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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Le Cap Bonne Espérance Afrique du Sud

Le Cap Bonne Espérance Afrique du Sud

Quand il ne reste plus rien, il reste l’espoir, Philippe a mis en vers cet espoir, quelques lignes  parfois suffisent, quelques mots peut-être pour faire vivre cette humanité, qui fait vivre debout. Seul je ne puis rien, cette expression tant de fois reprise dans les loges maçonniques, ciselée dans la pierre des édifices, si l’on construit seul sa cathédrale intérieure, il faut quand même quelqu’un pour nous ouvrir la porte de l’atelier, nous faire franchir les trois premières marches, faire tomber le bandeau, puis lever le voile. Il n’y a pas beaucoup de lieu dans ce monde individualiste, où l’on peut former une chaîne humaine, une chaîne de l’espoir, une chaîne d’union, loin des poncifs comme citoyen du monde, il y a la simplicité des rencontres avec nos frères en humanité. L’espoir ce sentiment qui mène à la vertu d’espérance, cette vertu qui élève l’homme, certains diront qu’à force d’espérer l’on vit toujours dans l’avenir et l’on souffre en permanence. Mais sans espérance ne serions nous pas stérile sur cette terre. « Dans une terre, dont le maître s’est éloigné, on voit un arbre de riche espérance devenir stérile », disait François René de Chateaubriand dans son épopée les Martyrs, il voyait une liberté pour l’homme dans l’espérance. André Comte-Sponville n’inscrit pas l’espérance dans son Petit Traité des Grandes Vertus, il définit pourtant la vertu ainsi « Qu’est-ce qu’une vertu ? C’est une force qui agit, ou qui peut agir. »

Qu’est-ce que la franc-maçonnerie si ce n’est pas fuir le vice et pratiquer la vertu ? L’espérance étant une des trois vertus théologales, je dirait spirituelles, elle est une force qui l’oblige au bien, ici et maintenant, car elle lui permet de mettre en oeuvre son désir de perfectionnement, son évolution, c’est-à-dire sa vie.

La parole est à Philippe.

 

JF.

DE L'ESPOIR A L'ESPERANCE

De l’espoir…

L’averse avait emporté toutes mes illusions.
Je voyais poindre déjà par-delà ma prison,
Le spectre de l’ultime voyage ; fin dérisoire,
Mon âme dévêtue observait mes déboires,
Obscène cauchemar que cette dichotomie,
Ecorchure d’un passé dont toujours je frémis.

J’ai cherché des réponses entières, universelles,
J’ai puisé à la source de cette vérité
Que je croyais tellement avoir méritée,
Mais je n’ai ramené que du souffre et du sel,
La source s’est tarie, et les gouttes d’espérance,
De sagesse, de bonheur, se sont mues en souffrance.

Ô combien de détours et de renoncements
Ai-je dû affronter pour accepter ce sort ?
Et Combien de chagrins, et combien de serments,
Ai-je dû endurer pour feindre vivre encore ?

Une aube crépusculaire me trouvera sans doute
Sur la rive défaite de mes rêves les plus chers
Mais je serai debout, juché sur la galère,
Etonné et vivant, pour reprendre la route .

Témoigner et instruire, et puis chercher encore,
Et puis chercher toujours la lumière et le fou,
Et puis s’écarteler, et l’esprit, et le corps,
Jusqu’à prétendre enfin, aux confins encore flous,
D’une si noble quête, que nous méritons bien,
Au milieu de nos ruines, nos ratages, nos défaites,
Comme un immense hommage, comme un solide lien,
Le nom d’« HUMANITE » même encore imparfaite …

Philippe Jouvert.

Avec l’aimable autorisation de l’auteur.

 

Des nouvelles de la vie du Blog.

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Merci de votre fidélité.

JF.

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Publié le par jean françois
MON LIBAN

MON LIBAN

 

Quand j’étais adolescent, il y avait dans le jardin de mes grands-parents au bout la terre, dans le Finistère un magnifique cèdre bleu du Liban, c’était mon arbre préféré, ses larges branches m’abritaient souvent, je rêvais à l’ombre de ce géant à des pays lointains extraordinaires. Il poussait avec moi d’année en année invincible au centre, c’était ma chambre du milieu, il brillait dans la pelouse verte, mes yeux suivaient son tronc, je pensais qu’il allait vers le ciel. Les enfants ont trop d’imagination et nous peut-être pas assez. Les banquiers qui construisent des tours d’acier et de béton, disent que les arbres ne montent pas au ciel, alors pourquoi construire des tours ?

 

Souvent l’après-midi au mois d’août nous recevions jeanne une cousine de ma grand-mère, elle venait prendre le café avec « les crêpes et le gâteau Breton aussi elle avait.» Jeanne vivait au Liban, quand elle était là il y avait comme des parfums d’orient qui couraient le long des meubles, remplissaient la cuisine.

Elle nous parlait du soleil, de l’insouciance du Liban, de la vie du port de Beyrouth, des couleurs, des mélanges des communautés, des montagnes enneigées, une véritable Suisse d’orient aux confins du désert, j’ouvrais grands mes yeux et mes oreilles résonnaient des rythmes mystérieux, elle avait ramené une bouteille d’Arack Touma, de temps en temps mes grands-parents en prenaient un petit verre, j’avais droit à un sucre imbibé, un contact avec l’anis. Alors le cèdre bleu touchait le ciel !

 

En 1987 j’avais 40 ans, il était midi quand je reçu la lumière dans ma loge écossaise au nom de Kalédonia, un nom alors mystérieux pour moi, c’est là que j’ai bu mon premier lait de maçonnerie, j’ai retrouvé le cèdre du Liban de mon adolescence. J’ai découvert l’époque légendaire, l’épopée d’Hiram de Tyr venu de Phénicie à quelques encablures d’Acre et de Jérusalem, avec ses bateaux chargés du bois des cèdres, qui servirent à la construction du temple de Salomon.

 

Je redécouvrais mon adolescence passée, je revenais au bout de la terre, dans mon Finistère de légende. J’allais peut-être enfin voir l’espace au-dessus du cèdre.

 

Mais depuis le Liban ce pays du lait blanc, n’a cessé de se déchirer, l’insouciance a disparu, les cèdres n’ont pas atteint le ciel, les banquiers, les marchands d’armes, les trafics, le terrorisme, le luttes fratricides ont eu raison, le temple a été détruit, les cèdres brisés.

 

 

J’ai la nostalgie de mon Liban perdu, celui du Finistère de mon adolescence, des merveilleux récits de Jeanne.

 

Aujourd’hui le Liban est celui décrit par Diane Mazloum dans son livre l’âge d’or. Il y a toujours bien sûr les parfums, l’Arack, le houmous, mais aussi le penthrite aux pieds des cèdres, la pelouse est brûlée.

 

 

 

Mon Liban imaginaire est maintenant celui de l’architecte, celui que je reconstruis avec mes frères, c’est un temple de l’esprit, un temple où les cèdres montent au ciel.

 

JF.

 

 

Si vous voulez aller plus loin, plus haut.

Lire : L’âge d’or  par Diane Mazloum aux Éditions Lattés.

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