Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
BELLE ILE EN MER

BELLE ILE EN MER

LES METAMORPHOSES DE L’ETRE INTERIEUR : L’INITIATION

 

J’ai vu le sablier du temps faire son œuvre, j’ai vu le temps devenir cyclique, la faux couper inexorablement  l’ivraie de l’ancienne vie, puis mon regard dans le miroir tremblant à la lueur pâle de la bougie, face à moi l’acronyme magico alchimique V I T R I O L, ma main trace sur le papier les quelques mots de mon existence passée. Puis le coq a chanté le matin d’un nouveau jour, à l’est, au levant d’une vie nouvelle. La porte du cabinet noir s’est ouverte, je suis entré dans le vase au passage étroit, dans l’œuf cosmique de la loge.

 

La graine que l’on croyait morte, desséchée est sortie de terre, par l’air, l’eau et la chaleur du feu elle renaît, le rameau reverdit lentement sous la lumière pâle de la lune, la sève monte, jusqu’au sommet au soleil éclatant en gloire dans les cieux. Je rejoins enfin le centre de l’étoile flamboyante, mes cinq sens en éveil. Les sept sceaux sont brisés, la rose mystérieuse s’épanouit, le triangle de la force, de la sagesse et de la beauté accueille en son centre l’amour, la métamorphose s’accomplit lentement, elle efface tous les moments de doute, ces moments où j’espérais mieux, peut-être autre chose.

Ces moments où j’étais dans l’exigence des autres et le refus de moi-même.

 

Comme le disait Beaumarchais à propos des vertus: « aux vertus que nous exigeons, combien de fois nous condamnerions-nous pour insuffisance. »

 

Je compris que nous ne pouvions devenir nous-mêmes que par les autres, si un frère ne m’avait pas pris par la main, je serais resté dans les ténèbres, je n’aurais pas entendu le coq chanter en moi, je n’aurais pas vu le blé de la Liberté se lever sur le bord du fleuve, je n’aurais pas passé le pont vers mon temple intérieur, ma Jérusalem céleste. Je ne saurais pas  que je suis, ce que je suis, un être en métamorphose, à la recherche de mon soi, de ma maturité.

 

JF.

 

De Marie-Madeleine Davy :

 

« L’homme d’hier est mort pour faire place à celui d’aujourd’hui et l’homme d’aujourd’hui est en train de mourir pour faire place à celui de demain. Aucun de nous ne subsiste ni ne reste identique ; nous sommes successivement plusieurs êtres… l’on change précisément en ceci que l’on devient étranger  à celui que l’on était auparavant. »

Commenter cet article

Catégories

Articles récents

Hébergé par Overblog