Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
17 Février 2018
Les frères
(Los hermanos,
traduction Régine Mellac)
J’ai des frères tant et tant
Que je ne puis les compter. Dans les monts et dans la vallée, Sur la mer et dans la pampa. Chacun avec ses chagrins,
Avec ses rêves chacun.
Devant lui son espérance
Et derrière ses souvenirs.
J’ai des frères tant et tant
Que je ne puis les compter.
Hommes à la main chaleureuse De la chaleur de l’amitié
Avec des pleurs pour pleurer, Une prière pour prier.
Avec un horizon ouvert
Qui toujours est plus éloigné Ils le cherchent avec la force De la volonté obstinée.
C’est quand il semble tout près Qu’il est le plus éloigné.
J’ai des frères tant et tant
Que je ne puis les compter.
Et ainsi nous continuons
De solitude tout tannés.
Par le monde nous nous perdons, Pour un jour nous retrouver.
Et nous nous reconnaissons A ce regard loin porté,
A la copla que nous mordons, Qui est graine d’immensité.
Et ainsi nous continuons
De solitude tout tannés. Portant nos morts au-dedans Pour ne pas les abandonner. J’ai des frères tant et tant Que je ne puis les compter, Et une très belle fiancée
Qui a pour nom Liberté !
Atahualpa Yupanqui (Argentine – 1908-1992)
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Géraldine Torres et Timike - Los Hermanos (Atahualpa Yupanqui)
une chanson d'Atahualpa Yupanqui enregistrée à la maison sur un téléphone ... mais nous avons voulu garder ce moment ... comme une photo ... Nous avons choisi de mettre les regards de nos "frè...
Atahualpa Yupanqui est un poète, auteur-compositeur- interprète argentin, qui s’est beaucoup inspiré des mélodies et des rythmes traditionnels argentins pour composer un immense répertoire d’environ 1500 chansons.
Né dans un petit village dans la région de Buenos-Aires en 1908, il est mort en France, à Nîmes, en 1992. Né dans un milieu populaire, il apprend néanmoins très tôt le violon et la guitare, et orphelin de père à 13 ans, il devra faire mille petits boulots pour gagner sa vie. Et les multiples voyages qu’il doit faire pour essayer de vivre de sa musique lui font côtoyer la misère du petit peuple des campagnes, indiens quechuas et métis en tout genre, ce qui lui fournira sa première source d’inspiration.
Comme de nombreux chanteurs populaires latino-américains, il a vécu plusieurs années en France, où il a publié de nombreux albums 30 cm durant les années 1960 à 1980 (Chant du Monde).
Et sa petite berceuse « Duerme negrito » a connu une diffusion et connaît une renommée universelle
On ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec la naissance de la musique populaire nord- américaine dans les mêmes moments, où les conditions d’existence et la culture originelle des habitants imprègnent les mélodies populaires. L’influence d’Atahualpa Yupanqui sur la chanson folk latino-américaine, où il fait figure de pionnier, est aussi fondamentale que celle de Pete Seeger sur la chanson folk aux Etats-Unis.
Le vendredi 16 mars 2018 vous invite à 20 h
« Alchimie et science au 17 eme siécle »
Professeur Bernard JOLY
Apparemment, les choses sont simples : tandis que la chimie est une science, exprimant les exigences de la rationalité aussi bien par la rigueur de ses théories que par sa soumission aux méthodes de l’expérimentation, l’alchimie, résidu moderne de pratiques occultes, relève de l’irrationnel. Au mieux, elle exprimerait dans le champ du symbolisme les rêveries de l’imagination sur la matière ; au pire, elle représenterait les errements d’un ésotérisme fermé aux progrès de la modernité.
Pourtant, une telle opposition ne correspond pas à la réalité historique. Certes, les alchimistes du moyen âge, de la Renaissance ou du 17e siècle avaient développé une théorie de la matière, de ses principes et de ses éléments qui est complètement fausse, et il serait absurde de vouloir aujourd’hui rechercher la transmutation des métaux en utilisant les recettes de fabrication de la Pierre philosophale. Mais il serait aussi tout à fait erroné de ne voir dans les travaux des alchimistes que des pratiques magiques ou des sublimations spirituelles. Si l’alchimie est aujourd’hui un savoir périmé, elle fut la chimie des siècles passés. D’ailleurs, au 17e siècle, les termes de chimie et d’alchimie étaient indifféremment utilisés pour désigner des doctrines et des pratiques dont certains, comme Descartes, se méfiaient, tandis que d’autres, comme Leibniz ou Newton, en admettaient le bien fondé.
Les textes alchimiques du 17e siècle évoquent un monde qui n’est plus le nôtre et se réfèrent à une conception de la matière qui nous est devenue étrangère. Ce n’est qu’à la condition de savoir nous déprendre de nos savoirs contemporains que nous pouvons saisir ce qui faisait alors leur rationalité. De ce point de vue, l’étude des textes alchimiques constitue un terrain privilégié, aussi bien pour la réflexion sur l’historicité de la raison humaine que pour la découverte des multiples chatoiements de la pensée de la matière.
Renseignements, Réservations
Contact : heureuse.harmonie@gmail.com
80 places disponibles