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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
UN MUR, L'INFINI, EIN SOF

UN MUR, L’INFINI, EIN SOF,

 

Le texte d’un profane, c’est à dire de celui qui est à la porte du temple, sur le parvis, mais qui regarde vers la porte, cette porte qui est faite pour être ouverte, comme les murs sont faits pour êtres détruits, pour accéder au delà des savoirs à la Connaissance. Il nous invite à la réflexion dans les pas des astro physiciens, ces scientifiques qui scrutent la Voûte Étoilée pour comprendre les mystères de l’Univers, un chemin initiatique

Je vous laisse avec le texte de Gabriel.

Derrière ce mur Je me souviens. Il y a longtemps. Je demandais à mon grand-père: « Pourquoi l’univers est infini ? » Il me répondit: « Bien… Si l’univers est fini. Il y a comme un mur… Mais si il y a un mur. Il y a quoi derrière ce mur ? »

Plus on apprend et plus on prend conscience de notre ignorance. Plus on avance et plus des détails qui nous étaient jusqu’alors inconnus, nous apparaissent. Il y en a toujours. Parfois ils ne sont que des petites imperfections quasiment imperceptibles.

Parfois comme des petites exceptions qui rendent un peu tout moins lisible. On comprend finalement que tout n’est pas si accessible et que tout est bien plus obscur.

Finalement, la certitude est peut-être synonyme de suffisance et de caricature. De façon plus poétique : Derrière ce mur, derrière cette antique bordure, tout est immensément plus obscur. Nous n’avons pas l’envergure mais il nous reste l’écriture, il nous reste la littérature pour y imaginer une ouverture, pour ne pas trop rapidement conclure.

La certitude n’est peut-être rien d’autre que de se construire une autre clôture. Une façon de s’exclure, certes, mais est-ce vraiment notre nature ?

« La recherche scientifique est fondée sur l’idée que tout ce qui existe est déterminé par les lois de la nature, y compris, bien sûr, les actes des humains… Il faut reconnaître, toutefois, que notre connaissance actuelle de ces lois est fragmentaire et imparfaite et que, d’une certaine manière, cette croyance en l’existence de lois fondamentales régissant la nature repose, elle aussi, sur une manière de foi. Il n’en reste pas moins que cette foi est largement justifiée par les succès de la recherche scientifique. »… - Albert Einstein

« Une manière de foi » mais une foi réfléchie, une foi soutenue par la logique et une foi ouverte. Une foi basée sur la réflexion et dirigée vers la compréhension. Une foi guidée par le savoir, la science et la philosophie mais aussi par notre intuition. La foi de ne pas avoir de certitude, la foi en nous-même, la foi en l’Homme malgré toutes ses imperfections, la foi en l’existence de nos propres limites et la foi en nos lacunes. Et puis finalement, la foi en cette notion de laïcité qui devient seulement possible que grâce à notre incertitude. On retrouve cette notion d’incertitude dans la physique quantique. Elle a bouleversé notre vision du monde. Ces lois fondamentales dont parle Einstein qui régissent la nature. La science dite classique, qui permet aux mathématiques, à la physique et à la chime d’expliquer la nature qui nous entoure. Qui permet aux théorèmes et aux équations de faire avancer la science de façon logique. Et qui permet d’étudier l’infiniment petit et l’infiniment grand. La matière est formée par des molécules. Elles sont un assemblage d’atomes qui sont constitués d’un noyau et d’électrons qui tournent sur eux-mêmes indéfiniment. Le vide n’existe apparemment pas. Il serait constitué d’une multitude de particules en mouvement se déplaçant à des vitesses vertigineuses. Mais voilà, aucun théorème, aucune équation, aucun instrument semble pouvoir déterminer le déplacement continue et incessant des électrons et des particules. Ni même déterminer la direction qu’ils empruntent, ni même mesurer leur vitesse. Ils sont complètement imprévisibles. Un mouvement véritablement chaotique. Une agitation qui ne suit aucune règle, aucune loi et aucun schéma. Un comportement dépourvu de toute logique. Les mathématiques y trouvent un mur infranchissable. Pourtant, toutes ces particules, ces électrons et ces molécules vont, au milieu de cet incohérent désordre, au milieu de ce chaos étourdissant, réussir à produire quelque-chose d’aussi complexe qu’un être humain. Pourquoi ? Qu’est ce qui rend ce chaos si formidablement ordonné et inspiré d’un coup ? Et comment ? On ne sait pas. C’est un mystère absolu. Le pur hasard peut-être ? C’est une théorie comme une autre. Nous ne serions donc qu’un simple hasard parmi une multitude de simples autres hasards ordonnés et étonnamment similaires pour certains… Oui oui oui… Mais cela ne me parait pas très cohérent. Et c’est bien ça le problème, le bon sens n’y trouve plus sa place. Étant donné que cela dépasse la logique et l’entendement tout est possible finalement.

« La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique: Rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi ! » - Albert Einstein

Il y a certaines choses qui nous paraissent effectivement un peu complexes. Des questions qui restent sans réponses. Et à notre modeste niveau, c’est peut-être un moyen de comprendre les incertitudes assumées de certains scientifiques et philosophes. Avant Galilée, les hommes pensaient que la terre était plate. Au fil des siècles l’Homme apprend. Au fil des siècles l’Homme remet en question les certitudes d’avant. L’Homme évolue, innove et se développe. Et à chaque période de l’histoire, il pense à nouveau tout savoir et tout comprendre. Pensons-nous aussi avoir tout compris ? Sur quelles bases concrètes et sur quels axiomes pouvonsnous affirmer ou même envisager cette hypothèse ? Comme si la science avait déjà tout expliqué. Comme si elle ne prévoyait plus de se remettre en question. Comme si la philosophie avait répondu à toutes nos interrogations. Comme si l’être humain était arrivé à son apogée encore une fois. Surprenant de ne pas apprendre des erreurs du passé… Oui probablement, comme pour nos aïeux, il y a aura d’autres Galilée pour tout remettre en question une nouvelle fois. D’autres penseurs pour nous faire penser différemment. Et d’autres Einstein qui feront évoluer la science vers de nouveaux horizons. Nos certitudes n’en ont jamais été. Elles ne sont pas synonymes de Vérité. Et elles ne le seront sûrement jamais.

C’est acté. Mais il ne s’agit peut-être pas de trouver, il s’agit peut-être seulement de chercher. Que serait notre monde si nous avions déjà toutes les réponses sur tout ? Donc. Comment caractériser ce que l’on ne comprend pas ? Certains y voient un Dieu. Certains y voient un pur hasard. Aucun n’a tord, aucun n’a raison, aucun ne le peut. C’est peut-être aussi un mélange des deux. On ne sait simplement pas. Alors, maintenant si nous prenions les choses différemment ? C'est à dire de façon moins catégorique, plus imagée, plus laïque, voir même parfois plus poétique. Je me suis parfois demandé ce que pourrait être la vision d’une simple fourmi sur le monde qui l’entoure. Quelle pourrait-être sa philosophie et sa réflexion sur sa propre existence. En y réfléchissant on est bien conscient que le simple fait d’essayer de comprendre ce que pourrait-être un être humain lui serait sûrement inconcevable, inabordable et tout simplement incompréhensible, inaccessible et insondable.

Comment pourrait-on lui expliquer alors ? Nous sommes pourtant, là, tout près d’elles. Elles pensent, peut-être qu'elles ont tout compris. Et si nous étions aussi comme des fourmis au milieu de cet univers infini. Il semble que nous sommes souvent persuadés de comprendre le monde qui nous entoure. J’imagine qu’une fourmi, d’une certaine manière, doit le penser aussi. Pourquoi serions-nous si différents ? Pourquoi serions-nous nécessairement la finalité de ce monde et de cet univers ? Il y a tellement d’exemples autour de nous qu'il me semble que notre suffisance nous aveugle probablement. Que pourrait comprendre une plante du monde qui l'entoure ?

Oui, il semble que nous comprenons effectivement un peu mieux cet univers mais nous constatons surtout notre propre ignorance et nos propres limites. Mais à la différence d'une fourmi, nous pouvons envisager que notre intelligence ne nous permet pas toujours de tout comprendre.

Oui, nous pouvons concevoir cette éventualité. Et même envisager notre incapacité de même effleurer le début d'une quelconque Vérité. Le simple fait d'envisager cette idée pourrait peut-être aussi nous permettre de regarder le monde autrement et ainsi nous permettre de nous sentir plus proche de tout ce qui peut former la nature en général. Comme si l'Homme faisait partit d'un tout.

Comme si l'Homme n'était pas l'acteur principal de ce monde mais simplement un acteur comme les autres...

« D’autre part, tout individu réellement passionné par l’évolution de la science est convaincu de la présence d’un esprit derrière les lois de l’univers, un Esprit bien supérieur à celui de l’homme, et devant lequel on doit se montrer fort humble. ».. - Albert Einstein Un « Esprit bien supérieur » mais pas nécessairement un Dieu.

Pour une fourmi nous pourrions l’être mais nous ne sommes, en fait, rien de tout ça. Non, quelque-chose d’impénétrable et intangible, et donc que l’on ne peut définir… Si bien que toute tentative d’interprétation serait obligatoirement vouée à l'échec. Tout comme une fourmi qui ne pourrait concevoir la complexité d'un être humain, nous ne pourrions pas concevoir non plus l'inconcevable.

Et ce qui est inconcevable n'est pas non plus synonyme d'inexistant. Notre vision sur cette énigme n’est donc probablement qu’une métaphore. Un point de vue, une hypothèse, qui est influencé par notre culture, par l’histoire, par nos passions, par nos inquiétudes, par notre passé, par notre sensibilité et par notre émotivité.

Mais ! Tout le monde a le droit de croire ou de ne pas croire. Simplement car nous ne savons pas. Et ce qui est essentiel, je pense, c’est d’en être conscient.

Auteur: Gabriel Epixem

UN MUR, L'INFINI, EIN SOF

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Publié le par jean françois
ACTUALITÉS MAÇONNIQUES ET AUTRES

CONFÉRENCE À QUIBERON

 

« La Bible et le Coran convergences divergences »

Quand : le Mardi 17 octobre à 14h 30

Où : à la Maison des Associations.

Entrée libre Tarif 8 € (2€) pour les membres de l’UTL.

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES ET AUTRES

 

 

Le Grand Orient de France, sentinelle de la République

Dans un monde en proie au chaos intellectuel et moral, dans un monde confronté à la résurgence des idéologies de la haine et défié par des fanatismes religieux qui tuent au nom de leur « vérité », dans ce monde, la réflexion et l’intervention des francs-maçons sont plus que jamais nécessaires.

Si, depuis l’instauration de la République et les grandes conquêtes laïques, démo- cratiques et sociales qui lui sont dues, la franc-maçonnerie a pu donner le senti- ment d’un relatif assoupissement, alors, l’heure a sonné de son réveil et le temps est venu de la reprise de ses combats.

L’urgence est là, car les hautes valeurs morales que nous pensions avoir contribué à fonder, pour des siècles et des siècles, connaissent, depuis quelque temps, dans notre pays même, des remises en cause alarmantes.

La franc-maçonnerie au service de l’émancipation

C’est l’humanisme universaliste, socle hérité du siècle des Lumières, qui est en pé- ril. Il est menacé par la combinaison convergente d’idéologies qui, prônant l’exclu- sion, s’emploient à revenir à une société d’ordres où l’individu verrait son destin scellé à raison de sa naissance ou de ses origines.

Les francs-maçons du Grand Orient de France sont des humanistes. Il y a parmi eux des croyants et des non-croyants. Mais tous se retrouvent autour d’une même idée force : c’est aux hommes qu’il revient de déterminer leur destin individuel et collectif. Le croyant, dans sa démarche individuelle, peut bien s’en remettre à une vérité « révélée », il lui faut consentir à ce que celle-ci ne saurait s’imposer à l’ensemble du corps social.

La séparation du spirituel et du temporel est la pierre de touche de notre huma- nisme. Cette liberté précieuse, on le sait, a été chèrement conquise. Elle est au- jourd’hui à nouveau vulnérable, et contestée. Si nous ne voulons pas, demain, en être privés, il est urgent d’en réaffirmer le principe.

Or, face à ce principe, que voyons-nous ?

  

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Les questions religieuses reviennent en force dans le débat public, la pression clé- ricale retrouve une vigueur que l’on pouvait croire épuisée, le doute s’installe sur la légitimité de notre modèle républicain.

Depuis le 7 janvier 2015, dans notre propre pays, ce sont près de 250 personnes qui ont été tuées au nom de Dieu. Nous n’avions pas connu de massacres de masse au nom de la religion depuis la Saint-Barthélemy, ni d’assassinat collectif au nom d’un paganisme raciste depuis Oradour-sur-Glane. Nous sommes bien placés, du fait de notre histoire, pour mesurer l’importance de ce basculement, de cet affaissement, dans les bas-fonds de l’intolérance, du fanatisme, de la haine et de l’inhumanité.

Ces idéologies qui profèrent la haine de l’autre, nous savons de quoi elles sont ca- pables : du pire. Nous avons longtemps pensé que nous étions prémunis contre leur retour. Après la chute du mur de Berlin, les docteurs Pangloss nous annonçaient benoîtement l’avènement de la « fin de l’histoire ». C’était pécher par optimisme.

Nous n’avons plus droit à l’illusion. Il nous faut désormais reprendre les combats, comme l’ont fait avant nous des francs-maçons célèbres, mais aussi anonymes, illustres, mais aussi méconnus. Nombreux sont ces frères et soeurs qui ont payé de leur vie leur engagement pour défendre notre liberté de conscience et même notre liberté tout court. A leur exemple, il nous faut, à notre tour, mener la guerre des idées. Pour la liberté contre l’aliénation et l’oppression, pour l’égalité contre les postulats différentialistes, pour la fraternité contre l’intolérance et le fanatisme.

Alors que le monde profane relaie et amplifie les discours de haine et d’exclusion, il revient à la franc-maçonnerie, aujourd’hui comme hier, d’en appeler à la résis- tance. Il lui revient de penser autrement. Il lui revient de fournir les moyens intel- lectuels propres à contrebattre les idées dominantes. Grâce à leurs outils symbo- liques, grâce à ces espaces de liberté, d’égalité et de fraternité que sont les loges, les francs-maçons sont armés pour déconstruire les dogmes – qui ne sont pas que religieux, tant s’en faut - pour combattre les idées reçues, les pensées prémâchées, bref, pour sortir de la confusion qui caractérise notre monde présent, imbu de lui- même, narcissique et affairé, coupé des leçons de son passé, incapable, enfin, de penser les espérances que son avenir promet.

La caractéristique de la franc-maçonnerie à laquelle nous sommes attachés, c’est sa capacité à embrasser les grands problèmes actuels, mais aussi à prendre la dis- tance avec l’air du temps, ses modes et ses lubies passagères. C’est la raison pour laquelle les francs-maçons se réunissent dans des Loges, à l’écart du monde pro- fane, préservés temporairement du tumulte et de la confusion généralisés. Le choix de l’a-dogmatisme que nous avons retenu nous permet parallèlement de ne mettre

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aucune borne à cette réflexion individuelle et collective. Il n’y a au Grand Orient ni tabou, ni interdit car les francs-maçons sont d’abord des esprits libres.

L’universalisme, notre « nouvelle frontière »

Aux fins d’accomplir son objectif d’émancipation, la franc-maçonnerie, depuis trois siècles, met en suspens, en son sein, les catégories du monde profane. Il n’y a dans les Loges du Grand Orient de France aucune distinction fondée sur l’ethnie ou la couleur de peau, la classe sociale, la foi religieuse ou la non croyance, les origines biologiques ou géographiques. Il n’y a, en Loge, que des hommes et des femmes libres et égaux en droit, considérés à partir de leurs qualités morales et non de leur position sociale.

Nous avons, en cette année de célébration du tricentenaire de la franc-maçonnerie moderne, l’ambition d’être d’abord le « conservatoire » de ce progrès que nous avons hérité du siècle des Lumières. Une époque qui contient et illustre les prin- cipes intemporels d’humanisme et d’universalisme. Nous avons en effet le devoir de conserver ce legs et d’œuvrer à sa transmission. D’autant que, de toute part, ses adversaires lancent l’offensive. Ils sont, au choix, les différentialistes, les eth- nicistes, les racialistes, les tenants du relativisme culturel. Ils essentialisent sans cesse. Ils pratiquent l’assignation identitaire à tel point que « l’identité » est leur mot fétiche.

Il y a, bien sûr, parmi eux, les légions d’une extrême droite qui a toujours récusé l’universalisme car, pour elle, il y a des races, des ethnies, des couleurs de peau qui justifient une irréductible différence entre les êtres humains. C’est à partir de ces thèses que, dans les années 1940, en France, il y avait des wagons de métro et des squares réservés aux Juifs, qu’il y avait aux Etats-Unis d’Amérique ou en Afrique du sud, dans les années 1960 et au-delà, des autobus et des toilettes publiques interdits aux Noirs.

C’est cette même idéologie, désormais revendiquée par des fractions de la gauche et de l’extrême gauche, aimantées par les « Indigènes de la République », qui pré- tend justifier en France aujourd’hui la convocation à des « camps décoloniaux raci- sés » et, avec la caution, toute honte bue, d’universitaires et d’intellectuels, la tenue de colloques interdits aux Blancs ! Cela a lieu en France aujourd’hui.

Contre ces nouveaux ennemis de la République universelle, celle que nous nous efforçons de bâtir depuis trois siècles, une mobilisation énergique et combative est une ardente obligation. Républicains universalistes, il nous faut sans relâche, comme l’ont fait nos ancêtres francs-maçons au siècle des Lumières, continuer d’abattre les murs que l’on dresse entre les êtres humains.

  

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C’est la tâche urgente, prioritaire, centrale, à laquelle nous devons nous consacrer : faire vivre ou revivre l’universalisme. Cette entreprise a, de surcroît, le mérite de pouvoir rassembler tous les francs-maçons du Grand Orient de France et même bien au-delà, quels que soient leurs sensibilités, leurs options partisanes ou leurs rites.

L’universalisme constitue le socle de notre culture commune, celle qui a été codi- fiée dans la Déclaration des droits de l’Homme de 1948. Si nous ne gagnons pas cette guerre des idées – dont les implications pratiques s’étalent sous nos yeux - alors, nous risquons d’être ensevelis sous l’ordre barbare.

En 1935, deux ans après la prise du pouvoir par Hitler, Thomas Mann écrivait :

« Tout humanisme comporte un élément de faiblesse, qui tient à son mépris du fanatisme, à sa tolérance et à son penchant pour le doute, bref, à sa bonté naturelle et peut, dans certains cas, lui être fatal. Ce qu’il faudrait aujourd’hui, c’est un humanisme militant, un humanisme qui découvrirait sa virilité et se convaincrait que le principe de liberté, de tolérance et de doute ne doit pas se laisser exploiter et renverser par un fanatisme dépourvu de vergogne et de scepticisme ».

Face aux fanatismes sans vergogne de notre temps, le Grand Orient de France, avec son idée exigeante de l’humain, doit être aux avant-postes de la résistance intellec- tuelle et morale.

L’universalisme est l’étoile polaire de la franc-maçonnerie. L’humanisme est son combat.

Philippe Foussier Grand Maître du Grand Orient de France

   
ACTUALITÉS MAÇONNIQUES ET AUTRES

LIRE

 

Franc-Maçonnerie et Tarot.

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES ET AUTRES

SALONS DU LIVRE SUR HIRAM BE

LA SAISON DES SALONS DU LIVRE MAÇONNIQUE EST ARRIVÉE
Par Géplu dans Divers

Plusieurs salons du livre maçonnique, ou maçonnique du livre vont se succéder en octobre et novembre. A tout seigneur tout honneur, commençons par le plus gros et le plus ancien, le salon maçonnique du livre de Paris, 15ème du nom et qui se déroulera cette année encore à la Bellevilloise, rue Boyer à Paris. Au-dessus de toutes querelles de chapelles, il réunit les 17 plus importantes obédiences maçonniques françaises, sous l’égide de l’I.M.F., Institut Maçonnique Français. Il aura lieu cette année les 18 et 19 novembre. 10 tables rondes, 3 conférences, de très nombreux auteurs en dédicace, et 5 000 visiteurs attendus sur les deux jours.

Téléchargez le programme complet : Salon de Paris IMF 2017

Ensuite et par ordre chronologique, Les rendez-vous de l’histoire de Blois, sous-titrés La franc-maçonnerie, une idée neuve, et qui ont lieu ce dimanche 8 octobre.

Puis le samedi 14 octobre, le Salon Lyonnais du Livre Maçonnique,

Et enfin les 25 et 26 novembre, le 5ème Salon du Livre et de la Culture Maçonniques de Toulouse.

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES ET AUTRES

GLAMF INTERVISITES  VOIR L’ARTICLE SUR HIRAM-BE

 

Il apparaît que des Loges contestent le texte proposé par l’obédience, lire l’article sur HIRAM BE.

 

JF.

 

DES FRÈRES DE LA GL-AMF VEULENT PLUS DE LIBERTÉ DANS LES VISITES

Par Géplu dans Divers

On le sait, les visites à la GL-AMF sont très encadrées par un texte appelé « Charte relative aux inter-visites », tant pour les Frères voulant visiter la GL-AMF, que pour les Frères de la GL-AMF voulant visiter d’autres obédiences. Voir à ce sujet l’interview d’Alain Juillet du 23 octobre 2016 dans laquelle il dit notamment : « Aujourd’hui seules sont autorisées les visites des obédiences reconnues par la GL-AMF, c’est-à-dire la GLDF et la GLTSO (…) ».

Il semblerait que quelques Frères et Loges acceptent de plus en plus mal cet encadrement, notamment les 10 Loges de la Réunion, qui viennent de signer une proposition de nouvelle Charte, beaucoup moins restrictive, et qui déclare en préambule que « L’objet de cette Charte est de favoriser l’ouverture de nos respectables Loges à l’ensemble des francs maçons, notamment de France, afin que puisse réellement se constituer au plus tôt une véritable Alliance maçonnique, au-delà des clivages obédientiels actuels ».

lire la suite sur Hiram be

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES ET AUTRES

SUR LE BLOG LA LUMIÈRE DE L’EXPRESS

Franck Fouqueray et Jacques Carletto, alias Jissey

La franc-maçonnerie et l’humour font-ils bon ménage? Rien de moins sûr, car bon nombre de frères et de sœurs se prennent bigrement au sérieux, avec leurs Grands titres à rallonge de Mamamouchi, leurs décors et leurs rituels, leurs pouvoirs chiméruques. La maçonnerie, c’est un peu la Société des égos, où l’auto-dérision n’a guère sa place. Les frères qui tentent d’introduire de l’humour sont souvent mal perçus.

C’est le cas par exemple de Jacques Carletto, alias Jissey, dessinateur sur ce blog et membre de la GLDF, et de Franck Fouqueray, auteur original et membre de la Grande Loge Mixte de Memphis Misraïm. Il faut dire que Fouqueray aime la provocation, notamment lorsqu’elle tourne autour du corps et des plaisirs (voire ce post ici et ce post là), des sujets qui, pour bien des dignitaires, doivent demeurés cachés sous le tablier. L’humour est souvent grivois, les blagues entre frères ne font pas exception. On dit qu’au cours des agapes qui suivent les tenues rituelles, les initiés se lâchent et ont la ripaille salace. C’est l’une des causes de la réticence de nombre de frères à voir entrer des femmes en maçonnerie (comme si les sœurs avaient moins d’humour… ou que la mixité gênait certains frères aimant déverser leurs blagues machistes !!!).

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES ET AUTRES

 

SUR GADLU INFO

 

Les outils philosophiques du franc-maçon – René RAMPNOUX (Editions Dervy – novembre 2016)

Pour un type de personne, l’existence du monde est une évidence. Les jours se succèdent avec aisance ; il se sent bien avec ce monde qui contient toutes les réponses qui lui conviennent. Il dit avec Parménide : « Tout ce qui est, est et tout ce qui n’est pas, n’est pas. »

Le franc-maçon s’étonne, cherche : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » La quête d’une réponse à cette interrogation n’a pas pour objectif de trouver la solution qui mettrait un terme à sa recherche.


En savoir plus sur http://www.gadlu.info

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES ET AUTRES

LIRE.

Elisabeth Cappelli vous guidera dans cette Chapelle du Graal ou "la porte est en dedans", une visite inoubliable dans la mythique forêt de Brocéliande.

JF.

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Publié le par La Maçonne

Cet article est reposté depuis La Maçonne.

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Publié le par jean françois
BILLET D'HUMEUR DU MANQUE D'ÈRE ET DE LA SOUMISSION

BILLET D’HUMEUR : DU MANQUE D’ÈRE ET DE LA SOUMISSION

 

Eh patron ! j’ai vu, si si j’ai vu, on change d’air, enfin d’ère ! Je ne sais plus. Ca va pas non, il faut arrêter de consommer ! Ah la la on est mal, on mal. Malheureusement ce n’est pas de la pub, quoique ?

 

Mon envoyé spécial en urgence, FMR, grand reporter au Blog en mission à Saint Paul les Trois Châteaux au musée d’archéologie du Tricastin, nous rapporte les faits qui suivent, dont l’origine est indéterminée cela provient t’il d’une maladie tropicale ou d’un virus contracté au niveau municipal, intercommunal, départemental, régional, national, européen. Les symptômes semblent nous orienter vers le ministère de la culture, cela risque d’atteindre rapidement l’éducation nationale on craint une pandémie. En effet il s’est trouvé quelqu’un parmi tous nos élus, qui a vus l’urgence de modifier la datation des objets d’arts faisant constitutifs de notre patrimoine, enfin une réforme urgente réalisée.

 

Bientôt plus de références à avant et après J-C, on remplace par Ancienne ère et nouvelle ère. C’est un peu le refus de notre tradition, j’exagère c’est quand même mieux, on attendait cela depuis longtemps, c’est bien la globalisation de nos traditions, leur mondialisation, ça fait moderne, plus jeune on comprend mieux, ça commence quand la nouvelle ère au fait ? Voilà, en fin voici le reportage :

Musée d'Archéologie du Tricastin Saint-Paul les Trois Châteaux

Musée d'Archéologie du Tricastin Saint-Paul les Trois Châteaux

Donc si j'ai bien compris je suis née en 1947 de n.è. et non 1947 après J.C. 
 

Surprise ! Il y a deux jours, lors de la visite d'un joli musée archéologique à St Paul-trois châteaux, très récent, mon attention fut attirée par la définition de la date sur tous les objets présentés.. 
Désormais les dates ne sont plus "avant JC" ou "après JC" mais exprimée en "n. è." (???!!!) 
Lorsque j'en ai fait la remarque à notre guide elle m'a dit tristement que désormais toutes les dates sont désormais obligatoirement écrites "avant ou après notre ère" = n. è)

Donc plus de mention de Jésus-Christ ni même JC. dans les musées... c'est interdit ! 
Alors, il va falloir changer toutes les étiquettes ???

Je lui ai alors demandé si notre ère était toujours liée à la naissance de Jésus Christ...
 Elle m'a répondu: Oui, je sais... (toujours tristement…)
 


Ça aurait pu déplaire à certains... je suppose...
 J'en suis resté baba (comme Ali)... Comment un pays comme la France est devenu si con !!! (excusez le mots mais je crois que c'est celui qui convient).
 
Tous les jours un espace de liberté est grignoté... (laïcité ?) ...
 
On est mal, on est mal !!!! 

 

 

Je me demande pourquoi on attendu tout ce temps, pour mettre cela d’Équerre. Enfin l’essentiel est d’être sur le chemin (« en marche il faut dire maintenant. ») Ca bouge quand même, depuis que l’on traine une bande de fainéants, d’illettrés, ceux qui ne sont rien, ceux qui font la queue dans la joie au resto du cœur. Ils vont avoir du travail pour changer toutes ces étiquettes, on pourrait leur faire suivre un stage non rémunéré chez Monsieur Carrefour ou Superman Super U ou encore chez Monsieur Auchan pour ceux qui manquent d’air ! Par ce que là, il va y en avoir du travail.

 

Il me vient une autre bonne idée, il faut mettre fin au scandale insupportable, des jours fériés mis en place par tous ces religieux intégristes, il faut de la flexibilité, d’ailleurs ont voit bien depuis que le lundi de pentecôte n’est plus férié avant tout l’argent récolté nos anciens sont heureux dans des maisons de retraites au coût modeste et on ne sait plus quoi faire des places libres, alors supprimons le Lundi de pâques, le jeudi de l’ascension, c’est inadmissible ces incursions de la religion dans la sphère publique, je pense que vous êtes tous d’accord. Voilà une nouvelle ère qui s’annonce bien !

 

Sauf que je suis en train de lire, ce que ceux d’entre nous qui ont connu l’ancienne datation, appelle un brûlot, le livre du principal de collège Bernard Ravet (Principal de Collège ou Imam de la République.)

J’ai l’impression que l’éducation nationale, celle de la nouvelle ère est à genou. Diviser par deux les classes métastasées, sans traiter la maladie c’est peut être la répandre, enfin je ne suis pas médecin, ni enseignant comme Barbara Lefevre qui dit : « A l’école de la république depuis trois décennies au moins on a su très bien s’y prendre pour déraciner les savoirs et la culture, mais pas la haine. » Curieux non, « en même temps », on abandonne l’école publique fleuron de la laïcité à l’influence de la religion. Sans que cela semble émouvoir les plus laïques d’entre nous. Il faut un principal de collège en retraite ardent défenseur de la laïcité, abandonné par sa hiérarchie, son syndicat, et seulement soutenu par la police locale, pour que la parole circule que le voile se lève sur cette omerta.

 

Et parallèlement dans l’urgence les objets d’art, tous les témoignages de nos traditions vont êtres ré étiquetés nouvelle ère.

 

Et vous qu’en pensez –vous ?

 

JF.

 

Le billet est un petit écrit (sans prétention), dans lequel on peut se dispenser des formules de compliments.    

BILLET D'HUMEUR DU MANQUE D'ÈRE ET DE LA SOUMISSION

Quinze années durant, Bernard Ravet s’est tu. Parce que son statut de principal de collège le lui imposait – le devoir de réserve du fonctionnaire. Parce que, dans les collèges de ZEP classés «  Violence  » qu’il dirigeait, les journées étaient rythmées par une alternance du grave et de l’urgent qui ne laissaient pas une seconde à l’introspection. Mais aussi pour ne pas craquer.

Aujourd’hui à la retraite, il s’est décidé à parler. À raconter sa vie, qui est celle de tout le personnel envoyé dans ces établissements ghetto. La violence. La montée du religieux. Les familles au mieux absentes, au pire fracassées. L’hypocrisie et le clientélisme des politiques. L’immense solitude des personnels de direction et des enseignants qui ressentent un profond sentiment d’abandon par leur hiérarchie.

Une vie qui tient de celle du commissaire de police, du directeur d’ONG pédagogique et, de plus en plus, face à la montée du religieux, d’imam de la république. Avec, pourtant, chevillée au corps, la conviction qu’il est encore possible d’agir pour que des élèves otages de leur environnement échappent à cette fatalité.

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Publié le par jean françois
NOMMER !
NOMMER !

 

Monsieur quel est votre nom ? Quel est votre âge ? Etc…. Cela ressemble à un banal interrogatoire dans un poste de police, on pourrait poursuivre ainsi comment appeler vous ceci, ou encore cela. Cela se transforme en une quête mystérieuse de la Connaissance. Tout doit il être dit, tout peut il être dit et à tout le monde, et où se situe le domaine de l’ineffable, de l’imprononçable.

Un philosophe Ludwig Wittgenstein c’est intéressé aux fondements du langage, il a tenté de tracer une ligne de séparation entre ce qui peut être dit au moyen du langage, et  ce qui ne pouvant l’être, doit être tu.

Nous sommes nombreux a avoir voulu de notre libre volonté êtres initiés aux mystères, ne sachant lire….ni écrire…

Si comme l’enseigne la Kabbale cet ésotérisme des juifs, le monde est un produit du verbe, langage et verbe sont à l’origine identiques. Le mot et la chose se confondant, l’on perçoit l’importance du pouvoir de nommer.

Dans la Genèse II, 19- « L’éternel Dieu forma la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme.

20- Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais pour l’homme il ne trouva point d’aide semblable à lui. »

Ludwig Wittegenstein pense que le langage n’a rien à dire sur la valeur des choses, il ne s’attache qu’aux faits. Selon lui dire le vrai, c’est dire ce qui est conforme aux faits, et dire le faux c’est dire ce qui n’est pas conforme aux faits, une sorte de positivisme.

Mais néanmoins il rajoute que ce n’est pas parce que l’on ne peut pas dire, qu’il faut mépriser, et surtout ignorer. L’ineffable, l’imprononçable est d’un autre monde, un monde abordable soit par une attitude mystique, soit dans des moments extatiques, moments d’égrégore ou la communication passe alors, soit dans le silence, soit mot à mot par le souffle de l’un à l’autre, dans une chaine aux maillons d’or pur, ces mots, ce souffle pénètrent le cœur et s’y loge au secret.

L’apprenti sous la lune pâle s’ouvre ainsi à l’ineffable, à l’imprononçable, l’incommunicable, dans le silence. Les symboles mis sous ses yeux, lui parlent de ce monde, mais aussi d’un autre monde ou ils vivent et se renouvellent sans cesse par son intermédiaire. Ce silence d’apprenti n’est donc pas ignorance, mais puissance symbolique du sage.

JF.

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Publié le par jean françois

Dans l'article Actualités du 1er octobre, il est question de PMA et d'une prise de position du GODF, le Frère Cincinnatus a souhaiter réagir !

JF

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Publié le par jean françois
Partie du tableau de Raphaël : l'Ecole d'Athènes Platon et Aristote

Partie du tableau de Raphaël : l'Ecole d'Athènes Platon et Aristote

LE FRANC-MAÇON ENTRE PLATON ET ARISTOTE

La Franc-Maçonnerie n’est pas une école philosophique au sens moderne (1), car elle n’est pas une fabrique de concepts, elle est une voie de réalisation de l’homme par son initiation progressive, on parle d’adapte, d’initié, de la Connaissance et non de connaissances et de savoirs. Elle ne rejette pas, n’exclue pas, ses fondements sont immémoriaux et font références à des traditions ancestrales, dont la philosophie antique.

La Franc-Maçonnerie a subit plusieurs influences, elle n’est pas hors sol, mais elle sait aussi, pour sa partie la plus spirituelle, la plus sacrée, admettre l’influence divine d’un principe créateur.

Elle admet donc au delà de la raison, la foi en un principe créateur, que certains Maçons iront jusqu’à nommer, d’autres en resteront a un principe générique de Grand Architecte de l’Architecte, si l’excipient change le principe actif est le même. D’autres Maçons resteront sur un plan humain, plus sociétal, plus terrestre, en revendiquant une « spiritualité laïque » nourrie par la pratique de vertus humanistes. Tout fait d’excellents Maçons, c’est la vraie universalité Maçonnique peu commune dans notre monde d’affrontements.

Tous ces Frères se situent entre Platon et Aristote à des degrés différents, le tableau de Raphaël sur l’Ecole d’Athènes suffit presque a différencier les deux hommes et les Frères en Maçonnerie. On y voit Platon l’index dressé vers le ciel, et Aristote la main tendue à l’horizontale, signe de son attachement à la terre.

Le Franc-Maçon suivant son degré d’initiation se situe surement entre les deux. Il reconnaît et admet son humanité, il a soit des aspirations  vers le céleste, soit des inclinaisons à plus de réalisation sur terre, ou il y a tant à faire, et il n’y a aucune incompatibilité entre les deux. Je ne fais pas là de l’eau tiède, c’est simplement constitutif de ce que nous sommes, conscient de nos allers et retours incessants le long du fils à plomb, de notre volonté de parvenir à la quadrature du cercle.

Pour revenir à la philosophie, celle de Platon et de son maître Socrate est descendue du ciel sur la terre. Ce fut une période de haute spiritualité, puis cette philosophie « c’est dégradée » pour certains, c’est séparée de la foi ou de la croyance pour d’autres, se détachant peu à peu de sa spiritualité, pour s’attacher à la raison, au raisonné, au raisonnable, premiers pas vers une certaine modernité, dans la ligne aristotélicienne.

Les sujets de prédilection de Platon ont été le beau, le bien, le vrai, Aristote lui a préféré les sciences, ce dernier a montré un attachement particulier à la nature, c’est peut être là leur point de convergence vers le céleste, la main tendue d’Aristote vers le doigt de Platon.

Cette opposition du céleste et terrestre pourrait être symbolisée par l’épaisseur d’une feuille de papier transparent.

Le Franc-Maçon sait que tout ce qui est bas est semblable à ce qui est en haut. Alors sur ce principe énoncé dans la célèbre table d’émeraude comment pourrait il y avoir une opposition entre le céleste et terrestre ? Il convient d’y voir plutôt une complémentarité, une harmonie, quand les mains et les doigts se rejoindront, tous les hommes seront Frères et reconnus comme tels.

JF.

 

 

(1) Je tiendrais à part la philosophie antique, cette philosophie ou les philosophes vivaient leur philosophie.

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Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

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Publié le par jean françois
Incroyable et Merveilleuse

Incroyable et Merveilleuse

            POLEMIQUE : RATIOCINAGE ET INITIATION MACONNIQUE

 

J’ai parfois l’impression en loge d’assister à un cours de philosophie au mieux, et au pire à une logorrhée sirupeuse, de bons mots distillés avec méthode, emphase, pour séduire un auditoire béat devant autant de science et de connaissances, dont certains, ceux qui ne dorment pas au bout d’un quart d’heure, approuvent en hochant du chef. Les plus ignorants de ces conférenciers glissent quelques sous entendus en feignant de dissimuler des secrets qu’ils ne peuvent dévoiler comprenne qui pourra !

Cela évite les questions. Et pour conclure en beauté il se trouve toujours un Frère qui sortant de son sommeil intervient pour dire qu’il n’a rien, mais vraiment rien à dire et qu’il félicite le Frère conférencier pour son travail si remarquable que tout mot, toute question paraîtrait incongrue, dans cette plate plénitude.

Cela vous rappelle peut être les discours ampoulés  des « incroyables et des merveilleuses » c’était après la terreur, après la chute de Robespierre dans les années 1797 une époque ou faire circuler la Parole était dangereux. Il devait être bon et surtout salutaire de parler pour ne rien dire ou mieux de se taire à cette époque.

Bien avant cette époque joyeuse, notre philosophe de référence Platon, nous devons le reconnaître, c’est lui aussi parfois laissé aller à ces ratiocinages dans ses dialogues souvent fastidieux, avec des formules platement rationnelles, il ratiocinait  sur la vertu, le bien, la justice, les bonnes mœurs etc…  Dommage qu’il ait succombé à ces exercices plus de style que spirituel.

Cependant à bien regarder il fut plus initié que philosophe dans ses lettres, en particulier celles à Dion on y trouve un sens ésotérique. On ne parle pas à un ami, à un Frère en particulier comme à un auditoire.

Dans ses lettres il démontre son intérêt pour les choses d’en haut, et son dédain pour les choses d’en bas, il envisage même la mort comme une noce avec les idées les plus pures. Là, pas d’emphase, le cœur parle plus que la raison.

L’écriture en sa forme épistolaire est plus confidentielle cela  lui confère plus de sincérité, d’authenticité, on chuchote à l’oreille de son ami, de son Frère, mais on fait passer aussi un souffle.

Brigitte Boudon, enseignante en philosophie a étudié ces lettres de Platon, elle est, et, ce n’est sans doute pas un hasard auteure de livres dont les titres sont évocateurs : Les voies de l’immortalité dans la Grèce antique, Symbolisme de la Provence, Symbolisme de l’arbre, Symbolisme de la Croix.

Voir ci-dessous ce qu’elle a écrit à propos de Platon et de ses lettres.

Quel enseignement pouvons nous tirer de cela ? Que la sincérité, la modestie, la simplicité de nos travaux font notre chemin initiatique, que ce qui s’énonce clairement parle à notre cœur. Que quand nous faisons un travail de réflexion, nous le faisons pour nous même et pour nos Frères, ils méritent mieux qu’un ratiocinage. Ils attendent de nous un message personnel pour que nos cœurs se parlent entre eux en toute Fraternité.

JF. 

Le texte de Brigitte Boudon sur les lettres de Platon:

Par rapport au reste de l’œuvre de Platon, les Lettres présentent un double intérêt : là seulement, le philosophe parle à la première personne, là seulement il se décrit en action. En effet, dans les dialogues, Platon met en scène divers personnages qui sont les interlocuteurs principaux : l’Etranger d’Elée, Critias, Timée, et surtout Socrate. Ce procédé laisse une question entière : dans quelle mesure ces interlocuteurs représentent-ils Platon ?

Brigitte Boudon.
Brigitte Boudon.

Brigitte Boudon.

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Merci de vos encouragements.

JF.

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Publié le par jean françois
CARICATURE DE DAESH

CARICATURE DE DAESH

GARE SAINT CHARLES A MARSEILLE

 

Ce sont vos jeunes filles, nos jeunes filles que la barbarie a assassiné, elles étaient et resterons toujours face au visage de la haine, le Sublime visage de l’amour.

GARE SAINT CHARLES A MARSEILLE
Décalage Sublimation ?

L’initiation maçonnique peut apparaître décalée par rapport à ces événements dramatiques et pourtant elle est une sublime espérance face à cette haine barbare. Elle se vit par trois : Illumination, Cheminement  et sublimation à mettre en phase avec le sublime grade de Maître, troisième grade, troisième degré, troisième marche vers plus d’humanité et de spiritualité vraie.

Dans cette sublimation apparaît le principe de transcendance, d’élévation, de verticalité, vers la beauté, l’harmonie et peut être le Divin.

Cette sublimation cette maîtrise de soi revendiquée par le Maître Maçon, cette sublimation recherchée par les alchimistes dans leurs obscurs laboratoires souterrains, ou les corps solides, rugueux, la matière s’allège en gaz et monte vers les cieux, comme le parfum d’encens dans les cathédrales de lumière.

Cette recherche de perfectionnement, ne nous rendra pas parfait, mais sera un pas de plus, vers nous même et vers le sacré, vers cette joie de la contemplation du beau. Mais gardons raison ou plutôt gardons à cœur, de nous méprendre dans une sorte d’orgueil mystique, écoutons Gaston Bachelard qui disait : « La sublimation n’est pas toujours la négation d’un désir, elle ne se présente pas toujours comme une sublimation contre les instincts, elle peut être une sublimation pour un idéal. »

Un idéal oui, un idéal non pas de domination, d’intégrisme comme tous ces barbares, ces dévoyés de Dieu, un idéal de combat certes contre le vice instillé dans leur esprit, un idéal pour une humanité plus vertueuse, plus aimante, plus tolérante, moins individualiste, moins orgueilleuse. Un idéal  d’exemplarité jusqu’au seuil de l’orient éternel, les paroles les plus belles que j’ai entendu cet été sont celle de mon Frère Pierre qui nous as quitté. Il était prêt pour le passage, ses derniers messages postés dans la boîte aux lettres de nos cœurs étaient remplis de mots de sagesse, de courage et même de joie, véritable sublimation de l’homme aidé par la nature comme le dit Montaigne : « Nature nous prête la main et nous donne courage.. » mais aussi par la solide chaine de ses proches et de ses Frères.

C’est dans cette chaine, cette sublime chaine que ceux qui sont partis avant, passés avant, viennent aider ceux qui vont connaître la sublimation de l’ultime initiation, ceux qui vont voir derrière le voile passer le char qui supporte le trône et s’asseoir tranquillement sur les dernières marches célestes.

Alors ! Alors ! Il y a surement quelque chose derrière cette porte aussi basse fut elle  comme celle de Bethléem. Il y a la sublimation magnifique qui est la vie, cette vie qui nous est donnée, et qui devient sublime quand nous en faisons bon usage, oui c’est l’usage qui compte pas la durée. Que notre compassion accompagne les deux jeunes filles de la gare Saint Charles, elles étaient et seront pour toujours sublimes.

JF.

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