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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
École d'Athènes par Raphaël

École d'Athènes par Raphaël

ÉTHIQUE OU PRATIQUE ?

 

En 2021 j’écrivais mon premier livre : « Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie ». Depuis je n’ai pas cessé ma réflexion sur ce thème, que j’enrichis périodiquement, ou plutôt presque quotidiennement par ma pratique maçonnique. J’écris, quand d’autres parlent seulement, d’autres méditent en silence, ils s’enrichissent tout autant, mais les bienfaits de leur action ne sont pas partagés. J’ai la faiblesse de croire qu’arriver à un certain âge, le peu de temps qui nous reste doit être consacré toujours et encore à la recherche des savoirs, mais surtout à la Connaissance c’est-à-dire à l’Amour du partage.

Les philosophes antiques, mais aussi les modernes sont le plus souvent préoccupés par la construction de systèmes, d’écoles de pensée, qu’ils s’efforcent de diviser, de structurer, de classer, au risque d’émietter leur pensée originelle. Ils veulent sans doute s’affirmer et au mieux laisser une trace de leur passage. Ils se saisissent parfois d’éléments disparates, piochés dans diverses écoles ou systèmes et en les assemblant, ils tentent de trouver une forme de cohérence. C’est une forme d’exégèse élaborée, que d’autres s’empressent de critiquer les accusant au mieux de plagiat au pire d’incohérence. Toute cette agitation intellectuelle finit par aboutir à une confusion, où chacun demeure persuadé d’avoir raison et cela donne corps à des conversations de cénacle où chacun compare ses degrés de savoir. Conversations qui finissent par n’intéresser que les locuteurs qui débattent entre eux, un entre-soi, bien loin des préoccupations existentielles des autres et même bien loin de toute élévation spirituelle qui pourrait améliorer la société. Nous devons nous interroger à propos des philosophes de l’antiquité : leur tâche principale était-elle la rédaction d’un écrit, ou d’écrits ? Il semble à l’analyse que non. En effet tout le monde semble d’accord que les principaux d’entre eux non rien écrit. C’est le cas de Pythagore considéré comme le premier sage, le premier philosophe, l’inventeur même de la philosophie et pourtant il n’a rien écrit ! Pour Socrate il en est de même, c’est Platon qui nous rapporte sa pensée, Plotin même le néoplatonicien tardif dont les Ennéades ont été classées et parfois réécrites par Porphyre. Et pourtant nous pouvons constater qu’ils nous ont laissé un héritage. Nous pouvons donc légitimement nous poser la question, est-ce que la tâche primordiale, essentielle d’un philosophe est la rédaction d’un écrit ? Victor Goldschmidt éminent philosophe, et historien français d’origine allemande, le pensait. Ainsi, il formula le postulat sur lequel repose la méthode structurale en philosophie : « La méthode structurale, dit-il met incontestablement l’accent sur l’œuvre écrite, comme l’unique témoignage où se manifeste une pensée philosophique. »[1] Cela semble évident comment pourrions-nous prétendre la pensée des philosophes antiques sans l’écrit. Pourtant, réfléchissons plus loin, nous constatons l’extrême lenteur des œuvres philosophiques écrites. Cela est du tout simplement parce que la communication était orale. Les dialogues de Platon en sont la démonstration, sans qu’il soit besoin d’argumenter. On notera de plus que les dialogues sont organisés par thème, visant sans nul doute un objectif pédagogique et inspirant pour une conduite de vie face aux événements de celle-ci, ils sont donc plus Praxis que theoria.

 

 

 

 

Conclusion

 

Éthique et Pratique.

 

J’ai volontairement écrit Pratique avec un « P majuscule », en forme d’égalité avec Éthique. Aujourd’hui nos hommes politiques à l’approche des élections éprouvent l’envie soudaine d’écrire. De se raconter et de nous raconter de belles histoires que nous sommes tentés de croire puisqu’elles sont mises par écrit. Après avoir dévoyé l’oralité tentent t’ils de convaincre par la sacralité de leurs écrits, inscrivant leurs promesses dans le marbre face à des paroles qui n’impriment plus. Plutôt que de nous parler d’éthique à longueur de journée, nous pourrions leur dire comme Socrate quand envisager de passer à la pratique ? La Franc-maçonnerie revendique elle dans ses travaux d’être dans l’éthique et au dehors de ses loges de passer à la pratique. Elle est pensée et action, fraternité humanisme et spiritualité, son initiatique n’a pas de sens sans la pratique de ce qu’elle enseigne. Ses exercices qui sont de formation sont aussi d’application dans l’homme et dans la cité. On vient en Franc-maçonnerie, non par vanité pour flatter son ego, mais pour agir sur soi et dans la société. Elle est une praxis vivante, faisons en sorte qu’elle soit vivace grâce à notre exemplarité et qu’elle inspire nos hommes politiques dans leur conduite et pas seulement dans leurs écrits.

 

                                    Jean-François Guerry.

 

[1] Victor Goldschmidt- Remarques sur la méthode structurale en histoire de la philosophie- Métaphysique et histoire de la philosophie, recueil d’études offert à Fernand Brunner. Neufchâtel 1981. Page 230.

ÉTHIQUE OU PRATIQUE
L'ACTION DE LA LUMIÈRE 
ÉTHIQUE OU PRATIQUE

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Publié le par Jean-François Guerry
Chers toutes et tous... Je serais absent du 20 au 26 joies de grand-père !!! Je vous propose en attendant quelques citations pour méditer....À bientôt

Jean-François Guerry

L'ABSENCE....
QUEL PLUS GRAND MANQUE QUE L'ABSENCE DE LUMIÈRE ?

QUEL PLUS GRAND MANQUE QUE L'ABSENCE DE LUMIÈRE ?

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Publié le par Jean-François Guerry
LE DRAPEAU BRETON - KROAZ DU.

LE DRAPEAU BRETON - KROAZ DU.

MONTER DANS L’ARCHE

 

Noé est considéré par beaucoup de Sœurs et de Frères comme le premier des Francs-maçons. Nous voyons en lui le premier constructeur d’un Temple suivant les instructions d’un principe créateur appelé Grand Architecte de l’Univers. Cet architecte a eu pour mission la tâche de construire une arche capable de recueillir le meilleur de la création, du vivant sous toutes ces formes afin de le préserver du malheur, des souffrances, de l’anéantissement, des foudres du créateur du déluge, face aux incohérences de sa création. Le mythe du déluge est planétaire, il vit dans l’espace et le temps de toutes les civilisations et traditions. Il est donc inhérent à la vie humaine et aux actions de l’homme. Pourtant Dieu lui-même a fait le constat que le déluge n’était pas la solution, c’est pourquoi il a voulu faire une alliance avec les hommes, en traçant un arc dans le ciel et en faisant planer au-dessus des eaux la colombe de la paix.

L’éditorial de la revue ESPRIT – Comprendre le monde qui vient- Janvier-février 2026. Titre « Monter dans l’arche ». Il est question en préambule du rappel « des heures sombres (…) de la guerre, des risques d’effondrement des régimes démocratiques, des périls climatiques et technologiques. (…) de basculement. » Le tissu du lien social, économique, des institutions, se déchire de toutes parts. Monter dans l’arche me fait penser à une fuite, à un renoncement, à une préservation, conservation du passé, nous voudrions céder à un entre-soi en abandonnant le monde. Le collectif rédacteur de l’éditorial parle de révolution, et conclu : « Dès lors que l’on se sent en marche vers un monde nouveau, qu’il soit enviable ou non, toute perspective de conservation de l’ancien se trouve décrédibilisée ». Cela donne le sentiment d’une désespérance profonde, l’abandon des lumières du passé pour vivre au présent et servir de base à la construction, l’inspiration de l’avenir. Les éditorialistes font le constat, un peu tardif me semble- t-il de la radicalisation, de l’appétence pour les forces extrémistes. Ils sont comme démunis face à cette submersion par la voie des urnes, ils ne sont plus dans le combat, les chevaliers de l’esprit et de l’Amour sont déjà dans l’après submersion, pour eux le barrage a cédé. Ils proposent simplement de s’équiper pour une traversée longue et périlleuse, ils commencent à remplir leur arche de désespérance. Néanmoins dans un dernier sursaut, comme avant la mort programmée il se réfère au poète Michel Deguy : « Comprenez-vous qu’il faut de toute urgence avant qu’il ne soit trop tard changer les livres en notre âme, faire monter dans l’arche toutes les figures, traduire sans relâche les paraboles en poèmes, en citations pour nos circonstances, en entretiens, en ordinaires du jour, traduire dans nos langues. »[1] Tenter de faire vivre le passé pour définir un avenir radieux, me semble insuffisant, nous sommes au point du jour, en colonnes armées, nous devons franchir les vallées, pour établir nos camps au sommet des collines éternelles en portant nos étendards avec fierté, dignité, pour reconstruire, rénover, le Saint Empire de l’esprit et de l’Amour fraternel. S’il faut donner du crédit au mythe du déluge, c’est simplement pour voir l’Arc dans le ciel. Les éditorialistes de la Revue Esprit clôturent fort heureusement leur propos avec la vision de la Lumière qui succède toujours aux ténèbres (Lux ex tenebris). « La pénombre des cales, comme le ventre de la baleine, est propice à l’apparition de ces lueurs. Les partager est sans doute le travail le plus important aujourd’hui ». Je dirais alors osons porter la lumière qui est en nous à l’extérieur pour donner de l’espoir aux jeunes générations et leur éviter de monter encore et toujours dans l’arche, cela suppose de parler un peu moins et d’agir un peu plus avec courage. Nous avons notre part à faire, nous savons qu’au sortir des ténèbres nos Frères, nous attendent, osons la fraternité !

 

                                            Jean-François Guerry.

 

 

Note : ce texte m’a été inspiré par la lecture de l’Éditorial de la Revue Esprit de Janvier et Février 2026.

 

 

[1] Michel Deguy- À ce qui n’en finit pas. Thrème, Paris Seuil collection « La librairie du XXème siècle » 1995. Non paginé.

MONTER DANS L'ARCHE
MONTER DANS L'ARCHE

La croix noire est utilisée par les bretons depuis le moyen-âge.
Il fut porté aux croisades.
C’est le plus ancien drapeau connu de la Bretagne...


Lors des deux premières croisades, tous les croisés arborent la croix rouge sur fond blanc. En 1188, le pape Grégoire IX accorde à chaque nation une couleur différenciée. Les bretons reçoivent pour leur croix la couleur noire. Porté par les Croisés Bretons jusqu’à Jérusalem, ce drapeau du christianisme militaire est hissé sur la mosquée Al Aqsa qui deviendra le quartier général des Templiers.

LA LUMIÈRE DE L'ARC EN CIEL
MONTER DANS L'ARCHE

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Publié le par Jean-Laurent Turbet

Cet article est reposté depuis Le Blog des Spiritualités.

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Publié le par JEAN DUMONTEIL
BLOG SENTIMENT OCÉANIQUE JEAN DUMONTEIL
BLOG SENTIMENT OCÉANIQUE JEAN DUMONTEIL

 

Laisser l’univers advenir dans sa nudité première, comme à l’aube du regard.
Ne rien forcer. Se tenir là, immobile, dans la fine lumière qui apparaît.

S’émerveiller, c’est accueillir l’invisible.
Non pas l’évasion d’un autre monde, mais l’irruption secrète du réel profond, celui qui murmure sous la surface des choses.
C’est consentir à la beauté sans vouloir l’enfermer, laisser le mystère demeurer mystère, laisser la merveille nous traverser comme un souffle que rien ne retient.

S’émerveiller du simple et du minuscule : d’un scintillement sur la neige, de la fragilité de l’enfant de Bethléem, prince de la paix. S’émerveiller de la force des mères.
S’émerveiller du vaste, de la nuit et de l’étoile, de ces immensités qui ne nous appartiennent pas.
Dans l’un et l’autre, sentir l’infini — une présence qui s’insinue, se déploie, et toujours veille.

L’émerveillement est passage.
On ne s’émerveille jamais sur soi-même : toujours, on franchit un seuil — et l’on se tait.
On quitte le vacarme des certitudes pour entrer dans le silence de l’œil, là où le monde se donne à nouveau, dans sa clarté naissante.

Et Noël, peut-être, n’est rien d’autre que cela :
ce moment mystérieux où le cœur consent à naître encore,
où la nuit se laisse percer par une lueur si humble qu’elle en devient infinie.

Illustration: visiteurs à l'exposition “Georges de La Tour, entre ombre et lumière“, jusqu’au 25 janvier 2026, musée Jacquemart-André, à Paris.

BLOG SENTIMENT OCÉANIQUE JEAN DUMONTEIL
BLOG SENTIMENT OCÉANIQUE JEAN DUMONTEIL

Connaître,
c’est allumer une allumette dans la nuit,
qui éclaire un bref espace
et révèle l’immensité de la ténèbre.

La connaissance est cheminement,
compagne de l’expérience.
Elle n’est pas le savoir.

Le savoir qu’on accumule
n’est qu’expertise, calcul
et non ce qui ouvre au mystère.

Connaître, c’est pouvoir contempler l’inconnaissance :
appréhender les limites,
et par-delà désirer l’infini,
l’absolu, l’ultime.
Plénitude d’une connaissance
jamais atteinte.

S’approcher de la connaissance,
s’accoutumer au mystère,
en respecter le secret.

Connaître n’est pas posséder la lumière,
mais consentir à l’éclair
qui révèle la nuit.

On voudrait connaître et faire connaître,
mais on ne fait que transmettre
ce qu’on ignore
avec ce qu’on croyait savoir.

Et pourtant, connaître et aimer,
comme Adam connut Ève,
dans l’acte vital qui engendre la vie.
Amour du mystère qui se transmet.

LA LUMIÈRE POUR VOIR LES MERVEILLES DE LA NATURE.
BLOG SENTIMENT OCÉANIQUE JEAN DUMONTEIL

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Publié le par Jean-François Guerry
LES MAINS OUVERTES...
Photo de simon_berger sur Unsplash

LES MAINS OUVERTES…

 

Hier, j’ai assisté, non j’ai vécu, j’ai participé, j’ai partagé, la cérémonie d’initiation d’un profane. Ce n’est pas ma première fois, et pourtant c’est toujours la première fois. Au-delà du rituel parfaitement respecté et exécuté, ce qui est de rigueur et rend cette cérémonie solennelle, unique, et émouvante pour le candidat et tous les Frères présents. Ce fut un moment d’ouverture de nos mains, de notre cœur, pour recueillir le bien le plus précieux, un nouvel initié. Un nouveau maillon d’une grande chaîne fraternelle et universelle.

Un moment inexplicable, où je vivais un peu plus, à travers le corps et l’esprit de ce nouveau Frère. Les douleurs liées à mon âge et les douleurs de ma vie étaient allégées. Je ne voyais que les yeux étonnés et brillants de ce nouvel initié. C’était comme la saveur d’un fruit coloré par la lumière de l’été. Quoi de plus émouvant en effet pour un vieil homme comme moi, de recevoir le don de ce nouvel enfant de la Lumière, fécondé, né devant mes yeux. Je voulais dire ce matin simplement merci, profondément merci à ce nouveau Frère. Chaque fois que nous tendons nos mains, il y a en face de nous un Frère qui nous accueille. C’est pourquoi comme disait à peu près Victor Hugo : « On voit la flamme aux yeux des jeunes gens » et pour moi c’est cette flamme, qui se transforme en moi en lumière. J’ai vu hier soir une nouvelle étoile briller dans la voûte étoilée à minuit.

 

                                            Jean-François Guerry.  

LES MAINS OUVERTES...

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Publié le par YANN
Histoire ou Politique ?  Réalité ou Fiction ?

Réformer est-il français ? 

Des démocraties développées, la France est celle qui présente le profil institutionnel, économique et social le plus heurté depuis le 19ème  siècle, avec une alternance brutale de périodes de décadence et de phases de redressement. Cette instabilité chronique trouve ses causes profondes dans la radicalité du projet révolutionnaire de 1789 qui, contrairement aux processus britannique ou américain, a entendu fonder la liberté sur une rupture totale avec la tradition ou la religion, conférer une primauté absolue au politique, instituer une confrontation directe entre l'État et les citoyens qui récuse toute médiation. Elle s'accompagne d'un profond conservatisme, qui se manifeste par une extrême difficulté à s'adapter aux transformations du système géopolitique et économique. 

Ainsi, à la fin du 19ème  siècle, la France est-elle passée à côté de la deuxième révolution industrielle et s'est-elle enlisée dans la grande crise des années 1880, en raison de la résistance  farouche opposée par le monde rural à  l'urbanisation et à  l'industrialisation, symbolisée par les lois Méline. 

Pour faire court, nous pourrions citer les années 1930 où la France s'est enfermée dans la déflation du fait d'un attachement fétichiste à l'étalon-or et de l'opposition des secteurs traditionnels de l'agriculture, de l'artisanat et du commerce à l'émergence de l'industrie et de la consommation de masse… 

Faisons un saut quantique dans l'histoire des faits économiques pour arriver à la période contemporaine. La France reste, au début des années 2000 le seul des grands pays développés à n'avoir pas surmonté la crise des années 1970 à cause de la rémanence du capitalisme d'État et de l'économie administrée, ne renouant avec la croissance intensive (de l'ordre de 3 % ) que durant les éphémères embellies de la fin des années 1990, tandis que le taux de chômage n'est jamais durablement revenu en deçà de 9 % de la population active. 

Certes, des changements sont intervenus, mais inachevés et contraints. En 1981 comme en 2003, la décentralisation est restée tronquée, faute de choix clairs sur la simplification des niveaux d'administration, sur les blocs de compétence et sur les financements (les collectivités restant en réalité sous la tutelle financière de l'État), faute surtout d'être accompagnée d'une rationalisation parallèle des services de l'État. Les tournants de la rigueur de 1983 et 2003 ont été effectués sous la menace de sanctions extérieures : sortie du SME et intervention du FMI dans le premier cas, amendes prévues par le pacte de stabilité dans le second. Mais la position schizophrène qui a consisté à moderniser les entreprises tout en figeant les structures politiques et sociales a entraîné des coûts très élevés : coûts politiques avec une crise démocratique endémique, qui a touché aussi bien la représentation que les institutions, minées par la multiplication des cohabitations; coûts économiques, avec l'enfermement dans la croissance molle et le chômage de masse; coûts sociaux avec la déstructuration de pans entiers de la population et du territoire français, basculant soit dans l'anomie et la délinquance, soit dans la misère pour ce qui est des zones en voie de désertification, avec surtout l'exclusion d'une jeunesse dont le taux de chômage atteint 18 % et le taux de pauvreté 15 %.  

La 5è République conjugue désormais les travers de l'Empire et du parlementarisme des 3ème  et 4ème  Républiques : elle est monarchique et impotente, autoritaire et aboulique, illibérale et indécise ; elle fonde sa stabilité toute relative sur le refus systématique de l'exercice du pouvoir et de la responsabilité de l'action. Le régime est non seulement mixte-présidentiel et parlementaire, dyarchique - car partageant l'exécutif entre le Président et le Premier ministre- mais désormais bi-constitutionnel - car alternant de manière aléatoire les phases de présidentialisation et les périodes de cohabitation. Enfin, comme tout pouvoir faible, il se dirige inéluctablement vers la banqueroute, avec une dette publique réelle à la charge du contribuable atteignant les 3 345,4 milliards d'euros, soit environ 113,9 % du PIB. 

 

La France va trop bien pour que cela aille mieux 

Le plus grand outrage que l'on puisse faire à la vérité, c'est de la connaître, et en même temps de l'abandonner ou de l'oublier. 

Bossuet 

"Un emprunt forcé auprès des 20 000 contribuables les plus aisés du pays ? La dernière idée émanant des discussions budgétaires est à la hauteur de l'ensemble du débat : anecdotique. Les grands enjeux de modernisation de notre économie n'auront jamais été abordés durant ces longues heures d'invectives parlementaires. L'intelligence commune étant mobilisée sur une unique question : qui taxer ?" écrit l'économiste Anne de Guigné. 

Le décrochage n'est sans doute pas assez visible pour que la puissance publique ose s'attaquer aux réformes difficiles. L'histoire nous l'a appris : en démocratie, les électeurs ne se résolvent aux réformes drastiques que lorsqu'ils s'y sentent acculés. Les gouvernements capables d'anticiper les crises à venir et d'en amortir le choc sont une vue de l'esprit. Nous l'avons aujourd'hui oublié, mais Reagan comme Thatcher sont arrivés au pouvoir soutenus par un vent d'exaspération populaire face à ce qui était perçu comme un profond délitement des deux pays. Le mandat de Jimmy Carter (1977-1981) fut marqué au fer rouge par l'inflation et les tensions avec l'Iran. Du côté de la Grande-Bretagne, c'est l'humiliation de la demande au FMI du plus grand emprunt jamais accordé par l'Institution qui mobilisa les électeurs en faveur de la candidate conservatrice. 

De la même manière, les pays européens qui affichent aujourd'hui les fondements économiques les plus solides sont ceux dont les populations ont accepté, d'abord sous la contraintes des créanciers puis en votant élections après élections pour des exécutifs réformateurs, des ajournements drastiques en matière de protection sociale ou de dépenses publiques. L'Espagne, dont le gouvernement socialiste baissa de 50 milliards d'euros les dépenses publiques sur trois ans, diminua de 5% le salaire des fonctionnaires, gela les pensions, augmenta la TVA, a vu son économie se redresser à la fin des années 2010. Le Portugal a suivi une voie parallèle. En 2010, son déficit dépassait les 11% du PIB ; l'exécutif de Socrates multiplia les réformes : augmentation de la TVA, suppression des 13ème et 14ème mois des fonctionnaires, non remplacement d'un agent public sur deux partis à la retraite, concertation pour réformer le régime des retraites … 

Réformer est-il français ?  

"Sire, quand on voit où les bonnes têtes ont mené le pays, il ne serait peut-être pas inutile d'essayer les mauvaises", suggéra un jour Mirabeau à Louis XVI. En vain.  L'instabilité politique chronique de la France depuis 1789 soulève la triple question des causes de la réticence aux réformes, d'un mode de modernisation par secousses brutales et par en haut, piloté par l'État et symbolisé par les changements de régime à répétition, de la responsabilité respective des citoyens et de la classe politique enfin.  

Ce qui distingue la France des autres démocraties développées, c'est le rôle central du politique et de l'État dans la conduite du changement, notamment du fait de la centralisation extrême de la nation. Et c'est de la qualité du système de décision public que continuent à dépendre fondamentalement non seulement les performances économiques mais la stabilité sociale du pays,. Certes, la politique et l'État ne peuvent pas tout en France mais sans un système politique et un État en ordre de marche, on ne peut rien. Or il est certain que la 5ème République traverse une crise aiguë qui, contrairement aux apparences, continue à s'aggraver. 

Que conclure ? Sans doute qu'aujourd'hui la France va encore trop bien pour décider d'aller mieux. La réduction du déficit est envisagée uniquement, ou presque, par l'angle des augmentations d'impôts. Le déni risque de durer pour la France qui, en raison du poids astronomique de sa sphère publique (55% de la richesse créée chaque année) peut encore durant quelques belles années s'enfoncer doucement, sans souffrance excessive, dans la dépression. Avant de toucher le fond, c’est-à-dire avant d'être rattrapée à la réalité par ses créanciers, et d'envisager enfin le rebond. 

"Pour les États comme pour les hommes, ce sont les plus grands périls qui procurent le plus de gloire", constatait Thucydide. 

YANN

Histoire ou Politique ?  Réalité ou Fiction ?
Histoire ou Politique ?  Réalité ou Fiction ?
Histoire ou Politique ?  Réalité ou Fiction ?
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Histoire ou Politique ?  Réalité ou Fiction ?
Histoire ou Politique ?  Réalité ou Fiction ?
Histoire ou Politique ?  Réalité ou Fiction ?
LA LUMIÈRE DE LA VÉRITÉ
Histoire ou Politique ?  Réalité ou Fiction ?

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Publié le par Jean-François Guerry
LE TEMPS DES COMBATS

LE TEMPS DES COMBATS

 

C’est dans l’air du temps, il faut s’armer pour éviter les guerres futures, le temps du combat est revenu, quel combat, pour quelles victoires ?

« C’est en vain qu’on se glorifie de la victoire qu’on a remportée sur un ennemi, si on a laissé remporter une sur soi à la colère où à l’orgueil. »[1]

 

Le premier des combats du Chevalier de l’esprit, est un donc un combat sur lui-même. Il a travaillé, à l’élévation de son esprit, c’est son premier combat contre ses premiers démons que sont l’ignorance, le fanatisme et l’ambition. Son deuxième combat est celui de la défense de la justice contre la vengeance et la haine qui ne sont que souffrances. Il aura besoin pour vaincre de la lance de Saint-Georges et de l’épée de Saint-Michel, les dragons ont mille têtes et se reproduisent sans cesse, ils viennent de l’est et plus improbable aussi de l’ouest là où nous ne les attendions pas !

Retirés sur notre Aventin, occupés à la jouissance de nos plaisirs, nous avions oubliés nos devoirs et notre Devoir. Oublié aussi les lumières du passé qui nous font vivre au présent et nous dirigent dans l’avenir. Oublié nos combats pour les vertus, oublié notre courage, notre vaillance.

Oublié les Cathédrales, les Temples de l’Esprit, nous nous prélassions au bord du fleuve, oublié la Jérusalem céleste, dans les rues de Dubaï la nouvelle Babylone nymphe de nos passions tristes.

Un matin, au point du jour, une grande lumière commence à paraître, sur les ruines du temple de pierre, sortant du centre de la terre, du centre de l’idée. Le Chevalier règle sa nouvelle vie sur les vertus qui libèrent son esprit. Il va au grand rassemblement avec son glaive en main, pour rétablir le Saint- Empire de l’esprit et l’Amour. La main en visière il aperçoit au loin ses Frères réunis, prêts pour un nouveau combat, une nouvelle croisade. Non pas pour sa gloire et son orgueil personnel, mais pour le règne de l’Amour et de la Fraternité. Ses Frères de combat sont : Franklin, Livingston, Washington etc… Ses lumières sont : Kant, Voltaire et Rousseau, ses droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à toutes les oppressions. Le combat pour l’égalité grâce aux institutions justes est à nouveau à faire, nos institutions sont attaquées elles sont les garantes de la justice et de la sollicitude qui sont dès lors menacées. Cette menace vient de deux côtés de l’est et de l’ouest, nous devons sortir de cet étau par le combat, par nos pensées et nos actions.

                                            Jean-François Guerry.

 

[1] Bernard de Clairvaux, Éloge de la nouvelle chevalerie, Alicia Éditions 2020 Page 7. Citation reprise dans une revue maçonnique dans un article de A. J.

LE TEMPS DES COMBATS

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La main tendue de Dieu- par Yongsung Kim.

La main tendue de Dieu- par Yongsung Kim.

AU-DELÀ DE CES TEMPS OBSCURS…

 

 Revenons au primordial : « Que les eaux qui sont sous le ciel s’amassent en un seul endroit et qu’apparaisse le continent » et il en fut ainsi. Dieu appela le continent Terre et la masse des eaux mers, et Dieu que cela était bon. » [1]

L’esprit planait alors à la surface des eaux, dans la vacuité cosmique primordiale, ténébreuse et inintelligible, sans forme et vide.

La « voix » du verbe pleine de lumière, ne s’est pas encore faire entendre. Elle sera précédée par le « souffle » silencieux, chargé de la pure et insaisissable puissance reproductrice. C’est le même souffle qui passe du divin, dans le corps et l’esprit du Vénérable Maître et se répand dans le corps et l’esprit du nouvel initié, c’est la force reproductrice : Qui crée ! Constitue ! et Reçois ! chaque nouvel homme. L’Esprit, éther primordial, principe premier de toute substance, potentialité pure. C’est le matin du cinquième jour, le jour flamboyant où l’homme est dans la lumière de l’étoile flamboyante, la Jérusalem céleste est descendue sur la Terre qu’elle illumine. « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa ».[2] Le cinquième est le jour de l’homme nouveau. C’est l’Apocalypse, dévoilement ou révélation vous choisirez ! Jean dit : « Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle ». Et celui qui siège sur le trône déclara : « Voici, je fais l’univers nouveau » [3]Espérons en confiance et en sérénité, dans ces temps incertains, en Chevaliers de l’Universel, de tous les Camps, espérons en combattants pour la justice et l’équité avec la loi d’Amour chevillée au Cœur, parce qu’il est écrit depuis le début des temps que : « les lâches, les renégats, les dépravés, les assassins, les impurs, les sorciers, les idolâtres, bref tous les hommes de mensonge, leur lot se trouve brûlant de feu et de soufre : c’est la seconde mort ». [4] Rien, ne peut arrêter le rassemblement des hommes, et les hommes assoiffés du désir d’Amour recevront leur salaire. Parce que la cité, n’a pas besoin des lumières artificielles, ni même celle de la Lune et du Soleil pour s’éclairer, c’est la Gloire de Dieu qui illumine et l’Agneau est son flambeau. Il y a donc lieu au-delà de ces temps obscurs d’être toujours dans l’espérance du retour de la Lumière et de la Vérité.

 

                                            Jean-François Guerry.  

 Inspiré par un texte de Gérard Petit paru dans une revue maçonnique.

 

[1] Genèse I, 9 Bible de Jérusalem Page 19.

[2] Ibid I,27.

[3] Apocalypse de Jean- XXI, 1,5.

[4] Ibid (3). XXI, 5.

LA LUMIÈRE DE L'ESPÉRANCE ÉCLAIRE LES HOMMES DE BONNE VOLONTÉ
AU-DELÀ DE CES TEMPS OBSCURS…

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LE BIEN ET LE MAL - DESCRIPTIF APRÈS L'ARTICLE

LE BIEN ET LE MAL - DESCRIPTIF APRÈS L'ARTICLE

LE BIEN ET LE MAL…

 

Il est parfois difficile de trancher, de juger entre le bien et le mal. Il faut faire appel à l’esthétique de la morale. Nous avons tous, du moins je l’espère pour vous, quelqu’un que nous considérons comme notre meilleur ami. C’est en m’inspirant de ce meilleur ami, en le voyant vivre et réagir aux événements que j’ai discerné un peu mieux la différence entre le bien et le mal. J’ai appris de lui de ses différences. Mon ami, mon Frère ne m’a jamais sermonné quand j’ai commis une mauvaise action, pas plus qu’il n’a brandi devant moi l’exemple d’hommes meilleurs que moi pour que je les imite. Pourtant, il a toujours exigé que je respecte les autres, que je sois attentif à leurs besoins, que me soucie de leurs peines. Il a été exigeant avec moi, me demandant de ne jamais lui mentir, tout en préservant mes secrets. Il pense que cela est la « décence ». Il m’a montré sa réprobation de manière directe quand il pensait que je n’étais pas à la hauteur de mes propres exigences. Quand je faisais quelque chose de mal, en particulier vis-à-vis d’un autre, il n’a pas hésité à me dire arrête ! Et je me suis arrêté, comprenant que je faisais quelque chose d’indécent. Ce qui résonnait en moi comme un conseil, devenait soudain un impératif catégorique. Mon ami, ne m’a pas enseigné de grands principes moraux, il m’a simplement montré ma responsabilité. Ma responsabilité devant ma conscience à laquelle je devais rendre compte, rendre des comptes, il m’a dit simplement tout n’est pas moralement permis. Mon ami, ne m’a jamais parlé de Dieu, ou d’un ordre ou encore d’un châtiment divin. Même il ne m’a jamais infligé une punition, sa réprobation était souvent silencieuse mais bien visible. De la même manière, il ne m’a jamais promis des cadeaux, des récompenses. Pour lui faire le bien est normal, c’est une chose de sa vie ordinaire. Il ne m’a jamais dit, si tu fais bien ceci ou cela, tu auras ceci ou cela. D’ailleurs au fond, il n’utilise pas le terme de bien ou de mal. Il ne me dit jamais tu es bon ou tu es bien. Plus simplement en me voyant vivre et agir, il blâme ou il loue mes actions. Il sait aussi se moquer de moi, de mon enthousiasme pour n’importe qui ou n’importe quoi, me mettant en garde contre mon aveuglement sans pour autant me dissuader d’agir, ni même me déconseiller d’agir. Simplement il me suggère d’être prudent, me laissant moi-même prendre mon risque. Cet ami m’a souvent dissuadé de couvrir de cadeaux, ceux qui ne m’en font jamais, ce n’est pas leur apporter de la joie, c’est les faire souffrir de nos différences, jusqu’à l’humiliation pour eux et l’orgueil pour moi. C’est pudiquement ce que l’on appelle un manque de tact. Détromper vous, je ne fais pas l’éloge de mon ami de mon Frère pour le plaisir, pour mon plaisir ou le sien. Mais simplement parce que je commence à comprendre, que tout ce qu’il dit « être naturel » en fait ne l’est pas du tout. C’est plutôt exceptionnel et unique et je mesure la chance d’avoir un tel ami. Il est une autorité morale naturelle, il tient cela de son caractère. Il émane de lui une intuition absolue, il est un bon caractère, c’est pourquoi ses conseils m’apparaissent comme un impératif absolu. Cet ami, m’aide à voir chez les autres les mêmes traits de caractère que je vois chez lui, bien sûr cela n’a rien d’extérieur les autres n’ont pas le même physique que lui. Mais, certains d’entre eux, j’en ai l’intuition ont la même force intérieure naturelle. Ce sont souvent des êtres simples et pourtant raffinés qui aiment les arts, la musique, la poésie. Ils ont la faculté d’être en joie, ils savent s’entourer de belles choses. Ces êtres parlent peu de la beauté, ils vivent entourés par la beauté, jusqu’à être beaux eux-mêmes. Ces amis, ces meilleurs amis ne restreignent jamais notre liberté, ils nous persuadent de faire nous-mêmes ce que notre personnalité nous commande de faire. Ces amis, ne sont pas toujours des grands intellectuels ou des grands philosophes, ils ont souvent appris l’éthique dans la littérature comme celle de Shakespeare par exemple. Ces amis, nous apprennent au fond ce qu’est l’exception et nous permettent de voir les autres différemment, ils convertissent notre regard sur nous, les autres et le monde. Gloire à tous ces amis ! Qui nous aide à voir le bien et le mal.

 

                                            Jean-François Guerry.

Descriptif du tableau de Victor Orsel 1795-1850. Le bien et le mal.

Ce tableau de grand format, empreint de symbolisme religieux, développe l’histoire de deux jeunes filles qui personnifient deux principes : le Bien et le Mal. De part et d’autre d’une allégorie centrale, une succession de petites saynètes décrit, en les opposant, leurs parcours respectifs. La première, vêtue de vert, représentée sur la gauche, suit une voie de sagesse et de vertu, qui lui assure une vie sereine et heureuse. À droite, la seconde se laisse tenter par la passion et s’engage dans ce qui est décrit comme une vie dissolue, cédant aux avances d’un chevalier, qui la délaisse après la naissance d’un enfant. Rejetée par sa famille, elle se pend. Les symboles, ornements et formules latines accentuent le message. 


Par le choix du format, cintré dans sa partie supérieure, l’utilisation de fonds d’or et la juxtaposition de plusieurs scènes d’une même histoire, Victor Orsel reprend volontairement certaines caractéristiques des tableaux d’église de la fin du Moyen Age et des débuts de la Renaissance. Pourtant, cette œuvre ne répond à aucune commande religieuse, mais ambitionne de produire une grande peinture à caractère moral et chrétien. Désireux de mettre son art au service d’un renouveau religieux, l’artiste lyonnais s’oriente vers une conception formelle et spirituelle de la peinture marquée par l’exemple des peintres italiens du XVe siècle et d’un groupe d’artistes allemands rencontrés à Rome, les « Nazaréens ». Manifeste de cette nouvelle esthétique, cette œuvre sera présentée au Salon de Paris en 1833.

LE BIEN ET LE MAL
Tempête Goretti à Ouessant. étiquette Le Télégramme
LE BIEN ET LE MAL

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