Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
J'ai actuellement des problèmes informatiques avec la plate forme du Blog et une difficulté à les résoudre cela depuis plusieurs jours.
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lafrancmaconnerieaucoeur.com
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Parce que ça dure moins longtemps et que ça ne se pratique pas de la même manière, un lavage d’estomac, pour si désagréable qu’il soit, est tout de même préférable à un lavage de cerveau qui l’est beaucoup plus.
À l’usage des troupes militaires.
L’anesthésie générale ne concerne pas seulement celle de la femme d’un général.
Ce n’est pas gagné !
La Chirurgie esthétique est une entreprise de ravalement des façades humaines dégradées par le temps afin de réparer des ans l’irréparable outrage.
Il faut le savoir !
En médecine empirique un bon guéri vaut mieux que deux qui ne le sont pas.
Gémissons ! Gémissons ! Gémissons ! Mais pas trop!
Un lecteur du Finistère me transmet cet article des Echos no comment !
Pas toujours facile de passer le pont. Il faut obtenir la liberté de passer LDP.
Encore un lecteur du Finistère ils sont en pointe normal. Il s'agit d'une archive, un document qui s'apparente à nos attestations de sortie, j'ai eu pour ma part quand j'étais pensionnaire il y a très longtemps des Billets de sortie pour les Week-end octroyés quand nous étions sages et aussi studieux, sinon travail en étude pendant le week-end. Qui a dit que c'était mieux avant ?
Cette remarque m’a été faite souvent, avec un regard amusé et quelquefois un ton ironique, mais a chaque fois avec sincérité. En dehors des poncifs habituels : tu ne peux pas comprendre, d’ailleurs l’initiation ne s’explique pas elle se vit, pas sûr que ce soit une réponse suffisante pour éclairer le demandeur. Nous pouvons rajouter vous n’êtes pas franc-maçon, donc, vous ne pouvez pas savoir, ce qui ramène l’interlocuteur à un niveau inférieur.
Cela fini pourrait finir par circuler il n’y a rien voir, ce qui sous-entend j’ai mieux à faire ! Après tout on ne donne pas de la confiture aux cochons.
Il y a dans cette manière de répondre un manque de modestie, d’humilité, et de l’arrogance. Qui suis-je après tout pour me permettre de juger la capacité des autres à comprendre, même si ceux-ci portent un jugement sur mes actes, ma manière d’être.
Cette attitude n’est pas réservée à une discussion entre ‘profane’ et initié, elle a souvent lieu entre frères. L’on entend aussi tu ne peux pas comprendre à ton degré ! Tu comprendras un jour, ce qui évite d’expliquer ce que l’on a soi-même souvent pas compris.
C’est faire peu de cas du cherchant, du profane que nous avons accueilli et qui est maintenant un frère pour sa vie entière. Nous l’avons accueilli précisément parce qu’il demandait pour recevoir, frappait pour entrer, et nous lui avons ouvert la porte. La moindre des choses c’est de le convier au partage, qu’il commence, qu’il s’initie dans sa loge mère. Et puis toute demande, qui fait un pas de côté est une transgression positive, celle-là même qui fait avancer le compagnon sur sa route quand il va voir ailleurs, il continue son initiation. Que penserions-nous d’un adolescent qui le resterait sa vie entière. Cet état d’esprit dénote au minimum un manque de fraternité, au pire, un orgueil encore à combattre. C’est la tentation de la « franc-maçonnerie Mexicaine », celle où l’on voit les frères arborés fièrement, les médailles, les grands tabliers décorés, les titres dont ils ne connaissent pas la signification symbolique, dissimulant derrière une hiérarchie d’honneur, un manque simplicité et de spiritualité.
Plus loin encore c’est pour certains d’entre eux la certitude d’être des hommes plus spirituels, donc supérieurs. J’en reviens au monde, le franc-maçon doit-il renoncer au monde matériel, pour pénétrer dans les hautes sphères de la spiritualité ? Ou simplement s’en éloigner, prendre ses distances, juger par lui-même. Où doit-il refuser de se soumettre à ce monde, tout en étant une partie de celui-ci.
Le franc-maçon de tradition, a conscience qu’il est une partie de ce monde, et que ce monde est sous l’influence d’un principe universel qui le dépasse, il le nomme comme il veut Grand Architecte, Grand Géomètre, principe créateur, Dieu, il est libre.
Cette attitude, cette conviction, cette tension vers la spiritualité, n’est pas un rejet du monde matériel et des autres, il n’y a pas d’antagonisme entre la démarche vers plus de spiritualité et la vie quotidienne.
L’initiation influe sur notre manière de voir le monde, c’est le comment, et nous interroge sur le pour quoi. Ainsi s’opère ce que l’on appelle la conversion du regard sur chaque acte de notre vie. C’est à ces changements d’attitudes que les maçons se reconnaissent entre eux. Ils sont convaincus que de penser matériel avant spirituel, c’est mettre la charrue avant les bœufs.
L’esprit est véhicule qui nous transporte vers le cœur et son intelligence.
Pour le maçon la charrue et les bœufs sont nécessaires, il ne renonce pas aux métaux, mais s’efforce de bien les employer.
Il est faux de croire qu’être spirituel, c’est-à-dire cultiver, faire grossir l’esprit, imaginer le monde autrement qu’a travers la grosseur d’un compte en banque ou le statut social d’un homme est incompatible avec la vie alimentaire quotidienne, vivre en accord avec sa pratique spirituelle, ce n’est pas vivre en dehors de la société et du monde.
Il ne s’agit pas devenir un ermite, anachorète, un contemplatif détaché du monde, un observateur extérieur, mais plutôt un chevalier de l’esprit.
Ce qui n’exclut pas la méditation, la contemplation de la beauté du monde, la force, la sagesse et la beauté, contribuent à l’harmonie.
Il ne s’agit pas de devenir un étranger à nous-mêmes, notre part charnelle, et étranger à la société qui nous entoure. Notre vie spirituelle nous sert pour la compréhension exacte de la nature réelle du monde matériel.
L’initié ne rejette pas le quotidien, il le vit mieux, plus intensément. Il vit dans le monde, pas pour le monde.
Si symboliquement il meurt à la vie profane, c’est pour re naître, car il a compris que rien ne meurt tout se transforme. C’est pourquoi il naît à nouveau pour reconquérir sa liberté.
Alors pour répondre à la question dans quel monde vis tu ? Je pourrais dire dans le même monde que le tien, mais j’espère en regardant au fond de moi-même trouver une humble flamme pour ranimer ce monde, pour qu’il retrouve une part du sacré qu’il a perdu, pour qu’il devienne plus spirituel, moins matériel, c’est-à-dire plus libre, plus fraternel, en étant conscient de mes limites, mais bon sang juste peu plus qu’un humble colibri !
Le pire qui puisse arriver à un dermatologue malchanceux, c’est le manque de peau.
Erreur Médicale.
Si, par erreur, omission ou distraction, une cirrhose du foie est traitée par un spécialiste des voies rectales, elle risque fort de tourner à la cirrhose des vents.
Théologie Médicale.
Certaines voies urinaires sont encore plus impénétrables que les voies du seigneur.
Progrès de la Médecine.
Malgré les progrès réalisés en chirurgie ophtalmologique, ce n’est pas encore de sitôt qu’il sera possible de pratiquer l’opération de la cataracte sur celle du Niagara.
Compiler, c’est mettre ensemble, c’est rechercher, c’est remonter jusqu’à la source. En informatique c’est même traduire le code source. Pour cela il faut remonter jusqu’au sommet de la montagne et réunir dans une même rivière les torrents des pensées, qui feront les vagues de l’océan. Au pêcheur ensuite de retrouver la source, de remonter jusqu’au sommet de la montagne, tel le saumon qui remonte la rivière jusqu’à l’endroit précis de sa naissance, sa mémoire, son imagination feront le travail.
En philosophie en appuyant légèrement pour grossir le trait, l’on peut reprendre ce qu’a dit Alfred North Whitehead :
« Toute l’histoire de la philosophie n’est qu’une suite de notes de bas de page aux dialogues de Platon. » À noter au passage que la philosophe Belge Isabelle Stengers est une spécialiste de Whitehead, et quelle s’intéresse particulièrement à la nature et l’écologie. Whitehead est l’initiateur de la philosophie du processus, de l’idée d’une certaine logique où tout coule de source.
L’idée selon laquelle Platon serait à l’origine de la philosophie est sans doute erronée, il fut plutôt un génial metteur en scène, et aussi un compilateur de traditions ancestrales.
En franc-maçonnerie René Guénon parle de Tradition Primordiale, première, fondatrice. Cette tradition voie pour la reconstruction du temple intérieur de l’homme. Il n’y aurait qu’une seule Vérité originelle, il paraît illusoire de pouvoir un jour l’atteindre, elle s’est dégradée avec le temps, ayant perdu son unité. Chacun a construit sa vérité à la mesure de son humanité. C’est un prolongement de la tradition primordiale, une interprétation modeste des pensées de ses prédécesseurs, pour créer sa propre pensée.
Les interventions dans les loges maçonniques par les conférenciers et les apports des sœurs et des frères, sont qualifiées d’enrichissements. La pierre se taille et se polit sans cesse.
Les citations, les références ne doivent pas être à mon sens critiquer. Sauf si elles constituent l’ensemble du travail, qui devient alors un copier-coller.
Elles doivent servir, comme des images, des symboles, à la création, l’imagination personnelle, dans le respect de leur origine.
C’est bien le but de la franc-maçonnerie de :
« Dispersa congregas, et congregata est » réunir ce qui est épars.
L’initiation maçonnique est imprégnée des textes sacrés de toutes les traditions, c’est son universalité. Mais elle est aussi occidentale, son socle est donc judéo-chrétien, ses rituels en sont les témoins, ils constituent la propédeutique de l’initiation.
Par le travail en loge, l’instruction qui suggère sans imposer, l’adepte est à la recherche des idées cachées sous les symboles, mais aussi dans les textes sacrés qui illustrent les légendes. Il concrétise ses recherches par la pratique des vertus qui lui ont été révélées par son travail.
L’ésotérisme de la religion chrétienne avec les textes de l’évangile de jean et l’ésotérisme de la religion juive avec la Cabbale et la science des nombres d’or de Pythagore, forme le squelette de l’accès à la Connaissance.
Il ne s’agit pas de dogmatisme religieux, mais de la pratique d’exercices spirituels, car rien définitif, le franc-maçon ne construit aujourd’hui des temples de pierre, mais il construit sa demeure intérieure sous la direction de son maître intérieur, il devient un temple capable d’accueillir l’esprit. Il sait que les temples matériels sont éphémères seules les forces de l’esprit demeures. Il sait aussi que cette construction est l’œuvre de sa vie. La Vérité est dans le chemin.
L’initiation maçonnique impose en quelque sorte la compilation des traditions, elle est une école des mystères de la vie. Mais pas une religion, ni une école mystique. René Guénon démontre dans ces quelques lignes quelle n’est pas une religion, cela peut servir de réponse aux jeunes sœurs ou frères embarrassés par cette question des profanes qui voient dans la franc-maçonnerie une forme de religion dans le sens commun.
« La religion permet spécialement la réunion de trois éléments d’ordre divers : un dogme, une morale, et un culte ; quand un de ces éléments manque, il ne s’agira plus d’une religion dans le sens propre de ce terme. Le premier élément forme la partie intellectuelle de la religion, le second forme sa partie sociale, et le troisième l’élément rituel, tient à la fois de l’un et l’autre. »
Il faut se défier néanmoins de la compilation elle peut faire prendre de mauvaises voies, qui n’ont que des rapports lointains avec l’initiation maçonnique. Certains voient dans l’emblématique Maître Hiram un Dieu Panthéiste, cette approche est présente dans la maçonnerie forestière, dite du bois, sans doute la proximité des forges. Le chercheur trouvera sans aucun doute des rapports étroits, des vertus communes. Il n’en reste pas moins que le Panthéisme, n’est pas pour moi la Maçonnerie forestière, mais plutôt une philosophie naturaliste, écologiste, voire hédoniste. Ses adeptes revendiquent rassembler en son sein les traditions métaphysiques d’orient et d’occident. René Guénon encore démontre simplement que le Panthéisme associe naturalisme et matérialisme, il est donc antimétaphysique. Je cite :
« Comme le signale un Rituel du R E A A : L’homme véritablement sage ne peut être panthéiste, parce qu’il distingue la cause de l’effet et appelle le G A D L U cause première, parce que de lui viennent les causes secondes. »
Il ne s’agit pas de critiquer les panthéistes au demeurant nombre d’entre eux déclarent voir dans la nature la présence du G A D L U, donc la cause. Nombre d’entre eux déclarent aussi ne croire en rien, si ce n’est en la nature mère et matière. Pour moi donc la maçonnerie du bois n’est pas Panthéiste, sauf si elle n’entend pas se référer au G A D L U.
Autre danger si j’ose dire de la compilation l’occultisme et le mysticisme. Il serait trop long de s’étendre sur ces sujets.
Compiler c’est donc chercher, travailler, on revient au V I T R I O L. Le dernier numéro de la revue de la Grande Loge de France Points de Vue Initiatiques, est paru sur le thème L’initiation en questions. Il trace un chemin de compréhension de l’initiation maçonnique, particulièrement à mon sens, si l’on relie trois articles.
Le premier : Cherchez et vous trouverez. Sous-titre : Oui, mais si je ne trouve pas ? Il pose une autre question est-il obligatoire de trouver ? Le deuxième article : « Trouver ce que l’on ne cherche pas » et le troisième : « Accompagner l’initié, c’est voyager avec lui. » Un petit regret dans la mise en page, il aurait été intéressant de ne pas séparer ces trois articles, une lecture à la suite aurait donné un supplément de cohérence à mon sens.
Cette lecture permet d’agir selon la devise ordo ab chao, post tenebra lux. Lecture qui souligne la spécificité de l’initiation maçonnique, recherche individuelle et cadre collectif de recherche dans l’œuf cosmique de la loge, la mère initiatrice. Actuellement éloignés de nos loges nous ressentant au plus profond de nous ce manque de pratique fraternelle.
Notre recherche individuelle devient plus active, nous permet de nous préparer à accueillir en nous, la spiritualité, sous la direction de notre maître intérieur, d’ouvrir encore plus notre œil du cœur, en restant serein dans notre cloisonnement méditatif, nous avons que le lien n’est pas rompu avec nos frères nous devons donc continuer : « Cherchez et vous serez trouvés ! »Musa Najib.
Ou encore pour conclure un proverbe chinois :
« La boussole indique la direction, mais ce sont nos jambes laborieuses qui font le chemin. »
Il nous faut donc travailler, lire, relire, méditer, prier sans doute, pour trouver, compiler non pas entasser. Car, avant nous aurons fait le vide, pour accueillir en nous, les pensées les plus sages, les plus fortes, les plus belles. (En Sagesse, Force et Beauté)
Jean-François Guerry.
Note : ma lecture du moment : « LE RETOUR D’HENOCH » de Fermin Vale Amesti. Éditions TÉLÈTES.
Le conseil de l’ordre des médecins, chargé du maintien de l’ordre public de la santé nationale, donne des conseils mais n’en reçoit pas, sauf sur rendez-vous.
Communiqué.
On appelle « tiercé médical » toute réunion de docteurs en médecine qui, dans l’ordre, le désordre ou sans ordre, jouent, au chevet d’un malade qui a une fièvre de cheval, au jeu des diagnostics pronostiqués sur l’hippocratodrome de Longchamp opèratoire.
Déontologie.
La dichotomie est le renvoi de l’ascenseur médical confraternel non conventionné, mais conditionné.
Des Actes.
Tous les actes médicaux ne sont pas apostoliques étant donné que certains ne sont pas catholiques.
Mise en Garde.
La radiographie, c’est le viol légal de l’intimité physiologique.
Entrer dans le cabinet noir de nos profondeurs, c’est répondre à l’injonction de notre conscience, passez au VITRIOL, c’est-à-dire se purifier, accepter les métamorphoses de son être intérieur. Après avoir pris conscience de son existence, que c’est notre être réel, celui qui apporte l’harmonie.
Dévoiler cet être intérieur, c’est commencer la plus belle aventure de notre vie : l’aventure vers la spiritualité. C’est le chemin secret vers le sacré, qui relie au divin.
Grâce à son imagination et sa mémoire active, l’homme volontaire revêt le vêtement de l’âme. Il voit avec l’œil spirituel du cœur. Il développe en lui une énergie sans limite, parce que constamment renouvelée, régénérée, c’est l’opération alchimique, l’opus.
L’homme en manque d’imagination et de mémoire, ne peut pas réaliser cette métamorphose intérieure. Mircea Eliade a écrit :
« L’imagination imite les modèles exemplaires- les images-, les reproduit, les réactualise et le répète à l’infini. Avoir de l’imagination c’est voir le monde dans sa totalité, car c’est le pouvoir et la mission des images de ‘montrer’ tout ce qui paraît réfractaire au concept. Ainsi s’expliquent le malheur et la ruine de l’homme par manque d’imagination : il est ‘coupé’, séparé de la réalité profonde de la vie et de sa propre âme. Avoir de l’imagination, c’est profiter d’une richesse intérieure… »
Ainsi l’œil est le soleil du corps, comme le cœur siège de l’image des vertus est le soleil de l’âme.
L’homme trinitaire corps, esprit, âme est dans le monde intermédiaire, c’est là qu’il réalise le grand œuvre. Le VITRIOL la pierre cachée est le sel, la base de l’œuvre, la matière première. Ce sel tout au long du chemin initiatique, par diverses mutations, purifications finira par prendre la forme du Mercure, du feu secret. Ainsi se réalisera l’union intime entre le fixe et le volatil.
L’aspirant aux mystères de la création intérieure, de la construction de son temple, quand il pénètre dans le cabinet du réflexion, véritable chambre des mystères, va commencer la formation de son corps solaire lumineux, qui va se substituer peu à peu à son corps physique. À chaque opération il se dépouille de ses scories, de son opacité, il taille, polie sa pierre pour en faire un cristal pur, la lumière qui va traverser ce cristal fera un arc entre la terre et le ciel.
Pour parvenir à cet état supérieur de spiritualité, il a besoin de deux facultés indispensables l’imagination et la mémoire. L’imagination est son Mercure et le Soufre sa mémoire. Il y a une correspondance perpétuelle entre imagination et mémoire. Dans la loge c’est le parcours le long du fil à plomb, la perpendiculaire, qui conduit à la chambre du milieu.
Le postulant prendra garde à la fausse mémoire, la mémoire passive. Elle ne demande aucun effort, aucune volonté. Ce n’est pas la mémoire de celui qui cherche et qui frappe à la porte, car il cherche la lumière. Il devra travailler avec sa mémoire active, celle qui recherche les traditions, cela demande volonté et action, cette mémoire est instructive, éducative, nécessaire à l’esprit humain.
Les formes, les pensées qui prennent naissance avec notre imagination en mouvement, se traduisent par des mots, des oraisons, des écrits inspirés. Ce sont nos rituels de travail, nos mantras symboliques, dessinés, construits, à chaque ouverture des travaux. Ce sont nos tableaux de loges chargés de symbolisme. Ils doivent être régulièrement étudiés, exécutés, les rituels pratiqués dans leur pureté, mis en pratique ils deviennent les instruments de construction du grand œuvre. Répétés inlassablement, comme de Oms, ils imprègnent notre esprit, élèvent notre conscience, résonnent dans notre cœur, ils sont les carburants notre lumière intérieure. Cette lumière, qui à force de grandir finit par faire exploser les portes du temple et brille extérieurement.
Les Maîtres mots qui font vibrer notre être intérieur sont donc : imagination et mémoire active, leur levier est constitué par les cérémonies initiatiques, les tableaux de loge, les rituels. L’ensemble forme une propédeutique au premier degré, plus encore une maïeutique, véritable accouchement de notre spiritualité enfouie au plus profond de notre être. Les mots du Maître intérieur sont alors graine, sésame, porte et VITRIOL.
Is ne présentent aucun signe, aucun symptôme clinique, des individus invisibles. Comme l’on dit qu’il ne faut pas se fier aux apparences, il convient de se défier des êtres asymptomatiques. Mais ne faisons-nous pas semblant de ne pas les voir, de les rendre invisibles à notre vue, d’ignorer le risque qu’iles présentent pour nous ?
La phase asymptomatique du virus V I H, peut s’étendre sur plusieurs années, indique le Littré.
J’ai comme l’impression, que nous n’avons pas su diagnostiquer depuis longtemps les asymptomatiques de notre société, ceux qui marchaient à côté de nous, qui étaient presque comme nous, mais à côté. On refusait de les considérer comme malades et de les soigner. Certains d’entre eux ont été obligés de mettre des gilets jaunes pour que nous puissions les voir. Ces asymptomatiques sont devenus soudain visibles, très visibles, trop visibles, dérangeants pour notre tranquillité, notre sécurité qui n’a pas de prix, si ce n’est un peu de notre liberté qu’il a fallu vendre, pour être en sécurité.
Problème de dépistage précoce diront certains. Mais au fait qui est chargé de prévoir dans notre société, les experts, les politiques, les statisticiens, les prévisionnistes, les sociologues, les instituts de sondage, sans doute assez pas assez nombreux ou occupés ailleurs. Il a fallut attendre la fin de la crise pour découvrir l’Archipel Français de Jérôme Fourquet.
Nous avions donc tous, ou peu près les yeux fermés ; comme chacun sait il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Une fois que la guerre est déclarée, l’ennemi à notre porte, nous prenons nos uniformes, pour faire la guerre, las l’armurerie est vide. L’on va donc isoler tout le monde, sauf les asymptomatiques que l’on trouve subitement utiles à notre vie à tous. Je me répète, je sais mais il y a une forme d’arrogance ou pire de pitié en faveur de ceux qui sont utiles. Que l’on considère, comme des ustensiles indispensables devenus soudain visible. On va leur donner une prime de combattant, mais pas une juste rémunération.
Durant cette pandémie la fortune des milliardaires étatsuniens a augmenté de 282 milliards de dollars, celle de Jeff Bezos le PDG d’Amazon de 25 milliards de dollars depuis le 01 janvier 2020 cette augmentation représente le PIB du Honduras. (Source : Institute for Policy Studies)
Il est curieux que l’asymptomatisme ne touche que les plus faibles d’entre nous. Franc-Maçon, je suis l’ami du pauvre et du riche pourvu qu’ils soient vertueux. Je n’ai pas de doute, notre frère en humanité Jeff Bezos grâce à ses profits, ses métaux, il va finir par payer ses impôts comme nous tous. Nous pourrons alors aider les asymptomatiques, construire des hôpitaux, soigner les plus faibles.
Vous l’avez compris avec ma volonté d’aider les asymptomatiques, je suis sorti du champ de la physiologie auquel je ne connais rien, sauf une petite région qui s’appelle le cœur où paraît-il brille la lumière de l’âme cette lumière qui brille aussi dans le cœur des milliardaires, c’est pour ça que je suis dans l’espérance.
Je vois avec joie, toutes les chaînes de solidarité qui se mettent en place à tous les niveaux, jusqu’au sommet de l’état là où sont les premiers de cordée. Aujourd’hui subitement rien ne s’oppose à aider les plus fragiles, c’est presque trop, où avant ce n’était pas assez ? Les asymptomatiques étaient pourtant là, déjà habitués à la distanciation sociale depuis des décennies ils font la queue aux Restos du Cœur, ils savent rester à leur place. Je soupçonne quelques banquiers de connaître les asymptomatiques, ceux qui ont du mal en fin de mois et qui sont gentiment perfusés avec des crédits revolvers ou revolving je ne sais plus c’est un peu pareil non ?
En y regardant de près on arrive à voir les asymptomatiques. Je n’accuse personne, si ce n’est moi, qui ne me suis pas mobilisé quand les soignants étaient dans la rue par exemple.
Cette pandémie a fait des ravages dans nos corps et nos esprits, elle peut devenir un espoir si nous acceptons de traiter nos frères asymptomatiques autrement que comme des invisibles et des « Utiles ». Mais comme nos semblables, la franc-maçonnerie nous demande de pratiquer la justice qui est le contraire de la barbarie, la fraternité et la solidarité qui est à l’opposé de l’individualisme. Je suis sûr que nous pouvons voir autour de nous beaucoup d’asymptomatiques et reconnaître leur dignité.
Nous échangeons nos maladies, nos lumières, nos espérances et nos remèdes.
Au 17ème siècle :
En des circonstances similaires à ce que nous vivons, voilà ce que Madame de Sévigné écrivait à sa fille Pauline de Grignan :
"Surtout, ma chère enfant, ne venez point à Paris !
Plus personne ne sort de peur de voir ce fléau s’abattre sur nous, il se propage comme un feu de bois sec. Le roi et Mazarin nous confinent tous chez nous. Cela m’attriste, je me réjouissais d’aller assister aux prochaines représentations d’une pièce de Corneille dont on dit le plus grand bien.
Nous nous ennuyons un peu et je ne peux plus vous narrer les dernières intrigues à la Cour, ni les dernières tenues à la mode.
Heureusement avec ma chère amie, Marie-Madeleine de Lafayette, nous nous voyons discrètement, et nous nous régalons des Fables de La Fontaine, dont celle, très à propos, « Les animaux malades de la peste » !
« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » ».
Une anthologie des épidémies sans fin durée de la vidéo 5 minutes instructives.
https://youtu.be/csPJpKqPDI4
Reçu d’un lecteur du Finis Terrae
Un texte de Mr Olivier Becht. Député du Haut-Rhin
Coronavirus : que nous enseigne l’Histoire ?
Pour ma génération, cette épidémie mondiale est un événement encore jamais connu, jamais vécu. Pourtant, en discutant avec mes parents, il apparaît que le monde en a déjà connu et pas seulement dans les siècles passés. Nul besoin de remonter à la peste, au choléra ou encore à la grippe espagnole de 1918.D’autres épidémies, ressemblant fortement au Coronavirus ont frappé le monde en 1957 et en 1969.
En 1957, le monde connaît une pandémie nommée « grippe asiatique ». Mon père s’en souvient encore car toute sa famille (père, mère, 5 enfants) va alors rester couchée presque sans possibilité de se lever pendant plus de 15 jours. Cette « grippe asiatique » fera 100 000 morts rien qu’en France et plus de 2 millions de morts dans le monde.
En 1969, à nouveau venue d’Asie, la « grippe de Hong Kong » frappe le monde. Elle va faire 31 000 morts en France et 1 million de morts dans le monde. J’ai retrouvé un article du Journal Libération qui comparaît en 2005 le traitement de la canicule de 2003 avec celui de la « grippe de Hong Kong ».
Voici ce que l’extrait de cet article disait de la situation en 1969 :
« On n'avait pas le temps de sortir les morts. On les entassait dans une salle au fond du service de réanimation. Et on les évacuait quand on pouvait, dans la journée, le soir.» Aujourd'hui chef du service d'infectiologie du centre hospitalo-universitaire de Nice, le professeur Dellamonica a gardé des images fulgurantes de cette grippe dite «de Hongkong» qui a balayé la France au tournant de l'hiver 1969-1970. Âgé alors d'une vingtaine d'années, il travaillait comme externe dans le service de réanimation du professeur Jean Motin, à l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon. «Les gens arrivaient en brancard, dans un état catastrophique. Ils mouraient d'hémorragie pulmonaire, les lèvres cyanosées, tout gris. Il y en avait de tous les âges, 20, 30, 40 ans et plus. Ça a duré dix à quinze jours, et puis ça s'est calmé. Et étrangement, on a oublié.» - Fin de l’extrait-
Ce n’était pas au Douzième Siècle, c’était il y a 50 ans ! Étrangement on a oublié.
Encore plus étrange furent les traitements politiques et médiatiques qui en furent faits. Alors que l’hôpital fait face à une crise sanitaire majeure : afflux brutal de malades, impossibilité de les soigner, mortalité par dizaine de milliers, nul ou presque n’en parle. La presse parle à l’époque de la mission Apollo sur la Lune, de la guerre du Vietnam, des suites de mai 1968... mais pas ou peu des dizaines de milliers de personnes qui meurent dans des hôpitaux surchargés. Pire, le monde continue de tourner, presque comme si de rien n’était.
Alors que nous enseigne l’Histoire ?
D’abord et c’est une bonne nouvelle, que nos sociétés en ont « connu d’autres » et qu’elles se remettent de ces épidémies. Malgré la mortalité de masse provoquée par elles, nous n’allons pas tous mourir et la vie gardera le dessus.
Ensuite, qu’en 50 ans, les progrès techniques ont profondément modifié notre société. En 1969 encore la mort de millions d’individus semblait une fatalité alors qu’aujourd’hui elle nous paraît juste inacceptable. Nous attendons de la science qu’elle puisse nous protéger de toutes ces maladies, les vaincre voire peut être un jour vaincre la mort elle-même. Je parle bien sûr pour nos sociétés occidentales car 100 000 morts nous paraissent un choc majeur et inacceptable en Europe ou en Amérique du Nord alors que personne ou presque ne semble hélas s’offusquer que le Palu puisse tuer chaque année un demi million de personnes en Afrique...
L’Histoire nous enseigne encore que nos exigences vis à vis de l’Etat ont beaucoup changé. Nous sommes désormais, et c’est le prix de l’Etat providence, dans une société qui« attend tout de l’Etat ». En 1969 personne n’attendait de Pompidou qu’il arrête la « grippe de Hong Kong » ou encore organise le confinement de la population pour sauver des vies. Aujourd’hui le moindre accident est nécessairement de la responsabilité d’une autorité publique et si l’on n’arrive pas à un résultat immédiat et satisfaisant, c’est forcément que les élites ont failli. Que l’on soit bien clair, je ne cherche à excuser personne et il est vrai que le niveau des impôts n’est pas le même qu’en 1969 donc le niveau d’exigence peut légitimement être plus élevé. Je pose juste des constats.
Enfin, l’Histoire nous enseigne que la sphère médiatique a beaucoup changé et influence terriblement le traitement des événements. En 1969 les médias étaient encore pour beaucoup sous le contrôle de l’Etat. Comme on ne pouvait pas arrêter la maladie on n’en parlait quasiment pas. Et la vie continuait tant bien que mal. A l’ère des chaînes d’info continue et des médias sociaux on ne parle plus que de la maladie, du traitement sanitaire, politique, économique. Tout devient très vite sujet à polémique et à scandale. Pire, on a l’impression que notre vision du monde se limite désormais à ce qui défile sur nos écrans. Et comme il n’y a plus que la maladie sur nos écrans on oublierait presque que la vie continue avec ce qu’elle a de plus merveilleux (l’amour par exemple, mais aussi la création, l’innovation...) mais aussi de pire (la haine, la violence, la criminalité, la bêtise...). Bref la saturation de l’info autour de la maladie fait qu’on a l’impression que le monde s’arrête et comme la conscience crée en partie la réalité, il semble vraiment s’arrêter.
Alors vous me direz « autres temps, autres traitements de la maladie et des événements ». Oui, vous avez raison et quelque part heureusement.Ces enseignements de l’Histoire ne nous obligent pas à traiter les choses comme dans le passé. Bien au contraire.
Mais ces voix venues du passé nous disent néanmoins :
- que les épidémies ont toujours existé et existeront probablement toujours car elles ne sont pas issues de complots de savants fous manipulés par des militaires dans des labos secrets, mais simplement des virus qui font partie de la Nature, au même titre que nous.
- que l’on pourra déployer toute la science et posséder les meilleurs Gouvernements du Monde, il y aura toujours un événement naturel que nul n’avait prévu et que l’on ne pourra pas totalement éviter.
- qu’il faut toujours garder l’esprit positif car l’Humanité s’est toujours relevé de ces épidémies. La France s’en relèvera aussi et cela d’autant plus vite que nous saurons faire preuve de résilience et de fraternité dans l’épreuve.
Essayons donc de ne pas perdre nos nerfs et notre moral rivés sur le compteur des morts qui monopolise nos écrans, restons unis plutôt qu’à accuser déjà les uns et les autres, concentrons nous sur les vies que l’on peut sauver chacun dans son rôle et à sa place, continuons de vivre, d’aimer, d’inventer car ni le monde ni la vie ne se sont arrêtés et profitons peut être, pour ceux qui en ont, d’utiliser le temps pour imaginer le monde meilleur dans lequel nous voudrions vivre à la sortie de cette crise.
Regarder le passé, c’est parfois prendre le recul nécessaire qui permet de mieux construire l’avenir.
Courage et espoir ! Prenez soin de vous …..
O.BECHT
Reçu : Revue en ligne Terrestres : Réactiver le sens commun de Isabelle Stengers.
Son Livre
Opposer les scientifiques à un " public prêt à croire n'importe quoi " – et qu'il faut maintenir à distance – est un désastre politique. " Ceux qui savent " deviennent les bergers d'un troupeau tenu pour foncièrement irrationnel. Aujourd'hui, une partie du troupeau semble avoir bel et bien perdu le sens commun, mais n'est-ce pas parce qu'il a été humilié, poussé à faire cause commune avec ce qui affole leurs bergers ? Quant aux autres, indociles et rebelles, qui s'activent à faire germer d'autres mondes possibles, ils sont traités en ennemis. Si la science est une " aventure " – selon la formule du philosophe Whitehead –, ce désastre est aussi scientifique car les scientifiques ont besoin d'un milieu qui rumine (" oui... mais quand même ") ou résiste et objecte. Quand le sens commun devient l'ennemi, c'est le monde qui s'appauvrit, c'est l'imagination qui disparaît. Là pourrait être le rôle de la philosophie : souder le sens commun à l'imagination, le réactiver, civiliser une science qui confond ses réussites avec l'accomplissement du destin humain. Depuis Whitehead le monde a changé, la débâcle a succédé au déclin qui, selon lui, caractérisait " notre " civilisation. Il faut apprendre à vivre sans la sécurité de nos démonstrations, consentir à un monde devenu problématique, où aucune autorité n'a le pouvoir d'arbitrer, mais où il s'agit d'apprendre à faire sens en commun.