Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
Bulletin de santé : les Francs-maçons sont atteints de polymathie, c’est grave docteur ? Cette maladie est due à un désir de connaissances au-dessus de la normale, qui dans sa phase aiguë se confond avec le désir de la Connaissance, une recherche irrépressible de la Vérité.
Les symptômes de cette maladie se manifestent par une soif du vin de la connaissance et un appétit pour les nourritures de l’esprit. Ils ont le regard fixé vers l’infini, l’horizon qui recule sans cesse leurs limites. Ils sont aussi dans un manque de lumière permanent. Ils sont toujours à la recherche des outils et des flambeaux pour s’éclairer le mieux possible.
Quel est l’origine de cette maladie ? Des observateurs et des scientifiques pensent que cette maladie est apparue paradoxalement vers le XVIIIème siècle, dit siècle des Lumières. Elle couvait dans l’ombre de l’obscurantisme, mise sous le boisseau par les dogmes religieux. Elle connut une résurgence avec la renaissance, on ne peut néanmoins pas parler de Pic, malgré qu’un certain Pic de la Mirandole en fût très certainement atteint. En effet c’est une maladie qui remonte à des temps immémoriaux ainsi il semble que Pythagore, Démocrite, Aristote entre autres en furent aussi les victimes (consentantes). Cette maladie ne connaît donc ni l’espace, ni le temps, elle est universelle. Une variante de cette maladie l’encyclopédisme a fait deux autres victimes un certain Denis Diderot et son compagnon Jean Le Rond d’Alembert. Plus tard il y a des polymathes rêveurs au rang desquels l’on trouve un Nantais au nom de Jules Verne frappé de plein fouet par la maladie il imagina que l’on pourrait faire le tour du monde en 80 jours, qui plus est en ballon. Plus fort encore il imaginait des navires insubmersibles naviguant sous la mer, pas étonnant que l’un de ses compagnons s’appelait Jean Passepartout. Ces polymathes marchent sur la tête, ou peut-être avec leur tête, doux rêveurs ! Ils ont décidemment une imagination au-delà du raisonnable. Ils sont vraiment atteints !
Comment ont-ils pu contracter cette maladie bizarre ? Ils ont tous fait paraît-il un stage dans un cabinet noir, de réflexion qu’ils disent. Ensuite ils se réunissent dans des lieux entièrement couverts, je ne sais pas si c’est vraiment bon pour la respiration ? Ils sont un peu comme les stoïciens sous un portique entre des colonnes pourquoi pas. Mais il y a pire les jeunes deviennent souvent muets pendant une longue période, c’est caractéristique du début de la maladie disent les anciens qui s’en sont remis. Ils déclarent à qui veut l’entendre qu’ils ne savent ni lire, ni écrire, qu’il pleut quand il fait beau ! Alors c’est vrai que dans ces conditions, il vaut qu’ils ne parlent pas. Ils ont comme perdu la parole ! Au niveau de la motricité ce n’est pas terrible non plus, ils ne sont pas capables de faire trois pas sans trainer les pieds, ils crient souvent en force, ils doivent souffrir.
La deuxième phase de la maladie n’est pas terrible non plus, après avoir été dans la lune, ils voient des étoiles partout et en plus elles flambent, question motricité il y a du mieux enfin c’est pas encore terrible, trois pas devant, puis deux pas de côté, ils semblent perdus, ils cherchent la lumière. Les anciens malades disent ça va mieux, c’est vrai qu’ils parlent, mais en même temps ils n’ont pas retrouvé la parole, il n’y a rien à comprendre, ils essayent des mots de passe incompréhensibles certains chuintent, buttent sur les mots ça ne passe pas. Vous voyez que c’est grave, les pas à gauche et à droite, les étoiles dans les yeux, les maux de gorge.
Les anciens eux ils sont guéris, donc ils les rassurent un peu, ils me semblent quand même un peu optimistes ! Ça va le faire, ils vont finir par revenir au centre, bientôt ils seront au milieu de la chambre ce n’est pas encourageant, ils seront donc toujours malades ! Ils me semblent un peu illuminés ces anciens, c’est hallucinant.
Nous venons de recevoir des nouvelles de l’est, il paraît qu’ils y a aussi des illuminés en Bavière dont un certain Goethe, un poète cela m’étonne qu’à moitié, il y a aussi un musicien autrichien extrêmement doué nommé Mozart qui même s’il connaît la musique, ça ne l’empêche pas d’être polymathe quand même !
Trêve de plaisanterie et délire j’ai autour de moi beaucoup de polymathes, dont un dont j’ignorais il y a quelques jours encore les talents d’écrivain, d’historien, de chercheur, il est membre d’une société de polymathique, il ne m’en pas fallut plus pour ces quelques mots d’humour, qui sont aussi des mots d’amour fraternel.
Si sans aucun doute une des motivations des fondateurs de la Franc-maçonnerie spéculative a été de faire de cette noble institution un centre d’union fraternel dans le droit fil de l’esprit du siècle des lumières, libérer l’homme de l’obscurantisme, de sa soumission aux dogmes. Les membres devaient être libres de toutes les contraintes et non soumis à maître, capable de quitter leur travail pour participer aux réunions de l’ordre.
Qu’en est-il aujourd’hui plus de trois siècles plus tard ? Après l’ère industrielle, nous sommes au cœur de l’ère du numérique, et bientôt dans l’ère de l’intelligence artificielle, du trans humanisme.
Notre conception de l’homme a évolué, de l’homme barbare avant que Thémis l’incarnation de la justice ne soit venue s’asseoir à côté de Zeus, à l’homme dont le primat de la vie sur l’être est à l’origine de l’homme animal, l’homo laborans dont le travail est labeur, puis l’homme fabricant créateur, l’homo faber, l’homme dont le travail est l’œuvre. La Franc-maçonnerie proclame « la Gloire au travail » comment pourrait-il en être autrement le travail étant consubstantiel à l’homme, il se défini par rapport au travail. Le mépris du travail, le refus de l’action étant le mépris de la vie et le refus de s’éterniser dans l’œuvre, si les compagnons bâtisseurs avaient renoncés à construire les cathédrales et leur cathédrale que nous auraient t’ils légués ?
Ce n’est pourtant pas si simple, dans l’antiquité et avant les lumières les travaux subalternes ont été accomplis par des femmes et des hommes rendus esclaves par d’autres hommes. Il aura fallu attendre Tocqueville, Broglie, Lamartine et surtout le Frère Victor Schœlcher pour mettre fin à cette horreur. Comme l’écrit le poète de la négritude Aimé Césaire à propos de Schœlcher : « (…) évoquer Schœlcher, c’est rappeler à sa vraie fonction un homme dont chaque mot est encore une balle explosive. Que son œuvre soit incomplète, il n’est que trop évident. Mais ce serait puérilité et ingratitude que de la sous-estimer ».
D’autres hommes aujourd’hui qui se consacrent à de nobles tâches, n’hésitent pas pour quelques euros ou dollars a recourir à d’autres femmes ou hommes pour des travaux qu’ils refuseraient de faire. La Franc-maçonnerie nous enjoint pourtant de faire tout le bien que l’on voudrait que l’on nous fasse.
L’observation de notre société nous fait voir les homo laborans proches de la nature, travaillant la terre, tandis que l’homo faber lui fait violence à la nature. Progressivement l’homo faber s’isole, s’individualise, fabrique des machines communique avec elles et ne communique plus avec les autres. Le succès du statut de l’autoentrepreneur le démontre, s’il répond à un impératif économique suppléant au chômage de masse, il signifie aussi le besoin de liberté. Les jeunes coursiers de chez Uber ne parlent plus aux hommes, ils parlent à un logiciel dont l’intelligence est un algorithme. L’homo faber en s’individualisant quitte progressivement quitte la sphère sociale et politique.
Il ne reste à l’homo faber que le monde de l’art, la création artistique, l’homo faber dans cette création ajoute quelque chose de lui, de son soi et tente de rompre son isolement.
La pandémie qui nous frappe et sa conséquence le confinement accentue naturellement l’isolement, je suis coupé, séparé de mes Sœurs, de mes Frères. La pandémie a mis aussi en exergue ce que nous savons, nous vivons dans une société de consommation, de l’utile ! Ainsi dans la détresse nous avons glorifié ceux que maladroitement ont été qualifiés d’utiles : les soignants, nos caissières, etc…Parallèlement ont été rejetés les non essentiels comme nos libraires, nos artistes etc…. Tous ceux qui peuvent nous faire sortir de l’individualité.
Rien de neuf, Hésiode le poète grec distinguait le travail et l’œuvre ponos etergon. L’homo faber fabricant se conduit en maître de la terre, il ne parle plus travail mais production ou de travail productif. L’abondance saine de l’homo laborans à été sacrifiée par l’homo faber, faut-il loué l’homo faber, ou est-il instrumentalisé comme le pense Hannah Arendt : « Les outils de l’homo faber, qui ont donné lieu à l’expérience la plus fondamentale de l’instrumentalité, déterminent toute œuvre, toute fabrication. C’est ici que la fin justifie les moyens ; … »(H A).
Ainsi c’est le produit final qui va organiser le processus d’œuvre. Tout finira par se juger uniquement en termes d’utilité. On finira par classer les activités et les productions en utiles et inutiles et pourquoi pas les hommes ! C’est ce qu’on fait les politiques pendant le confinement, sans réelle contestation. On a admis de se rendre nombreux dans les grandes surfaces et accepté de nos pas aller en nombre restreint dans les librairies !
La vie n’aura plus aucun sens, si ce n’est celui de l’utile. Les termes employés seront alors « afin de » ou en « raison de ». L’idéal de vie sera progressivement remplacé par un idéal d’acquisition, de consommation. On ne s’interrogera plus même à terme sur l’utilité. Elle n’aura donc plus aucun sens, elle sera non-sens.
Parvenu à ce stade il serait curieux de lire le testament philosophique de l’homo faber mis dans un cabinet de réflexion.
Dans ce monde de l’homo faber où tout doit servir à quelque chose le sens n’a plus de permanence. Il n’y a plus de direction, de voie pour une vie bonne désintéressée. Pas de place pour les arts, la poésie etc…Pas d’essence, d’essentiel une confusion entre l’essentiel et l’utile voire une opposition.
Ce qui fait dire à Hannah Arendt : « Le sens, au contraire, doit être permanent et ne rien perdre de son caractère, qu’il soit atteint, ou plutôt trouvé, par l’homme, ou qu’il échappe à l’homme ». (H A).
Il nous faut sans doute admettre et reconnaître que nous ne pouvons pas être soumis totalement à l’objectivité utilitariste et revenir à une subjectivité inhérente à l’homme, tout en étant conscient que : « c’est seulement en un monde anthropocentrique, où l’usager, c’est-à-dire l’homme devient la fin dernière mettant un terme à la chaîne des moyens et des fins, que l’utilité en tant que telle s’élève à la dignité du sens ». (H A)
Hannah Arendt encore nous rappelle la formulation de Emmanuel Kant : « L’homme ne peut servir de moyen en vue d’une fin, tout être humain est une fin en soi ». (H A et E Kant)
On ne peut pas seulement penser en fin et en moyens, en utile ou non. Peut-on justifier surtout en politique les moyens pour arriver à ses fins ?
C’est là toute la difficulté et la perplexité de la fin en soi, devons-nous exercer tous nos pouvoirs sur la nature et les hommes. Il y a tant de questions qui surgissent devons-nous en homo faber instrumentaliser la terre, sommes-nous les seigneurs et maîtres de toutes choses !
Au-delà de l’instrumentalité de quels moyens devons-nous user pour améliorer le monde en vue d’une finalité qui reste à définir. Quelle place faut-il faire à l’utilité ?
Je convoque encore les philosophes grecs au secours, déjà ils redoutaient la destruction et la dégradation du monde, de la nature. Certains d’entre eux comme Aristote rejetaient l’idée : « de l’homme être suprême et que tout est soumis aux exigences de la vie humaine ». Pour Aristote donc pas d’utilitarisme militant.
Je vous laisse réfléchir, non pas, à ce que n’a pas dit Protogoras et qui souvent rapporté à savoir : « L’homme est la mesure de toutes choses ». Mais qui aurait plus probablement dit :« L’homme est la mesure de tous les objets, de l’existence de ceux qui existent, et de la non-existence de ceux qui ne sont pas ». Cela correspond bien à l’homo faber.
Cette affirmation de Protogoras n’a pas reçu l’assentiment de Platon qui dans les Lois remplace le mot homme par « dieu » qui est la mesure même des objets d’usage, Platon ayant remplacé anthrôpos par ho theos.
L’homme, sera peut-être un jour la mesure de toutes choses s’il renonce à ses arrogances vis à vis de la nature et des autres hommes, si, il se met au travail pour faire de la terre, une terre ou la fraternité sera plus qu’un mot placé dans un discours pour séduire. Qu’il cesse de catégoriser et se met en quête de sa propre unité et de l’unité des hommes. Platon incarne le monde des idées, le dieu de Platon est donc proche du concept du principe du G A D L U, de l’idée d’un principe, de la sensation, de l’intention d’un principe transcendant.
Toute cette réflexion est-elle utile ?
Jean-François Guerry.
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Gérard Araud Jeudi 18 novembre 2021 19h30 « La société américaine loin des clichés, une société perpétuellement en devenir » Gérard Araud fut, de 2014 à avril 2019, ambassadeur de France aux États-Unis, après avoir été représentant permanent de la France auprès des Nations unies à New York. Il avait été auparavant directeur général des affaires politiques et de sécurité au
Mes Sœurs, mes Frères vous êtes toutes et tous des circinusophiles, des collectionneuses et des collectionneurs de compas. Le compas est le roi des outils il est normal que sa place soit première dans l’Art Royal, il a la capacité de métamorphoser, son ouverture est comparée à l’ouverture de l’esprit.
Dès le premier regard, la forme du compas suggère la lettre Ala première lettre, comme une demande du premier mot, du sésame pour entrer dans les voies que nous tracerons, comme une invitation au sacré.
Le simple compas barre horizontale est déjà une promesse de verticalité, entre ses deux branches s’étend pourtant la terre formant ainsi la Tétraktys le triangle sacré des pythagoriciens, semblable au delta lumineux A.
L’écolier est vite fasciné par cet outil instrument dont il rassemble et écarte les deux branches, comme pour jeter un regard entre les branches des arbres à l’orée d’une forêt mystérieuse. Il imagine mille choses en commençant le tracé de sa vie sur son bureau. Intuitivement il perçoit qu’un jour les deux branches du compas se réuniront pour ne former qu’une ligne dirigée vers la voûte céleste, comme ses deux jambes rassemblées et ses pieds en équerre. En ouvrant ses jambes il fera ses premiers pas chez lui, puis ses autres pas dans le monde. Il voit entre les deux branches de son Compas un œil, le cœur du Compas.
Le Compagnon du métier, comme le Franc-maçon courbé sur sa planche fait les tracés de sa vie, avec son Compas.
Celui qui est désœuvré, sans vie peut compter sur le Compas de l’espérance pour lui ouvrir l’esprit. Le Compas parle à l’esprit. Dans Recette véritable (1563), Bernard Palissy habile artisan de la Renaissance énonce les outils propre à la Géométrie : « Nous avons le compas, la règle, l’escarre, le plomb, le niveau, la sauterelle et l’astrolabe… ». Le Compas est premier il domine la matière. Bernard Palissy poursuit : « Puisque nous sommes dans le propos de Géométrie, il advint la semaine passée, qu’étant en mon repos sur l’heure de minuit, il m’était avis que mes outils de Géométrie s’étaient élevés l’un contre l’autre, et qu’ils se débattaient à qui appartient l’honneur d’aller le premier, et étant en ce débat le Compas disait : Il m’appartient l’honneur, car c’est moi qui conduis et mesure toutes choses. »
Les Francs-maçons savent combien il est difficile de lire et écrire, ils savent aussi qu’ils doivent suivre les étoiles, ils connaissent l’imputrescible acacia qui vit dans le désert. Architectes de leur vie, dans leur étui de mathématique ils ont un compas de proportions. Un Compagnon tourneur du XVIIIème siècle disait : « Qui connaît le Compas ne doit point ignorer mes proportions, je suis juste par mes raisons ».
La proportion, la bonne proportion trouvée par le Compas est mère de la justesse. En recherchant l’exactitude avec le Compas du cœur, l’on s’éveille et l’on progresse vers la Sagesse qui est la juste mesure. C’est avoir le Compas dans l’œil ! Oui mais dans l’œil du cœur.
Avec le Compas en main l’on trace des cercles sur la terre, le cercle de la terre. Mais qui guide la main, qui tient le Compas ? Je ne sais pas, ma main surement, mais qui guide encore ma main ? Mon intelligence peut-être et au-delà ?
Une chose est sure et certaine je l’ai lu enfin. Le mot Compas trouve sa source dans le latin populaire, dans le mot compasarre qui signifie partager. Dans le sens de partager le même pas, la même mesure, apprentis puis compagnons et maîtres marcheurs, nous marchons dans la même direction, en traçant chacun le cercle de notre vie.
Dans son fournil le compagnon boulanger avec le Compas que forment ses bras et ses mains pétri la pâte qui deviendra le pain nourriture spirituelle. Ce pain que nous partagerons ensemble.
Je fais le vœux que nous soyons toujours des circinusophiles et que tenions en main le compas de l’esprit qui domine la matière, et que nous partagions tous ensemble le pain de l’amour.
Jean-François Guerry.
Des Compas !
Le compas de route du marin ou boussole
Le compas de relèvement
Le compas des proportions du Maître Architecte
Le compas du tonnelier (qui prépare le tonneau à recevoir le vin de la connaissance)
Beau livre sur les compas
COMMUNIQUÉ : CONFÉRENCE MUSICALE.
LIRE
Je me permets de vous rappeler également que les livres coédités par l'Académie Maçonnique Provence et les Éditions Ubik sont toujoursdisponibles en cliquant ici. Vous trouverez:
Louis Trébuchet "Appel aux racines spirituelles du REAA"
Un voyage en 23 étapes fondatrices du REAA.
Jean-François Guerry "Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie "
On peut vivre sans la philosophie, comme l'on peut vivre sans la Franc-maçonnerie, mais moins bien...
Marc Halévy " Après la Modernité quelle Franc-maçonnerie ? "
L'avenir de la Franc-maçonnerie dans le monde et la Franc-maçonnerie dans l'Avenir du monde.
Louis Trébuchet, "Le désir des collines éternelles"
La spiritualité, voie vers l'harmonie. Prix incluant la livraison à domicile.
Marc Halévy "Kabbale et Franc-maçonnerie"
Le regard du Kabbaliste et du Maçon pour partir à la découverte de trois échelons mystiques qui sont autant de grades maçonniques.
Solange Sudarkis "Il était une fois un mythe, Hiram"
Hiram raconté, Hiram commenté, Hiram interprété, mais Hiram rassemblé.
Michel Fromaget "Corps, Âme, esprit: Liberté, Vérité, Beauté"
Une introduction à l'anthropologie ternaire de l'Homme pour mieux comprendre la notion de deuxième naissance.
Enfin, nous sommes heureux de confirmer que les VIIes Rencontres se dérouleront au Château Saint-Antoine le samedi 5 février 2022 sur le thème :
"Alchimie et Hermétisme"
Nous vous dévoilerons prochainement les invités et les sujets de leur intervention. Nous vous réservons quelques surprises...
Commençons par affirmer qu’il n’y a pas de mystère et que ce sont nos illusions chimériques qui l’inventent.
Il s’agit alors seulement d’accepter la réalité telle qu’elle est. Toute la réalité, pas seulement celle des apparences.
Le seul problème, c’est que nous ne savons pas la voir.
Le mystère est donc cette réalité qui nous reste inconnue, réalité ultime que nos concepts sont impuissants à décrire.
Notre rapport au mystère tient dans notre incapacité à nous relier au réel et à accepter une réalité plus grande que nos perceptions.
Pour entrer dans le mystère, il faut en pénétrer toutes les dimensions, en ressentir l’épaisseur et accepter, tout simplement, de le vivre.
Au sommaire
Fred PICAVET, En quête du Mystère
Jean DUMONTEIL, Dans la simplicité et la générosité du mystère
Bertrand VERGELY, L’apophatisme, approche du Mystère
Gaston-Paul EFFA, Le nouvel Orphée ou la poésie pour entrer en Mystère
Jacques DI CONSTANZO, La Vérité, perpétuel mystère, est-elle inscrite dans nos
neurones ?
Richard BACIN, Les cultes dionysiaques
Pierre PELLE LE CROISA, Un petit « Rien » du « Tout » !
Jean-Michel MENCIA-HUERTA, Le cheminement du maçon…? Un vrai mystère !
« Cahiers de L’Alliance » n°10, En quête du Mystère, Ed Numérilivre,
Paris, octobre 2021, 120 pages, 18 €. – abonnement un an, 3 numéros, 48 €.
A commander sur www.eosphoros.fr ou www.numerilivre.fr
Au rythme de 3 numéros par an, les Cahiers de L’Alliance sont édités par la Loge nationale de recherche de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.
Directeur de la rédaction : Jean DUMONTEIL - Rédacteur en chef : Jean-Claude TRIBOUT
– cahiers.alliance@alliance.fm
Clichy, novembre 2021
La revue Points de Vue Initiatiques
Points de Vue Initiatiques (PVI)est la revue trimestrielle de la Grande Loge de France. Chaque numéro (de 120 pages environ, format 18 x 24 cm) est rédigé par des auteurs francs-maçons, à l’exception de quelques invités. Notre magazine a pour but de vous accompagner dans votre démarche d’initiation à la franc-maçonnerie de tradition, vous aider dans votre réflexion et vous éclairer dans vos travaux.
Le premier numéro de la revuePoints de Vue Initiatiquesa été publié en 1965. C’était alors la première édition par la GLDF qui s’adressait aussi bien aux francs-maçons qu’aux profanes. Mais l’histoire des revues publiées par notre obédienceest encore plus ancienne, avec lesCahiers de la Grande Loge de Franceou encore les bulletins intérieurs d’avant-guerre.
Les sujets d’études et de discussions
Aujourd’hui, la revue trimestrielle de la GLDF rassemble les meilleurs textes contemporains sur l’initiation, le symbolisme, la philosophie et l’histoire de la franc-maçonnerie.
Nos auteurs et frères maçons emploient un langage clair et à la portée de tous pour faire dePVIun véritable outil de travail, au centre des débats et des recherches des francs-maçons et des non-initiés souhaitant s’élever spirituellement, moralement et intellectuellement.
Les auteurs n’abordent pas uniquement les enjeux de la pratique maçonnique française et ne se concentrent pas sur l’initiation en Grande Loge de France.
Au contraire,Points de Vue Initiatiquespermet de s’intéresser à la spiritualité, au développement et à la philosophie en abordant des sujets variés, comme l’histoire de la franc-maçonnerie à travers le monde, les civilisations anciennes, parfois même les philosophies orientales.
Les réflexions de la franc-maçonnerie en revue
Chaque exemplaire de notre revue s’organise autour d’un grand sujet, cela peut être :
Des thématiques chères à la pratique de la franc-maçonnerie : l’initiation, le perfectionnement, les rapports entre franc-maçonnerie et les religions.
D’importants sujets de sociétés : les nouvelles formes de spiritualités, la transmission aux générations suivantes…
Tous les numéros dePoints de Vue Initiatiquesdébutent par un message du Grand Maître de la Grande Loge de France. Vous aurez ensuite l’occasion de découvrir de nombreux articles inédits autour de la thématique principale, abordée chaque trimestre.
Enfin, vous pourrez retrouver des rubriques récurrentes comme les Entretiens : des propos d’experts issus de secteurs variés, recueillis par nos frères des différentes loges maçonniques. Mais aussi des Portraits d’Initiés ou encore des rubriques comme l’Arrêt sur Image, l’Air du Temps, le Champ du Poète…
Avec 200 numéros, notre revue est riche de toutes ses publications. En cette période difficile où certains ont dû rester confinés, nous vous proposons la lecture d’articles extraits d’anciens numéros ou hors-série, sur lapage Facebook dédiée aux Points de Vue Initiatiques.
Paris 7h 00- Vendredi 25 janvier 1382 bords de Seine- Nicolas passa rapidement dans la pénombre devant la loge située à l’entrée de son atelier de tapissier. Paris s’éveillait lentement, s’étirait dans le froid, bientôt la lumière reviendrait.
Au point du jour il attendrait Hennequin, ici à Paris on l’appelait Jean de Bruges. Cette journée s’annonçait mémorable. Il entendit du bruit dans l’atelier, Jean le faiseur de prodiges était là dans l’atelier.
Je n’ai pas pu dormir dis Jean, c’est le grand jour. La grande Lumière va commencer à paraître, j’ai veillé pour l’accueillir. Jean souleva le bord de la grande tapisserie, tout est prêt dit-il, l’endroit et l’envers sont semblables.
Dans quelques heures leur commanditaire Louis Ier le Duc d’Anjou viendrait contempler l’œuvre. « Les temps étaient proches » de sa révélation. Jean pensa aux sept années passées à sa fabrication, au travail, à la persévérance des œuvriers tapissiers. Il pensa : « Il n’y a plus de temps ». Jean avait fait le chemin de Bruges jusqu’au bords de Seine, mais aussi un chemin bien plus long dans son esprit, de Jérusalem à Babylone, puis de Babylone à Jérusalem et enfin médité sur l’île de Patmos.
C’est le grand jour dit Nicolas pour sortir Jean de ses rêves ! Espérons en confiance et en sérénité que cela plaira au Duc, ces deux compagnons avec leur allure d’anachorète courbés en passant dans la voûte souterraine, ils passaient et repassaient devant la tapisserie la main droite sur le cœur et l’autre tournée vers le ciel espérant que leur chef-d’œuvre plairait à leur maître.
Nicolas confiant déclara : « tout est juste et parfait », aussi bien le bas que le haut, l’envers et l’endroit, c’est un miracle nous pouvons « êtres contents et satisfaits ». La Lumière pénétra dans l’atelier en venant de l’Orient. La tenture de l’Apocalypse de Saint-Jean était née.
Arles, le mardi 2 décembre 1400 il est 11h 00. La cathédrale Sainte-Trophine carillonne à toute volée, Louis II d’Anjou et Yolande d’Aragon vont s’unir. Pour cet événement exceptionnel Louis II à fait disposer la grande tapisserie de l’Apocalypse de Jean de Patmos dans la cour de l’archevêché, pour que tous puissent admirer le miracle de la vie, l’acte final du nouveau testament, l’image de l’ordre revenu après le chaos.
Angers- dimanche 2 janvier 2000- 12 h 00. La terre est au plus proche du soleil à son périhélie. Je suis devant la tapisserie de l’Apocalypse émerveillé, je viens de voir l’envers. Ce qui peut paraître extraordinaire aux autres me paraît soudain normal. Au fond de ma conscience je vois Jean de Bruges et Nicolas Bataille, ils avaient prévu que l’envers serait semblable à l’endroit. Les teintes de l’endroit se sont fanées, dégradées avec le temps. Ainsi les verts de l’espérance qui recouvrent la terre, sont devenus bleus sur l’envers, ils se sont transformés, métamorphosés, le vert de la terre s’est transformé en bleu azur, le bleu du ciel vient donc de recouvrir la terre, c’est une apocalypse ! « Les temps étaient donc proches », maintenant enfin « il n’y a plus de temps » ! Plus encore, surprise la présence joyeuse des jaunes d’or et orangés sur les ailes des anges. Tout cela est insoupçonnable à celui qui ne regarde que l’endroit.
Cette tapisserie de l’apocalypse est l’image d’un véritable chant d’espérance, cette espérance d’un autre regard, le regard d’en haut que nous pouvons porter sur le monde et les hommes. Cette même espérance est symbolisée sur une certaine médaille d’argent et d’or fin où l’on trouve sur l’avers et le revers les lettres B. D. S. P. H. G. F, comme une révélation. Il paraît que cette technique de tissage qui rend semblable l’endroit et l’envers nous vient de l’Orient, là, où naît la Grande Lumière.
Jean-François Guerry.
BIBLIOGRAPHIE :
Liliane Delwasse – Éditions du Patrimoine – La Tenture de l’Apocalypse d’Angers.
Jean-Pierre Prévost- Les symboles de l’Apocalypse- Éditions Bayard.
J’ai retrouvé dans mes archives le texte d’une profession de foi, avec quelques ajouts et retraits je vous en propose quelques lignes, en rapport avec un article lu dans le journal « La Croix » du 16 novembre 2021. Rubrique Sciences et éthique : Les mystères des mégalithes de Carnac. Auteure Sabine Gignoux.
À l’aube de l’année 2008 plusieurs frères de Basse Bretagne réunis par l’amour fraternel et désireux de transmettre l’Art Royal ont posés les pierres fondatrices d’une loge écossaise à Auray à trois pas du quai Benjamin Franklin ce frère du nouveau monde venu sollicité le Roi de France pour ses frères américains en pleine révolution, lors de cette visite Franklin participa à une réunion de la loge parisienne « les neuf sœurs » dont il fût membre. La terre alréenne méritait bien une loge.
Les frères inspirés par le G A D L U, en référence aux pierres levées donnèrent à cette loge le patronyme de Mégalithes. Leurs regards comme ces pierres étaient tournés vers la Lumière. Ils ont ainsi célébré le caractère universel de ces pierres qui témoignent de l’élan spirituel des premiers poseurs. Ils ont jugé que ces pierres sacrées pouvaient être en harmonie avec leur Art.
Au-delà de leur apparence physique ces pierres ont un triple caractère : cosmique, spirituel, initiatique. La pose d’une pierre, l’édification d’une colonne est un acte fort de la volonté humaine.
Dans cet aspect cosmique les frères voyaient la projection du ciel sur la terre comme une révélation, ils voyaient aussi les rapports entre les luminaires et leurs rythmes solaires, lunaires, solsticiaux, une permanence, une éternité.
Ces pierres solidement fixées dans la terre puisent les forces telluriques et sont irradiées par les forces célestes, ainsi elles sont l’image de l’harmonie entre l’horizontalité et la verticalité, l’axe du monde dans son intégralité.
Sur le plan spirituel ces pierres sont les piliers de la maison des anciens représentant la permanence de leur présence, toujours dans notre conscience, comme les gardiens et les guides de la Tradition. Toujours vivantes elles traversent le temps apportant réconfort, force et sagesse en éloignant la souffrance, elles sont thérapie spirituelle, lien de communion spirituelle.
La tradition celtique rapporte que ces pierres « bougent, vivent, tremblent » comme la roche tremblante du chaos de Huelgoat sur les rives de la rivière d’argent, contrastant avec l’ordre des alignements de Carnac. Y aurait-il de l’ordre après le chaos ? Les pierres vivantes seraient elles là pour faire régner cet ordre ?
D’autres traditions pensent que ces pierres sont tombées du ciel, que les alchimistes fouillent la terre pour les retrouver en extraire le fer et à la forge façonner les outils pour accomplir le grand œuvre.
Une chose est sûre et certaine il faut de nombreuses pierres pour construire un édifice sacré, il faut que les initiés aux mystères se succèdent sans relâche, un ouvrier remplace toujours un autre sur le chantier, sinon comment espérer pouvoir un jour poser la clé de voûte.
Jean-François Guerry.
Note : Avec ma demande d’excuse pour ce qui peut apparaître comme confus
Le nouveau Cahier de l'Alliance est paru, vers la connaissance des Mystères.
Après une lecture complète je reviendrais vers vous pour une recension.
VIENT DE PARAITRE-
En quête du Mystère
par-delà impasses et fantasmes
Pourquoi cette obsession pour le mystère ? Le mystère n’est pas une énigme à déchiffrer ! Commençons par affirmer qu’il n’y a pas de mystère et que ce sont nos illusions chimériques qui l’inventent.
Il s’agit alors seulement d’accepter la réalité telle qu’elle est. Toute la réalité, pas seulement celle des apparences.
Le seul problème, c’est que nous ne savons pas la voir.
Le mystère est donc cette réalité qui nous reste inconnue, réalité ultime que nos concepts sont impuissants à décrire.
Notre rapport au mystère tient dans notre incapacité à nous relier au réel et à accepter une réalité plus grande que nos perceptions.
Pour entrer dans le mystère, il faut en pénétrer toutes les dimensions, en ressentir l’épaisseur et accepter, tout simplement, de le vivre.
Au sommaire
Fred PICAVET, En quête du Mystère Jean DUMONTEIL, Dans la simplicité et la générosité du mystère Bertrand VERGELY, L’apophatisme, approche du Mystère Gaston-Paul EFFA, Le nouvel Orphée ou la poésie pour entrer en Mystère Jacques DI CONSTANZO, La Vérité, perpétuel mystère, est-elle inscrite dans nos
neurones ? Richard BACIN, Les cultes dionysiaques Pierre PELLE LE CROISA, Un petit « Rien » du « Tout » ! Jean-Michel MENCIA-HUERTA, Le cheminement du maçon...? Un vrai mystère !
« Cahiers de L’Alliance » n°10, En quête du Mystère, Ed Numérilivre, Paris, octobre 2021, 120 pages, 18 €. – abonnement un an, 3 numéros, 48 €.
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Le 6 novembre 2021 eurent lieu dans le Grand Temple de la Grande Loge de France les Entretiens Pic de la Mirandole , entre la Grande la Loge de France et la Grande Loge Nationale Française . Pierre-Marie Adam , Grand Maître de la Grande Loge de France et Jean-Pierre Rollet , Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française étaient présents. Ce fut un grand succès. Vous pourrez voir ci-des
Il y a ceux qui croient au ciel, ceux qui doutent, et ceux qui n’y croient pas. Parmi ceux qui croient il y a les chrétiens, dans les origines du monde de l’humanité pour eux il y a le texte vétérotestamentaire de la genèse pour extraits :
« Dieu dit : « Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence…Dieu dit qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit… Dieu dit que les eaux grouillent d’un grouillement d’êtres vivants…Dieu dit que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce et il en fut ainsi… Dieu n’était donc pas contre la multiplication et la croissance des êtres vivants, le Dieu principe créa aussi l’homme. Il est dit : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. Dieu les bénit et leur dit : « soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez là ; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux…. Je vous donne toutes les herbes, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera pour votre nourriture…. Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon. »
L’interprétation de ce texte pendant des siècles consacra la domination de l’homme sur toute la création. Qu’a fait l’homme de ce don ? Sinon user de cette domination, il n’a pas entretenu le jardin d’Éden qu’il a reçu. Faut-il accablé Dieu et la tradition ?
Nous avons été des enfants irresponsables accablant nos parents, nous avons gâté les présents que nous avons reçus ; et maintenant nous cherchons comme Caïn un bouc émissaire, refusant notre responsabilité, suis-je responsable de mon frère, responsable de la création ? Pourquoi Dieu nous a abandonné ? René Girard dit : « le bouc émissaire permet de transformer le tous contre tous en un tous contre un ».
Ce refus de nos responsabilités est le substrat, la matrice de la « Cancel culture » de la recherche du bouc émissaire, ce rejet des traditions sous le prétexte de l’éveil des consciences. Les wokes instrumentalisent les textes ce sont ceux qui jettent la première pierre comme l’a dit Barack Obama et ils ne font rien de plus.
Il y a quelques temps j’étais dubitatif sur le succès de l’opuscule de Stéphan Hessel indignez-vous ! L’éveil de la conscience ne suffit pas il faut pratiquer son essor, dans l’action. Si l’on acte que les textes d’une tradition peuvent créer un problème, en particulier ceux de la tradition chrétienne, que l’on peut dans la genèse considérer comme anthropocentriques et despotiques lus sous le prisme du Wokisme, alors il faut faire en sorte de les relire dans le contexte contemporain.
C’est la démarche à mon sens courageuse du pape François avec son encyclique « Laudato si ». Qui apparaît comme une révolution dans l’église catholique, son rapprochement également avec François d’Assise.
La méthode maçonnique oblige à l’écoute, la réflexion, la connaissance et l’action. La culture de l’éveil du wokisme peut faire prendre conscience à certains de la nécessité de lutter contre les inégalités, le racisme, les injustices sociales et matérielles, l’impérieuse urgence de la lutte pour un monde plus écologique. Je ne suis pas persuadé que les wokes retrancher dans leurs canapés soumis à l’addiction des réseaux sociaux soient les défenseurs de ces valeurs. Leur cancel culture prône une forme de cloisonnement, de séparatisme, de communautarisme nourri sur l’autel de la pureté, l’on sait où mène l’obsession de la pureté ! L’élimination des traditions, de l’homme impur est l’antithèse de ce qui fait la communauté des hommes, le centre d’union des hommes.
Martin Luther King éveilleur de conscience, luttait contre les inégalités, non pas en séparant les hommes mais en les rapprochant. La Franc-maçonnerie fait de même depuis des siècles, elle fait vivre un espace de tolérance et non d’intolérance, elle reconnaît les valeurs humaines au-delà de leurs convictions religieuses ou politiques, que ces hommes soient riches ou pauvres et quelque soit leur couleur de peau. On ne peut pas vivre qu’avec la Petite Poucette de Michel Serres greffée au bout de notre main, qui permet d’un simple clic de jeter ou de garder de dire j’aime ou je n’aime pas. Les hommes méritent mieux, malgré leur part d’ombre, ils ont tous leur part de lumière.
Le wokisme et la cancel culture c’est le rejet, le refus de l’autre, jusqu’à lui refuser sa liberté d’expression par le harcèlement sur les réseaux sociaux, c’est la négation de l’un des plus importants des droits de l’homme.
C’est à nous de combattre pour la protection de la nature et de l’homme, pour cultiver notre jardin sur terre, ce jardin que nous avons abandonné et que maintenant même le pape François nous rappelle à nos responsabilités. Il ne suffit pas de nous indignez et de chercher dans les traditions un bouc émissaire.
Jean-François Guerry.
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Le second surveillant dans les Loges symboliques est un des piliers qui éclaire la loge, il seconde le Vénérable Maître qui préside aux destinées de la Loge, qui en est le chef d’orchestre avec la force de son maillet et l’éclat de son épée flamboyante. Le second surveillant malgré son appellation à un rôle primordial auprès des jeunes initiés : transmettre, former plus qu’informer, ouvrir les portes qui dissimulent les mystères, suggérer et non pas affirmer. Les seules découvertes réelles sont celles que l’on fait soi-même. Sa première mission est peut-être de faire naître l’appétence pour la lecture et l’écriture à ses nouveaux frères qui ne savent ni lire ni écrire.
Je me souviens que mon parrain devant mon étonnement lors de mes premiers pas en loge m’a remis entre les mains un dictionnaire des symboles, il t’aidera à traverser cette forêt qui en est peuplée suivant les mots de Baudelaire, c’est un outil pour apprendre lire, ce qui peut prendre toute une vie selon frère Goethe.
Ce dictionnaire est bien connu des enfants de la lumière c’est celui de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant avant de se précipiter vers la première lettre, ( ce que j’ai fait comme beaucoup je pense) il faut avoir lu les définitions en début d’ouvrage, ce sont les premières lumières qui éclairent sur la méthode du symbolisme.
Les Extraits du Dictionnaire sont en lettres Vénitiennes c’est-à-dire italiques.
« La métaphore : développe une comparaison entre deux êtres ou deux situations », ce procédé de langage consiste en une modification du sens par substitution analogique, la colonne peut ainsi être associée à la Force premier mot du maçon.
« L’analogie : est un rapport entre des êtres ou des notions essentiellement différents, mais semblables sous un certain aspect. » La Colonne peut être associée à la Force, mais aussi à la Beauté et à la Sagesse. « Le raisonnement par analogie peut être la source d’innombrables méprises. » Il peut aussi être une gymnastique, une pratique volontaire pour associer, démontrer, imager, donc symboliser, l’esprit s’ouvre vers des voies de réflexions insoupçonnées. Toute analogie sera soumise au contrôle de la raison, taillée par le ciseau, mesurée par la règle, et sa rectitude vérifiée par l’équerre pour voir si elle est en rapport avec des faits réels.
« L’apologue : est une fable didactique, une fiction moraliste destinée à travers une situation imaginaire à faire passer un certain enseignement. » L’apologie de Socrate par Platon est bien destinée à la fois à faire l’éloge de son maître et de sa méthode des dialogues. Il permet ainsi la diffusion de l’œuvre de son maître tout en le servant. Dans les Rituels Maçonniques l’on peut lire à peu près, à propos de l’apologie du travail et du Maître : la question quand travaillez-vous ? La réponse : de midi à minuit. Ou encore quand servez-vous votre Maître ? Réponse du matin au soir.
« Les formes imagées : de l’expression ont en commun d’être des signes et de ne pas dépasser le niveau de la signification. Les signes ne sortent pas du cadre de la représentation. »
Le symbole : le symbole se distingue essentiellement du signe en ce que celui-ci est une convention arbitraire qui laisse étranger l’un et l’autre le signifiant et le signifié.
Le symbole à un pouvoir de retentissement et nous appellent à un approfondissement de notre propre existence… il opère un virement de l’être. »
Le symbole est donc un outil, un levier, un point d’appui pour un autre regard sur les choses et l’être, il favorise la conversion du regard, il a une vie, il génère des idées, ce que nous apprend la méthode maçonnique : c’est de chercher les idées dissimulées derrière les symboles. Le symbole est universel, mais son interprétation est particulière pour chacun ainsi l’on ne se lasse pas de ses interprétations particulières, si elles restent en relation avec la raison, avec l’universel.
« Certains formulaires dogmatiques sont appelés des symboles de la foi. Ce sont des déclarations cultuelles, grâce auxquelles les initiés à une foi, à un rite, à une société religieuse se reconnaissent entre eux. »
À ce stade de la réflexion il faut préciser la distinction entre la foi religieuse et la foi maçonnique. La Franc-maçonnerie se distingue de la religion, le credo ou « les dogmes maçonniques » touchent à l’universel, à une Tradition originaire, primordiale, qui surplombe le particulier, l’on peut parler de religion universelle qui reconnaît et fait sienne des valeurs universelles, transversales à de nombreuses traditions.
Dans la foi maçonnique, comme dans la foi religieuse les symboles peuvent prendre la forme de signes de reconnaissance entre croyants entre initiés, ils sont l’expression des vérités de leur foi. Il faut là encore souligner le caractère universel de la foi maçonnique.
Les mots symboliques employés le plus souvent le sont dans un sens analogique comme dit ci-avant.
Il convient encore à mon sens de préciser que les professions de foi ne sont pas des symboles à moins de les vider de leurs énoncés dogmatiques, de toute signification propre et unique, ou encore de les réduire à des mythes particuliers, qui ne pourraient pas revendiquer un caractère universel.
Ces symboles credo ou profession de foi, peuvent devenir un centre d’union pour les croyants, les initiés, ils deviennent alors des indicateurs de sens, ils orientent leur chemin intérieur.
Pourquoi pratiquer la méthode symbolique, faire mouvement vers le symbolisme, s’initier par cette méthode parce que les symboles ont la faculté de réaliser ce qui peut apparaître comme un paradoxe « ils voilent et dévoilent à la fois ». Ils mettent en jeu plus que nos facultés intellectuelles, ils impressionnent la totalité de notre être, notre inconscient, notre imaginaire. Ils déclenchent des sentiments et des émotions incommensurables. Ce qui se concrétise pour moi, par exemple par l’observation des diagrammes, des tableaux de loge, qui sont à chaque progression initiatique différents, enrichis et révélateurs de nouveaux mystères. D’où l’importance de la phrase prononcée bien à propos par le Vénérable au début des travaux : « mes frères tournez votre regard vers le centre de la loge ». Ces mandalas maçonniques ouvrent la totalité de notre psychisme, au monde réel éloigné des apparences. Ces ensembles symboliques forment les archétypes définis par Jung, c’est le caractère universel de ces archétypes qui nous touchent au plus profond notre être intérieur, le font vivre, et se métamorphoser par degrés successifs. Ces systèmes complexes relient l’individuel à l’universel.
Ils ont besoin pour vivre et de se transmettre de structures, de cadres, c’est un des rôles des Mythes. La Franc-maçonnerie symbolique à choisit le Mythe Salomonien et Hiramique, le symbolisme de la construction du temple de Salomon et le mythe d’Hiram, de la mort symbolique et de la régénération.
Ces légendes guident les initiés dans la forêt des symboles mis sous ses yeux. « Le symbole archétypique relie l’universel à l’individuel ». On pense immédiatement au concept d’inconscient collectif de Jung, de la conscience profonde. Des racines profondes qui font appellent à notre conscience et l’inconscient collectif qui nous donne le sentiment d’une appartenance d’identité par la grâce de la connaissance d’un mythe ancestral. L’on peut dès lors construire un pont ou au moins une route parallèle entre le processus d’individuation de Jung et la démarche initiatique. Une relecture de Jung par Jean-Luc Maxence dans son livre : « Jung est l’avenir de la Franc-maçonnerie » met en lumière cette relation. Pour ma part j’introduirai également l’importance de l’Art de la Mémoire en référence à la thèse développée par Charles-Bernard Jameux dans ses ouvrages, en particulier : « L’art de la mémoire et la formation du symbolisme maçonnique ».
Ce qui ramène à ma réflexion sur l’importance du rôle du 2nd surveillant en loge maçonnique son rôle de formateur, plus que d’informateur, il puise dans sa mémoire et dans celle de loge maçonnique auprès du secrétaire les morceaux d’architecture qui ont construits la loge. À partir de l’horizontalité de cet exercice intellectuel, il propose à chacun des nouveaux initiés une aventure, un élan, un essor spirituel propre à chacun. Je convoque une fois de plus Hannah Arendt et son livre : « Condition de l’homme moderne » (Chapitre Le travail – paragraphe L’objectivité du travail Page 184- Biblio Essais), elle rappelle : « Sans la mémoire, et sans sa réification dont la mémoire à besoin a besoin pour s’accomplir et qui fait d’elle, comme disait les Grecs, la mère de tous les arts, les activités vivantes d’action, de parole et de pensée perdraient leur réalité à chaque pause et disparaitraient comme si elles n’avaient jamais été ». L’initié régénère et donne à chacun de ses travaux une nouvelle Force aux symboles en se les appropriant, en évitant ainsi toute dégradation de ceux-ci les rendant éternellement vivants, ce qui explique que les travaux symboliques ne perdent jamais de leur intérêt même dans une répétition, qui n’est apparente que pour les profanes. Mythes et métaphores font vivre les symboles.
Avec les symboles universels, liés à l’architecture de l’homme, et l’architecture du temple, décrits par Annick de Souzenelle et Schawller de Lubicz le jeune initié trouvera un fils d’Ariane pour tisser sa vie spirituelle.
La carte d’identité de la Franc-maçonnerie, s’est enrichie avec le temps, avec les traditions, les symboles universels, grâce à la mémoire issue de l’inconscient collectif celui des profondeurs, de notre intuition, de nos prises de conscience successives, réunies dans une chaîne fraternelle de transmission. L’écrivain Alberto Manguel dans son discours inaugural lors de sa prise de fonction d’une chaire au Collège de France a dit : « Les mythes sont transformés, altérés, renouvelés pour correspondre aux besoins d’un temps et d’un lieu. Mais ils restent eux-mêmes pour l’essentiel, car ils ne sont pas créés en tant que fabrications de l’imagination humaine, mais comme des manifestations concrètes de certaine intuitions primordiales ». L’on peut sans être taxé de syncrétisme ou de bricolage excessif parler de religion universelle me semble-t-il véhiculée par les symboles présents dans les mythes.
L’Apprenti Franc-maçon qui rentre dans le temple et puise sa Force à la Colonne B, établira cette Force en passant à la colonne J, il commencera sa spirale ascendante en possession des mots et des gestes il construira sa vie. Il n’y a peut-être pas de langue primordiale, mais il est intéressant d’imaginer qu’il en existe une. Cette langue permettrait une lecture commune des choses, l’approche de la Vérité grâce à cette Parole perdue.
La recherche symbolique de la Parole perdue, la parole juste constitue un idéal, une recherche d’unité harmonieuse. Il faut que les hommes se parlent et parlent la même langue. « Ne pas parler à un homme, c’est ne pas parler aux hommes ni à soi-même ». Les dialogues socratiques, comme « l’instruction maçonnique » font avancer vers l’autre, son prochain. Le mythe d’Hiram nous fait prendre conscience de l’importance de la Parole perdue, de l’échec de Babel, qu’il faut reconstruire pour faire humanité. En fouillant le mythe l’on trouve les mots et les gestes, grâce à notre mémoire. Les paroles justes illuminent notre vie et celle des autres. Il suffit de lire de la poésie pour éprouver ce sentiment de justice, « car le poète dit la Vérité…», ses mots ouvrent les portes de notre être intérieur, ce sont les sésames, les métaphores explicatives des mythes.
Bon dimanche à tous.
Jean-François Guerry.
Bibliographie ou références :
Rituels Maçonniques R E A A.
Charles-Bernard Jameux : L’Art de la mémoire et la formation du symbolisme maçonnique.
Hannah Arendt : Condition de l’homme moderne.
Annick de Souzenelle : La symbolique du corps humain.
Schwaller de Lubicz : Le Temple dans l’homme.
Jean Chevalier, Alain Gheerbrant : Dictionnaire des symboles.
Alberto Manguel : Discours inaugural Collège de France. Le mythe comme métaphore d’identité.
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Hervé DEROEUX a plus d'une corde...Un véritable arc en ciel, conférencier éclectique, un musicologue reconnu, la variété des sujets qu'il présente est une découverte et un plaisir pour les participants.
Il n'y a pas de distance pour lui entre ses auditeurs, ils sont tous amoureux de l'art en général et dans ses diversités.
la qualité de ses prestations lui donne accès à des lieux prestigieux.
Sa nouvelle prestation, avec Myrtille Calmes pianiste de renom.
Myrtille Calmes
Très jeune, Myrtille Calmes est diplômée de piano au Conservatoire de Marseille et obtient le prix de la Ville de Marseille.
Elle perfectionne ensuite sa technique auprès du maître Pierre Barbizet et est admise à l'âge de 14 ans au Conservatoire supérieur de la ville de Lyon, où elle obtient ses prix de piano, musique de chambre, histoire de l'art et analyse.
Invitée à se produire comme soliste dans diverses manifestations, elle collabore aussi dans différentes formations de musique de chambre qui lui offre l'écrin nécessaire à ses recherches d'équililbre entre émotion et technique, intimité et passion.
Parallèlement, Myrtille enseigne le piano au conservatoire de musique de la Ciotat.
Étiquette Journal La PROVENCE Myrtille Calmes, Hervé Deroeux.
PRESSE : Journal La Provence.
Le public était venu nombreux au rendez-vous lancé vendredi soir au théâtre du Golfe par Roland Decherchi président de l'association Passion'Arts dans le cadre des Musicales de février. Hervé Deroeux et Myrtille Calmes étaient sur scène pour raconter la légende du piano de Jean-Sébastien Bach à Erik Satie. Ancienne élève de Pierre Barbizet, la pianiste est diplômée du conservatoire national supérieur de Lyon. Elle se produit dans différentes formations de musique de chambre et elle enseigne au conservatoire de musique de La Ciotat. Hervé Deroeux est un passionné des arts et notamment de la musique. Il intervient régulièrement pour animer des conférences dans les Universités du temps libre et il aime s'associer avec des musiciens pour imaginer des spectacles originaux et très intéressants. Il sait trouver les mots pour raconter avec humour le parcours des musiciens et décrypter de façon simple les grandes oeuvres.
Myrtille Calmes et Hervé Deroeux se connaissent bien: l'un raconte, l'autre joue. Dans ce nouveau spectacle, le conteur a évoqué Bach, Mozart, il emmenait le public suivre Chopin à Majorque puis il décrivait l'accueil que les Marseillais réservaient un soir de 1826 à Franz Liszt venu se produire en concert dans la ville phocéenne avant d'amuser l'auditoire avec des anecdotes sur Erik Satie lors d'un de ses séjours à Honfleur... Mais le récit laissait une très belle place à la musique. La pianiste a magnifiquement interprété un programme particulièrement riche et séduisant: un prélude de Bach, des mouvements de la sonate au Clair de Lune de Beethoven, une balade de Chopin, la2e rhapsodie hongroisede Liszt, la1ère Gnossienned'Erik Satie... Avec Hervé Deroeux et Myrtille Calmes, les spectateurs retrouvent l'ambiance des grands salons des siècles passés, on parle vie artistique et on écoute de la belle musique. Le public adore cela.
Myrtille Calmes et Hervé Deroeux se connaissent bien: l'un raconte, l'autre joue. Dans ce nouveau spectacle, le conteur a évoqué Bach, Mozart, il emmenait le public suivre Chopin à Majorque puis il décrivait l'accueil que les Marseillais réservaient un soir de 1826 à Franz Liszt venu se produire en concert dans la ville phocéenne avant d'amuser l'auditoire avec des anecdotes sur Erik Satie lors d'un de ses séjours à Honfleur... Mais le récit laissait une très belle place à la musique. La pianiste a magnifiquement interprété un programme particulièrement riche et séduisant: un prélude de Bach, des mouvements de la sonate au Clair de Lune de Beethoven, une balade de Chopin, la2e rhapsodie hongroisede Liszt, la1ère Gnossienned'Erik Satie... Avec Hervé Deroeux et Myrtille Calmes, les spectateurs retrouvent l'ambiance des grands salons des siècles passés, on parle vie artistique et on écoute de la belle musique. Le public adore cela.
Avec ma demande d'excuse quelques problèmes informatique pour le dernier texte.