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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
COMMUNIQUE

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Publié le par jean françois
 LA VIOLENCE

LA VIOLENCE

 

 

Se faire violence, transgresser, s’est s’initier, se métamorphoser, s’il faut des chocs initiatiques au cours de cérémonies rituelles pour éveiller sa conscience, il faut surtout beaucoup de lenteur, de douceur et de tempérance, sans exclure la force agissante, la flamme de l’action, le glaive de la justice en y associant toujours l’amour fraternel.

 

« Ce qui ne lèse point la cité ne lèse pas non plus le citoyen. Toutes les fois que tu te figures qu’on t’a lésé applique cette règle : si la cité n’est pas lésée, je ne suis pas non plus lésé. Mais si la cité est lésée, il ne faut pas s’indigner contre celui qui la lèse, mais lui signaler la négligence commise. » (Pensées pour moi-même de Marc Aurèle Livre V- XXII)

Dans un temps où l’indignation est permanente cette pensée de l’empereur philosophe semble dépassée, elle nous rappelle pourtant comment doit fonctionner la démocratie.

 

Si s’initier c’est remettre de l’ordre dans notre chaos intérieur, faire une place à la justice en toutes choses, cela peut paraître d’une extrême banalité, mais est-ce si simple à faire dans un monde où l’on en est à avoir de la bienveillance pour toutes les formes de violences. Il nous faut transgresser pour combattre nos mauvaises passions, avant d’accuser les autres de nos propres turpitudes, autrefois l’on parlait d’examen de conscience. De s’assurer comme le font les francs-maçons que nos mains sont pures.

 

Faire régner la justice, en se souvenant qu’elle a les yeux bandés, qu’elle doit sans cesse être améliorée, rectifiée avec l’équerre des lois votées démocratiquement, pour la rendre bonne et égale pour tous, c’est-à-dire équitable, idéale. Elle devient alors mère de la liberté, le franc-maçon, ne peut-être indifférent aux différences, mais il doit rechercher l’harmonie, réunir ce qui est épars.

 

Il ne peut être en rébellion constante vis-à-vis des autres, sans se soumettre à son propre jugement. S ‘il se doit d’être un lanceur d’alerte, pour protéger la démocratie, l’équité, la liberté, s’il doit savoir parfois s’indigner, peut-il être un insoumis perpétuel ? La désobéissance fut-elle civile ne peut être une fin en soi. On ne viole pas en permanence la démocratie que l’on a soi-même choisie comme mode de fonctionnement pour la cité, on la corrige sans cesse, et sans violence. Sinon c’est désobéir à soi-même.

 

La transgression se conçoit dans le sens d’une amélioration du particulier au général.

Il s’agit pas de renoncer à ses idées, il s’agit d’écouter celles des autres, de proposer, d’agir pour faire évoluer, et non d’être dans une posture qui va de l’indignation, à l’insoumission puis à la violence. Être bienveillant envers la violence au quotidien c’est préparer la dictature, renoncer à la liberté.

 

 

                                                     Jean-François.   

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Publié le par jean françois
CONFÉRENCE DE LA GRANDE LOGE DE L'ALLIANCE MAÇONNIQUE FRANÇAISE
RAPPEL

 

DIALOGUES

 

 

La méthode du dialogue n’est pas qu’un genre littéraire ou philosophique, elle est une praxis pour aller vers l’autre, c’est un faire vivre en société, une pratique du respect des différences un chemin vers la fraternité entre les hommes.

 

Il paraît que depuis Socrate et son commentateur Platon la philosophie n’est qu’une exégèse, une analyse leurs œuvres. Peu importe ce qui vaut, c’est cette méthode des dialogues, tant que les hommes se parlent l’humanité vit et respire.

 

La Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française poursuivant son cycle de conférences : « Les Dialogues de l’Alliance » organise le 25 octobre 2019 à Tours, un dialogue sous forme de conférence dînatoire dont le thème est Caïn et Abel clé de la spiritualité biblique, elle s’appuie sur le livre de Claude Birman, Charles Mopsik et Jean Zacklad paru aux Éditions Grasset.

 

Les participants pourront réfléchir, partager, dialoguer sur ce le thème du meurtre d’Abel par Caïn. Comment Caïn en est arrivé à tuer son frère et pourquoi. Le thème du meurtre habite les rituels maçonniques, la franc-maçonnerie qui œuvre pour la fraternité, l’écoute, le respect de l’autre, de ses différences, tire des enseignements de ce fratricide.

 

Que dit ce meurtre pour nous francs-maçons en particulier et pour tous les hommes de bonne volonté en général, tous ceux qui sont épris d’humanisme. Que faisons-nous de la différence ?

 

Notre société est hétérogène, constituée de femmes et d’hommes, riches et pauvres, doués et moins doués, et surtout nous rencontrons tout au long de notre vie des hommes toujours mieux dotés que nous, comment gérer cela ? Comment ne pas succomber à l’envie qui mène à la jalousie.

 

Un verset des Proverbes dit à propos de la jalousie, quelle est la carie des os. Comment ne pas avoir une dent contre son prochain ? La jalousie, comme la vengeance est un mal qui nous ronge de l’intérieur.

 

Pourquoi Caïn n’a-t-il pas ouvert le dialogue avec son frère Abel, pourquoi l’homme s’enferme et n’ouvre-t-il pas son cœur ?

 

« Vous avez la parole mon frère.. »

 

Le refus et l’absence de dialogue font naître et entretiennent la violence. Tubalcaïn le 7ème descendant de la lignée de Caïn est bien présent dans nos rituels maçonniques, le meurtre de l’architecte par les mauvais compagnons jaloux et la résistance du maître qui respecte son serment composent un psychodrame semblable à celui du meurtre d’Abel par son frère. L’architecte ayant subi cette épreuve renaîtra plus radieux que jamais, il y a dans ce sacrifice une spiritualisation de l’être.

 

Les coups des mauvais compagnons vaniteux, orgueilleux, jaloux illustrent bien notre rapport difficile à la différence, comment accepter l’autre, comment le reconnaître malgré ses différences comme notre frère ? Peut-être simplement pour être reconnu comme tel par lui.

 

Comment aujourd’hui réagissons-nous aux différences ? Le dialogue avec l’autre, l’écoute de notre conscience, l’usage tempéré de nos forces, notre foi maçonnique, nous permettrons

d’aimer l’autre avec ses différences, démontrant que la franc-maçonnerie est un centre d’union fraternelle où dialoguent des hommes qui sans elle ne se seraient jamais rencontrés.

 

Rendez-vous aux dialogues de l’Alliance.

 

 

                                                      Jean-François.

Description : C:\Users\JEANCLAUDE\AppData\Local\Microsoft\Windows\INetCache\Content.Word\logo dialogues de l'alliance.jpg

 

 

                                                                       

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Respectables Loges

 « Alcyone », « Aristarque de Samos » et « Concorde et Mercure »

de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française à l’O:. de Tours

 

 

ont le plaisir de vous convier

 

 

vendredi 25 octobre 2019

à 19h

 

à une conférence-dînatoire

 

« Caïn et Abel »

 

« La Kabbale, clef de la spiritualité biblique »

 

par

 

 Claude BIRMAN

Philosophe, professeur de philosophie

 

 

*

*   *

Conférence ouverte aux Frères et Sœurs,

à leur conjoint(e), aux profanes intéressés

*

conférence, apéritif et dîner : 29 €

*

Hôtel Mercure Tours-Nord

11, rue de l’Aviation - 37100 Tours

 

 

 

INSCRIPTION

 

Nombre de place limité

Inscription, avant le 18 octobre 2019

 

agencedepib@wanadoo.fr

 

 

 www.gl-amf.fr  n   gl-amf@gl-amf.net

 

CONFÉRENCE DE LA GRANDE LOGE DE L'ALLIANCE MAÇONNIQUE FRANÇAISE
Claude Birman

Claude Birman

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Publié le par jean françois
FINIR EN BEAUTE

FINIR EN BEAUTE

 

 

 

L’expression traduit bien le désir du beau, toutes les constructions ont besoin de la beauté, nous n’y échappons pas, tant que nous sommes sensibles au beau, nous vivons, c’est sans doute pourquoi au-delà de la vie nous voulons emporter avec nous, en nous ce que nous avons vu et vécu de plus beau.

 

Dans nos loges nous nous construisons nous-mêmes, en force, sagesse et beauté, la beauté orne et couronne cette construction. Dès l’entrée du temple l’imagination est frappée par l’imposante beauté des colonnes, les fleurs de lotus véritables matrices de cette beauté, ces fleurs nées dans les eaux les plus boueuses, resplendissent sous les chapiteaux des colonnes, elles sont surmontées par les fruits du grenadier aux mille pépins, d’où coule, le nectar boisson divine rougi par l’amour fraternel.

PLOUGASTEL-DAOULAS

 

Les pas hésitants vers les colonnettes sculptées, par les mains des ouvriers, nous avançons dans les traces de nos sœurs et de nos frères, nous parcourons le labyrinthe qui va des ténèbres à la lumière, nous suivons la course du soleil, sur ce chemin mystérieux, vers nous-mêmes, vers l’intérieur de nous-mêmes. Nous nous soulageons de la pesanteur des ismes qui nous assaillent, empêchent le règne de l’harmonie de faire sa demeure chez nous.

 

Nous recherchons la beauté dans la simplicité universelle du cercle, là où est la demeure du maître  entre la rigueur de l’équerre et l’ouverture du compas de l’esprit, là ou la beauté s’épanouit comme la rose au point du jour chargée de la rosée céleste.

PLOUGASTEL LE PONT ENTREE DE LA RADE DE BREST

 

Cette émotion me rappelle les vacances de mon enfance dans le Finistère au bout de la terre, chez mes grands-parents. Quand ma grand-mère man goz, me voyait sourire pour un rien et pour tout, elle disait comme un secret à ses amies avec fierté et son un accent chantant : « Voyez le petit, comme il est grand ! Il est bien là, il a du goût ! »

 

J’avais le goût de la beauté, de la campagne, de cette campagne morcelée par les talus remplis de fleurs et de bouvreuils, cette campagne des chemins creux humides tracés par les sabots, véritables voûtes mystérieuses. Puis à quatre heures, assis sur un banc, dans mes mains, sur les grandes tartines du pain de deux livres, s’étalait le beurre blond transpirant de sel, le beurre de la motte sculptée avec des fleurs de genêt, recouvert des fraises fraîches sucrées, cueillies dans le champ d’en face. Tout explosait de beauté, la lumière de l’été avait chassé les bruines venues de la rade, on voyait distinctement les arches du Pont Albert Louppe. J’étais War zouar ha war vor (Sur terre et sur mer) et peut-être au bout de cette terre, un peu a la porte du ciel, j’étais à Plougastel-Daoulas.

 

C’était un véritable festival, décidément oui, comme l’a dit le prince Mychkine, l’Idiot de Dostoïevski : 

 

                   « La beauté sauvera le monde. »

 

Le beau, est comme une énergie qui nous fait tourner les yeux vers notre âme, puis vers les autres, vers l’infini, la beauté efface la violence.

 

                                                             Jean-François.

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Publié le par jean françois
L'HABITUDE MANIERE D'ETRE

L’HABITUDE MANIERE D’ETRE

 

 

L’habitude, dans un monde en constant mouvement, a une connotation « vintage », un côté désuet, dépassé, au temps des mises à jour quotidiennes. Pourtant l’habitude est une manière d’être, un désir d’être, malheureusement souvent dégradée en un plaisir de paraître, concession de l’être à l’avoir. 

 

Je dirais que pour moi l’on n’est plus dans l’habitude, mais on a l’habitude. L’on fait des choses par habitude  sans peut-être y réfléchir. On récite sans connaître la profondeur et le pour quoi du récit, la valeur et le sens des mots. Cette attitude est une mauvaise habitude.

 

Parfois l’on vient par habitude au temple maçonnique, croyant que l’on vient en loge. Venir en loge c’est participer à une construction personnelle et collective, au moyen d’un rituel expression d’un rite initiatique, cette habitude est une attitude initiatique. Cet art de la construction de l’esprit, a besoin du temps long, la mise en œuvre d’un chantier nécessite une habitude, être d’abord en capacité, être prêt a accomplir le travail, capable de poser chaque pierre à sa place, loin du tumulte, du trouble de l’esprit, la force de l’habitude est alors nécessaire, l’on voit sur le chantier le maçon qui peut être reconnu comme tel, il ne se disperse pas, tout est en ordre autour de lui et en lui, cet homme à l’habitude.

 

Dans nos loges l’on observe des acteurs et des figurants, les figurants sont là parfois en ayant oublié la raison de leur présence. Ils répètent les mantras du rituel qui ont peu d’effet sur eux. Pour les participants il en est autrement, plus le rituel pénètre en eux, plus ils en reçoivent les bienfaits. Les mantras deviennent des forces qui les poussent plus loin, plus haut, la construction se réalise peu à peu. L’habitude devient glorieuse et accroît le désir d’être. C’est donc en conscience avec la volonté de notre libre arbitre que nous choisissons les bonnes habitudes, les bonnes attitudes. Un des traits de l’habitude est la persévérance, cette persévérance sans cesse passée sous le ciseau de la vigilance est vertueuse.

 

L’habitude n’est pas qu’une passivité, elle se cultive, elle est un exercice d’obligation, de réflexion sur soi, j’ai pris l’habitude chaque matin de méditer, de penser par moi-même, c’est un exercice pour moi-même. Prendre soin de cette habitude c’est se connaître mieux, donc connaître l’autre.

 

Nos habitudes ne sont plus alors plaisir d’avoir, paresse de l’esprit. Mais désir d’être, ce qui n’exclut pas la transgression de nos habitudes, pour progresser vers la connaissance, alors se constitue un nouveau cycle d’habitudes, construisant peu à peu une spirale qui s’élève.

 

                                                     Jean-François.

 

 

CITATIONS :

 

« L’habitude ce confort mortel. » François Mitterand.

 

« L’habitude nous réconcilie avec tout. » Edmond Burke.

 

« Le génie est une habitude que prennent certains. »

Paul Valéry

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Publié le par jean françois
L'OEIL UNIQUE

L’ŒIL UNIQUE !

 

 

Cet œil qui est au centre du triangle lumineux, nous rappelle le chemin de l’unicité, ce chemin que nous avons choisi librement. Ainsi le delta lumineux devient symbole de la connaissance, de la lumière, dépassement du savoir, incarnant le Grand Architecte de l’Univers.

 

De cet émane la sagesse, l’action rigoureuse de l’équerre, le niveau de l’équilibre, le fil à plomb qui mène à la beauté céleste.

 

Sous la voûte étoilée nous sommes prêts, armés des outils symboliques, nous sommes prêts pour travailler à notre métamorphose, à accéder à notre intérieur, à la libération de l’âme : 

 

« Cette âme que l’on étouffe de peur de paraître ridicule. » (François Cheng)

 

Nous sommes prêts pour cette métanoïa libératrice, à ce renversement de la table, à cette conversion du regard , cette vue de l’universel symbolisé par l’œil unique, qui englobe toutes les puretés de toutes les traditions, nous en recevons alors le meilleur, qui n’est pas altéré par les dogmes réducteurs.

 

La franc-maçonnerie permet d’acquérir ce que l’on peut qualifier « d’attitude initiatique.» Pierre Vajda l’exprime bien dans son livre Savoir et Connaissance édité chez Dervy , dans la collection Pierre Vivante dirigée par Charles Bernard Jameux, il écrit :

 

« Ce refus de tout dogme imposé par une autorité extérieure est sans nul doute un des traits majeurs de la démarche maçonnique qui, de ce seul fait, se différencie nécessairement de toute religion dont l’essence profonde est de proposer à ses adeptes une vérité dont le contenu est formulé dans les textes sacrés et l’interprétation juste, codifiée dans le dogme.

Mais ce refus des dogmes ne signifie nullement le rejet corrélatif du contenu des dogmes et « des vérités » qu’ils entendent exprimer mais seulement le rejet du principe dogmatique lui-même, c’est-à-dire qu’il soit demandé à l’individu de croire en des vérités qu’il n’a pas lui-même reconnues pour telles. »

Le triangle qui relie

 

Là est bien l’attitude initiatique, l’œil initiatique est donc symbole d’universalité, il permet de réunir ce qui est épars, symbole central, qualifiant la franc-maçonnerie de religion universelle, le terme de religion pris dans son sens origine de religere c’est-à-dire de lien entre tous les hommes.

 

 

                                                             Jean-François.

 

Citation de Pierre Rosanvallon Professeur au Collège de France.

 

« Une société ne peut pas devenir démocratique si elle est gouvernée par les préjugés et l’ignorance d’autrui. »

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Pierre Desproges

Pierre Desproges

 

 

 

 

ASPERGE.

 

La pulpeuse asperge, du latin « asperges », signifie goupillon, Dieu me pardonne. Chez nous il y a des siècles que l’asperge a été introduite, et personne à ce jour n’a porté plainte. L’asperge donne le meilleur de son goût en compagnie d’œufs brouillés. Elle anoblit les sauces blanches. La vulgarité de la vinaigrette  ménagère l’insulte. Avant la disgracieuse invention du réfrigérateur, on conservait l’asperge fraîche pendant neuf mois en l’enfermant dans la poudre de charbon de bois, après l’avoir enroulée dans un cornet de papier de soie. Il fallait bien prendre soin de lui cautériser préalablement la section de la tige sur la plaque du four à bois de grand-mère. C’était moins pratique que le machin burger du maquereau Donald, mais il est payant parfois de prendre son temps. Les tronches défaites du bâfreur hâtif et de l’éjaculateur précoce sont éloquentes à cet égard.

 

                                                             Pierre DESPROGES. 

 

AVEC MES EXCUSES ANTICIPEES

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Publié le par jean françois
LE DEVOILEMENT

LE DEVOILEMENT

 

 

L’initiation maçonnique commence dans les ténèbres, les yeux voilés, puis peu à peu de la colonne du nord à la colonne du midi, de l’occident à l’Orient, du nadir au zénith, le postulant aux mystères de la lumière, en suivant les messages de la huppe de Salomon il va parcourir les 7 vallées, c’est le cœur rougi par l’amour qu’il parviendra à la fin du voyage, dans le soleil éclatant de la proximité qui irradie son être il voit les sî morgh.

 

C’est en pénétrant son être intérieur en accomplissant les épreuves que ses yeux pourront s’ouvrir, il s’éveille alors, il se retrouve après avoir erré dans le labyrinthe de l’erreur, il retrouve son essence. Il peut ouvrir les yeux.

L'ascension vers la lumière

« On peut tout dévoiler en l’exposant à la lumière, et tout ce qui est ainsi exposé devient lui-même lumière. » (Saint Paul).

 

Il faut passer par la nuit noire de l’âme, faire ce vide en soi, jusqu’à l’épuisement pour accueillir la lumière, on sort le même et à la fois différent des épreuves initiatiques.

 

Nous oscillons dans notre vie comme les plateaux d’une balance entre les ténèbres et la lumière, entre la joie et la tristesse. 

« Comme chaque homme dans sa nuit va vers sa lumière. » (Victor Hugo)

 

Ce serait vanité et orgueil de croire que l’on peut atteindre l’équilibre permanent, les plateaux de la balance seraient alors vides, et nos yeux aussi vides toute humanité hors du réel. Bien sûr il est des moments, des instants extatiques, où l’on peut espérer comme le dit le poète Jacques : « être beau et con à la fois, » en pleine lumière, la chaîne est alors très courte entre nous et le divin.

                                                                                                           Jean-François.

LE DEVOILEMENT

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Publié le par jean françois
L'IMPOSTURE !!!

L’IMPOSTURE !

 

 

Il y a les philosophes de théorie et les francs-maçons de théorie et puis il y a les combattants, les chevaliers de l’esprit. Les imposteurs en imposent souvent, ils nous trompent, car nous les jugeons hâtivement sur leur apparence. Bossuet soulignait l’imposture du temps : 

 

«  Prenez garde à la malice du temps, voyez comme ce subtil imposteur, tâche de sauver les apparences, comme il affecte, toujours l’imitation de l’éternité. »

 

Nous venons de vivre une semaine d’impostures, le mot est peut-être fort, quoique, la précipitation, à accorder sa confiance avec hâte, et ne pas travailler avec la règle et le ciseau peut avoir des effets dévastateurs. Ne pas remettre en cause l’intégrité d’un fonctionnaire de police en se fiant aux apparences, être pressé par le temps, tirer des conclusions hâtives sous la pression des apparences, la pression des médias. 

Puis, suivant le même processus bousculé par le temps, prendre quelqu’un pour un autre, sans avoir pris le temps, et succombant à nouveau aux apparences.

VOTRE PROFIL

 

La persévérance, le temps long ne sont plus à la mode, 3G, 4G, 5G les doigts sur le clavier, vont plus vite que la règle, que l’esprit de mesure. Il faut faire vite, il y a trop d’intérêts économiques en jeu, le temps passe avant la vérité. On avance dans l’obscurité, mais on refuse l’obscurité on veut tout de suite la pleine lumière, et si cette pleine lumière devient insupportable, l’on conclut par le risque zéro, ce risque qui dès lors existe.

 

Nous vivons donc dans un monde d’impostures, dont les conséquences atteignent les plus faibles d’entre nous.

 

Le franc-maçon combattant pour la justice déclare :

 

« Je déteste l’intolérance, l’hypocrisie, l’imposture et l’usurpation… »

 

Je lui préfère la sagesse, la force et la beauté. La sagesse lente du temps, la force active de la justice qui couronnent ensemble la beauté et l’harmonie. Cette beauté individuelle et universelle règne dans le cœur de tous les hommes de bonne volonté.

 

Celui qui tente de se faire passer pour un autre revêt les habits de l’imposteur. Le franc-maçon par son initiation lente et progressive a appris que le savoir même nécessaire, n’est pas la connaissance. Cela me rappelle un célèbre candidat d’un jeu télévisuel porté aux nues, qui après avoir mémorisé des dictionnaires entiers, répondait à toutes les questions possibles suscitant l’admiration béate des téléspectateurs. Il s’est révélé plus tard être un imposteur vis-à-vis des autres, mais plus grave vis-à-vis de lui-même.

 

Ainsi le franc-maçon s’efforce humblement mais avec force de combattre l’imposture en toutes circonstances, pour faire triompher la vérité, en renonçant au paraître de l’avoir, pour être lui-même.

 

                                                                                                 Jean-François.

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Publié le par jean françois
Apprenti tailleur de pierre

Apprenti tailleur de pierre

GLOIRE AU TRAVAIL !

 

 

 

Dans la société civile les mots associés au travail, sont le plus souvent des maux. Durée du travail, pénibilité, obligation, travail ingrat, mécanique, ils sont suivis de retraite, de fin du travail comme une délivrance, ce travail ne libère donc pas l’homme mais l’emprisonne ? Pas sûr que ceux qui sont en recherche de travail adhérent à cette vision, la prison c’est pour eux le chômage ! Sur les plateaux des grands débats on rencontre peu ou pas de chômeurs.

Mickaël Berthelot

 

Le profane qui de son entière liberté a frappé à la porte de la loge, effectuera son premier travail, en silence, un genou à terre guidé par un maître. Ce sera pour lui le début, l’initiation, le commencement de nombreux travaux qui ne cesseront qu’à la porte de ce que les profanes appellent la mort et les maçons l’orient éternel. Ce premier travail est sacré, c’est pourquoi compagnon libre  de ses mouvements, au centre de l’étoile, il glorifiera le travail.

 

 

Ce travail n’est donc pas si pénible que celui de la vie civile, puisqu’il permet à l’homme de conquérir sa liberté, de remplir son devoir vis-à-vis de lui-même et son rôle dans le collectif, à sa place sur sa colonne, il place ses travaux, ses planches, ses colonnes, ses pierres dans l’édifice commun, réalisant ainsi son épanouissement personnel et contribue la solidité et la beauté de l’ouvrage. Il accomplit son travail avec la rigueur et la persévérance de la règle à 24 divisions, celle qui rythme les heures du jour, avec l’équerre de l’ordre et de la droiture, avec l’ouverture du compas de l’esprit. C’est là le secret de la joie du travail maçonnique, presque un paradoxe avec une certaine vision du travail profane. Suivant la parabole bien connue, des trois apprentis travaillant sur un chantier du Moyen-Âge, qui exprime les trois visions du travail :

« Un homme venait à passer par là et demande au premier : « Que fais-tu ! » Il répond : « Ce que je fais n’est –il pas évident ? Je gagne mon pain à la sueur de mon front. »

« Et toi que fais-tu ? » demande-t-il au second qui répond : « Je taille des pierres pour les rendre aptes à la construction. »

« Et toi ? » « Moi », dit le troisième, «  Je construis une cathédrale. » Celui-là était à l’évidence un initié"

 

On trouve dans la société la transcription de cet art royal, dans ceux qui font profession de créer du lien entre les hommes, les praticiens de tous ordres, des ouvriers du bâtiment, aux soignants, des artistes qui créent, à ceux qui sont des aidants, de ceux qui nourrissent, à ceux qui sauvent, tous pratiquent un art royal souvent sans le savoir, nous les reconnaissons comme des sœurs et des frères sans tabliers.

 

Partout où il y a de l’humain, il y a de la joie dans le travail, admirons donc plus les femmes et les hommes que les robots, qui ne resteront toujours que des outils dans nos mains, incapables de construire seuls des cathédrales intérieures, des temples à l’esprit, là est la gloire dans le travail !

 

 

                                                                                                Jean-François.

GLOIRE AU TRAVAIL ! ! !
GLOIRE AU TRAVAIL ! ! !
GLOIRE AU TRAVAIL ! ! !
GLOIRE AU TRAVAIL ! ! !
GLOIRE AU TRAVAIL ! ! !
GLOIRE AU TRAVAIL ! ! !

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Publié le par jean françois
DU LIBRE ARBITRE, DE LA MORALE, DE LA PERFECTIBILITE.

DU LIBRE ARBITRE, DE LA MORALE, DE LA PERFECTIBILITE.

 

 

 

La pratique de la philosophie, j’ai bien dit la pratique en tant qu’exercice spirituel et l’initiation maçonnique sont-elles si différentes ? Elles naissent d’une prise de conscience de l’incomplétude de la matérialité pour donner un sens à notre vie. D’un désir de spiritualité, d’une volonté d’élever, de libérer son esprit.

 

La source serait donc située dans notre conscience, dans ce désir du vrai et du juste qui apparaît comme une forme de morale choisie. Cela pose dès lors la question du libre arbitre par opposition au déterminisme, l’homme a-t-il la liberté de choix, peut-il choisir le bien ou le mal, le vice ou la vertu est-il libre, et si cette liberté vient de sa conscience, celle-ci émane-t-elle d’une transcendance d’un grand architecte créateur, qualifié de bon par nature. Dès lors le mal ne résulterait que du choix personnel de l’homme. 

 

Adam pêche par vanité dans l’espoir de devenir Dieu, Caïn par son fratricide devient l’incarnation du mal, il est déréglé par son orgueil et son ambition. Pour être libre et bon il faut donc combattre ses passions, au minimum les maîtriser.

 

Où se situe l’influence du grand architecte dans notre libre arbitre, sommes-nous des marionnettes entre ses mains ou des êtres conscients, actifs, perfectibles ? C’est cette conjonction de l’immanence et la transcendance qui s’incarne dans la progression initiatique, la lumière ne demande qu’à grandir, les ténèbres doivent diminuer.

Quand par la force de sa volonté l’on exerce son libre arbitre, naît la satisfaction du devoir accompli, le sentiment que nous avons fait en conscience ce que nous pensions devoir faire, alors on ressent non pas de l’orgueil, mais une forme de paix intérieure. Ce libre arbitre exercé nous porte vers le bien.

 

                     « Bien faire et se tenir en joie. »

 

C’est l’esprit de Spinoza, c’est l’esprit tout court. Il y a dans cette action plus d’éthique que de morale, élever son esprit, c’est exercer son libre arbitre, faire son devoir. C’est faire des exercices spirituels à la manière de Marc Aurèle, une gymnastique personnelle et permanente de l’esprit, comme l’on fait de la gymnastique pour entretenir son corps.

 

L’expression du libre arbitre, du devoir moral pourrait presque se résumer  dans ces deux citations de Marc Aurèle :

 

« Ne plus du tout discuter sur ce sujet ‘que doit être un homme de bien ‘, mais l’être. » Pensées x.

 

 

« Voici la morale parfaite (on pourrait remplacer le mot morale par devoir) vivre chaque jour comme si c’était le dernier ; ne pas s’agiter, ne pas sommeiller, ne pas faire semblant. » Pensées VII.

Le Colonel Arnaud Beltrame

 

 

On ne peut donc s’initier que par le choix entre le bien et le mal. Fuir le vice et pratiquer la vertu, c’est une grande maxime maçonnique. Encore faut-il distinguer parfois le bien du mal, le choix peut-être cornélien ! C’est pourquoi le franc-maçon refuse les dogmes de toutes sortes, il s’oblige à penser par lui-même et agir en conséquence, en toute conscience. Ainsi :

 

« Il est parfois plus facile de faire son devoir que de le connaître. »

 

                                                                                                                                    Jean-François.

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