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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
LES FRANCS-MAÇONS SONT DES VEILLEURS.
LES FRANCS-MAÇONS DES VEILLEURS

 

Bertrand Vergely professeur de philosophie à Orléans a écrit sur le bonheur, le sens de la vie, mais aussi sur le mal. Il écrit notamment : « Le problème numéro un de notre époque n’est pas comme on le croit celui de la Liberté et de la démocratie mais celui de la Vérité. »

Il attire notre attention sur les veilleurs, ces hommes et ces femmes qui se retrouvent chaque mois sur les places de nos villes pour faire vivre la pensée et la poésie, en se posant des questions fortes. Je dirais dérangeantes dans une société matérialiste où l’on marchandise à peu près tout. Ces questions sont par exemple : « Que sommes nous en train de faire avec l’amour et le famille ? Avec la société ? Et avec l’homme ? L’amour et la famille peuvent ils n’être que des droits, la société seulement un libre service, et l’avenir de l’homme se réduire à n’être qu’une machine performante soumise aux nouvelles technologies ? »

La politique ne semble plus n’être qu’une propagande bien huilée diffusée sur des réseaux sociaux composés d’amis virtuels, elle prend le contrôle de nos esprits.

Et nous Francs-Maçons libres ! Sommes nous encore capable de rêver d’un autre monde, de juger par nous mêmes, de se poser les bonnes questions pour préparer la transmission de notre monde à nos enfants. Il existe dans certaines obédiences maçonniques ce que l’on appelle les questions soumises aux loges. Je ne suis pas à titre personnel un partisan ardent de la Franc-Maçonnerie sociétale. Mais je sais aussi que l’arc en ciel a plusieurs couleurs et c’est ce qui en fait sa beauté. Chacun à sa couleur préférée, celle qui lui permet de marcher sur l’arc pour gravir la montagne et se retrouver ensemble après avoir parcouru des chemins différents.

Nous avons besoin d’écouter les paroles de Vérité, celle de notre cœur. Ibn’Arabi le sage de Murcie écrivait :

« Mon cœur est devenu capable

D’accueillir toute forme

Il est pâturage pour les gazelles

Et abbaye pour les moines !

Il est temple pour les idoles

Et K’aba pour qui fait le tour,

Il est les tables de la Thora

Et aussi les feuillets du Coran !

La religion que je professe

Est celle de l’Amour.

Partout où ses montures se tournent.

L’amour est ma religion et ma foi. »

Pour le Franc-Maçon ouvrir son cœur pour accueillir les paroles de son rituel est le chemin de l’ Amour Fraternel, pour lequel li se doit d’être un veilleur et pas un marchand.

JF.  

LES FRANCS-MAÇONS SONT DES VEILLEURS.


Et ceux qui professent l'efficacité des "aspirations (ou énergies) spirituelles", ne cessent de se tenir sur leurs voies claires et précises jusqu'à ce que des panneaux annonciateurs brillent pour eux, portés par les mains des Esprits Supérieurs qui résident au Degré de la Proximité à la Station de la Parole Bouche-à-Bouche, panneaux sur lesquels des "Ecritures" bien tracées et saintes se lèvent pour eux, comme "témoins" de la réalisation qu'ils ont obtenue, et leur confèrent le transfert de ce mode à un autre mode, par voie de sublimation. Alors le voile est enlevé, et ce qui avait été caché est mis à découvert! Alors est défait le bandeau, retiré le verrou, ouverte la serrure! Alors les "aspirations-énergies" propres à cet autre mode s'unifient pour scruter la Réalité Une, et l'être ne concoit plus qu'une seule aspiration" et rien d'autre. De cette "aspiration" unique procèdent des influences qui portent effet sur la Réalité Pure.

LES FRANCS-MAÇONS SONT DES VEILLEURS.

 

 

Bertrand Vergely

Deviens qui tu es 

Les Grecs anciens sont toujours parmi nous. De même qu’ils ont eu leurs dieux, leurs mythes et leurs héros, nous avons aussi les nôtres.

En établissant des correspondances entre l’univers de l’Antiquité grecque et le monde contemporain, Bertrand Vergely nous ouvre à la sagesse éternellement moderne des Anciens. Dans ce véritable traité de philosophie active, l’auteur de Retour à l’émerveillement nous invite à renouveler notre vision du passé et du présent et à devenir qui nous sommes vraiment.

Comme les philosophes grecs, il préconise de mener une vie « juste et belle » et de nous référer à la fameuse phrase de Socrate : « Donne-moi la beauté intérieure et que l’extérieur soit toujours en accord avec l’intérieur. » 

LES FRANCS-MAÇONS SONT DES VEILLEURS.

 

Bertrand Vergely

Retour à l'émerveillement 

« Notre devoir le plus impérieux est peut-être de ne jamais lâcher le fil de la Merveille. Grâce à lui, je sortirai vivante du plus sombre des labyrinthes. »
  
À partir de cette magnifique formule de Christiane Singer, qui fut son amie, Bertrand Vergely aborde un sujet non seulement essentiel, mais indispensable à l’équilibre de chaque être humain  : la faculté de s’émerveiller, encore et toujours, envers et contre tout. Car celui qui s’émerveille n’est pas indifférent, mais ouvert au monde, à l’humanité, à l’existence.
Bertrand Vergely enracine sa grande culture et son savoir dans une véritable philosophie du vécu. Un ouvrage plein d’énergie, profond et libérateur.

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Publié le par jean françois
L'HUMILITÉ MAÇONNIQUE
DE L’HUMILITÉ MAÇONNIQUE

Comme un paradoxe le Franc-Maçon du Rite Ecossais en Ancien et Accepté, combattant de l’Ego, sur son chemin initiatique est gratifié au fur et à mesure de son élévation spirituelle de noms susceptibles de l’enorgueillir  de Maître Parfait à Sublime Elu, Chevalier du Soleil, Illustre et Parfait Frère… Celui qui s’arrête aux symboles sans en découvrir les idées cachées peut être surpris de ces dénominations.

Et pourtant à la simple fréquentation d’un temple où les travaux sont ouverts à des degrés dits supérieurs, l’on peut constater que les apparences étaient trompeuses, le temple se construit avec d’ors et d’apparats à l’image de la vêture des Frères qui se simplifie de plus en plus. Ainsi les Frères ne sont pas dans une loge de perfection, mais plutôt dans une loge de perfectionnement. La spiritualité s’élève peu à peu.

Le silence prend alors une dimension particulière sous la voûte étoilée, plus l’initié avance plus il devient humble face à l’immensité de l’univers, une minuscule pierre, mais cette pierre polie de jour en jour brille de plus en plus en lui illumine son cœur. Il découvre dans les yeux de ses frères, la lumière de la compassion qui envahie les ténèbres de l’ignorance, dissipe les peurs et le sort de sa torpeur. Le Franc-Maçon pourra alors enfin rêver les yeux ouverts et donner une nouvelle dimension à son passage sur terre, s’inscrire avec humilité, mais aussi avec persévérance et force dans la fraternité humaine, qui donnera augmentera la dimension de sa vie, l’être surpassant l’avoir.

Contemplant ainsi la beauté, bonté avec l’humilité qui comme le disait Marcel Aymé : « est l’antichambre de toutes les perfections. »

JF.  

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES ET AUTRES

 

L'HUMILITÉ MAÇONNIQUE

VU sur le BLOG GADLU-INFO

 

LES PHILO FABLES de Michel PIQUEMAL

Un petit livre à ouvrir sur le sable et ne pas y rester, un petit livre de voyages merveilleux dans les contrées les plus retirées ou l’esprit vagabonde doucement dans les nuages des ciels d’été.

JF.

Qu’est-ce que la non-violence ? L’altruisme ? L’instinct ? Le bonheur ? Comment arriver à plus de partage et d’égalité ? Faut-il se méfier des préjugés ? Peut-on encore changer le monde ? Quel est le sens de la vie ? L’auteur de cet ouvrage passionnant a revisité pour nous plus de 60 fables venues des quatre coins du monde. Contes zen, légendes arabes ou hindouistes, paraboles bouddhistes ou apologues grecs attirent l’attention du jeune lecteur sur les grands thèmes philosophiques qui animent l’homme depuis des siècles. À chaque page, "l’atelier du philosophe" décrypte pour lui les questions fondamentales contenues dans ces sages récits et suscite la réflexion. 
Offrir à la fois une lecture plaisante et un outil clair et simple à consulter, voici la principale qualité de ce livre qui remplit pleinement sa mission : celle de donner une approche simple et intelligente de la vie sans être moralisateur. À noter : une ingénieuse table des matières reprend les mots clés de chaque récit et renvoie à la page concernée. Un ouvrage à la fois empreint de sagesse et d’humour, à découvrir dès 9 ans. --Catherine Taudin --Ce texte fait référence à l'édition 
Poche.

Présentation de l'éditeur

Les philo-fables simples et riches de sens tirées de la philosophie occidentale, de la mythologie et des sagesses d'Orient. 60 fables accompagnées de questions, de repères et de mots-clés... Voilà de quoi aider les enfants, dès 9 ans, à franchir la porte de l'atelier du philosophe. A lire pour le plaisir de penser plus grand et plus loin !

L'HUMILITÉ MAÇONNIQUE
SUR GADLU INFO

 

GLFF : LA GRANDE MAÎTRESSE RENCONTRE MARLÈNE SCHIAPPA
 

La Grande Maitresse rencontre la Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes le 25 juillet 2017

Un entretien de plus d’une heure trente a permis à la Grande Maîtresse, Marie Thérèse Besson, La Présidente de la commission des droits des femmes, Françoise Carer et la responsable de communication Béatrice Jouan, d’échanger avec madame la Ministre, Marlène Schiappa et son directeur de cabinet adjoint Thomas Brisson.

De nombreux sujets ont été évoqués dans un souhait réciproque de s’épauler sur nos causes communes et notamment en faveur de la défense et de l’évolution des droits des femmes

Nous avons pu préciser la spécificité des méthodes de travail de l’ordre initiatique féminin que nous représentons, mettre en exergue nos travaux sur la Cedaw, la convention d’Istanbul, notre livre 2 de Voix d’Initiées consacré aux violences faites aux femmes, présenter l’Institut Maçonnique Européen, tout comme nos actions de terrain auprès des femmes migrantes avec Gynécologie sans frontière.

De son côté la Ministre nous a présenté quelques uns de ses sujets prioritaires, notamment les violences et agressions sexuelles et sexistes, les violences obstétricales ou l’accès à la formation de très jeunes mères sorties du système scolaire.

Nous sommes convenues que cette entrevue pouvait être un point de départ d’une relation que nous souhaitions constructive.

GRANDE LOGE FÉMININE DE FRANCE


En savoir plus sur http://www.gadlu.info

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Publié le par jean françois

Le numéro 12 du livre magazine ULTREÏA est paru début juillet, il a sa place dans votre bissac, il embellira une fois de plus votre été. Au sommaire le dossier : Le corps et le sacré, l’’émir Abd el-Kader, Etty Hillesum, Thoreau, Shankara, le fabuleux voyage des manuscrits de Tombouctou et une rencontre avec François Cheng.

A lire également dans les cahiers métaphysiques : les noces chymiques de Christian Rose-Croix.

JF.

 

Quelques extraits ci-dessous.

Extraits ULTREÏA de l’été

Édito

En prenant pour fil conducteur le thème du voyage réel et spirituel, Ultreïa ! s’affirme comme un magazine-livre de passion et de conviction destiné à tous ceux qui estiment que la spiritualité universelle mérite mieux qu’un regard distancié et froid, à tous ceux qui considèrent que la philosophie et la métaphysique ont encore beaucoup à nous dire et que l’école de la  nature est une formidable source d’inspiration

ULTREÏA ! PLUS LOIN, PLUS HAUT....SUR LES CHEMINS DE LA SAGESSE


DOSSIER:

Le salut par la beauté – Françoise Spiekermeier

Le ciel dans le corps. Nudité sacrée et pudeur – Bernard Chevilliat

La voie indienne – Patrick Cicognani

Corps invisible, corps de gloire – Florence Quentin

Chakras: La roue des énergies – Florence Quentin

Ces gestes qui nous relient au sacré – Aurélie Godefroy 

INTRODUCTION:

Le langage du sacré est véhiculé aussi bien par le verbe que par la chair. Certains peuples croient que divinités et esprits investissent les corps pour leur délivrer un message, tandis que d’autres
sociétés humaines expriment leurs croyances en se parant, en décorant ou scarifiant leur peau.

Quels rapports mutuels entretiennent donc le corps et le sacré, à l’époque où de nouvelles formes de spiritualité – chamanisme, méditation – viennent concurrencer les religions traditionnelles qui, de tout temps, ont pourtant proposé aux fidèles des rites impliquant le corps dans leurs pratiques ? Existerait-il un corps “autre” que celui qui nous est visible ?
La nudité, image de l’insouciance primordiale, serait-elle le vêtement de l’intériorité ?

Françoise Spiekermeier, sociologue et photographe, axe depuis des années son travail documentaire sur les rituels de beauté dans le monde ; elle illustre magnifiquement ici, à travers sa propre traversée de la maladie et les souvenirs des peuples qu’elle a rencontrés (à Grozny en guerre comme en Éthiopie), l’adage de Dostoïevski selon lequel “la beauté sauvera le monde”, ou comment parer son corps est acte de résistance face à la violence du monde.

Pour comprendre comment nudité corporelle, pudeur et sacralité peuvent coexister, il faut revenir aux textes et aux mythes qui transmettent la sagesse au travers des siècles et les interpréter. Bernard Chevilliat s’attache à montrer ici comment, dans diverses traditions, la nudité peut marquer, pour les plus grandes sages, “le changement d’état, la manifestation de l’énergie spirituelle
et le resplendissement du vrai”. Il souligne, à la suite de Frithjof Schuon, que 
la beauté du corps, “fait à l’image de Dieu”, est sacrée car elle coïncide avec l’Intention divine de ce corps.

Leur “extraordinaire apparence physique, la somptuosité de leurs parures ont enflammé l’imaginaire européen”, rappelle l’écrivain Patrick Cicognani en évoquant les Sioux Lakotas des plaines américaines. Aux yeux de celui qui vécut durant plusieurs années à leur contact, “pour captivante que soit cette apparence, elle n’effleure que la surface d’une plus profonde et merveilleuse réalité, qui en est l’origine : le corps lui-même, lieu de pouvoir, de beauté, de communication et de dimension sacrée, que les cultures indiennes ont compris et mis en valeur, dans une approche holistique de l’être humain”. Car dans ces parures rutilantes et savantes, “chaque couleur, chaque motif, chaque texture renvoie à un aspect de la vie psychologique et spirituelle, individuelle et collective indienne”.

Existe-t-il un corps “au-delà du corps” ? C’est ce que laissent transparaître nombre de traditions spirituelles – occidentales comme orientales – qui parlent de “corps de Gloire”, de “tunique de lumière” et de Transfiguration. À partir de l’épisode évangélique du noli me tangere (“ne me touche pas”) où le Christ ressuscité apparaît, méconnaissable, à Marie-Madeleine, Florence Quentin explore les subtiles variations de cet état : “Nous sommes tous appelés, personnellement et ensemble, à être transfigurés, à devenir des corps de lumière, vivants, participant à la plénitude de Dieu.”

Les sept chakras de l’hindouisme, à la manière de roues solaires transformant et redistribuant l’énergie, relèvent eux aussi d’un corps “autre” ou corps intérieur ; tels des lotus prêts à s’épanouir, ces centres énergétiques permettraient, par la visualisation et la pratique de l’attention, d’accéder à l’Éveil.

“Si le corps est engagé à des degrés divers dans chaque tradition spirituelle, la parole et les mains sont les plus expressives en matière de langage symbolique dans l’anthropologie religieuse”, analyse Aurélie Godefroy, animatrice à Sagesses bouddhistes (France 2) et écrivain. Elle revient dans ce dossier sur les pratiques corporelles et les rituels des religions du Livre comme des traditions orientales

ULTREÏA ! PLUS LOIN, PLUS HAUT....SUR LES CHEMINS DE LA SAGESSE

L'Emir Abd el Kader fils de l'instant et humaniste.

L’émir Abd el-Kader est tout à la fois : un symbole édifiant de la conscience nationale algérienne, un inspirateur audacieux de la réforme religieuse et spirituelle, un précurseur du droit humanitaire international, un chantre de la tolérance revendiqué comme l’un des leurs par les humanistes européens, et le pivot du mouvement de transmission de l’héritage spirituel d’Ibn  ‘Arabî. Certains ont même avancé l’idée qu’il aurait pu être le nouveau calife de l’islam, un guide éclairé de l’ensemble de la communauté des fidèles.

EXTRAIT: « En homme véritablement libre, l’émir ne s’interdisait jamais de se remettre en question lorsque sa quête scrupuleuse de la vérité le lui imposait. Être de paradoxe, il avait la particularité d’être là où on l’attendait le moins. Ses transformations successives qui, juxtaposées, semblent s’opposer et son éclectisme assumé, souvent déroutant, ne remettent jamais en cause le noyau spirituel sur lequel est arrimée toute son existence. Au-delà de sa personne, Abd el-Kader semble préfigurer l’humain ( humanitas ) dans toute sa plénitude et dans lequel matérialité et spiritualité, corps et esprit, s’harmonisent ( nizâm ) et s’équilibrent ( mîzân ). N’est-ce pas là le portrait même de l’Homme universel ( insân al-kâmil ), cher aux soufis, modèle parfait vers lequel le dessein divin  conduit l’humanité en l’arrachant progressivement à ses instincts de prédation ? »

ULTREÏA ! PLUS LOIN, PLUS HAUT....SUR LES CHEMINS DE LA SAGESSE
ULTREÏA ! PLUS LOIN, PLUS HAUT....SUR LES CHEMINS DE LA SAGESSE

 

Alors que le bouddhisme est devenu très populaire en Occident – surtout sous son aspect “pratique” (entraînement à la méditation, à la maîtrise des émotions etc.) – une autre grande tradition philosophique et spirituelle apparue en Inde à peu près à la même époque (vers 500 avant notre ère) demeure relativement méconnue. Il s’agit du Vedânta, plus particulièrement de sa version dite “non-dualiste” (a-dvaïta) fondée sur les Upanishads, et dont Adi Shankara (ou Shankarâchârya) est la figure la plus représentative. Mais qui était-il et que professait-il ? Et quel intérêt avons-nous à le lire encore aujourd’hui ?

EXTRAIT: « (…) En fait, Shankara n’est pas un pur philosophe “de cabinet”, mais aussi – certains disent surtout – un réformateur religieux. Dans ce domaine, son influence s’est exercée en plusieurs directions. Elle a consisté tout d’abord en un effort permanent pour résoudre les conflits entre les représentants des innombrables sectes et formes de culte entre lesquelles se partage – aujourd’hui encore – l’hindouisme. À ses yeux, tout mode d’adoration – si humble soit-il – peut être compris et légitimé comme une approche symbolique de l’absolu ou Brahmâ, en tant que “porteur de propriétés” (sa-gouna), et par là même comme une préparation à l’intuition de ce même Brahmâ dans sa vérité absolue, au-delà de toute qualité ou propriété (nir-gouna). »

ULTREÏA ! PLUS LOIN, PLUS HAUT....SUR LES CHEMINS DE LA SAGESSE

Rencontre avec François Cheng

"Par une vie spirituelle intense ou par la création, l’homme peut accéder à une sorte de transfiguration."

Aliette ARMEL

Poète, romancier, essayiste, traducteur, calligraphe, François Cheng fut le premier Asiatique élu à l’Académie française, en 2002. Aujourd’hui âgé de 88 ans, celui qui choisit le prénom François en hommage au saint d’Assise lors de sa naturalisation française, réaffirme sa certitude, nourrie de sa vision à la fois taoïste et christique, que la vie est un don inouï. Aliette Armel est allée à sa rencontre pour un entretien exceptionnel.

 

EXTRAIT: « Dans De l’âme, je n’ai pas seulement réhabilité l’âme, j’ai réhabilité la vie cachée de chacun. Ordinairement, on ne juge une existence qu’à travers ses actions ou ses œuvres nées de l’esprit. Tout le reste est considéré comme quantité négligeable. Je montre qu’au contraire, la vie réelle de chaque individu, c’est la vie de son âme. Chacun redécouvre ainsi sa propre existence. »

ULTREÏA ! PLUS LOIN, PLUS HAUT....SUR LES CHEMINS DE LA SAGESSE

 

Quand nature résonne avec littérature

De Thoreau aux écrivains français contemporains

Aliette ARMEL

Inauguré au milieu du XIXe siècle par Henry David Thoreau, le nature writing, forme littéraire à la fois autobiographique, poétique, politique… dont la nature est le personnage principal, bénéficie d’un regain d’intérêt auprès des lecteurs français. Peut-être parce que cette nature, qu’Emerson et les transcendantalistes considéraient comme le miroir de l’homme et sa voie d’accès vers le sublime, n’a jamais été autant en danger ?

 

 

EXTRAIT: « Le 4 juillet 1845, l’écrivain Henry David Thoreau s’installe dans la cabane construite de ses mains au bord de Walden Pond, un étang de 25 hectares situé à deux kilomètres de la petite ville de Concord, dans le Massachusetts. Il vient y faire l’expérience provisoire (deux ans et deux mois) d’une “vie de simplicité et de sincérité avec la nature, et en harmonie avec sa grandeur et sa beauté”, à la recherche du soi et d’un mode d’écriture permettant au poète “à la fois de s’exprimer lui-même et d’exprimer la nature”, voie d’ouverture spirituelle. Ce geste s’est révélé fondateur, bien au-delà de son époque et de son cadre géographique. »

ULTREÏA ! PLUS LOIN, PLUS HAUT....SUR LES CHEMINS DE LA SAGESSE

Etty Hillesum

L’indestructible joie de vivre

Audrey FELLA

 

EXTRAIT: « « Je vais t’aider, mon Dieu, à ne pas t’éteindre en moi, mais je ne peux rien te garantir d’avance. Une chose ( … ) m’apparaît de plus en plus claire : ce n’est pas toi qui peux nous aider, mais nous qui pouvons t’aider, et ce faisant nous nous aidons nous-mêmes”, écrit Etty Hillesum le 12 juillet 1942 dans son journal. Cette réflexion pourrait résumer à elle seule le message spirituel de la jeune femme, qui accomplit un cheminement spirituel exceptionnel pendant la Seconde Guerre mondiale. »

ULTREÏA ! PLUS LOIN, PLUS HAUT....SUR LES CHEMINS DE LA SAGESSE

 

D’Al-Andalous à Tombouctou 

Le fabuleux voyage des manuscrits Kati

Florence QUENTIN

 

C’est l’histoire d’une fuite “marquée par l’intolérance, la guerre et la cécité humaine” et qui dure depuis cinq siècles et demi. Enquête et rencontre exclusives à Grenade avec Ismaël Diadié Haïdara Kati, historien, poète hédoniste et dernier gardien des manuscrits de Tombouctou.

EXTRAIT: « Cinq siècles et quarante-six saisons de pluies sont passés depuis que nous sommes partis de Tolède vers la terre des Noirs, et voici qu’encore l’aveuglement humain nous chasse, nous, reclus dans le livre… Exil ! Ce mot est incendie sur mes lèvres et je ne peux le taire sans être déchiré. (…)”
Admirable profession de foi, sanglot d’une âme zébrant le temps et l’espace : ainsi s’exprime Ismaël Diadié Haïdara, philosophe-poète sang-mêlé qui, outre de multiples actions humanitaires menées dans sa région natale, Tombouctou, consacra quinze ans de sa vie à collecter à travers tout le Mali plus de douze mille manuscrits scientifiques ( arithmétique, astronomie, médecine… ), juridiques et religieux, collectionnés et conservés durant des siècles par une famille noble au destin extraordinaire, les Kati. Conviction et engagement total d’un homme s’inscrivant en digne héritier dans les pas de ses ancêtres qui placèrent dès le XIIe siècle, au Royaume d’Al-Andalous, la passion de l’écrit au centre de leur existence. »

Le livre magazine est disponible en Kiosque  l'unité 19,90 € ou par abonnement annuel 4 numéros 69,90 € www.editions-hozhoni.com 

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Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

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Publié le par jean françois
ORALITÉ ET INITIATION
ORALITÉ ET INITIATION

 

Au commencement était la parole, dans de nombreuses loges maçonniques dites de Saint-Jean, les travaux sont ouverts en présence de la Bible volume de la loi sacrée, ouverte au prologue de l’évangile de Jean, qui consacre le verbe.

Les Francs-Maçons sont à la recherche de la parole. La transmission initiatique en maçonnerie eu lieu longtemps de manière orale.

Il subsiste des Rites qui continuent cette pratique de l’oralité, en particulier le Rite Anglo-saxon Émulation et le plus récent Rite Opératif de Salomon. D’autres rites ont choisis de coucher sur le papier leurs secrets.

Pourquoi l’initiation était t’elle autrefois transmise par voie orale, et quels avantages en retiraient les initiés ?

Que l’on fasse remonter la Franc-Maçonnerie à la légende de la construction du premier temple de Salomon ou aux collégias romaines ou plus récemment aux maçons opératifs constructeurs de cathédrales, toutes ces fraternités connaissaient l’écriture, et pourtant ils ont choisis l’oralité dans leurs rituels.

Les Druides, très instruits ont fait de même, sans doute parce qu’ils ne destinaient pas leurs mystères et leurs enseignements à l’ensemble de la population, ils ne souhaitent pas non plus transmettre, ni laisser des témoignages aux linguistes ou philologues, mais seulement à des adeptes, les Druides comme les Francs-Maçons s’intéressaient plus au contenu qu’au contenant, plus au fret qu’au camion. Sachant que pour former un Druide sérieux il faut au moins une vingtaine d’année, c’est donc par la pratique que peut se transmettre l’initiation et non par la lecture, l’instruction se propage dans le cercle des initiés pour être véritable.

L’initiation se transmet aussi dans le temps et l’espace, elle est vivante elle s’adresse aux hommes et aux femmes de la cité. Ce qui explique le phénomène de manipulation des rituels écrits dans le temps, on les dénature souvent sous prétexte de revenir aux origines ou de les adapter au monde moderne. Le même phénomène atteint les jeunes obédiences maçonniques qui expriment leur volonté d’être dans la tradition, ce qui peut apparaître comme paradoxal.

L’initiation ne peut donc être figée par l’écrit ? Le souffle initiatique transmis par la parole expression du cœur, les mots ne vibrent que dans la bouche de l’initié, c’est par là que les sons sont multiples, que les sentiments se dévoilent avec l’émotion sincère, il faut que ce soit le créateur qui exprime sa pensée pour lui donner sa force, c’est, le par le cœur du Rite Emulation. C’est, par ces sonorités magico mystiques que s’opère la transformation du profane en initié.

Bien sûr les mots écrits fixés sur le papier ou sculptés dans la pierre des cathédrales, sont propres à éveiller, à provoquer un essor spirituel, mais cela demeure un exercice solitaire, l’initiation maçonnique se fait aussi collectivement. La transmission des mots sacrés, des secrets, des mots de passage se communiquent d’une oreille à l’autre.

Il ne s’agit pas de nier l’importance de l’écrit, mais son évidente insuffisance dans le processus initiatique, sinon pourquoi la présence physique serait t’elle indispensable aux réunions maçonniques, pour vivre l’initiation, qui ne se lit pas dans les livres, mais sur les lèvres et les yeux ?

Le développement de l’écrit, sa socialisation grâce à la découverte et l’expansion de l’imprimerie décuplée aujourd’hui par la communication informatique qui accélère la transmission des messages de toutes sortes, ouvre le champ des connaissances et du savoir au plus grand nombre et c’est bien, l’ignorance est peu à peu vaincue.

Mais les connaissances et le savoir ne sont pas la Connaissance, sans tomber dans le piège de l’élitisme, les voies initiatiques sont réservées aux cherchants, pas à une aristocratie de naissance ou une hiérarchie en recherche d’honneurs, l’initiation est ouverte à ceux qui demandent, qui frappent à la porte des temples, ceux qui sont en état et prêts a recevoir, à s’ouvrir à plus de spiritualité à privilégier l’être sur l’avoir. A ceux qui patients attendent de connaître et d’entendre quelques paroles, qui resteront au plus profond de leur cœur, quand ils auront oubliés tous les livres lus dans la hâte, ils auront retrouvé la parole d’amour, la parole perdue, puissions nous faire que cette parole circule.

JF.

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Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

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Publié le par jean françois
S'INITIER A LA CONSCIENCE DE SOI
S’initier à la conscience de soi

L’initiation Maçonnique, comme toute initiation ne supporte pas l’analyse, elle est impressions, elle s’exprime difficilement avec des mots, elle est un vécu personnel, singulier, dans un cadre de transmission collectif.

Elle produit sur le candidat un choc émotionnel, une prise de conscience de son soi, c’est le commencement d’un chemin parsemé d’étapes qui sont autant de niveaux d’élévation de sa conscience.

Descartes avec son cogito a tenté une rationalisation de cette conscience de soi propre de l’homme, vérité primordiale, séparation selon lui du corps et de l’esprit. La prise de conscience de soi formulée par Kant, est comme une apparition de la lumière intérieure propre et singulière à l’homme. Cette singularité qui sépare l’homme des choses au rang desquelles il classe les animaux et la nature, ses écrits déclencheraient aujourd’hui une polémique il a écrit : « La personnalité établit une différence complète entre l’homme et les choses, quant au rang et à la dignité. A cet égard, les animaux font partie des choses, dépourvus qu’ils sont de raison et l’on peut les traiter et en disposer à volonté. »

Ainsi selon Kant l’homme s’élève par sa conscience au-dessus des choses, certes mais il est une partie d’un tout constitutif d’harmonie.

L’homme est au-dessus par sa capacité de dire, de juger, il est libre créateur de ses pensées. Il est aussi en évolution et en perfectionnement constant, sa conscience évolue donc, elle l’inscrit dans l’universel humain.

Hegel compléta cette analyse de la conscience de soi, il considère l’homme comme une partie de la nature, en relation avec elle il est un être vivant. Mais aussi capable d’observer, de contempler, de prendre du recul, de la hauteur par rapport à celle-ci, c’est l’activité de sa pensée qui le singularise.

Cette conscience de soi se traduit par une activité théorique d’introspection, c’est un des fondements de la philosophie antique : « Le connais toi, toi même. » Mais c’est aussi une activité pratique Praxis, le désir de se mettre en harmonie avec le monde, travail sur soi au bénéfice de soi, mais aussi de l’univers qui nous entoure. Désir d’influer sur les choses et l’humanité avec la progression de son état de conscience, transmettre son intériorité à l’extérieur, faire apparaître la réalisation de l’œuvre. Construire un monde meilleur.

Cette élévation progressive de conscience est pour le Franc-Maçon l’initiation à la lumière de la vérité, à la Connaissance, par le passage d’épreuves, la pratique de son rituel. Concrétisation de la montée de sa conscience, qui lui apporte la connaissance de lui-même et d’autrui. Il passe successivement du « IL » au « Je » pour s’accomplir dans le « nous », cette évolution est visible, concrète dans les travaux de loge, le Frère s’exprimera d’abord par le « il » ou le « on » puis s’affirmera par « je » et s’ouvrira par le « nous ».

Toute la difficulté réside dans la prise de conscience de son soi, son élévation, son perfectionnement, sa volonté de dépassement pour atteindre une altérité la plus élevée possible. L’initiation maçonnique, par sa méthode symbolique, son travail constant, individuel et collectif permet de se mettre dans cet état de réceptivité propice  pour augmenter notre niveau de conscience.

Mais un niveau de conscience élevé n’est pas la totalité de notre activité psychique comme l’a démontré  Freud. Au delà de cette conscience « rationnelle » presque visible et quantifiable il reste l’inconscient territoire de l’imaginaire, reflet de notre mémoire enfouie ? Cet inconscient qui par nature échappe à notre conscience, même la plus évoluée. Et c’est bien..

Il nous reste tant de choses, de livres, de préjugés a oublier, pour pouvoir librement prendre conscience de notre véritable soi, pour ouvrir la porte de notre intelligence du cœur, pour fortifier les fleurs de notre compassion, réapprendre la sagesse de la lenteur, prendre en main nos sentiments, faire le vide pour méditer, connaître la joie de la modestie en toutes circonstances. Sourire à une vie meilleure, en toute conscience.

JF.    

S'INITIER A LA CONSCIENCE DE SOI

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Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

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Publié le par jean françois
LE FRANC-MAÇON ENFANT DES LUMIÈRES, DE LA LUMIÈRE, DE LUMIÈRE
Le Franc-Maçon enfant des lumières, de la Lumière, de lumière.

Tout semblait figé depuis l’enseignement de la philosophie grecque, le phare d’Alexandrie détruit, la scolastique chrétienne avait envahie le monde occidental, la philosophie médiévale ronronnait, Thomas d’Aquin devint la référence. Puis soudain la réforme ouvrit la porte des lumières. Kant apparu et remplaça la scolastique par la critique de la raison pure en plaçant l’homme au centre et reléguant les croyances au domaine de la foi. Il met fin à l’empirisme et démontre que la métaphysique  ne représente pas une vraie science, il faut séparer raison et croyance.

Mais Kant pose aussi une question fondamentale : Que pouvons nous savoir ? Prenant ainsi conscience que les lumières du savoir, des connaissances, ne sont pas la Connaissance, et ne peuvent suffirent à donner du sens à notre vie. Nous avons besoin d’immatériel, d’irrationnel, d’idéal, d’infini, d’absolu, d’incompréhensible. Les lumières ne sont pas la Lumière elles en ont l’apparence.

Nous constatons aujourd’hui que l’excès de rationalisme devient un dogme dangereux qui se rapproche du fanatisme religieux. La dictature de la technologie qui envahie notre vie quotidienne nous mène au transhumanisme, cette sublimation de la matérialité humaine, cette contrefaçon de l’humanisme inquiète, l’on voit la multiplication des études et des colloques à ce sujet.

Le Franc-Maçon les pieds sur terre, mais aussi la tête dans les étoiles, s’il se revendique enfant des lumières avec sa liberté de penser est de surcroit enfant de la Lumière, il connaît l’intelligence du cœur, il s’instruit de lui-même, sur lui-même autant que des sciences.

Apprenti il reçoit la Lumière, Compagnon il est éclairé par les lumières et fait le tour des savoirs et des connaissances, Maître il découvre les mystères de la mort et de la vie, il passe de l’horizontalité des lumières à la verticalité de la LUMIÈRE.

Après avoir franchi l’étape des lumières, il aspire a devenir un homme de Lumière, si faible soit, cette luciole elle brille dans les ténèbres et montre un chemin vers la plénitude et l’harmonie.

JF.
LE FRANC-MAÇON ENFANT DES LUMIÈRES, DE LA LUMIÈRE, DE LUMIÈRE

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Publié le par Jacques Viallebesset

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