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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
École d'Athènes par Raphaël

École d'Athènes par Raphaël

ÉTHIQUE OU PRATIQUE ?

 

En 2021 j’écrivais mon premier livre : « Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie ». Depuis je n’ai pas cessé ma réflexion sur ce thème, que j’enrichis périodiquement, ou plutôt presque quotidiennement par ma pratique maçonnique. J’écris, quand d’autres parlent seulement, d’autres méditent en silence, ils s’enrichissent tout autant, mais les bienfaits de leur action ne sont pas partagés. J’ai la faiblesse de croire qu’arriver à un certain âge, le peu de temps qui nous reste doit être consacré toujours et encore à la recherche des savoirs, mais surtout à la Connaissance c’est-à-dire à l’Amour du partage.

Les philosophes antiques, mais aussi les modernes sont le plus souvent préoccupés par la construction de systèmes, d’écoles de pensée, qu’ils s’efforcent de diviser, de structurer, de classer, au risque d’émietter leur pensée originelle. Ils veulent sans doute s’affirmer et au mieux laisser une trace de leur passage. Ils se saisissent parfois d’éléments disparates, piochés dans diverses écoles ou systèmes et en les assemblant, ils tentent de trouver une forme de cohérence. C’est une forme d’exégèse élaborée, que d’autres s’empressent de critiquer les accusant au mieux de plagiat au pire d’incohérence. Toute cette agitation intellectuelle finit par aboutir à une confusion, où chacun demeure persuadé d’avoir raison et cela donne corps à des conversations de cénacle où chacun compare ses degrés de savoir. Conversations qui finissent par n’intéresser que les locuteurs qui débattent entre eux, un entre-soi, bien loin des préoccupations existentielles des autres et même bien loin de toute élévation spirituelle qui pourrait améliorer la société. Nous devons nous interroger à propos des philosophes de l’antiquité : leur tâche principale était-elle la rédaction d’un écrit, ou d’écrits ? Il semble à l’analyse que non. En effet tout le monde semble d’accord que les principaux d’entre eux non rien écrit. C’est le cas de Pythagore considéré comme le premier sage, le premier philosophe, l’inventeur même de la philosophie et pourtant il n’a rien écrit ! Pour Socrate il en est de même, c’est Platon qui nous rapporte sa pensée, Plotin même le néoplatonicien tardif dont les Ennéades ont été classées et parfois réécrites par Porphyre. Et pourtant nous pouvons constater qu’ils nous ont laissé un héritage. Nous pouvons donc légitimement nous poser la question, est-ce que la tâche primordiale, essentielle d’un philosophe est la rédaction d’un écrit ? Victor Goldschmidt éminent philosophe, et historien français d’origine allemande, le pensait. Ainsi, il formula le postulat sur lequel repose la méthode structurale en philosophie : « La méthode structurale, dit-il met incontestablement l’accent sur l’œuvre écrite, comme l’unique témoignage où se manifeste une pensée philosophique. »[1] Cela semble évident comment pourrions-nous prétendre la pensée des philosophes antiques sans l’écrit. Pourtant, réfléchissons plus loin, nous constatons l’extrême lenteur des œuvres philosophiques écrites. Cela est du tout simplement parce que la communication était orale. Les dialogues de Platon en sont la démonstration, sans qu’il soit besoin d’argumenter. On notera de plus que les dialogues sont organisés par thème, visant sans nul doute un objectif pédagogique et inspirant pour une conduite de vie face aux événements de celle-ci, ils sont donc plus Praxis que theoria.

 

 

 

 

Conclusion

 

Éthique et Pratique.

 

J’ai volontairement écrit Pratique avec un « P majuscule », en forme d’égalité avec Éthique. Aujourd’hui nos hommes politiques à l’approche des élections éprouvent l’envie soudaine d’écrire. De se raconter et de nous raconter de belles histoires que nous sommes tentés de croire puisqu’elles sont mises par écrit. Après avoir dévoyé l’oralité tentent t’ils de convaincre par la sacralité de leurs écrits, inscrivant leurs promesses dans le marbre face à des paroles qui n’impriment plus. Plutôt que de nous parler d’éthique à longueur de journée, nous pourrions leur dire comme Socrate quand envisager de passer à la pratique ? La Franc-maçonnerie revendique elle dans ses travaux d’être dans l’éthique et au dehors de ses loges de passer à la pratique. Elle est pensée et action, fraternité humanisme et spiritualité, son initiatique n’a pas de sens sans la pratique de ce qu’elle enseigne. Ses exercices qui sont de formation sont aussi d’application dans l’homme et dans la cité. On vient en Franc-maçonnerie, non par vanité pour flatter son ego, mais pour agir sur soi et dans la société. Elle est une praxis vivante, faisons en sorte qu’elle soit vivace grâce à notre exemplarité et qu’elle inspire nos hommes politiques dans leur conduite et pas seulement dans leurs écrits.

 

                                    Jean-François Guerry.

 

[1] Victor Goldschmidt- Remarques sur la méthode structurale en histoire de la philosophie- Métaphysique et histoire de la philosophie, recueil d’études offert à Fernand Brunner. Neufchâtel 1981. Page 230.

ÉTHIQUE OU PRATIQUE
L'ACTION DE LA LUMIÈRE 
ÉTHIQUE OU PRATIQUE

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Publié le par Jean-François Guerry
Chers toutes et tous... Je serais absent du 20 au 26 joies de grand-père !!! Je vous propose en attendant quelques citations pour méditer....À bientôt

Jean-François Guerry

L'ABSENCE....
QUEL PLUS GRAND MANQUE QUE L'ABSENCE DE LUMIÈRE ?

QUEL PLUS GRAND MANQUE QUE L'ABSENCE DE LUMIÈRE ?

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Publié le par Philippe Dubach.
CHAPEAU MON FRÈRE !



Connaissez-vous Hatman ?

L’homme au chapeau noir... il apparaîtrait au moment de votre endormissement pour vous observer dans la pénombre...

Ce personnage fictif, connu de beaucoup, s’invite lorsque votre corps se fige dans le sommeil tandis que votre esprit demeure conscient. Observateur de votre paralysie, il incarnerait notre incapacité à agir, notre éternelle difficulté  à aligner pensées et actions...

Cette figure de notre inconscient collectif me rappelle l’homme au chapeau peint par Magritte : un homme, dont le visage est caché, porte un chapeau melon noir qui devient l'élément essentiel du tableau. 



Le peintre souhaitait-il nous faire passer un message ? Le maître du questionnement voulait-il nous inviter sur le seuil du vaste domaine de la pensée et de l’action ? 

Le chapeau noir semble, de toute évidence, appartenir aux symboles de notre mémoire collective : Magiciens, sorcières, druides tous portent un chapeau noir associé à des pouvoirs occultes ou au couronnement d'une sagesse incarnée dans son porteur.

La Franc-Maçonnerie n’échappe pas à l’utilisation de cet accessoire vestimentaire dans ses rituels. 

Pourtant le port du chapeau est passé de mode ! Que signifie cet abandon ? C'est cette question que je vous invite à explorer.

Cet accessoire couvrait nos têtes depuis l'aube des temps. Certains avancent une origine : 15000 ans av. J.C. en interprétant des dessins pariétaux qui ressembleraient à des têtes coiffées de chapeaux.

Le chapeau connaîtra son age d'or du moyen-âge  jusqu'à  l’Ancien Régime et l’époque napoléonienne où le fameux tricorne dérivera vers le bicorne

L'usage du chapeau a toujours évolué au cours du temps en fonction des modes mais aussi des usages sociaux. Parfois délaissés au profit de perruques atomiques, les chapeaux vont néanmoins laisser leurs traces indélébiles dans l'histoire, comme le célèbre bicorne militaire qui libérait la vue du champ de bataille, devenu iconique avec Napoléon ou le bonnet phrygien couronnant la célèbre et révolutionnaire Marianne.

Pourtant on remarque une disparition nette de l'usage des chapeaux autour les années 1960. Jusqu'alors nos vieilles photos noir et blanc affichaient immanquablement des têtes d'hommes coiffées de bérets, fédoras, melons... For sure aucun homme ne sortait dans la rue s'il n'était couvert ! Cet accessoire était à l'image de celui que représente actuellement le maquillage pour les femmes :  indispensable pour s'afficher en public. La tête nue d'un homme sans chapeau était comme la nudité d'un visage féminin non apprêté..

Le chapeau répond tout d'abord à un usage utile notamment pour se protéger des rayons mordant du soleil ou de la pluie. Ces chapeaux utilitaires sont devenus de nos jours des accessoires spécialisés : chapeaux de paille, casques de chantier, casquettes des joueurs de tennis...

Au-delà de son utilité, le chapeau contient également un marqueur social et identitaire fort. Dis-moi ce que tu mets sur ta tête et je te dirais qui tu es ! 

Le chapeau se nomme également par un autre nom bien nommé : le couvre-chef. Sans équivoque le chapeau est une extension visible du statut social par le couronnement de la tête il grandit, identifie et met en valeur son porteur. 


 

 



De la cagoule, en passant par les casquettes des éternels ado, les panamas des bobos campagnards, les feutres des sophistiqués, les laines et poils de castors ou de lapins des plus fortunés et même les mitres posées sur les crânes ecclésiastiques, les chapeaux racontent un peu de leurs possesseurs et présentent un reflet assumé de leurs statuts sociaux, de leurs genres, parfois de leurs âges et  appartenances politiques ou religieuses...

De nos jours les chapeaux sont bien moins utilisés dans un but sociétale, ne restent que quelques marqueurs identitaires tels que la casquette du facteur, du pilote de ligne, la coiffe du policier, ou le casque du pompier. On remarque que la plupart des déguisements arborent un chapeau qui renforce l'apparence recherchée.

Parfois le chapeau devient symbole, comme le béret qui associé à une baguette de pain sous le bras d'un homme en Marcel se mue en image d'Épinal quasi universelle de l'identité française ! 

La symbolique du port du chapeau est forte. Pour autant la perte significative de son usage depuis les années 60 contient certainement en elle-même un sens. 

Sans preuve académique ni démarche historique, je vous partage humblement une observation sur la corrélation qui semble exister entre chapeaux, liberté et autorité.

En effet nos têtes semblent s'être dénudées en même temps que des combats pour l'égalité ont été gagnés. Petit à petit la rigueur des marqueurs vestimentaires est devenue suspecte. Dans les années 60 on refuse de plus en plus toute distinction trop lisible entre classes sociales, on opte pour un affichage plus neutre de la mixité et du vivre ensemble. 

De nos jours, il ne reste quasi plus rien de l'usage social des chapeaux qui ont cédé ce rôle aux vêtements et aux chaussures. Les marques ostensiblement imprimées sur nos textiles deviennent nos nouvelles identités et nos nouveaux marqueurs sociaux... la symbolique du chapeau est descendue dans le logo de nos basquettes...

Au-delà des libertés conquises l'abandon du chapeau est certainement le reflet d'un autre phénomène : celui de la perte du respect de l'autorité par ceux qui se sont sentis étouffés par les conventions et les codes sociaux.

Autrefois, pour saluer ou montrer son respect, le chapeau se relèvait ou s'otait. On rentrait dans un lieu en ottant son chapeau, pour signifier sa soumission ou au moins sa déférence. Cette révérence institutionnelle qui établissait un ordre hiérarchique s'est transformée en un geste anachronique.

Se découvrir et présenter une tête nue reflètait une attitude humble, symboliquement exposée prête à accueillir ce que l'on voudra bien nous dire. 

Ainsi le fidèle qui rentre dans l'église ôte son chapeau signifiant son ouverture à ce qui lui sera montré,  exposant le haut de son crane et symboliquement son esprit à l'altérité.  D'ailleurs l'aumône se demande toujours chapeau bas et retourné.

A contrario pour les israélites le port de la kippa représente symboliquement une considération à son Dieu, porter ce chapeau est donc une marque d'humilité. Le port de ce petit chapeau rappelle au fidèle qu'au dessus de lui se tient quelque chose qui le dépasse et qu'il se doit d'avoir une attitude humble et respectueuse.

L'usage du chapeau imposait des règles : Quel chapeau mettre ? Quand le porter ? Quand l’ôter ? Devant qui se découvrir ?...
Il n'existait pas de règles écrites elles étaient transmises par l'usage et la tradition.

L'affaiblissement de ces rituels sociaux marque le virage révolutionnaire que notre société s'accorde par rapport à l’autorité en général. 


 

Globalement l'informel devient la norme et la reconnaissance de la différence de l'autre, de sa place et de sa posture dans la société sont brouillées. La perte de ces repères et de ces usages rituélisés traduisent l'émergence d’un individu en quête de liberté, ce même individu se retrouve sans repère, isolé face à son identité et son positionnement dans la société. 

L'abandon du chapeau témoigne à mon sens du déplacement de la symbolique du collectif vers l’identité individuelle. Porter le chapeau signifiait assumer ses responsabilités, ou au moins celles que son chapeau symbolisait. Aujourd'hui plus personne ne veut "porter le chapeau" et assumer ses pensées et assumer sa place dans une structure sociétale.

Aujourd'hui avec le chapeau absent, c'est la chevelure qui s'affiche, plus intime, reflet de l'ego et du soi, miroir de la conscience. Sans couvrir sa chevelure on expose symboliquement son identité intime aux jugements de tous. C'est pourquoi un chapeau de substitution apparaît celui du maquillage de la chevelure. Je parle de la coiffure, de plus en plus sophistiquée, et individualisée comme celles des joueurs de football qui se défient devant les caméras plus que sur le terrain à coups de ciseaux à qui aura la plus belle crête. 

Dans cette quête individuelle, sans repère bon nombre d'individus se raccrochent aux marqueurs identitaires les plus basiques : argent, religion, voiture... et se rapprochent de ceux qui leur ressemblent. 

Le temps des chapeaux est révolu. Il laisse le champ libre au communautarisme, aux groupes identitaires, aux followers (suiveurs au sens panurgien du terme) qui font légion. A croire que les temps barbares des clans est revenu.

Les chapeaux sont tombés de nos têtes en même temps que montait notre quête identitaire, mue par une opposition farouche au patriarcat et à la hiérarchie pyramidale pesante. 

Dans un cadre rendu fragilisé par l’effacement du collectif traditionnel, l’individu est désormais chargé de se définir lui-même. Il cherche avant tout la reconnaissance et la sécurité. Cela le conduit à se rapprocher de ses semblables, car la ressemblance rassure et évite la remise en question.

Qu'est devenu le courage de créer une relation avec ceux qui pourraient nous élever ? Cela supposerait d’accepter l’asymétrie, la critique, l’inconfort de l'altérité et de la
différence. 

Or, dans une culture moderne valorisant l’égalité et le bien-être émotionnel, l’exigence et la transmission sont souvent perçues comme des menaces. 

Les relations deviennent alors horizontales et affinitaires, favorisant l’entre-soi plutôt que l'enrichissement par la différence. L'identité se fige, se protège, au lieu de se construire dans la confrontation à l’altérité

Sans affirmation mais avec conviction, j'identifie l'abandon du chapeau comme un marqueur fort de cet affaiblissement du désir d’élévation au profit du confort identitaire.

Il est demandé aux Maîtres Franc-maçons de se " couvrir ", c'est-à-dire de porter un chapeau noir à large bord. Serait-ce pour s'afficher incarnant une autorité spirituelle ? 

Pour ma part, je ne le pense pas si l'on se place dans le monde profane. 

Nul doute que porter un chapeau, d'autant plus de nos jours, ne passe pas inaperçu et demande à son porteur d'en assumer l'usage et de soutenir les regards de ceux qui vont vous l'observer. 

Le chapeau de Maître se porte uniquement dans un lieu et un temps sacrés, il symbolise avant tout une immense responsabilité, celle d'honorer son devoir, afin d'être digne des valeurs de la Franc-Maçonnerie, le Maître étant celui qui transmet en montrant l'exemple de son propre cheminement. 

Le chapeau du Maître devient autant l'emblème de son indépendance d'action et de son autonomie d'esprit que de son engagement à transmettre, loin de l'anachorète, le maître ose se montrer.

Symboliquement le chapeau du Maître couvre l'ego qui doit non pas se taire mais être contenu intérieurement pour servir l'Ordre en maîtrisant ses passions afin de bâtir des cachots pour ses vices et élever des temples à la Vertu.

Le Maître maçon n'est pas un bloc taillé de marbre silencieux au contraire il tente d'être un temple de corail vivant et symphonique.

Au REAA le chapeau de Maître est souvent un simple calot noir orné d'une brodure dorée dessinant les lacs d'Amour. On pourrait y voir à l'image d'une kippa, un symbole qui rappelle à son vénérable porteur la permanence de ce qui le dépasse et son devoir de rigueur dans la transmission immémoriale.

Le chapeau s'apparente à la cloche de forçage que les jardiniers placent sur leurs plants. Il rappelle l'attention constante que le jardinier doit donner à son œuvre. Le vaste domaine de la pensée et de l'action constitue un champ fertile où chacun peut y planter ses graines et ensuite y récolter les fruits.

Mais comme avec toute terre prometteuse nous devons veiller à la travailler avec respect et humilité pour qu'elle demeure fertile.

Cueillir les fruits des autres est simple surtout lorsque celui qui a planter et élever l'arbre a toujours parler de partage et de transmission.

Sans respect, se nourrir aveuglement sur cette terre fertile la rendra stérile si l'on n'y prend garde. 

Nos dogmes et notre frénésie de nouveauté sont les pesticides et les engrais chimiques répandus sur la terre qui épuisent l'humus dont nous nous nourrissons.

Ne devons pas de simples consommateurs qui ne donnent rien en retour, au contraire tentons que notre passage fertilise par le sel la Véritable source où nous nous nourrissons.

Philippe Dubach.

CHAPEAU MON FRÈRE !

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Publié le par Jean- François Guerry
FESTI LUMI BONIFACIO

FESTI LUMI BONIFACIO

VISITE DU GRAND MAÎTRE DE LA GRANDE LOGE DE FRANCE. Jean-Raphaël NOTTON  EN CORSE. TERRE DE LUMIÈRE

 La communication vue sur le Blog Maçonnique 450 FM, reprise sur : corsenetinfos.corsica par Manon Perelli.

À LA LUMIÈRE DE LA CORSE
À LA LUMIÈRE DE LA CORSE
À LA LUMIÈRE DE LA CORSE
À LA LUMIÈRE DE LA CORSE
À LA LUMIÈRE DE LA CORSE
À LA LUMIÈRE DE LA CORSE
À LA LUMIÈRE DE LA CORSE
Clara Luciani - son nom signifie : "Petite lumière en Corse'
À LA LUMIÈRE DE LA CORSE
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Publié le par Jean-François Guerry
Vénus Khoury-Ghata.

Vénus Khoury-Ghata.

Le Grand Architecte de l’Univers sur notre Chemin.

 

S’il était plus riche il aurait chaussé les routes, mis des pèlerines aux arbres pour les protéger, des couvertures de laine aux près pour éviter qu’ils ne gèlent.

 

S’il était moins distrait il aurait au moins donné le nom d’une rue à son fils.

Prévu des vespasiennes aux nuages qui s’oublient trop en passant sur nos têtes.

Il aurait donné un sexe aux anges pour qu’ils soient plus nombreux sur terre.

 

S’il était un bon bricoleur il aurait mis un bouchon sur les cratères des volcans et prévu d’installer une sirène «Vérisure» pour nous prévenir des tremblements de terre.

 

S’il était plus prévoyant, il aurait muselé la force des océans, blindé toutes les portes des continents, et commandé un œil de rechange pour mieux surveiller son humanité.

 

S’il était un peu plus Grand, il nous aurait gavé tous de nourritures, supprimant les disettes. Il nous aurait saoulé du vin de la Connaissance et d’eau pure. Ce serait Cana tous les jours. Au lieu de perdre son temps à faire un chemin au milieu de la mer, quelle idée !

Il aurait mieux de dessaler l’eau de mer, ce serait la mer à boire.

 

Et au fait moi enfant de la Lumière, qu’est-ce je vais faire moi aujourd’hui pour rénover le monde ???

 

                                            Jean-François Guerry.

 

 

Note : J’ai un peu honte de cette réflexion, facile, maladroite, impertinente à partir du beau poème : Une journée de Dieu d’une Vénus franco-libanaise. Vénus Khoury-Ghata. Qui parle au nom du jasmin (1980), dans l’anthologie du Printemps des poètes 2006. Liberté pour un monde ouvert, établie par Bruno Doucey et Ariane Lefauconnier. Éditions Bruno Doucey 272 pages 22 €.

 

Pour tenter de me faire pardonner un bel article de : L’Orient le jour du 29 janvier 2026.

ARTICLE DE L'ORIENT LE JOUR POUR SON DÉPART VERS L'ORIENT ÉTERNEL.
L'ÉCLIPSE
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Publié le par Jean-François Guerry
LE TABLIER BLANC

LE TABLIER BLANC

 

                                                  Pour Marie-Claire, Guillaume, Emma et Morgane

 

Nous étions tous là avant-hier, comme avant. Il pleuvait des larmes d’argent sur Saint-Malo. Chacun avait suspendu ses occupations, posé ses outils, pour venir accompagner leur Frère Albert pour une dernière cérémonie improvisée, dans sa loge d’en bas. Albert allait rejoindre la Grande Loge d’en haut, connaître l’ultime initiation en faisant son dernier voyage, ses yeux s’ouvrirais bientôt dans l’éternel infini.

Il y avait le fils d’Albert, Jean-Charles le Maître fondateur, Serge l’initiateur, Lionel le fidèle Maître des Cérémonies, Jean-Michel et sa moustache relevée, Loïc le fidèle et son lumineux sourire, les deux Yves le discret et celui qui revenait de Touraine respirer l’air iodé du bon temps. Un ouvrier quittait le chantier, deux jeunes nouveaux le remplaçait. Morgane qui apportait la lumière d’Auray, de l’Aula Regia, la Cours Royale et Yannick le successeur de son père qui avait rejoint la Grande Loge d’en haut où il attendait Albert. Yannick venait de Condate, la ville de la confluence.

C’est lui le Vénérable qui posa le tablier blanc sur le corps d’Albert. Enfin il y avait moi pauvre de moi, pauvre d’Albert qui nous as quitté avec sa bonne humeur. Nous étions dix un nombre parfait.

Je relis ce matin avec émotion, sur la page blanche ouverte de mon premier dictionnaire des symboles les mots tracés d’Albert : A Jean-François Fraternellement, et sa signature avec trois points. Un point c’est tout, et c’est aussi beaucoup, c’est le commencement d’une nouvelle vie.

Albert, s’est un peu éloigné de notre vue. Mais avec son tablier blanc de lumière, il sera toujours présent dans la Loge de notre cœur. A bientôt Albert sur les Colonnes d’en haut, ce matin en quittant Rennes j’ai vu un Arc dans le Ciel.

 

                                                         Jean-François Guerry.

La dixième heure du cinquième jour du mois de février de l’année de Vraie Lumière 6026 en un lieu…

LE TABLIER BLANC

 La lecture débute sur la partie inférieure droite, remonte du même côté, reprend au premier plan central avant de conclure à l’arrière plan gauche. C’est à la fin d’un voyage chaotique à la rencontre de chacun des quatre éléments (terre, air, feu et eau) que le profane, épaule dénudée et cœur offert à nu, est conduit les yeux bandés à l’entrée du temple pour être reçu franc-maçon. Cependant, hormis quelques incohérences, des allégories mystérieuses parsèment cette scène donnant un aspect énigmatique à cette toile. Il en va ainsi de la présence d’une jeune femme allongée langoureusement dans l’herbe et devant laquelle s’arrête le récipiendaire ; ses mains levées et légèrement écartées indiquent sa surprise de trouver sur son chemin cette personne. Pour certains, elle pourrait évoquer la tentation essayant de détourner l’homme sage de son avancée. Cependant, la posture de cette femme n’est pas sans rappeler la sculpture de Houdon représentant Marie-Madeleine allongée et méditant sur sa couche dans la grotte de Marie-Madeleine à Sainte Beaume. Patronne des corporations des Compagnons, Marie-Madeleine est le symbole du pêcheur qui en méditant et en œuvrant sur lui-même peut atteindre la Lumière. Elle fut d’ailleurs, la première à recevoir cette lumière en apercevant le Christ ressuscité bien avant les apôtres. Par la présence de cette figure féminine, ne pourrait-on voir une mention symbolique liant les deux ordres, opératif et spéculatif ? Reste encore à découvrir le sens du franc-maçon en tablier de maître accompagnant le profane et levant un gourdin menaçant…

LE TABLIER BLANC

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Publié le par YANN
BLOG DE YANN
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Violence et tolérance 

  

Les organes de presse écrite et orale nous apportent quotidiennement leur lot de violence : tel sniper d'élite ajoute quelques trophées à son tableau, telles autres machettes incontrôlées font voler membres et têtes dans un camp de réfugiés, tel nouveau virus, s'ajoutant aux anciens, achève de décimer ce que les haines tribales ont épargné, tel émule nazi croit œuvrer à la purification d'une race qu'il s'ingénie lui-même à avilir. 

  

Le constat est sévère, la violence est de tous les continents, de toutes les classes, elle sévit partout, elle est un fait de société. Sont-ce les signes avant-coureurs d'une civilisation qui se meure ? A moins que l'origine de la violence ne soit bien plus profonde, qu'elle soit en fait inhérente à l'humanité, à ses traditions, à sa pensée, que cette violence honnie ne s'inscrive comme une page de l'épopée humaine, comme une réponse plus qu'une question, indissociablement liée qu'elle est à l'angoisse qui taraude l'homme, au rite qui ponctue le rythme de son existence et que le tout ne se conçoive qu'à la lumière des structures de l'imaginaire qui nourrit la pensée humaine. En d'autres termes, la violence serait le moteur de l'humanité. 

  

La réponse à la violence pose le problème de la tolérance qu'illustrent les débats publics et parlementaires à chaque révision du Code pénal. Apparemment violence et tolérance sont des antonymes. Qui est tolérant est non violent, tandis que la violence raciste, la violence intégriste, la violence du totalitarisme sont autant de manifestation de l'intolérance. Pourtant, il n'y a pas de parfaite opposition, si l'on veut bien reconnaître que la tolérance constitue une forme d'acceptation. La tolérance s'oppose, d'un certain point de vue, à la violence, mais dans son contenu même, elle s'interdit l'idée d'opposition. On tombe là sur un paradoxe, voire une aporie : comment un concept qui, d'une certaine manière, traduit l'idée d'une non opposition, peut-il s'opposer à un autre concept, quel qu'il soit ? Tolérer est, certes, contraire à toutes les attitudes qui relèvent de l'intolérance, mais, par définition, si l'on tolère, on accepte, notamment certaines attitudes qui peuvent être intolérantes et, par voie de conséquence, les attitudes en question n'apparaissent plus en opposition… 

  

Il y a  là quelque que chose qui ressemble au paradoxe du Crétois. Affirmant mentir, le Crétois ne peut être cru dans cette affirmation même. On doutera en effet de ce qu'il prétend vrai, à savoir son mensonge et, par annulation de ses deux propositions de contenu négatif ("il est un Crétois menteur", d'une part, "ce qu'il dit est un mensonge", d'autre part), on va croire qu'il dit la vérité; pour alors contester cela même, puisqu'il prétend mentir; et cela, à l'infini, sans solution définitive. Le tolérant, lui, accepte. Autrement dit, il s'oppose à l'opposition. La tolérance s'oppose, certes, à la violence, mais s'opposant à l'opposition, elle peut conduire à accepter la violence, et donc à ne plus s'y opposer. Mais ne s'y opposant pas, elle en devient le contraire logique, et donc s'y oppose … Comme dans le paradoxe du Crétois, nous parvenons à une difficulté logique parce que la valeur décrite (la tolérance) ou la loi affirmée (les Crétois sont des menteurs) sont toutes deux en antagonisme avec un principe logique supérieur (en l'occurrence le principe de contradiction). 

  

Mais là s'arrête la comparaison. Alors que le paradoxe du Crétois trouve son achèvement en lui-même (pas de possible réponse à jamais), le paradoxe de la tolérance et de la violence est, selon moi, un point de départ intéressant à la réflexion. Il semble possible, en effet, d'aller plus loin ; de ne pas se résigner à l'indécidabilité dans la conclusion. 

  

En premier lieu, si le paradoxe peut s'observer, c'est que la notion de violence dispose d'un contenu éthique négatif. La tolérance jugée comme vertu, s'oppose à la violence, jugée comme défaut, voir comme vice, mais la tolérance étant acceptation, elle ne s'oppose plus de fait à la violence, elle s'en arrange… 

  

Mais, dira-t-on, confronté à la violence, la tolérance ne restera pas invariable. Elle est susceptible d'évoluer, peut même s'interrompre et conduire alors à une attitude de refus. Stop ! Le racisme ne passera pas ! Halte à la violence ! Non à l'intolérance ! Dans ce cas-là, la morale, mais aussi la logique, paraissent recouvrer leurs droits. La tolérance ne tolère plus l'intolérance. Cette situation inconfortable où se côtoyaient acceptation et opposition, rendant difficile sa qualification, est éludée. 

  

Cette deuxième considération en amène directement une troisième. Sur quoi vont déboucher ces limites de la tolérance ? Comment va se manifester le refus de préserver l'attitude de tolérance, La réponse est évidente : clairement, par une forme de violence. Ce qui conduit alors à l'importante question de la violence légitime. Quelle proportionnalité de la peine face à la violence délictueuse ? Toute "bonne" fin justifie-t-elle tous les "mauvais" moyens ? On peut admettre, qu'en démocratie, une limite acceptable se doit de tenir compte de la commune reconnaissance de la dignité humaine minimale.  

  

L'humanité est par nature violente ou, pour dire les choses autrement, la violence est un des moteurs, sinon le moteur de l'Histoire. Dans le même temps, le combat contre la violence est la marque même de l'humanité. L'utopie d'une société non-violente est la plus belle des utopies. Mais elle est condamnée à rester une utopie. La lutte contre la violence est nécessairement inachevée. S'il devait, demain, en être autrement, peut-être entreverrait-on alors enfin la fin de l'Histoire, symboliquement inaugurée par Adam et Eve quand ils furent chassés du Paradis originel.   

  

Rappelons-nous Monsieur de La Fontaine : 

Un mal qui répand la terreur, 

Mal que le ciel en sa fureur 

Inventa pour punir les crimes de la terre,  

La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom) 

Faisait aux animaux la guerre. 

Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés. 

 

YANN.

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La peste allégorique - Jean de La Fontaine - Fables, VII, 1 - 1678

Les animaux malades de la Peste


Un mal qui répand la terreur, 
Mal que le Ciel en sa fureur 
Inventa pour punir les crimes de la terre, 
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom) 
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron, 
Faisait aux animaux la guerre. 

Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés : 
On n'en voyait point d'occupés 
A chercher le soutien d'une mourante vie ; 
Nul mets n'excitait leur envie ; 
Ni Loups ni Renards n'épiaient 
La douce et l'innocente proie. 
Les Tourterelles se fuyaient : 
Plus d'amour, partant plus de joie. 

Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis, 
Je crois que le Ciel a permis 
Pour nos péchés cette infortune ; 
Que le plus coupable de nous 
Se sacrifie aux traits du céleste courroux, 
Peut-être il obtiendra la guérison commune. 
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents 
On fait de pareils dévouements : 
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence 
L'état de notre conscience. 
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons 
J'ai dévoré force moutons. 
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense : 
Même il m'est arrivé quelquefois de manger 
Le Berger. 
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense 
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi : 
Car on doit souhaiter selon toute justice 
Que le plus coupable périsse.

- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ; 
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce, 
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur 
En les croquant beaucoup d'honneur. 
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux, 
Etant de ces gens-là qui sur les animaux 
Se font un chimérique empire. 

Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir. 
On n'osa trop approfondir 
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses. 
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins, 
Au dire de chacun, étaient de petits saints. 

L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance 
Qu'en un pré de Moines passant, 
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense 
Quelque diable aussi me poussant, 
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net. 

A ces mots on cria haro sur le baudet. 
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal, 
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal. 
Sa peccadille fut jugée un cas pendable. 
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable ! 
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir. 

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

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Publié le par Jean-François Guerry
VAINCRE MES TRISTESSES
Photo de timbrofrance sur Unsplash

VAINCRE MES TRISTESSES

 

Quand je suis triste, j’ai tendance à me renfermer sur moi-même, presque honteux. Ce n’est pourtant pas si grave, il n’y a pas mort d’homme, même pas une jambe cassée Pourtant les cœurs tristes souffrent aussi, et parfois les souffrances du cœur sont aussi douloureuses que les souffrances du corps et souvent elles se cumulent. Comment sortir de ces souffrances, le Franc-maçon qui a deux foyers son chez lui en ville et son chez soi dans sa loge, il est bien dans ces deux havres. Il sait que s’il rend visite à ses Frères, qu’il pourra saisir cette Ancre de Miséricorde qui le sortira des souffrances de son cœur. Il entend au fond de lui, les voix de ses Frères qui l’appelle. Puis, quand il arrive sur le parvis du Temple, les sourires, les accolades, les bons mots, sont autant de lumières qui chassent les ombres de son esprit. Quoi de mieux pour combattre ses passions tristes, que de retrouver ses Frères, dans cette maison commune où l’on écrit sa vie réelle, la vie de son esprit, est-ce la maison du bonheur ? C’est surement la maison de la joie. Alors quand j’ai le cœur lourd, trop lourd à porter tout seul, je vais chercher de l’aide, cette aide fraternelle que je suis sûr de trouver chez mes Frères. Je n’ai pas trouvé de meilleure maison  près de la fontaine.

 

                                            Jean-François Guerry

LA LUMIÈRE CHEZ SOI
VAINCRE MES TRISTESSES

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Publié le par Jean-Laurent Turbet

Cet article est reposté depuis Le Blog des Spiritualités.

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Publié le par Jean-François Guerry
COLLOQUE À LILLE RONCHIN

Journée d’étude ANTIFM 3.0

Détecter, décrypter et déconstruire l’antimaçonnisme d’aujourd’hui

Le samedi 18 avril 2026, Masonica Lille et Le Cercle de l’Acacia organisent une journée d'étude exceptionnelle à Ronchin. Face au retour des vieux mythes dopés par les algorithmes, comment la Franc-maçonnerie peut-elle faire face ?

L'antimaçonnisme n'est plus une relique poussiéreuse du passé. À l'heure du numérique, il a muté, trouvant dans la viralité des réseaux sociaux et la radicalisation du paysage politique un nouveau souffle inquiétant. C'est fort de ce constat d'urgence que le Cercle de l’Acacia et Masonica Lille vous convient à l'événement ANTI FM 3.0.

Réflexion et action

Cette journée répond à une actualité brûlante où les narratifs complotistes (Nouvel Ordre Mondial, élites pédocriminelles, etc.) inondent les plateformes, touchant un public jeune souvent déconnecté des réalités historiques. L'ambition affichée est claire : passer du constat à l'opérationnel. Il s'agit de définir une doctrine d'action concrète - juridique, communicationnelle et éducative -  autour d'un triptyque fondateur :

  • Détecter les signaux faibles et les nouveaux langages codés.
  • Décrypter les discours pour révéler les matrices historiques cachées.
  • Déconstruire les fantasmes par le fact-checking et la pédagogie.

Francs-maçons de toutes obédiences, profanes, étudiants, chercheurs, journalistes ou simples citoyens curieux sont les bienvenus pour comprendre le phénomène et bâtir une réponse face à l'obscurantisme.

Le programme de la journée

Rendez-vous à la Maison des Associations de Ronchin (Lille) pour une série de conférences et de tables rondes réunissant historiens, chercheurs, experts du renseignement, journalistes et grands dignitaires.

9h. Accueil et café.

9h45. Allocutions d’ouverture par Jean Dumonteil, Alain Noël Dubart (Président de l’Acacia) et Thierry Sarrazin (Loge de Recherche L'Agora de la GLDF)

10h. Conférence Inaugurale Les racines du mal

Par Roger Dachez. Médecin, historien et Président de l’Institut Maçonnique de France, Roger Dachez posera les bases historiques indispensables pour comprendre la genèse de la haine antimaçonnique.

11h. Table ronde 1.  Les héritiers de l’antimaçonnisme : nouveaux acteurs et enjeux. Avec :

  • Alain Juillet, ancien directeur du renseignement à la DGSE et ancien Grand Maître de la GLAMF.
  • Laurent Segalini, conservateur du Musée de la Franc-Maçonnerie
  • Stéphane François, politologue spécialiste des droites radicales.
  • Modération : Denis Lefebvre, journaliste, rédacteur en chef de Franc-Maçonnerie Magazine.

13h15. Table ronde 2.  Bataille d'image. La franc-maçonnerie dans la presse et l’espace public

Entre marronniers journalistiques et gestion de crise, comment l'institution  est-elle perçue et communique-t-elle ? Avec :

  • Laura Laloux, autrice de L'œil de la presse sur la franc-maçonnerie (Numérilivre, 2025).
  • Alain Brau, communicant et Assistant Grand Maître d'Honneur de la GLNF.
  • Emmanuel Pierrat, avocat et écrivain et conservateur du Musée du Barreau de Paris.
  • Sylvie Pierre,  Maître de conférences (Université de Lorraine), Centre de recherche sur les médiation
  • Modération : Hélène Cuny, directrice de publication de Franc-Maçonnerie Magazine..

14h30. Table ronde 3.  La viralité de la haine . Complotisme, réseaux sociaux et debunking

Plongée dans l'univers mental du complotisme et les stratégies de riposte numérique. Avec :

  • David Medioni, directeur de l'Observatoire des Médias à la Fondation Jean Jaurès, expert Conspiracy Watch.
  • Loïc Nicolas,  chercheur au laboratoire PROTAGORAS (IHECS), spécialiste en argumentation et persuasion.
  • Jiri Pragman. auteur de Antimaçonnisme. La fracture numérique du soupçon.
  • Modération : Viviane Bensoussan, autrice, avocate.

 

 

15h45. Table ronde 4.  Stratégies institutionnelles. Laisser faire, laisser dire ou… ?

Grand débat final réunissant Grands Maîtres et Dignitaires des principales obédiences maçonniques françaises pour confronter leurs stratégies face aux attaques. Avec :

Modération : Christine Donjean, consultante en communication

17h15.. Synthèse et clôture par Jean Dumonteil et Patrick Weslinck (président de Masonica Lille).

 

 

Informations pratiques

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