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15 Août 2017
Quand on avance dans la vie, il est une question qu’on ne peut plus, peu à peu, ne pas se poser : pourquoi est-ce que je continue de vivre ?
Cette question, on peut la maintenir au niveau bas du développement personnel, affublé en « sagesse », et du marché du bonheur.
Ou bien l’affronter philosophiquement pour y chercher une issue plus ambitieuse qui soit la promotion d’une « seconde » vie.
Une seconde vie est une vie qui, du cours même de la vie, se décale lentement d’elle-même et commence de se choisir et de se réformer.
Pour y accéder, il faudra penser ce que sont des vérités, non pas démontrées, mais décantées à partir de la vie même ; ou comment, de l’expérience accumulée, on peut à nouveau essayer ; ou comment la lucidité est ce savoir négatif (de l’effectif) qui nous vient malgré nous, mais qu’on peut assumer ; ou comment la vie peut ouvrir, non sur une conversion, mais sur une vie dégagée.
Ou comment un second amour, fondé, non plus sur la possession, mais sur l’infini de l’intime, peut débuter.
Puis-je, non plus répéter ma vie, mais la reprendre, et commencer véritablement d’exister ?
Biographie
Ancien élève de l’école normale supérieure de la rue d’Ulm et agrégé de l’Université (1974), il a ensuite étudié la langue et la pensée chinoises aux universités de Pékin et de Shanghai (1975-1977). Il a été ensuite responsable de l'Antenne française de sinologie à Hong-Kong (1978-1981), puis pensionnaire de la Maison franco-japonaise à Tokyo (1985-1987)1. Il a obtenu un doctorat de troisième cycle en 1978, puis le doctorat d'État en études extrême-orientales en 1983.
Il a été successivement président de l'Association française des études chinoises (de 1988 à 1990), directeur de l'UFR Asie orientale de l'université Paris-Diderot (1990-2000), président du Collège international de philosophie(1995-1998), professeur à l'université Paris-Diderot et directeur de l'Institut de la pensée contemporaine2 ainsi que du Centre Marcel-Granet31. Il a été membre senior de l'Institut universitaire de France de 2001 à 20114.
Il a dirigé plusieurs collections aux Presses universitaires de France ainsi que l'Agenda de la pensée contemporaine aux PUF5, puis aux éditions Hermann6.
Il est actuellement titulaire de la chaire sur l'altérité créée à la Fondation Maison des sciences de l'homme7.
De nombreux colloques ont été organisés autour de sa pensée, en France et à l'étranger (Allemagne, Argentine, Chine, Taïwan, Vietnam...), dont les derniers se sont tenus à l'université Paris-Diderot et à la Bibliothèque nationale de France (décembre 2010), sous le titre « Dérangements-Aperçus, Autour du travail de François Jullien » (actes du colloque publiés chez Hermann en 20118) ; à l'université normale de Pékin (décembre 2012), « Dialogue au sommet » avec Cheng Chung-Ying actes publiés sous le titre « Sixiang yu fangfa », décembre 20149) ; à Cerisy-la-Salle (septembre 2013), « Des possibles de la pensée, l'itinéraire philosophique de François Jullien »10, (actes parus chez Hermann, mars 2015) ; à l'Academia sinica de Taïwan, novembre 20131112 (actes parus en 2015).
En 2010, il a reçu, en Allemagne, le Prix Hannah Arendt pour la pensée politique13 ; et, en 2011, le Grand prix de philosophie de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre14.
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