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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Arrivée de la Coquille en vue d'Asuncion, Homme de l'Ile d'iros archipel des Carolines, Femme de l'Ile d'Oualant archipel des Carolines, Macao.
Arrivée de la Coquille en vue d'Asuncion, Homme de l'Ile d'iros archipel des Carolines, Femme de l'Ile d'Oualant archipel des Carolines, Macao.
Arrivée de la Coquille en vue d'Asuncion, Homme de l'Ile d'iros archipel des Carolines, Femme de l'Ile d'Oualant archipel des Carolines, Macao.
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Arrivée de la Coquille en vue d'Asuncion, Homme de l'Ile d'iros archipel des Carolines, Femme de l'Ile d'Oualant archipel des Carolines, Macao.

FRANCS-MACONS DE LA MER –XII – La Pérouse de Monterey à Macao vers le Kamtchatka.

 

Après son escapade en Alaska, Lapérouse en vint à conclure qu’il n’existait aucun passage menant d’un océan à l’autre, et que tous ceux croyaient en l’existence d’un passage faisant le pendant au détroit de Magellan étaient dans l’erreur.

Lapérouse écrit : « Toutes mes combinaisons devaient être assujetties à la nécessité absolue d’arriver à Manille à la fin janvier, à la Chine dans le courant de février, afin de pouvoir employer l’été prochain à la reconnaissance des Côtes de Tartarie, du Japon et du Kamtchatka et jusque aux Iles aleutiennes »

 

Les frégates donc entreprennent leur descente de la côte américaine, jusqu’à Vancouver, dans les brumes opaques. « Nous n’apercevions plus l’Astrolabe dont nous étions à portée de voix »

 

Le 15 septembre il est en vue de Monterey la capitale des deux Californies. Il fût accueilli chaleureusement par les Espagnols qui y étaient installés depuis 1770. Lapérouse qui fût choqué par les missionnaires chiliens, ne put que louer le sérieux et l’humanisme de ceux de Monterey.

 

Le 24 septembre Lapérouse lève l’ancre, chargé de vivre frais, il se hâte craignant la venue de la mousson. En faisant route vers Macao, il ajoute une petite Ile aux cartes marines, située au nord de Hawaï, qu’il baptisa Necker en hommage au père de Madame de Staël.

 

Avant de parvenir aux Iles Mariannes il frôla la catastrophe, des hauts fonds, furent évités au dernier moment. Puis en apercevant les Iles Mariannes, il fût déçu par cône noir volcanique recouvert d’épineux, il décrit ainsi Asunción le 14 décembre : « Tout annonçait, qu’aucune créature humaine, aucun quadrupède, n’avait été assez malheureux pour n’avoir que cet asile sur lequel nous n’apercevions que des crabes de la plus grande espèce, qui seraient très dangereux la nuit si on s’abandonnait au sommeil… »

 

Le 1er janvier, les frégates atteignirent Macao, seule partie du territoire chinois alors accessible aux étrangers….

 

A suivre……

 

JFG

 

Étiquette et Source : Lapérouse autour du Monde Éditions de Conti.

 

CARAUSIUS Ier. Phasme Maçonnique.

 

Selon une légende mythique, la maçonnerie aurait été introduite en Angleterre en l’an 287 après JC, sous la protection de CARAUSIUS Ier, un amiral romain révolté qui s’était proclamé empereur de la Grande Bretagne indépendante. Il s’était attaché Amphibolus, l’architecte Grec, et Alban, « homme célèbre dans toutes les sciences et en particulier la géométrie », représentants des « Collégia fabrorum ».

Suivant les travaux de Pierre-Henri Landrieau, « Irlande et Franc-Maçonnerie », in Cahier N°4 des Travaux de la Loge de recherche « Mare Nostrum », Arles , 2009.

 

Étiquette et Source : Dictionnaire des Marins Francs-Maçons  Edition SPM

 

 

Recherche sur Carausius.

 

A ne pas confondre avec « Carausius morosus » espèce de phasmes originaire d’Inde.

Notre bel amiral s’illustra sous Maxilien. Carausius d’origine ménapienne tribu du Nord des Flandres, général commandant la flotte de Bretagne, basée à Boulogne sur mer. Il fût chargé d’attaquer les pirates Francs en mer du nord, il mit au point une technique particulière, il attendait que les pirates reviennent avec leur butin et se contentait alors de les piller à son tour, remplissant ainsi ses coffres, son tronc se portait bien.

 

Maximilien voulut mettre fin à ses pratiques douteuses, il le condamna à mort, mais notre Carausius s’en battit l’œil avec une frite, Belge oblige.

 

Ayant dans ses coffres beaucoup d’or, il soudoya les légions de Grande-Bretagne et se proclama empereur. Ce triste sire finira assassiné par ses propres soldats. C’est presque Astérix en Grande Bretagne !

 

Il avait donc une appréciation particulière de la Franc-Maçonnerie, c’était après tout  peut-être un phasme maçonnique.

 

JFG

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Publié le par jean françois
NOE et le Vin, l'Arche, la Tour de Babel.
NOE et le Vin, l'Arche, la Tour de Babel.
NOE et le Vin, l'Arche, la Tour de Babel.

NOE et le Vin, l'Arche, la Tour de Babel.

Le retour au Centre de l'Union.

Bertrand Ségonzac, gratifie le Blog d’un travail original, qui permet une remontée aux sources des traditions, Juives, Chrétienne, Islamique, la tradition ?

Il y a peu de travaux sur le personnage de Melkisedeq, le lecteur trouvera des réponses à ses interrogations ou fera une découverte, qui lui permettra de briller en société ou ailleurs, je plaisante bien sûr, ce n’est pas le ton du travail de Bertrand Ségonzac. L’histoire est le fil conducteur, les textes anciens, les interprétations permettent l’accès aux symboles qui entourent le personnage.

Des questions surgissent, Melkisedeq est-il Témoin d’une Tradition primordiale ? Est il un Christ ? C’est à une véritable enquête que nous convie l’auteur, côtoyer la Tradition primordiale c’est évoquer René Guénon.

C’est aussi aller à la rencontre des Églises, des théosophies, des communautés Mystiques souvent recouvertes du voile du mystère.

 

Si la figure de Melkisedeq est celle d’un Roi de justice, il n’est pas surprenant, que chacun veuillent s’en attribuer la paternité. Roi de Salem, de Jérusalem, il est peut-être le Centre d’une utopie, comme le suggère Jean Tourniac dans son ouvrage « MELKITSEDEQ ou la Tradition Primordiale », utopie du rassemblement des peuples, autour d’un rassemblement spirituel qui serait alors un cran au-dessus des Religions monothéistes. Melkisedeq centre de l’union, cela ne serait pas pour déplaire aux Francs-maçons. Et peut être aux citoyens de notre Monde contemporain, nous avons besoin de Melkisedeq.

 

Je laisse maintenant, la plume de notre contributeur Bertrand Ségonzac, nous mener sur le chemin de la connaissance de cet initié initiant. Son travail très documenté, sera donné en plusieurs chapitres, chaque nouveau Chapitre reprendra le précédent, afin de préserver le rythme et la compréhension de l’ensemble, bonne lecture.

 

JFG

 

UN GRAND INITIATEUR MECONNU : MELKISEDEQ

 

 

« Sub umbra alarum tuarum Jehova“

(à l’ombre de tes ailes, Jehova ; psaumes 17, 8)

 

Avertissement :

Le nom Melkisédeq connaît de multiples orthographes, plus ou moins savantes en fonction des auteurs et des textes de référence, des racines mises en exergue et des diverses cultures concernées.

Il nous a semblé que le plus efficace était de choisir pour notre travail la version la plus simple et la plus commune ; cette option -Melkisédeq- est immédiatement accessible au lecteur même étranger aux langues anciennes et la prononciation, fut-elle purement mentale, ne fait pas obstacle à la fluidité de la lecture ; sur un sujet parfois un peu ardu c’est le moins qu’on puisse faire pour le lecteur de bonne volonté.

 

Par ailleurs les rapprochements entre Melkisédeq et l'initiation concernent la globalité de la démarche maçonnique mais la présentation de ce travail dans le cadre des grades ou degrés symboliques a exigé la suppression des références aux grades de sagesse et autres « hauts grades ». Nous n'avons conservé que quelques occurrences à caractère historique ou qui évoquaient les pistes ouvertes sans rien révéler de ce qui doit demeurer « sub rosa ».

INTRODUCTION

Il existe une bouteille de champagne, d’une contenance de trente litres, qui porte le nom de Melkisédeq. Ce n’est malheureusement pas notre sujet mais prouve cependant que ce nom est réellement répandu dans les domaines les plus divers.

En réalité l’idée du travail que nous présentons ici résulte d’une certaine frustration : le nom de Melkisédeq apparaît assez fréquemment dès lors qu’on aborde des ouvrages ayant trait à la spiritualité en général et à la franc-maçonnerie en particulier. Mais il se trouve que les auteurs, à l’exception de Tourniac et de Guénon que nous retrouverons dans nos développements, sont d’une très grande discrétion dans leur présentation tout en soulignant l’importance du personnage ! C’est un paradoxe plutôt troublant : Melkisédeq apparaît comme un personnage incontournable dont les auteurs soulignent à l’envie les caractères particuliers tout en demeurant dans le flou le plus total pour justifier et démontrer leur affirmation.

Il se crée ainsi pour le lecteur une situation parfaitement désagréable : serait-il jugé inapte à comprendre d’aussi profonds mystères et invité à prendre pour vérité l’affirmation de l’auteur ? A moins que ce soit ce dernier qui se soit satisfait de reprendre sans les comprendre les textes de plus ou moins lointains prédécesseurs ?

A moins encore que cette grande discrétion à propos de notre personnage soit une invitation habile faite au lecteur  à résoudre lui-même le mystère de Melkisédeq.

Enigmatique et mystérieux sont les deux qualificatifs les plus fréquemment accolés au nom de Melkisédeq ; important, incontournables sont également utilisés avec une grande constance ! Comment dès lors ne pas vouloir en savoir plus ?

Encore faut-il faire preuve de prudence et d’humilité !

Et adopter une méthode aussi simple que possible de manière à découvrir la consistance du personnage avant d’en examiner la signification.

Melkisédeq est d’abord un personnage lié au monde de la religion et nous rechercherons, à travers les textes sacrés puis dans les développements qui leur ont été donnés qui était ce personnage, quels rôles lui ont été assignés.

Mais la voie initiatique ne pouvait rester indifférente à un personnage si riche dont la stature acquise dans le monde des religions portait des enseignements qui ne pouvaient laisser indifférents des initiés, et particulièrement les francs-maçons.

C’est à un long voyage à travers le temps et la pensée que nous invitons, en toute modestie faut-il le souligner, les lecteurs intéressés et patients. Qu’ils soient d’entrée pleinement rassurés : nous écrivons comme nous pensons : très simplement.

Par ailleurs il faut souligner que ce difficile périple n’aurait pas été possible sans les travaux très complets publiés, chacun en fonction d’un point de vue particulier, par les revues Politica Hermética et Cahiers Évangiles.

Enfin il faut rendre hommage à la patience du Frère Claude Beau qui a assuré la première lecture de ce texte et sa mise en page selon les normes techniques en usage.

 

I - MELKISEDEQ DANS LE MONDE DES RELIGIONS

Énigmatique, mystérieux : ces qualificatifs sont très légitimement attribués à Melkisédeq pour la très bonne raison que nous ne le connaissons initialement qu’à travers trois, et seulement trois, brèves mentions ; deux dans l’ancien testament, une dans le nouveau Testament[1].

C’est à partir de ces textes et de leurs ambiguïtés -qu’il faut dans un premier temps découvrir- que des penseurs religieux ont produit des développements abondants et très divers que nous aurons à examiner.

A - LES TEXTES INITIAUX
1°) Les textes de l’Ancien Testament

Les textes

Melkisédeq apparaît dans deux passages de l’Ancien Testament dont il faut par ailleurs distinguer les versions qui diffèrent quelque peu.

Le premier texte est dans la genèse, 14, 18-20.

- Dans la version massorétique[2] nous lisons :

« Et Malki-Tsédeq, roi de Salem, fit sortir pain et vin, et lui, Prêtre

Pour El Elyon. Et il le bénit et dit

Béni (soit) Abram par El Elyon possédant cieux et terre,

Et béni (soit) El Elyon, qui a livré tes ennemis dans ta main »

Et il lui donna la dîme de tout.

- Dans la version « septante »[3] le texte est :

« Et Melchisédech, roi de Salem, apporta des pains et du vin. Il était Prêtre du dieu très-haut et il bénit Abram et dit : « Abram est béni par le Dieu très-haut, lui qui a créé le ciel et la terre, et il est digne d’être béni, le dieu très-haut, celui qui a livré tes ennemis entre tes mains ». Et il « lui donna le dixième de tout. »

L’un et l’autre de ces textes ne brillent pas par leur clarté ! D’autant qu’ils n’apportent rien à l’ensemble du chapitre concerné de la Genèse ; les spécialistes des études bibliques estiment qu’ils pourraient être supprimés sans que le sens du chapitre 14 ne soit en rien altéré ! Ce qui amène à formuler l’hypothèse qu’il s’agirait de versets insérés, ajoutés, au texte initial, un « targoum »[4].

La seconde mention de Melkisédeq constitue le psaume 110, 4 dans le texte en hébreu[5] : « le seigneur a juré et ne se repentira pas : tu es Prêtre à jamais à la manière de Malki- Tsédèq » et le psaume 109, 4 dans la version septante[6] : « Le seigneur a juré et ne se repentira pas : tu es Prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech ».

On pourrait d’ailleurs mentionner que tant pour le texte de la Genèse que pour le Psaume il existe d’autres interprétations et bien des nuances ; ainsi le Psaume 110, 4 dont on pense qu’il est un des plus anciens fait de David qu’il viserait soit un Prêtre « à la manière » ou « selon l’ordre » ou encore chez les syriaques « à la ressemblance » de Melkisédeq : autant de variations qui ouvrent des possibilités infinis aux exégètes !

Richesses et ambigüités des textes.

Les textes nous fournissent de nombreuses informations qui toutes sont sources de questions ; il n’est pas dans notre intention de résoudre les problèmes ainsi posés, nous en serions bien incapable mais chacune des informations données mérite quelques commentaires.

Ces informations concernent :

Le nom du personnage : Melkisédeq.

  • Ses rôles et fonctions.
  • La ville dont il est le roi.
  • Le Dieu dont il est le Prêtre.
  • L’offrande du vin et du pain.
  • Les bénédictions.
  • La dîme versée.
  • Le second personnage en cause : Abram.

La version « massorétique » (de massorètes, docteurs juifs attachés à la sauvegarde de la tradition) est celle qui résulte de la fixation du texte hébreu au terme de quatre siècles de travaux menés à Babylone et en Palestine. La version « Septante » est elle la forme grecque mise en forme pour les Juifs de la diaspora qui ne comprenaient plus l’hébreu ni l’araméen mais pratiquaient le grec.

Quel est le contenu de chacune de ces informations ?

- Le nom Melkisédeq : ce nom se compose de deux mots hébreux, melki qui signifie roi et sédeq dont la traduction est juste/justice. Il faut cependant remarquer que si son nom nous apparaît sous une forme hébraïque notre personnage appartient évidemment à un peuple installé dans la région avant les hébreux et vraisemblablement cananéen. Viendra le temps où les Hébreux ne pourront plus accepter que Melkisédeq ne soit pas l’un des leurs et ils tenteront de le rattacher à Noé ; ainsi le targoum Tg Néofiti assimile Melkisédeq à Sem, fils de Noé tandis que le Pseudo-Jonatham occulte purement et simplement le nom de Melkisédeq et écrit « le roi juste c’est Sem, fils de Noé roi de Jérusalem. »

- Les rôles et les fonctions de Melkisédeq : les textes sont ici parfaitement clairs : Melkisédeq est roi. Les problèmes commencent lorsqu’on analyse son nom et ses gestes : son nom peut se traduire par « mon roi est juste » ou mon « roi est justice » : est-ce à dire que nous sommes en présence d’un monarque qui a le sens de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas ou bien qui concrètement est amené à rendre la justice ? Ce qui ne serait pas anormal puisque la fonction de juge est attachée au statut de roi et que la main de justice est l’un des insignes régaliens. Enfin Melkisédeq est incontestablement Prêtre, quelque soit la version de la Genèse ou du Psaume prise en considération. Mais alors de quelle prêtrise s’agit-il ?

Parmi les apocryphes de l’ancien Testament découverts à Qumran[7] un texte dit « légende hébraïque de Melkisédeq » paraît faire une synthèse en conférant à notre personnage le rôle d’un roi-Prêtre qui au dernier jour aura à juger les saints de Dieu !

Roi, Prêtre, Juge : trois fonctions, trois pouvoirs : une trilogie qui ne peut qu’interpeller les initiés.

- La ville dont il est roi : salem. Ce nom désigne-t-il notre Jérusalem ? Les commentateurs l’affirment généralement. L’historien romain d’origine juive Flavius Josèphe (Rome 37-100 de notre ère) soutient cette thèse dans son ouvrage « antiquités juives » et précise même dans le livre VI de sa « guerre des juifs » que Jérusalem fut fondée par « un prince des cananéens, surnommé « le juste » à cause de sa piété ; il consacra cette ville à dieu en lui bâtissant un Temple et changea son nom de Salem en celui de Jérusalem. Mais il existe d’autres écoles qui considèrent que Salem pourrait bien n’être pas un nom de lieu ; en effet en hébreu le mot peut aussi signifier « sain et sauf » comme dans Genèse 33, 18 ou « allié » dans Genèse 34, 21; par ailleurs Salem et Shalom, qui signifie « paix » ont une racine identique. Lorsqu’on sait que la rencontre de Melkisédeq et d’Abram se produit au lendemain de combats victorieux des Hébreux contre des rois de la région, l’hypothèse d’un Melkisédeq qui serait le roi « allié » ou porteur de la « paix » n’est pas sans intérêt !

- Le Dieu dont Melkisédeq est le Prêtre : El Elyon n’est pas un inconnu mais bien un Dieu attesté au 1° millénaire avant notre ère. On le trouve cité chez les Phéniciens puis chez les Perses mais aussi chez les cananéens et les araméens ; il sera, semble-t-il, supplanté dans cette partie du Moyen-Orient par Baal. Parmi les dieux de cette époque et de cette région El Elyon avait eu la mission éminente de créer le ciel et la terre ! Ce qui était exactement le rôle imparti à El Shaddai le Dieu d’Abram.

Bien évidemment qu’Abram soit béni par le Prêtre d’un dieu qui n’est pas celui des Hébreux pose problème et nous aurons à en reparler !

Relevons encore qu’El Elyon peut sans doute être rapproché d’Ahura-Mazda, divinité perse dotée du même rôle de créateur du ciel et de la terre : ce qui confirmerait d’une certaine manière que ce texte a bien été ajouté à la Bible à l’époque perse.

- L’offrande du pain et du vin : certains exégètes ont imaginé que le pain et le vin apporté par Melkisédeq à Abram seraient très simplement le ravitaillement fourni à une armée de retour des combats par le roi de Salem, ville dont le nom peut signifier « allié » ; il se serait alors agit soit d’une action très concrète soit d’un acte symbolique renouvelant un rituel d’alliance.

Les Hébreux avaient peut-être une certaine difficulté à vivre le monothéisme dont ils étaient à l’époque les seuls véritables tenants ; d’ou des noms et qualificatifs divers et liés aux différents aspects de la divinité unique : El shaddaî, Adonaî, le Tétragramme traduit par Yavéh étant, bien qu’imprononçable, le nom en quelque sorte de synthèse !

Quitte à digresser poursuivons : en guémantrie l’addition des nombres qui correspondent aux lettres de El Shaddaî donne 345 soit les 3 chiffres qui caractérisent un triangle rectangle et l’équerre d’un Vénérable Maître ! Par ailleurs El Elyon signifie le Dieu très haut, nom bien connu des initiés qui pratiquent les degrés complémentaires de la maîtrise.

Sur cette question précise mais d'une extrême complexité, nous renvoyons aux travaux du professeur Thomas Römer, « Le cycle d’Abraham » cours 2009/2010, Collège de France.

Mais il se trouve que ce qui n’est pour nous qu’une conjonction apparemment sans portée particulière peut prendre en hébreux une signification beaucoup plus large et conséquente : il est possible en effet de traduire le « et » (dans et Melkisédeq) par «or il était Prêtre » : dès lors le don du pain et du vin s’interprète comme un geste sacerdotal. Le pain et le vin ne sont plus seulement destinés à redonner force et vigueur à des soldats vainqueurs et épuisés mais constituent un sacrifice offert au Dieu très Haut dont Melkisédeq est sans ambigüité présenté comme le Prêtre par la version « Septante » de la Genèse.

Ce sacrifice prend d’ailleurs des significations multiples : incontestablement il est un hommage rendu au Dieu très haut et une action de grâce pour les victoires ; mais il est aussi un signe de rédemption ; pain et vin étaient jusqu’alors l’objet de malédiction : le pain depuis la chute ne se gagnait qu’à la sueur des fronts ! Le vin avait enivré Noé dont le plus jeune fils s’était moqué, faute pour laquelle il avait été maudit (Genèse 9, 24-25). Or ici pain et vin symbolisent la vie et les malédictions sont levées. Il est bien sur inévitable de penser à une autre offrande du pain et du vin qui interviendra plus tard et se pérennisera : en offrant le pain et le vin Melkisédeq confère à Abram son caractère de Prêtre comme Jésus le fera lorsque après le partage du pain et du vin il demandera à ses disciples « de faire cela en mémoire « de lui. Ainsi avec cette offrande apparaît le premier rapprochement de Melkisédeq et de Jésus, l’un et l’autre Prêtre du Très-Haut.

- Les bénédictions : la version massorétique ne permettait pas de savoir qui bénissait qui ! Fort heureusement la version « Septante » est claire : c’est bien le roi-Prêtre qui bénit le patriarche Abram. Mais alors un autre problème apparaît : il est proprement scandaleux qu’Abram soit béni avant le Très-Haut, qu’une créature soit sanctifiée avant le Créateur ! Diverses explications ont été présentées ; par exemple Philon d’Alexandrie[8] dans « Sur Abraham 235 « justifie la situation par l’idée que Melkisédeq a compris que les victoires d’Abram ne pouvaient avoir été acquises qu’avec le soutien et l’alliance de Dieu et c’est en réalité ce qu’il a bien dit (bénédiction : bien dire) dans un premier temps avant de rendre grâce à Dieu dans un second temps ! Il arrive aux philosophes d’être aussi des habiles !

Un autre aspect est à souligner : Abram a déjà bénéficié d’une bénédiction, donnée par Dieu lui-même (Genèse 12, 2,3) et  Melkisédeq ne fait que reprendre, reproduire et confirmer cette bénédiction ce qui amène à penser que le Dieu d’Abram et celui de Melkisédeq sont une même entité connue de chaque protagoniste sous un nom différent.

- La dîme versée : l’une et l’autre des versions de la Genèse sont ici particulièrement imprécises et ne permettent pas véritablement de savoir qui donne la dîme à qui ! Donner la dîme est reconnaître la supériorité de celui qui la reçoit ; c’est surtout participer au bon fonctionnement d’un Temple puisque la dîme est un impôt qui a un caractère religieux ; il faut aussi préciser qu’il est du par tous, depuis le roi jusqu’au plus humble des sujets. Il y a donc deux aspects : la reconnaissance par Abram de son devoir vis à vis de Melkisédeq, la reconnaissance par Abram du Dieu de Melkisédeq puisqu’il participe à l’entretien de son culte. Voilà qui est pour le moins troublant sauf à affirmer une fois encore qu’Abram et Melkisédeq servent un même Dieu et qu’en outre le roi Melkisédeq est un représentant, un envoyé de ce Dieu unique. C’est sur ces fondements sans doute que la tradition et les auteurs ont tranché : c’est bien Abram qui verse la dîme à Melkisédeq (ou plutôt au Dieu de Melkisédeq)

- Abram : il faut rappeler que le second personnage de ce récit n’est pas encore Abraham et ne le deviendra que lorsque Dieu aura décidé de faire de lui son allié privilégié : « voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d’une multitude de nations. On ne t’appellera plus Abram ; mais ton nom sera Abraham ».[9]

Abram signifie « père relevé » ce qui introduit une notion connue des initiés : celle de l’élévation ! Abram est choisi, élu, par Dieu qui lui promet la création d’une grande nation et des bénédictions multiples[10]. Dans ce contexte la rencontre avec Melkisédeq peut s’interpréter comme la confirmation des engagements pris par Dieu avant la transformation décisive d’Abram en Abraham (le changement de nom étant comme chacun sait une constante lors des étapes essentielles de la voie initiatique). Notons cependant que selon le professeur Römer[11] il est abusif de tirer des textes que le nom Abraham puisse signifier « père de la multitude » ; en réalité ce nom n’a aucun sens connu, ce qui confère à Abraham la qualité de figure légendaire échappant au cadre étroitement concret de l’histoire !

Après cet aride (et pourtant bien incomplet) examen des textes de l’Ancien Testament il paraît possible de tracer un premier portrait de Melkisédeq :

Il est roi et Prêtre, au service du Dieu Très-Haut, El Elyon, que très tôt on essaiera d’assimiler à Yahvé ; de même qu’on confondra rapidement Salem et Jérusalem.

C’est en sa qualité de Prêtre que Melkisédeq fera l’offrande du pain et de vin, même si les textes ne l’affirment pas explicitement, pas plus qu’ils ne permettent à ce moment de l’histoire d’aller plus avant dans les significations d’une telle offrande.

Par sa bénédiction Melkisédeq reconnaît Abram qui en retour paie la dîme et s’avoue de ce fait à cet instant vassal du roi de Salem. Et en bénissant d’abord Abram le roi ne se fait pas sacrilège mais fidèle serviteur de son Dieu qui lui avait confié la mission de rencontrer Abram et de le bénir : sa mission accomplie il donnera ensuite à dieu ce qui lui est du !

Le portrait ainsi tracé demeure relativement flou et l’apparition de Melkisédeq difficilement explicable ! Or dans l’Ancien Testament, ni de manière directe et explicite dans un quelconque document antérieur ou contemporain à la naissance du Christianisme, nous n’avons d’éléments supplémentaires à propos de ce personnage réellement énigmatique. Au total rien ne nous explique pourquoi l’Ancien Testament fait apparaître brièvement ce personnage dont pourtant nous pressentons l’importance si ce n'est la thèse selon laquelle il se serait agi de prendre acte qu’Abram, chef victorieux se voyait conférer par la bénédiction reçue une dimension religieuse, une forme de prêtrise. Dès lors chef (roi) et Prêtre il pouvait devenir Abraham… nous estimons que cette explication n’en est pas une et pour faire simple elle peut être réfutée par le simple examen des faits : Abram avait déjà été béni par Dieu lorsqu’il avait reçu mission de partir vers Canaan ; de même lorsqu’il devient Abraham il n’est nullement fait mention d’un rôle religieux particulier : depuis Noé on sait que tout chef de famille peut construire un autel et rendre grâce à Dieu et c’est avec Moïse et ses descendants qu’apparaîtra la classe des Prêtres.

Il nous faut donc poursuivre les recherches dans le Nouveau Testament si l’on veut disposer de tous les éléments.

2°) Le Nouveau Testament
  1. Le texte

Nous aurons moins à écrire puisque le Nouveau Testament ne comporte qu’une mention de Melkisédeq : il s’agit des chapitres 5 à 7 de l’Epitre aux Hébreux, et plus particulièrement au chapitre 7 des versets 1-3 qui peut se lire ainsi :

« Ce Melkisédeq donc, roi de Salem, Prêtre du Dieu Très-Haut, qui alla au devant d’Abraham revenant de défaire des rois, et le bénit, auquel aussi, Abraham attribua la dîme de tout, qui est d’abord interprété roi de justice, et ensuite aussi roi de Salem c’est à dire de paix, sans père, sans mère, sans généalogie, n’ayant ni commencement de jours ni fin de vie, rendu semblable au fils de Dieu, (il) demeure Prêtre durablement. »[12]

  1. Les problèmes soulevés

Ce texte très dense pose de nombreuses questions, tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme les spécialistes des textes sacrés ont démontré que son attribution à l'apôtre Paul ne correspondait pas à la réalité ; en effet on ne retrouve pas ici le style de l'apôtre des Gentils dont les épitres sont adressées à l'ensemble d'une communauté chrétienne, or notre texte s'apparente plus à un traité de théologie ne visant qu'un groupe restreint de destinataires, des responsables sensibilisés à la question du sacerdoce. Et dans son écriture il serait très proche des textes construits par les érudits d'Alexandrie proches du philosophe Philon que nous avons déjà rencontré; selon les chercheurs cette hypothèse serait soutenue sur le plan de l'écriture par les tournures utilisées et sur le plan historique par le fait que des allusions sont faites au Temple comme lieu de prière à l'époque où les textes sont écrits, or le Temple sera détruit en 70 par Titus et donc le texte est nécessairement antérieur.

Sur le fond l'épitre aux Hébreux confirme certaines données des textes de l'Ancien Testament: Melkisédeq est roi de justice et Prêtre du Très-Haut ; il règne sur Salem qui est assimilée à Jérusalem. En revanche certains éléments ont disparu : il n'est plus question de l'offrande du pain et du vin ni non plus des bénédictions.

Mais le texte apporte par ailleurs des informations nouvelles ; certaines sont le développement des textes précédents : ainsi en accentuant le lien entre le double aspect « justice » et « paix » (sédeq et salem) de Melkisédeq l'auteur de l'épitre fait ressortir les caractéristiques qui définissent dans la bible les Temps messianiques ce qui évidemment donne une ampleur « extra-terrestre » à notre personnage !

Et cette volonté de faire de Melkisédeq une figure qui dépasse la simple humanité est illustrée par l'apport essentiel du texte : profitant du silence des textes antérieurs sur les ascendants de Melkisédeq l'auteur proclame que notre personnage est « sans père ni mère, sans généalogie, n'ayant ni commencement de jours, ni fin de vie » ce qui se traduit au final par l'affirmation que Melkisédeq est éternel ! Et pour qu'aucun doute ne soit permis il est enfin écrit qu'il est ainsi « rendu semblable au fils de Dieu ».

Lorsqu'on fait la synthèse des différents aspects de Melkisédeq au travers des textes des deux Testaments il apparaît clairement que les deux religions du Livre alors connues ont à résoudre des problèmes différents mais issus des interrogations suscitées par ce personnage plus que jamais énigmatique, tout particulièrement à un moment de l'Histoire où l'apparition du christianisme, indiscutablement à partir du judaïsme, amène très vite les deux parties à s'affirmer en se confrontant.

Les Juifs doivent nécessairement « capter » Melkisédeq, le faire leur, alors qu'à la lecture des textes il est le Prêtre d'un Dieu qui n'est pas présenté comme celui d'Abram. Il n'est pas acceptable pour le judaïsme qu'Abram, élu par Dieu et vainqueur des Rois accepte les offrandes, soit béni et paie la dîme, c'est à dire se reconnaisse le vassal d'un autre sauf si cet autre est au moins le représentant du Dieu unique Yahvé ; le problème devient plus aigu encore avec l'épitre aux Hébreux : pour un juif ce qui n'est pas dans la Thora n'est pas dans l'univers : ce roi mystérieux n'a pas de généalogie[13] or le seul personnage -si on peut dire- qui puisse être sans généalogie ni père ni mère, ni commencement de jours ni fin de vie, c'est Dieu lui-même ! Face à ces équivoques il est impératif de faire clairement de Melkisédeq une figure biblique « orthodoxe », intégrée à la saga du peuple juif.

Evidemment pour les Chrétiens qui doivent convaincre de la personnalité divine de Jésus et diffuser la Bonne Nouvelle Melkisédeq apparaît comme une figure qui démontre que de tout temps Jésus était annoncé : le roi offre le pain et le vin, bénit Abram qui vient à lui (et qui figure l'humanité puisqu'il n'est pas encore Abraham patriarche juif) ; autant d'éléments qui font bien que Melkisédeq est « rendu semblable au fils de Dieu ». Mais c'est bien là que commence la difficulté : semblable au fils de Dieu veut-il signifier que Melkisédeq préfigure le Christ ? Ou bien qu'il s'identifie au Christ ? Dans cette seconde hypothèse Melkisédeq serait le Christ éternel apparu sous une forme humaine à Abram pour le bénir et confirmer sa mission. Dans un cas comme dans l'autre la « légitimité » du Christianisme était démontrée, sa qualité de Messie prouvée !

Nous cherchions des réponses à nos questions mais clairement le Nouveau Testament, s'il apporte quelques compléments d'informations, soulève surtout des interrogations majeures...

Incontestablement il faut poursuivre notre quête au travers des nombreux auteurs qui ont tenté d’élucider les mystères mais sans doute aussi voulu défendre leurs familles spirituelles.

Bertrand Segonzac.

 

(Avec l’accord de l’auteur, article publié précédemment dans les Cahiers de la GLAMF)

 

 

A SUIVRE : les interprétations dans les familles religieuses…..

 

[1]           Il est aujourd’hui de bon ton d’écrire « premier Testament » plutôt qu’ancien testament… sans que la signification de ce changement soit réellement expliquée, d’autant que le nouveau testament conserve lui son titre ! Mais après tout mon coiffeur est bien devenu depuis peu «  capilliculteur ».

[2]           Voir l’étude du Service Biblique Catholique Évangile et Vie –SBEV, supplément n° 136 aux Cahiers Évangile, juin 2006, Éditions du Cerf.

[3]           Idem 2.

[4]           Les Targoums sont des textes juifs qui commentent, lorsqu’ils ne les ré-écrivent pas, les textes bibliques. Au tournant de l’ère chrétienne ils ont souvent pour objectif de lutter contre le christianisme naissant.

[5]           Idem 2.

[6]           Idem 2.

[7]           Les restes de plus de 600 manuscrits ont été retrouvés dans des jarres cachées dans les grottes de la falaise rocheuse bordant le rivage de la mer morte. Sur cette découverte capitale on peut lire « les manuscrits de la mer morte » de Wise, Abegg et Cook, chez Plon, 2001.

[8]           Philon d’Alexandrie, philosophe juif de l’Alexandrie romaine et écrivant en grec, né vers 12 après JC.

[9]           Genèse 17, 4,5 (Bible par Luis Segond, Société Biblique de Genève).

[10]         Genèse 12, 1,4 (Bible louis Segond, op. cité).

[11]         Le cycle d’Abraham, op. cité.

[12]         Présentation de Dominique Cerbelaud ; supplément n°136 aux Cahiers Evangile ; op. Cité.

[13]         Contrairement à Jésus dont l’évangéliste Matthieu donne une généalogie très complète (Mattieu 1. 1,16).

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La Semaine en Images.
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Du 03au 09 Janvier 2016.

 

Vous avez aimé dans l’ordre :

 

Le 03/01- La Planche de Théodore Neville  L’OUBLI.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/01/la-planche-de-theodore-oubli.htm

 

 

Le 06/01- Francs-Maçons de la Mer : La Pérouse des Iles Sandwich à L’Alaska.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/01/francs-macons-de-la-mer-xi-la-perouse-des-iles

 

 

Le 09/01- Le Monde des Religions : « LE MAL AU NOM DE DIEU »

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/01/le-monde-des-religions-n-75.html

 

 

Le 04/01- Franc-Maçonnerie et Eglise Catholique Romaine de Jacques Denville.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/01/le-monde-des-religions-n-75.html

 

 

Le 05/01- On n’oublie rien.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/01/on-n-oublie-rien.html

 

 

Le 08/01- Les Statuts de Ratisbonne – Compagnons.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/01/les-statuts-de-ratisbonne-i-i-compagnons.html

 

 

Le 07/01- Tarot initiatique Arcane –XI – Kaph.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/01/tarot-initiatique-arcane-xi-kaph.html

 

Bonne lecture ou relecture.

JFG

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Publié le par jean françois
Un penseur Grec à Mykonos.
Un penseur Grec à Mykonos.

Un penseur Grec à Mykonos.

 

Péripatéticien

D’après le dictionnaire, l'adjectif péripatéticien, utilisé en français depuis les  auteurs scolastiques, se rapporte à la philosophie et aux épigones d'Aristote. Ce mot, certes rarement utilisé au masculin, est issu du grec peripatein qui signifie : déambuler en conversant. Cette école, outre Aristote bien entendu, a laissé quelques noms célèbres à la postérité, tels que Théophraste, Satyre ou Straton de Lampsaque.

Ainsi donc, contredisant Audiard par anticipation, les péripatéticiens démontraient il y a plus de 2300 ans qu’un intellectuel qui marche pense mieux et va plus loin que quiconque, toute trivialité mise à part. Les neurologues et les psychiatres savent bien que nul ne peut réfléchir et parler en même temps. Soit le débit de la parole est constant et cela traduit un discours connu d’avance ; soit la parole hésite, trébuche et elle démontre que la réflexion se fait en même temps, mais dans les interstices, dans les silences. On comprend alors avec Aristote que marcher et parler sont compatibles et peut-être même naturellement liés. L’Homme, cet arbre inversé dont les racines (des dents, des cheveux) se trouvent au sommet et dont la plante (des pieds) use le sol, ne serait philosophe qu’à la condition de penser avec ses pieds. Tous les bons cordonniers mériteraient donc d’entrer à l’Institut et peut-être que le monde « marcherait » mieux.

Car enfin l’une des différences essentielles entre Dieu et l’Homme est l’obligation faite à ce dernier de se déplacer pour aller d’un point à un autre. Oui, je sais, ça à l’air idiot et peut-être même blasphématoire d’écrire ce genre de chose et pourtant je marchais bien quand cette pensée s’est imposée à mon cerveau étonné. Obligé de bouger pour être un tant soit peu partout et tenter de combler l’abîme qui le sépare du divin, le philosophe met ce temps à profit pour avancer, tant physiquement qu’intellectuellement. Le voyage devient alors le lieu de la réflexion, le temps que l’on prend pour soi et que l’on enrichi en s’enrichissant.

Et toi, combien de voyages as-tu effectués à ce jour ? Trois voyages, cinq, plus encore ?

Théodore Neville- Dictionnaire Inutile.

Grande-Synthe France : l'exode vers la mort !
Grande-Synthe France : l'exode vers la mort !
Grande-Synthe France : l'exode vers la mort !

Grande-Synthe France : l'exode vers la mort !

DANGER DE MORT ! ETAT D’URGENCE !

 

Grande-Synthe Péril humanitaire.

 

L’on pourrait écrire à l’entrée de ce Camp « Ne pas pénétrer Danger de mort ». Et pourtant ils sont 3000 peut être plus, des femmes, des bébés, des hommes qui nous ressemblent encore, mais qui bientôt ne seront plus que l’ombre d’eux mêmes et notre ombre. Ils ne vivent, ils survivent, pour combien temps ?

Ils attendent, un voyage hypothétique vers un Éden où l’on mange, où l’on se lave, où l’on peut conserver sa dignité d’homme, arrêter de pourrir sur pied, dans l’eau, sans hygiène, comme des bêtes.

 

Non Madame, non Monsieur, mon Frère, ma Sœur, je ne vous parle pas d’un monde lointain, inconnu, mais d’un coin de notre, de notre France à une heure de Paris la ville Lumière, eux ils sont dans l’ombre, ils se cachent, ils se terrent, ils sont dans l’effroi, chez nous patrie de la Liberté, ils sont dans la boue.

 

Ils ne sont pas arrivés par hasard dans ce Camp de la honte, ce Camp de la--- nous savions qu’ils allaient venir, nous savions que cela serait dramatique, nous avons été incapables, de leur assurer la paix chez eux alors ils sont venus. Nous n’avons rien fait, nous ne faisons rien, bientôt nous allons nous indigner, nous allons pleurer, puis commémorer l’anniversaire de leur venue, qui sait de leur mort, de ce que nous qualifierons de drame humanitaire, ici en France à Grande-Synthe.

 

L’état d’urgence il est là sous nos yeux, chez nous, nous sommes en France, la 5ème ou la 6ème puissance au monde paraît il, où est notre force, notre puissance !

Pouvons nous tourner la tête, baisser les yeux, nous dire ils n’avaient pas besoin de venir chez nous, comme si ils étaient tous venus en autocar pullman ou en Avion cabine 1ère classe !

 

Mais ils sont là bon sang, regarder ces enfants qui pataugent  dans la boue !

 

Le Maire de Grande-Synthe dit avoir alerté les autorités pas de réponse, un silence de mort, la nuit, l’absence, l’indifférence, la presse commence à bouger, pas nos dirigeants, où sont ils, j’ai honte pour ma France, j’ai mal pour ma France. Nous sommes en train de semer la haine, nous allons récolter, la vengeance et le terrorisme.

 

Ou est passé notre humanité, notre fraternité, assez de discours, assez de réunions, assez de commissions, assez de pitié, assez de compassion, assez d’enfumage ! Un peu de fierté pour notre France, un peu de courage, un peu d’exemplarité. Donnons aux bénévoles sur le terrain, aux ONG, à toutes les bonnes volontés le soutien qu’ils attendent, demandons à nos jeunes chômeurs, étudiants, jeunes travailleurs, et moi, et moi !!… de donner un coup de main, de tendre leurs mains, que tous ceux qui reçoivent donnent un peu de leur temps, de leur amour.

 

Allez soyons fiers, soyons dignes, soyons Français !  Allez Monsieur Le Président décréter le « L’État d’Urgence humanitaire ». Permettez moi de ne pas vous présenter mes excuses si je vous ai choqué, dérangé paru naïf.

 

JFG

 

Étiquette : Ouest-France du 09 Janvier 2016.

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première de couverture.

première de couverture.

LE MONDE DES RELIGIONS 

 

Le bimensuel « Le Monde des Religions » des mois de Janvier et Février 2016 est en vente en Kiosque.

La première de couverture titre : « LE MAL AU NOM DE DIEU » Les Religions sont-elles violentes ?

 

CANADA-  Quatre Sikhs dans le gouvernement de Justin Trudeau (voir l’article de la FM au Cœur article du 17 Novembre 2015.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2015/11/les-sikhs.html

 

ALGERIE- Les Chrétiens renaissent : les Kabyles séduits par des Églises Évangéliques.

 

Le dossier : « LE MAL AU NOM DE DIEU »

 

  • Dieu d’amour et de justice ? le sacrifice demandé à Abraham. Par Maurice –Ruben Hayoun.

 

Comment le même Dieu peut-il ordonner une chose et son contraire ? Comment un Dieu d’amour, un Dieu juste peut-il prescrire un infanticide.

 

(…) si Abraham n’est pas allé jusqu’au bout avec Isaac, Dieu, lui, l’a fait, avec Jésus qui fut finalement immolé, le choc n’en demeure pas moins fort (…)

 

  • Les Religions incitent-elles à la violence ? Lectures sauvages. Par Henri Tincq.

 

(…) est-ce que se sont les religions qui sèment les germes de violences par des vérités transformées en dogmatismes ? Ou les hommes qui fabriquent leur propre image du sacré pour justifier leur propre fanatisme ?

 

Est-il justifié de dire que certaines Écritures sacrées contiennent des appels au meurtre ? Aucune réponse globale ne peut accréditer ou démentir ce propos.

 

La loi du Talion ordonne :  « Si malheur arrive, tu paieras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure (Exode 21,23-25)

 

René Girard : « Le Sacré c’est la Violence »

 Imiter ce que l’autre possède-qui déclenche des pulsions violentes. Cette rivalité mimétique éclaire la construction du désir humain, enclenche la spirale de la vengeance et du ressentiment.

 

  • Le sentiment d’infériorité crée les conditions du fanatisme. Par Gérard Haddad.

 

  • Trois questions à Dounia Bouzar : Les jeunes enrôlés par Daech sont attirés par l’idée de rupture.

 

  • La Rhétorique du mal en géopolitique. Le diable s’habille en Kaki. Par Mohamed Taleb.

 

  • Fin du monde Daech et les démons de l’Apocalypse. Par Jean-Pierre Filiu. Les interprétations de l’Apocalypse.

 

  • En contrepoint : Quand les Religions font aussi la Paix. Par Éric Vinson. Les sources de la non violence

 

C’est du jaïnisme, confession indienne très minoritaire, que Gandhi a reçu son concept clé, l’ahisma (litt « non nuisance ») Le Bouddhisme est également une autre racine de la non violence.

 

La Conclusion du dossier est faite par le regard philosophique de André Comte-Sponville sous le titre : Faire le mal au nom du bien, la Logique de la terreur.

 

On s’autorisera d’autant plus volontiers le pire quand c’est en vue d’un Bien prétendument absolu..

 

Au-delà de ce dossier ce numéro contient les articles suivants :

 

  • L’Hospitalité- Vertu de Relation.
  • La Profession de Foi Musulmane.
  • Le regard Spirituel de Leili Anvar qui s’impose comme la référence du Soufisme, elle marche sur les pas d’Henri Corbin.

Le chemin de l’homme commence donc, comme toute sagesse digne de ce nom, par un travail sur soi.

 

Un numéro très dense, qui propose des voies de réflexions, au delà de l’immédiateté, la recherche, la pensée en action, pour ne pas tomber dans l’intolérance qui fédère les esprits faibles et mène à la dictature destructrice de la vengeance, qui ouvre des plaies béantes dans notre cœur.

Je vous recommande la lecture de ce numéro, qui s’il ne résout pas les problèmes qui envahissent notre société, donner sa place à la réflexion, pour donner du sens à l’action.

 

JFG

Etiquette et Sources: Le monde des Religions.

Le Monde des religions N°75 Janvier Février 2016. En Kiosque 6,90 €. 

 

 

Les Sikhs au Gouvernement Trudeau, Abraham, la guerre de religion, l'Apocalypse .
Les Sikhs au Gouvernement Trudeau, Abraham, la guerre de religion, l'Apocalypse .
Les Sikhs au Gouvernement Trudeau, Abraham, la guerre de religion, l'Apocalypse .
Les Sikhs au Gouvernement Trudeau, Abraham, la guerre de religion, l'Apocalypse .
Les Sikhs au Gouvernement Trudeau, Abraham, la guerre de religion, l'Apocalypse .

Les Sikhs au Gouvernement Trudeau, Abraham, la guerre de religion, l'Apocalypse .

Demain ne pas manquer la Planche de Théodore Neville :

PERIPATETICIEN.

INFO INFO

Conférence Grande Loge de France.

GÉNOCIDES – DEVOIR DE MÉMOIRE, LES CHEMINS DE LA TRANSMISSION

Une conférence publique samedi 30 janvier à 14h30 au Temple Brossolette de la Grande Loge de France rue Puteaux sur le thème Génocides – Devoir de Mémoire, Les chemins de la Transmission.

La conférence est organisée par la Loge Tort-Nouguès Concordia – 1426, avec la participation de Philippe Charuel

Grand Maitre de la Grande Loge de France.

Prendrons notamment la parole :

Alexis Govciyan, Président «Europe de la mémoire»

Valérie Toranian, Rédactrice en chef de la «Revue des 2 mondes», auteure du livre «L’étrangère»

Hélène Dumas, Chargée de recherches au CNRS, auteure du livre «Le Génocide au village»

Alban Perrin, Coordinateur de la formation au Mémorial de la Shoah

Cécile Chabaud, Professeur au collège G. Appolinaire (Paris 15), Travail de classe de 3e Exposition «Mémoires Transmises»

M. C. Mention-Schaar, Réalisatrice du film «Les Héritiers».

Réservation obligatoire : conference-tnc@gmail.com

Ciel c'est Noël

Ciel c'est Noël

Sortie du Dernier livre de Jean-Claude Cappelli.

chez lulu.com

 

 

Événement pour votre W-E

       

            Expo : Lumière des Cœurs de Viviane-Josée Restieau
jusqu'au 5 février 2016
Découvrez les oeuvres étonnantes de Viviane-Josée Restiau, une figure majeure dans le graphisme pendant quarante ans. Elle nous explique ses voyages à la croisée des mondes, le nôtre… et les autres. « Je cherche à rendre visible l’invisible ». 
La Maison des Sources Tréhorenteuc 56.

La Crêperie du Graal.

Pour vos nourritures terrestres et plus, aller vite savourer les délicieux Ronds Solaires (Crêpes Bretonnes), Claudine l'hôtesse vous réservera le meilleur accueil !

La Crêperie du Graal 5,Rue Mathurin Lefort 56430 MAURON. Tél : 02 97 22 67 26.

 

 

 

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Le dernier ouvrage de Jean-Claude Cappelli
Le dernier ouvrage de Jean-Claude Cappelli

LA CRECHE DE NOEL - Jean-Claude Cappelli.

Bonjour,

J'ai le plaisir de vous annoncer la parution du dernier ouvrage de Jean-Claude Cappelli Druide dans la lignée de John Toland, il réside en Forêt de Brocéliande.

Sans nul doute un livre qu'il faut avoir pour ceux qui s'intéresse au Druidisme mais aussi destiné à tous ceux qui veulent faire une découverte intéressante loin des clichés, une véritable voie de recherche intérieure, Jean-Claude Cappelli vous y mènera avec sa simplicité habituelle, et sa connaissance approfondie du sujet.

JFG

Note de l'Editeur.

La crèche de Noël fait malheureusement aujourd'hui l'objet d'une controverse née de l'ignorance. En réalité, sous le voile des symboles, la fable de la naissance de Jésus forme l'allégorie de la renaissance annuelle du soleil dans notre Univers au moment du solstice d'hiver. Dans ce nouvel essai, Jean-Claude Cappelli, dit "Celui du Pays de l'Ours", druide de la lignée de John Toland, propose un décryptage des arcanes des Mystères de la Nativité Christique

Chez lulu.com 15,00 €

La crèche de Noël fait malheureusement aujourd'hui l'objet d'une controverse née de l'ignorance. En réalité, sous le voile des symboles, la fable de la naissance de Jésus forme l'allégorie de la renaissance annuelle du soleil dans notre Univers au moment du solstice d'hiver. Dans ce nouvel essai, Jean-Claude Cappelli, dit "Celui du Pays de l'Ours", druide de la lignée de John Toland, propose un décryptage des arcanes des Mystères de la Nativité Christique

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Chartres David et le Pélican, Tailleurs de Pierre, Charpentiers, Détails de Chapiteaux portail Royal.
Chartres David et le Pélican, Tailleurs de Pierre, Charpentiers, Détails de Chapiteaux portail Royal.
Chartres David et le Pélican, Tailleurs de Pierre, Charpentiers, Détails de Chapiteaux portail Royal.
Chartres David et le Pélican, Tailleurs de Pierre, Charpentiers, Détails de Chapiteaux portail Royal.

Chartres David et le Pélican, Tailleurs de Pierre, Charpentiers, Détails de Chapiteaux portail Royal.

STATUTS DE RATISBONNE – II –

 

Règlement concernant les Compagnons. Extraits.

 

(3) Si un compagnon se présente dans l’entreprise et demande à y être engagé, il doit être agréé, à moins que celui chez qui il a fait son apprentissage ait été lui-même un Maître maçon.

 

(4) Aucun Compagnon itinérant qui est en place ne doit dire du mal de son employeur ni l’atteindre dans son honneur. Mais si l’employeur a enfreint les règles de la corporation chacun peut le dénoncer.

 

Ce qui paraît extraordinaire pour le profane, n’est qu’un devoir pour le Maçon.

 

(11) Si un Maître ou un compagnon de la corporation tombe malade et s’il ne peut subvenir à ses besoins, la corporation lui doit aide et soutien, et s’il est dans le besoin, elle doit lui prêter l’argent nécessaire pour les soins qu’il s’engagera à rembourser par la suite. S’il mourrait, on doit lui reprendre ce qu’il a laissé, jusqu’à que les frais soient couverts.

 

Du bon usage de la Fraternité.

 

(13) Si un Compagnon a servi chez un maçon et non chez un entrepreneur et qu’il veuille entrer dans la corporation, il doit travailler deux ans sans salaire chez un entrepreneur. S’il n’accepte pas, il ne sera pas admis dans la corporation. D’ailleurs, chaque Maître qui détient un livre corporatif doit agir selon les circonstances.

 

A méditer.

 

Règlement concernant les Apprentis.

 

  1. Aucun Maître ni entrepreneur ne doit engager un apprenti qui ne soit pas marié. Et il y a lieu, en outre, de lui demander si ses père et mère sont mariés.

 

  1. Aucun Maître ni entrepreneur ne peut engager aucun aide pour un    délai de moins de six ans.

 

  1. Si un apprenti quitte son employeur sans cause légitime avant l’expiration de son engagement, aucun autre employeur ne doit l’engager. Aucun Compagnon ne doit frayer avec lui, avant son retour chez son employeur, auprès duquel il doit achever son temps d’apprentissage et lui donner toute satisfaction, moyennant quoi il recevra un certificat. Aucun Apprenti ne doit verser d’indemnité à son employeur, sauf pour cause de mariage avec le consentement de son employeur, ou pour tel motif légitime qui l’y contraigne, lui et son employeur.

 

Un code du travail bien simple !!

 

(8) Si un apprenti se conduit mal au point de vue sentimental et en dehors du mariage, il doit perdre le bénéfice de ses années d’apprentissage, en examinant toutefois son cas avec compréhension.

 

Pas facile de savoir qu’elle  conduite sentimentale  adopter ? Et quel sont les cas ou la compréhension doit s’appliquer ?

 

 A suivre, les Statuts de la Saint-Michel 1563.

 

      JFG.

Cathédrale Saint Cécile Albi, c'est à l'intérieur, les enfers.
Cathédrale Saint Cécile Albi, c'est à l'intérieur, les enfers.
Cathédrale Saint Cécile Albi, c'est à l'intérieur, les enfers.

Cathédrale Saint Cécile Albi, c'est à l'intérieur, les enfers.

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Publié le par jean françois
La Roue de la Fortune.

La Roue de la Fortune.

ARCANE XI : La Roue de la Fortune = Kaph

 

L’Arcane –XI- est aussi celui de la Force maîtrisée, il se situe en ce sens au centre du jeu.

 

Symbolisme :

Une chaîne formée de onze anneaux, sur un cercle du polygone initiatique, non inscrit, exprime l’union du Microcosme et du Macrocosme.

Au centre, un carré contient un cercle, un triangle équilatéral et la onzième lettre hébraïque, KAPH, dualité.

Dans le cercle du bas, en dehors de la chaîne, se trouve le principe créateur, racine carrée du Nombre d’Or, dans le cercle du haut, en dehors de la chaîne, le Nombre d’Or ou Principe Divin.

 

Le Kaph, soleil Lumière, astre agissant il exprime l’énergie. Au cœur de la caverne, du labyrinthe règne une Lumière à découvrir dans le cœur de l’homme, cette Lumière est sa liberté, c’est la voie  qui lui permettra de sortir des ténèbres de l’ignorance. Si la puissance et l’énergie du soleil sont nécessaires à l’épanouissement matériel, elles sont pour l’initié Lumière de l’esprit.

Par Kaph, la paume de sa main, l’initié agira, c’est cette main tendue sans arme qui le fera progresser vers sa Lumière.

En Guémétria cette lettre peut signifier l’épanouissement, la fécondité. A remarquer également que Kaph est une ouverture vers Kether, la couronne, symbole de Force, sa place en 11 sur les 22 lettres de l’alphabet hébraïque capte l’énergie de l’ensemble des lettres c’est sa force, elle est au centre. C’est pourquoi en tarot divinatoire on l’assimile à la Force, sur cette carte est une femme qui maîtrise le Lion, c’est donc bien la Force maîtrisée, pas la Force aveugle et animale. Accéder à la Maîtrise de soi, par l’ouverture vers notre parcelle divine pour les croyants et la plénitude de l’humanité pour les athées.

JFG 

Sur le plan de l’initié :

Il est parvenu à maitriser en lui la puissance sacrée de la Chaîne Occulte.

 Il a ainsi acquis une Liberté intérieure inexprimable et une Unité d’action inépuisable.

Quant au profane :

Cette arcane est très positive pour lui puisqu’elle est signe de chance, de joie, d’espoir dans ses actions présentes et futures. C’est un être parvenu au fait de ses possibilités sociales, morales et sentimentales.

Synthèse :

Chance, espoir, recherche de la réussite de la vie, ambition épanouie, succès dans les entreprises matérielles, financières. En rejet, le consultant n’est pas motivé par la réussite financière, car ni l’argent ni les honneurs ne sont son but dans la vie.

 

 

Source et Étiquette : En italique extraits de « En quête de la Parole perdue » de José Bonifacio Éditions Télètes Paris.

La Roue de la Fortune ou la Force.
La Roue de la Fortune ou la Force.
La Roue de la Fortune ou la Force.

La Roue de la Fortune ou la Force.

Demain la suite des statuts de Ratisbonne.....

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Le Port aux Français, les indigènes de l'Alaska l'Eden aux Fourrures, le naufrage dans la passe de la Baie
Le Port aux Français, les indigènes de l'Alaska l'Eden aux Fourrures, le naufrage dans la passe de la Baie
Le Port aux Français, les indigènes de l'Alaska l'Eden aux Fourrures, le naufrage dans la passe de la Baie

Le Port aux Français, les indigènes de l'Alaska l'Eden aux Fourrures, le naufrage dans la passe de la Baie

FRANCS-MACONS DE LA MER –XI- La Pérouse des Iles Sandwich à l’Alaska.

 

Le 06 juin 1786 la brume, le froid, l’humidité trempait les vêtements des marins, les braseros flambaient aux entreponts, les baleines étaient en vue.

 

Le 23 juin le Mont Saint Elie se révèle, recouvert de neige, les loutres, les otaries sont présentes. Lapérouse pénètre dans l’Éden de la fourrure, mais son but est la recherche d’un passage au nord pour relier l’atlantique et le pacifique.

 

Le 01 juillet près du Mont Beautemps, les marins découvrent une baie qui ne figure sur aucune carte, aucune nation ne pouvant la revendiquer, ils la désigne, sous le nom de Port aux Français aujourd’hui connue sous le nom de Lituya Bay. Rapidement ils sont abordés par des pirogues chargées d’indiens, ils réclament du fer et proposent en échange des fourrures le troc commence.

Lapérouse prudent pour éviter les vols s’installe sur une île peine perdue, les indiens effrontés, vont jusqu’à revendre aux marins les objets qu’ils ont dérobés.

Lapérouse conforte en ces termes son opinion sur les indigènes : « j’admettrai si l’on veut, qu’il est impossible qu’une société existe sans quelques vertus, mais je dois convenir que je n’ai pas eu la sagacité de les apercevoir. »

 

Lapérouse s’oppose ainsi à Rousseau qui soutenait la bonté de l’homme à l’état naturel. Lapérouse pense que l’homme n’est pas bon par nature, il écrit : « Les philosophes auront beau se récrier contre ce tableau : il font leurs livres au coin du feu et je voyage depuis trente ans. Je suis témoin des injustices de la fourberie de ces peuples qu’on nous peints si bons parce qu’ils sont près de la nature, mais cette nature n’est sublime que dans ses masses, elle néglige tous les détails. Il est impossible de pénétrer dans les bois que la main des hommes civilisés n’a point élagués….de faire société avec des hommes qui sortent de ses mains parce qu’ils sont barbares, méchants et fourbes. »

 

Lapérouse essaye en vain de trouver le fameux passage du nord au fond de la baie, il renonce fait marche arrière.

 

Le 13 juillet il décide de sortir de la baie, de quitter le Port aux Français. Un désastre survient, les deux biscayennes des frégates envoyées en reconnaissance sont prises dans les violents courants de la passe vingt et un marins périront malgré ses efforts et l’aide des indigènes, Lapérouse n’a pas pu les sauver.

Le 30 juillet l’Astrolabe et la Boussole appareillèrent direction Vancouver, puis Monterey. A suivre…..

 

JFG

 

Source et Étiquettes : La Pérouse autour du Monde Edition de Conti.

L’Océan Français.

Cette Loge fût découverte par Pierre Mollier, directeur des archives et de la bibliothèque du Grand Orient de France. Elle réunissait à Paris les fonctionnaires Bretons du ministère de la Marine qui étaient Francs-Maçons et dont le plus célèbre fut Nicolas Trouille, son fondateur. En 1800 elle comptait quarante membres et disparut en 1818.

 

MacCain John Sidney, amiral de l’US Navy, père du candidat malheureux à l’élection présidentielle américaine en 2008, commandant en chef de la flotte du Pacifique pendant la guerre du Vietnam. Il fut « initié » au cours d’une cérémonie « à vue » (en anglais Mason at sight) le 13 décembre 1975 à Washington. Sept généraux et amiraux assistaient à la cérémonie. Plusieurs autres patriotes américains bénéficièrent de la même procédure accélérée : le général Marshall – auteur du célèbre plan portant son nom – en 1941, les astronautes Waly Schirra en 1967 et John Glenn en 1978. Seul le Grand Maître peut décider d’une initiation à vue et, de nos jours, dix sept États américains la pratiquent.

 

 

Sources : Dictionnaire des marins Francs-Maçons Éditions SPM Kronos.

 

Qu’est-ce Qu’un Maçon à vue ou Mason at sight ?

 

C’est un postulant qui a reçu généralement dans la même journée, les trois degrés de la Maçonnerie : Apprenti, Compagnon et Maître et cela sans aucune qualification étude, examen. Cette procédure T G V se déroule dans une réunion spéciale présidée obligatoirement par le Grand Maître de l’obédience. On peut légitimement s’interroger sur le pourquoi, d’une telle procédure, elle institue une hiérarchie d’honneur bien loin de l’initiation aux Lumières ou d’une hiérarchie spirituelle. C’est en quelque sorte une remise de hochet Maçonnique. Le but est bien entendu honorifique, de telles cérémonies se déroulent dans la sphère Anglo-Saxonne et plus particulièrement aux États-Unis.

De telles cérémonies ont eu lieu également en France, les postulants étant généralement des hommes politiques Africains de premier plan, voir des chefs d’États et pour parfaire, cette pseudo initiation elle est suivie en général de la nomination du postulant en qualité de Grand Maître de l’Obédience de son pays, en toute simplicité !! Je crois savoir que ce que l’on appelle la France Afrique y a trouvée de nombreux avantages. Bel exemple de compromission et confusion entre Franc-Maçonnerie et politique.

Cela n’enlève rien par ailleurs à la qualité de certains postulants, mais la Franc-Maçonnerie a t’elle besoin de ce genre de pseudo cérémonie, je ne suis pas persuadé en tout cas que cela la grandisse aux yeux des profanes !

 

JFG 

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Publié le par jean françois
De l'attentat de la Rue de Rennes au 13 Novembre.
De l'attentat de la Rue de Rennes au 13 Novembre.
De l'attentat de la Rue de Rennes au 13 Novembre.

De l'attentat de la Rue de Rennes au 13 Novembre.

ON N’OUBLIE PAS AVEC LE TEMPS !

 

En cette période de l’année, c’est le temps du souvenir, des souvenirs, mais pour les événements tragiques qui ont marqués cette année 2015 est-ce vraiment le temps du souvenir ou simplement celui de la trêve ? Je soumets à votre réflexion un texte de Arthur Schopenhauer extrait de Sur la Religion, Paralipomena § 174. Les religions ne peuvent revendiquer le monopole de la souffrance humaine, elles sont aussi espérance et amour, par contre leurs déviations, leurs « ismes » détruisent la fraternité. Efin je vous recommande la Lecture du Monde des Religions qui vient de sortir N°75 de Janvier-Février 2016. La page de couverture titre LE MAL AU NOM DE DIEU, Les Religions sont-elles violentes, je ferais plus tard un article à ce se sujet.

Bonne lecture.

JFG

 

Les religions ont souvent une influence immorale. Ce qui est mis au compte des devoirs envers DIEU est soustrait aux devoirs envers les hommes : il est très agréable de remplacer le manque de bonne conduite envers ceux-ci par des flatteries qu’on adresse à celui-là.

Dans chaque religion, on en arrive bientôt à ce que, pour les objets les plus immédiats de la volonté divine, on dépense moins en actions morales qu’en actes de foi, cérémonies du temple et rites en tout genre. (…) L’influence moralisatrice est moins évidente. Combien grande et certaine elle devrait pourtant être, pour offrir une compensation aux cruautés que les religions, principalement chrétienne et musulmane, ont suscitées, et aux calamités qu’elles ont apportées de par le monde ! Songe au fanatisme, aux persécutions sans fin, aux guerres de religion, aux croisades, songe à la cruelle expulsion et à l’extermination des Maures et de juifs d’Espagne, songe à la nuit de la Saint-Barthélemy, aux Inquisitions et autres tribunaux d’hérétiques, songe aux conquêtes sanglantes des musulmans sur trois continents, mais aussi bien à celles des chrétiens en Amérique, qui ont exterminé la plus grande part de ses habitants, tout cela bien entendu, in majorem Dei gloriam, pour la plus grande gloire de Dieu !

 

                                                            Arthur Schopenhauer.

 

 

Léo Ferré, le poète, l’anar, l’athée peut-être je ne sais ? En tout cas pas stupide, nous a offert ce poème sur le temps. 

 

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

On oublie le visage et l'on oublie la voix

Le coeur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller

Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie

L'autre qu'on devinait au détour d'un regard

Entre les mots, entre les lignes et sous le fard

D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit

Avec le temps tout s'évanouit

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

Même les plus chouettes souvenirs ça t'as une de ces gueules

A la Galerie je farfouille dans les rayons de la mort

Le samedi soir quand la tendresse s'en va tout seule

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien

L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux

Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous

Devant quoi l'on se traînait comme traînent les chiens

Avec le temps, va, tout va bien

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

On oublie les passions et l'on oublie les voix

Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens

Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu

Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard

Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard

Et l'on se sent floué par les années perdues

Alors vraiment

                                                    Avec le temps on n'aime plus.

Léo Ferré 1968/69.

 

LEO A PROPOS DE SA CHANSON.


Elle me colle aux semelles, cette chanson. À me sortir aussi par les yeux, ma voix épuisée. Vous la trouvez « sublime et chargée d’émotions ». N’allez pas trop loin. Ne me secouez pas, je suis rempli de larmes. Et le mot n’est pas de moi.

Vous savez, je n’ai pas sur cette chanson le même regard. Et puis, ce n’est pas une chanson. C’est l’histoire d’un bout de vie, une chose vécue, mal vécue. Je l’ai écrite en deux heures. En 68 ou en 69, je ne sais plus. Mais avec ces deux heures, il y avait cinquante- trois ans dans les flancs. Ça a fait un tube! Un malentendu. C’était un cœur qui chavirait, qui essayait de se raccrocher. Avec les mots des pauvres gens. Avec les mots de tous les gens. Avec le temps, douloureusement.

Fallait-il des mots? Écoutez ma musique. Trois notes que j’égrène et que je répète. Sans les jouer ensemble. Il n’y a pas d’accord. Normal, avec ce que je raconte. Il n’y avait pas d’accord possible avec cette… Juste des arpèges qui descendent vers le tragique. Ma musique dit où va la chanson. Et la nave va…

Vous trouvez ma vision des choses négative? Je ne sais pas. Négative? Le mot ne va pas. Je ne sais pas ce que ça veut dire. Dans une première version, je terminais par: « Avec le temps… on n’en peut plus ». Pas mal. Mais ça mettait la chanson de travers. Ce n’était pas une chute, juste une pirouette, une dégringolade. De la poésie en solde. « Avec le temps… on n’aime plus », ça fait la chanson. Ça termine sur une note juste. Sur la note juste, sur la vie en vrai. Mais si ça ne va pas, on peut tout changer. J’ai entendu une version qui se termine par: « Avec le temps… on aime plus », avec plein de « s ». Vous voyez, vous faites ce que vous voulez avec votre temps. Tout s’évanouit ou tout s’incruste. Rayez l’intrus!

 

Vous n’aurez pas manqué de voir dans cet extrait de la réponse que fit Léo Ferré à une de ses admiratrices, la disparition dans la dernière phrase de la forme négative. « Avec le temps… on aime plus. » a remplacé « Avec le temps on n’aime plus. » Je constate personnellement que l'âge aidant , je suis de plus en plus sujet à l'émotion, qui m'envahie de plus en plus, quand je suis confronté à l'horreur ou au bonheur les larmes me viennent et c'est une délivrance du coeur.L’espérance ! L’espérance aurait sans doute crié Léo.

 

JFG.

Première de couverture "Le Monde des Religions"

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