Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le
L'homme est une corde tendue entre la bête et le surhumain - Nietzsche

L'homme est une corde tendue entre la bête et le surhumain - Nietzsche

NIETZSCHE – « Deviens ce que tu es. »

 

 

Quelle gageure de vouloir parler en quelques lignes de Nietzsche ! Pourquoi s’assigné un tel travail, se confronter à cette œuvre si complexe et controversée. Nietzsche un philosophe entre le 19ème et 20ème siècle, assurément plus dans le 20ème siècle que dans le 19ème, à un moment où les églises traditionnelles peinent à garder leurs fidèles.

 

J’ai rencontré Nietzsche à travers de multiples lectures, mais j’ai été attiré par les références à son œuvre dans le livre Les 33 Marches Maçonniques, une échelle de Jacob de Marc Halévy.

Nietzsche

Quels rapports peut-il y avoir entre la philosophie de Nietzsche et l’initiation maçonnique ?

 

 

Pour le franc-maçon qui a la foi maçonnique rivée au cœur, celui qui croit en un principe créateur, au Grand Architecte de l’Univers qui est l’âme du chantier, ou celui qui croit au ciel, ou celui qui doute, qui soupçonne, enfin celui qui ne croit qu’en l’homme. La lecture du philosophe qui a proclamé :

 

                                   « La Mort de Dieu.. »

 

Cette lecture sera différente, mais il se peut que déconfinés sortis de nos certitudes, l’esprit ouvert, nous puissions tous nous retrouver autour d’une table, en toute fraternité suivant la manière maçonnique pour partager quelques valeurs communes décryptées dans cette œuvre, qui fait la par belle à la recherche d’un sens a donner à sa vie et à la recherche du réel.

 

Nietzsche s’est rendu célèbre donc en proclamant la Mort de Dieu dans « Ainsi parlait Zarathoustra. » Je cite :

 

« Je vous en conjure, mes frères, restez fidèles à la terre et ne croyez pas ceux qui vous parlent d’espoirs supraterrestres ! Ce sont des empoisonneurs, qu’ils le sachent ou non. »  

 

« Autrefois le blasphème envers Dieu était le plus grand des blasphèmes, mais Dieu est mort, et avec lui sont morts les blasphémateurs.

Ce qu’il y a de plus terrible maintenant, c’est de blasphémer la terre et d’estimer les entrailles de l’impénétrable plus que le sens de la terre ! »

 

C’est dit pour Nietzsche Dieu est bien mort, et avec lui les théories sotériologiques, d’un monde de l’au-delà. Les religions perdent une partie de leur attractivité si j’ose dire. Est-ce la tentation de remplacer Dieu par l’homme ? Michel Foucault dit à ce propos :

 

« (…) pour Nietzsche la mort de Dieu signifie la fin de la métaphysique, mais la place reste vide, et ce n’est absolument pas l’homme qui prend la place de Dieu. »

Je vois que beaucoup sont déçus, non malgré leur Ego parfois surdimensionné ils ne pourront pas faire illusion. Nietzsche propose de sortir de la dualité bien, mal, souffrance, joie. En passant sans doute au nombre harmonieux de trois, pour un retour à l’unité harmonieuse, par la puissance de la volonté.

 

Pourquoi sortir de la morale religieuse, qu’il qualifie de « moraline » Peut-être parce qu’il a foi en l’homme et son perfectionnement, c’est sa recherche de sagesse. Il parle ainsi de « Surhumain » dans Zarathoustra :

 

« J’aiment ceux qui ne cherchent pas, derrières les étoiles, une raison pour périr ou pour s’offrir en sacrifice ; mais ceux qui sacrifient à la terre, pour qu’un jour la terre appartienne au surhumain. »

 

Est-ce la fin des intégristes à la recherche d’un paradis rempli de vierges et de bienfaits, et l’avènement d’un trans humanisme égotique ? Ou plus simplement toujours sa recherche du réel, du faire aujourd’hui, à présent, maintenant.

 

Ce Nietzsche est spinoziste, pour lui le bien n’est pas une morale religieuse, un dogme révélé, mais une volonté, une puissance éthique, un comportement en harmonie avec la vie, la nature.

 

Nietzsche avec son Ainsi parlait Zarathoustra écrit une œuvre messianique en annonçant le crépuscule des idoles, des religions qu’il considère comme des créations humaines.

Sue le plan des idées Kant philosophe des lumières est en désaccord avec Nietzsche. Kant pose trois questions fondamentales :

 

  • Que puis-je savoir ? Au regard de mes possibilités humaines. C’est la question de la Vérité.
  • Que puis-je faire ? C’est la question de la liberté, du choix, du libre arbitre, de la morale, de la volonté, du désir.
  • Que puis-je espérer ? C’est la question du sens de la vie, du salut, de la paix intérieure.

 

Nietzsche lui propose :

 

  • Que puis-je aimer ? Il articule et développe ses réponses dans son Zarathoustra, sa grande réponse est la Vie ! La vie réelle, vivante, maintenant au présent. Son espérance est le Surhumain ; qui a été parfois mal interprété ou mal compris. Nietzsche ne fait pas l’apologie d’une race en particulier, d’un aryen blond aux yeux bleus, mais d’un homme intelligent, conscient. L’homme surhumain de Nietzsche, est celui qui essaye de se dépasser il pourrait dire :

 

                    « J’ai à me perfectionner »

 

En ce sens Nietzsche s’éloigne du bon sauvage de Jean-Jacques Rousseau, il croit à la perfectibilité de l’homme, donc à des stades, des degrés de ce perfectionnement. Nietzsche n’est pas pour l’égalitarisme, puisqu’il croit et met en avant la puissance de la volonté, en quelque sorte le devoir de faire. Il exhorte dans Zarathoustra :

 

« Pourquoi si mous ? Ô mes frères, je vous le demande : n’êtes-vous donc pas mes frères ?

Pourquoi si mous, si fléchissants, si mollissants ? Pourquoi y a-t-il tant de reniements, tant d’abnégations dans votre cœur ? Si peu de destinée dans votre regard ? »

 

Je vais terminer pour aujourd’hui avec quelques lignes sur son amor fati, l’innocence du devenir et la sagesse de l’éternel retour.

Après avoir détruit au marteau les idoles humaines. Il prépare une doctrine du salut sans Dieu, qui vient après la mort de Dieu. Sans doute suivant le principe de l’horreur du vide.

 

Ainsi débarrasser des tyrannies du passé et de l’avenir, l’homme peut vivre libre dans le présent, entreprendre une réconciliation avec ce qui est, avec qu’il est, avec le réel et vivre pleinement c’est son amor fati.

Tant pis si j’ose dire pour le Nirvana, ou plutôt le Nirvana c’est maintenant. C’est réalisable grâce à l’innocence du devenir, Nietzsche met définitivement de côté la nostalgie et l’espérance qu’il considère comme des leviers, des supports de notre souffrance.

 

« Cette nostalgie et cette espérance : ‘qui n’en finissent pas de nous empêcher de vivre.’ » Selon Sénèque.

 

Marc Halévy dans le prologue de son livre les 33 marches maçonniques portant le titre, de Qu’est-ce que l’initiation ? Écrit :

 

« Bien curieusement aucune école philosophique ne se détache vraiment pour avoir choisi un chemin symétrique : celui de la recherche et du développement systématique de la joie, que la philosophie nomme l’eudémonisme (à ne pas confondre avec l’hédonisme qui n’est que la course au plaisir). Il y eut Spinoza, bien sûr. Et après lui, Nietzsche. Bergson sans doute…»

 

« La quête de joie et l’espoir de moins de Souffrance semblent bien être les moteurs ultimes de toute l’aventure humaine en ce bas… »

 

Et qui sait au fond, si la quête de toute initiation, ne passe pas par la Force (la volonté), la Sagesse (l’amor fati), et la Joie (liberté)  qui est dans les cœurs.

 

 Jean-François Guerry.

 

 

Demain la suite… Avec Nietzsche le casseur des traditions marteau, et les trois principales visions de sa philosophie …

 

 

Mes Sources : Luc Ferry divers écrits et Nietzsche « La Mort de Dieu.

                  Marc Halévy « Les 33 Marches Maçonniques »

 

                  Georges Pascal « Les Grands Textes Philosophiques »

Surhumain

Surhumain

Voir les commentaires

Publié le par Nathalie Styns

Cet article est reposté depuis une source devenue inaccessible.

Voir les commentaires

Publié le
2ème édition communiqué : Après vérification les abonnés ne reçoivent pas les articles !

 

Merci temporairement d'aller sur le site
lafrancmaconnerieaucoeur avec votre moteur de recherche.

 

 

Voir les commentaires

Publié le
DES NOUVELLES DE L’AVENTIN

DES NOUVELLES DE L’AVENTIN

 

 

Petit rappel historique le mont Aventin est une des sept collines de Rome, assez modeste d’une hauteur d’une quarantaine de mètres (chiffre symbolique du confinement). L’Aventin est bien exposée, elle est la colline la plus au sud. Lieu de confinement agréable, Rémus s’y établira, dans la République elle fût le refuge de la plèbe en conflit avec le patriciat. Elle a un caractère sacré, on peut y voir le temple de Diane et celui de la Liberté, et elle est à l’origine de l’expression se retirer sur l’Aventin.

 

Certains sages ont choisi de sortir du monde et de se retirer sur l’Aventin, aujourd’hui il semble que la colline soit un peu encombrée aux dernières nouvelles, lues dans la presse ou entendues et vues dans les médias. On y voit de moins en moins de sages et de plus en plus de révolutionnaires, armés de plumes.

 

Ces grands courageux qui dominent la situation avec leur science infuse, sont en permanence à la recherche des failles, des erreurs, de ceux qui gèrent en bas de leur colline les problèmes quotidiens. Du haut de l’Aventin ces courageux inactifs, déversent sur la foule (pas le peuple) leurs marmites bien préparées remplies de liquides aigres, parfois sirupeux, précédant une vengeance certaine.

 

Il faut juger au plus vite le travail de l’autre, trouver l’impardonnable, l’on pourrait penser que les habitants de l’Aventin sont épris du perfectionnement de l’homme, eh bien non puisqu’ils sont parfaits de nature, ce sont des ‘connaissants nés’, ils ne cherchent donc rien de plus que la jouissance de l’effet que produisent leurs critiques destructrices. Pour eux toute action est un sujet favorable, propice à une condamnation certaine.

Ne cherchez pas leurs actions, ils ne bougent pas, ils sont tapis dans l’ombre, surveillant la première erreur de leurs proies. Ne cherchez pas les pierres qu’ils ont apportées à l’ouvrage, à l’édifice, ils se maintiennent dans une position horizontale, bien plus confortable.

 

Malheureusement ces femmes et ces hommes sont présents dans la cité, un peu partout. La franc-maçonnerie Ordre Initiatique et Fraternel, comme toute société humaine, compte aussi parmi ces membres quelques réfugiés de l’Aventin. En quelques années j’ai rencontré beaucoup de frères plus prompts à la critique négative, qu’à l’enrichissement fraternel. Ce sont en général les mêmes observateurs avisés et savants du travail des autres, ceux qui sont en pointe, les pointilleux, ceux qui voient la paille dans l’œil de leur frère et pas la poutre dans le leur.

 

Ceux-là même qui arrivent toujours au dernier moment débordés, quand le temple est installé, ceux qui refusent les postes administratifs dans leur loge, sans doute pas à la hauteur de leurs connaissances, ceux qui ont l’excuse facile pour la participation à leurs tenues régulières programmées de longue date. Les mêmes absents qui se sentent offensés de n’avoir pas reçu un compte-rendu détaillé de la tenue où ils étaient absents.

 

Les mêmes encore qui préparent leurs interventions, après les travaux présentés par leurs frères, en refaisant une planche, en soulignant les oublis, les omissions, les imprécisions et comble de joie les erreurs ou les failles qui leur permettront de briller devant les autres, c’est sans doute parce qu’ils débordent de fraternité !

 

Vous me direz que je force le trait, c’est vrai, ces frères sont des exceptions, sinon ils deviendraient des empêcheurs d’initier et les loges seraient vides. Mais un seul d’entre eux peut rompre un égrégore.

 

Ces frères réfugiés sur les hauteurs de leur Aventin sont bientôt seuls face à eux-mêmes, ils sont confinés dans leurs certitudes c’est à la mode, avant d’être déconfits. Quand leur auditoire s’amenuise en général ils changent de loge. Malheureusement bien souvent la critique marque plus que les belles choses.

 

Je demande pour ma part au Grand Architecte de m’aider à ne pas tomber dans ce travers, de ne pas devenir un destructeur du temple, mais de rester un humble constructeur, sans perdre ma liberté de jugement. De m’efforcer quand je râle (assez souvent d’ailleurs) que ce soit dans l’intérêt du collectif, et de râler avec le sourire, cela pour moi-même d’abord, je ne veux pas souffrir d’aigreurs d’estomac et pour ne pas trop raser mes frères.

 

Et puis après tant d’années de théorie, un peu de pratique des vertus de tempérance, de bienveillance et de fraternité, ce n’est pas un exploit, mais simplement un devoir, paix et joie à tous mes frères et même à ceux qui sont sur leur Aventin.

 

Jean-François Guerry. 

DES NOUVELLES DE L’AVENTIN

Voir les commentaires

Publié le
Bonjour Chers Lecteurs j'ai un gros problème avec la plateforme Overblog. Qui entraine un effondrement des lecteurs de plus de 50% sur les derniers jours. 
J'envisage si cela n'est pas résolu rapidement de changer de plateforme.
Avec mes excuses

 

Jean-François Guerry

Voir les commentaires

Publié le
EMBLÉMATIQUE

EMBLÉMATIQUE

 

 

L’emblème est la demeure, le symbole vit, change, mais conserve son universalité. La constance de l’emblème favorise son appropriation, cette constance de l’emblème, sa représentation l’associe à une ou des vertus, que l’on veut faire nôtres. L’emblème se rattache au divin, le symbole est souvent associé à une religion particulière, mais il se relie je dirais à l’étage au-dessus au sens de religere donc à l’universel.

 

L’emblème s’associe à la réalisation d’une œuvre particulière, il peut être l’emblème de toute vie, il y a une reliance entre l’emblème et la devise. La devise républicaine Liberté, Égalité, Fraternité est considérée comme un emblème laïc, Marianne en est un des attributs.

 

L’aigle bicéphale est l’emblème de la devise Ordo Ab Chao en franc-maçonnerie.

L’emblème est donc une figure physique conventionnelle, l’incarnation d’une ou plusieurs vertus, la devise la volonté d’action, l’application de la vertu, des vertus incarnées par l’emblème.

Il y a peu de personnages emblématiques. Ils sont les figures des sages, des grands initiés, des héros. Dans notre histoire nationale Jeanne d’Arc est l’un de ces personnages, elle est célébrée au mois de mai le deuxième dimanche. Tout le monde veut se l’approprier c’est dire qu’elle est bien emblématique, elle est offerte en partage à la religion catholique, à tous les partis politiques de droite comme de gauche, les chefs d’État veulent se reconnaître en elle, le voyage symbolique du Président Macron à Orléans en est un témoignage récent. Jeanne d’Arc est une sorte de Sainte Laïque, de Sainte de la patrie.

 

Son chemin de vie est véritable labyrinthe, qui a retracé, redessiné la géographie de la France. L’on peut dire qu’elle a participé à la construction du temple national.

 

Elle a su concilier sa spiritualité et son action, devenant un véritable Chevalier de l’Esprit. Comment s’étonner dès lors qu’elle serve de référence.

 

Il y a eu les paroles attribuées à Jeanne d’Arc et les paroles sur Jeanne d’Arc celles des autres. Certaines de ces paroles semblent tirées de rituels, concernant la voix :

 

« Et vint cette voix environ à l’heure de midi, au temps de l’été, dans le jardin de mon père. »

 

On peut bien sûr y voir le début de ses travaux à midi, en plein été quand le soleil, la lumière sont au plus haut, le jardin de son père est son temple à ciel ouvert.

 

« La voix me disait de venir en France, et je ne pouvais plus durer où j’étais. »

 

Ou encore :

 

« (en parlant au Dauphin, à ses hommes) Je vous introduirai dans la cité de Troyes, par amour, ou par force, ou par courage. »

 

À Rouen :

 

« J’en appelle devant Dieu, le grand juge. »

 

La petite, l’humble Jeanne d’Arc, s’est levée, est devenue héroïque, elle a fait le sacrifice de sa vie, de son corps pour régénérer  la France dans le feu du bûcher.

 

Dans les écrits sur Jeanne d’Arc l’on trouve l’incontournable Ditié de Jehanne d’Arc de la poétesse d’origine vénitienne Christine de Pisan. Qui est considérée comme une des premières féministes. Son Ditié fût terminé le 31 juillet 1429 après le sacre de Charles VII à Reims. Pour Christine de Pisan fait remarquable pour l’époque elle vivait de ses écrits, la femme était déjà l’avenir de l’homme. Son Ditié est considéré comme son œuvre testamentaire, son autre œuvre connue est celle du Traité des trois vertus.

 

Puis suivront les éloges de l’historien athée Jules Michelet :

 

« La sorcière avait dix huit ans, c’était une belle fille et fort désirable, assez grande de taille, la voix douce et pénétrante.. (…) comme une pauvre petite bergerette…(…)elle parla au Dauphin par moi vous serez sacré et couronné en la ville de Reims, et vous serez lieutenant du Roi des cieux.. »

Verdi, Péguy, Char, Régine Pernoud, ont écrit sur cette héroïne représentante emblématique des vertus de justice et d’amour quelles s’est employé à faire régner par la force.

 

Je m’attarde un peu sur le poème de René Char : Jeanne qu’on brûla verte. Le vert est sans doute une allusion à l’esprit de résistance même au feu.

 

« J’aurais bataillé avec cette jeune fille, près d’elle, pour elle.. »

 

René Char évoque dans son poème la métamorphose de Jeanne la bergère, le mystère en quelque sorte de la force qui l’a mise sur son chemin initiatique, qui va du secret au sacré, le sens de sa vie, le désir, la tension, la volonté qui la rendu emblématique.

 

Jean-François Guerry.

Voir les commentaires

Publié le
Espagne 1ère destination des vacances

Espagne 1ère destination des vacances

Merci ISABEL pour cet humour Espagnol, j'aime bien la dernière, sur la mondialisation...

Jean-François

vous désirez faire paraître un article une adresse:
courrierlafmaucoeur@gmail.com

***

L comme LOGIQUE

Si je comprends bien : tant qu’on n’a pas attrapé le coronavirus, on n’est pas immunisé.

Et tant qu’on n’est pas immunisé, on est confiné et on est confiné pour ne pas l’attraper !!!

***

M comme MAMAN

" MAMAAAAAAAAAAAAAAAN... "

Mot entendu 47 fois en moyenne dans ma journée.

Et dire que j’ai pleuré de joie la première fois qu’il (ou elle) l’a 

prononcé.

***

M comme MASQUE

Commander des masques deux mois après le début de l’épidémie,

c’est comme commander des préservatifs le jour de l’accouchement.

***

M comme MATHS

Fallait se méfier de cette année 20 + 20 = quarantaine.

***

M comme MESSAGE GOUVERNEMENTAL

URGENT CORONAVIRUS :

Le gouvernement annonce l’annulation du maintien de la suppression des 

mesures dont l’abandon de la confirmation avait été abrogé.

***

M comme MONDIALISATION

La Chine fabrique des masques, l’Italie des tests, l’Allemagne des 

respirateurs et la France des attestations.

Voir les commentaires

Publié le
EPHAD Maison de Retraite Saint-Cyr à Rennes

EPHAD Maison de Retraite Saint-Cyr à Rennes

À l’Ehpad Saint-Cyr de Rennes, la crise du coronavirus va laisser des traces. Non seulement neuf résidents sont morts et une cinquantaine a été contaminée, mais cette crise sanitaire a aussi ravivé un climat social très tendu. Gilles Suignard, le président de l’association qui gère la structure, a démissionné, hier, lundi 11 mai.

Nous avons eu une cinquantaine de cas et neuf morts ! De plus, cette crise sanitaire mal prise en compte a exacerbé les tensions présentes depuis 2017 ».

« Il y a toujours eu un enjeu politique autour de notre structure », ajoute la salariée. « L’ARS (Agence régionale de santé, ndlr) a mené une enquête de juillet à novembre mais les conclusions ne seront rendues qu’après les municipales ! »

La Maison Saint-Cyr, dont les murs appartiennent à la ville de Rennes, est gérée par une association loi 1901 sans but lucratif dont les membres sont la ville de Rennes, le département d’Ille-et-Vilaine, le CHU Pontchaillou, la Mutualité d’Ille-et-Vilaine, la congrégation Notre-Dame de Charité et le Centre communal d’action sociale.

Source Journal Ouest-France.

 

 

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !

 

Je ne connais pas l’affaire sur le fond, depuis des mois il y a un conflit social dans cet EPHAD, auquel s’ajoute le drame du coronavirus. Personnellement sans défendre le Directeur, je m’interroge sur la structure juridique de l’établissement et les conséquences sur sa gestion, le Directeur a 6 organismes face à lui pour géré son EPHAD ! Un bel exemple de la gestion à la française. Le mille-feuilles administratif dans toute sa splendeur. Quand il prend une décision importante, j’espère qu’il n’attend pas l’aval des 6 organismes !

 

Jean-François Guerry.

Voir les commentaires

Publié le
Charles de Eckartshausen

Charles de Eckartshausen

DU TEMPLE EXTÉRIEUR ET DU TEMPLE INTÉRIEUR

 

 

Atteindre l’humilité renfermée dans notre cœur, pour ne voir qu’avec l’œil du cœur, c’est la démarche du théosophe chrétien Charles de Eckartshausen. Dont la réputation fût faite par un seul petit volume « Dieu est l’amour le plus pur ». Il a été traduit dans presque toutes les langues depuis 1790. Il a été dit que ce livre est le langage et l’âme de Fénelon dont le secrétaire le Chevalier de Ramsay a été rendu célèbre par son fameux discours, un des textes fondateurs de la Franc-Maçonnerie spéculative.

 

Charles de Eckartshausen parfois considéré comme un mystique, savait parler des devoirs de l’humanité, mais surtout il savait montrer l’exemple, il consacra ses économies pour le secours des prisonniers de guerre, les soldats français. Il passa sa vie entière à pratiquer les vertus.

 

Jean-François Guerry.

 

 

« La sagesse se trouve parmi les humbles. » Ainsi parle Salomon dans Proverbes XI, 2. L’humilité allume les lumières de l’entendement, de même que la sincérité et la droiture. La préparation nécessaire pour recevoir la sagesse est la purification du cœur. La vérité ne se trouve qu’à l’intérieur.

 

Toutes les erreurs, toutes les divisions, tous les malentendus, tout cela, qui dans les religions et les associations secrètes, donne lieu à tant d’erreurs, ne se rapporte qu’à la lettre ; l’esprit demeure intact et saint. Tout n’est lié qu’au voile extérieur sur lequel les hiéroglyphes, les cérémonies et les rites sont écrits ; rien ne touche l’intérieur.

 

Jusqu’à présent, le sanctuaire le plus intime a été séparé du temple, et le temple a été assiégé par ceux qui sont dans le parvis. Le temps arrive où le sanctuaire le plus intime doit se réunir avec le temple, pour que ceux qui sont dans le temple puissent agir sur ceux qui sont dans le parvis, jusqu’à ce que le parvis soit rejeté au dehors. » (1)

 

Dans ces quelques lignes l’on découvre, l’on dévoile le chemin initiatique, qui va de l’extérieur du temple, au parvis, à la porte du temple où l’on frappe, puis à la porte basse par laquelle l’on pénètre du temple dans la loge, du profane au sacré. Puis, dans la loge libéré des métaux, par quelques pas hésitants, de côté, de l’occident vers l’orient on enjamber le cadavre, pour re naître à la lumière, plus radieux que jamais, poser les genoux à terre, et monter enfin au sanctuaire à l’intérieur de nous-mêmes. Pousser à nouveau les portes de la loge, avec son bissac bien rempli, rejoindre humblement le monde…

 

Jean-François Guerry. 

 

 

(1) Charles de Eckartshausen

DU TEMPLE EXTÉRIEUR ET DU TEMPLE INTÉRIEUR
POUR ALLER PLUS LOIN AVEC LE LIVRE D'ANTOINE FAIVRE.

 

Voici une seconde édition du premier – et dernier, jusqu’à ce jour – ouvrage d’ensemble sur le Munichois Karl von Eckartshausen (1752-1803), contemporain du Siècle des lumières et représentant de l’Illuminisme chrétien. L’historien rencontre souvent ce théosophe, alchimiste, arithmosophe, dont la personnalité était demeurée dans l’ombre et dont l’œuvre (plus de cent titres) se situe aux sources mêmes de la philosophie romantique. L’ouvrage repose non seulement sur l’étude de textes imprimés, mais aussi sur celle de nombreux documents (correspondances, notamment) jusqu’alors inédits. La première partie présente l’homme dans son époque et son milieu. Il y est question, d’une part, de ses activités au sein de l’Académie de Bavière et dans le contexte religieux, philosophique et littéraire du XVIIIe siècle finissant ; d’autre part, de ses rapports avec diverses sociétés initiatiques (à caractère ésotérique, mais aussi politique comme celle des Illuminés de Bavière) ainsi qu’avec des personnages tels que Conrad Schmid, Josef von Thun, Johann Heinrich Jung-Stilling, Niklaus Anton Kirchberger, Louis de Divonne, Louis-Claude de Saint-Martin, Ivan Lopouchine, Sergueï Ivanovitch Plechtcheev, etc. La seconde partie est consacrée à la pensée proprement dite d’Eckartshausen, étudiée tant à travers ses écrits que dans le contexte de courants ésotériques dont il se réclame (Kabbale chrétienne, théosophie dans la mouvance de Jacob Böhme, ‘science’ des nombres…). Dans cette perspective sont présentés des chapitres tels que : L’analogie ; Les Esprits ; L’Adam primordial et sa chute ; La Régénération de l’Homme et de la Nature ; Ésotérisme et Église Intérieure ; Kantisme et théorie de la médiation ; Arithmosophie ; Pneumatologie ; La notion de ‘Magique’; Palingénésie ; Alchimie ; Magnétisme animal… La dernière partie, intitulée Le Rayonnement de l’œuvre, est consacrée à la réception d’Eckartshausen. En Allemagne, d’abord : témoignages de Johann Gottfried Herder, Johann Caspar Lavat

Voir les commentaires

Publié le
Le feu de Saint-Jean.

Le feu de Saint-Jean.

 

 

Suite et fin de la légende Bretonne

 

… La danse allait commencer. Mais, auparavant, les trois « sonneux » de Carhaix, qui se tenaient un peu en dehors de la foule, voulurent mettre d’accord leurs instruments : biniou, tambour et bombarde.

 

Entre les doigts de Laurent Pligeaux, le biniou préluda seul. Ce ne fût pas un air de danse qui monta dans la nuit claire, mais une phrase d’amour désolé, si douloureuse, si pénétrante que le joyeux bavardage de la foule instantanément s’arrêta.

 

  • C’est mon gars qui joue comme ça !... On dirait qu’il pleure ! Pensa Gilles Pligeaux.

En ce même moment, il lui sembla qu’une main poussait le verrou de la porte de son cœur, depuis longtemps si close, et que tout d’un coup ce cœur se remplissait de lumière, la clarté du feu de Saint-Jean venait de l’envahir !...

 

Gilles Pligeaux voit clair en lui-même… et cette lumière intérieure déborde aussi sur ce qui l’entoure.

 

Il cherche des yeux quelqu’un dans la foule, et bientôt son regard s’arrête sur Jeannette Floc’h, la fille du sabotier de la clairière. Elle est là, pauvrement vêtue, la figure pâle et creusée ; son vieux père s’appuie sur son bras. Gilles observe que souvent Jeannette tourne la tête vers le groupe de « sonneux » et que, chaque fois, ses yeux se voilent de larmes.

 

Lui-même regarde dans cette direction et voit son fils. L’expression du visage de Laurent ressemble à une phase musicale, si dolente et si désespérée, que son biniou vient de chanter, ses yeux semblent la redire. Gilles Pligeaux en est troublé.

 

Et voici qu’à la lueur toujours vive du rieu, il regarde dans son âme. Il y voit son orgueil, son amour de l’argent, son égoïsme, la dureté de son cœur…Il voit que lorsqu’il a chassé son fils, ce n’était pas de crainte qu’il fût malheureux avec Jeannette Floc’h, mais parce que ce mariage humiliait sa vanité…

 

Il voit qu’il n’aime pas la belle meunière du Moulin-des –eaux, mais qu’il convoite son argent. Il voit aussi qu’il est malheureux et que, s’il semble aussi fier qu’avant le départ de son fils, c’est par bravade… Il voit enfin qu’il aime toujours Laurent et ne peut plus vivre sans lui.

 

Alors, à la clarté triomphale du feu de Saint-Jean, Gilles Pligeaux rejoint le groupe des sonneux. La danse n’est pas encore commencée.

 

Il s’approche de son fils : - suis-moi Laurent ! Dit-il.

A la vue de son père, le jeune homme frissonne, mais il obéit et le suit. Gilles Pligeaux l’amène près du vieux sabotier et de sa fille.

 

  • Jeannette Floc’h, dit-il, voici mon gars revenu au pays pour t’épouser. Allons, embrassez-vous, mes enfants !... Et embrassez-moi !..

Marie Allo.

 

Cette légende, ce conte, vous semblera sans doute un peu naïf, mais cet été dans la chaleur du mois de juin, quand la lumière sera au plus haut dans le ciel, et quand les étoiles brilleront, la flamme du feu de la Saint-Jean, de ce feu qui régénère montera dans la nuit, elle éclairera votre cœur, regardez près de vous les sourires de joie, de cette joie que nous aurons de nous retrouver, et j’espère de prendre nos mains. Beaucoup d’entre vous verront dans ces flammes des choses extraordinaires.

 

Jean-François Guerry.  

Voir les commentaires

Catégories

Articles récents

Hébergé par Overblog