à l’élan d’entraide qui s’organise et contribuons aux appels lancés par les différents organismes de solidarité de notre pays.
Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International
LE DROIT HUMAIN
On ne peut qu’abonder à ce communiqué, je retiendrais particulièrement ce constat qu’au-delà des déclarations compassionnelles, rien n’avance vraiment sur ces problèmes, en dehors de la multiplication des punitions sauf forme de taxes diverses et variées imposées à tous et particulièrement aux plus faibles. En ce qui concerne les exhortations faites aux compagnies d’assurances de remplir simplement leurs obligations et devoirs elles ne sont pas suivies d’effet, les experts soit disant dits indépendants et rémunérés par les primes que nous versons à nos assureurs qui sont leurs donneurs d’ordre et ceux qui règlent leurs honoraires sont peu enclins à la rapidité et utilisent souvent toutes les arguties pour diminuer les indemnisations. Vous en tant qu’assurés vous devrez sous peine de majoration ou d’exclusion payer vos primes à leurs échéances normales. L’état en dehors de déclarations renouvelées n’agit pas !
Exemple cet été début juillet une explosion au gaz à Quiberon à détruit ou endommagé plusieurs immeubles, des familles et des commerçants affectés dans leur exploitation. Certains d’entre eux les moins nantis sont encore en train de se battre avec leur compagnie d'assurance pour être justement indemnisés, pour « une simple fuite de gaz dont ils ne sont pas responsables » ils attendent depuis 4 mois le versement des sommes nécessaires au redémarrage de leur entreprise, ou pour se reloger. C'est à eux que l'on demande un maximum de documents prouvant leur bonne foi, c'est à eux que l'on reproche la vétusté de leurs biens ou installations on oublie qui sont les victimes et non les auteurs de ce désastre, il semblerait que les réseaux de distribution de gaz soient en cause, le procureur, la justice se sont saisit du dossier, et les assurés n'ont reçus que des promesses !
Je ne fais pas le procès des assureurs ou des experts mais du système qui favorise cet état de fait.
JF.
Franc-maçonnerie et Société vous propose un rendez-vous :
« Regards maçonniques »
CIVILISATION NUMERIQUE ET HUMANISME – Liberté, Egalité, Faternité ?
Les francs-maçons interpellent le numérique
Le 5 novembre 2018, à l’Assemblée Nationale, les Grands Maîtres de huit obédiences et des experts se réuniront pour porter un regard maçonnique sur la civilisation numérique et l’humanisme.
Les francs-maçons de la Fédération de France du Droit Humain, de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique de France, de la Grande Loge Féminine de France, de la Grande Loge de France, de la Grande Loge Mixte de France, de la Grande Loge Mixte Universelle, de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra et du Grand Orient de France interrogent l’univers numérique!
Cette journée du 5 novembre, ouverte aux non-maçons, entend montrer combien les francs-maçons de FM&S s’engagent dans la voie d’une réflexion et d’une action collective pour
porter les valeurs de l’humanisme dans la civilisation numérique. FM&S présentera une motion à l’issue de la réunion qui sera ouverte par Jean-Louis Touraine, député du Rhône
puis conclue par Joël de Rosnay. Les Grands Maîtres et Dignitaires des obédiences s’exprimeront lors des trois séances de la réunion et dialogueront avec des experts ainsi qu’avec
les participants.
Les francs-maçons se trouvent désormais questionnés dans la civilisation numérique, non pas sur la mécanique et l’usage des outils mais bel et bien sur les valeurs d’humanisme qu’ils
portent depuis trois siècles et plus.
Que deviennent Liberté – Egalité – Fraternité dans ce nouvel univers? Que signifient ces trois valeurs fondatrices face à certaines situations ? La liberté de penser et de dire est-elle ou non remise en cause par le flot de réseaux sociaux et de sites web ? L’égalité en devoirs et en droits des êtres humains est-elle ou non une réalité lorsqu’un pays, le nôtre, compte 20% d’illettrés mais connectés ? La fraternité est-elle une réalité ou non dans l’univers des réseaux sociaux ? De multiples sujets méritent toute l’attention et la mobilisation des francs-maçons: l’éthique numérique, le transhumanisme, la robotisation, la communication virtuelle ou encore le défi de la pauvreté dans le monde numérisé. De même, la recherche de spiritualité, particulièrement chez les jeunes générations, conduit parfois à des positions extrêmes voire totalitaires car toute spiritualité transporte une vision de la cité.
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » déclarait Rabelais que l’on pourrait paraphraser: spiritualité sans action n’est que vœu pieux. Il est grand temps pour la franc-maçonnerie de prendre la parole, de retrouver le centre du débat dans et sur la cité au cœur de la civilisation numérique.
INFORMATIONS PRATIQUES:
Demande d’invitation à adresser à contactfms@yahoo.fr
Assemblée Nationale, Salle Colbert, Séance de 15 h à 19h 30, suivie d’un dîner sur inscription
Inscription obligatoire pour accéder à l’ AN.
Pour le Dîner Chez Françoise : chèque avec le Bulletin ou via le lien, paiement par carte bancaire: https://www.eventbrite.fr/e/billets-diner-05-nov-18-51193475062
Source et étiquette : Blog GADLU-INFO
Je perdrais l’eau de ma rivière
Si j’en parlais
Le caillou se refait poussière
Quand il lui plaît
Mais si ton âme s’appareille
À cause de mon peu de bruit
Navigue au coeur et à l’oreille
Arrive avant la fin des fruits
C’est le temps, c’est le temps
D’écouter la rivière
C’est le temps, c’est le temps
D’écouter cet oiseau
Tant qu’il reste de l’air dans l’air
Tant qu’il reste de l’eau dans l’eau
Comme la pluie aux cheminées
Ourle son nid
Ainsi au coin de mes journées
J’aurai dormi
Je sais que seconde à seconde
On me cogne au carreau du coeur
En attendant que je réponde
Je fais taire ce coeur menteur
C’est le temps, c’est le temps
D’écouter la marée
C’est le temps, c’est le temps
D’écouter le bouleau
Tant qu’il reste de l’air dans l’air
Tant qu’il reste de l’eau dans l’eau
Je demeure amoureux d’une île
Qui dort au loin
Moi qui suis le lac dans la ville
Et n’en dors point
D’aussi loin que je me souvienne
Je n’ai point dansé à mon gré
Aves des amours si lointaines
Je ne suis pas près de m’ancrer
C’est le temps, c’est le temps
D’inventer la voilure
C’est le temps, c’est le temps
De nommer un bateau
Tant qu’il reste de l’eau dans l’air
Tant qu’il reste de l’air dans l’eau
RECENSION : HIRAM – EXEGESES BIBLIQUES ET MACONNIQUES DU MYTHE FONDATEUR DE LA FRANC-MACONNERIE.
Jean-Claude Sitbon aurait pu intituler son ouvrage Hiram au secours de la Franc-Maçonnerie puisque ce personnage biblique a permis de buriner dans la pierre les rituels qui perdurent depuis plus de 300 ans dans les loges symboliques et les premiers degrés des loges de perfectionnement et qu’il est souvent méconnu.
L’auteur au regard de son expérience, de sa pratique initiatique de plus de 20 ans, délivre avec son livre sur Hiram le fruit de ses recherches et ses réflexions sur ce personnage emblématique de la Franc-Maçonnerie, jamais à ma connaissance un travail de cette ampleur n’a été réalisé, ses prédécesseurs sur le chemin de cet architecte hors normes n’ont délivré que des bribes ou des travaux parcellaires, sans doute parce que les références dans les textes anciens à ce personnage central sont rares. Il faut donc un certain courage pour réunir ce qui est épars et faire de la connaissance de ce personnage un tout cohérent donc universel.
cohérent donc universel.
Jean-Claude Sitbon par son expérience initiatiquemet en lumière les messages transmis par l’architecte constructeur du temple de pierre que Salomon dédia à plus haut que lui, temple qui devait accueillir les préceptes divins contenus dans l’arche dont l’errance dans le désert pris fin sur le mont de la Jérusalem terrestre. Jean-Claude Sitbon, membre d’une obédience régulière, s’est nourrit des enseignements du Rite Ecossais Rectifié, il connaît la place essentielle tenue par la légende d’Hiram dans le mythe de la construction du temple qui irrigue toutes les obédiences et tous les rites maçonniques.
Cette légende liée au grade de maître, qui relate la vie, le travail, la mort et la régénération de l’architecte sont apparues tardivement en même temps que le grade du 3èmedegré, la magnification du rôle, des talents et des vertus de l’architecte à élever spirituellement la Franc-Maçonnerie, cela a été le moment charnière où elle est devenue vraiment spéculative.

Tous les rites maçonniques font référence à Hiram, dans le Rite Ecossais Ancien et Accepté il est présent par l’esprit du 3èmeau 14èmedegré, dans le Rite Ecossais Rectifié il est écrit « l’histoire d’Hiram voile de grandes vérités. »Dans le Rite Français« Hiram représente l’homme parvenu à la connaissance de soi, à la dignité dans toutes ses actions, à la compréhension des autres et à l’amour du prochain. » Le Rite Primitif de Memphis et Misraïm, considère Hiram comme l’égal d’Imotep l’architecte Égyptien. Le Rite Émulation déplore dans son rituel la mort d’Hiram: « une perte, aussi importante que celle du principal architecte.»
Les mentions d’Hiram dans l’Ancien Testament sont peu nombreuses, Jean-Claude Sitbon a dû faire des recherches historiques et bibliographiques approfondies, pour mettre Hiram à sa juste place, pour que les sœurs et les frères puissent comprendre quelle est également leur place dans la loge et répondre à l’injonction du Vénérable qui leur dit prenez place mes frères.
Hiram accompagne donc les sœurs et les frères dans leur voyage initiatique, qui va de la construction du temple de pierre, jusqu’à la construction du temple de l’esprit. Ils deviendront alors eux-mêmes un véritable temple.
Jean-Claude Sitbon fait de ce livre, un élément de compréhension, une aide à la réflexion sur le chemin, dévoile à celui qui a la volonté de connaître, de regarder au-delà des apparences, le but de l’Art Royal, la possibilité de donner du sens à sa démarche, à sa vie, en cherchant il trouvera dans les questions, les réponses.
Cette histoire extra ordinaire, est l’histoire des grands thèmes de la vie, sont abordées la naissance, la construction de soi, le travail des vertus, l’étude des analogies, les chemins qui mènent aux sanctuaires. Jean-Claude Sitbon à travers l’étude de ce personnage nous ouvre les portes, nous donne des clés, Hiram est-il l’envoyé du Grand Architecte suprême, celui qui est capable de mourir et re naître, de se régénérer ?
Jean-Claude Sitbon sait que les lumières de la tradition éclairent les incertitudes de l’avenir et sont des aides sur le chemin.
Ce livre parle de la naissance, de la vie, de la mort, de la re naissance donc, il est, un message d’espérance. Il est à mettre entre toutes les mains des sœurs et des frères, mais aussi des profanes en quête. Il est plus qu’une pierre dans l’édifice maçonnique, l’auteur a réuni dans un seul ouvrage, tout ce qui était épars dans de nombreux livres, c’est tout Hiram qu’il nous raconte. Il est donc plus qu’une pierre, il est un grain comme il le rappelle à tous les frères membres des loges de Saint-Jean, un grain en terre :
« En vérité, en vérité, je vous le dis si le grain de blé qui tombe en terre ne meurt pas, il reste seul ; si au contraire il meurt, il porte du fruit en abondance. » Jean 12-14.
Hiram depuis plus de 300 ans est abondance, et Jean-Claude Sitbon un de ses messagers.
JF.
PS : Compte-tenu de la richesse de ce livre unique sur le personnage central du mythe fondateur de la Franc-Maçonnerie. Je serais amené à revenir sur certains des thèmes qu’il aborde.
A LIRE :HIRAM- Exégèses bibliques et maçonniques du mythe fondateur de la Franc-Maçonnerie. Éditions de la Tarente- sur 312 Pages –Prix 25€
ISBN : 978-29-16280-19-6
NOTE EDITEUR
Cette étude sur le personnage central de la Franc-Maçonnerie est unique. Jean-Claude Sitbon a rassemblé, commenté et mis en perspective des textes issus des traditions bibliques et maçonniques afin de mieux décrypter les symboles du grade de maître... et au-delà. Cet ouvrage est composé de cinq chapitres. Les trois premiers abordent l'étude des sources bibliques d'Hiram, les deux derniers étant centrés sur la Franc-Maçonnerie et ses aspects symboliques dans les différents Rites, sans oublier bien sûr la vision romantique de Gérard de Nerval et la doctrine de Martinès de Pasqually. Cet ouvrage de référence passionnera tous ceux qui sont intéressés par le personnage d'Hiram et accompagnera les francs-maçons sur le chemin de la maîtrise.
Jean-Claude Sitbon
Jean-Claude Sitbon est écrivain – conférencier, spécialiste reconnu du Rite Écossais Rectifié qu’il pratique depuis plus de vingt années.
En 2009, il fonde et depuis anime le Cercle d’Études et de Recherches sur le Rite Écossais Rectifié (CERRER), situé à Marseille, dont les travaux visent à approfondir l’histoire des origines, de la structuration et de l’évolution de ce rite maçonnique ainsi que l’étude de sa symbolique.
J.-C. Sitbon est l’auteur de L’aventure du Rite Écossais Rectifié qui est le titre générique de ses deux premiers ouvrages publiés fin 2012 et début 2013. Le Tome I, intitulé Approche historique suivie de l’étude de deux correspondances et d’un discours de Jean-Baptiste Willermoz, présente un panorama complet de l’histoire de ce rite et commente plusieurs manuscrits significatifs de la pensée et de la doctrine de Jean-Baptiste Willermoz, principal architecte du Rite Écossais Rectifié.
Le Tome II De Tubalcaïn à Phaleg se focalise sur un évènement qui fit grand bruit au sein de la Maçonnerie de l’époque : la substitution emblématique, en 1785, de Tubalcaïn par Phaleg en tant que « patron » du grade d’Apprenti du Rite Écossais Rectifié.
Le troisième ouvrage de J.-C. Sitbon, Hiram – Exégèses bibliques et maçonniques du mythe fondateur de la Franc-Maçonnerie, publié en octobre 2014, est consacré à l’étude en profondeur du héros légendaire de la franc-maçonnerie qu’est Hiram Abif.
Editions de la Tarente.
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Morceau d'architecture présenté par le TVF M. et que nous publions ci-dessous avec sa fraternelle autorisation. __________________________________________________________________________ Signe et Symbole, ces deux mots ont constitué des sujets très nombreux pour bien des auteurs profanes et maçonniques. La raison est, sans doute, qu’ils sont différents dans leur sens tout en étant très v
SAVOIR ECOUTER L’AUTRE C’EST SAVOIR ECOUTER SON ÂME
Écouter, ce n’est pas prêter une oreille par distraction, ce n’est pas entendre par hasard, c’est donner une partie de soi-même sans rien attendre en retour que le bonheur dans les yeux de l’autre, celui ou celle qui est près de nous ou de passage et qui de réconfort a besoin, ce besoin d’un peu de nous-mêmes, qu’il nous redonne en bouquet de joie.

Écouter, c’est savoir déposer délicatement sans bruit un peu de bonheur dans le cœur de sa sœur ou de son frère, lui donner quelques forces avant de se séparer momentanément, pour rejoindre le tumulte du monde pressé, de ce monde qui n’écoute pas, entend à peine.
Les marins connaissent la valeur de l’écoute, elle permet de se dévoiler au vent qui pousse par l’arrière notre bâtiment, le renforce sur sa route, le marin écoute dans les voiles le murmure du vent qui parle à son cœur. Ce matin je vous propose pour faire route l’écoute de ce poème de Philippe.
JF.
Âme Moitié
J’avais l’âme meurtrie, le regard soupçonneux,
J’étais éparpillé défaisant mille nœuds,
Nul être à qui confier mes pesantes pensées.
Quand elle est apparue, comme par un sortilège,
Surgissant de nulle part, aux confins de ma peine,
J’ai vu soudainement se refermer le piège,
C’était inespéré qu’elle entre dans ma chaîne,
Qu’elle laisse s’échapper le torrent de ma haine,
Sans mot dire, écoutant, opinant, rassurante,
Elle répandait un baume à l’effluve enivrante.
Je déversais des heures un flot de désespoir,
J’étalais devant elle sans pudeur mais sans honte,
Mes blessantes pensées ce que nul ne raconte,
De peur que ne s’altère l’image dans le miroir.
Quand il advint enfin que le flot fut tarit,
Immédiatement je su qu’elle avait tout compris.
Ses yeux ne mentaient pas ! elle avait de la peine,
Elle semblait partager mon immense fardeau,
Complice silencieuse sur le frêle radeau,
Qui regagnait la berge et raccrochait sa chaîne.
Elle parla à son tour avec dans le regard,
Cette chaleur intense qui dévore et qui broie,
Elle parla de sa vie, des rencontres des hasards,
Qui la virent larguer les amarres de sa foi.
Elle cherchait aussi un havre et un salut,
Défaite par la vie, abandonnée, brisée,
Elle taisait ses souffrances et recherchait son but.
L’égoïste litanie de mes noires pensées,
Apparaissait soudain dérisoire, compassée,
Je voulus m’excuser, lui proposer mon aide,
Alors que ce faisant j’avais rompu le charme;
Il fallait seulement que j’écoute pour que cède,
Ses dernières défenses, qu’elle rende ses armes,
Et devenions complices, en partageant nos larmes.
Nous faisons des rencontres capitales, authentiques,
Il faut savoir saisir ces échanges magiques,
Il faut savoir donner autant que recevoir,
Il faut alimenter l’immense réservoir
Des forces humanistes ; c’est à notre portée,
Si nous sommes vigilants, si nous privilégions
L’écoute et l’empathie, et si nous conservons
La petite étincelle au fond de notre cœur,
Cette flamme ténue qui efface les rancœurs
Car l’authenticité n’a pas besoin de far,
Elle est asexuée, agnostique, incolore,
Pour atteindre l’extase elle projette comme un phare,
Ses baumes et ses onguents, un remède indolore
Qui panse les écorchures que la vie nous inflige.
Philippe Jouvert.
Avec l’aimable autorisation de l’auteur.
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Bob Dylan Blowin' In The Wind -Traduction paroles Française
Blowin' In The Wind - Soufflé dans le vent
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Aujourd'hui, je vais vous parler d’un sujet qui est devenu une préoccupation quasi quotidienne pour moi depuis le soir de l’élection de Macron. J’ai écouté à la télé son discours de victoire, j’ai bien écouté et j’ai eu la vague impression que ce monsieur souriant, un peu exalté, cherchait à nous enfumer. En fait, j’avais choisi avec lui la solution de continuité. Mais pouv
http://francoisrakoczi2.over-blog.com/2018/10/effondrement.html
LE PASSAGE DE L’OPERATIF AU SPECULATIF
Hier dans l’une de mes loges, j’ai eu la tristesse d’apprendre la démission de l’un de mes frères, pourtant initié depuis de nombreuses années. Une démission provoque toujours un sentiment réciproque d’échec, il y a une sorte de culpabilité, un reproche que l’on se fait individuellement ou collectivement, surtout quand il s’agit d’un jeune maçon, erreur de casting diront certains, manque de soutien et d’attention diront d’autres, peu importe le triste résultat est là. Certes l’on s’initie soi-même, mais qui peut prétendre ne pas avoir besoin de ses frères, quand les sentiers sont trop sinueux ou les ponts difficiles à franchir, qui peut prétendre savoir en toutes circonstances se diriger seul dans les ténèbres vers la lumière de la vérité en toute certitude, sans la moindre aide fraternelle.

Mais un maçon comme le frère de ma loge était ce que l’on appelle un vieux maçon, et ce n’est pas l’âge qui l’a fait renoncer à poursuivre sa voie, mais comme il l’exprime un manque « d’opératif »ou trop de spéculatif dans notre franc-maçonnerie moderne, un monde d’idées et peu d’action de concret.
J’imagine, qu’il y a quelque 300 ans nombreux furent les maçons dits opératifs qui travaillaient dans les loges au pied des cathédrales, à s’être osé la même question quel est le but, le sens de ma vie en loge, quand les outils ont été remisés, quand le silence a rempli le chantier, plus de pierres à tailler, plus d’édifices à construire, la fin des cathédrales, plus de marques à inscrire dans les pierres, plus de pain à partager en compagnon, la fin de la pose des clés de voûte qui couronnaient souvent le chef-d’œuvre de leur vie.

Le progrès des sciences et des techniques remplaçant peu à peu les hommes a éclairci les colonnes des loges, les ouvriers ont posé à terre leurs outils, il n’est restés que des mots, des signes, des gestes, sur l’art de construire, quelques méthodes, des valeurs, des guides de construction, pour construire, se construire.
Des hommes sont venus ont observé la grandeur et la beauté des édifices, ils ne maniaient pas la truelle ou le maillet, mais ils ont voulu savoir comment, pourquoi de telles œuvres ont pu voir le jour, comment ces artisans inspirés ont pu des siècles durant remplir l’espace de leurs œuvres, quelles forces les ont animés. Comment tant de beautés ont pu êtres réalisés, il a fallu beaucoup de sagesse à ces hommes. Ils devaient y avoir des mystères cachés, une force intérieure, pour élever ces voûtes, ces flèches de pierre vers le ciel, pour inscrire ces rosaces de lumière dans tous ces frontons.

Peu à peu les spéculatifs ont remplis les loges, les outils sont devenus symboliques, le travail a changé de nature, plus de pierres à tailler, à mettre dans les temples ; mais un nouveau travail sans limite, le perfectionnement de l’homme, le réveil puis l’éveil de l’homme intérieur, son façonnage, son polissage.
La recherche du sens de la vie, la naissance d’un nouvel homme questionnant sans cesse.
Le travail du maçon spéculatif n’était plus dans la carrière de pierres mais sur lui-même, lever un coin du voile sur les mystères de la vie, se mettre à sa place dans le cosmos. La pierre vivante en constante évolution, se taille elle-même sa place dans la société des hommes et rentre dans la chaîne fraternelle de tous les hommes. C’est ce franc-maçon spéculatif qui devient en toute humilité une cathédrale, non plus de pierre mais d’esprit, un homme véritable initié reconnu comme tel par ses frères, mais surtout par tous les hommes de bonne volonté.
Chaque jour de l’aurore à la tombée du jour, le franc-maçon spéculatif est dans l’action, il s’efforce de faire le bien par préférence au mal, il devient passeur de messages d’amour fraternel, il n’est plus dans la théorie mais dans la Praxiscomme les philosophes de la Grèce antique. Le franc-maçon spéculatif qui a reçu l’héritage les valeurs spirituelles de ses frères opératifs, il les pratiquent, les protègent, les transmets, les défends, véritable chevalier de l’esprit.
Au seuil de sa vie sur terre, il ne connaît pas le mystère de l’au-delà, mais il souhaite que l’on dise de lui, pour le moins, cet homme a essayé de s’améliorer, d’être le meilleur possible dans les limites de son humanité, non pour lui, non pas vanité, mais pour que le message d’amour passe pour encore de nombreux siècles, c’est ainsi que le franc-maçon de ce siècle est à la fois opératif et spéculatif.
JF.
DU BANDEAU ET DU VOILE
Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
Le proverbe qui contient en lui une morale, une sagesse dite populaire c’est-à-dire simplement humaine, une vérité simple qu’il faut mettre à l’épreuve des faits, afin d’éviter tout sophisme déviant, qui ne serait qu’apparence de la vérité.
Les francs-maçons ont dans leurs rituels des invariants, le dévoilement en est un. Le profane qui frappe à la porte du temple, avant d’être mis en face de lui dans la caverne, doit subir l’épreuve du bandeau qui précède sa cérémonie d’initiation aux mystères dans beaucoup de rites. Ce qui peut apparaître comme une humiliation, n’est pas seulement la volonté de dissimuler les symboles du temple ou l’identité des sœurs ou des frères présents dans le temple.

En réalité, c’est le début du processus initiatique, si le profane est privé de la vue, il ressentira l’importance de la parole, de ses paroles, il comprendra qu’il existe une porte du dedans, celle de l’homme intérieur. Le bandeau qui occulte la vue, dévoile bien plus que ses yeux, il permet à l’homme sincère, qui cherche la lumière, d’ouvrir la porte de son cœur.
Le postulant prend conscience que c’est sous le voile des apparences qu’il faut s’efforcer de chercher la Connaissance et la Lumière.

Depuis la plus haute antiquité les rites initiatiques ont recours à ce procédé du voile pour dévoiler.
La véritable nature de l’homme est cachée à l’intérieur de lui-même, l’initiation va permettre de la mettre au jour, en lumière, cela se prépare il faut être capable de supporter la lumière, puis la grande lumière, il faut apprendre à se connaître, puis opérer un détachement des choses inutiles pour aller vers l’essence. Les mystères initiatiques d’Eleusis et d’Isis sont des exemples de ces dévoilements, les mystes participent à cette cosmogonie d’eux-mêmes.

L’art et plus particulièrement la peinture et la poésie, sont féconds dans la représentation de ces dévoilements de la nature et des hommes. Les tableaux jalonnent les siècles : Appolon en génie de la poésie dévoile la statue d’Isis –Artémis, le Titien avec son amour sacré et profane, la philosophie de Raphaël qui trône entourée de deux Artémis figurant la nature, le génie d’Epicure dévoile Lucrèce tableau de La Grange en 1795 visible à la bibliothèque de la Sorbonne etc…
Le siècle des lumières met les sciences, les techniques et l’expérimentation au service du dévoilement, le poète Goethe a reproché à Newton ses recherches sur la composition de la lumière et son dévoilement, qui peut prétendre en effet arracher son voile à la nature !
« Mystérieuse au grand jour, la Nature ne se laisse pas dérober son voile et ce qu’elle ne veut pas révéler à ton esprit, tu ne pourras pas la contraindre à le faire avec des leviers et des hélices. »
Goethe l’initié considère l’art comme le meilleur interprète de la nature, l’intuition et la conscience intérieure prennent le pas sur la raison.
Pour ma part je le suis aveuglementsur ce chemin quand il écrit :
« Si tu réussis à ce que ton intuition, pénètre d’abord à l’intérieur, puis revienne vers l’extérieur, alors tu seras instruit de la meilleure manière. »
Ainsi l’on découvre qu’il y a bien des choses à voir derrière le bandeau et les voiles qui sont présents sur la voie spirituelle de l’initiation.
JF.