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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
École d'Athènes par Raphaël

École d'Athènes par Raphaël

ÉTHIQUE OU PRATIQUE ?

 

En 2021 j’écrivais mon premier livre : « Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie ». Depuis je n’ai pas cessé ma réflexion sur ce thème, que j’enrichis périodiquement, ou plutôt presque quotidiennement par ma pratique maçonnique. J’écris, quand d’autres parlent seulement, d’autres méditent en silence, ils s’enrichissent tout autant, mais les bienfaits de leur action ne sont pas partagés. J’ai la faiblesse de croire qu’arriver à un certain âge, le peu de temps qui nous reste doit être consacré toujours et encore à la recherche des savoirs, mais surtout à la Connaissance c’est-à-dire à l’Amour du partage.

Les philosophes antiques, mais aussi les modernes sont le plus souvent préoccupés par la construction de systèmes, d’écoles de pensée, qu’ils s’efforcent de diviser, de structurer, de classer, au risque d’émietter leur pensée originelle. Ils veulent sans doute s’affirmer et au mieux laisser une trace de leur passage. Ils se saisissent parfois d’éléments disparates, piochés dans diverses écoles ou systèmes et en les assemblant, ils tentent de trouver une forme de cohérence. C’est une forme d’exégèse élaborée, que d’autres s’empressent de critiquer les accusant au mieux de plagiat au pire d’incohérence. Toute cette agitation intellectuelle finit par aboutir à une confusion, où chacun demeure persuadé d’avoir raison et cela donne corps à des conversations de cénacle où chacun compare ses degrés de savoir. Conversations qui finissent par n’intéresser que les locuteurs qui débattent entre eux, un entre-soi, bien loin des préoccupations existentielles des autres et même bien loin de toute élévation spirituelle qui pourrait améliorer la société. Nous devons nous interroger à propos des philosophes de l’antiquité : leur tâche principale était-elle la rédaction d’un écrit, ou d’écrits ? Il semble à l’analyse que non. En effet tout le monde semble d’accord que les principaux d’entre eux non rien écrit. C’est le cas de Pythagore considéré comme le premier sage, le premier philosophe, l’inventeur même de la philosophie et pourtant il n’a rien écrit ! Pour Socrate il en est de même, c’est Platon qui nous rapporte sa pensée, Plotin même le néoplatonicien tardif dont les Ennéades ont été classées et parfois réécrites par Porphyre. Et pourtant nous pouvons constater qu’ils nous ont laissé un héritage. Nous pouvons donc légitimement nous poser la question, est-ce que la tâche primordiale, essentielle d’un philosophe est la rédaction d’un écrit ? Victor Goldschmidt éminent philosophe, et historien français d’origine allemande, le pensait. Ainsi, il formula le postulat sur lequel repose la méthode structurale en philosophie : « La méthode structurale, dit-il met incontestablement l’accent sur l’œuvre écrite, comme l’unique témoignage où se manifeste une pensée philosophique. »[1] Cela semble évident comment pourrions-nous prétendre la pensée des philosophes antiques sans l’écrit. Pourtant, réfléchissons plus loin, nous constatons l’extrême lenteur des œuvres philosophiques écrites. Cela est du tout simplement parce que la communication était orale. Les dialogues de Platon en sont la démonstration, sans qu’il soit besoin d’argumenter. On notera de plus que les dialogues sont organisés par thème, visant sans nul doute un objectif pédagogique et inspirant pour une conduite de vie face aux événements de celle-ci, ils sont donc plus Praxis que theoria.

 

 

 

 

Conclusion

 

Éthique et Pratique.

 

J’ai volontairement écrit Pratique avec un « P majuscule », en forme d’égalité avec Éthique. Aujourd’hui nos hommes politiques à l’approche des élections éprouvent l’envie soudaine d’écrire. De se raconter et de nous raconter de belles histoires que nous sommes tentés de croire puisqu’elles sont mises par écrit. Après avoir dévoyé l’oralité tentent t’ils de convaincre par la sacralité de leurs écrits, inscrivant leurs promesses dans le marbre face à des paroles qui n’impriment plus. Plutôt que de nous parler d’éthique à longueur de journée, nous pourrions leur dire comme Socrate quand envisager de passer à la pratique ? La Franc-maçonnerie revendique elle dans ses travaux d’être dans l’éthique et au dehors de ses loges de passer à la pratique. Elle est pensée et action, fraternité humanisme et spiritualité, son initiatique n’a pas de sens sans la pratique de ce qu’elle enseigne. Ses exercices qui sont de formation sont aussi d’application dans l’homme et dans la cité. On vient en Franc-maçonnerie, non par vanité pour flatter son ego, mais pour agir sur soi et dans la société. Elle est une praxis vivante, faisons en sorte qu’elle soit vivace grâce à notre exemplarité et qu’elle inspire nos hommes politiques dans leur conduite et pas seulement dans leurs écrits.

 

                                    Jean-François Guerry.

 

[1] Victor Goldschmidt- Remarques sur la méthode structurale en histoire de la philosophie- Métaphysique et histoire de la philosophie, recueil d’études offert à Fernand Brunner. Neufchâtel 1981. Page 230.

ÉTHIQUE OU PRATIQUE
L'ACTION DE LA LUMIÈRE 
ÉTHIQUE OU PRATIQUE

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Publié le par Jean-François Guerry
Chers toutes et tous... Je serais absent du 20 au 26 joies de grand-père !!! Je vous propose en attendant quelques citations pour méditer....À bientôt

Jean-François Guerry

L'ABSENCE....
QUEL PLUS GRAND MANQUE QUE L'ABSENCE DE LUMIÈRE ?

QUEL PLUS GRAND MANQUE QUE L'ABSENCE DE LUMIÈRE ?

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Publié le par Jean-François Guerry
À RENNES L'HERMÉTISME - POUR LES SOEURS et LES FRÈRES. 

 

COMUNICATION CONFÉRENCES
COMMUNICATION DU CERRER renseignements et inscriptions sur le site....
COMUNICATION CONFÉRENCES
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CADEAUX DE FIN D'ANNÉE....
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LES LUMIÈRES DU RITE ÉCOSSAIS RECTIFIÉ
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Publié le par YANN
Je taxe, tu taxes, nous taxons tous en rond là, là, là !!!

Je taxe, tu taxes, nous taxons tous en rond là, là, là !!!

Un sujet pas vraiment en rapport avec la Franc-maçonnerie, mais oui mais les Soeurs et les Frères sont aussi des contribuables ! Ce que dit, ici l'auteur est sous sa responsabilité exclusive. Une réflexion néanmoins inspirante. 

Jean-François Guerry

Impôt sur le capital et équité fiscale

 

On sait que l'impôt sur le capital est à la mode, ce qui est d'ailleurs peut-être une raison de s'en méfier, l'expérience montrant qu'une idée économique a d'autant plus de chances d'obtenir les faveurs du public qu'elle est moins bien fondée. En ce qui concerne en tout cas l'impôt sur le capital, cette faveur provient d'abord certainement de tout le contenu émotif que véhicule le terme de "capital", comme d'ailleurs son parent le "capitalisme". Pour tous ceux qui croient que le capitalisme - régime d'appropriation privée du "capital"- est responsable de tous les maux, il est évident que toute atteinte portée au capital privé constitue un progrès.  

Par ailleurs, on souligne généralement - même si les connaissances empiriques à ce sujet sont loin d'être satisfaisantes - que la répartition du capital est encore plus "inégalitaire" que la répartition des revenus et qu'une politique plus égalitaire impliquerait donc la mise sur pied d'un impôt sur le capital. Une fois de plus, nous ne discuterons pas de l'objectif de redistribution par lui-même, mais nous voudrions simplement, rechercher comment un tel impôt pourrait s'inscrire dans l'ensemble d'une fiscalité, en particulier de celle que connaît actuellement la France. Pour en juger, nous utiliserons un critère, sur lequel - nous semble-t-il - tout le monde peut se mettre d'accord, à savoir qu'un système fiscal est injuste si deux personnes placées dans la même situation ne se trouvent pas taxées pour le même montant. On pourrait alors récuser a priori tout impôt sur le capital qui ne respecterait pas ce principe.  

Un économiste sait bien qu'il y a équivalence entre revenu et capital. Le revenu, en effet, n'est rien d'autre que le rendement par période d'un capital, c'est-à-dire d'un ensemble de ressources matérielles ou immatérielles. Le capital constitue en quelque sorte la source du revenu et sa valeur se calcule d'ailleurs à partir des flux de revenus qu'il permet d'obtenir dans le temps. La partie des rendements du capital qui n'est pas détruite par la consommation, c'est-à-dire l'épargne, permet d'accroître le capital, donc les revenus futurs. De cette équivalence absolue entre capital et revenu, il résulte qu'il est indifférent de taxer le revenu ou le capital à condition que l'un et l'autre soient correctement saisis.   

Voyons quelques exemples types de situations plus proches de la réalité.  

Voici M. X qui possède un portefeuille de titres valant 100 000 € dont il tire un revenu annuel de 5 000 €, sur lequel il paie un impôt. Voici, par ailleurs, M. Y, qui possède un tableau de maître valant 100 000 €, dont il tire un revenu non pécuniaire, c'est-à-dire un flux de satisfactions (plaisir de regarder son tableau, prestige, etc.). L'équivalent monétaire de ce flux de satisfactions peut être évalué à 5 000 € si le taux de rendement dans l'économie est de 5%. En effet M. Y pourrait recevoir 5 000 € par an en vendant son tableau de maître et en achetant des titres ou des biens immobiliers. S'il ne le fait pas, c'est bien parce que le flux de satisfactions qu'il retire de la possession de son tableau lui apparaît comme au moins aussi important que le flux de satisfactions qu'il tirerait de l'obtention du revenu annuel de 5 000€. Or, contrairement à M. X, il ne paie pas d'impôt sur le revenu. Ce système fiscal est donc injuste. Cependant, il ne l'est pas parce que la conception de l'impôt sur le revenu serait mauvaise mais parce que le revenu est ici mal défini. Le revenu, en effet, n'est rien d'autre que le flux des services tirés d'un capital, c'est-à-dire un ensemble de satisfactions, le principe même de l'impôt sur le revenu consistant d'ailleurs à "transférer des satisfactions" et non des unités monétaires. C'est simplement pour des raisons de commodité que l'impôt retient généralement les seuls éléments du revenu qui prennent une expression monétaire. Le revenu étant le rendement pécuniaire ou non pécuniaire du capital, ce n'est pas en ajoutant un impôt sur le capital à l'impôt sur le revenu que l'on pourrait atteindre la justice fiscale. En effet M. X paierait toujours plus d'impôts que M.Y, alors que l'équivalent monétaire de leurs flux de satisfactions est le même, comme l'est leur capital. La justice fiscale peut être atteinte seulement de deux manières : 

  • soit par une meilleure définition du revenu intégrant par conséquent le revenu non monétaire du capital ;  
  • soit par l'instauration d'un impôt sur le capital et la suppression de l'impôt sur le revenu, le revenu n'étant pas correctement défini.  

 

Il est évident que ces deux solutions sont équivalentes. En ce sens le débat sur l'impôt sur le capital est assez vain et il vaudrait mieux lui substituer un débat sur la définition du revenu.  

Un autre exemple, proche du précédent, contribuera peut-être à mieux éclairer le problème : soit M. V, propriétaire d'un appartement d'une valeur de 100 000 €, qu'il habite lui-même. Il ne paie pas d'impôt sur ce logement, ce qui paraît normal à tout le monde. Soit, par ailleurs, M. T, propriétaire d'un logement d'une valeur de 100 000 €, qu'il loue pour 5 000 € par an. Il paie des impôts sur ce montant, qui constitue effectivement un revenu. Mais par ailleurs, il est lui-même locataire dans une autre ville et il paie 5 000 € par an pour un logement dont la valeur en capital est de 100 000 €. M. V et M. T sont exactement dans la même situation : ils possèdent un même capital et ils obtiennent les mêmes services du capital, mais l'un est imposé sur la valeur de ces services, l'autre ne l'est pas. Ici encore, la définition habituelle du revenu est incorrecte. Ici encore, il ne suffit pas d'ajouter un impôt sur le capital pour restaurer la justice fiscale.  

Ce qui est en cause, c'est la conception même de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur le capital. Nous l'avons dit, ce que l'on cherche en fait à atteindre par l'intermédiaire de l'impôt sur le revenu, c'est le niveau de satisfaction des uns et des autres. Or, le revenu - ou le capital - en fournit un mauvais indicateur : celui qui épargne n'obtient pas un niveau de satisfaction correspondant à son revenu, mais à sa dépense. C'est pourquoi ce type d'injustice fiscale ne peut être supprimé que par l'instauration de l'impôt sur la dépense (ou impôt sur la consommation), à l'exclusion de tout autre système. Rappelons seulement qu'il s'agirait d'imposer le revenu moins l'épargne plus les emprunts. Contrairement aux impôts indirects de type T.V.A. - qui ne frappent pas les consommations non monétaires - l'impôt général sur la dépense dont il est ici question permet d'appliquer le principe de progressivité puisqu'il s'applique à la totalité des dépenses d'une période. Le débat entre impôt sur le capital et impôt sur le revenu ou sur la juxtaposition de l'un et de l'autre perd alors sa portée, à condition, évidemment, que l'on définisse correctement les concepts, c'est-à-dire, par exemple, que l'on inclue dans le montant des dépenses les revenus non monétaires du capital. On aboutirait d'ailleurs ainsi à l'un des résultats que l'on cherche à atteindre par la création d'un impôt sur le capital. 

Tout cela nous conduit peut-être à méditer sur l'impôt en général. Tout impôt correspond nécessairement à un manque de respect à l'égard des choix individuels, tout impôt est forcément inéquitable. Pour en revenir plus précisément à l'impôt sur le capital, il reste évident que la création d'un impôt de ce type ne serait pas une mesure de justice sociale, mais une mesure d'injustice sociale car il pèserait sur les contribuables de manière parfaitement arbitraire. C'est la progressivité de l'impôt - quel qu'il soit - qui garantit la redistribution des ressources, à condition que l'assiette de l'impôt soit correctement définie. Il apparaît alors que la juxtaposition d'un impôt sur le revenu et d'un impôt sur le capital n'est pas justifiée et que l'impôt sur la dépense est probablement le plus juste de tous les impôts. 

La fiscalité française actuelle ressemble à un échafaudage que l'on aurait construit peu à peu sans se préoccuper des éléments qui se trouvaient par-dessous. Cet échafaudage est probablement en équilibre douteux. Il est question de lui ajouter un étage, l'impôt sur le capital, dont on pense qu'il permettra de mieux atteindre le sommet de l'édifice, c'est-à-dire la justice fiscale. Il y a lieu de craindre que l'échafaudage s'écroule et que le sommet soit plus que jamais inaccessible. Nous ne mettons pas en cause la recherche de l'équité dans la répartition de la charge fiscale, mais nous souhaitons simplement que soit construit un échafaudage solide et durable évitant que certains ne tombent au sol sans l'avoir mérité. 

 Est-il bien raisonnable - comme m'y invite l'un de mes lecteurs - que j'adresse le présent blog à la Commission des Finances de l'Assemblée nationale ? L'acteur Vincent Lindon, salué comme "voix citoyenne" par Edwy Plenel, directeur de Médiapart, a bien proposé récemment de créer une contribution exceptionnelle, baptisée  Jean Valjean,  financée par les patrimoines français de plus de 10 millions d'euros. Et pourquoi pas un impôt Thénardier, une subvention Cosette, … ? 

YANN.

LE BLOG DE YANN LE PERTINENT IMPERTINENT
LUMIÈRE FISCALE ?
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Publié le par Jean-François Guerry

ON NE DOIT PAS !

 

N

e craignez rien, rassurez-vous je ne vais pas faire appel au grand « Yaka ». De quel droit d’ailleurs, je ne suis pas un prêtre ? Et puis, des grands Yaka , les médias en sont saturés, avec toutes leurs solutions si simples que l’on se demande vraiment comment eux-mêmes ne se les appliquent pas au titre de l’exemplarité ?

 

Face à l’imprévu, à l’avènement de n’importe quel événement, ils ont souvent des solutions en Kit, des prêts à faire. Pour ma part malgré de poids des ans, la dureté parfois de la vie, les pertes de chance, d’espoir. J’avance encore dans les ténèbres, dans les labyrinthes inconnus, remplis d’erreurs.

Tranchée en Ukraine

Fou et prétentieux comme Icare, je lève les yeux, dans l’espoir de savoir un jour. Me rendant compte comme le grand Socrate ou comme un petit Gabin[1] de passage : « Que je ne sais rien ! Mais que cette ignorance, me bouscule, me met sur la voie étroite, me fait passer par la porte basse. » Et je me dis à moi-même, avec le sourire de celui qui a trouvé son itinéraire : « Que grâce à mes sœurs et frères en humanité, je suis tout simplement dans la voie qui m’était tracée ». Entre terre et ciel, parfois en équilibre, hésitant entre la rigueur de l’équerre et   l’ouverture du compas, entre la rigueur de la loi, et la loi d’Amour. Espérant que ma conduite soit éclairée par le tribunal permanent de ma conscience, est-cela la recherche de la Lumière et de la Vérité ? En vérité, c’est-à-dire vraiment, je prie pour que pour mes décisions personnelles, puissent être toujours le plus près possible de cette morale universelle, qui permet aux hommes de vivre ensemble.

LES UKRAINIENS FACE À LA VIOLENCE

Facile me direz-vous : il faut suivre sa conscience, agir en pleine conscience ! Ne rien céder :« La conscience en réalité se trouve prise entre deux contradictions : ou le Bien, sommé d’être bon à tout prix, se niera lui-même, ou le Bien, plus soucieux de survivre en général que de rester bon à lettre et stricto sensu , sera provisoirement infidèle à soi. Dans le premier il se laisse étrangler par les cannibales au nom de ses propres principes ; dans le second cas il accepte sa propre carence, non pas à perpétuité, mais temporairement : car pour tuer le mal il faut faire comme lui et être un peu méchant à son tour, et, comme le fit héroïquement la Résistance, refuser la dérision de la non-résistance au mal- ce qui implique la violence et (si les mots guerre à la guerre ne sont pas de vains mots) les avions de combat, les maux nécessaires, la vérité suspendue et la charité en vacances. »[2] Pensons à nos Sœurs et nos Frères d’Ukraine, ceux qui se battent pour nous et le triomphe de la Morale Universelle, ils se font violence, ils font violence à leur conscience, pour nous sauver, ils sont nos résistants de l’espérance. Bien sûr, je n’oublie pas Emmanuel Levinas, qui nous rappelle que la guerre ne suspend pas seulement toute morale, mais quelle détruit toute morale. Mais nos voisins ukrainiens qui sont nos « tuileurs », doivent-ils laisser entrer dans nos Temples de la Vérité, tous les despotes, les tyrans, les dictateurs, et leurs cortèges de vices, doit-on laisser entrer ceux qui n’ont pas les mots, les gestes, ceux qui ne sont pas reconnus comme tels ? N’oublions pas que la rigueur, la modestie et l’humilité de nos tuileurs sont à la hauteur de leurs récentes charges, ils sont descendus du Sanctuaire de la plus haute charge dans nos ateliers. Pour défendre la porte de notre atelier. Jankélévitch nous rappelle que la pureté n’est pas de ce monde, la Bible et ses scènes de violence, nous en donne l’exemple et la preuve.

Non, définitivement non, on ne doit pas renoncer à nos combats, contre l’injustice, l’intolérance, les despotismes de toute nature, les intégrismes, et les extrémismes.

Nous devons, nous tenir les mains, avec nos Sœurs et nos Frères. Nous devons « Construire des cachots pour les vices et des Temples pour la Vertu. » Sans naïveté, avec rigueur pour nous-mêmes, mais surtout pour les autres, pour nos enfants et nos petits-enfants.

Nous devons bien faire et se tenir en joie disait Spinoza, ou encore Saint-Augustin commentant Saint-Jean : « Aime, et fait ce que tu veux. »[3] 

Alors, on ne se lassera pas du soleil couchant, des feux de bois, du ciel étoilé, des vagues de l’océan, de nos enfants qui rient avec leur cœur, jouent à vouloir attraper les étoiles, insouciants des lendemains. On regardera toujours avec tendresse et admiration les vieux couplent qui se tiennent par la main, la femme voutée par les ans, qui dis à son vieux mari trébuchant : il fait froid, prend ton écharpe ! Tout cela c’est la vie, des montagnes de vie, la vie loin des tranchées d’Ukraine, où nos Frères meurent tous les jours pour nous, on ne doit pas les oublier, ils luttent pour notre vie.

 

                                    Jean-François Guerry.

 

 

PS : Avec mes excuses pour toutes les fautes, d’orthographes, j’ai écrit cette courte réflexion avec l’encre rouge qui ruisselle de mon cœur ce matin.

 

 

[1] Jean Gabin : je sais ! je sais ! Socrate : je sais que je ne sais rien…

[2] Vladimir Jankélévitch. Traité des vertus II, Les Vertus de l’Amour, III, 7 « Du purisme ».

[3] St Augustin – Commentaire de la première Épitre de Saint-Jean, VIII,8.

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Publié le par Jean-François Guerry
France Quéré

France Quéré

PERDRE SON TEMPS, PRENDRE SON TEMPS, DU TEMPS ?

 

À contre-courant, loin derrière les premiers de cordées, les inutiles pressions du temps qui passe, quelques résistants volent un peu de temps pour la pensée avant l’action. Perdent t’ils leur temps, notre temps, leur temps ? Dans une société de l’immédiateté, de la communication qui détrône l’information, où pour se décider il faut être sous influence des influenceurs, incapables de choisir par nous-mêmes : pas le temps !

Une société du vide, où le moindre passe-temps est remisé dans les poussières de nos cerveaux, nous sommes souvent à quai regardant les TGV qui passent sans s’arrêter, pas assez de monde, pas le temps ! Il y a un temps pour tout, pas sûr ?

Le temps présent ne doit pas servir qu’à prendre de l’avance sur le temps à venir, ou à rattraper ce qui n’a pas été fait dans le temps passé. – De tout temps, cette vérité a frappé les humains : nous sommes trop souvent dans nos projets ou dans nos regrets, dans le futur ou dans le passé, et pas assez souvent dans les bras du présent. [1]

Nous sommes assaillis par des injonctions immédiates : répondre au téléphone, aux mails, aux enquêtes sur tout et rien, soyez réactifs ! Notre répertoire se rempli sans cesse de numéros d’urgence, toutes ces urgences effacent les vraies urgences. Les numéros d’urgence nous rassurent, « du coup ! » tout est urgent, notre temps est pris d’assaut, rien ne résiste au temps. Les mâchoires du temps nous pressent et nous oppressent. De temps en temps, de plus en plus rarement, nous croisons quelques personnages étranges, d’un autre temps qui prennent leur temps. Comme si le volait, c’est pourtant leur temps, pas le nôtre !

Il n’y a que dans les livres que l’on se rappelle du temps des balades en forêt, sur les bords de mer, les bords de vie, des journées hors du temps ? Nous avons même oublié, l’odeur et le goût du temps libre. Je me rappelle d’un temps, que les moins de 20 ans, n’ont pas connu. C’était il y a 44 ans, des hommes politiques ont osés créer un ministère du temps libre ! Ma parole ils se croyaient au Bhoutan, au pays du bon temps, du bonheur national brut ! Un pays perdu dans les nuages, comme ses habitants, hors du temps. De quel temps au fait, de notre temps où nous n’avons pas le temps ? Un drôle de pays où l’on construit des temples pour réunir tout le monde de temps en temps et non des hôtels de luxe où séjournent des riches de temps en temps. Décidemment dans ce pays tout est curieux : les anciens passent leur temps à s’occuper des jeunes, et les jeunes dans leur temps libre aident les vieux et tous considèrent que cela est dans l’ordre du temps.

         Vivre, ce n’est pas seulement avoir ou faire, mais c’est aussi et surtout être.[2]

Le Bouthan

Les Francs-maçons, dans leurs Temples prennent le temps, un morceau de leur temps, pour passer de l’avoir à l’être. Est-ce une perte de temps ou un gain sur le temps ? Mince, je n’ai pas pu trouver du temps pour le « black Friday », un jour de ténèbres !

         « Or tout est bon à vivre, rien n’est médiocre et tout doit être aimé ; même la banalité, parce qu’elle n’existe pas, même l’effort, parce qu’il faut qu’il existe, même les alarmes que nous nous imposons, pour des bénéfices tardifs ou grevés d’incertitude. Notre corps et notre esprit dont à l’œuvre et peinent, mais l’espérance éclaire nos pas mieux qu’elle ne le fait encore de l’horizon. L’avenir, connais pas : nos projets ont déjà commencé, nos promesses ébauchent déjà les figures définitives. C’est tout de suite ou jamais. » [3]

C’est bien « ici et maintenant » que nous pouvons être un peu utile, il faut donc prendre du temps, un peu de notre temps pour nous et pour les autres surtout.

 

                                    Jean-François Guerry.

        

 

 

[1] Christophe André, Anne Ducrocq – Méditations sur la vie- Éditions Gründ – 2016.  Il y a 10 ans déjà !

[2] Ibid 1

[3] France Quéré- 1936-1995. Théologienne protestante. Une  grande voix protestante (livres : écrits sur l’église primitive.)

LA LUMIÈRE DE TOUS LES TEMPS
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Publié le par Jean-François Guerry
LE CHEMIN INITIATIQUE EST EXIGEANT MAIS IL EST PORTEUR DE LA JOIE DE L’ESPRIT.

LE CHEMIN INITIATIQUE EST EXIGEANT MAIS IL EST PORTEUR DE LA JOIE DE L’ESPRIT.

 

En forme de plaidoyer pour le travail des Maîtres dans les loges de recherche.

 

 

Nous avons été mis en garde dès notre introduction dans cette caverne initiatique que nous appelons « Cabinet de réflexion ». L’injonction était claire, si la curiosité t’a amené ici, passe ton chemin ! Prépare-toi à être vigilant et persévérant, la Connaissance de soi-même est exigeante, pénétrer en soi est bien plus redoutable que de squatter temporairement chez les autres.

Le silence prépare, permet de réfléchir, de mettre de l’ordre dans nos pensées, de nous mettre à l’ordre, en ordre avec nous-mêmes. Il prépare notre action. Marcher en regardant les étoiles, l’étoile et bientôt se placer en son centre lumineux et flamboyant est un message d’espérance. Peu à peu instruit des arts qui libèrent nos pensées, et sont les instruments pour la recherche de cette vie bonne tant espérer, nous cherchons le souffle des grands initiés. Les lumières du passé sont des flambeaux portés par nos Frères qui nous ont précédés, elles éclairent notre chemin, qui demeure le nôtre unique. Notre bissac chargé, nous pouvons espérer un accomplir le chef d’œuvre de notre vie, une cathédrale de pierre ! Un Temple dont les vitraux de nos yeux laissent passer la Lumière de l’Esprit, pour illuminer notre être intérieur.

         À la fin de chaque cycle, nous marchons sur une spirale ascendante. Nous ne pouvons pas nous égarer, la force centrifuge éloigne notre corps du centre de nous-mêmes, mais notre esprit reste au centre du cercle. En parcourant sa circonférence, nous prenons partageons le pain et le vin avec nos Sœurs et nos Frères, nos mains entrelacées regardent le centre avec la force de la rectitude et l’ouverture du compas du cœur.

         Nos serments successifs se rappellent à nous, nous avons à sept ans et plus dépassé l’âge de raison, la force de l’esprit nous ramène au centre du cercle. Le point où la Grande Lumière commence à briller, c’est l’aurore ou l’âme anime l’esprit. C’est le commencement d’un autre travail initiatique exigeant, le travail du Maître en recherche, les bords rouges de son tablier doivent rayonner d’amour pour ses Frères. « L’ambition des loges de recherche est de maintenir un état alerte de l’esprit pour limiter la lassitude de la Maîtrise et son corollaire, l’abandon de la quête. »[1] Le Maître maçon, relevé, radieux est prêt pour l’ascension de son esprit, il a l’intuition en lui de son Devoir d’aider ses Frères. Devant lui s’ouvre la possibilité de l’action par la pratique « d’exercices spirituels » de formation et d’application dans les loges de recherche. Rien ne s’oppose vraiment maintenant au déploiement de sa pensée et de son action. La planche à tracer du Maître Maçon est devant lui, il faut qu’il trace pour lui et pour ses Frères. Mes Frères Maîtres, vous avez le mot substitué, mais aussi devant vos yeux le hashtag #. Un symbole pour avancer dans la voie qui vous est tracée. Vous qui ne saviez ni lire, ni écrire il y a encore peu de temps ! La porte vous est ouverte, vous avez les mots, les signes, les paroles, les attouchements, il ne vous reste qu’à vous mettre au travail, en recherche. Vous êtes Maître au cœur de la loge au cœur de votre Loge, il vous revient de la faire vibrer d’amour en lui donnant ce que vous aurez reçu par votre écoute, vos travaux. Être en loge de recherche, en être ce n’est pas (du moins pour moi) participer à un concours de savoirs intellectuels. Mais simplement poursuivre son chemin initiatique vers la connaissance du principe, des valeurs et vertus qui enrichissent l’homme et la Franc-maçonnerie, pour soi-même, mais surtout pour les autres. C’est vouloir transmettre la tradition en toute humilité mais avec Force pour que s’établisse à jamais notre Franc-maçonnerie dans notre monde qui en a bien besoin. Une utopie certes, mais comme toute utopie ce rêve d’aujourd’hui, peut devenir la réalité de demain, ce demain tant de fois chanter. Même quand il n’y a plus d’espoir, il y a toujours l’espérance ! Retrouvons-nous donc en Maîtres Maçons pour : « Unir sans confondre et oser fraternité et spiritualité. » [2] Et suivant les paroles reprises de Pierre Teilhard de Chardin : « Si, individualisés que soient les êtres pensants, chaque homme ne représente qu’un atome ou, si vous préférez, une grosse molécule, un système corpusculaire défini auquel il ne peut échapper. L’homme, comme tout ce qui existe dans la nature, est un système essentiellement plural. Cela veut dire que nous pouvons progresser jusqu’au bout de nous-mêmes sans sortir de nous-mêmes de façon à développer par cette union un surcroit de conscience conformément à la loi de complexité. » [3] Alors pour poursuivre le chemin initiatique : « Acta non verba »,[4] des actes, mais pas des paroles. C’est aussi un peu la devise empruntée à Saint-Jean par une autre loge : « N’aimons ni de mots ni de langue, mais en actes et en vérité[5]

 

                                                       Jean-François Guerry.

 

PS : Merci de diffuser sans modération.

 

[1] Jean-Paul Potus- Président de RL.

[2] Devise de la RL Confluence.

[3] Alain Boccard. Président de RL.

[4] Devise de RL.

[5][5] Jean I- 3 :18.

À LA RECHERCHE DE LA LUMIÈRE
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Publié le par YANN
L'APOCALYPSE - TENTURE CHÂTEAU D'ANGERS

L'APOCALYPSE - TENTURE CHÂTEAU D'ANGERS

La trompette de l'Apocalypse 

 

Week-end à Angers. C'est l'occasion de redécouvrir une fois de plus la vénérable tapisserie de l'Apocalypse et cette partie du Jugement dernier annoncé par l'Ange à la trompette. 

Au commencement était le Verbe. On a tous lu cela quelque part. L'ennui est que personne n'est jamais venu nous dire quel verbe il y avait au commencement. Le verbe être ?  Le verbe avoir ? Si j'avais été là le jour du commencement, une chose est certaine, j'aurais su quel verbe mettre. Le verbe qu'il fallait au commencement était un verbe virulent. Un verbe actif. Il fallait mettre le verbe sonner. Mieux : trompetter. A la place de Dieu, au lieu de dire que la lumière soit, j'aurais dit que la trompette soit. Avec une bonne trompette, Dieu aurait terminé sa besogne en moins de six jours et il eut été moins fatigué. Dieu a compris qu'il a manqué une trompette à sa Création. Depuis que le monde est fini, Dieu a eu le temps de réfléchir. Il a pu voir ce qui clochait et pourquoi. Le jour de la fin, il ne fera pas la même erreur que le jour du commencement. Il se munira d'une trompette. Dieu oubliera peut-être quelque chose ; mais, cette fois, ce ne sera certainement pas sa trompette. Il a fait un nœud à son mouchoir. Il a son pense-bête à trompette. Le jour du Jugement pas de gaffe. Sans quoi cela pourrait mal finir. Il ne faut pas que le monde finisse mal ; sans quoi je me demande où nous irions. Le jour du Jugement, vous savez comment Dieu a décidé qu'on l'annoncerait ? Avec une trompette. Tout finira à coup de trompette. S'il n'y avait pas eu de trompette au commencement, il y aura une trompette à la fin. Une trompette, cela vous réveillerait un mort. Si Dieu a opté pour la trompette, ce n'est pas pour rien. La trompette a quelque chose d'éternel. Regardez la forme de la trompette. On croirait le vestibule de l'éternité. On entre dans l'éternité en passant par une trompette. 

Tara tarata ratata ! Certes il faudra que l'Ange du Jugement ait un sacré coup de langue. Il faudra un joufflu. Avec du coffre. Un Ange type armoire à glace. L'Ange il faudra qu'il y mette un coup. Mais, s'il souffle dru, il n'y aura pas de tombeau qui tienne. Les tombeaux dans les cimetières éclateront. Ils craqueront comme de boîtes d'allumettes. Les morts dehors. A coup de trompette. Pas un chrétien qui résiste. La trompette prendra les morts par la peau du dos. Là, entre les omoplates ; et hop, dehors. Tous tant qu'ils sont. En pagaille. Les grands-pères, les grands-mères, les fils, les brus et les belles-mères. Ces messieurs de la famille. Les yeux tout clignotants de se retrouver soudain en plein soleil. Grand-père et grand-mère dans leurs habits du dimanche. Dans les cimetières, entre deux ifs, on s'y attendait bien un peu. Monsieur le Curé l'avait bien dit ; mais on ne pensait pas que cela se passerait comme cela. "Tiens, dira grand-mère à grand-père, je n'avais pas laissé ton costume neuf aussi fripé dans l'armoire. Depuis que je suis morte, tu te négliges. "Bah", dira grand-père. Et il rira des dents qui lui restent. Dans la trompette. Pas seulement grand-père. Mais l'oncle Ursule et tante Joséphine. Tous se retrouveront en famille. Cà alors ! Quand êtes-vous morts ? Cà c'est bien passé ? Heureux de vous revoir. Les gens du village seront là. Sur le pas de la porte. Cela avait fait du bruit, tous ces tombeaux qu'on fracasse. Et puis il y avait la trompette. Cette trompette ce n'est pas normal. Je vous avais bien dit que cela présageait quelque chose. Tous les morts gambaderont sur le chemin qui les amène du cimetière. La jambe un peu raide. On n'a pas dormi des centaines d'années sans se sentir courbaturé au réveil. Palsambleu mes reins. 

La trompette sonnera pleins bords. D'une vallée à l'autre. Pleins tubes. D'un cimetière à l'autre. Pas un chrétien qui résiste. Même le plus sourdingue. Même ceux qui ronflent depuis des siècles. Les morts s'en iront à la queue-leu-leu. La tête du Curé quand il verra l'oncle Ursule. C'est qu'Ursule n'allait pas à confesse tous les jours. Ce sera cela, le coup de trompette. Le jour du Jugement. Pourvu que l'Ange souffle assez fort. Les morts derrière moi. Colonne par deux. Direction le Jugement dernier. En avant marche. 

Au commencement il y avait peut-être le Verbe. Mais ce qu'il y aura à la fin, je vous le dis, moi, c'est la trompette.  

YANN 

 BLOG DE YANN : La trompette de l'Apocalypse !!!
AU COMMENCEMENT ÉTAIENT LES TÉNÈBRES, PUIS....
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Publié le par Jean-Laurent Turbet

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Publié le par Jean-François Guerry
Berlin dans l'ombre du mur.

Berlin dans l'ombre du mur.

L’ATTENTION À AUTRUI EST INTÉRESSÉE.

 

 

Puisque la tendance aujourd’hui est de faire tout par intérêt, pour satisfaire son individualisme et son égocentrisme. Allons dans le sens de notre intérêt ! C’est un moyen de retenir l’attention.

Je vous propose de pratiquer une attention lucide à autrui, une attention intéressée. Tout simplement pour notre perfectionnement et notre bonheur. L’attention à autrui demeure le moyen le plus sûr d’améliorer la connaissance et le perfectionnement de soi, c’est donc bon pour soi ! C’est donc bénéfice et bénéfique. Puisqu’autrui est notre voisin proche, mais aussi notre voisin dans l’immensité de l’univers, comment pourrions-nous le mépriser et l’ignorer ? Ce serait renforcer notre ignorance. Cela nous impose de ne pas faire autour de nous des clôtures infranchissables, de savoir ouvrir nos portes. Un sociologue, s’étonnait de voir son voisin, construire un mur autour de sa maison, d’installer un immense portail, alors qu’il était son seul voisin. Il doubla sa sécurité avec un système d’alarme, c’est plus sûr déclara t’il ! Notre sociologue inquiet lui demanda : quel métier exercer vous ? il répondit, je suis un spécialiste des « réseaux sociaux » et sur mon temps libre j’exerce en tant qu’influenceur, c’est pourquoi je m’isole et me protège des autres. Notre sociologue non sans humour lui répondit, je comprends mieux c’est normal avec votre métier que vous souhaitiez mettre des barrières entre vous et les autres ! En fait, vous vous isoler pour pouvoir communiquer avec les autres tranquillement, afin que les autres ne vous dérange pas, pendant vos longues journées en solitaire de votre écran. En effet lui répondit son voisin, si je suis perturbé par les autres je ne peux pas communiquer et alors je souffre d’un manque de communication. Tout cela est logique, en fait l’isolement est le moyen de soulager votre souffrance, et il demanda encore à son voisin vous n’avez pas songé à consulter un médecin, quand finalement vous vous sentez un peu seul, malgré tous vos amis sur des réseaux sociaux, vos amis virtuels ? Pourtant lui dit le sociologue j’ai lu quelque part : « Que l’ouverture au réel humain et à sa diversité est le plus sûr dissolvant de l’égocentrisme, en même que le plus puissant révélateur de ma diversité intérieure. »[1]Sans doute la réflexion de quelqu’un qui avait réussi sa conversion en passant de la multitude des ses amis virtuels, à la fréquentation de quelques amis humains. Quelqu’un qui avait retrouvé le bonheur de regarder le visage des autres, de l’autre. Peut-être que vous pourriez diminuer un peu la hauteur de votre mur et de votre portail, alors nous pourrions ensemble trouver des moments de joie, d’échange, de partage tous les deux ou même avec d’autres que nous ne connaissons pas encore. Une forme de liberté dit alors l’influenceur spécialiste des réseaux sociaux, oui c’est ça répondit le sociologue. Mais ce n’est pas trop dangereux dit l’influenceur, car je tiens avant toute chose à ma sécurité. Eh oui il faut parfois pour être libre prendre des risques, en s’éveillant aux autres être un peu généreux pour être joyeux.

 

                                    Jean-François Guerry

 

[1] Emmanuel Mounier. Le Traité du caractère. 1946. Ce traité a été écrit pendant la période où Mounier à été incarcéré par les nazis à la fin de la guerre de 1939-1945.

LA LUMIÈRE DE LA LIBERTÉ
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