Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
20 Décembre 2015
RENNES PLACE DE LA MAIRIE HIER 19 h 00
Ainsi donc, ce serait là que tout se passe ! C’est dans cet amas aussi confus que précis de dentrites, de cytoplasme, d’axones et de myéline baignant dans la gélatine des cellules gliales que se nicheraient l’amour, la haine, la philosophie, la peur, la métaphysique, le génie, le souvenir des jours heureux et celui de nos leçons d’histoire, la stupidité, les mathématiques, les inventions les plus folles, les plus utiles, les plus meurtrières, celles que nous avons déjà oubliées et celles que nous n’imaginons pas encore. Des connexions par milliers, un peu de chimie, un peu d’électricité et les idées fusent, les pensées s’égarent, l’imagination s’envole.
Lorsque l’on regarde le schéma d’un neurone, la ressemblance avec un arbre est stupéfiante : des racines qui plongent dans la matière pour se nourrir, un tronc qui s’élance, une couronne qui se déploie. Comme si une structure commune sous-jacente était présente chez l’un comme chez l’autre. Le neurone se nourrit du reste du corps comme l’arbre se nourrit de la terre, puis chacun d’eux travaille au bénéfice de sa source.
Mais si on passe du schéma à l’image réelle, c’est une autre métaphore qui surgit : l’univers. On voit alors, telles des galaxies lointaines qui dansent paresseusement depuis des milliards d’années, les neurones qui s’enroulent et se déroulent et qui, comme les objets célestes, surgissent puis disparaissent dans un amas de matière que ces turbulences laissent indifférente.
En apparence autonomes sinon indépendants, les neurones se parlent, se font écho, se copient, se disputent la priorité aux croisements du conscient et de l’inconscient. Ils vivent, ils meurent.
Et l’observation de ces quelque cent milliards de neurones, connectés entre eux grâce parfois à près de cent mille synapses chacun, laisse perplexe le moins dubitatif des humains un tant soit peu habitué à penser son monde. Car enfin, dans ce fatras indescriptible d’échanges de messages électrico-chimiques, où se trouve la conscience ? Est-elle le produit inévitable de ces connexions incontrolées ou a-t-elle au contraire un ascendant sur eux ? Condamné à l’émerveillement face à l’infini de l’univers, l’Homme doit-il aussi se faire humble devant ses propres neurones ?
Théodore Neville- Dictionnaire Inutile-
Notre Frère Théodore, dans cette planche de fin d’année, mêle ensemble science, et conscience, imagination et raison, infiniment petit et infiniment grand, étonnement et espérance en l’homme, l’ensemble avec poésie. Belle construction neuronale en cette d’année tant mouvementée, mais ou l’homme libre reste debout, tourné vers l’avenir grâce à la fraternité humaine qui a pris cette année toute sa dimension.
JFG
Le savant Heisenberg est arrêté sur l’autoroute pas un policier. Celui-ci lui demande ses papiers et l’interroge : « Vous savez à quelle vitesse vous rouliez ? » Non réponds Heisenberg, mais je sais où je suis.
Défi aux informaticiens même pas caps, d’écrire vos programmes en Alexandrins.
Quel est le comble de la science ? Un cheval vapeur, qui mange des racines carrées dans un champ magnétique.
JFG
Rendez-vous le 28 Décembre