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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
La Semaine en image sur la F M au Coeur
La Semaine en image sur la F M au Coeur
La Semaine en image sur la F M au Coeur
La Semaine en image sur la F M au Coeur
La Semaine en image sur la F M au Coeur
La Semaine en image sur la F M au Coeur

La Semaine en image sur la F M au Coeur

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Publié le par jean françois
LE VIDE - La Planche de Théodore Neville.

 

Vide

 

 

 

Une vie n’est, paraît-il, réussie que lorsqu’elle a été bien remplie. L’être humain est satisfait lorsqu’il a le ventre repus et que la vie le gratifie de ces petits bonheurs insignifiants qui le comblent d’aise. Le succès est une stratégie du plein.

A l’opposé, le vide fait peur. Il fait peur lorsqu’il emplit nos cœurs, il fait peur lorsqu’il encombre l’espace, lorsqu’il plonge au fond du précipice ou qu’il diffuse un silence assourdissant. Le vide fait peur. Ses synonymes révèlent le malaise qui nous trouble lorsque nous y pensons : désert, vacuité, abandon et tant d’autres mots qui évoquent la douleur de l’absence, le manque voire la mort.

Le vide est obsédant. Avec « La disparition », Georges Perec a écrit un roman de plus de deux-cent pages où jamais n’apparaît un seul mot contenant la voyelle « e ». Et c’est bien entendu cette absence totale qui l’exhibe, jusqu’à l’obsession. S’inspirant du poème de Rimbaud, Perec joue tout au long du récit sur  l’analogie entre le « e » et la couleur blanche (autre forme du vide) que ce soit celle de la page qui provoque l’angoisse de l’écrivain ou celle du cadavre, livide, vidé de la vie. Mais le vide c’est aussi le noir, celui de ces singularités cosmiques d’où rien ne s’échappe pas même la lumière, ce lieu infini où se perdent nos aspirations les plus élevées.

Cependant, sans ce vide qu’est le zéro, les mathématiques et toutes les sciences qu’elles sous-tendent seraient bien incapables de décrire le monde qu’elles explorent. De même, un bref survol des techniques de construction démontre que la tendance naturelle en architecture  tend à augmenter la proportion des volumes vides en réduisant ceux des murs qui sont des volumes pleins. Et c’est ainsi que dans un temple, une église, il suffit de lever les yeux pour s’apercevoir qu’il y a là beaucoup plus de vide que de plein, ce qui reflète bien l’impression que l’on peut également avoir en regardant une voûte étoilée.

Nous passons notre vie à essayez vainement de la remplir, nous fuyons ce vide avide qui nous aspire inexorablement vers le néant abyssal de la mort.  Or le vide se révèle comme une partie indispensable de l’existence,  un vide essentiel sans lequel, tout simplement, il n’y aurait rien à remplir.

 

Théodore Neville.- Dictionnaire Inutile -

Remplir le vide du Dimanche !

 L'angoisse du vide mène t'elle au doute permanent ?

Et s'il n' y avait rien proclame le chanteur ?

Et si le vide n'existait pas comme un mirage ?

Et si Pascal avait raison avec son pari ?

Et si Pascal avait pipé le pari en ne proposant de deux possibilités ?

Merci à Théodore d'avoir rempli le vide dominical !

 

JFG

Le Pèlerin de Compostelle.
Le Pèlerin de Compostelle.
Le Pèlerin de Compostelle.
Le Pèlerin de Compostelle.
Le Pèlerin de Compostelle.

Le Pèlerin de Compostelle.

POUR LE DEPART D’UMBERTO ECO.

 

Le ciel s’est obscurcit l’espace d’un instant, puis il s’est ouvert une porte et au de ce long couloir la Lumière brille à nouveau….

 

Le départ d’Umberto qui rempli bien souvent ma tête d’étoiles a guidé à nouveau mes pas sur le chemin….

 

Le Pèlerin de Compostelle extraits :

Prologue-

 

« …Par le pouvoir et par l’amour de RAM, je te nomme Maître et chevalier de l’Ordre aujourd’hui et pour les jours qu’il te reste à vivre. R pour Rigueur, A pour Amour, M pour Miséricorde ; R pour Regnum, A pour Agnus, M pour Mundi.

 

Quand tu disposeras de ton épée, quelle ne reste jamais très longtemps dans son fourreau, parce qu’elle pourrait se rouiller. Mais quand elle sortira du fourreau, qu’elle n’y retourne jamais sans avoir auparavant accompli un bien, ouvert un chemin. »

 

De la pointe de son épée, il m’a fait une légère blessure à la tête. Je n’avais alors plus besoin de me taire. Il n’était plus nécessaire de cacher ce dont j’étais capable, ni d’occulter les prodiges que j’avais appris à réaliser sur la voie de la Tradition. A partit de ce moment, j’étais un frère. »

 

Epilogue-

 

« (…) j’ai demandé au Maître comment il connaissait la date à laquelle j’allais arriver, ou bien, s’il se trouvait là depuis un certain temps déjà. Il a ri et dit qu’il était arrivé la veille au matin et qu’il serait parti le lendemain, même si je n’étais pas venu. J’ai insisté pour savoir comment c’était possible : il n’a rien répondu. (…) il m’a donné un petit insigne de l’ordre de Saint Jacques de l’Epée et m’ a dit que j’avais déjà eu une grande révélation, lorsque, j’avais regardé l’agneau au fond des yeux. Cependant, avec un peu d’effort, peut-être parviendrais-je un jour à comprendre que les gens arrivent toujours à l’heure exacte là où ils sont attendus. »

 

Bon Voyage.

 

JFG

LE VIDE - La Planche de Théodore Neville.

 

INFO :

 

Tout sur la Franc-Maçonnerie, une manière conviviale de prendre contact et de tout savoir sur la Fraternité, poser des questions et avoir les réponses, une manière d’évacuer les phantasmes.

CAFÉ MAÇONNIQUE » DE METZ LE JEUDI 3 MARS

à 18 h 30 à la Brasserie de l’1tendance, 14 Boulevard de Trèves à Metz 

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Publié le par jean françois
Maimonide.

Maimonide.

LA NOSTALGIE DE CORDOUE. MAIMONIDE

 

 

Les Romains et Sénèque donnèrent à Cordoue, une certaine activité et surtout une renommée. Mais c’est l’Islam qui lui donna le titre de capitale de l’empire Omeyade. Cordoue s’éleva alors au premier rang des Villes d’Europe et elle pris une résonnance particulière.

Un exemple de l’enrichissement des différences, un caractère universel et sacré. Son essor n’aurait pu avoir lieu sans la tolérance ciment de la cohérence entre les divers habitants de la Cité.

Cordoue en accueillant les trois religions monothéistes et leurs cultures raffinées, devint un centre artistique, scientifique et littéraire. Cette symbiose, cette fusion des cultures fut propice à l’éclosion de personnages d’exceptions à l’exemple de l’Arabe Averroes et du Juif Maimonide.

 

Maimonide né à Cordoue vers 1135 d’un père Rabin étudie naturellement le Talmud et la Bible. Il fut un modèle de synthèse admirable et sans doute unique des cultures juives et arabes sans oublier les racines grecques.

Docteur de la loi juive, il écrit en arabe des ouvrages à caractère philosophique d’inspiration grecque. Médecin renommé, il fut un des meilleurs scientifiques de son époque.

 

Sa philosophie inspira entre autres Spinoza et Thomas d’Aquin.

 

Après la conquête de Cordoue par les Almohades, antijuifs et antichrétiens sa famille se réfugie à Fès, puis dans le Vieux Caire, il fut le médecin de Salah el Din (Saladin), il est mort en Egypte mais fut enterré en Israël à Tibériade, lieu de paix d’harmonie par excellence.

 

Pourquoi, s’intéresser à Maimonide et quel rapport avec la Franc-Maçonnerie. En lisant des extraits de son « Guide des Egarés » et particulièrement d’une de ses paraboles, où il relate les diverses demeures où se trouve l’homme, demeures qu’il habite suivant sa propre volonté. Il montre un cheminement de sagesse inspiré par notre libre arbitre. Dans l’avant dernier paragraphe, expliquant sa parabole il écrit :

 

« Ceux qui ont compris la démonstration de tout ce qui est démontrable, qui sont arrivés à la certitude dans les choses métaphysiques partout où cela est possible, ou qui se sont approchés de la certitude là où l’on ne peut que s’en approcher, ce sont ceux qui sont arrivés dans l’intérieur de la demeure, auprès du souverain.

 

Sache, mon fils, que tant que tu ne t’occupes que des sciences mathématiques et de la logique, tu es de ceux qui tournent autour de la demeure et en cherchent l’entrée, comme disent allégoriquement les docteurs :  « Ben-Zoma est encore dehors» : après avoir compris les objets de la physique tu es entré dans la demeure et tu te promènes dans les vestibules ; enfin, après avoir achevé les sciences physiques et étudié la métaphysique tu es entré auprès du souverain, dans la cour intérieure, et tu te trouves, avec lui, dans le même appartement. Ce dernier degré est celui des savants. »

 

Maimonide indique une voie que doit suivre l’homme sans esprit partisan, pour agir justement. C’est en disant à l’homme ce qu’il est que l’on peut lui demander de progresser vers ce qu’il doit devenir. Maimonide va étudier successivement, l’âme, l’homme et ses facultés, ses souffrances, la distinction à faire entre l’homme vertueux et celui qui peine a dominé ses penchants. Il étudiera aussi, les voiles entre l’homme et la connaissance.

 

Il écrit encore au sujet du libre arbitre :

« ….la vérité, à l’abri de tous les doutes, c’est que toutes les actions de l’homme ne relèvent que de lui, qu’à son gré il agit ou s’abstient d’agir, sans qu’aucune nécessité ou contrainte ne pèse sur lui à cet égard, et de là, aussi, résulte le bien –fondé des dispositions législatives…. »

 

« … de tout ce que nous avons dit, il résulte que l’homme est le Maître de ses actes et qu’il dépend de lui d’être vertueux ou vicieux, sans qu’il soit contraint par Dieu à l’une ou l’autre manière d’agir…. »

 

C’est de la volonté donc de l’homme ‘Que de fuir le vice et pratiquer la Vertu’

 

JFG

 

Etiquette et Source : Résonances du Sacré de Georges Prat Editions Arkhana Vox.

LA NOSTALGIE DE CORDOUE

Demain la Planche de Théodore !

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Publié le par jean françois
A la frontière du Pakistan
A la frontière du Pakistan

A la frontière du Pakistan

LE FRANC-MACON UN EXILE ?

 

L’exil n’est pas l’exode il peut être individuel, volontaire et temporaire, comme un voyage de sagesse, une délivrance.

Racine dans Britannicus écrit : « l’exil me délivra des plus séditieux ».

 

L’exil est action pour retrouver le chemin du refuge spirituel, quand l’on sent la Lumière s’affaiblir de plus en plus, il faut partir sans se retourner, partir. S’exiler sans renoncer, rechercher cet autre ailleurs, cet autre soi-même.

 

S’exiler du monde des apparences, couper la Radio et la Télévision ouvrir la réflexion. Être à l’écoute des battements de son cœur, tonnerres dans le silence de l’indifférence. « Qu’importe que le corps soit à l’étroit pourvu que l’esprit soit au large » (Victor Hugo).

 

S’exiler pour certains c’est la méditation quotidienne, qui éclaire leur jour naissant.

 

Pour le Franc-Maçon c’est le moment extatique ou il retrouve entre midi et minuit les Frères exilés à la recherche de l’amour fraternel, de la source spirituelle.

Puis sortir de l’exil, ramener la Lumière qui brille dans le fond de la caverne, dans le monde des artifices.

Le Franc-Maçon est donc cet exilé temporaire, a la recherche de la Lumière spirituelle perdue ou plutôt enfouie dans son Cœur. Il en a pris conscience, et :  « La conscience est un exil » (Cioran).

 

JFG

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Publié le par jean françois
L'adoration de Saint Jean. Le Christ au glaive, le blanc symbolise la pureté c'est la couleur du Christ, la ceinture d'or sur sa poitrine souligne la royauté, et sa longue tunique le sacerdoce, ses pieds son appartenance à la terre, il trône au milieu de 7 chandeliers, tient le livre en main gauche et 7 étoiles en sa main droite, il reçoit ainsi l'adoration de Jean. Son glaive à double tranchant incarne la vérité est tenue en travers de sa bouche. Arbres et fruits parsèment le fond,donnant l'image de la fertilité. Vitrail de la Cathédrale de Saint-Jean à Lyon.

L'adoration de Saint Jean. Le Christ au glaive, le blanc symbolise la pureté c'est la couleur du Christ, la ceinture d'or sur sa poitrine souligne la royauté, et sa longue tunique le sacerdoce, ses pieds son appartenance à la terre, il trône au milieu de 7 chandeliers, tient le livre en main gauche et 7 étoiles en sa main droite, il reçoit ainsi l'adoration de Jean. Son glaive à double tranchant incarne la vérité est tenue en travers de sa bouche. Arbres et fruits parsèment le fond,donnant l'image de la fertilité. Vitrail de la Cathédrale de Saint-Jean à Lyon.

LA FRANC-MACONNERIE UN PELERINAGE ?

La Franc-Maçonnerie est elle un pèlerinage à l’ancienne si j’ose dire, comme un ressourcement, un retour à la source du sacré.

Les premiers pèlerinages étaient sans retour, donc semblables à l’initiation.

Les Chrétiens partaient d’Europe pour les lieux saints, pour y vivre leurs derniers jours et y êtres enterrés. Jérusalem était pour eux ‘l’omphalos mundi’, comme l’était Delphes pour les Hellènes ou Lhassa pour les Bouddhistes ou encore la Mecque pour les musulmans.

Ainsi chacun suivant sa foi ses convictions, fait pèlerinage vers la source, vers le Sacré.

Le Franc-Maçon quand il fait chemin vers sa Loge, pénètre dans la caverne, franchit la porte du Temple, ne fait pas autre chose que de rechercher le Sacré. Cela se concrétise par l’ouverture de l’une des trois grandes lumières par l’expert sur l’autel des serments.

Le Franc-Maçon coupe temporairement les liens avec ce qui l’entoure de manière habituelle, quand il va vers ce lieu qui sera sacralisé par le rituel maçonnique. C’est ce lieu qui résonnera en lui et participera à sa transformation mentale et spirituelle, comme le pèlerinage des anciens.

Ainsi de tenue en tenue, de degré en degré d’élévation de sa conscience, la transmutation, l’alchimie va s’opérer.

Le Franc-Maçon sera progressivement autre, il pourra rentrer chez lui, et mener la vie d’un être vrai.

JFG

Tenture de l'Apocalypse de Saint-Jean à Angers 1ère pièce.

Tenture de l'Apocalypse de Saint-Jean à Angers 1ère pièce.

Conférence GLNF:

 

Le 1er mars 2016, une conférence Villard de Honnecourt réellement exceptionnelle avec Frédérick Tristan intitulée « Fiction et réalités initiatiques ».

Où aura lieu cet événement ? Dans le grand Temple des Maçons de la Grande Loge Nationale Française (GLNF), rue Christine de Pisan à Paris, à 20 heures.

 

Ecrivain, prix Goncourt en 1993, auteur de « documents fondateurs de la Franc-Maçonnerie », Frédérick Tristan, en compagnie de son vieil ami Antoine Faivre, dédicacera son livre récent, dont le titre « Frédérick Tristan, l’appel de l’orient intérieur entretiens avec Olivier Gissey » fait écho à sa conférence qu’il a voulu lui-même intituler « Fiction et réalités initiatiques ».

 

De quoi porter les auditeurs aux frontières de l’imaginaire et de l’imaginal, cher à son ami Henri Corbin, autre grand Maçon surgi du passé de la GLNF.

 

C’est une grande émotion pour notre obédience  d’accueillir un des plus prestigieux de ses anciens Grands Orateurs et, pour Villard de Honnecourt, de vous inviter à venir écouter un de ses plus fameux anciens Vénérables Maîtres.

 

C’est sans nul doute à un moment exceptionnel que nous assisterons, exceptionnel par la profondeur lumineuse des analyses de Frédérick Tristan : entre mystère et révélation, que trouve-t-on ? Exceptionnel par la richesse des souvenirs évoqués. Exceptionnel par le concentré d’histoire et de présent brûlant que nous vivrons en compagnie d’un homme extraordinaire.

Exceptionnel aussi par la chaleur que nous aurons à cœur de manifester pour faire honneur à un grand Maçon, grand par ce qu’il est et aussi par ce qu’il a donné à la GLNF. Venez partager ce moment dont il ne fait

aucun doute qu’il restera dans la mémoire des participants.

Voir le site de la GLNF.

 

Un Livre :

 

Le symbolisme du corps humainde Annick de Souzenelle (Auteur), Jean-Marc Kespi (Préface)

Le corps a un langage par lequel il exprime sa jouissance et ses souffrances, mais il est aussi lui-même un langage en soi, un « livre de chair ». Apprendre à lire le corps, c’est être attentif à son dessin, savoir décrypter les formes du labyrinthe anatomique ; c’est aussi entendre ce que nous disent les grands mythes de l’humanité sur la nature et la fonction subtile de chacun des organes ; c’est enfin, nous dit Annick de Souzenelle, redécouvrir l’Arbre des kabbalistes, car si l’homme est « créé à l’image de Dieu », l’image de son corps doit être lue comme le reflet terrestre de cet « Arbre de Vie » dont nous parle la tradition de la Kabbale.

 

Biographie de l’auteur

Annick de Souzenelle a construit depuis une trentaine d’années une oeuvre forte où se rencontrent foi chrétienne orthodoxe, lecture de la Bible à partir de la symbolique des lettres hébraïques, décryptage des symboles dans une perspective jungienne.

 

 

 

CONFÉRENCE PUBLIQUE CONDORCET-BROSSOLETTE Temple de la GLDF

 

Condorcet-Brossolette le samedi 19 mars 2016 à 14 h 30.

 

Animée par Patrick VIDAL, Rédacteur en chef de Points de Vue Initiatiques, Vénérable Maître de la Loge de Recherche Jean Scot Erigène.

 

Thème : "La Franc-maçonnerie: une culture et un art de vivre au XXIe siècle".

 

Lieu : Hôtel de la Grande Loge de France / Temple Pierre Brossolette - 8, rue Puteaux - 75017 PARIS 

 

CONFÉRENCE PUBLIQUE "ENJEUX ET PERSPECTIVES"LE 5 MARS 2016 À 14 H 30

 

"Dieu et la science" par Jacques ARNOULD

 

Conférence publique Enjeux et Perspectives du samedi 5 mars 2016 à 14 h 30.

 

Animée par Jacques ARNOULD, philosophe, chercheur, théologien et ingénieur au CNES

 

Thème : "Dieu et la science"

Lieu : Hôtel de la Grande Loge de France / Temple Pierre Brossolette - 8, rue Puteaux - 75017 PARIS 

 

La Franc-maçonnerie du GODF et le monde d’aujourd’hui

 

Conférence publique " La Franc-Maçonnerie du Grand Orient de France et le monde d’aujourd’hui ", en présence de Daniel KELLER, Grand Maître du Grand Orient de France, à Saint-Malo.

Voir le site du GODF

La Pologne - mythes et réalités

Dans le cadre de la Semaine Polonaise, qui se déroulera du 2 du 12 mars 2016 au GODF, une conférence publique aura lieu sur le thème : La Pologne - mythes et réalités en présence de Pierre DANEL, Grand Maître Adjoint du GODF

Voir le site du GODF.

 

Egalité des droits Homme/Femme. Un marqueur : les violences faites aux femmes

Conférence publique à La Rochelle dans le cadre des Engagements d'Humanisme. 

Voir site GODF

 

LA FRANC-MAÇONNERIE UN PELERINAGE ?

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Publié le par jean françois
Ayînn

Ayînn

ARCANE XVI : Le Diable = Ayînn

 

 

Le Symbolisme :

 

Au centre, dans le cercle et prenant appui sur lui, deux  carrés symbolisent  la force élémentaire des choses matérielles.

Au centre, dans un autre carré, les principes masculin et féminin dynamisés par une flèche  d’énergie dirigée vers le bas à gauche. De part et d’autre, latéralement, deux cercles noirs, centrés d’une pointe blanche symbolisent l’extrême négativité. De ces cercles, partent des flèches d’énergie orientés vers le bas et agissantes sur un microcosme inversé aux branches noires.

En haut deux signes de TERRE et un signe d’EAU.

 

Vaincre ses passions… sous le regard de Ayînn l’œil de Dieu, le 3ème œil placé au centre du front, comme l’émeraude tombée sur terre. Et pourtant cet œil peut être ouvert par la conscience de l’amour, qui nous relie à notre âme, c’est le chemin vers l’unité.

Le sens de Ayînn est aussi la source signe de l’eau présent dans le tableau. Les larmes d’eau s ‘écoulent de l’œil blanc.

En guématria c’est le 70 :

  • 70 Nations du monde.
  • 70 Langues.
  • 70 ans d’exil à Babylone.
  • 70 sages etc…

On rapproche cet Arcane de la Maison Dieu ou Tour de Babel, on y reconnaît l’orgueil humain, la construction de la Jérusalem terrestre, temple de l’orgueil humain à mettre en relation avec le vice diabolique.

Ayînn l’œil blanc situé dans la nuée, pleure sur notre monde, il est une invitation à descendre de notre Tour, de la Maison Dieu orgueil ultime, symbole de la volonté matérielle de possession, il faut choisir de descendre maintenant avant que les circonstances nous y obligent et nous précipitent de manière dramatique au bas de la Tour.

 

Sur le plan de l’initié :

 

Il connaît les dangers des passions et des désirs qui sont en chacun de nous ; il ne les craint plus car il a appris à les neutraliser en lui.

 

Quant au profane :

 

Le diable est en lui, par l’emprise du matérialisme excessif et la puissance des forces sexuelles qui exercent sur lui des influences parfois insoutenables, créant de véritables psychoses obsessionnelles.

De l’aimable Don Juan au véritable obsédé, tout est possible, mais il sera, de toute manière, insatiable sur le plan physique, dans ses appétits sexuels. Il n’y a point besoin  de le menacer de l’Enfer, il y est déjà. Mais, par ailleurs, il assimile au Diable  ceux qui détiennent un savoir inhabituel, qui paraît leur conférer une puissance inquiétante.

 

Synthèse :

 

Excès de matérialisme, obsession sexuelle, enfer des désirs et des phantasmes.

 

 

JFG

 

Sources et Étiquette : En quête de la Parole Perdue de José Bonifacio Éditions Télètes.

TAROT INITIATIQUE ARCANE - XVI- LE DIABLE-Ayînn.
TAROT INITIATIQUE ARCANE - XVI- LE DIABLE-Ayînn.
TAROT INITIATIQUE ARCANE - XVI- LE DIABLE-Ayînn.
TAROT INITIATIQUE ARCANE - XVI- LE DIABLE-Ayînn.
TAROT INITIATIQUE ARCANE - XVI- LE DIABLE-Ayînn.

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Publié le par jean françois
Le Mépris Civilisé

Le Mépris Civilisé

 Ne pas éteindre les Lumières.

« LE MEPRIS CIVILISE »

 

Un essai, une réflexion, loin des opportunismes de circonstance, se réveiller pour éviter les extrêmes.

Carlo Strenger bi National Suisse et Israélien , psychanalyste, et professeur de psychologie à l’université de Tel Aviv. Très engagé dans la résolution du conflit Israélo Palestinien. Il publie régulièrement des articles dans Haaretz, The Guardian, Die Welt, The New York Times. Il fait partie du comité d’observation du terrorisme au sein de la fondation mondiale des scientifiques.

 

Dans ce deuxième essai paru en France, après « La Peur de l’Insignifiance » LE MEPRIS CIVILISE trouve sa place dans la collection ‘ L’Esprit d’Ouverture’ chez Belfond, ce choix n’est pas un hasard.

 

Mon article sera long, non pas pour la difficulté de lecture de l’ouvrage, mais simplement parce que les idées développées sont novatrices.

Dans son avant propos Carlo Strenger  écrit :

 

« Un essai sur le droit et le devoir qu’à le monde de défendre ses valeurs fondamentales (…) liberté, droit à la critique et franche discussion »

« Le droit à la critique et à la satyre, ne sont l’apanage d’aucune ethnie, d’aucune nation, ni d’aucune religion, mais appartiennent à l’humanité toute entière »

 

Il s’interroge sur la culture occidentale et revient sur le siècle des Lumières, en reprenant les termes Ernst Bloch (Philosophe Marxiste non orthodoxe, adepte du principe de l’utopie) :

 

« Il s’agissait pour l’homme de se débarrasser de la peur et de la dépendance face à des autorités externes quelles soient religieuses ou politiques de proclamer son autonomie et de marcher debout »

 

Il rappelle que le mouvement des Lumières visait l’universel, une quête de vérité, d’un ordre politique juste.

Après 1945, il s’est opéré un glissement selon lui, mais malheureusement constaté tous les jours, une tentative de rationalisation de l’exploitation impérialiste du monde de l’homme blanc (Hégémonie qualifiée de Fardeau Blanc par R. Kipling).

Le Lumières sont alors reléguées au rang d’un mensonge culturel fondamental, et le processus d’autocastration se traduit par le concept de « Politiquement correct ».

 

L’interdiction de critiquer par principe, interdiction de défendre ses valeurs, posture favorable à l’émergence des extrêmes et leur amplification.

 

Il faut arrêter de se ‘flageller’ et se réapproprier les Lumières, pour marcher à nouveau debout.

 

« Cette idéologie du Politiquement correct est une grossière déformation du principe de tolérance formulé par les Lumières »

 

« La tolérance des Lumières est sensée protéger l’homme et sa Liberté de conscience et n’est pas une absolution globale, pour toutes les pratiques religieuses, philosophiques et culturelles. »

 

A ce principe paralysant, anesthésiant de ‘Politiquement correct’, l’auteur propose de substituer son concept de « Mépris civilisé », qui rectifiera si j’ose dire des principes, des comportements, des valeurs, qui nous apparaissent  comme inhumains, incohérents, immoraux, à la condition que cette rectification se fasse sur des fondements scientifiques. Ce « Mépris civilisé » devant être dirigé contre des credo ou valeurs, jamais contre des hommes. Mépriser sans haïr, ni déshumaniser, défendre le principe d’humanité.

 

Puis l’auteur aborde le cas de Salman Rushdie et le droit à l’exercice de la critique intellectuelle, en rappelant le sort qui fut réservé à Giordano Bruno, Voltaire ou Spinoza. A ce propos il conseille la lecture de john Locke et sa « lettre sur la Tolérance » (consultable sur internet).

 

Le Politiquement correct a donc totalement renversé  le principe de tolérance tel qu’issu des Lumières.

L’auteur nous invite à nous forger une opinion responsable, c’est de la maçonnerie qui ne dit pas son nom. Nous méfier de nos convictions, des prés établis. Son « Mépris civilisé » est une invitation à une autodiscipline intellectuelle qui s’engage à collecter, évaluer au delà des émotions trompeuses, revenir à une conscience éclairée.

 

C’est aussi admettre une hiérarchisation, une notation issue de compétences acquises…. Éviter le nivellement par le bas qui n’est qu’une frustration sans fin. Réagir, mais être conscient de sa capacité ou de son incapacité à juger de tout en toutes circonstances.

 

Au sujet des religions refuser l’attitude du « Politiquement correct » au profit du « Mépris civilisé » qui s’exprimera par une critique des faits religieux, identifier ceux qui méritent d’êtres remis en question quand ils sont en contradiction avec les Lumières, comme par exemple le mythe d’Abraham. Définir ainsi clairement comme Kant la limite entre foi et savoir. La foi étant au-delà de la raison.

 

Un chapitre du livre évoque notre capacité à supporter les offenses en effet nous sommes tous profondément ancrés, formatés dans nos cultures respectives elles constituent notre identité et sont aussi notre prison. Il ne s’agit pas là de tout admettre mais de laisser la porte ouverte à la critique. Bénéficiant nous mêmes de la réciproque. L’incapacité des ultras à supporter les offenses les font basculer  dans  la violence.

 

L’auteur conclu sur « la passion de la liberté »

« Le savoir humain est toujours provisoire, ce qui fait que la critique comme moyen d’autocorrection est la seule possibilité d’aborder de nouveaux problèmes »

 

Il déclare :

« Le principe du Mépris civilisé doit être compris comme un expédient des Lumières inaccomplies et donc pensé dans ce cadre »

 

Notre vie ne peut avoir en effet comme idéal, comme but de limiter constamment les risques, il nous faut « renouveler cette passion existentielle pour la Liberté, surtout lorsque celle-ci est menacée ou réprimée. »

 

Ce concept de « Mépris civilisé » doit agir comme un réanimateur de conscience, une affirmation de ce que l’on est, c’est en ce sens un souffle de Liberté retrouvé qui rend obsolète  le « politiquement correct ».

 

A lire d’un seul jet, comme un cri au milieu du conformisme ambiant, ce sont les Lumières qui apparaissent à nouveau et l’homme réapparait ainsi plus radieux que jamais.

 

JFG

 

 LE MEPRIS CIVILISE- de Carlo Strenger. Collection l’Esprit d’Ouverture – Éditions Belfond – Traduit de l’Allemand par Pierre Deshusses- sur 153 Pages- 14 €.

 

 

Pour aller plus loin avec Carlo Strenger.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=D65QFkqfZ4o

 

Sur Internet Articles dans le Point et L’express, les Inrocks. Émission sur France Inter et RFI.

Pour que la Lumière brille toujours....

Pour que la Lumière brille toujours....

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Publié le par jean françois
Botany Bay

Botany Bay

FRANCS-MACONS DE LA MER – XVII – Lapérouse l’Ultime  Escale.

 

Lapérouse parvint le 24 Janvier en vue de Botany Bay, il fut surpris d’y trouver une flottille Anglaise commandée par le Capitaine Philipp avec à bord quelques 700 forçats hommes et femmes.

 

Les anglais cherchaient à installer une petite colonie, mais les aborigènes n’étaient guère enchantés. Port Jackson découvert par le Capitaine Cook semblait propice à cette installation.

 

Lapérouse écrit :

« Un lieutenant et un midshipman anglais furent envoyés à mon bord par le Capitaine Hunter commandant la frégate du Roi d’Angleterre ‘le Sirius’, et ils m’offrirent de sa part tous les services qui dépendaient de lui hormis des vivres, des munitions, des voiles (…) leurs compliments se bornait à des vœux pour le succès ultérieur de notre voyage »

 

La Boussole et l’Astrolabe restèrent six semaines à Botany Bay, les conditions de vie n’étaient pas idéales dans cette partie de l’Australie. Le Père Receveur en fut victime. Pourtant Lapérouse fit preuve d’optimisme en écrivant à de Castries :

« Monseigneur, lorsque cette lettre vous parviendra, je me flatte que vous aurez  reçu le journal de ma navigation depuis Manille jusqu’au Kamtchatka, que j’ai eu l’honneur de vous adresser par Monsieur de Lesseps, parti pour Paris du havre de Saint Pierre et Saint Paul le 1er octobre 1787.

 

 Cette partie de la campagne, la plus difficile sans doute, dans des parages absolument nouveaux aux navigateurs, a été cependant la seule où nous n’ayons éprouvé aucun malheur, et le désastre les plus affreux nous attendait dans l’hémisphère sud. Je ne pourrais que répéter ici ce que vous lirez avec plus de détails dans mon journal.

 

Quoique cet événement eût diminué de beaucoup l’équipage des deux frégates, je crus ne rien devoir changer au plan de ma navigation ultérieure ; mais j’ai été obliger  d’explorer plus rapidement différentes îles intéressantes de la mer du sud, afin d’avoir le temps de construire deux chaloupes à Botany Bay, et pouvoir reconnaître  les principaux points indiqués dans mes instructions avant le changement de mousson qui rendrait cette exploration impossible. »

 

Lapérouse minimise l’état de santé de l’équipage qui n’était pas au mieux. Deux siècles plus tard le médecin Général de la Marine Adrien Carré écrit sur les équipages des deux frégates :

« Ils étaient fatigués par ces longues navigations, le régime fatalement déficient en vitamine C provoquait, même sans l’apparition du grand scorbut, un affaiblissement  grandissant. Les chocs moraux, la mort d’officiers et hommes à la Baie des Français, le massacre aux Samoa (…) avaient diminué le nombre de bras disponibles. Lapérouse avait lui même écrit à sa femme qu’à son retour elle trouverait en lui un vieillard édenté. »

 

Adrien Carré écrit encore :

« L’expédition n’avait pu trouver en Australie les vivres frais nécessaires à une relative remise en état des marins. »

 

C’est donc dans ses conditions que les frégates affrontèrent une tempête et Vanikoro.

 

Avant de lever l’ancre Lapérouse écrit sa dernière lettre à l’intention du ministre de la Marine, il expose son plan pour la dernière partie de son voyage :

 

« Qui sera je crois le plus considérable qu’ait jamais fait aucun navigateur, au moins pour le développement de la route. Il me reste encore des choses bien intéressantes à faire, des peuples bien méchants à visiter. Je ne réponds pas de ne pas leur tirer quelques coups de canons, car je suis bien convaincu que la crainte seule peut arrêter l’effet de leurs mauvaises intentions (…)

 

Je remonterai aux îles des amis (Tonga) et ferai absolument tout ce qui m’est enjoint par mes instructions relativement à la partie méridionale de la Nouvelle Calédonie, à l’île de Santa Cruz de Mendana, à la côte sud de la terre des Arsacides de Surville, et à la terre de Louisiade de Bougainville, en cherchant à connaître si cette dernière fait partie de la Nouvelle-Guinée, ou si elle en est séparée. Je passerai, à la fin juillet 1788 entre la Nouvelle-Guinée et la Nouvelle-Hollande, par un autre canal que celui de l’Endeavour (le navire du Capitaine Cook), si toutefois il en existe un.

 

Je visiterai pendant le mois de septembre et une partie d’octobre le golfe de Carpentarie, et toute la côte occidentale de la Nouvelle-Hollanda jusqu’à la terre de Diemen (Tasmanie) ; mais de manière, cependant, qu’il me soit possible de remonter au nord, assez tôt pour arriver au commencement de décembre 1788 à l’île de France »

 

C’est la dernière lettre de Lapérouse. Début mars les deux frégates quittent Botany Bay. On n’eut plus de leurs nouvelles.

 

A suivre….. Le bilan de ces deux ans et demi de voyage.

 

JFG

 

Étiquette et Source : Lapérouse autour du Monde Edition de Conti.

Convicts (Forçats) à Botany Bay, détail de carte.
Convicts (Forçats) à Botany Bay, détail de carte.

Convicts (Forçats) à Botany Bay, détail de carte.

FRANCS-MACONS DE LA MER -XVII- Lapérouse -L'ultime Escale...

Franc-Maçon de la Mer.

James Cook (1728-1779) le célèbre capitaine ne fût probablement pas Maçon. Certains affirment qu’il avait été initié par la Lodge of industry N° 186, cette loge fut fondée neuf ans après sa mort. Des articles parus dans New Age Magazine de juillet et Août 1968, et Knight Templars Magazine de mars et avril 1975, ont affirmés qu’il était membre de la GLUA, mais ceci a été formellement nié par John Hamill, bibliothécaire de cette dernière, le 20 février 1980.

Le cas de Cook est illustre la tendance populaire à vouloir faire de certains hommes célèbres comme Napoléon ou le Capitaine Bligh commandant du HMS Bounty, des Francs-Maçons.

Il faut néanmoins souligner que selon Roy Clemens qui cite J-C Beaglehole, auteur de The Life of Capitaine James Cook, des officiers de la dernière expédition de Cook ont organisé une réunion Maçonnique à bord, à Petropavlosk en 1779,après le décès de l’explorateur.

JFG

Source : Dictionnaire des Marins Francs-Maçons Travaux de recherche de la Loge maritime LA PEROUSE. Éditions SPM Kronos.

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Publié le par jean françois

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/02/etre-franc-macon-ou-ne-pas-l-etre.html

 

Mon BCF Jean François

 

J’ignore si nombre de frères retrouveront leur propre expérience de la Maçonnerie dans l’article d’Eric Delahaye, article publié en  2011 et qui reste d’une brûlante actualité, mais force m’est d’avouer que je partage dans une très large mesure tout ce qu’il constate ou dénonce.

Les braves gens qui parfois lisent ma prose ne seront sans doute pas surpris de cet aveu, fasse le GADLU que cela les incite à « prendre la plume », car franchement les gars votre éternel silence est assourdissant !

Avant tout, mettons les choses au point :

En dépit de ce qu’on laisse entendre, à savoir que j’aurais quitté les « Enfants de la Veuve », il me faut rappeler que je suis toujours « de la Maison » mais que je ne relève plus d’aucune obédience « locale ».

Non seulement je demeure frangin par le cœur mais aussi en tant que  membre, éloigné certes et passé dans l’honorariat, d’une obédience que de beaux esprits pas forcément très futés  ont parfois qualifiée « d’exotique » car elle est bordée au « septentrion » par le Sahara, et au «midi » par la forêt tropicale.

Evidemment cela n’a pas grand-chose à voir avec les grèves de Bretagne ou les frondaisons où se cache la fée Viviane, mais pas plus que le vent de noroît, l’Harmatan n’a jamais empêché la bonne pratique de l’Art Royal!

J’ai connu un cheminement très proche de celui du frère Eric à cette différence près que c’était la Maçonnerie dite traditionnelle et bien évidemment déiste, qui m’attirait ! en effet, bien qu’étant indéniablement mauvais catho, puisque la sainte Eglise regarde toujours d’un très mauvais œil les porteurs de tablier, je pense avoir toujours été relativement bon chrétien et par conséquent il était logique que j’aille vers ce type d’obédience .

La Maçonnerie, parlons d’elle, je devais « avoir la tête à cela »

En effet, au cours d’une période qui s’écoule sur une dizaine d’années, j’ai été approché successivement par « Memphis Misraïm »,  la GL, le GO, pour finalement me retrouver sur les colonnes d’une obédience « régulière et reconnue »,  émanation de la GLNF et située au Sahel.

Pourquoi ce vagabondage, tout simplement parce que :

  • d’une part j’ignorais tout des « orientations politico philosopho religieuses »  (aïe !) des diverses obédiences et croyais à une certaine unicité de la Maçonnerie, au début tout au moins !
  • d’autre part mes séjours en France n’excédant jamais quelques mois, lorsqu’il m’est arrivé d’être « mûr »pour passer sous le bandeau, ce fut le cas avec la GL, …le ministère des AE m’a renvoyé pour plusieurs années en Afrique dans des zones qui étaient des déserts maçonniques.

Avouons quand même que si « Memphis Misraïm » m’avait un peu effrayé, c’est un grand mot,  la GL par contre me convenait, mais que le GO n’était pas mon truc car me paraissant trop politisé, ce qui ne lui enlève rien de son intérêt comme société de pensée.

Quant aux notions de régularité ou de reconnaissance, pour moi c’était un peu de l’Hébreu, pardon Salomon !

C’est lors de ma dernière affectation, au « pays des hommes intègres » (devinette !) et qui a duré 6 ans, que j’ai reçu la lumière, et cela le jour ……de mon anniversaire ! (Il est certain que les experts en sciences occultes, alchimistes, astrologues, druides et consort, verront à coup sûr dans cette coïncidence une signification symbolique plus qu’évidente !)

J’ai connu là-bas quelques années de bonheur fraternel intense, j’en garde un souvenir impérissable, et chose admirable j’échange régulièrement avec mes FF Africains et cela depuis plus de quinze ans.

Mon parcours maçonnique a été rapide, chacun sait que sous les tropiques l’acacia (entre autres !) pousse trois fois plus vite que sous nos latitudes, et c’est un VM et RF actif,  compagnon de  l’AR  qui est rentré en France …à la fin du siècle dernier. 

A l’issue des évènements qui ont conduit à l’éclatement de la GLNF que j’avais très naturellement rejointe, et pour des raisons sur lesquelles il est inutile d’épiloguer, j’ai quitté l’obédience et depuis, retiré sur mon rocher malouin, (ce qui change de l’expression utilisée habituellement !) j’observe, je médite, je rumine disent les mauvaises langues, auxquelles je pardonne ce vilain mot !

Revenons à ce que dit notre frère Eric :

« J'ai quitté la Franc Maçonnerie, et de manière définitive, tant les grands principes qui y sont énoncés, ne trouvent pas leur mise en œuvre dans le vécu, en tout cas pas davantage que dans la vie dite "profane" »

 

Je partage pleinement ces remarques faites à l’encontre de notre malheureuse Maçonnerie et j’en reprendrai quelques- unes :

  • de m’y retrouver dans ce lexique opaque, je m’aperçus au fil du temps que
  • « ces mêmes Ateliers Supérieurs, constituaient un véritable organe de pouvoir au sein de la Loge,  une sorte d’Etat dans l’Etat des Loges Maçonnique. »
  • « Ces élections, censées être démocratiques »
  • « les frères ne se « mouillent pas » dès qu’il s’agit de relever de quelconques contradictions ….. »
  • « …l’on y retrouve les mêmes nébuleuses hiérarchiques souterraines »,
  • « … l’on y cultive les mêmes principes du non-dit, du silence et des clans intérieurs »
  • « j’attendais de ma Loge, une Liberté, une Egalité, et une Fraternité que je n’ai pas suffisamment rencontrées. »
  • « Ce n'est pas parce que, lorsqu'ils se retrouvent, tous les Frères se saluent en s'embrassant trois fois que ces "attouchements" seraient chargés d'une quelconque dimension affective réelle »,
  • « …certains y recherchent une quelconque forme de pouvoir ou de notoriété ….. »,

 

Tout cela n’est- il pas exact même s’il convient d’y apporter des nuances ?

 

Aussi cher JF, pas plus que cela ne l’aura été pour moi, je ne pense pas que ce soit l’ennui qui ait conduit notre frère Eric à tirer sa révérence, non, ce serait plutôt la désillusion, la déception, qui petit à petit se sont insinuées dans notre esprit et y ont creusé le sillon du doute, de la tristesse sinon de l’amertume.

 

Ce commentaire,  qui sera qualifié probablement de « mauvais procès », n’est pas fait à l’encontre de la Maçonnerie laquelle à mes yeux conserve toute sa valeur et commande toujours notre respect, il est fait à l’endroit de ceux qui ont détourné l’Ordre de ses fins, qui s’en servent, l’instrumentalisent, le parasitent, et qui manipulent nombre de frères purs et durs, sans doute, mais …naïfs.

 

Tout ceci, ajouté à l’immobilisme des uns, à l’aptitude des autres à jouer aux trois petits singes ou à faire l’autruche, a reconduit sur le parvis du Temple ceux qui croyaient « aux fils de la lumière » peut être plus qu’il ne convenait !

 

Cincinnatus.

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Publié le par jean françois

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