Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
JE MARCHE SEUL....
JE MARCHE SEUL…

 

Quand Moïse monta de la plaine de Moab sur le mont Nebo pour contempler l’étendue de la terre, promise à son peuple après une longue marche avec lui, il était seul devant lui-même et devant Dieu pour les croyants. Il avait entrepris sa marche, seul contre pharaon et c’est seul, qui la terminait.

La marche est solitude, elle est réflexion. C’est à mi chemin que le Franc-Maçon commence sa marche au midi de sa vie, c’est l’heure de l’ouverture des véritables travaux sur lui-même. Ses travaux commencent paradoxe par une halte, un repos, un retour à la terre, à l’humilité, il lui faut retrouver ses racines.

La marche devient un nouveau départ, une alliance. Le seigneur dit à Abraham : « Quitte ton pays, et va vers le pays que je te montrerai… » GN 2-1. L’alliance, l’initiation Maçonnique se fait pas à pas, degré après degré, pierre après pierre. Il faut de la force pour pousser le pas hésitant jusqu’au centre de l’idée.

La marche permet de faire le vide en soi, d’admirer les merveilles de la nature, dans leurs puretés originelles on entend alors souffler dans les vallées le vent de l’Amour.

La marche nous confronte à la faiblesse de notre corps, et à la grandeur, de notre âme, elle est volonté pour dépasser la souffrance de notre chair, elle nous fait prendre conscience de l’indispensable présence d’autrui. Elle nous mène vers l’autre.

Quoi de mieux que la marche solitaire pour aller vers l’autre, sûrement pas les transports en commun, en groupe, rapides et impersonnels.

François Cassingena-Trévedy (1) a écrit : (…la marche en compagnie, en groupe, émousse en grande partie l’effet ascétique, contemplatif et thérapeutique de cet acte… )

(… c’est aux heures où l’on ne soustrait rien, où l’on ne dispute rien à l’entière disponibilité qu’elle réclame, que, presque sans effort, l’homme intérieur s’érige et se reconstitue…)

Je marche seul en silence vers moi-même, pour aller vers mes Frères.

JF.

 

 

  1. – François Cassingena-Trévedy moine bénédictin de l’abbaye de Ligugé près de Poitiers est un écrivain exceptionnel et marcheur.
  2. Biographie.
  3. Né le 28 novembre 1959 à Rome (Italie). Nationalité française.
  4. Ancien élève de l’École Normale Supérieure, rue d’Ulm, promotion 1978, option Lettres Classiques.
  5. 1980 : Maîtrise de Lettres Classiques (Philologie) avec un mémoire sur Ténèbres et lumière dans le théâtre d’Eschyle (dirigé par le Professeur Jean Taillardat, Paris IV).
  6. Parallèlement, fréquentation des cours de Jacques Fontaine, de Jacques Mandouze, de Gilles Dorival et de Marguerite Harl sur la littérature patristique, également à Paris IV.
  7. 1980 : entrée dans la vie monastique bénédictine.
  8. 1989 : Maîtrise de Théologie à l’Université de Fribourg (Suisse), avec un mémoire sur Amour et Contemplation chez saint Grégoire le Grand (dirigé par le Père Servais Pinkaers, op.). Fréquentation des cours d’exégèse du Père Jean Barthélémy, op.
  9. À la suite d’une orientation vers la patristique syriaque (1985), relations de travail et d’amitié avec le Père François Graffin, sj, ancien directeur de la Patrologie Orientale.
  10. Doctorat en théologie, 2007 (Institut Catholique de Paris) : L’expérience liturgique chez les Pères de l’Église (IVe-Ve siècle).
  11. Collaborateur des « Sources Chrétiennes » dans le domaine de la patristique syriaque (Éphrem de Nisibe).
  12. Recherches historiques, liturgiques et musicologiques sur le répertoire romano-franc (grégorien).
  13. Maître des novices depuis 2005.
  14. Maître de chœur (Schola grégorienne) depuis 2008.
  15. Émailleur sur cuivre.
  16. Écrivain

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
SOUS FORME D'EDITO
SOUS FORME D'EDITO

 

On parle beaucoup de moralisation de la vie publique, de la cité, on parle peu du fanatisme, de l’intégrisme et des moyens pour les combattre je vous propose quelques pistes pour réfléchir avec l’aide d’articles parus ces jours –ci sur les Blogs. La culture, la connaissance, l’enseignement sont les armes les plus efficaces, la poésie, la musique contribuent au rapprochement des hommes dans la diversité.

JF.

 

 

Monsieur le Président: osez la laïcité! par Patrick Kessel, Président du Comité Laïcité République

La France s’est choisie le plus jeune Président de son histoire. C’est une belle image que notre pays donne de lui et qu’une subtile communication déroule comme un tapis rouge au reste du monde. Mais le Président hérite d’une Nation déchirée, tendue, menacée, démoralisée. Immédiatement, il devra faire face à trois crises redoutables qui se chevauchent sans se confondre: les fractures sociale, politique et culturelle.

Des deux premières, les candidats ont beaucoup parlé pendant la campagne des présidentielles. Elles seront au coeur des premiers débats de la nouvelle législature. En revanche, on a très peu évoqué cette déchirure culturelle qui divise profondément la Nation. Intolérances, montée des revendications communautaristes dans les crèches, les écoles, les universités, les hôpitaux, les prisons et même les entreprises, islamisme radical, xénophobie identitaire, menaces sur l’égalité entre hommes et femmes, paix civile fragilisée, la situation est grave. La société française est en crise. L’élection présidentielle doit replacer la laïcité au coeur de la République »,écrivions-nous au début du printemps dans un Manifeste signé par plusieurs milliers de personnes (publié dans Marianne).

Nous y sommes.

La France a un ardent besoin de faire République, de rassembler toutes les femmes et tous les hommes quels que soient leurs origines, leur couleur, leur philosophie ou leur religion, leur sexe, leurs opinions. Les rassembler dans une citoyenneté universaliste et fraternelle qui postule qu’au-delà de leurs singularités, ils sont d’abord et avant tout des femmes et des hommes libres et égaux en droit. La laïcité en constitue la clé de voûte, cet élément d’architecture discret, qui pourtant tient à lui seul tout l’édifice.

Ce sont ces principes d’égalité en droit et de liberté absolue de conscience qui sont ouvertement contestés et fragilisés par leurs ennemis de toujours, l’extrême-droite et les intégrismes religieux mais aussi désormais par des forces différencialistes qui, comme l’avait prédit Régis Debray voilà près de trente ans, sont passées du droit à la différence à la différence des droits. C’est la République qui est attaquée au coeur.

Après les attentats barbares contre Charlie et le Bataclan, après l’émouvant sursaut populaire, on a vu monter en puissance un mouvement différencialiste, communautariste se revendiquant de la gallophobie, de la judéophobie, de la républicophobie, de la haine de la laïcité, tel le rappeur Médine qui chantait « crucifions les laïcards comme à Golgotha ». L’anti-racisme a été par certains détourné afin d’interdire toute critique de l’islam politique. Des réunions ont été organisées, interdites aux blancs censés être les seuls racistes! Cette idéologie a même pris place dans une certaine extrême-gauche pour qui l’islamisme aurait remplacé le prolétariat dans la lutte des classes! Et un think thank, proche du pouvoir de gauche, a même proposé une citoyenneté à géométrie variable pour tenir compte des origines de chacun. Autant dire, renvoyer chacun aux déterminismes de sa naissance, l’enfermer dans ses traditions et lui fermer la voie de l’émancipation. Les femmes en premier lieu.

Ce qui pouvait un moment être traité comme des épiphénomènes s’est installé en un mouvement profond, radical. « Derrière le visage avenant du pluriculturel, on entrevoit le mufle du pluriconflictuel », écrit Pierre-André Taguieff, pour qui ce mouvement « s’inscrit dans une vision manichéenne ne laissant d’autre perspective qu’une guerre civile ethnicisée » (Pierre-André Taguieff – L’islamisme et nous – Ed du CNRS – avril 2017).

La majorité des politiques a préféré traiter le problème par le déni comme l’avait fait l’Observatoire de la laïcité. La campagne présidentielle l’a tristement illustré. Le candidat de la droite a préféré faire une large place aux mouvements catholiques radicaux qui s’étaient illustré contre le mariage pour tous. Le candidat des Insoumis a évoqué la laïcité mais uniquement pour demander l’abrogation du Concordat. Le candidat du PS a choisi de n’évoquer aucun des problèmes posés par le communautarisme à l’école, dans les hôpitaux, certains de ses proches s’illustrant par des déclarations en faveur d’un féminisme envoilé. Seule, la candidate du Front National a évoqué la laïcité mais pour la détourner à des fins de stigmatisation des musulmans. Rien d’étonnant pour l’extrême-droite qui a toujours défendu une identité française bien peu laïque, blanche, catholique, apostolique et romaine!

Le débat n’a pas eu lieu. Pour quelles raisons? La peur de paraître hostile aux musulmans alors que la majorité d’entre eux souhaite vivre comme des citoyens parmi les autres, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs et qu’ils sont dans le monde les premières victimes de l’islamisme radical? La culpabilité post-coloniale d’une guerre d’Algérie qui n’en finit pas de nourrir des ressentiments alors que ce pays a connu lui-même les affres du terrorisme islamiste? Le besoin de trouver, après l’effondrement de l’Union soviétique, une force de substitution au « prolétariat perdu » pour lutter contre le capitalisme? La légitime hantise d’affrontements communautaires qui menacent régulièrement et qu’il faut prévenir à tout prix? Ou bien ne s’agit-il, plus prosaïquement, que d’électoralisme et de marketing politique pour essayer de gagner les voix des citoyens de culture ou de confession musulmane?

Le nouveau Président hérite d’une situation inquiétante qui nécessite détermination pour asseoir les principes républicains garants de la paix sociale et modération pour construire une vision commune de l’avenir. Il peut compter sur une très large majorité de français qui, à plus de 80%, estiment que la laïcité, même si elle n’a pas vocation à régler tous les problèmes, est une donnée essentielle. Il ne s’agit pas de vivre ensemble dans des ghettos culturels juxtaposés, voire de coexister entre groupes aux lois différentes mais de vivre ensemble une authentique citoyenneté fraternelle.

Un véritable débat serein doit s’ouvrir. Le Président s’est engagé à ne pas modifier la loi de séparation des églises et de l’Etat. C’est une bonne chose quand on se souvient des tentatives de « toilettage » de Nicolas Sarkozy. Encore faut-il mettre un terme aux contournements de la loi et donner par exemple aux élus locaux les moyens de résister aux pressions pour obtenir des financements en faveur d’associations dites culturelles qui sont le faux-nez d’associations cultuelles. Aussi serait-il important d’inscrire dans la Constitution les principes de la loi de 1905. Encore faut-il réinstituer l’école publique et laïque comme lieu sacré et creuset de la République où l’on forme avec les enfants de toutes les couleurs les futurs citoyens libres et égaux et ne pas la laisser dériver en école des pauvres et des minorités. Encore faut-il être intransigeant avec les principes mêmes de la République, en premier lieu, la totale égalité entre femmes et hommes.

Encore conviendra-t-il de favoriser le respect de la laïcité dans tous les organismes publics et trouver les moyens réglementaires ou législatifs permettant d’asseoir la neutralité dans les organismes privés qui le souhaitent, en s’appuyant sur les récentes décisions de la Cour de Justice européenne.

Mettre la laïcité au coeur de la société, cette perspective est d’autant plus urgente que la lutte contre le jihadisme d’une part et la montée des xénophobies de l’autre doit impérativement s’accompagner d’un combat intellectuel. Mais il convient aussi quand 16 millions de nos concitoyens ont voté nul, blanc ou se sont abstenus et que près de 11 millions ont voté pour le Front National, de proposer une espérance fondée sur la citoyenneté et la fraternité.

Dans la confusion intellectuelle et politique ambiante, il est pour certains de bon ton de dénoncer la République comme « colonialiste », « xénophobe », voire « raciste ». Il convient de rappeler qu’elle a inspiré les révolutions européennes, les libérateurs latino-américains et certains leaders de la décolonisation en Afrique, qu’elle fut au coeur du Programme National de la Résistance, parce qu’elle est porteuse d’un message d’universalisme.

C’est cette image de la France qui est aimée dans le monde. C’est cette vision d’avenir, dégagée de la haine de soi, adaptée au temps modernes, qu’il convient de tracer comme le Petit Prince dessinait un mouton. Un nouveau projet pour une République plus laïque et plus sociale.

En baptisant son mouvement En avant la République, le candidat Macron avait probablement à l’esprit le projet d’un nouveau pacte républicain. Un mouvement qui n’est ni de droite, ni de gauche ou bien de droite et de gauche,avait-t-il annoncé.Cela tombe bien, la laïcité n’est ni de droite, ni de gauche. Elle est au service de la liberté, de l’égalité, de l’émancipation, de la citoyenneté, de la fraternité républicaine. Elle devrait naturellement trouver place au coeur de la politique du nouveau Président, atténuer les passions et contribuer à la concorde.

Monsieur le Président, osez la laïcité!


En savoir plus sur http://www.gadlu.info

COMBATTRE L’IGNORANCE C’EST COMBATTRE LE FANATISME !

Ce n’est que par la culture et la connaissance que nous réduirons l’obscurantisme et le fanatisme. Le Grand Maître de la Grande Loge de France, fait une déclaration en ce sens. Défendre la laïcité n’est pas suffisant, la posture de défense des droits doit faire place à un combat pour la culture. Seule la Lumière peut éclairer ceux qui sont dans les ténèbres. La Liberté et la tolérance ne peuvent s’exercer pleinement que sous l’œil de la connaissance, au regard des événements un enseignement obligatoire du fait religieux dans toutes les écoles fera resplendir dans les jeunes cerveaux les lumières, la laïcité est ressentie de plus en plus comme une opposition aux religions, il faut rompre avec cette fausse opposition, cela ne peut se faire que par l’enseignement.

JF.

«Parler aux jeunes pour éviter le fanatisme»

Philippe Charuel, Grand Maître de la GLDF qui se rend ce 24 mai en Inde pour le Convent des Grandes Loges de ce pays, dit avoir ressenti «la même indignation» que lors des attentats précédents. Le haut dignitaire souligne que, bien sûr, l’amélioration des mesures de sécurité est indispensable, mais il se dit aussi convaincu qu’il faut «un travail de fond, un travail de pédagogie, à l’école». «Si on enseignait en classe le fait religieux, on limiterait les manipulations dont sont victimes des jeunes, des dérives fanatiques, ajoute Charuel. Il faut les rencontrer et leur parler.»

CANDIDATS, QUE PROPOSEZ-VOUS POUR MIEUX CONTRÔLER LES ÉCOLES PRIVÉES EXTRÉMISTES ?

Par Géplu dans Divers

Dans le cadre de sa chronique « Quelques grammes de laïcité dans un monde de radicalité », le Comité Laïcité République met en ligne chaque semaine jusqu’au élections législatives des vidéos dans lesquelles s’expriment des responsables associatifs ou des personnalités impliquées dans la défense de la laïcité.

Aujourd’hui la parole est donnée à Marie-Laure Brossier, élue locale en Seine-Saint-Denis, qui raconte comment une école coranique illégale s’est installée dans une ville et a pu endoctriner les enfants sans aucune réaction des autorités et des élus malgré la mobilisation de la population.


En savoir plus sur http://www.hiram.be/blog

L'ami Jacques Viallebesset

L'ami Jacques Viallebesset


QUE LA POÉSIE CIRCULE, 3

Par Géplu dans Divers

Que la poésie circule ! Si la franc-maçonnerie sollicite notre pensée logique, ses mythes, rites et symboles stimulent notre pensée analogique, faisant appel à nos émotions et à notre imagination. En ce sens elle est aussi une « démarche poétique ». D’ailleurs, nombreux sont les poètes, francs-maçons ou non, qui ont fait appel à la symbolique et aux valeurs humanistes.
C’est pourquoi chaque semaine nous vous proposerons un poème, afin de maintenir vivante notre capacité au questionnement et à l’émerveillement.

La tribu nomade

A Minuit ils se mettent en marche et lèvent le camp
Pour retrouver la lumière dans le soleil levant
Pour tout bagage ils n’ont que de simples outils
Pas plus de trois principes et quelques utopies

L’architecte se dresse vertical entre ciel et terre
Du niveau à la perpendiculaire d’aplomb et d’équerre
Le compagnon cherche ailleurs l’étoile en son cœur caché
L’ouvrier balbutiant construit marche à marche son escalier

Midi plein les voit tous rassemblés sous le soleil
Artisans et chevaliers si différents et tous pareils
Ils essaient d’appréhender ensemble le sens de leur vie
Et à comprendre, humaine condition, ce qui les unit

Ils bâtissent alors dans le vent des temples éphémères
Dont ils posent à chaque fois la pierre angulaire
Se transmutant ils coagulent le sel le soufre et le mercure
Pour que la joie demeure dans le creuset des cœurs purs

A Minuit la tribu se disperse sur la surface de la terre
Chacun offrant à qui veut un brandon du feu élémentaire
Ils et elles pérégrinent en doutant sous la voûte étoilée
Prononçant d’étranges mots secrets Eros Philia Agapè.

Jacques Viallebesset

Jacques Viallebesset est un auteur contemporain qui a signé quatre recueils de poésie, souvent empreinte de symbolisme maçonnique. Son roman La conjuration des vengeurs (Dervy) a été adapté en bande dessinée aux éditions Glénat. Une anthologie vient de lui être consacrée aux éditions Le nouvel athanor. Il la dédicacera au Marché de la poésie, place Saint-Sulpice à Paris, sur le stand de son éditeur Samedi et Dimanche 10 et 11 Juin de 18h30 à 20h.


En savoir plus sur http://www.hiram.be/blog

Elisabeth Cappelli

Elisabeth Cappelli

Son dernier livre sur l'Eglise du Graal disponible chez lulu.com et bientôt sur Amazon

SOUS FORME D'EDITO

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
TRANSMETTRE L'AMOUR FRATERNEL
TRANSMETTRE L’AMOUR FRATERNEL

Initier c’est donner la clé, ce n’est pas ouvrir la porte, c’est transmettre. C’est le devoir des Frères d’accueillir les jeunes cherchants aux mystères de la Connaissance et de l’amour fraternel. Je vous livre le témoignage d’une transmission maçonnique confiée par un Frère avec qui j’ai fait mon chemin. Son grand-père était Franc-Maçon, son père était Franc-Maçon. Il rêvait de le devenir à l’époque il y a 50 ans, avant son initiation son père lui a écrit ces quelques lignes, ces quelques mots d’amour fraternel à la manière de Rudyard Kipling.

 

 

SI TU PEUX

Si tu peux étudier, comprendre, te connaître,

Descendre au fond de toi, et calme, te juger,

Abandonnant l’orgueil et les vains préjugés,

Si tu peux repenser la Loi qui t’a fait naître.

Si tu peux écouter, réfléchir et te taire

Si tu peux méditer sans négliger l’action

Si tu peux associer le cœur et la raison

Si tu peux reconnaître en chaque Homme ton frère

Si tu peux tout donner sans jamais rien promettre

Si tu peux pardonner sans oublier pourtant

Car l’oubli seul est lâche, et le pardon est grand

Si tu peux accepter sans jamais te soumettre

Si tu peux enseigner sans vouloir être maître

Guider les premiers pas, les laisser trébucher

Allumer l’étincelle et en faire un bûcher

Puis sans rien demander t’éloigner, disparaître,

Si tu aimes la vie et sais tout en extraire

Puis redescendre en toi pour parler avec Dieu

Rester être de chair en regardant les cieux…

Alors tu peux lier le compas et l’équerre

Et tu seras un homme…

Et ce qui vaut bien mieux,

Tu seras un Maçon, mon Frère….

Raymond Danier.

 

Bel exemple du devoir de transmission maçonnique, par delà les tempêtes de la vie et les querelles dérisoires, pour que la Paix règne sur la terre.

 

JF.

TRANSMETTRE L'AMOUR FRATERNEL
TRANSMETTRE L'AMOUR FRATERNEL
TRANSMETTRE L'AMOUR FRATERNEL

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
INITIER, CONSTRUIRE, CONSERVER.....
INITIER, CONSTRUIRE,CONSERVER…

Initier, c’est admettre à la connaissance, mais n’est-ce que cela et comment initier ? Initier est un commencement, faire du neuf, se construire une nouvelle demeure, pour accueillir autre chose que des meubles périssables, accueillir la Lumière et la Vérité, déposer en soi les tables que l’on grave chaque jour, faire régner la justice rendue par son tribunal intérieur, sa conscience intime.

Comment y parvenir ? En faisant table rase de ses acquis, tout oublier pour réapprendre ? Partir vers une nouvelle carrière pour y rechercher d’autres pierres, dans les parties les plus profondes et le plus hautes de soi. Avec l’aide de quels outils ? Les outils déposés à l’intérieur des colonnes par nos anciens, dans les colonnes B et J celles de l’entrée de notre Temple. Mais aussi recueillir les lumières qui brillent sur les colonnettes, les lumières de Sagesse, de Paix et de Beauté. L’initié pénètre alors la contrée mystérieuse ou règne l’harmonie entre lui et l’univers.

Initier cela demande certes de l’audace , de la force pour transgresser, les préjugés, pour avancer, pour marcher. Mais aussi ce que les grecs appelaient de la « Phronésis », de la prudence on retrouve cette expression dans l’Ethique à Nicomaque d’Aristote, la Phronésis est maintenant l’expression d’une forme de sagacité, d’accès à la Connaissance.

Pour pouvoir être initié , il faut donc une référence aux traditions, ce qui induit de les conserver intactes, pures, de les conserver, les protéger.

Cette forme de conservatisme pris au sens de conservation, n’est pas un rejet de la progression, il est l’essence de l’éducation.

Ainsi l’amour de son pays, de son histoire, de ses traditions est une continuité culturelle, un fil pour l’initiation.

Il ne sert à rien d’opposer les anciens, les conservateurs de la tradition, de l’histoire, aux jeunes pousses en croissance , ces jeunes pousses doivent êtres des greffons posés sur des troncs solides, une nouvelle vie se régénérera alors sur l’arbre de la Connaissance. Ces greffes pleines de Phronésis, développées sur les Vénérables chênes en feront des arbres de vie.

JF.

Voir les commentaires

Publié le par Jacques Viallebesset

Voir les commentaires

Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

Voir les commentaires

Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
EN CONGES POUR QUELQUES JOURS

Chers lecteurs du Blog, cher amis, je me mets en congés quelques jours, ma maman viens de rejoindre l'Orient éternel.

Merci de votre compréhension à bientôt.

JF.

Voir les commentaires

Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
AVEC VOTRE ESPRIT
AVEC VOTRE ESPRIT

 

La pentecôte célèbre la sortie de l’Égypte pour le peuple juif, elle est une fête symbolisée par les offrandes des premiers fruits de la moisson. Associée à la transmission des tables de la loi au peuple d’Israël, cette Alliance est fondatrice de la religion juive, de la relation avec l’Esprit.

Pour les chrétiens c’est le jour ou Jésus et ses disciples reçoivent « l’Esprit Saint » qui prend la forme de Langues de Feu.

Ainsi l’Esprit permet l’union de toutes les langues en une seule, il est un, il est universel, il habite en chacun de nous et cette demeure est commune à tout le monde.

Vu avec me prisme de la Franc-Maçonnerie, la transmission des tables de loi, constitue la première alliance avec le Grand Architecte de l’Univers, cette alliance vite rompue, au profit de la matérialité doit être reconstruite, c’est le symbolisme de la reconstruction du Temple afin de sceller une nouvelles Alliance, faire revenir l’ordre après le chaos, grâce à la vertu d’amour, la première entre toutes.

L’élévation spirituelle, la fête de l’Esprit avec les événements tragiques de Londres, prend une dimension particulière. L’Esprit la partie la plus haute de l’homme permet de vaincre l’ignorance, le fanatisme, la haine. Quand « les forces de l’Esprit » s’expriment les ténèbres disparaissent et la grande Lumière commence a paraître.

Le Franc-Maçon par sa progression initiatique, son travail sur lui-même, élève son Esprit, il place la spiritualité au centre de lui-même, se détache de son corps pour contempler son âme. Mais est aussi capable de redescendre l’échelle de la spiritualité pour revenir dans le monde de la matière, porter le message du beau, du bon, du vrai, du bien qui est la véritable Liberté. Il réunit alors ce qui est épars. Il accompli sa réunification, en régénérant son être, en l’améliorant par les coups successifs donnés sur sa pierre avec l’aide de la force de son maillet et la précision de son ciseau, sa pierre s’embellie, s’anoblie modestement.

La fête de l’Esprit, c’est aussi la fête de la culture, qui affranchie l’homme de son animalité. Nous devons face aux forces contraires, nous garder de succomber à l’intolérance qui mène à la haine de l’autre. Mais ou désolé il y a un mais, nous avons aussi un devoir de persévérance dans la vigilance. C’est avec l’amour fraternel que nous éradiquerons les forces barbares qui rêvent de nous dresser les uns contre les autres. Aujourd’hui la fête de l’Esprit doit donc être aussi la fête de l’espérance.

Pour conclure je vous livre cet extrait « des Flambeaux » transmis par notre Frère Claudius contributeur du Blog :

« Pour se relever, il faut impérieusement restaurer le culte de toutes ces valeurs spirituelles ; il faut sous peine de mort ranimer la flamme de l’Esprit. (nous sommes en 1943)

Ainsi l’Esprit exige l’extension, l’organisation et l’élévation de notre vie, individuelle et collective ; l’extension de l’égoïsme à l’altruisme, l’organisation du désordre initial, spontané ; enfin l’élévation de nos sentiments de nos pensées et de notre activité vers cet ultime sommet que l’on nomme l’idéal, mais que l’on peut nommer Dieu, conçu dès lors comme synthèse suprême de l’idéal sous ses trios aspects essentiels du Vrai, du Beau, et du Bien.

Parvenu à ce sommet de l’Esprit, l’homme a enfin accompli sa destinée. Car tel est bien notre destin. Nous naissons matière, mais le feu divin de l’Esprit couve sous notre enveloppe corporelle. Nous sommes enfermés dans la prison de notre corps, mais au cœur de notre prison ; pour qui sait le découvrir, se trouve un feu sacré : le feu de l’Esprit.

Et c’est dans la mesure ou nous savons le découvrir d’abord, le cultiver ensuite, que nous gagnons notre délivrance.

Si nous entretenons et développons sa flamme avec le plus pur de notre amour et le plus ardent de notre volonté, alors, tel le Phénix de la légende, L’Esprit éternellement renaissant, s’en dégage mystérieusement, et nous porte sans bruit sur ses ailes vers les régions lumineuses et sereines de la paix, de la liberté et du bonheur.

TEXTE EXTRAIT DES FLAMBEAUX

JF.

Voir les commentaires

Catégories

Articles récents

Hébergé par Overblog