Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
Les lumières de la révolution française se sont propagées en Turquie, mais c’est plus probablement les Italiens en général et les Génois en particulier, qui furent à l’origine des premières loges maçonniques en Turquie, précédant les Anglais et ce dans les années 1720-1740.
Puis les loges sous la pression du sultan Mahmut doivent se mettre en sommeil. Il a fallu attendre 1850 pour voir une résurgence de la franc-maçonnerie turque, jusqu’en 1869, alors de nombreux politiques et fonctionnaires furent francs-maçons. Le Prince Murat qui fut initié deviendra sultan.
Les jeunes Turcs créent des liens avec les loges maçonniques étrangères. Dans le journal français « Le Temps » nous pouvions lire le 20 août 1908 :
« Nous nous y réunissons (dans les loges) comme maçons parce qu’en effet un grand nombre d’entre nous sont francs-maçons ; mais en réalité, nous nous y réunissions pour nous organiser. En outre, nous choisîmes une grande partie de nos camarades dans les loges qui servaient à notre comité comme crible, en raison du soin avec lequel elles faisaient leurs enquêtes sur les individus. »
Notre connaissance de l’histoire de la franc-maçonnerie turque vient en grande partie de ses détracteurs, en particulier d’un anti-maçon notoire Flavien Brenier, c’est souvent le cas en histoire l’on apprend beaucoup par les combattants du camp adverse. (cf par exemple Flavius Josephe avec sa Guerre des juifs et les Antiquités Judaïques).
L’autre visage de la Turquie est Mustafa Kemal Atatürk, le père de la Turquie moderne, franc-maçon de la loge Vedata de Salonique. Il a découvert la franc-maçonnerie en France. Vous trouverez dans l’excellent livre Anthologie maçonnique de Raphaël Aurillac-Kleiô (Éditions Dervy), son portrait et quelques unes des mesures qu’il avait prises à l’époque, très avance sur la France par exemple : le droit de vote pour les femmes dès 1934. En France c’est le Général de Gaulle qui signa le décret dix ans plus tard le 21 avril 1944 ! Il interdit également le port du voile dans l’administration et les universités, l’interdiction également de la polygamie, et du port du fez.
Extraits de quelques unes de ses citations.
Citations publiques :
« Le 9 août 1928- Je ne mourrai pas en laissant l’exemple pernicieux d’un pouvoir personnel. J’aurai fondé auparavant une république parlementaire libre, aussi éloignée du bolchevisme que du fascisme. »
« La souveraineté ne devrait pas être bâtie sur la peur. La souveraineté qui repose sur les canons ne peut se maintenir. Une telle souveraineté, ou dictature, ne peut être qu’un expédient provisoire à une époque de bouleversement. »
Citations privées :
« L’homme politique qui a besoin des secours de la religion pour gouverner n’est qu’un lâche !(…) Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l’État. »
« Je ne suis pas assez fou pour mettre dans le même sac les étrangers qui nous pillent et ceux qui nous enrichissent. »
« Mais pourquoi nos femmes s’affublent-elles encore d’un voile pour se masquer le visage, et se détournent-elle de la vue d’un homme ? Cela est-il digne d’un peuple civilisé ? Camarades nos femmes ne sont-elles pas des êtres humains, doués de raison comme nous ? Qu’elles montrent leur face sans crainte et que leurs yeux n’aient pas peur de regarder le monde ! Une nation avide de progrès ne saurait ignorer la moitié de son peuple ! »
La situation actuelle en Turquie laisse rêveur ! Nul doute que si elle avait actuellement un dirigeant avec les mêmes idées, et le même courage que Mustafa Kemal Atatürk, elle serait européenne. J’ai eu dans ma vie professionnelle une collaboratrice d’origine turque, sa famille de religion catholique a du s’exiler partout dans le monde, en France, au Canada, aux États-Unis, pour fuir les brimades, les vexations, les interdits « non voilés », impossible pour eux d’entrer dans l’administration sans verser régulièrement des pots vins. C’est le visage actuel de la Turquie, aux portes de l’Europe, bien loin des catalogues touristiques !
Jean-François Guerry.
Mes Sources : Turquie Culture.
Anthologie Maçonnique – La conspiration de la tolérance de Raphaël Aurillac- Kleiô chez Dervy.
PÂLE HISTORIEN ANTI-MAÇON DE LA FRANC-MAÇONNERIE TURQUE
Journaliste au Courrier du Havre et rédacteur en chef du Tocsin normand, Flavien fréquente déjà les milieux d'extrême droite locaux locaux à l'âge de seize ans. Tout d'abord membre de la Jeunesse royaliste de Seine-Inférieure, il en démissionne pour fonder, le 2 mai 1898, la Fédération nationaliste normande, une ligue nationaliste, antidreyfusarde, antimaçonnique et antisémite. Présidée par Brenier, cette formation extrémiste est proche de la Jeunesse antisémitique de Dubuc.
Au début de l'année 1899, Brenier semble également appartenir à une mystérieuse société secrète, les « Frères de la Mort ». Il adresse alors à l'un de ses camarades, Édouard Brunet, des lettres où il est question d'une conspiration visant à prendre le contrôle de la préfecture et de la mairie de Caen. À la suite de perquisitions, Brunet et deux autres jeunes nationalistes sont arrêtés en août lors du grand coup de filet décidé par le gouvernement Waldeck-Rousseau à l'encontre des meneurs antidreyfusards qu'il accuse de comploter contre la République. Lors du procès devant la Haute Cour (novembre 1899-janvier 1900), Brenier est seulement appelé à témoigner, alors que ses trois camarades sont au banc des accusés avant d'être finalement acquittés. C'est donc à partir de ce moment que Brenier est suspecté d'être un agent provocateur ou un indicateur de police infiltré dans les milieux extrémistes par les services de la Sûreté générale. En 1932, à l'occasion de la polémique qui l'oppose à l'Action française, Brenier affirme que les « Frères de la Mort » n'étaient que le surnom que Brunet donnait aux membres de la Fédération nationaliste normande et que ce-dernier était en fait un agent provocateur.
Les 5 et 6 mai 1901, Flavien Brenier participe au Congrès antijuif de Paris, où Dubuc lance son Parti national antijuif, dont le comité directeur accueille Brenier. La même année, il représente la Fédération nationaliste normande au banquet organisé à Saint-Sébastien (Espagne), lieu d'exil de Paul Déroulède, président de la Ligue des patriotes. L'année suivante, il se rapproche de La Libre Parole d’Édouard Drumont. Ce dernier l'intègre en 1903 au comité exécutif de sa Fédération nationale antijuive, où le jeune homme côtoie notamment Léon Daudet. Il finit cependant par être écarté de la rédaction de La Libre Parole par Albert Monniot, qui se méfie de lui. Il devient ensuite l'archiviste du Comité havrais d'études historiques et sociales, fondé en 1905, qui n'est autre qu'une section de la Ligue d'Action française. Mais la méfiance des dirigeants de la ligue entraîne à nouveau la mise à l'écart de Brenier, dont la Fédération nationaliste normande est dissoute à la fin de l'année 1906.
Secrétaire général de la Ligue française antimaçonnique
Brenier collabore avec les monarchistes ibériques. Entre 1911 et 1912, il met ainsi la Ligue française antimaçonnique en contact avec des émigrés monarchistes portugais qui préparent une tentative de restauration, mais la réticence de Cuignet vient mettre un terme à ce projet. En 1916, Brenier transmet aux autorités espagnoles des renseignements qui permettent plusieurs arrestations d'opposants au régime monarchique.
À la fin de la Première Guerre mondiale, il propose la création d'une « Garde blanche » française destinée à lutter contre les partisans du communisme, mais ce nouveau projet restera lettre morte.
Au début des années 1920, Brenier devient le gérant d'une société vendant du vin en Belgique, pays d'origine de son épouse. Cependant l'échec de cette entreprise le ramène à Paris.
C'est à cette époque que Brenier aurait, selon ses détracteurs, collaboré à une nouvelle publication antimaçonnique, Les Cahiers de l'Ordre de l'abbé Duperron. Il conteste cependant ce dernier point et affirme au contraire avoir alerté le maréchal Foch (par l'intermédiaire du général Desticker) sur le financement de cette feuille par les nazis
Salluste et Gâtebois
À la fin des années 1920, Brenier est l'un des administrateurs avec le duc Joseph Pozzo di Borgo, son président, de l'Institut antimarxiste de Paris, dont il se dira encore secrétaire général en 1932. En 1927, il y prononce plusieurs conférences dans lesquelles il développe la thèse d'un complot judéo-bolchévique. Relayée, sous le pseudonyme de Salluste, sous la forme d'articles parus dans la Revue de Paris puis dans un ouvrage publié en 1930, cette thèse prétend que Karl Marx aurait été aidé par une société secrète juive par l'intermédiaire d'Henri Heine. En 1929, il apporte l'adhésion de l'institut au bureau politique international, organisme de l'Internationale contre-révolutionnaire qui fédère des anticommunistes de différents pays.
Malgré cette active propagande anticommuniste, Brenier est persona non grata aux Jeunesses patriotes, dont les cadres ont été mis en garde par Copin-Albancelli dès 1929.
Embauché par François Coty, millionnaire d'extrême droite, propriétaire du Figaro et de L'Ami du Peuple, Brenier écrit dans ces deux journaux des articles virulents qu'il signe du pseudonyme d'Eugène Gâtebois. Coty et ses journaux appuient alors l'Institut antimarxiste.
En septembre 1932, quelques semaines après la mort de Mgr Jouin, il publie un papier critiquant celui-ci, et s'attire ainsi les foudres de l'Action française. Il s'ensuit une polémique de presse : les zones d'ombre de son passé sont dévoilées par Léon Daudet et plus encore Maurice Pujo - pour qui Brenier est « une bourrique » -, qui l'accusent d'être un policier depuis 1899, tandis que Brenier défend son honneur. Chacun cherche à déconsidérer l'autre; Brenier, qui se déclare royaliste et catholique, et ancien membre de l'AF ( 1905 à 1907 ), publie ainsi une série d'articles intitulés « la vérité sur l'Action française », mettant en cause les méthodes habituelles de la ligue et du quotidien royaliste, les attaches de Pujo avec la préfecture de police, les liens de l'AF avec la Sapinière. Cette polémique se double d'une autre entre les dirigeants de l'AF et Coty, que Brenier défend contre Charles Maurras: il annonce que Coty a financé l'AF avant 1928, souligne la vantardise et la faible combativité de son leader contre le communisme, évoque sa « déliquescence mentale », et écrit: « Le chantage au patriotisme ne réussissant plus, le chantage à la calomnie et à la violence commençait ». Et puis, de manière surprenante puisqu'il annonçait la veille vouloir répondre à une lettre de Maurras, Brenier quitte la rédaction du Figaro le 12 octobre 1932. Il semble être mort peu de temps après.
Cherchant à retrouver dans les lois des sept mondes
Un secret oublié que jadis j’ai connu
Les siècles passeront, vous me verrez encore
Exilé sur la terre et toujours obstiné
À chercher le chemin de la seule patrie
Où je veux loin d’ici
Vivre d’éternité !
Iglesis Lazare Horizons d’un monde perdu.
Dans une période difficile pour les voyages, les francs-maçons savent comme tous les chercheurs de Lumière, que les plus beaux voyages se font chez soi, dans sa tête, les yeux tournés vers l’immensité de l’univers, ou dans les reflets d’un cours d’eau, qui courre vers la mer profonde de nos rêves. Demain nous voyagerons encore mes sœurs et mes frères, de la lune vers le soleil, dans notre loge, avec force, sagesse et beauté.
Jean-François Guerry.
Iglesis Lazare est un réalisateur d’émissions télévisées, sur Anouilh, Ionesco et Georges Sand. Il a reçut le Prix Verlaine il publie aux Éditions de l’Athanor. Vous l’avez compris à travers ce poème, il a fait des voyages maçonniques.
Un beau roman, une belle histoire, une légende d’hier, une énigme encore vivante, un voyage dans le temps, des personnages réels, dans une fiction si proche de la réalité qu’elle interroge encore.
Profondément attaché à la terre de Bretagne par ma mère, a chaque fois que le sujet du Graal est évoqué, je vois dans les brumes de l’automne le château de Comper dans la forêt de Brocéliande, les chevaliers du Roi Arthur, et toute la matière de Bretagne, de l’île de Bretagne. Cela me ramène à la lecture des œuvres de Chrétien de Troyes, du cycle Arthurien, de la légende du Graal, du Chevalier au Lion Yvain et de Lancelot le Chevalier à la Charrette, au caractère mystique et sacré de ces légendes, nourries par la tradition Celtique.
Le Chaudron de Keridwen véritable athanor est-il comparable au Graal qui recueilli le Sang Royal ? Lancelot est connu comme le meilleur des Chevaliers, mais pourtant trop charnel, il ne connaîtra pas le Graal, la Jérusalem céleste, il aura seulement la joie de l’approcher grâce à son fils Galaad le Chevalier parfait, qui lui vit le Graal avant son départ pour l’Orient éternel.
Claude Galinier, nous propose un voyage plus au sud, sur les rives de la méditerranée, à la recherche de la lignée du Sang Royal.
Jean-François Guerry.
La Lignée du Sang Royal
Lancelot du lac, de son vrai nom s’appelle le Chevalier à la Charette. Il fait partie de la lignée sacrée des Rois du Graal : il en est même l’aboutissement. Et si lui-même ne peut être Roi du Graal, c’est à cause du péché d’adultère qu’il commet avec la Reine Guenièvre, modèle de la beauté, de la perfection et de l’amour absolu.
Mais c’est son fils Galaad qui mènera à bien la quête du Saint Graal, autrement dit qui assurera le triomphe du sang royal. Galaad est non seulement l’héritier de la ligne sacrée par son père Lancelot, qui descend de Joseph d’Arimathie et donc du Roi David, mais sa mère est la fille du Roi Pêcheur, la porteuse du Graal, elle-même descendante de Joseph d’Arimathie et de David.
Galaad, invention des écrivains du début du XIIème siècle, pendant la régence de Blanche de Castille précisément se présente comme la cristallisation la plus parfaite de cette lignée divine. Et comme Galaad après avoir regardé ce qu’il y avait au fond du Saint Graal, s’écrie qu’il a la connaissance de tous les secrets du monde et meurs immédiatement, sa nature humaine ne pouvant supporter une telle lumière, on peut en conclure que Galaad, en cet instant suprême, réalise la perfection cathare. Il est en sorte happé par la lumière divine. Parce que, à ce moment là, il a conscience du sang royal qui coule en lui.
Mais Lancelot survit à son fils, et lors de l’écroulement du monde Arthurien, après la mort de Guenièvre, il se fait ermite et termine sa vie pieusement. L’on croit reconnaître en ce personnage romanesque de Lancelot un autre personnage bien réel celui-là un ermite de temps Mérovingiens, donc de l’époque Arthurienne, un mystérieux Saint-Frambourg qui passe pour être l’ancêtre des Capétiens.
On peut alors imaginer, que le trésor des Cathares n’est autre que la connaissance mystique de la lignée sacrée du Graal remontant au Roi David, passant par Joseph d’Arimathie, peut-être par Marie Madeleine et Jésus, aboutissant à un Lancelot du Lac qui serait Saint-Frambourg. Là serait l’authentique Saint-Graal, c’est-à-dire le sang Royal. Et c’est la preuve de cette lignée sacrée qu’aurait cherché à obtenir Blanche de Castille.
Pour les Cathares Jésus a toujours posé un problème. Il n’est pas le fils de Dieu, ou s’il l’est, au regard de certaines écoles Cathares, Satan est un autre fils de Dieu : tous deux se partagent le monde et sont les symboles de cette bataille impitoyable, qui se livre entre le bien et le mal. La majorité des Cathares pensaient que Jésus était un ange venu réveiller les âmes endormies dans la matière. Mais c’est là qu’apparaissent des nuances d’appréciations : on arrive à supposer l’existence d’un second Christ. Le Christ terrestre qui mourut en croix à Jérusalem ne pouvait qu’être mauvais, et cette Marie Madeleine qui apparaît comme un personnage privilégié a ses côtés, était certainement sa concubine ou même sa femme. Le vrai Christ, lui, était né et avait été crucifié dans un monde invisible, dans ce monde supérieur, qui n’est pas encore le ciel pour les Cathares mais le vrai champ de bataille ou s’affrontent le Bien et le Mal.
Ainsi, le Christ terrestre a mené une vie d’homme dans sa totalité, et il a pu avoir des descendants. Que sont devenus ces descendants de Jésus et de marie Madeleine ?
Jésus Christ pose certains problèmes, il n’est pas pensable qu’il ait été charpentier à Nazareth, cette n’existant pas, à son époque… Cette une légende venue du fait que Jésus appartenait à la secte des Nazaréens.
Il n’est certainement pas né dans une étable ou une grotte : ce n’est qu’un lieu symbolique. Il n’était pas pauvre et appartenait, aux dires mêmes des Évangélistes officiels, à la famille Royale de David. La façon dont il prêche montre qu’il a accompli des études. On l’appelle Rabi c’est-à-dire Maître, au sens de magister. Ce titre était réservé aux Docteurs de la loi en Théologie. Ils devaient être obligatoirement mariés. Le célibat était réprouvé pour tout homme normal au temps même de Jésus, dans la société juive. Jésus devait donc être marié.
Les évangiles ont gommé la sexualité de Jésus, après avoir gommé celle de Marie sa mère.
Qu’y a-t-il de répréhensible dans un mariage de Jésus. Il n’a d’après les évangiles, jamais condamné le mariage, à la différence de Saint-Paul bien au contraire.
Lorsque l’on analyse certains épisodes de la vie de Jésus, notamment les fameuses noces de Cana, on se pose des questions ? Jésus lors de ses noces se conduit en véritable maître de maison. Est-ce que par hasard, il ne serait pas le marié. Qui peut bien être sa femme, sinon cette énigmatique Marie de Magdala, à laquelle il apparaît en premier après sa résurrection. La Magdaléenne qui est visiblement amoureuse de lui, qui est femme d’un riche milieu social, probablement l’une de ses premières disciples et, non pas la prostituée repentie dont on ne parle même pas dans les évangiles.
Après la mort de Jésus et les persécutions contre les juifs, elle aurait quitté la Palestine et abordé sur les côtes occitanes, peut-être à Marseille aux Saintes-Baumes ou aux Saintes Maries de la Mer, avec ses enfants. Ses enfants auraient fait souche, l’une de ses descendantes, épousant un Roi nordique, peut-être Clodion le Chevelu, père de Mérovée.
La tombe de Mérovée a été retrouvée dans le nord de la France et, à l’intérieur il y avait des bijoux en provenance du Pays de Marie Madeleine. Notamment, les fameuses Abeilles d’Or, qui garnissaient le manteau de Bonaparte, lors de son sacre, comme empereur des Français. J’ai vu à Vézelay des bijoux en or de Marie-Madeleine, ramené par un moine de cette Abbaye. Ils sont magnifiques, dont un collier en or garni de perles blanches.
Mérovée est issu de deux pères. Un monstre marin symbolisant l’apport d’outre-mer et, l’ascendance juive par sa mère. Il serait l’héritier des Rois Francs, magiciens et thaumaturges personnages sacrés païens, et également de la lignée de Jésus et Marie Madeleine. Lignée divine s’il en fût, même si ce Jésus n’était que le double terrestre, de celui qui combattait le mal dans un monde supérieur.
Le trésor des Cathares était peut-être conservé à Rennes le Château. Il est constitué par la preuve de l’existence d’une lignée Mérovingienne, divine et authentique, écartée par les usurpateurs Carolingiens et leurs successeurs Capétiens. Cela justifierait l’intérêt porté par Blanche de Castille à ce trésor, qui risquait de remettre en cause la légitimité de son fils (Louis IX-Saint Louis) et, bien entendu toute la dynastie Capétienne.
Nicolas Poussin connaissait ce secret et l’airait transmis à Nicolas Fouquet. Était-ce le secret qu’à découvert l’Abbé Béranger Saunière, qu’il aurait monnayé contre son silence après des instances concernées, de l’Église au premier chef, puisque l’Église romaine a joué un rôle peu glorieux dans le remplacement des Mérovingiens par les Carolingien.
Claude Galinier.
Les Bergers d'Arcadie de Nicolas Poussin
Mes Sources : L’Énigme livre de cette histoire, que conserve dans sa bibliothèque précieusement la GLNF.
Jean Markale.
Merci à Claude pour ce travail, pour ceux qui voudraient aller plus loin quelques lectures :
Roman : L’Or du Diable – de Jean-Michel Thibaux. Éditions Olivier Orban.
L’Énigme Sacrée de Michael Baigent , Richard Leigh, Henry Lincoln. Éditions Pygmalion.
Quéribus la dernière forteresse Cathare : de Fernand Niel Éditions Robert Laffont collection Les énigmes de l’univers.
Chrétien de Troyes Œuvres complètes : La Pléiade Éditions Gallimard.
Le Cycle du Graal Lancelot du Lac : Jean Markale Éditions Pygmalion
L’Ésotérisme du Graal : Philippe Lavenu Éditions Trédaniel.
Rennes le Château Dossier , les impostures, les phantasmes, les hypothèses : Gérard de Sède Éditions Robert Laffont
Itinéraires Cathares, Lieux Sacrés et Initiatiques : Éric Le Nabour Éditions Dervy.
La Voie parfaite- Le Catharisme vivant : Jean-Claude Genel Éditions de 3 Monts.
Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas cette fois-ci au moins, dans un glossaire maçonnique le terme interpellation, je vous exhorte pourtant à y réfléchir car ce terme interpelle. Prononcez bien les deux ll de l’interpellation, même si l’académie recommande dans l’usage ordinaire de n’en prononcer qu’un seul.
L’interpellation maçonnique n’est pas ordinaire, solitaire, comment procéder à une interpellation en étant seul, il faut bien un interpellant et un interpellé !
On n’interpelle pas dans une loge maçonnique au sens commun d’une interpellation visant à mettre à l’abri, à couvert disons-nous dans notre langue des oiseaux, une sœur ou un frère ayant commis un crime ou un délit et qui pourrait présenter un danger pour la société.
C’est même totalement le contraire, cette interpellation particulière va permettre un éveil, pour une réflexion sur le sens de la vie, de notre vie.
Cette interpellation peut être, le point de départ, le commencement l’intiatio, d’une indignation contre l’indifférence, l’ignorance, les despotismes politiques ou religieux. Cette interpellation est donc propre à l’éveil de la pensée libre, propre à faire régner la tolérance, à penser par soi-même, et toi ma sœur, mon frère qu’en penses-tu ?
Cette interpellation, agit comme une injonction, comme les exhortations maçonniques, que l’on trouve dans certains rituels maçonniques, exhortations pratiquées aux cours de cérémonies d’augmentation de grade. Cette interpellation nous rappelle notre devoir de pratiquer les vertus et de fuir les vices.
Cette interpellation est celle aussi des sœurs et des frères plus prompts à la critique qu’à l’action, et toi que fais-tu dans ta loge, dans ton obédience, dans la vie en général et pour les autres enfin ? Comment mets-tu en application dans le monde profane les valeurs, les enseignements reçus en loge ? Voilà de saines interpellations qui sont de nature à nous rendre plus humbles dans nos critiques.
L’initiation maçonnique spécifique, révèle notre être intérieur, le maître intérieur qui doit nous permettre de maîtriser nos passions, il sommeille souvent en nous, il attend une interpellation, c’est notre inconscient personnel, et l’inconscient collectif qui nous interpellent, cette mémoire ancestrale, originelle, universelle du bien.
Cette interpellation puissante, nous fait prendre conscience, que nous nous étions endormis, que la flamme de notre être intérieur était vacillante, les travaux écouter en loge, raniment souvent ce désir du bien et du beau.
Il est courant de constater que quand une sœur ou un frère donne un travail en loge sur un thème particulier, qu’elle, ou qu’il a choisi, son travail nous interpelle, entre en correspondance, en résonance avec notre pensée, que nous partageons des valeurs développées dans ce travail. Cela nous met du baume au cœur, à l’âme, nous sommes en écho, en union avec sa pensée. S’il y a quelques différences d’interprétation du sujet, il y a surtout un sens commun, une direction commune, un regard commun, la différence n’existe que par le prisme personnel de notre esprit.
Nous sommes soudain interpellés par ce travail et demandons la parole, non pas, pour critiquer, mais pour ajouter, pour embellir encore l’ouvrage, avec notre sensibilité propre, il faut plusieurs ouvriers pour construire une cathédrale, la Lumière traverse plusieurs vitraux différents, nous sommes ces vitraux, mais la Lumière est la même.
Plus la parole circule dans une loge, plus l’ouvrage personnel et collectif se construit, plus les sœurs et les frères reçoivent leurs salaires, plus la chaîne d’union s’élargit et se fortifie. Si les grains tombent par milliers en terre, la récolte sera bonne.
Les interpellations fécondes, nourrissent l’œuvre, elles suscitent l’éveil et l’essor de l’Art Royal.
« Ainsi la Maçonnerie devient le Centre d’Union et le Moyen de concilier une véritable Amitié parmi les personnes qui auraient dû rester perpétuellement éloignées. » Extrait des Constitutions du Pasteur Anderson 1723.
Quelle belle interpellation que cette constitution !
La tentation est grande pour le cherchant de céder à une forme de tourisme spirituel teinté d’exotisme. C’est toujours mieux ailleurs, le lever de soleil sur le Taj Mahal ou un temple d’Angkor, n’est pas plus belle que sur le champ de lavande de l’abbaye de Sénanque dans le Luberon.
La lumière est près de soi et en soi. L’appétence de certains frères pour les traditions orientales, leurs connaissances et leur culture de ces traditions si éloignées dans l’espace, me surprend, j’avoue que malgré mes voyages pourtant assez nombreux dans d’autres régions de notre terre, ils furent toujours trop courts pour commencer seulement à comprendre ces traditions, encore moins à les vivre, nous ne somme pas tous des Mathieu Ricard. Bien qu’ayant le plus grand respect pour ces pèlerins de la spiritualité, je préfère la simplicité de l’initiation occidentale maçonnique, plus abordable au regard des mes racines judéo-chrétienne, imprégnées des ésotérismes plus proches de moi, comme la Kabbale, la Gnose, les valeurs héritées de la Grèce antique, ou des rives du Nil, toutes tombées dans la marmite d’Alexandrie, sans oublier l’influence des Lumières et son esprit de la libre pensée.
Ce qui n’empêche en rien d’étudier les analogies entre les diverses traditions initiatiques, mais comment les vivre toutes en même temps ?
L’initiation maçonnique n’est ni meilleure, ni moins bonne que les autres traditions, mais nous ne sommes pas des enfants de Tokyo, de Pékin ou de Delhi, mais des enfants d’une veuve de Nephtali, des enfants de la mer, de cette mare nostrum, et pour certains d’entre nous des celtes de Hallstatt. Dans nos rituels l’on parle de Jérusalem, des cathédrales, et des lumières et de la Lumière, l’occident est notre terre, même si nous, ne nous imposons pas de limites à nos connaissances. Le compas largement ouvert, ne se dissocie pas de la règle, de sa rigueur et de sa simplicité.
Nous avons tant de travail à faire pour être en ordre, en commençant par se mettre à l’ordre, voyagez mon frère, mais toujours à l’ordre !
C’est ainsi avec simplicité que l’on peut trouver sa juste place dans l’ordre cosmique, ni trop haut, ni trop bas, dans cette harmonie, dans ce juste milieu, dans cette chambre du même nom, où se dévoilent les justes proportions. La beauté simple des ordres d’architecture, c’est dans cet ordre que s’insère notre pierre dans l’édifice de l’humanité.
Nous avons tant de travail en effet, du matin au soir, de midi à minuit, pour contribuer à la construction d’un Saint Empire, pour mettre du sacré dans notre vie, de la spiritualité sans dogmes.
La conscience de l’ampleur du travail, nous oblige à l’action exemplaire, en toute simplicité, c’est-à-dire sans orgueil avec humilité, en refusant les humiliations de la barbarie avec force pour que règne la justice en toutes choses, c’est la chevalerie de l’esprit, en nous est la force, qui se déploie avec l’aide du Grand Architecte, c’est pourquoi en toute simplicité nous avançons, cette simplicité que certains qui n’ont pas le bonheur de la connaître appellent naïveté, elle est en nous, nous avançons grâce à notre foi maçonnique sans inquiétude.
L’inquiétude vient de toi.
« Rien ne te met en mouvement, tu es toi-même la roue
L’anthologie est avant tout un choix, un choix que l’on fait librement en fonction d’un sujet d’ordre général, et souvent dans le cadre d’un art en particulier, ainsi naissent des anthologies diverses, spécifiques. Ces anthologies compilent des œuvres et aussi leurs créateurs, les œuvres choisies sont toujours en principe les meilleures ou reconnues comme telles, de même que leurs auteurs et créateurs, du fait de leurs reconnaissances universelles.
Les auteurs, les morceaux choisis de leurs œuvres ne le sont pas par hasard, mais obéissent à un Ordre, comme le cosmos est lui même organisé, dans cet ordre l’on trouve les valeurs communes ou tous devraient se retrouver, pour peu qu’ils soit honnêtes, épris de justice, de justesse, de bonnes moeurs.
Allons plus loin, le terme anthologie vient du grec « anthos » qui signifie fleur, plus haut encore, dans le temps linéaire allons jusqu’au sanskrit « andhas » qui signifie plante. Avec mon regard de franc-maçon, je pousse plus loin jusqu’à l’arbre, et pourquoi pas l’arbre de vie, et par association encore l’arbre des vertus.
L’anthologie maçonnique proposée par Raphaël Aurillac –Kleiô n’échappe pas à ces règles. Cet arbre généalogique des francs-maçons célèbres et de leurs morceaux choisis, ces fleurs qui le décorent, cet arbre imputrescible comme l’acacia.
C’est sur une de ses branches que nous trouvons André Isaac, dit Pierre Dac, avec ses mots de passe particuliers qui suscitent notre joie, nous rappellent que sans se prendre au sérieux, l’on peut-être sérieux, que le rire est le propre de l’homme.
Voici donc une fleur de cette anthologie proposée par un frère de Loge Kléiô, cette belle muse maçonnique.
Jean-François Guerry.
André Isaac dit Pierre Dac.
Chansonnier, comédien, journaliste français. Né le 15 août 1893 à Chalons sur Marne ; décédé le 9 février 1975 à Paris. Initié le 18 mars 1946 par la loge Les Compagnons Ardents, Pierre Dac fit rire la France avec ses sketches, ses revues et ses émissions de radio pendant près d’un demi-siècle. Son humour délirant, reposait sur le paradoxe, l’absurde, la parodie et la dérision.
Un humour qualifié de loufoque, genre dont il se proclamait à la fois l’inventeur et le roi.
D’origine juive, il était le second fils d’un modeste boucher alsacien ayant trouvé refuge en champagne après la défaite française de 1870.
À vingt et un ans la première guerre mondiale le sort de ses rêveries d’adolescent. Il est mobilisé sur le front d’Artois. C’est là qu’un éclat d’obus lui brise le bras ainsi que les espoirs nourris par sa mère de le voir devenir violoniste. Il survivra mais pas son frère, tué sur le front.
Sa foi en l’humanité sortira ébranlée de cette épreuve. Il trouve refuge dans la dérision. Il adopte le nom Pierre Dac et débute dans les cabarets de Montmartre, se produisant parfois sur plusieurs scènes dans une même soirée.
Sous l’occupation, il se réfugie en zone libre avant de parvenir à rejoindre le général De Gaulle à Londres. Là il devient un des Français qui parlent au Français.
Le 10 mai 1944 : au micro de Radio-Paris, Philippe Henriot, éditorialiste au service de la propagande allemande attaque Pierre Dac en évoquant ses origines juives : « Qu’est-ce qu’Isaac, fils de Salomon, peut bien connaître de la France ? […] La France, qu’est-ce que ça peut bien signifier pour lui ?… ».
Le lendemain, Pierre Dac lui répond au micro de Radio Londres : Bagatelle sur un tombeau « M. Henriot s’obstine ; M. Henriot est buté. M. Henriot ne veut pas parler des Allemands. Je l’en ai pourtant prié de toutes les façons : par la chanson, par le texte, rien à faire. Je ne me suis attiré qu’une réponse pas du tout aimable – ce qui est bien étonnant – et qui, par surcroît, ne satisfait en rien notre curiosité.
Pas question des Allemands. C’est entendu, monsieur Henriot, en vertu de votre théorie raciale et national socialiste, je ne suis pas français. À défaut de croix gammée et de francisque, j’ai corrompu l’esprit de la France avec L’Os à moelle. Je me suis, par la suite, vendu aux Anglais, aux Américains et aux Soviets.
Et pendant que j’y étais, etpar-dessus le marché, je me suis également vendu aux Chinois.
C’est absolument d’accord. Il n’empêche que tout ça ne résout pas la question : la question des Allemands. Nous savons que vous êtes surchargé de travail et que vous ne pouvez pas vous occuper de tout. Mais, tout de même, je suis persuadé que les Français seraient intéressés au plus haut point, si, à vos moments perdus, vous preniez la peine de traiter les problèmes suivants dont nous vous donnons la nomenclature, histoire de faciliter votre tâche et de vous rafraîchir la mémoire : Le problème de la déportation ; Le problème des prisonniers ; Le traitement des prisonniers et des déportés ; Le statut actuel de l’Alsace-Lorraine et l’incorporation des Alsaciens-Lorrains dans l’armée allemande ; Les réquisitions allemandes et la participation des autorités d’occupation dans l’organisation du marché noir ; Le fonctionnement de la Gestapo en territoire français et en particulier les méthodes d’interrogatoire Les déclarations du Führer dans Mein Kampf concernant l’anéantissement de la France.
Peut-être me répondrez-vous, monsieur Henriot, que je m’occupe de ce qui ne me regarde pas, et ce disant vous serez logique avec vous-même, puisque dans le laïus que vous m’avez consacré, vous vous écriez notamment : “Mais où nous atteignons les cimes du comique, c’est quand notre Dac prend la défense de la France ! La France, qu’est-ce que cela peut bien signifier pour lui ?”
Eh bien ! Monsieur Henriot, sans vouloir engager de vaine polémique, je vais vous le dire ce que cela signifie, pour moi, la France. Laissez-moi vous rappeler, en passant, que mes parents, mes grands-parents, mes arrière-grands-parents et d’autres avant eux sont originaires du pays d’Alsace, dont vous avez peut-être, par hasard, entendu parler ; et en particulier de la charmante petite ville de Niederbronn, près de Saverne, dans le Bas-Rhin. C’est un beau pays, l’Alsace, monsieur Henriot, où depuis toujours on sait ce que cela signifie, la France, et aussi ce que cela signifie, l’Allemagne.
Des campagnes napoléoniennes en passant par celles de Crimée, d’Algérie, de 1870-1871, de 14-18 jusqu’à ce jour, on a dans ma famille, monsieur Henriot, lourdement payé l’impôt de la souffrance, des larmes et du sang. Voilà, monsieur Henriot, ce que cela signifie pour moi, la France.
Alors, vous, pourquoi ne pas nous dire ce que cela signifie, pour vous, l’Allemagne ? Un dernier détail : puisque vous avez si complaisamment cité les prénoms de mon père et de ma mère, laissez-moi vous signaler que vous en avez oublié un celui de mon frère. Je vais vous dire où vous pourrez le trouver ; si, d’aventure, vos pas vous conduisent du côté du cimetière Montparnasse, entrez par la porte de la rue Froidevaux ; tournez à gauche dans l’allée et, à la 6e rangée, arrêtez vous devant la 8e ou la 10e tombe. C’est là que reposent les restes de ce qui fut un beau, brave et joyeux garçon, fauché par les obus allemands, le 8 octobre 1915, aux attaques de Champagne. C’était mon frère. Sur la simple pierre, sous ses noms, prénoms et le numéro de son régiment, on lit cette simple inscription :
“Mort pour la France, à l’âge de 28 ans”. Voilà, monsieur Henriot, ce que cela signifie pour moi, la France. Sur votre tombe, si toutefois vous en avez une, il y aura aussi une inscription : elle sera ainsi libellée : Philippe Henriot Mort pour Hitler, Fusillé par les Français… Bonne nuit, monsieur Henriot. Et dormez bien. »
Henriot sera abattu par la Résistance 48 jours plus tard
Dans un tout autre esprit Pierre Dac écrira une satire du rituel maçonnique en usage dans sa…Grande Loge des Voyous
Rituel du Premier Degré Symbolique – Ouverture et fermeture des travaux.
Le Taulier : Frangin deuxième maton, quel est le premier turbin d’un maton en carrée ?
2e Maton : Taulier, c’est de bigler si la carrée n’a pas de courants d’air et si la lourde est bien bouclée.
Le Taulier : Veux-tu bien gaffer frangibus ?
2e Maton : Frangin bignoleur, veux-tu bigler si la carrée est aux pommes et décambuter en loucedé pour arnaquer les loquedus ?
Le Bignoleur (de retour) : Y’a que dalle Chef !
2e Maton : Frangin Taulier, la cabane est réglo.
Le Taulier : Quel est le boulot du premier maton ?
1er Maton : Frangin Taulier, c’est de se rencarder si tous les gonzes d’ici sont bien des potes et non des demi-sels.
Le Taulier : Premier et deuxième maton, vos zigues, faites votre turbin. Biglez s’il n’y a pas de loquedus, les argougnez et me les bonnir aussi sec. Debout tas de fainéants face au bourguignon ! (Au passage des matons, les frangins leur font un superbe bras d’honneur !)
1er Maton : Boss, tous les fiasses qui sont sur leurs guibolles sont bien des affranchis.
Le Taulier : Il en est de même au bourguignon. Tous ceux qui sont à côté de mézigues sont aussi de la cabane.
Au nom du Mec des Mecs, la cabane est affranchie. Pour sa pomme, on va lui filer une sacrée batterie. (tous tapent dans leurs pognes)
Le Taulier : Posez vos derches les mecs. Frangin Greffier, veux-tu nous filer le rapport du dernier turbin ?
Le Greffier (après avoir vainement essayé de lire ses papiers) : J’ai dit Frangin Taulier !
Le Taulier : Vous mes pommes et vous les matons, esgourdez s’il y a des niards qui réclament après le baratin du greffier.
1er Maton : Boss, les affranchis n’ont pas jaspiné.
Le Taulier : Mes potes, avant de chiquer contre, on va demander au baratineur ce qu’il en pense.
Le Baratineur : Tous les mecs ont bien entravé, c’est banco !
Le Taulier : Le dernier turbin est donc affranchi. Et pour pas vous voir roupiller en écoutant le baratineur déboiser des conneries qui en foutent plein les esgourdes, je m’en vais lourder la taule.
Le Taulier : Frangins matons, demandez aux potes de vos milieux s’il n’ont rien à baratiner. Je fais circuler l’sac aux baratins et celui de l’artiche pour aider les frangins qui sont tombés. Les boulots sont-ils contents ?
1er Maton : Ils le sont frangin Taulier.
Le Taulier : Second maton, quel est ton âge ?
2e Maton : Trois berges vieux.
Le Taulier : Quel est le temps du boulot ?
2e Maton : Du bourguignon au plumard, patron.
Le Taulier : 1er Maton, quelle heure est-il ?
1er Maton : C’est l’heure du plumard, Boss. J’entends sonner douze plombes et on en a ras le bol !
Le Taulier : Debout, mes niards ! Au nom du Mec des Mecs, et pour sa bonne pomme, on va lui en filer une toute neuve, puisque la taule est débouclée. Allez les gars, tapez dans vos pognes.
Ne bonnissez rien au dehors sur le turbin de ce soir et allons filer au paddock avec nos nanas. Mais avant, allons en écluser un
LETTRE DE MARIE-ANTOINETTE A MADAME ELISABETH Je vous fais part de la lettre de Marie-Antoinette à Madame Elisabeth sa sœur. Cette lettre fut écrite dans des conditions pénibles, après son procès à quatre heures et demie du matin. Elle n’a pas peu voir ses enfants, interdiction d’où cette lettre. Que je vous fais part dans son intégralité Ce 16 octobre 1793, à quatre heures et demie
La Loge numéro 593 de l'Alliance Maçonnique Française s'intitule Kleiô (Kλειώ en grec ancien) par référence à la Muse de l'Histoire.
Elle consacre ses travaux :
- à la présentation de planches aux trois degrés avec une orientation sensiblement marquée vers l’histoire de la pensée, des cultures, des civilisations ou l’étude de la vie et des œuvres d’Illustres Maçons.
- à la pratique de son rituel et l’approfondissement de la symbolique maçonnique par l’enseignement rigoureux qu’elle dispense à ses membres ;
La Respectable Loge Kléiô s’efforce de mettre en pratique l’idéal maçonnique qui vise par le perfectionnement moral de ses membres, à celui de l’Humanité toute entière.
Au nom de cet idéal, elle veut par ses travaux, devenir la mémoire des "Hommes de Lumières" qui de tous temps et en tous lieux ont cherché à mettre en cohérence leur spiritualité avec leurs actions afin que le Monde puisse, grâce à eux, en être, fusse imperceptiblement, embelli.
Elle invoque l'Etre Suprême que ses membres sont libres d'imaginer comme il leur sied dans la souveraineté et l'intimité de leur conscience.
Elle s’attache plus que tout au respect des opinions et croyances de chacun et veille strictement à interdire en son sein toute controverse politique ou religieuse.
Elle est un centre d'union entre des sensibilités qui travaillent à leur construction intérieure.
Les Frères de la Loge Kleiô s'efforcent, dans toute la mesure de leurs facultés, de se soumettre et respecter entre eux le précepte latin «Unus pro omnibus, omnes pro uno» (Un pour tous - Tous pour Un )
Ouvrage collectif de la Loge Kleïo 593 sous la direction de Raphaël Aurillac
Une école de l'indignation.
La franc-maçonnerie ne m’est pas étrangère bien que je n’en sois pas membre. Roger et Albert Lang, mon père et mon grand-père, furent tous deux maçons en Lorraine. Ma grand-mère maternelle, Berthe Bouchet, vénérable d'une loge, paya un lourd tribut à son engagement : arrêtée en 1943 à Nancy par la Gestapo pour faits de propagande et de résistance, déportée à Ravensbrück et gazée au printemps de 1945. Je leur rends hommage pour le bien qu’ils ont fait.
Par cette filiation, j’ai très tôt pressenti ou deviné l’alliance entre la maçonnerie et la cause de la Liberté. J’ai compris plus tard la vérité de cette intuition et cette anthologie, que je suis honoré de préfacer, en apporte la démonstration.
Lorsqu’il s’est agi de lutter contre l’intolérance, l’absolutisme, l’injustice ou l’esclavage, lorsqu’il fut nécessaire de libérer les peuples d’Europe ou des deux Amériques et de les doter de constitutions et de lois si justes qu’elles les gouvernent encore, on y a souvent et peut être toujours découvert des maçons à l’ouvrage : ceux du Siècle des Lumières : la presque totalité du Monde des idées de l’époque; ceux des grandes Révolutions de France, d’Amérique, d’Italie ou d’ailleurs ; ceux qui ont obstinément tenté de détruire les préjugés de races, de religions, d’origines, de préférences ou de conditions ; ceux qui, comme Brossolette, le « soutier de la gloire » justement honoré il y a peu, sont morts pour avoir un jour ressenti, à la faveur de je ne sais quelle circonstance, parfois anodine mais qui fait basculer toute une vie, que, décidément, il n’est plus possible de détourner la tête.
La maçonnerie est peut être et avant tout, une école de l'indignation ; elle est sûrement aussi une école d'émancipation par la promotion de la culture, des libertés et du droit.
Avec les principaux rédacteurs de notre Code Civil elle contribua à l'avènement de ce que nous considérons aujourd'hui comme allant de soi : un État de droit.
J’ai aimé dans ce livre ce que décrit Littré comme une « conspiration de la tolérance »…
ou cette conviction de Voltaire « qu’il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent ».
Je fus ému lorsque Bernardin de Saint Pierre clôt par ce silence évocateur sa description des atrocités de l’esclavage : « Ma plume se lasse d'écrire ces horreurs, mes yeux sont fatigués de les voir, et mes oreilles de les entendre »…
ou par ces mots du père de la Turquie moderne : « Nos femmes ne sont-elles pas des êtres humains, doués de raison comme nous ? Qu'elles montrent leur face sans crainte, et que leurs yeux n'aient pas peur de regarder le monde ! Une nation avide de progrès ne saurait ignorer la moitié de son peuple »…
…que complète Louise Michel : « Le duel des sexes serait ridicule et odieux : il n’y a pas la Femme contre l’Homme ; il y a l’Humanité » ;
ou encore par la lettre de Ferry à ses instituteurs : « Parlez donc à l’enfant comme vous voudriez que l’on parlât au vôtre ; avec force et autorité, toutes les fois qu’il s’agit d’une vérité incontestée, d’un précepte de la morale commune; avec la plus grande réserve, dès que vous risquez d’effleurer un sentiment religieux dont vous n’êtes pas juge »
J’ai beaucoup ri aussi en relisant d’Holbach qui dans l’art du blasphème ne l’eût en rien cédé à « Charlie »
Et enfin, comme Lessing, je crois qu’il faut « souhaiter ardemment qu’il y ait dans chaque nation des hommes capables de s’élever au-dessus des préjugés de leur groupe et de déterminer exactement le moment où le patriotisme cesse d’être une vertu. » ; la difficile construction de l'Europe témoigne de l'impérieuse nécessité de tels tempéraments.
Un héritage pour demain.
Cette anthologie, première du genre à ma connaissance, est un ouvrage nécessaire parce qu'essentiel, et tout à la fois divertissant et passionnant. Il fourmille d'idées et de réflexions d'une portée universelle et d'une grande actualité.
J’ai apprécié que ses auteurs déclarent en préambule que « la franc-maçonnerie ne saurait être regardée comme propriétaire du génie de ses membres illustres ».
Mais la lecture de cet ensemble fait ressortir une incontestable unité entre des œuvres qui s’interpellent dans l’espace et le temps.
C’est en réalité une anthologie de penseurs tous animés par le respect de la dignité humaine et le projet de faire grandir l'Homme dans la lumière de la connaissance. C'est ainsi que la période des « Lumières » en marque une apogée : ce mouvement sans frontières, dont l'Encyclopédie fut le meilleur symbole, a combattu sans relâche l'ignorance et l’obscurantisme par la diffusion du savoir et la promotion de la tolérance.
Des philosophes et scientifiques, d'honnêtes femmes et hommes de tous pays correspondent et se reçoivent dans les Loges (telle « les Neufs Sœurs » à Paris), les Sociétés savantes (la Royal Society à Londres) ou encore les salons littéraires pénétrés d'idées novatrices et courageuses souvent forgées en maçonnerie.
Ils rejettent cette proposition selon laquelle Dieu ou toute forme de transcendance, dispenserait l'homme de la responsabilité de construire un monde meilleur, un monde plus juste.
Le rejet des dogmes, le retour à la nature et la recherche du bonheur, voici la matière de ce grand et beau livre, qui consigne un héritage indispensable pour comprendre le temps présent et s'engager dans la construction du monde de demain.
*Jack Lang est ancien ministre de la Culture et de l'Education Nationale et président de l'Institut du monde arabe.
Dans la mythologie grecque, Clio (en grec ancienΚλειώ / Kleiố, de κλέω / kleô, « célébrer, chanter »), fille de Zeus et de Mnémosyne (déesse de la mémoire), est la Muse de l'Histoire. Elle chante le passé des hommes et des cités en glorifiant leurs hauts faits. Elle est l'une des neuf Muses (Clio, Thalie, Erato, Euterpe, Polyhymnie, Calliope, Terpsichore, Uranie et Melpomène). La Muse Clio a inspiré de nombreux poètes et auteurs, dont Homère.
WIKIPÉDIA
CONVERSATIONS HORS LOGE – Loge Kléiô par Claude Galinier
Cette loge est me semble t’il une marmite intellectuelle, dans le sens respectable du terme , comme la marmite d’Alexandrie ou celle du miracle Grec, une Agora fructueuse, ou se mêlent les lumières de l’antiquité, les traces vertueuses des traditions, le renouveau des lumières, bienheureux frères, qui peuvent se parler, dans un monde, où la parole ne circule pas toujours correctement, ou le respect des opinions et des idées n’est pas de mise, ou l’écoute en silence de la parole de l’autre est rare.
Ces maçons connaissent le bonheur du partage qui enrichit. Ils ont dits, ils ont bien dits.
Jean-François Guerry.
LA PROPRIÉTÉ C’EST LE VOL…
Le 07/03/2020 – 20h 52
Merci pour ce partage qui pousse à réflexion.
À mon humble avis, l’intelligence de l’amour inconditionnel est supérieure à la raison la plus poussée. Elle est évidence.
Les hommes s’accoutument à tout, par la raison on peut les conditionner, le cœur quand à lui ne raisonne pas, il sait, rien ne peut le contraindre.
C’est juste qu’on ne l’écoute pas, ou qu’il y a tant de bruit qu’on ne peut l’entendre. Dans tous les cas, et peu importe la latence, il finit toujours par s’imposer.
Dirigeants et dirigés ne font qu’un. C’est un consensus.
Il est naturel que le dictateur tente d’éliminer toute résistance. Il est normal que le dicté tente de se révolter.
Ceci car il y a division.
Mais si l’ensemble était uni, Il n’y aurait ni dominant, ni dominé, mais une symbiose collective ou le rôle de chacun est heureusement distribué. Car ordonné en pleine conscience individuelle et collective.
Nous sommes le présent, créateur, de nos projections émanent les futurs.
Le 07/03/2020- 23h 14
Mais si l’ensemble était uni… il y aurait une symbiose collective…
Comment ne pas réagir à un tel propos? Sans offense mon TCF, mais il m’interpelle.
Cela résonne tellement comme un voeu pieux !
Oui nous sommes le présent et nous pouvons façonner le futur.
Mais les choses ne s’unissent par par magie, et en la matière l’histoire longue nous démontre aisément que les voeux ne servent à rien. L’histoire humaine est faite d’opposition d’intérêts, de luttes, de victoires et de défaites.
Dominants-dominés. La question est centrale, sous le régime féodal comme elle l’est depuis le développement l’industrialisation. Et nous sommes quand même arrivés aujourd’hui à un stade où quelques 5.000 personnes possèdent la moitié des richesses du monde ! Comparativement les seigneurs féodaux étaient vraiment des Mickeys avec leurs petits duchés et leurs principautés ! Comme quoi avoir pris la Bastille n’a servi à rien !
Il faudra donc bien autre chose que des voeux et des élans du coeur pour inverser cet incroyable, hallucinant, rapport de pouvoir.
Il est à ce sujet intéressant de constater que capitalisme actuel - depuis une trentaine d’années et la mondialisation qui s’est imposée - ne correspond absolument pas ou plus au projet des "libéraux classiques" qui ont inspiré la pensée des Lumières. Locke s’en retournerait probablement dans sa tombe s’il voyait où nous en sommes arrivés !
Les Lumières souhaitaient l’émancipation de l’homme… nous avons l’asservissement.
Le capitalisme s’est toujours justifié par deux raisons principales: le droit à la propriété et l’efficacité (La capacité à produire des richesses).
Je n’aborderai pas la propriété, cSTLS ertains ayant déclaré que c’était le vol. La formule peut effectivement paraître choquante pour beaucoup.
Par contre la question peut-être posée de manière moins conflictuelle sur l’efficacité. Efficacité pour quoi? Au service de quel objectif?
On ne peut penser un système ou une économie politique qu’à partir d’une conception de l’homme et de ses désirs/besoins.
J’aimerais que l’un d’entre vous puisse m’expliquer, de par ses lumières, quelle est la conception de l’homme qui préside et sous-tend l’état du monde et l’économie dans lesquels nous nous retrouvons aujourd’hui ?
A un moment il faut choisir entre une société des « Pères », verticale, qui impose les choses par le haut à la multitude - quel que soit le « père », Roi, Capital, Dieu ou autre, et une société des « Frères », par essence horizontale, dans laquelle l'ordre est issu de la raison interne et ne résulte pas de l'imposition de quelque chose d’externe ou de vertical.
A sa fondation, la FM avait résolument opté pour un système horizontal. La fraternité.
"Tous ces grands principes de liberté, d’égalité, de fraternité, de la raison et de la justice humaines, élaborés d’abord théoriquement par la philosophie de ce siècle, étaient devenus au sein de la Franc-Maçonnerie des dogmes politiques et comme les bases d’une morale et d’une politique nouvelles, - l’âme d’une entreprise gigantesque de démolition et de reconstruction. (Cf Anthologie maçonnique - Bakounine)
Tout cela doit nous poser question à nous Francs-Maçons. Où voulons-nous nous situer? A quoi croyons-nous? A quoi servons-nous? Allons-nous changer un tant soit peu l’état du monde en émettant des voeux pieux et en se grisant de discours émouvants sur une fraternité qui n'est - sous sa forme actuelle - qu’un mirage ou un confort de l’entre-soi ?
Les débats sur la conception de l’homme étaient très intenses dans les loges de l’époque des Lumières. Ils étaient même centraux aux loges.
Voilà un beau sujet de planches et de discussions entre nous…
Cela nous permettra peut-être de redevenir acteurs et de façonner - un tant soit peu et à notre modeste échelle - le futur. Plutôt que de se raconter à longueur de planches que Duchmol a été un grand Franc-Maçon, même si j‘adore et apprend toujours de nos planches historiques.
Je profite de ce mail pour vous suggérer la lecture d’un excellent livre: « Sortir de la croissance » par Eloi Laurent https://livre.fnac.com/a13693674/Eloi-Laurent-Sortir-de-la-croissance#omnsearchpos=1
C’est clair, simple et agréable à lire… et fournit matière à s’interroger sur l’objectif.
LE 08/03/2020 – 00 :27
Merci de ce retour qui explicite la vision horizontale de direction d’une société, issue d’une symbiose collective, consciente, donc responsable.
En ceci comme pour le reste, nous en accord. Et c’est plaisant
Se pose la question d’atteindre cette unité, transformatrice.
Elle est progressive, et inéluctable.
Cette révolte du cœur en est la preuve
et fait partie d’un mouvement déjà en cours. Les visions sont comme des vagues, l’une prend la place de l’autre, et c’est durant le ressac que ça mousse.
LE 08/03/2020- 00 h50
Je me permets de revenir vers vous suite à mon mail précédent, dans lequel je citais la célèbre phrase de Proudhon « La propriété c’est le vol ».
Les anarchistes avaient le don des propos provocateurs car il fallait alors frapper les esprits et, selon le jargon de l’époque, éveiller les masses.
Et je me doute que pour beaucoup d’entre vous ce genre de propos est épidermiquement inacceptable par sa brutalité même.
Comme quoi nous manquons probablement tous d’imagination….
D’autant plus qu'il existe près de nous des modèles alternatifs et performants qui ont su résoudre - en tout cas en partie - l’équation dominants-dominés. Même si l’expérience a des limites. Mais il existe une voie… là ou ailleurs.
12 milliards d’euros de CA en 2016, 73.635 employés, et des infrastructures scolaires qui accueillent 11.00 étudiants. 7ème groupe industriel en Espagne, et c’est à côté de chez moi au Pays Basque. C’est même un prêtre qui a fondé tout ça pour sortir les gens de la misère et du chômage, pas un révolutionnaire anarchiste !
Je vous invite à lire cet exemple sur Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Mondragon
Voilà un exemple de structures participatives et innovantes qui nous éviteraient d’avoir des Bernard Arnault ou autres qui sont à la tête d’une fortune personnelle de 70 milliards, ce qui n’a - vous le concevrez probablement avec moi - aucun sens et dépasse même l'entendement.
Ou des Bloomberg qui peuvent claquer en quelques semaines 500 millions de dollars personnels dans une campagne présidentielle… et s’acheter - ou tenter de le faire - la démocratie américaine. Ce n’est même plus du vol, cela relève de la tentative de hold-up !
En gardant à l’esprit qu’aux États-Unis par exemple, les très riches sont proportionnellement moins imposés que les classes moyennes. (Mais oui, allez vérifier!)
Et comme les très riches s’enrichissent de nos jours beaucoup plus vite que tous les autres - vous et moi y compris - nous nous dirigeons vers des tensions sociales qui vont finir par devenir inacceptables pour la multitude.
Pourquoi ne pas déconstruire nos schémas de pensée traditionnels et imaginer d’autres formes de fonctionnement de nos sociétés?
Pourquoi ne pas être, nous francs-maçons - les modestes messagers d’une autre forme de monde, plus fraternel et solidaire?
Réconcilier le haut et le bas… ne sont-ce que des mots?
Le 08/03/2020- 6h 08
Vous savez il faut essayer de ne pas trop faire de politique entre nous car elle divise plus qu'elle n'unit.
Par exemple si je me permettais de répondre à notre B.A.F. S B L- je crois qu'il n'apprécierait pas.
Mais je vais le faire quand même car je ne résiste pas au plaisir d'imaginer sa bonne tronche familière et sympathique lorsqu'il lira ce qui suit :
Libéralisme Doctrine qui prône la liberté de faire le pire comme le meilleur pour autant que cela ne nuise pas aux autres.
Elle professe l'invariabilité des passions humaines qu'elle ne prétend pas réformer.
Elle enrôle les égoïsmes individuels dans la voie du progrès général.
Elle est un optimisme sceptique.
Comme tel, le libéralisme est universel, intemporel, indestructible.
Liberté Égalité Fraternité
La plus belle devise dont une Nation puisse se doter...
pour autant que le mot Égalité soit entendu comme s'appliquant aux droits et non aux conditions.
Car si les conditions sont égales, nulle place possible pour la liberté que l'uniformité détruirait, ni pour la fraternité, de toute évidence inutile, tous étant uniformément appauvris.
Liberté
Les peuples préfèrent l'égalité dans la servitude à la liberté dans la lutte. C'est une vérité de tous les temps.
Démocratie directe Confère au peuple le droit légitime de légiférer sur ce qui le concerne. On sait le peuple infaillible et sage et par conséquent habile à faire la Loi... comme, par exemple, dans le canton suisse d'Appenzell qui fut le dernier en Europe à accorder le droit de vote aux femmes. (voir initiative citoyenne)
Initiative citoyenne Faculté conférée à la foule de proposer des lois absurdes inspirées par l'émotion du moment. (voir foule)
Foule "La preuve du pire c'est la foule" disait pertinemment Sénèque.
Démocratie participative
Si Louis-Napoléon l'avait privilégié au lieu de laisser pleins pouvoirs à Haussmann, Paris eut ressemblé à Capharnaüm. Il n'est de grand que les œuvres d'hommes solitaires, visionnaires et déterminés.
Démocrature
On peut déplorer cette forme de régime... mais on ne pourra l'éviter.
Communards Foule anarchiste de barbares qui jouirent en brûlant d'innombrables merveilles. La profanation par la foule est une pulsion pornographique.
Communisme
Doctrine aux conséquences grotesques dont ses adeptes n'osent plus se réclamer tout en souhaitant, sournoisement, la faire advenir en prétendant sauver la planète. (voir écologistes)
LE 09/03/2020 14 h 15
Là tu t’es éclaté ! Bravo pour cette contribution lumineuse et rafraîchissante.
Voilà exactement ce que j’aime entendre dans la FM.
Et le texte de la Frangine est magnifique. Qui est elle?
La FM ne peut vivre que si elle est par essence révolutionnaire, dans le sens où elle devrait permettre à chacun(e) de se remettre en question et d’évoluer sur son appréhension du monde. Permettre à chacun de se "re-fonder", d’effectuer sa propre révolution interne et de laisser épanouir un homme nouveau: un Franc-Maçon. C’est bien la symbolique du testament que l’on brûle lors de la cérémonie d’initiation : oublier son passé profane et "a-culturé" pour permettre l’éclosion en soi d’un homme nouveau pétri de fraternité. Gardant à l’esprit que la fraternité ne consiste pas à se claquer trois bises dans un Temple dans un confortable entre-soi. Celui-ci n’est d'ailleurs qu’une micro-structure symbolique représentative de la société, du monde extérieur et de l’univers. C’est bien pour cela que nous parlons de fraternité universelle. "A la gloire de la FM universelle »...
La FM ne peut donc qu’être un centre de questionnement permanent et de bouillonnement collectif des esprits.
Et elle ne peut prendre de sens que si l’on garde en tête la période d’apprenti - tais toi et écoutes car tu n'y connais rien- et la cérémonie de passage au grade de compagnon: l’utilisation de ses sens, la verticalité des colonnes et l’art de construire, les sciences, les arts et la philosophie. C’est aussi le sens du voyage du compagnon: vas voir le monde, parcours le, observes le, comprends le (Cum prehender: prendre avec soi), et fort de cette connaissance alors tu pourras envisager de nous revenir et de participer à la construction d’un monde meilleur, le fameux bel édifice d'Hiram. Le but du compagnon c’est de développer une « intelligence » du monde et de l’univers. Ce n’est pas une option facultative dans nos rituels, mais une obligation qui s’impose, librement acceptée de surcroît.
Développer une intelligence aussi éclairée et équilibrée que possible sur le monde et les affaires qui l’agitent et le secouent: cela suppose d’augmenter chaque jour de travail sa propre connaissance, d’abandonner ses métaux et ses préjugés, et de ne pas s’en remettre à des opinions, Sinon, nul besoin d’un Temple, on peut tous aller bavasser au café du coin.
Tendre vers un monde plus radieux et harmonieux passe invariablement par la connaissance.
Les fameux.. istes en tout genre - qui irritent épidermiquement certains qui n’ont pas la curiosité de chercher à comprendre ce qu’ils ont cherché à exprimer - ont compris très tôt le rôle central de la connaissance. Dans leur jargon la culture et l’éducation des masses ont toujours été des piliers de l’éveil du peuple et du développement d’une conscience sociale - comprendre ici connaissance du fonctionnement de la société - ou politique (Avec un p minuscule: les forces à l’oeuvre et les rapports de pouvoir en jeu).
"Il nous faut multiplier ces universités, les vivifier, consolider leur méthode d'enseignement. On doit y apprendre ce que sont la Matière, l'Homme, la Société, les rapports existant entre eux, ce que fut l'homme, ce qu'il sera. Il faut que rien ne nous fatigue, que rien ne nous abatte. » (Planche de Louise Michel)
Pour nous, "bourgeois" nantis comme nous le sommes vous et moi (Merci mon TCF Vincent de me l’avoir rappelé, j’assume comme on dit), avec les études exceptionnelles dont nous avons pu bénéficier contrairement à beaucoup d'autres, l’éducation - on apprend tous les jours - suppose la curiosité, le désir de savoir et de comprendre les choses de manière rationnelle et objective, de trier le vrai et le faux dans le fatras de ce qui se dit ou s'écrit, et de ne pas se laisser aller à la facilité des vulgates ressassées chaque jours dans les médias ou autres dispositifs d’information ou de désinformation, pour pouvoir se créer quelques convictions toujours fragiles, pour pouvoir se positionner intelligemment dans le débat et contribuer utilement à la marche du monde. C’est aussi cela le travail quotidien du Maçon, celui qui ne s’arrête jamais.
Cette curiosité de l’esprit et cette rigueur intellectuelle sont des exigences que nous nous devons tous, à titre individuel - pour son évolution personnelle - et en fraternité au sein de nos Loges. Au nom des serments que nous avons pris sur le Livre Sacré. Autrement nous ne générons que stérilité et sommes tous des acteurs de parodies rituelliques. Un théâtre des ombres…
Je n’ai rien dit d’autre ici que ce qui figure strictement dans nos rituels... en toutes lettres symboliques.
LE 09/03/2020- 17h 27
Je ne suis pas étonné de lire les échanges.
Je n’étais pas parmi vous hier, dimanche, lors de vos joutent, et j’en remercie ma faible forme de ne pas avoir pu vous lire en temps réel, et bien sûr d’y participer à chaud.
En préambule, et nul besoin pour moi d’insister sur le fait, je suis en harmonie complète avec Mon Cher Frère BAKOUKOU, et plus sérieusement Notre F S.
Il n’est plus l’heure aux plaisanteries, alors que j’aurais aimé lire certains mails au quatrième degré.
Je me suis toujours adressé à vous mes F :. Par mes planches, par mes échangent de vidéos et autres parce que nous sommes F :. Et surtout Francs-Maçons.
«une franc-maçonne est une personne comme une autre avec un quelque chose en plus. Je sais qu'avec ce genre de réponse, je viens de perdre la moitié de mon lectorat.
La franc-maçonnerie ne m'a pas permise de vivre autrement, elle m'a permise de penser autrement. C'est, à mon avis, l'essentiel.
La franc-maçonnerie propose une méthode de pensée qui utilise le symbole/la symbolique comme, à la fois, expression mais aussi exercice de cette pensée. Cette méthode doit permettre de se construire et de s'éveiller à des choses nouvelles. J'estime que nous possédons toutes un potentiel et que la franc-maçonnerie n'est qu'un révélateur de celui-ci. Il peut ainsi, pour certaines, être un "éveilleur".
A contrario, on ne devient pas plus riche, plus intelligente et encore moins plus belle. Inutile non plus de croire qu'une maçonne "rayonne" ou "irradie", comme certaines veulent le faire croire. C'est d'ailleurs aussi prétentieux que puéril. On ne se transforme pas comme, dans un conte de fée, en belle cygne majestueuse. Les "vilaines petites cannes" le restent. Il n'y a pas non plus "d'essence" - je ne suis d'ailleurs pas "essentialiste". Ce serait prétendre et croire qu'il existe une prédestinée comme si certains avaient un génome "franc-maçonne", genre "maladie orpheline" !
La sœur reste ce qu'elle était avant d'être initiée. Sa seule différence est par son travail, sa propre connaissance et par son regard sur les événements ou les faits extérieurs. On gagne, simplement, en authenticité. Ce n'est plus être en toute superficialité ou comme on voudrait que l'on soit (société, famille, etc) mais être et prendre conscience de cette existence et de ce que l'on est.
La franc-maçonnerie est émancipatrice. Elle permet de gagner en liberté - d'opinions, tout d'abord - puisqu'elle invite à savoir s'en faire une en dehors de tout dogme et toute pression extérieure - Elle permet aussi de prendre conscience autant de son propre sens du mot "liberté" pour soi mais aussi pour les autres. En effet, si on veut avoir une pensée libre, on doit aussi être capable d'accepter celle des autres - même si elle diverge de la sienne - C'est à cela que nous entraîne la franc-maçonnerie. Celle qui n'y arrive pas, c'est simplement arrêtée au début du chemin, restant dans le superficiel. En effet, lorsque l'on est authentique avec soi, il n'STLS y a aucune raison de craindre l'opinion et la pensée des autres.
Ceci ne s'obtient que par un seul moyen : le travail. »
Voilà ce que je pense que la franc maçonnerie devrait permettre, à défaut d’être.
Mais il est vrai que c’est une Sœur qui l’écrit.
Et comme les femmes ne sont que la moitié de l’humanité…….
Je ne suis pas étonné. Comment l’être ?
Nous ne pouvons pas envisager le futur sans avoir confronté nos visions de l’histoire.
Et ce n’est pas choses faciles. J’ai pu l’apercevoir lors de certains travaux.
Il n’est pas facile d’être déplacé de ses valeurs, de ses croyances.
Il n’est pas facile d’avoir atteint le stade de bourgeois, et de s’être goinfrés de certitudes.
Lorsque celles-ci viennent à être prises en défaut, ou simplement d’être écorchées, le monde des illusions vacille.
Ceci est insupportable, je le comprends aisément.
Mais c’est ce qui nous fait être maçon. La remise en cause de nos certitudes.
Ce n’est malheureusement pas a la portée de tous.
Je me rappelle d’un film transmis par notre F :. V :
AGORA, ou une certaine Hypatie (femme romaine, éclairée, au 4eme siècle Après vous savez qui) avait découvert la rotation des planètes en ellipse et pas en cercle (théorie de Ptolémée)
Cette « petite » découverte a été tue pendant 1000 ans…
L’histoire est écrite par les vainqueurs.
C’est en ces termes que ROBERT BRASILLACH questionne l’histoire de son point de vue objectif.
Ou pour mes F :. Qui n’ont pas toute leur attention :
Tant que les lapins n’auront pas d’historiens, l’histoire sera racontée par les chasseurs.
Je vous rappelle qui est Robert Brasillach, (je suppose que certains ont ses livres sur leur table de chevet),
Wikipédia : Robert Brasillach ([ʁɔbɛʁ bʁazijak], né le 31 mars 1909 à Perpignan, fusillé le 6 février 1945 au fort de Montrouge, à Arcueil, est un homme de lettres et journaliste français.
Outre ses activités littéraires, il est surtout connu pour son engagement politique à l'extrême droite : formé à l'Action française, il évolue vers le fascisme dans les années 1930 (tout en continuant d'écrire dans L'Action française). Sous l'Occupation, il devient rédacteur en chef du journal collaborationniste et antisémite Je suis partout. Il est ensuite jugé pour ses écrits politiques
C’est ainsi que je conçois ma vie, que je conçois le monde dans lequel j’évolue.
Sans déterminisme.
En questionnant le passé, en me positionnement par rapport à celui-ci, avec le bon et le mauvais.
Je ne crois pas au discours glorieux des blancs dominants, cléricaux, esclavagistes, racistes, antisémites, etc, qui ont façonnés notre Histoire depuis vous Savez Qui.
En tout cas, je me permets de le questionner quand je vois des hommes (les femmes, et les enfants on s’en fout) mourir de faim porte de la Chapelle.
Je me permets de questionner le capitalisme débordant d’arrogance quand je vois la course à la consommation qui appauvri la terre, et chasse des populations entières.
Je me permets de questionner la morale des hommes blanc et dominants (les femmes et les enfants on s’en fout) quand une profession décerne des prix a un violeur d’enfants.
Il est vrai par ailleurs que mon boulanger viole des enfants dans son fournil, mais il fait une si bonne baguette…
Après tout cela, ou plutôt en même temps, j’aime me retrouver en loge et partager avec vous le fruit de mes déceptions, l’horreur de mes découvertes, et le sens de la voie qui me semble être sens commun à l’humanité.
Parce que, en fait, et c’est peut-être en cela qu’il y a peu de sens pour certains d’entre nous, c’est que c’est pour le bien de tous, et non pas pour le bien de certains. Le partage ne doit pas se partager par tous.
Liberté, Égalité cela suffit comme devise.
Si enfin ces deux mots prennent sens, alors ils suffissent.
J’en profite pour féliciter notre cher F :. S pour l’initiative politique qu’il mène dans sa région.
Comme le dise mes amis A :. Et ZAD. istes, les ilots formeront des Archipels
Et pour ce qui le désire, je vous invite à regarder ce site A :. Ou je vais a leur rencontre prochainement.
https://kropotkine.cybertaria.org
L’histoire de ces A :. Prend tout son sens quand on sait qu’ils offrent « de la culture » à tous, alors que la commune voisine est passée FN, et que celle-ci a trié les livres de sa médiathèque.
Même si je ne suis pas A :. Je suis admiratif de leur combat.
Même si je ne les défends pas, je n’ai pas l’impression qu’il y ait des F :.M :. Qui relève le défi de combattre l’interdiction faite au savoir dans la commune dirigée par le FN.
Peut-être que juste dire « c’est un autre temps, c’était l’époque » suffit à la suffisance qui nous habite.
Randonnée sur les pas des femmes dans la tourmente de 1793 L'affiche vient de paraître ! La randonnée annuelle sur les traces des Guerres de Vendée dans les Mauges aura lieu le dimanche 8 mars 2020, à Villedieu-la-Blouère puis à Montfaucon-Montigné, sur le thème : Les femmes dans la tourmente de 1793. Organisée par le groupe « Guerres de Vendée » de Beaupréau-en-Mauges, en partenaria