Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
Concert pour tous les Toulousains et ceux qui sont de passage...
Samedi 29 juin 2019 20:00 Festival nuit des églises - Eglise de CINTEGABELLE
[jeune public et tout public] LE PETIT PRINCE de St-Exupéry
mis en musique à l'Orgue et voyage dans le système solaire 3 récitants, Emmanuel Schublin organiste titulaire
Diaporama sur grand écran
103e Heure musicale à l'orgue historique de Cintegabelle >>> egliseetorgue.wix.com/cintegabelle | 06.09.31.83.42 Entrée libre : participation ... 5, 10, 15€ ... >>> Panier à l’entrée ou réservations sur : heuresmusicales.festik.net
Ce ne sont que des fragments, des suggestions qui peuvent être transmis en matière initiatique. Comme un bâton mis dans la main du pèlerin, qui en conscience, construira son itinéraire personnel, tous les chemins mènent à soi.
L’initié choisira sa vitesse de croisière, il sait que la route est longue, l’évolution progressive, l’élévation scalaire. En regardant d’abord autour de lui, il tentera de comprendre le monde, puis ce qu’il y fait, quelle est sa place, qui il est vraiment.
Il prendra conscience de la pesanteur de ses passions, sachant déjà qu’en toute humilité il ne pourra totalement les vaincre, mais seulement les maîtriser.
Les instructions maçonniques dispensées par les anciens sont des séquences pédagogiques, un ensemble de séances d’instruction ou le pédagogue, le surveillant est celui qui veille, pas celui qui convainc. Il aide simplement l’adepte sur son chemin personnel. Il suscite l’éveil, il potentialise l’imagination, il est levier et maillon de la chaîne entre la perception individuelle et le projet universel.
Il indique la méthode de l’essor sans imposer aucun dogme, il sait que l’accumulation des savoirs n’est pas la connaissance.
L’initiation maçonnique est avant tout Praxisd’exercices initiatiques, comme les philosophes antiques avaient leurs exercices spirituels.
L’initiateur plante des repères de plus en plus haut, pour que l’adepte oriente son regard au-dessus de lui-même.
C’est dans sa loge mère, nourricière que l’initié naît, se constitue, se construit, la phase de son apprentissage est primordiale. L’assiduité, le libère progressivement des entraves de son ego, en observant ses frères au travail, il se saisit des outils mis à sa portée, l’exemplarité est indispensable. C’est ainsi que se vit l’expérience initiatique, que les portes s’ouvrent sur les petits et les grands mystères de la vie, que l’on trouve en soi l’étincelle de sagesse.
C’est cela l’enseignement maçonnique pour moi tout du moins. C’est la methodos Grecque c’est-à-dire le chemin vers, la recherche.
Dans un monde matériel, rationnel, notre tendance est à la mécanique, à la robotique, à l’assemblage d’éléments, de puces électroniques, pour obtenir une fonctionnalité. Notre tendance est à vouloir aussi expliquer tout, le comment surpasse le pourquoi, la sécheresse de l’analyse tarie la synthèse et rend impossible toute unité. L’intuition fait figure de facétie.
On encadre tout, les choses et les êtres, l’on catégorise à souhait, une application pour chaque chose, les écrans des smartphones s’agrandissent, pour que les petits carrés y trouvent leur place.
On déconstruit on parcellise, c’est la loi du confort, l’accessoire, l’utilité remplace l’essentiel. Dans cette course effrénée vers la matière, la liberté d’esprit est laissée de côté, l’âme errante.
Un changement de comportement, une évolution, une initiation peut nous amener à voir notre vie et le monde différemment, en fermant nos yeux organiques, nous perdons notre vision des apparences, on accède à une vision intérieure.
Le franc-maçon les yeux bandés, les mains posées sur les genoux, le dos vertical, en position de sagesse comme le sphinx à l’entrée des temples de l’Égypte ancienne, dans le silence, ouvre la porte de son cœur, pour y laisser entrer la vérité de son être intérieur, se retrouver tel qu’il est réellement. Sa vision intérieure dépasse le contour des choses.
C’est comme une intense expiration qui le libère, de la pesanteur de l’inutile et qui précède une aspiration de vie, l’air purifié entre en soi.
Les médecins écoutent dans leurs stéthoscopes nos battements de cœur, notre vie intérieure, plus pure, plus claire entre l’expire et l’aspire le temps s’arrête. Puis vient le temps de la force.
Nous traçons en nous des figures de vie, des formes symboliques inspirantes, des triangles, des cercles, des étoiles lointaines, les outils dans nos mains sont guidés par notre esprit. C’est bien au-delà d’une simple mécanique.
Pierre Tanguy dans un chant parmi les ombres. Donne de la voix, de celle qui donne la voie, qui parle en nous comme le génie, comme notre conscience. Son chant s’élève : « C’est un chant léger, discret de questionnement plus que de réponses. »
C’est des questions de la vie, du sens de celle-ci, qu’il nous parle.
Il dit le bonheur qui est là et que nous ne voyons pas.
Et puis…tout simplement l’enfant se tint debout,
L’oiseau quitta son nid du duvet plein les yeux,
Le monde les attendait ni tendre ni soyeux, Insensé, dangereux, mais ça valait le coup !
Ils allaient s’élancer pour prendre leur envol,
Lui se tenant debout, sans repère ni boussole,
Et l’autre au bord du gouffre hésitant et pataud
Piaillait, voletait, mais il était trop tôt…
Une mère secourable s’empara du pierrot,
Tandis que sur la cime d’un bouleau centenaire,
La mésange couvait l’oisillon téméraire,
En retenant l’instant qu’elle redoutait trop.
Et pourtant…ils s’en vont, quittant le nid douillet
S’éloignent pour devenir, perpétuant le rite,
Ils gravissent leurs sentes au rythme du maillet
Pour mieux ressembler à l’histoire décrite.
Que sont nos ambitions aujourd’hui devenues ?
Au faîte de l’existence, il y a des regrets
Pour nos renoncements, nos mines parvenues
Tout ce temps gaspillé sur l’autel du progrès.
Alors…
Quand le miroir renvoie des chagrins et des rides
On songe au crépuscule et ses plaines arides,
On voudrait retenir d’anciennes pulsations
Qui chaviraient nos âmes et nos chères passions.
Le temps a fait son œuvre, insidieusement
Le passé nous assène, sous le balancement
Du tic-tac infernal de l’horloge automnale,
Des vérités absconses sous des atours bien pâles.
Pourtant…
Il faut se souvenir de nos premiers combats,
De nos désirs d’antan, des fiévreux débats
Qui nous laissaient vivants exaltés et heureux,
Sous le regard sceptique des morts et des peureux.
Se souvenir du temps de notre séduction
Des amours de passage drainant tant d’émotion…
Exhumer les idées que l’on avait enfouies,
Les serments oubliés qui nous donnaient envie.
Car aujourd’hui aussi nous trace un avenir.
Alors que nous croyions avoir céder la place,
A scruter l’horizon, nous découvrons, fugace,
Une raison d’aimer et des plans à finir.
Projeter par-delà nos somptueux échecs,
De nouvelles envies, de splendides désirs
Pour notre âme d’enfant qui est cet élixir
Qui ravive la flamme d’un bonheur intrinsèque.
Elle affleure sous la peau et puis gomme nos rides,
Il faut oser tomber le masque et puis l’égo
Et tout redeviendra plus simple et plus limpide
Dans le miroir magique qui nous rend tous égaux.
Plus tard quand viendra l’heure de faire le bilan
Au seuil du grand voyage, que l’on dit sans retour,
Il faudra discerner sur nos passés navrants,
les graines qui ont germé sur un terreau d’amour.
Nous pouvons retrouver cette innocente image
D’un possible bonheur, et s’il n’est pas trop tard,
Acquitter notre dîme pour devenir un sage,
Pour que nos lendemains ne soient plus des hasards.
Car nous sommes à la fois la lumière et le fou
Qui déchiffrent parfois du symbole l’atout.
Au tréfonds de nos cœurs où siège le repentir
Nous Pouvons retrouver l’originel arôme,
La saveur des saveurs qui fait ce que nous sommes,
De solides maçons, bâtisseurs d’avenir.
L’enfant sommeille en nous, il est omniprésent
Veillant dans la pénombre de nos cœurs fatigués
Comme en un sanctuaire fragile et apaisant
Où l’âme se régénère, où la raison du cœur,
Modère nos passions pour construire du bonheur.
Alors enfin tournés vers de verts pâturages
Nous oublierons le dogme des rides et des chagrins,
Nous chérirons encore des projets, des mirages,
Par des chemins radieux, nous sèmerons des grains.
Voilà ce que demain, résolu, je veux vivre,
Voilà mon test’amour pour bannir le hasard,
Glorifier la vie qui nous met en retard,
Et boire à ma jeunesse jusqu‘à m’en rendre ivre…
Philippe Jouvert.
"Hier aujourd'huidemain thème 2019 du concours de poésie de Villennes sur seine
Celui qui veut tirer des enseignements de ses erreurs doit chaque jour apprendre à surmonter ses craintes. - Ralph Waldo Emerson (1803 - 1882) -
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C’est peut-être le symbole le plus infini, il entre nous régénère tout. Au festival des symboles il obtiendrait la palme d’or, ou pour le moins le prix de la meilleure interprétation, il est présent dans toutes les traditions, c’est, un feu de lumière universel.
Quand tout est consommé, il représente l’espérance, le retour à meilleure fortune spirituelle. Il régénère toutes choses. Il entretient en nous, la force de cette flamme spirituelle qui pousse nos pas plus loin, plus haut.
Quand le feu monte en nous, c’est le sacré, qui s’installe. La juste mesure, l’harmonie qui naît après sa purification. Il illumine le chemin initiatique au quatrième voyage après la terre, l’air et l’eau. C’est le carburant du moteur initiatique, sa force.
La compagne du phénix, la salamandre distribue le feu, elle sépare le bon du mauvais, elle est la justice née du feu. Elle repousse les ténèbres, pour faire jaillir la lumière.
Drôles d’animaux quand même, que ces animaux que l’on ne voit qu’avec les yeux du cœur. C’est bien par le feu du phénix, le feu lumière que le maître se relève plus radieux que jamais.
Jean-François.
« Comme l’huile dans le grain de sésame et l’étincelle dans la pierre de silex, ton seigneur est en toi : fais-le jaillir si tu peux ! »
Kabir.
Kabîr
Biographie de Kabîr :1440 /1530 ?
Extrait de Wikipédia ; Kabîr en Hindi et Arabe signifie grand. C’est un poète mystique, philosophe, musicien, tisserand.
Réformateur religieux né en Inde du Nord : hindouiste, musulman soufi, sikh. Illettré, il est considéré comme le père de la littérature hindi.
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaitre,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maitre,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.
Ami de bel ouvrage
Apporte tes outils
Tes mots et tes mirages
Et tout ce qui bâtit
Sur l’eau et sur le sable
On bâtit rarement
L’eau est insaisissable
Et le sable est mouvant
Mais tous les deux ensemble
Renforcent le ciment
Je veux que leur ressemblent
Ma parole et mon chant
Ma parole est sensible
Au cri le mieux caché
Ton oreille est la cible
Que mon chant veut toucher
Tel apporte sa pierre
L’autre son fil à plomb
Le fer, le bois, le verre
Encadrent l’horizon
C’est chacun sa manière
De bâtir la maison
Apporte ta prière
J’apporte ma chanson
Apporte ta prière
J’apporte ma chanson
Vous donnez peu lorsque vous donnez de vos biens. C'est lorsque vous donnez de vous-même que vous donnez vraiment. - Khalil Gibran (1883 - 1931) -
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Le ciel a perdu sa couleur bleue, il est de la couleur de l’écran de mon smartphone. Il y a comme un paradoxe à parler de tyrannie du confort ! Bien sûr il ne s’agit pas de remettre en cause le confort matériel, le confort ménager celui qui soulage des tâches répétitives.
Mais à s’interroger sur le confort de l’esprit, celui qui est fabriqué dans les vallées du numérique, les vallées de la mondialisation, dominées par la finance, ou demi-dieux informaticiens s’agitent frénétiquement pour créer des applications destinées à se substituer à notre réflexion, notre pouvoir de décision, notre libre arbitre, notre liberté de penser, de connaître et d’agir.
Des applications disponibles en fonction de notre capacité financière, pour acheter ses substrats à notre intelligence personnelle, rendue obsolète par l’intelligence artificielle.
Gustave Courbet
Heureux les riches qui pourront acquérir les services premium, les pauvres seront cantonnés aux services ordinaires, aux intelligences artificielles subalternes.
Malheureux les blessés de la vie, les poètes, les artistes créateurs de l’inutile.
Heureux ceux qui sont, malheureux ceux qui ont.
Ce projet « tendance »est à l’inverse de celui proposé par la franc-maçonnerie et des philosophes depuis l’Antiquité visant à perfectionner, à améliorer l’homme, à reconnaître sa diversité, ses différences qui enrichissent pour améliorer l’humanité tout entière. Ce projet dont le but est faire vivre la joie dans la vie, l’amour dans les cœurs.
Le projet tendance est de cloisonner, de limiter, de diviser la vie en autant d’applications par tâche à accomplir. L’unité, la vision globale, étant détenue par quelques apprentis dieux, possesseurs des savoirs et ignorant la Connaissance.
« Nos ouvriers
aujourd’hui
travaillent dans le bruit
des machines ultramodernes
chères très chères
mais le travail
c’est nous les hommes
qui le pensons
le réalisons
avec ces machines qui soulagent nos mains
nos reins
nos poumons
avec des robots
qui parfois
comme nos amis
font des erreurs
c’est rigolo de voir des robots
perdre la tête
leurs têtes qui ne pensent
que grâce à la tête de ceux qui pensent
et ne sont pas
ne serons jamais
des robots
les hommes que nous sommes. »
Extrait de : Aux Marches de Bretagne de Yvon Le Men.
Les Furtifs se déroule dans un futur proche, une vingtaine, une trentaine d’années, pas beaucoup plus. Nous sommes entrés de plain-pied dans la société de la traçabilité maximale : la France que nous connaissons est un pays transformé, dont les villes ont été privatisées. Le groupe télécom Orange s’est ainsi offert la ville du même nom, tandis que Paris appartient à LVMH.
Dans l'angle mort...
Au menu, Big Data et contrôle absolu : bienvenue dans le pays de l’accessibilité, où les riches disposent de droits spécifiques pour arpenter rues, squares et quartiers, quand les pauvres, eux, sont privés de circulation...
Dans cette société quadrillée poussée à son extrême se retrouvent les Furtifs. « Votre angle mort est leur lieu de vie », dit-on. Leur existence est d’ailleurs remise en cause : sont-ils des humains, des animaux — ou même des êtres vivants? Ils semblent capables d’absorber la matière, mais, si l’on parvient à les voir, ils se pétrifient et meurent...
Bien entendu, un tel potentiel ne saurait rester inexploité pour l'homme et l’armée traque ces créatures, ayant formé des équipes de chasseurs avec des spécialités propres. Les liens s’opèrent définitivement entre les thèmes damasiens par excellence et les œuvres passées.
Dans ce groupe, il y a un héros, dont la fille a disparu : a-t-elle été enlevée par les Furtifs?