Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
L . E . A . EN TOUTE CONSCIENCE.

L-E-A- EN TOUTE CONSCIENCE.

 

Puisque que les francs-maçons sont à la recherche de la Lumière et de la Vérité, ils doivent en toute conscience reconnaître, les mots véritables, qui furent trop souvent remplacés, substitués, empruntés et c’est d’ailleurs ainsi que l’on s’enrichit, que l’on avance serein vers l’avenir avec les lumières du passé.

Il faut aussi avoir le courage de rendre à césar ce qui est à lui…

 

Nos loges résonnent de beaucoup d’acclamations, empruntées, appropriées à l’idéal maçonnique, de nombreuses loges celles qui ne pratiquent pas le Rite Écossais Rectifié, ont remplacé les Vivat, Vivat, Semper Vivat par la devise républicaine Liberté, Égalité, Fraternité que les francs-maçons ont emprunté à la République et non l’inverse comme certains se plaisent encore à le dire.

 

Il eut été préférable avec les réserves évoquées ci-après, de suivre les conseils du philosophe Paul Rosen qui proposait de remplacer l’Égalité par l’Équité, et la Fraternité par l’Amitié, ces deux mots selon plus conformes à l’idéal maçonnique selon Jules Boucher. Paul Rosen a écrit: Dans le revue la Chaîne d’Union en 1946-1947. (Attention voir note en fin d’article.)

 

« S’il peut paraître, à première vue, incontestable que nous soyons tous égaux devant la mort, ce qui reste encore à prouver d’ailleurs---car toute philosophie réelle et digne d’être énoncée n’est que la contestation de notre très humble et très imparfaite connaissance des choses--- l’égalité, dis-je, n’existe ni en puissance, ni en valeur, ni en dimension, ni en durée. Dans la forêt, le brin d’herbe ne peut prétendre aux mêmes privilèges et à la même importance que le chêne centenaire ; notre société est constituée par des êtres d’un âge différent ; en dépit de l’instruction voulue obligatoire par d’excellents esprits, peut-être trop téméraires, à mon humble avis, un individu vraiment borné et rudimentaire-----il en est de trop nombreux----n’aura jamais la même valeur, la même influence que l’être doué, d’intelligence par la seule nature ; il ne sera jamais qu’un imbécile instruit, dont l’imbécillité aura été multipliée par la somme de connaissances qu’il aura péniblement acquise et nous n’en voyons que trop d’exemples.

Il demeure évident qu’il y a, dans la société, des élites qui se superposent, donc des degrés nécessaires. On pourrait donner des exemples à l’infini de cette inégalité flagrante des hommes et des choses.

 

Je crois que, dans sa rédaction, l’inventeur de la devise fameuse, rempli d’enthousiasme créateur à une époque de grandes transformations, s’est tout simplement trompé de terme quant à l’Égalité et que dans son esprit il a voulu dire : Équité. Les deux termes ont une étymologie et par conséquent une origine identique. Remplacez l’un par l’autre les deux mots et la devise, ainsi transformée : Liberté, Équité, Fraternité représentera bien mieux l’idéal inattaquable, presque aussi grand que la triade  des vertus théologales. »

Si force est de constater que l’Égalité n’existe pas dans la réalité, il en est de même du véritable et complet libre arbitre, trop soumis au hasard de la naissance, de l’espace, notre libre arbitre s’il existe partiellement il est plus facilement applicable dans les faits, par ceux qui sont nés, dans un pays dont la civilisation est évoluée, dans une famille aisée, dans un quartier qui inspire le goût pour l’art, la culture, c’est là aussi une forme d’inégalité naturelle.

 

Comme le disait le poète Maxime Le Forestier né quelque part…sur les trottoirs de Manille…

 

La Justice, l’Équité est bien noble à défendre que l’Égalité, souvent de façade et qui faute de pouvoir totalement se réaliser on lui substitue sa déviance l’égalitarisme qui n’est qu’une apparence d’Égalité et abaisse l’homme au lieu de l’élever.

 

Le concept d’Égalité ne pèse pas lourd si j’ose dire face aux vertus théologales de la Foi, de l’Espérance et de la Charité. Que j’entends par foi maçonnique, par espérance qui ne peut se confondre avec espoir, et charité qui est amour.

La devise maçonnique pourrait donc être : Liberté, Équité, Amitié comme le suggérait Jules Boucher dans son livre sur : La Symbolique Maçonnique dont la première édition parut en 1948 peu de temps après la dernière guerre européenne.

C’est bien cette Équité qui manque encore quelque 70 ans après la fin de cette guerre et quelque 228 ans après la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, notre société reste inégalitaire.

 

JF.

 

Demain : Fraternité ou Amitié ?    

 

MISE EN GARDE : PAUL ROSEN

 

Il est considéré comme un ancien Rabbin militant anti-maçonnique, ses propos sont donc a prendre avec la plus grande réserve. Le diable se cache souvent sous le masque du bien. Paul Rosen a écrit dans la revue maçonnique « la chaîne d’union. » Paul Rosen pratiqua sans doute l’entrisme pour mieux combattre la franc-maçonnerie. La proposition de devise Liberté, Équité, Amitié ne peut donc pas lui être attribuée mais plutôt à Jules Boucher.

 

JF.

 

Samuel Paul Rosen (1840 à Varsovie en Pologne - 1907) est un ancien rabbin, imposteur et militant des milieux antimaçonniques1 qui joua un rôle d'inspirateur autour de Léo Taxil.

Rosen et le milieu antimaçonnique|

Il se marie en 1872. Connu aussi sous le nom de « Moïse Lid Nazareth » il est l'un des inspirateurs de Léo Taxil et de son célèbre canular antimaçonnique, selon lequel la Maçonnerie comploterait en secret pour le satanisme et la destruction du Christianisme. Il se présente comme converti au catholicisme romain (en 1866), quoique cette conversion soit douteuse. Son titre maçonnique de « Souverain grand inspecteur général du 33e degré maçonnique » semble avoir été fabriqué de toutes pièces et est pour le moins fortement sujet à caution2. Le 14 janvier 1882, Paul Rosen passe un accord avec le chanoine Brettes dans lequel il prétend lui révéler les "secrets" de la franc-maçonnerie, selon la mode de l'antimaçonnisme de l'époque. C'est à ce moment qu'il quitte définitivement sa loge (ou pseudo-loge) et décide de collaborer avec l'ecclésiastique à la rédaction d'ouvrages controversés.

Rosen accuse la maçonnerie de posséder une direction suprême à Berlin. Son but serait l'anarchie sociale et la destruction du catholicisme ainsi que la glorification de Satan.

Dans son ouvrage L'ennemie sociale, il prétend dresser l'histoire de la franc-maçonnerie de 1717 à 1890. Il indique avoir répondu, au travers de cet écrit, à une encyclique papale invitant à faire connaître cette organisation. Dans Satan et Compagnie, il invente un système d'interprétation totalement imaginaire des grades maçonniques. Ainsi, on peut y lire que le 1er degré signifie "l'exploitation vicieuse de la curiosité", et le 9e degré constitue "la guerre à la chasteté" ou le 33e degré (le plus élevé même si selon lui il existe un 34e degré caché) "la glorification de Satan".

On a écrit que Paul Rosen ne serait qu'un des nombreux noms de plume de Léo Taxil4 mais pour la majorité des commentateurs, Paul Rosen et Léo Taxil sont deux individus distincts. René Guénon rapporte qu'il avait l'habitude de porter une "houpelande" spéciale contenant des poches cachées, dont il se servait pour voler des livres dans des bibliothèques et pour se constituer à peu de frais sa propre bibliothèque. Guénon précise qu'à côté de cet aspect pittoresque du personnage, Paul Rosen avait une face réellement sinistre notamment pour le rôle qu'il a joué dans les campagnes anti-maçonniques et son importance dans l'entourage de Léo Taxil, à côté d'autres personnages suspects comme Louis Le Chartier. Son parcours s'apparente à celui de Jacob Brafmann qui a publié 20 ans avant lui. Paul Rosen a joué un rôle important dans la genèse de la théorie selon laquelle la franc-maçonnerie serait une organisation perverse sans cesse à la recherche de la domination mondiale, c'est-à-dire atteinte de travers que d'autres attribuent volontiers aux Juifs, aux Anglais, ou, plus récemment (et selon un modus operandi assez similaire à l'anti judéo-maçonnisme du début du xxe siècle) à l'Islam et aux musulmans.

Le Chartier crée, à la fin de sa vie, à Toulouse, un « institut d’étude cabalistique » qui, selon Marie France James5 « semble avoir été fréquenté par Léo Taxil [...] Henri de Guillebert des Essars » (ce dernier habitait Bram, entre Toulouse et Carcassonne) et probablement aussi Paul Rosen, qui dut avoir une action assez importante dans ce « centre d'étude ». Henri de Guillebert des Essars fut pendant l'entre-deux guerre le directeur de la Revue Internationale des Sociétés Secrètes (RISS), une revue anti judéo-maçonnique. Marie France James déclare qu’au lendemain de sa mort, tous les papiers de Le Chartier avaient disparu, hâtivement achetés par des inconnus. On peut retrouver un peu de son "enseignement" dans les différentes études (pseudo) cabalistiques parues dans la R.I.S.S.

Il semble que l’action de ces individus (Rosen, Taxil et Des Essars) a eu pour but de créer, entre ce qui restait de valable dans la Franc-Maçonnerie de l’époque et l’Église catholique, un climat de suspicion puis de haine farouche qui finit par réduire à néant, ou à peu de chose, les tentatives de revivification de l’Église par la sève d’un ésotérisme encore sain. Louis Le Chartier est également le traducteur du chant pseudo hébraïco-maçonnique, le « Gennaith Menngog » sur la fabrication duquel Paul Rosen a dû avoir un rôle important. Les rituels de Le Chartier sont fortement teintés de magie sexuelle.

 

SOURCE WIKIPEDIA.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
LE PANTHÉON MAÇONNIQUE

PANTHÉON MAÇONNIQUE

 

Le panthéon temple de tous les dieux, est un lieu sacré, secret où vivent toutes les spiritualités. Chacun a son panthéon personnel, les francs-maçons de tradition accueillent dans leur panthéon un dieu à la fois unique et multiple, a qui chacun attribue le nom qu’il souhaite, sans le prononcer si tel est son désir.

 

Une cérémonie récente, fait réfléchir sur notre proximité avec le concept de la divinité. Certains humains ayant atteint un degré de perfection moral élevé s’apparentent à des demi-dieux comme le pensait déjà les grecs, ils entrent ainsi dans un panthéon.

C’est leur vie exemplaire qui nous inspire et nous incline à dépasser le commun, l’ordinaire de notre condition, ils nous révèlent l’ampleur de la force spirituelle et morale, qui sommeillent en chacun de nous. L’espérance de notre perfectionnement individuel, pour servir l’autre. Que nous soyons des athées vertueux, des agnostiques cherchants, ou des croyants sincères.

 

 

Ils ne sont pas pour autant suivant l’expression populaire des « dieux du stade », ces derniers déifiés par comparaison avec leurs semblables dans une lutte fratricide où le physique surpasse le moral, ils sont dans une compétition entre humains. Les dieux du stade grecs eux se souciaient autant de leur corps que de leur esprit. Ils étaient des hommes debout : « Stand » (de stade)

Revenons à nos dieux du panthéon, d’un récent voyage en Inde, je suis revenu avec un énorme panthéon, à mettre en rapport bien sûr avec les 1 300 000 000 d’Indiens, chacun d’entre eux a son interprétation des dieux, un peu comme les francs-maçons. Cela donne une vision vivante du céleste, du spirituel qui s’insère bien dans la vie quotidienne, il y a une proximité avec les dieux. Il y a en Inde 18 ou 19 langues officielles, et pas moins de 300 000 000 de dieux, cela peut faire sourire un esprit occidental, c’est pourtant la preuve que le spirituel est présent partout, tout le temps, il est inséparable de la vie des Indiens, chacun dans ce catalogue spirituel peut trouver son bonheur. Les dieux ne sont pas bons ou mauvais ils sont souvent les deux à la fois, à l’instar de la déesse Kali par exemple qui peut être représentée avec deux ou quatre bras, chacun se débrouille avec le ou les dieux qu’il a choisis, le divin est associé à la liberté.

 

Les Francs-Maçons spiritualistes présentent des analogies avec les Indiens, ils ont une interprétation libre du Grand Architecte de l’Univers, il n’y a pas de limites à leur recherche de spiritualité.

 

 

Les dieux de l’Inde ne sont pas trop exigeants, ils ne demandent que des offrandes raisonnables, un peu de nourriture, quelques fruits, quelques fleurs, quelques roupies.

L’inde démocratique vit paisiblement avec tous ses dieux, la multiplicité des religions et de leurs interprétations rend impossibles les conflits entre elles, sauf quelques exceptions qui appartiennent au passé, il n’y a pas de conflits ouverts non plus entre les religions et la politique, la politique ne se sert pas de la religion, cela mènerait au fanatisme.

LE PANTHÉON MAÇONNIQUE

 

Les Indiens ont une sorte de génie du syncrétisme, passionnés du divin ils font leur marché dans toutes les religions, la tolérance est donc naturelle.

 

On trouve là surement la raison de cette passion de l’Inde de René Guénon et son concept d’une religion universelle, d’une tradition primordiale, centre d’accueil de toutes les traditions secondaires, ne cherchant pas à les dominer, mais au contraire à y puiser toute la spiritualité.

 

Cette conscience polythéiste, tolérante, explique sans doute pourquoi l’on ne revient jamais tout à fait le même après un séjour aux Indes comme se plaisait à le répéter mon dernier guide indien tamoul, comprendre l’Inde, c’est d’abord comprendre qu’il y a plusieurs sortes d’Indes, que les religions, la spiritualité font partie de la vie des Indiens, ce sont des centres d’union.

LE PANTHÉON MAÇONNIQUE

 

Le frère Franc-Maçon Rudyard Kipling initié en Inde, a bien exprimé l’Inde et la Franc-Maçonnerie dans son poème « ma loge mère. »

Chacun a donc son Panthéon.

 

JF.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
Simone Veil jeune

Simone Veil jeune

78651…

 

Celle que ses amis surnommaient  Balkis, la Reine de Saba, venue d’Éthiopie ou d’Érythrée, jusqu’au temple du Roi Salomon. Simone Veil va rentrer avec son mari Antoine au Panthéon temple de la mémoire de la république, après bien d’autres voyages.

C’est au camp de la mort d’Auschwitz que fût gravé dans sa chair et son esprit 78651 son numéro de déportée, peu d’hommes et de femmes ont résistés au-delà de l’indignation à cette barbarie.

 

A l’instant, où, baissant les yeux submergés par la honte, nous nous apprêtons a ouvrir des camps de réfugiés, qualifiés d’humanitaires, pour « trier » et pourquoi pas bientôt numéroter des hommes, des femmes, des enfants, comme les simples objets de cet inventaire ethnique.

 

 

 

Simone Veil, Reine de Saba, Reine courage, ne céda rien durant toute sa vie à l’intolérance, à l’injustice, elle va reposer, à sa place, parmi les justes.

 

L’œil du franc-maçon discerne en cette femme, l’exemplarité de la rectitude, de la force de l’équerre et l’ouverture du compas de l’esprit.

 

Elle nous montre la voie de l’espérance pour préserver l’Europe des forces du rejet, de l’égoïsme, celle qui veut reconstruire les murs et détruire les ponts. Cette Europe des marchands de frigidaires, de pesticides, d’ordinateurs, celle de ces traders dérisoires, qui vendent notre liberté, notre fraternité dans les salles de marchés temples de l’argent.

Ces traders qui pour quelques euros de plus, sont prêts à brader les valeurs de l’Europe. Encore quelque pas de plus et ils seront prêts à numéroter  les réfugiés qui fuient l’oppression et la misère.

 

Simone Veil a été, et sera pour toujours, le symbole de cette force, de cette volonté de dire NON.

Non à toutes les formes d’oppressions de l’homme, non pour qu’aucun être humain ne soit qu’un numéro dans les mains de la haine.

 

Avec l’humilité de mon plus profond respect Madame.

 

JF.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
ACTUALITÉS MAÇONNIQUES -LA FRATERNITÉ EN DANGER

LA FRATERNITÉ EN DANGER.

 

Ceux qui ne comprennent pas la discrétion qui doit régner en franc-maçonnerie, trouveront des éléments de réponse à leurs interrogations dans l’actualité récente.

 

Les procureurs du café du commerce, seront peut être moins critiques envers les francs-maçons. Les nouveaux dirigeants de l’Italie à peine élus ont mis à l’index et jetés à la vindicte populaire, nos frères italiens.

 

Ce qui paraît viser une petite minorité de la population s’inscrit dans un climat général ou de nombreux pays d’Europe qui bénéficient de la manne financière de tous les européens, de leur fraternité, se renferment sur eux-mêmes dans un égoïsme fratricide, envers les réfugiés et bientôt envers leurs propres citoyens.

 

 

Les francs-maçons qui prônent dans leurs loges la fraternité universelle, ne peuvent rester insensible à cette montée de l’intolérance, ce rejet de l’autre est une régression de notre civilisation, les lumières se ternissent.

En même temps le principe de laïcité peut il résoudre seul ce problème ?

 

 

Dans un monde individualiste et des excès, nous avons besoin de tendre la main à l’autre, qui est une partie de nous-même, en nous rappelant en permanence que seul nous ne pouvons rien.

 

Les francs-maçons seraient bien inspirés en étant un trait d’union, un rayon de lumière, dans ce monde ou le quotidien est trop souvent un monde de ténèbres, mais la lumière vient des ténèbres et non pas de l’éblouissement des apparences.

 

Qu’ils soient riches ou pauvres, athées, agnostiques ou croyants, s’ils sont reconnus comme vertueux, tous ces hommes ont leur place dans la grande maison maçonnique où il y a plusieurs pièces, ils peuvent en être des colocataires responsables et partager ensemble en compagnon le pain de l’amour et le vin de l’esprit à la table fraternelle.

 

Les francs-maçons qui travaillent ensemble à leur perfectionnement individuel, sont guidés par des préceptes de morale inspirés de leurs rituels tout au long de leur chemin initiatique. Ils se doivent de préférer à toute chose, la justice et la vérité, faire une alliance avec la vertu et les hommes vertueux.

 

Hommes de raison et de cœur, chaque franc-maçon en conscience fera tout son possible, pour faire régner la raison, il travaille chaque jour en ouvrant la carrière ses outils en main aux rassemblement des pierres vivantes, en pratiquant le bien, en ouvrant son cœur à l’autre. Le franc-maçon sait comme les autres hommes de bonne volonté que sans la justice c’est le règne de la barbarie, que sans le respect de son prochain, de ses convictions c’est la voie du fanatisme qui s’ouvre.

 

Enfin et surtout que sans la charité, c’est à dire l’amour fraternel, tout le reste est vain et la vie n’aucun sens.

 

JF.  

les nouveaux dirigeants de l'Italie

les nouveaux dirigeants de l'Italie

 

MEDIAPART le 21 Mai 2018 Extrait.

S’attaquer aux Francs-Maçons n’est jamais anodin. Ce n’est pas par hasard si les premiers actes des dictateurs consistent à les poursuivre, voire à s’en débarrasser physiquement, à l’instar de Mussolini, de Hitler, de Franco, de Pétain mais aussi de Lénine et de Staline. Les rituels maçonniques portent en eux cette liberté de conscience qui est insupportable aux tyrans. 

Si la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et la France avaient pris les mêmes dispositions antimaçonniques que préconisent les deux partis démagogistes italiens, elles se seraient privées de grands dirigeants qui ont marqué leur histoire au XXe siècle tels, entre de nombreux autres, Winston Churchill, Franklin D. Roosevelt et Pierre Mendès-France.

Jean-Noël Cuénod

GARIBALDI

GARIBALDI

 


Italie : l'interdiction des francs-maçons au gouvernement inquiète

Dans le contrat passé la semaine dernière entre la Ligue et le Mouvement Cinq Etoiles, un «code éthique» interdit aux personnes appartenant aux loges une place dans l'exécutif. Les deux partis se défendent en invoquant l'«opacité» de la franc-maçonnerie italienne.

«En 1925, le fascisme décida d’interdire la franc-maçonnerie. Un an plus tard, ce fut au tour des journaux et des partis politiques d’être fermés par le régime mussolinien.» Le grand maître du Grand Orient d’Italie Stefano Bisi ne cache pas sa vive préoccupation à la suite de l’insertion dans le «contrat pour le gouvernement du changement»passé la semaine dernière entre la Ligue d’extrême droite et le Mouvement Cinq Etoiles d’un «code éthique» qui prévoit d’interdire l’accès à l’exécutif «des personnes condamnées au pénal, qui sont sous procès pour de graves crimes» mais aussi «qui appartiennent à la franc-maçonnerie»«Les citoyens doivent comprendre que ce qui touche aujourd’hui la franc-maçonnerie peut très vite concerner d’autres associations, poursuit Stefano Bisi. La mesure contenue dans le contrat de gouvernement est une sorte de ballon d’essai.» Alors que les partenaires européens de l’Italie s’inquiètent en premier lieu de la tenue de la zone euro en cas de mise en œuvre des mesures économiques proposées par l’alliance populiste, un peu partout dans monde, les membres de la franc-maçonnerie font part de leur stupeur et de leurs craintes auprès de leurs frères italiens.

«Couverture pour les clans»

«L’interdiction est déjà prévue dans nos statuts, revendique-t-on au siège du M5S. Car en Italie, il ne faut pas penser à la franc-maçonnerie de Garibaldi ou de Goffredo Mameli [auteur de l’hymne italien, ndlr] mais à celle des cinquante dernières années.» En particulier la loge secrète P2, dirigée par le néofasciste Licio Gelli, qui avait infiltré les institutions italiennes avant d’être démantelée en 1982 car soupçonnée d’avoir comploté contre l’Etat. Pour Stefano Bisi, «la P2 c’est une chose, les loges maçonniques une autre, il ne faut pas tout confondre. Ce n’est pas parce qu’un prêtre est pédophile qu’il faut condamner toute l’église catholique». Le Mouvement Cinq Etoiles justifie la décision en estimant que si «les principes originels de la franc-maçonnerie de progrès social et de liberté sont justes, les loges italiennes sont toutefois encore trop opaques». Le M5S s’appuie notamment sur les travaux de la dernière commission parlementaire antimafia qui a souligné que la franc-maçonnerie «est très souvent une couverture pour les clans». En vertu de ses statuts, le M5S a déjà expulsé Piero Landi, l’un de ses candidats au parlement (qui a tout de même été élu) après avoir découvert qu’il appartenait à une loge.

Interdiction «inconstitutionnelle»

«En Italie la franc-maçonnerie est peu transparente et elle manœuvre en coulisses pour acquérir du pouvoir. Elle n’a pas grand-chose à voir avec les loges étrangères», ajoute de son côté le député de la Ligue Daniele Belotti, qui minimise la question de l’interdiction en laissant entendre que c’est avant tout le Mouvement Cinq Etoiles qui a voulu cette mesure : «Le pays à d’autres questions plus urgentes à régler.» D’autant que la Ligue qui, au début des années 90, avait fait campagne contre Silvio Berlusconi en tant qu’ancien adhérent à la loge P2, s’est ensuite parfaitement accommodée du passé de franc-maçon de l’homme d’affaires pour gouverner avec lui pendant huit ans. A Rome, il se murmure aussi que certaines personnalités dont les noms circulent dans la presse comme éventuels membres du futur exécutif populiste pourraient être des francs-maçons. Il n’empêche.

Pour les responsables du Grand Orient, l’interdiction est «inconstitutionnelle», ils appellent à la plus grande vigilance. L’organisation souligne que «les francs-maçons jurent solennellement fidélité à la République et s’engagent à respecter les normes et les lois». Les «frères» italiens s’en remettent désormais au chef de l’Etat Sergio Mattarella pour qu’il veille «à ce que la Constitution soit entièrement appliquée et sans discrimination».

 

Source le Journal Libération du 23 mai article de Eric Jozsef correspondant à Rome.


Pour le Grand Orient d'Italie, cette clause anti-francs-maçons "rappelle les lois fascistes que les francs-maçons ont toujours dénoncé et qui représentent les conséquences d'une dérive liberticide dangereuse". Il assure que "les francs-maçons jurent solennellement fidélité à la République italienne (...) et s'engagent à respecter les normes et les lois"

 

Source RTL.

 

 

Unification italienne

Les relations ambiguës entre les droites, voire les extrêmes droites, et les francs-maçons remontent aux années précédant à la création de l’Italie en tant qu’État-nation en 1871.

À cette époque, pour une très large part, les francs-maçons italiens étaient « garibaldiens » du nom du général Giuseppe Garibaldi, considéré comme le père de l’unification italienne et lui-même franc-maçon. En effet, ils soutinrent à la fois la création de l’Italie en tant qu’État-nation et l’annexion des États de l’Église, qui occupaient une large part de l’Italie centrale (ils comprennent les actuelles Emilie-Romagne, Marche, Ombrie et Latium.

 

 

Les francs-maçons italiens étaient aussi pour beaucoup, comme en France, des anticléricaux. Mais, ils n’étaient pas forcément positionnés à gauche sur l’échiquier politique. L’origine de cet élitisme est lié à sa sociologie initiale et une histoire qui remonte au moins au XVIIIe siècle.

Des loges proches du pouvoir

À cette époque, dans le royaume de Naples, les loges étaient principalement des loges militaires, composés de mercenaires à la solde de la monarchie. Par la suite, comme dans le reste de l’Europe d’ailleurs, la sociologie des loges était plutôt élitiste, composée d’aristocrates et de hauts prélats.

La volonté d’unifier la péninsule italienne au XIXe siècle, le Risorgimento, se diffusa dans les loges qui devinrent assez rapidement nationalistes (dans le sens d’un nationalisme d’existence). La franc-maçonnerie devint alors un acteur de la vie politique italienne. Son âge d’or se situe ainsi au tournant des XIXe et XXe siècles : en 1900, tous les membres du conseil communal de Rome sont francs-maçons. Ils dominent aussi largement les chambres parlementaires. À la même époque, il y avait dans toute la péninsule, environ 500 loges et 20 000 maçons.

Ces loges italiennes, peu organisées, étaient aussi assez marquées par les pratiques irrégulières, illégitimes, c’est-à-dire ne respectant pas les pratiques de la franc-maçonnerie anglaise et de ce fait n’ayant pas obtenu une patente de la Grande Loge Unie d’Angleterre, à l’origine de la franc-maçonnerie.

Elles étaient aussi marquées par l’ésotérisme, ayant par exemple recours aux rites dits de Memphis-Misraïm, nés de spéculations ésotériques et maçonniques aux XVIIIe et XIXe siècles. Garibaldi en était l’un des initiés.

Indulgence pour les fascistes

Dans l’immédiat après-guerre, l’instituteur socialiste Benito Mussolini fonde en 1919 les Fasci Italiani di combattimento, Faisceaux italiens de combat, plus connu sous le nom de fascisme. Certains francs-maçons voient d’un œil indulgent l’arrivée de ce mouvement violent d’extrême droite au discours irrédentiste. Cette indulgence résiste à l’interdiction des Loges en 1923, peu après sa marche sur Rome de 1922 et sa prise effective du pouvoir.

 

Cette interdiction n’est pas propre au fascisme : l’URSS naissante l’avait également promulguée et il était interdit aux militants communistes d’être francs-maçons. Une phase plus radicale est franchie le 25 septembre 1925, lorsque des francs-maçons furent l’objet d’une littérale chasse à l’homme dans les rues de Florence. Certains furent tués, les autres internés à Lipari et les loges détruites. Le Grand Maître Torrigiani décida alors la dissolution des loges de l’obédience « Palazzo Giustiniani », marquée à gauche, avant d’être lui-même interné. Les francs-maçons les plus à droite restèrent favorables au régime fasciste jusqu’aux Accords du Latran de 1929, signés entre le Saint-Siège et le régime fasciste confirmant le catholicisme comme seule religion de l’État italien.

Malgré ce contexte tendu, certains francs-maçons célèbres, comme Arthuro Reghini ou Guido de Giorgio restèrent favorable au fascisme. À partir de ce moment, la franc-maçonnerie italienne se met en sommeil. Elle ne réapparaîtra qu’après la Seconde Guerre mondiale, exsangue.

Années de plomb et loges autoritaires

C’est ainsi que naît en 1944 la Loge P2, de son vrai nom « Propaganda massonnica 2 » pour initier et surtout accueillir, sur le modèle de l’ancienne loge « Propaganda massonica » (fondée en 1877), des personnalités politiques et des élites – économiques ou culturelles. l’objectif était de reconstruire une franc-maçonnerie exsangue. Jusqu’à la fin des années 1960, elle remplit son rôle, vivotant. À compter de la fin des années 1960, le patronat, dominant dans la loge, voit arriver de nouveaux membres issus de l’armée et des services de renseignement. Tous sont foncièrement anticommunistes.

Nous sommes alors dans l’Italie des années de plomb et du terrorisme, tant d’extrême gauche que d’extrême droite. Or des membres de la loge, qui comprenaient 962 personnes, tendaient vers l’extrême droite, favorables à la mise en place d’un régime autoritaire.

La liste rendue publique comptait par ailleurs nombre de personnalités italiennes. On pense ainsi à Roberto Calvi président du Banco ambrosianno (retrouvé pendu sous un pont londonien en 1982), Michele Sindona (le banquier de Cosa Nostra, empoisonné en prison en 1986), des directeurs de journaux dont celui de Il Corriere della sera, les chefs d’État Majors de la marine, de l’air, des officiers des carabiniers, le directeur du SISMI (le service de renseignement militaire), des officiers de renseignement, des présentateurs TV et évidement des industriels comme Silvio Berlusconi (numéro d’adhésion 625).

Les portes de la loge s’ouvrirent alors aux néofascistes et aux mafieux. Dans les années 1970, les francs-maçons de la loge P2 réfléchirent à une réforme de la société, en particulier à une purge de celle-ci des militants et des intellectuels d’extrême gauche. Ce projet est connu sous le nom de « schéma R »

 

Source : THE CONVERSATION expertise universitaire et journalistique.

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES -LA FRATERNITÉ EN DANGER

Paris - Les "frères" et "soeurs" du Grand Orient de France (GODF) lancent samedi un "appel de la fraternité": une réponse à la montée de l'extrême droite et des "intégrismes religieux" qui mettent "en danger" la République, explique le grand maître de la principale obédience maçonnique.

"La fraternité, c'est un peu notre ADN", explique dans un entretien à l'AFP Philippe Foussier, le dirigeant du GODF, sous la devise maçonnique et républicaine "Liberté, Egalité, Fraternité" qui orne le grand temple du siège de l'obédience, rue Cadet dans le IXe arrondissement de Paris. 

C'est ici que le grand maître lancera samedi un "appel de la fraternité" dans l'espoir de "restaurer l'universalisme républicain, qui seul libère l'individu et garantit l'égalité des droits". Parmi les premiers signataires: la Licra (Ligue contre le racisme et l'antisémitisme), l'association de lutte contre l'homophobie Le Refuge, l'essayiste Caroline Fourest... 


 

"Beaucoup d'autres que nous incarnent la fraternité: l'idée est de les rassembler autour d'un texte", explique Philippe Foussier. 

La principale obédience maçonnique française revendique 53.000 membres - dont près de 3.500 femmes, accueillies depuis 2010 - répartis dans 1.300 loges parmi les quelque 160.000 à 180.000 maçons de France, qui défendent une société plus humaniste au travers de rites initiatiques et symboliques. 

Trois siècles après la naissance de la franc-maçonnerie en 1717 à Londres, le GODF affiche une "hausse continue" de ses effectifs, assure Philippe Foussier. 

Mais le grand maître sonne l'alerte sur l'état de la société, qui "est bien mal en point". La faute à "tous ceux qui veulent encore dresser des murs et des barrières, opposer les uns aux autres, à raison de leurs origines ou convictions". 

"Entre l'extrême droite d'un côté et les intégrismes religieux de l'autre, entre ceux qui veulent la +préférence nationale+ et ceux qui pensent que les personnes extérieures à leur communauté sont des +mécréants+, ça ne fait que monter en permanence", accuse le grand maître du GODF, évoquant une "tenaille identitaire". 

Son "appel" anticipe le 70e anniversaire en décembre de la Déclaration universelle des droits de l'Homme (DUDH), qui postule dans son article 1er que les êtres humains "doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité". 

"Nous estimons que la DUDH, dans sa conception universaliste des droits, vient rejoindre ce qu'a toujours porté la franc-maçonnerie: abattre les séparations entre les hommes ou, comme nous disons nous francs-maçons, +abolir les catégories du monde profane+", fait valoir Philippe Foussier. 

"Dans nos loges se rassemblent des gens dont il nous est indifférent de savoir ce qu'ils sont censés représenter: il n'y a pas de patrons, d'ouvriers, de noirs, de blancs, de riches, de pauvres, de militants de gauche ou de droite, on rassemble tout le monde - à part les intégristes religieux et l'extrême droite", soutient-il. 

- "Air du temps concordataire" - 

En France, c'est par un regard vigilant sur la laïcité que le Grand Orient entend construire "une même communauté de destins".  

"La laïcité est en recul et elle n'est pas suffisamment défendue et promue par nos dirigeants. Depuis plusieurs décennies déjà, ce n'est pas nouveau", dit-il comme en réponse aux articles de presse décrivant un "bras de fer" entre le président Emmanuel Macron et le GODF. 

"Nous sommes dans un air du temps concordataire", estime-t-il en déplorant les "flatteries permanentes" de l'exécutif à l'égard des cultes, comme au temps du concordat ayant précédé la séparation (1905) des Eglises et de l'Etat. 

"Le coeur de notre combat pour la laïcité, c'est la séparation entre le spirituel et le temporel, ce n'est pas la négation du spirituel. Au contraire: dans nos temples, nous sommes là pour révérer la vie spirituelle! Et ça peut passer par la foi religieuse", remarque-t-il. 

En citant le cas du père Pascal Vesin, "frère" du Grand Orient démis de ses fonctions de prêtre du diocèse d'Annecy en 2013. "Il a malheureusement perdu son ministère car sa hiérarchie estime qu'il y a incompatibilité, mais il est toujours dans nos rangs", observe Philippe Foussier en rappelant le combat du GODF pour une "liberté absolue de conscience

Voir les commentaires

Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
LE  EN MÊME TEMPS DE LA VÉRITÉ

LE « EN MÊME TEMPS DE LA VÉRITÉ »

 

Cette formule à la mode en même temps ne le serait pas. Si pour certains elle représente l’incapacité de décider, d’avoir un projet ferme, traduisant un état d’hésitation permanente, comme un déficit de force, ou pire une navigation à vue, ou encore un désir de plaire à tout le monde, au risque de ne plaire à terme à personne, et, générant le désordre dans une société qui manque d’ordre favorisant ainsi les plus forts d’entre nous et les plus  extrémistes.

 

Pour d’autres cette formule symbolise la recherche d’une harmonie, peut-être improbable, mais l’essentiel n’est-il pas dans le chemin ?

TABLEAU DE LOGE CHEVALIER DU SOLEIL

 

Les francs-maçons veulent réaliser la complémentarité des contraires, l’utopie de réunir ce qui est épars. Ils constatent que malheureusement la misère, le mal sont inséparables de la condition humaine, mais connaisse la perfectibilité de l’homme. Ils veulent lutter en permanence pour que le soleil brille un peu plus sur terre pour tous les hommes de bonne volonté. Ces chevaliers du soleil, de l’esprit, aspirent à l’ordre et à la concorde.

 

Le en même temps, bien manié comme les métaux, ne serait donc pas une faiblesse, mais une force qui vise en conscience à la recherche de la justice ? Cette justice qui doit se substituer à la vengeance, cette justice qui avance avec le glaive et la balance en mains, les yeux clos par le bandeau, ce bandeau qui oblige à ne pas voir que les apparences trompeuses, et à regarder en conscience, en confiance, les choses qui parlent au cœur et à l’âme.

 

Le en même temps se doit d’être manié sans faiblesse pour défendre les plus faibles, ne pas les exclure, et faire comprendre aux plus aisés d’entre nous que selon l’adage populaire :  « Quand les riches maigrissent, les plus pauvres sont déjà morts. »

 

 Les Chevaliers du Soleil doivent se défier de l’aveuglement, de la puissance de ses rayons, ils doivent constamment se défier du mépris, de l’arrogance, de la parole, cette flèche qui blesse les cœurs purs. Se rappeler la nécessité de protéger l’indispensable mère nature, que le soleil fait vivre et humblement se souvenir, que chacun d’entre nous n’est qu’une poussière d’étoile qui passe rapidement dans l’univers. Le en même temps traduit la faiblesse et la grandeur de notre condition humaine.

 

Celui qui manie le glaive et la balance, est un alchimiste  qui connaît les 7 planètes et les 7 métaux qui leur sont associés. Il est à la recherche de la pierre philosophale, du centre, là, où se trouve le principe de Vérité.

 

JF.

LE  EN MÊME TEMPS DE LA VÉRITÉ

Ballade pour un homme libre

 

Comme un enfant errant dans la ville endormie
Enfant des rues, enfant de rien, fils de la nuit,
Comme ce vieux déchu que le vin a saoulé
Et qui pleure, et qui bois, sur l’asphalte, affalé,
Comme la fleur de bitume qui arpente nos rêves
Et nos pensées sordides, et qui attend la trêve,
Comme ce vent glacial qui cogne à nos fenêtres
Comme un sanglot, comme un regret qui nous pénètre,
Et installe en nos rêves un fugace remord.

Mais l’enfant n’erre plus, il s’est couché dehors
Le nez dans le ruisseau, cœur brisé, cœur en miettes,
Et le vieux assommé par l’alcool de la fête
A sombré dans l’oubli et dans le désespoir ;
La femme s’est couchée, épuisée de trottoir,
Elle a rejoint sa chambre par la fureur défaite.

Et toi ? Et moi ?, et nous ? Pour quelques heures encore
Bercés d’indifférence, nous feindrons d’ignorer
Ces drames ordinaires que la conscience endort ;
Pour quelques rêves encore, dans l’oubli, emmurés,
Les paupières de la honte demeureront baissées.
Mais ce monde factice où nous sommes réfugiés
Bientôt disparaîtra, aux premières lueurs,
Et l’indicible peur qui taraude nos cœurs
Reprendra le dessus, forgeant au fil des jours
Des cortèges de haine et des fardeaux très lourds.

Eux, ont hurlé leur peine, ils ont pleuré leur honte
Ils ont l’âme meurtrie et la colère qui monte
Les larmes se sont taries, ils n’attendent plus rien
Que la misère de l’autre, ils se sentent vauriens
Et la pierre ramassée cherche déjà sa cible
Elle ne polira pas ! C’est un constat terrible
Ultime affirmation d’une existence grise
Ils lanceront un jour à nos consciences sans crise
Ce matériau banal, symbole du désespoir
Qui corrode leurs cœurs; quel humiliant échec
Quelle triste sentence, affligeante hypothèque
D’universel amour, miroir mon beau miroir…

Quand le soir redescend à nos portes verrouillées
Comme les serments prêtés en nos temples refermés
Ils sont tous là ! Telle une infirmité, muets,
Témoins de nos tourments, frappés d’indignité.
Nourriront-ils un jour une fragile flamme
Pour que leurs sacrifices et leurs immondes drames
Ne demeurent pas vains ?
                                          Car le chemin est long
Dans nos cités profanes, si long, et si banal
Que nous devons bâtir des routes et des ponts,
Pour découvrir enfin la misère abyssale,
De nos frères de l’ombre qui alimentent ces peurs,
Que l’on avait enfouies tout au fond de nos cœurs.

 

Notre dessein est là ! Réduire cette fracture
C’est un très bel ouvrage qu’il faut bâtir ensemble
Véritable chef d’œuvre, exaltation de l’âme
C’est une réparation pour cette déchirure,

Voilà me direz-vous un généreux projet
Mais quelle est la recette, et par où commencer ?

Je n’ai point la réponse, mais nous pouvons chercher
Nous sommes si nombreux, il y a tant de lumière
Qui resplendit partout, tout autour de la terre
Et il y a tant d’amour, tant de fraternité
Que nous finirons bien, parmi mille autres choses
D’éradiquer ce mal ;
                                         Il se répand si vite
Qu’il en devient banal au point que l’on évite
Par de savants détours, d’emprunter certaines voies
Au point que l’on oublie d’écouter et de voir.

 

 

Au cinquième voyage, nous partîmes les mains libres

Etions-nous à ce point aguerris et sereins

Pour poursuivre notre quête d’un amour souverain ?

Avions-nous à cet âge la mémoire et la fibre 

Pour franchir sans encombre une si grande étape ?

 

Notre pierre mal polie et des mains malhabiles

Nous révèle à propos que ce rêve est fragile.

 

 

A cet âge nous avons une vague idée du cap

A ce stade nous cherchons auprès de nos aînés

Un soutien, des conseils, pour faire taire nos doutes

Et avancer encore, à nos rêves, enchaînés;

 

La flamme est si ténue à nos âmes en déroute

Que nous distinguons mal à la porte du temple

Les oubliés de Dieu loin des marchands du temple.

 

A l’âge de déraison, comme les épis mûris

A la lumière blafarde d’une morne existence

Aurons-nous achevé de nos vœux la semence ?

Aurons-nous commencé la récolte et le tri ?

 

Ces mots que je vous pleure plutôt que ne les dit,

Ressortent du reproche que j’adresse à la vie.

N’y voyez point mes frères le moindre renoncement,

Je resterai fidèle à mes engagements,

Mais je forme le vœu, et caresse l’espoir,

De cimenter ma foi, en réchauffant la vie,

De baliser ma quête pour faire naître à l’envie,

Des vocations nouvelles sur lesquelles s’asseoir,

D’entreprendre, tous ensemble, un gigantesque ouvrage,

Un chef d’œuvre durable, témoin de l’idéal,

Témoin de l’humanisme et du sens du partage,

Qui éclaire notre route, et qui n’a pas de prix.

 

Les anciens bâtisseurs avaient des cathédrales

Pour immortaliser leur Foi et leur génie,

Leurs chefs-d’œuvre témoignaient de leur quête d’amour

Pour un grand architecte qu’ils imitaient toujours.

 

Or que nous reste il au-delà de nos rites, 

De ces chantiers d’antan que la splendeur habite ?

Par la spéculation sommes-nous méritoires ?

 

Très chère introversion cache misère sur la vie.

 

Il nous faut transformer nos visages ravis

Et puis nous replonger aux sources de l’histoire.

 

Nous avons abattus des dogmes et des lois,

Car ils constituaient des entraves sévères

A nos trois règles d’or ; car ils étaient contraires

Au bon sens humaniste qui domine notre foi.

 

Je pose la question, sans passion ni recette,

Mais l’Afrique que j’aime suivra cette requête,

Nous y mettrons le temps, la raison et le cœur,

Et puis, les jours viendront où sur terre le bonheur

Pourra se partager, où le mot « liberté »,

Deviendra synonyme de cette vérité

Que nous cherchons toujours, où nos comportements,

Deviendront exemplaires, pour accueillir l’instant

Où le monde profane nous fournira la preuve,

Que nous sommes bien libres et d’excellentes mœurs.

 

 

Ce poème (trop long) traduit mes interrogations sur l’inadéquation que j’observe entre mes vœux, les serments prêtés, et la dramatique réalité qui sévit partout dans nos cités profanes ; j’ai la ferme conviction que, Nous qui avons choisi librement la quête de lumière , nous qui prônons la PAIX , l’Amour entre les hommes, sans distinction de race , couleur, religion , ou orientation politique , Nous POUVONS mettre en chantier une réforme profonde et durable de cette société ; Nous pouvons réfléchir sur les voies et moyens pour gagner la guerre contre la misère et l’exclusion ; tous ensemble (et Dieu sait si nous sommes nombreux et « temporellement puissants ») Nous pouvons mettre cette question à l’étude des loges . Et si la LUMIERE venait de notre continent et fasse taire les critiques et les quolibets ? .........

 

Philippe Jouvert.

 

Avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
RECENSION : Franck Fouqueray - Un sauveteur de francs-maçons.

RECENSION : Franck Fouqueray – Un sauveteur de Francs-Maçons.

 

ranck Fouqueray est à lui seul ou presque une O N G pour Francs-Maçons, je vous encourage à monter dans son bateau, si vous êtes en détresse, il a une ancre de miséricorde pour vous. Il pourrait être membre de la célèbre loge du bon Monsieur De la Pérouse.

 

Après avoir écrit à l’usage des Apprentis francs-maçons un manuel de survie pour ceux qui veulent démissionner, suivi d’un manuel de sauvetage pour apprenti sans instructeur, idem pour les compagnons. Il récidive pour notre plus grande joie avec son dernier ouvrage : Un Manuel de secours pour Vénérable Maître.

 

Un manuel qui tombe à point, et que les vénérables Maîtres nouvellement élus emporteront dans leurs bagages pour lire à la plage entre deux bains, avant de se lancer dans le bain de la rentrée maçonnique, il sera utile également à tous les frères officiers de loge et aux « ambitieux » qui un jour seront des Vénérables Maîtres.

 

Les Vénérables Maîtres élus pour 1, 2 ou 3 ans seront forcément confrontés à des problèmes de gestion de leur loge, notre Frère Franck Fouqueray, avec humour leur donne de précieux conseils, pour leur montée en charge, l’exercice de leur mandat, et leur descente de charge (peut-être l’étape la plus délicate, celle où le vénérable maître devra transmettre à son successeur toutes les clés, avant de revenir dans l’ombre, donc faire preuve d’une exemplaire humilité)

 

Franck Fouqueray nous rappelle les points importants souvent oubliés, ou négligés pour bien faire vivre une loge il faut : initier donc veuillez à garnir la colonne du nord, il faut avoir des visiteurs ceux-ci viendront si le rituel est parfaitement exécuté et les travaux de qualité, ils ne viennent pas à un repas de chasseurs ou de boulistes, ou pour une représentation des Marx Brothers,  il faut des officiers de loge assidus et impliqués, connaissant parfaitement leur rôle, il faut avoir un plan de travail annuel, de préférence avec un thème de travail, et, un maître d’harmonie qui enchante les tenues, qui se termineront par des agapes fraternelles où chacun aura envie et à cœur de participer.

 

L’auteur non sans humour nous trace une galerie de portraits des différents types de Vénérables avec des illustrations savoureuses, vous y trouverez : le lymphatique, le clown, le rond-de-cuir, le soporifique, l’orgueilleux, le dictateur, le carriériste etc…

Il conclut cette galerie plus sérieusement par les paroles célèbres de Rudyard Kipling adressées à son fils :

 

Si tu peux être dur sans jamais être en rage

Si tu peux être brave et jamais imprudent,

Si tu sais être bon, si tu sais être sage,

Sans être moral ni pédant…

 

J’espère vous avoir par ces quelques lignes, donné l’envie de lire ce manuel de secours qui comporte pas moins de 120 pages, d’aides précieuses pour diriger une loge, gérer les conflits avec bon sens et beaucoup de diplomatie, qui sont souvent plus efficaces que l’application stricte des règlements qui varient souvent avec le temps, mais néanmoins utiles en dernier recours.

 

Le Vénérable Maître est en chaire, mais aussi fait de chair, il ne peut rien sans l’aide de ses frères et en particulier des officiers qui ont l’honneur de tenir un plateau, mais surtout de servir la loge, leurs frères, et leur Vénérable Maître, véritable chef d’orchestre, alchimiste de sa Loge.

 

JF.

Franck Fouqueray

Franck Fouqueray

 

A LIRE : Les ouvrages de Franck Fouqueray avec des illustrations de S A T.

 

         A offrir au VM : « le Manuel de secours pour Vénérable Maître très seul en loge. »

 

         A offrir aux Apprentis : « Manuel de survie pour apprenti maçons voulant démissionner. »

 

« Manuel de sauvetage pour apprenti sans instructeur. »

 

A offrir aux compagnons : « Manuel de sauvetage pour compagnon sans instructeur. »

 

Tous ces livres aux Éditions L’OL : www.editions-lol.com

Le site du Manuel : www.manuel-de-secours.com

Pour écrire à l’auteur : info@manuel-de-secours.com

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
ITINÉRAIRE ÉCOSSAIS

ITINÉRAIRE ÉCOSSAIS

 

Rennes le 19 septembre 1986- 18h 30. Le soleil commence a décliner, je lève les yeux, je peux lire sur cette pancarte proche de l’hôtel : Boulevard de la Tour-d’Auvergne, boulevard de la T A comme disent les Rennais. Je tourne à gauche rue Thiers, c’est là un bâtiment à la façade étrange, des dessins et inscriptions qui font penser à l’Égypte ancienne. C’est le temple maçonnique de la « Parfaite Union. » Cette loge est une des plus anciennes de France. Je serais ce soir-là initié aux mystères de la franc-maçonnerie, dans la loge Kalédonia.

 

J’ignorais à l’époque qu’un triangle était en train de se construire entre Théophile, Malo, de la Tour-d’Auvergne-Corret ce militaire français premier grenadier des armées françaises, celtisant à qui l’on doit probablement les mots menhirs et dolmens, écrits dans son livre Origines gauloises. Ce breton natif de Carhaix fût franc-maçon membre du Grand Orient de Bouillon travaillant au rite écossais ancien et accepté. Ce qui nous rappelle, la croisade de Godefroy de Bouillon (voir article sur le site lafrancmaconnerieaucoeur.com du 25 août 2015)

 

La deuxième partie du triangle la loge Kalédonia qui portait le N°177 au registre de la GLNF aujourd’hui en sommeil. Kalédonia ce pays des caledones, du Brittonique Caleto dur comme la pierre et du Breton Kalet. En fait Kalédonia est l’ancien nom de l’Écosse.

 

Quelques années plus tard, 20 ans, après avoir taillé ma pierre, ma pierre cubique à pointe, tracé les plans, je mettais à nouveau mon tablier dans la région d’Auray, proche du tas de cailloux, c’est-à -dire de Carnac, le troisième côté du triangle se refermait.

 

 

Auray le 1er mars 2008- Des frères du rite écossais ancien et accepté inspirés par le lieu et le grand architecte ont posé la première pierre de la loge les Mégalithes. Une nouvelle loge  du rite naissait 103 ans après la loge la Solidarité Bretonne qui ouvrait ses travaux près du port de Saint-Goustan et qui pour des raisons pratiques, s’installa peu après à l’Orient de Lorient.

Des nouvelles pierres se dressaient démontrant le caractère sacré et universel du lieu. La tradition celte donne à ses pierres levées un triple caractère.

 

Le premier cosmique ; comme une projection du ciel sur terre, avec un rapport direct entre le soleil et la lune, les hommes d’alors, vivaient en fonction des rythmes solaires, lunaires, solsticiaux et équinoxiaux. Ces pierres levées symbolisent la verticalité, comme un axe, entre terre et ciel.

 

Sur le plan spirituel et évocatoire ces pierres sont aussi la maison des anciens, elles témoignent de la tradition. Ces anciens qui ont le devoir, d’ensemencer, de transmettre, d’éveiller la spiritualité des jeunes générations. Ces pierres prennent alors une autre dimension brisant l’espace et le temps entre les vivants et les morts, elles sont les maillons d’une chaîne d’union fraternelle.

 

 

Ces pierres levées ont aussi un rôle initiatique, elles posent des questions, peu importe les réponses ! Elles éveillent notre conscience, nous obligent à ouvrir notre esprit, notre cœur à atteindre notre âme.

 

 

Les paysans bretons avaient pour habitude de dire que leur pierre grossissait.

 

Ces pierres sont toujours vivantes, la tradition celte rapporte quelles vont : « Bouger, virer, trembler. » En Bretagne chacun a près de chez lui : « Une pierre qui vire, une pierre qui tremble, une pierre qui chante. »

Des légendes disent même que ces pierres sont tombées du ciel, comme des cendres, que mêlées à la rosée céleste elles peuvent servir à la construction d’un temple mystérieux où règnent l’harmonie et l’amour. Il faudra du temps pour construire ce temple, les ouvriers devront manier la truelle qui étale le ciment de la fraternité et l’épée de justice qui met de l’ordre dans le chaos.

 

 

La petite mer, le Mor Bihan a entrepris de faire classer au patrimoine de l’UNESCO toutes ces pierres éternelles, pour leur donner un caractère universel. Yves Coppens le plus célèbre de nos paléontologues français, découvreur de Lucy en 1974 et natif de Vannes parle ainsi de ces pierres : « Tous ces alignements sont des temples, tous ces dolmens, et tumulus sont des sépultures. » Il fallut une société, riche, puissante, évoluée et organisée pour ériger toutes ces pierres, parfois gigantesques.

Yves Coppens dit encore cette région n’a pas été choisie au hasard, elle a été choisie parce qu’elle était sacrée.

Yves Coppens dit enfin, ces paroles que chaque franc-maçon peut faire siennes : « S’interroger est de toute façon plus intéressant que de savoir ! »

 

Ce n’est donc pas par hasard que je mets régulièrement mon tablier de travail, à quelques pas de ces pierres levées.

 

JF.

 

Source : Le journal du département du Morbihan Juillet /Août/Septembre 2018.

Réflexions personnelles.

Voir les commentaires

Publié le par Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine

Cet article est reposté depuis Le Blog-Notes du Rite.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
AB
AB

 

Ab à partir de ce jour, ou sans doute bien avant, le premier pas a été fait vers la porte, il était midi. Dans le cabinet obscur une faible lueur, près d’un crâne.

 

 

Ab à partir de ce soir-là ma vie allait changer, je ne le savais pas encore, il y avait en moi comme un sentiment de peur et de joie à la fois, celui que l’on éprouve avant une rencontre avec l’inconnu, avec un inconnu. Cet inconnu le plus proche de moi, je le voyais chaque jour sans vraiment le regarder, sans vraiment le connaître, je ne voyais que son apparence, son masque.

 

Ab à partir de cette soirée, je devrais lui faire face, le regarder derrière la buée de ce miroir, qui allait disparaître peu à peu, sous l’effet de la chaleur. Il allait falloir faire connaissance.

 

 

Ab à partir de cet instant, lever les yeux, suivre le fil d’Ariane, monter sur l’échelle, pour sortir de cette torpeur, prendre de l’essor, quitter, la facilité du paraître, pour l’exigence de l’être.

 

 

Ab à partir de ce point du jour, le feu, le soleil lumière, allait chasser les ténèbres, du chaos naîtrait  l’ordre.

 

Je quittais le cabinet de réflexion guidé par la main de mon frère, je montais les trois premières marches du temple. J’étais debout entre terre et ciel.

 

 

 

JF.

AB

Voir les commentaires

Catégories

Articles récents

Hébergé par Overblog