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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
LECTURES, ÉCRITURES

LECTURES, ÉCRITURES

 

 

Au début, je ne savais ni lire, ni écrire, à peine formuler, épeler. Comme quand un enfant sort du ventre de sa mère, de sa loge mère. Je ne connaissais le monde qu’à travers la perception de mes sens. Mon regard oscillait, de droite à gauche, du bas vers le haut, déjà mon sourire déclenchait je ne sais pas pourquoi une forme de joie, celle de l’innocence sans doute.

 

Je lisais sur les lèvres de ma mère, puis comme un souffle venu de l’intérieur, un hoquet sans doute, ce hoquet tant attendu avant de quitter les bras protecteurs, de me lancer dans la vie.

 

Je ne savais pas lire en moi-même alors écrire ! Écrire quoi, pourquoi, pour quoi ?

 

« Faire des planches » quelle drôle d’idée, il y a tellement de planches déjà bien taillées, rangées, écrire ta planche personnelle. À force de me le répéter, je me suis mis à lire d’abord le sujet, puis à comprendre que l’inspiration viendrait sans doute avec le temps. On ne construit pas un temple en un jour, alors un temple intérieur.

 

Les poètes ont la faculté de construire le monde avec des mots, non pas des mots pour ne rien dire, pour passer le temps, mais des mots inspirés qui viennent de l’intérieur. Il ne s’agit par pour eux de joutes oratoires, ce sont leurs mots, leurs messages personnels. Nous prenons plaisir à les lire, car ils sont ciselés, purifiés, de véritables œuvres d’art, ils sont peints avec leur cœur.

 

Il faut donc lire en soi, pour aller vers l’autre lui écrire. C’est la clé du passage, le chemin de l’individuel vers l’universel. L’homme est un univers complet. Cette injonction qui m’a été faite, allez dans le monde univers complet, prend toute sa valeur, c’est d’abord aller vers soi-même, puis vers les autres. Pour cela il faut apprendre à lire et écrire. Construire chaque jour avec des mots, c’est se construire, construire sa spiritualité, répéter ces mantras qui finiront bien par construire le monde. La plume est toujours au-dessus de l’encrier, qui se vide et se remplit. Chaque jour d’écriture est comme une renaissance de l’esprit, une régénération de la vie. On libère des énergies, on libère la vie c’est pessa’h.

 

Libérer sa vie intérieure c’est faire sortir la joie de son cœur, c’est passer au-dessus. C’est être au-dessus, dans le sens d’élévation spirituelle et non de vanité ou d’orgueil. Il faut passer par la mort initiatique, pour vivre la vie de l’esprit. Il faut faire à l’autre l’offrande du meilleur de soi.

 

Découvrir en nous la Lumière intérieure, la faire vivre, briller et la projeter en ouvrant les portes de son cœur.

 

En ce jour particulier de Pâques, il y a plusieurs lectures de cette fête, donc plusieurs écritures suivant ses convictions personnelles. Il y a une lecture universelle du symbolisme de ce jour, c’est celle du retour de la lumière, après le passage dans les ténèbres. C’est intuitivement que j’ai choisi pour symbole du blog le phare de la Teignouse, qui éclaire les marins qui savent que ce passage est difficile dans la baie de Quiberon entre la Trinité et Belle-Île.

 

Le plus humble de tous, est comme un phare qui resplendit dans la nuit, il est le sauveur des agneaux égarés, dans l’ignorance et la superstition, jusqu’au péril de sa vie.

 

Je retiendrais de cette fête, qu’il faut protéger la douceur de l’agneau, sa bonté, par l’exemplarité. Alors la joie sera dans les cœurs, il faut donc en ce jour passer au-dessus de nos vaines querelles, et souvenir de tous ceux qui se sacrifient pour nous, surtout en ce moment et particulièrement les plus invisibles, les plus humbles, sans lesquels il n’y aurait pas de premiers de cordée.

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par jean françois
HUMOUR SANITAIRE HUMOUR VÉRITABLE

HUMOUR SANITAIRE HUMOUR VÉRITABLE

 

 

L’Abécédaire Maçonnique de Hervé le Marseillais.

 

La lettre v.


Et bien la vie continue car nous sommes au V

Oh ce n'est pas grande chose, certes, on dit bien que le V n'est rien!

Contrairement à ce que certains attendent, je ne parlerai pas du vénérable, car il fait partie des intouchables, des incunables, des incontournables, c'est l'ineffable. La lumière qui éclaire notre monde.

Alors avec tout ça, comment voulez vous qu'il ne fasse pas le syndrome de jésus, et qu'il ne se prenne pas pour une lumière, que dis-je LA lumière.

Le phénomène est assez long, les symptômes apparaissent peu à peu, il faut compter 3 ans environ pour que la pathologie soit déclarée au grand jour.

Alors comme disait notre frère Pierre dac, à force de prendre des (v)messies pour des lanternes, il se brule, et  laisse sa place au messie suivant, qui au bout de trois ans, et ainsi de suite jusqu'à siècle des siècles Amen.

Voila comme promis, je n'ai pas parlé du Véné!

Maintenant venons en au fait de la lettre du jour

Amitiés

Hervé

V:.Qui suis je?

Je suis celle qui est, a été et sera, je suis partout et nulle part, je n’ai ni sens, ni valeur et  ne suis qu’un leurre.

On peut changer le monde, la société, les hommes, mais nul ne peut me changer, ni me travestir

Je n’ai  pas d’histoire et le temps n’a pas d’emprise sur moi car je suis intemporelle, je n’ai donc ni commencement ni fin.

Je suis à la fois unique et multiple.

Tel un mirage qui recule au fur et à mesure que le voyageur s’approche je suis celle que l’on n’atteint jamais.

Je n’appartiens à personne et pourtant je suis à tous.

L’avenir n’est pas mon problème, le passé encore moins,

Ma recherche est à la fois une fin mais aussi un moyen.

Je ne m’occupe pas des hommes mais eux me collent à la peau

Ni Dieu, ni maître, tous s’inclinent devant moi.

L’ignorance, le mensonge, la calomnie ou le scepticisme n’ont, aucune emprise sur moi. Car nier que j’existe c’est avouer que je suis.

Vous m’avez reconnu, oui, non? Je vais tout avouer, la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

Hervé D.

HUMOUR DE STRAKA HUMOUR DU PARTAGE.

 

HUMOUR SANITAIRE HUMOUR VÉRITABLE

Excellent mon cher Straka, en cette période où chacun devient très savant en médecine, pourquoi pas en physique ?

J'ai moi-même constaté le phénomène que tu décris, cette relativité, après l'étude de plusieurs cas clinique.

Il me reste néanmoins une interrogation, cette théorie ne semble pas marcher dans les bars à jus de fruits. Après avoir approfondi l'étude il semble que cela provient de la qualité des fruits et de leur conservation. Je pense qu'il faudrait les mettre dans l'alcool qu'en penses-tu ?

 

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Publié le par jean françois
ERRATUM ARTICLE ANTHOLOGIE MACONNIQUE
Une erreur dans l'article du 11 Avril 2020. Il fallait lire : "le Marquis Antoine Destutt de Tracy né le 20 juillet 1754 à Paris ; décédé le 9 mars 1836"
Et non 1936 ! Avec ma demande d'excuse.
Errare humanum est perseverare diabolicum. Selon Sénèque ou pas.

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par jean françois

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Publié le par jean françois
POINTS DE VUE INITIATIQUES

 

L’initiation contient plus de questions que de réponses, le chemin, la voie, le sens, la direction, le passage, la métamorphose, l’unification. Un nouveau numéro de Points de vue Initiatiques la revue de la Grande Loge de France à mettre entre toutes les mains qui se tendent, entre les mains des chercheurs et des cherchants de la Connaissance.

 

Une pierre supplémentaire pour mettre un terme l’ironie, à la caricature de ceux qui voient des choses insensées dans le chemin initiatique.

Quelques passeurs de lumière qui éclaireront, ceux dont la recherche, est sincère. L’initiation dépasse le niveau d’une philosophie, d’une religion particulière, ou d’une étude rationnelle. Elle permet de réaliser l’unification de l’homme, cet être ternaire à l’instar de l’univers qui comprend : un monde matériel, un monde psychique, un monde spirituel.

 

Ceux qui ont contribué à ce numéro de Points de Vue Initiatique apportent leur contribution, par leur vécu. Ils travaillent dans le but de transmettre cette Connaissance à tous ceux : qui cherchent, qui demandent et qui frappent.

 

Ils transmettent cette Connaissance parce qu’ils voient avec l’œil du cœur. Nous pouvons leur dire Mercy, ils sont des Princes, qui viennent délivrer l’âme prisonnière de l’ignorance et de l’erreur, par le dévoilement de la Vérité. (1)

 

« Ceux qui auront possédé la Divine Connaissance luiront de tout l’éclat des cieux. Mais ceux qui l’auront enseigné aux hommes selon les voies de la justice luiront comme des Étoiles dans toute l’éternité… » Le Zohar.

 

  1. Allusion au Prince de Mercy Maître Écossais Trinitaire.

 

 

Extraits du Sommaire de L’initiation en questions.

 

Qu’est-ce que l’initiation au XXIème siècle. Par Frédéric Mostacci.

 

(…) Elle ouvre aux grandes questions existentielles, au-delà de l’entendement rationnel, les dépassant en modifiant son être..

 

Que chercher ? Par Alain Malherbe.

 

(…) une quête sans fin. Que cherche en vérité celui qui, un beau jour, a décidé d’élever son cœur en fraternité et de tourner son regard vers la Lumière ?

 

Le Souffle de l’Esprit. Par Jean-Sébastien Eloy-Altmann.

 

(…) dynamique silencieuse sur le chemin initiatique. L’esprit, entre pensée et raison, obéit à l’intelligence du cœur, et ouvre à des réalités supérieures..

 

Afin que la joie soit parfaite. Par Joël Gregogna.

 

(…) d’être, de se sentir un dans le tout au milieu des frères…

 

Frapper ! Oui, mais à quelle porte ? Par Georges de Zerbi.

 

(…) franchir un seuil c’est espérer.. Mais ce mouvement n’est pas spontané. Il exige autant de celui qui frappe que de celui qui ouvre..

 

La réception chez les Templiers. Par Olivier Balaine.

 

(…) la maçonnerie y a puisé une source quelque temps après ses débuts..

 

Deux entretiens :

 

L’hermétisme, c’est espérer…

 

Hervé Élie Bokobza. Le Talmud « une voie vers l’universel ? »

 

Cherchez et vous trouverez…Oui, mais si je ne trouve pas ? Dominique Losay.

 

Traditions maçonniques, spiritualité chrétienne, quête du Graal. Et si chercher était plus important que de trouver ?

 

Une expérience initiatique :

 

Mon initiation au Vaudou. Par Jean Erceau.

 

(…) un véritable voyage initiatique.

 

Trouver ce que l’on ne cherche pas. Par Stéphane Couve.

 

(…) une recherche difficile qui exige, en même temps, abandon et maîtrise…

 

Accompagner l’initié. C’est voyager avec lui et pour lui. Par Yves Bergman.

 

La conversion du regard sur lui-même du nouvel initié s’enrichit par le regard sur l’autre, par le voyage en soi…

 

Jean-François Guerry.

DÉCOUVRIR PVI

La revue trimestrielle de la Grande Loge de France, Points de Vue Initiatiques (120 pages environ, format 18 x 24 cm), rassemble les meilleurs textes contemporains sur l'initiation, le symbolisme, la philosophie et l'histoire de la franc-maçonnerie.

Chaque numéro de Points de Vue Initiatiques est conçu pour vous accompagner dans votre démarche, vous aider dans votre réflexion et vous éclairer dans vos travaux. Les auteurs, tous maçons, sauf les invités, emploient un langage clair, à la portée de tous, pour en faire un véritable outil de travail, au centre de nos débats, au cœur de notre recherche.

Pour s'abonner, commander des numéros de Points de Vue Initiatiques, etc. : cliquer sur le menu " Boutique PVI".

Renseignements auprès de la Grande Loge de France : par e-mail à redaction@gldf.org ou par courrier postal : PVI - 8, rue Puteaux - 75017 Paris

Pour s'abonner, commander des numéros de Points de Vue Initiatiques, etc. : cliquer sur le menu " Boutique PVI".

Renseignements auprès de la Grande Loge de France : par e-mail à redaction@gldf.org ou par courrier postal : PVI - 8, rue Puteaux - 75017 Paris

Découvrez Points de Vue Initiatiques sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram:

Points de Vue Initiatiques est riche de toutes ses publications. En cette période où nombre d'entre vous sont confinés nous vous proposons la lecture d'articles extraits d'anciens numéros ou hors série, sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/Points-de-Vue-Initiatiques 

et un compte officiel Instagram https://www.instagram.com/pointsdevueinitiatiques/ 

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Publié le par jean françois
Xérophagie diète sèche

Xérophagie diète sèche

 

La Xérophagie de l’église primitive est une tradition, qui pourrait être mise en perspective avec le carême. Puisqu’il s’agit d’une diète sèche.

Visiblement elle a inspirée notre linguiste Marseillais.

Pas sûr qu’en ce temps Pascal, du partage et de la régénération (je préfère à résurrection) que l’abbé Cédaire enfant d’Hervé le parturiant, ne suscite pas des aigreurs d’estomac, chez certains sujets supportant mal le confinement.

 

L’ABÉCÉDAIRE MAÇONNIQUE D’HERVÉ LE MARSEILLAIS

 

La lettre x.

La nuit fut longue,

L'accouchement, ne fut pas sans douleur, le Parturiant a fini par accoucher sous X

Voici donc le résultat de ma langue de bois.

X: comme Xérophagistes

Le monde maçonnique est parfois secoué d’anecdotes ubuesques, en voici une.

Ce terme bizarre de xérophagistes vient du XVème, et signifiait les abstinents d’alcool ou comme on dirait au USA «  les secs », et chez nous ceux de la ligue anti alcoolique.

Au lendemain de la bulle « In Eminenti » par laquelle Clément XII excommuniait les maçons, certains originaux crurent pouvoir continuer en changeant de nom, et afin de donner le change, se transformèrent en une sorte de société de tempérance.

Il ne semble pas que cette société ait pu vivre longtemps, pour la simple et bonne raison qu'avec un tel rituel, les initiations et les affiliations se firent rares.

Imaginez que dans le serment maçonnique on y inclut la tempérance. On pourrait fermer boutique.

et comme j'ai dit que le pape faisait des bulles, (nous le savons... pour les bulles, de Marseille particulièrement),
 

Voila pourquoi nous sommes excommuniés, car tous les papes qui ont suivi en ont rajouté une couche papale, violette, le fameux pourpre cardinalice, de la même couleur que le sang versé par les canons qu'ils ont bénis, et ce munis de leur calotte!  Dans ces conditions, on peut comprendre pourquoi on clame à bas la calotte. Il ne s'agit pas de critiquer la foi, on l'a tous en quelque chose ou quelqu'un, mais ceux qui oeuvrent à notre disparition, pure et simple.
 

Voici le texte de la bulle In eminenti le 28 avril 1738, « moi Clément XII, dans la huitième année de mon pontificat, par cette encyclique In Eminenti, déclare avoir appris, même par la rumeur publique, qu'il se répand au loin, chaque jour  avec de nouveaux progrès, certaines sociétés, assemblées, réunions, agrégations ou conventicules, nommés vulgairement Francs-Maçons, dans lesquelles des hommes de toutes religions et de toute secte, affectant une apparence d'honnêteté naturelle, se lient entre eux par un pacte aussi étroit qu'impénétrable, d'après des lois et des statuts qu'ils se sont faits, et s'engagent par serment prêté sur la Bible, et sous peines graves, à cacher par silence inviolable tout ce qu'ils font dans l'obscurité du secret….
De l'avis de plusieurs de nos vénérables frères cardinaux de la sainte Eglise romaine, .., nous avons conclu et décrété, de condamner et de défendre ces dites sociétés, appelés francs-maçons, à perpétuité. »

Mais en ces temps de conclave, comme la fumée blanche se fait attendre, sans attendre moi je vous absous de tous vos péchés, passés, présents et à venir, pour vous toutes tous et surtout de moi même

Amen

Hervé D.

HUMOUR SANITAIRE, PAPAL OU PASCAL

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Publié le par jean françois
ANTHOLOGIE MAÇONNIQUE

 

 

L’Anthologie Maçonnique de Raphaël Aurillac et la Loge Kleiô, préfacé par Jack Lang est un monument construit à la gloire de la franc-maçonnerie. Il est constitué de nombreuses pierres, dont certaines ne portent pas des marques maçonniques, mais incarnent les vertus, dont la franc- maçonnerie, s’efforce de promouvoir la pratique. Ces pierres sont des hommes vertueux et respectables, ils ne sont pas tous des francs-maçons, pas même des francs-maçons sans tablier, je n’aime pas cette expression, on est franc-maçon ou on ne l’est pas, un franc-maçon a reçu la lumière dans sa loge qui l’initie, il a une loge mère.

 

Cette anthologie est un ouvrage, un bel ouvrage, un chef-d’œuvre diraient les Compagnons. Les pierres qui se trouvent à l’intérieur sont vivantes, même si la plupart d’entre elles sont « passées à l’Orient éternel. » Elles restent dans la chaîne d’Or spirituel qui relie tous les francs-maçons de part le monde. De ces pierres les auteurs ont extrait des fragments, l’ensemble de ses fragments forme un temple spirituel, un temple des idées où brille la lumière éternelle. Cette lumière qui sert de phare à tous les francs-maçons, mais aussi à toutes les femmes et les hommes de bonne volonté.

 

Vous retrouverez dans ces pages, les mots sculptés qui incarnent des vertus, parfois oubliées, négligées, ou encore dégradées, mais qui restent profondément ancrés dans le cœur des hommes et ne demandent qu’a êtres réveillés pour reprendre un nouvel essor.

 

Vous trouverez les œuvres accomplies par ces femmes et ces hommes qui ont compris le sens de l’Art Royal, l’amour des hommes et de l’humanité, ils travailler à abolir, l’esclavage, la peine de mort, ils ont lutté contre l’ignorance pour l’éducation, donné parfois jusqu’à leur vie pour la justice et la liberté. Ils ont été des véritables influenceurs pour la pratique, du bien, du bon, du vrai pour tous nous puissions contempler la beauté du monde.

 

Leurs idées sont souvent différentes, c’est leur force, leur richesse, ils avaient et ont en commun de faire l’homme, dans toute sa verticalité, plus humain. Ils sont les constructeurs des utopies d’hier qui sont les réalités d’aujourd’hui. Ils savent que le travail ne s’arrête jamais, que le chantier réclame toujours des oeuvriers, car il est immense. Ceux qui ont eu le bonheur de connaître l’initiation ont un devoir de la transmettre, cette Anthologie Maçonnique démontre que l’exemplarité n’est pas inutile, que les témoignages sont nécessaires, que la mémoire doit être toujours vive, pour que la joie continue à briller dans les cœurs.

 

Avec l’aimable autorisation des auteurs je vous livre ce jour, un extrait de cette Anthologie Maçonnique, avec quelques commentaires.

Elle est disponible chez votre libraire habituel qui a besoin en cette période difficile de travailler.

 

Jean-François Guerry.

 

Anthologie Maçonnique – La Conspiration de la tolérance Préface de Jack Lang. De RAPHAËL AURILLAC- KLEIÔ - Éditions Dervy sur 615 Pages Illustrées Code ISBN  979-10-242-0151-1 Prix 25€

ANTHOLOGIE MAÇONNIQUE
ANTHOLOGIE MAÇONNIQUE
ANTHOLOGIE MAÇONNIQUE
ANTHOLOGIE MAÇONNIQUE
ANTHOLOGIE MAÇONNIQUE
ANTHOLOGIE MAÇONNIQUE
ANTHOLOGIE MAÇONNIQUE
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ANTHOLOGIE MAÇONNIQUE
ANTHOLOGIE MAÇONNIQUE
ANTHOLOGIE MAÇONNIQUE
ANTHOLOGIE MAÇONNIQUE

* Commentaires personnels.

ANTHOLOGIE MAÇONNIQUE

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Publié le par jean françois
UNE CATHÉDRALE HISTORIQUE - LOGE KLEIO
L'ANNÉE D'APRÈS LE JOUR D'APRÈS
UNE CATHÉDRALE HISTORIQUE - LOGE KLEIO
Un travail de Loge au pied de la Cathédrale de Paris , par la Loge Kléîo

Avec l'aimable autorisation de Claude.

Jean-François Guerry.

NOTRE-DAME DE PARIS : Cathédrale historique.

Nous traiterons simultanément la construction de Notre-Dame à travers l'histoire de France et les différents avatars et heureux évènements qui sont arrivés à une Dame qui a eu 800 ans en 1963. Son père,l'évêque Maurice de Sully peut être fier de cette église qui fut la 4ème à cet emplacement et de sa destinée immortalisée à tout jamais.

La construction commença en 1163 parmi les premières cathédrales d'un type nouveau en France. La France de l'époque entière entreprenait de reconstruire toutes ses Eglises cela au XIIème siècle. Chaucun sait ce que représente le choeur: c'est la tête du Christ sur la Croix et le plan de Notre-Dame comme celle de

toute église est celui d'une croix, celle de la Crucifixion. Mais le choeur ne fut pas construit n'importe où car sur le même emplacement à quelques pieds sous terre existaient des autels de pierre sur les bas-reliefs desquels figuraient : Jupiter, Vulcain, cueillant le gui sacré avec d'autres images paiennes en particulier

Esus le Dieu de la lumière. Ces reliques d'un autre temps, découvertes en 1711, sont conservées au Musée de Cluny. On y trouva aussi des. Dieux gaulois (Esus déjà cité avec Cernunnoz, Senertorios. Le Taureau aux 3 grues) mêlés à des Dieux romains (Vulcain, Mars, Vénus, Mercure, Castor et Pollux).Fut même relevée une dédicace, celle des bateliers des premiers siècles de notre ère ainsi écrite :

"Sous Tibère César Auguste, les nautes  parisiens ont élevé ce monument à Jupiter très bon, très grand." Or Tibère est contemporain de Jésus Chtist. On trouve

ainsi des Dieux celtiques mêlés à des Dieux romains, en effet, au milieu du IIIème siècle avant J.C. des Celtes : les Parisii faisant partie de la Tribu des Senones s'étaient fixés dans les vallées de la Seine et de l'Yonne lesquels furent conquis et annexés par Labienus un général de César.

Lorsque le Christianisme eut supplanté le paganisme dans Lutèce, le temple paien fut rasé et une église chrétienne fut construite dessus au Vlème siècle (la deuxième). Il n'est resté aucune trace de la première. Cette 2ème église fut construite quelque 20 mètres en avant des 2 tours actuelles -

sur le sol du parvis nous en voyons le tracé en petits pavés c'est-à-dire celui de 4 ou 5 de ses nefs. En sous-sol ont été retrouvés les vestiges de ses fondations édifiées sous le règne de Childebert ler (511-558), fils de Clovis, Roi des Francs; elle fut dédiée à Saint-Etienne, le ler martyr chrétien; ses dimensions étaient exceptionnelles pour l'époque : seules la dépassaient les basiliquesde Rome, Jérusalem ou Bethléem, soit 36 m. de largeur et 70 m. de longueur.

Tout près de là, à quelques 50 m. plus à l'Est, les Evêques voulu­rent une chapelle indépendante de Saint-Etienne et pendant 5 siècles ces deux églises suivirent leur destinée, l'une dédiée à Saint-Etienne, l'autre (celle à l'Est) à Notre-Dame. Celle-ci fut détruite par les Normands, puis rebâtie au XIIème.

Les deux premières cathédrales disparaîtront pour laisser place à Notre-Dame actuelle.

Il faut dire que l'Ile de la Cité était à cette époque très encombrée en constructions puisque Maurice de Sully pour acheminer les matériaux nécessaires fera percer la rue Neuve-Notre-Dame dont nous voyons encore le tracé sur le dallage du parvis. L'Ile de la Cité dont la population était enserrée entre les murailles construites après le passage des Normands était desservie par de nom­breuses églises; on en compte au début du XIIIème jusqu'à 17. C'était donc une

Ile sonnante. Il est émouvant de songer que sur cette petite île de la Seine :

  • la justice est rendue à l'Ouest depuis 1.000 ans.
  • le culte religieux depuis 2.000 ans.

La construction de Notre-Dame de Paris fut ainsi commencée en 1163 par le choeur (sur l'emplacement du temple paîen). 20 ans plus tard le maître autel était consacré et fut attribué au culte. Le nom de l'architecte-concepteur est resté inconnu; on sait en revanche que l'on doit à Jean de Chelles l'allon­gement des 2 bras du transept ainsi qu'à son continuateur Pierre de Montreuil, l'architecte présumé de la Sainte Chapelle avec Jean Ravy.

A l'époque, en France, Notre-Dame de Paris fut la plus vaste des cathédrales avec 130m. de long, 35 m. de hauteur sous voûtes et 69 m. pour les tours. Tous les architectes et artistes s'accordent pour reconnaître que Notre-Dame est surtout une cathédrale des mieux proportionnées, un authentique chef-d'oeuvre, une oeuvre pleine d'harmonie entre ses différentes composantes, sans excès, sans déraison, pondérée, équilibrée, pleine de grâce comme la Vierge à laquelle elle était dédiée, de laquelle se dégageait néanmoins la sagesse, la beauté et la force, les emblèmes de nos 3 colonnes du Temple.

Le vaisseau central ainsi que le transept sont couverts par des voûtes sexpartites qui embrassent chaque fois 2 travées couvrant une surface sensiblement carrée. On ne sait d'où venait la conception des croisées d'ogives révolutionnaires pour l'époque. Elle n'est pas gothique semble-t-il, les Goths ne l'ayant pas utilisée dans leur construction. Les voûtes, par contre, étaient partout utilisées pendant la seconde moitié du 12ème en Ile de France et en Normandie.On constate cependant que les voûtes sexpartites de Noyon, de Senlis de Laon et de Sens étaient plus bombées, leurs poussées faisaient qu'il fallait des murs très épais pour tenir ces voûtes. Cherchant une solution à ce problème, l'architecte du choeur donna aux ogives un tracé tel que leurs clefs s'élèvent à peine au-dessus de celles des doubleaux et des formerets qui sont encore brisés. Les voûtes ainsi moins bombées étaient moins pesantes, ce qui a permis d'édifier des murs moins épais, donc de pouvoir les évider plus facilement sans risquer l'écroulement.L'architecte inconnu de M. de Sully,car à l'époque les architectes et artistes ne signaient pas leurs oeuvres, a donc fait preuve de novation. Après lui on appliquera ses procédés en les perfectionnant grâce à la découverte des arcs-boutants lesquels permettront de contrebutter les poussées obliques exercées par des voûtes en ogives.

C'est ainsi que le vaisseau du choeur put s'élever à 35 m.; cependant pour plus de sûreté l'architecte construisit tout autour des tribunes (au ler étage donc) qui se comportèrent comme un élément essentiel de stabilité de l'édi­fice. L'élévation du choeur est forte et massive, bien du moyen âge mais sans lourdeur.

La solidité de l'édifice s'est accrue avec l'innovation des arcs-boutants dont le nombre forme un multiple de 7, avec l'invention des colonnettes débitées en délit, c'est-à--dire dans le sens de la stratification de la

carrière de pierre. Les poussées des murs ont lieu surtout à l'extérieur et les colonnettes rendent les colonnes plus légères d'apparence; c'est avec les crois­sées d'ogives, l'originalité du gothique.

2 piles énormes portent les tours, leur section est un losange dont la diagonale a 5 m., leur aspect cependant n'a aucune lourdeur grâce aux mul­tiples colonnettes qui les contournent et s'élancent directement d'une seule pièce dans le ciel.

La nef comporte aussi 2 bas-côtés couverts de voûtes d'ogives simples sur plan carré qui sont portées par une file de colonnes alternativement faibles ou fortes. Les piles faibles sont classiques, les piles fortes sont les mêmes mais entourées de 12 colonnettes, d'apparence aussi légères que les piles faibles. Il faut dire que jusqu'alors dans, les églises romanes, et même les premières églises gothiques, les piles fortes constituaient des masses énormes de plan carré ou crucéiforme qui occupaient un grand volume et surface. Elles

gênaient la circulation, la vue, les processions. Notons au passage que l'archi­tecte a inventé un système de pile dans lequel le sens des "fils" de la pierre est croisé, et que dans ce cas la croix devient synonyme de robustesse. Toutes ces colonnettes en délit sont ornées pour la lère fois de feuilles longues et étroites, fortement côtelées, recourbées en belles volutes feuillues qui auront une grande vogue au 13ème siècle.

Vers 1235 soit 72 ans après le début des travaux se produit un grand évènement dans l'histoire de la construction de Notre-Dame. La nef est jugée trop petite et la décision est prise de repousser les murs de chaque côté, qui ne comportait donc qu'une travée jusqu'à la limite extrême des culées des arcs-boutants et de réaliser entre ces culées autant de chapelles. Tout fut terminé en 1250 : c'était la première fois qu'une nef se trouvait bordée de chapelles. Cette initiative fut imitée à Bayeux, Coutances, Amiens.

Une fois terminé l'élargissement des chapelles, le transept d'origine ou croisillon se trouva en retrait sur les chapelles; il fallut donc l'agrandir à son tour par ses 2 côtés en abattant les 2 murs de fond pour les reconstruire un peu plus loin. Ce fut l'oeuvre de Jean de Chelles et de Pierre de Montreuil. Chacun des bras du transept fut donc agrandi d'une travée couverte d'une voûte d'ogives barlongue c'est-à-dire plus longue que profonde. D'où la construction de 2 murs au fond, pleins jusqu'au milieu de leur hauteur au-dessus desquels court une claire-voie. Au-dessus de celle-ci, une immense rose de chaque côté au Nord et au Sud de 13 mètres. En bas à l'intérieur furent réalisés trois fenestrages en bois. Nous reviendrons bientôt sur l'interprétation symbolique des rosaces.

Les chapelles du choeur résultent aussi du même élargissement; comme les culées des arcs-boutants étaient plus espacées,il en est résulté des cha­pelles plus larges pour l'abside ayant 2 ou 3 travées. Dans la partie tournante

du choeur se retrouvent donc côte à côte le commencement et la fin des travaux de la Cathédrale et ce à 170 ans d'intervalle. Dans le déambulatoire tout est massif (1163 à 1180), puissant, les bases sont fortes, les colonnes robustes, les chapiteaux larges, les moulures grasses, la flore simple. Dans les chapelles rayonnantes (1296 à 1330) à quelques mètres tout est devenu fin, la flore est délicate, les colonnes grèles.

Les architectes ont donc laissé la preuve d'un symbole supplémentaire global en montrant comment sur 2 siècles, les maçons sont passés de la pierre brute à la pierre polie tout comme les hommes préhistoriques passèrent de la pierre brute à. silex à la pierre polie.

NOTRE DAME DE PARIS : Cathédrale religieuse.

Il est nécessaire de rappeler que Notre-Dame fut édifiée à la gloire de la Vierge Marie, mère de Jésus Christ, de Sainte Anne, mère de Marie, de Saint-Etienne, le 1er martyr chrétien, juif converti qui fut lapidé pour ce crime par les juifs, à la gloire des 12 apôtres et de tous les Saints du calen­drier.

Notre Dame est donc par excellence une cathédrale catholique dans laquelle le symbolisme religieux est partout présent. Au début de ma recherche, j'ai tenté de décompter les réalisations correspondant aux chiffres 3 et 7. J'ai abandonné à quelques deux douzaines de fois chacun étant convaincu que le nombre de fois n'importe pas puisque ces 2 chiffres étaient partout présents.

C'est ainsi que je me suis retrouvé, dans mon Unité devant le

chiffre 3, symbole du mystère chrétien de la Trinité partout répétée, obsession­nellement répétée. J'ai ainsi compris de force dirai-je que si le principe de l'Unité confère l'Individualité, celle-ci pour devenir réelle et se manifester doit différencier ses parties en organisant pour chacune leur jeu de combinai­sons et de réactions. J'ai compris alors que si la différenciation est binaire, l'organisation elle, est ternaire et que les. 3 principes opèrent ensemble. Un s'épanouit donc en Trois. De 1 à 3 nous distinguons deux formes extrèmes évi­dentes mais qui sont reliées par un point intermédiaire qui est souvent

occulte. Ainsi la conclusion chrétienne du mystère central de la Trinité est que tout être doué d'une existence est à la fois triple dans son mécanisme, dans

sa manifestation et double dans les tendances polaires qui l'habite. Trois ainsi est le principe chrétien, dynamique par excellence.

Le chiffre 7, bien que ne représentant un symbole de l'importance d'un mystère est lui aussi partout présent. Il rappelle l'accomplissement de la genèse de Dieu. 12 le nombre des Apôtres.

Notre-Dame, cathédrale française et catholique, a ponctué pendant 800 ans l'histoire de notre Pays.

C'est là que Louis IX déposa la couronne d'épines du Christ avant de l'abriter, non loin de là, dans la Sainte Chapelle de son Palais.

C'est là que Philippe le Bel le 10 avril 1302 réunit les premiers Etats Généraux de la Monarchie.

C'est là_ qu'Henri VI de Lancaster, l'anglais, fut couronné Roi de France et d'Angleterre.

Que 7 ans plus tard, Charles VII assista au Te Deum de la Libération du Royaume.

Qu'eut lieu le procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc.

Qu'eut lieu le mariage d'Henri IV, resté sur le Parvis parce que

réformé,

et de Louis XIV.

Qu'eut lieu l'exercice du Culte de la Déesse raison en 1793 et de l'Immortalité de l'âme.

Que Napoléon ter fut sacré Empereur, par Pie VII et que se maria Napoléon III.

Que le Roi de Rome, le Duc de Bordeaux, le Comte de Paris furent

baptisés.

Qu'eurent lieu les Te Deum des victoires de 1918 et 1945.

NOTRE DAME DE PARIS : Cathédrale Symbolique

Au-delà de l'Histoire, à côté de la Réligion, nous avons été subju­gués par la masse d'informations symboliques que nous avons recueillies pendant notre étude. Que ces messages soient le fait de la volonté des constructeurs

ou des mystères de l'Histoire ne changent en rien l'existence des symboles que nous avons relevés, intensément présents et signifiants. Il nous appartient de les interpréter ou de découvrir ceux qui seraient encore restés secrets.

1er symbole.

Devant les 2 tours, sur le Parvis, nous apecevons au sol une petite rose en cuivre indiquant les points cardinaux : c'est à partir de là que se calcule,pour la France entière, le point de départ des routes; c'est le point

0 ou G, le repère étalon symbolique du Pays. Cette rosace nous permet, puisque la cathédrale est à quelques pas, de déterminer comment celle-ci est orientée, or à cet égard il nous faut dire que notre surprise a été grande. Dans le seul but d'éclairer notre recherche et ses sources, nous préciserons que les cons­tatations suivantes neprocèdent d'aucune documentation, ni d'aucune communica­tion verbale.

Nous avons mis en évidence, semble-t-il,que Notre-Dame de Paris est orientée selon 3 directions qui nous ont paru mystérieuses. D'où le 2ème symbole-

2ème symbole-

Celui-ci peut s'énoncer en 3 parties :

  • la nef es.t dirigée vers. Jérusalem, en effet par comparaison à la rose des
    points cardinaux, nous avons trouvé pour orientation celle du S.E.-Est.
  • l'orientation des 2 Tours est légèrement différente de celle de la nef, elle est inclinée un peu plus vers le Sud, ce qui donne le Sud-Est. Or, qu'elle ne fut pas notre surprise de constater sur une planisphère que cette ligne passait par Rome et la Mecque, je dis bien La Mecque en Arabie.
  • mais nous n'étions pas au bout de nos surprises quand nous avons constaté que le choeur était quant à lui sensiblement dévié vers l'Est par rapport au S.E.-Est de la nef, ce qui sur la planisphère nous conduisait en direction du plateau de Pamir, de l'Himalaya, la Chine ou les Indes du Nord.

A l'époque où fut construite Notre-Dame, il était exclu que les constructeurs puissent déterminer avec grandes précisions ces 3 directions; ils ne pouvaient procéder qu'avec approximation, les principaux voyages autour de la terre (Magellan, Christophe Colomb, Vasco de Gama) étant tous postérieurs

à la construction de la Cathédrale. Il faut cependant constater que les

3 directions citées ci-dessus sont relativement précises et qu'il semblerait sans grande signification pour notre sujet de vérifier la véracité des angles au degré près. L'intention seule compte déjà pour notre démonstration.

Des explications ont été fournies pour expliquer la déviation du choeur vers le Nord-Est par rapport au S.E.-Est de la nef : certains chercheurs ont avancé que l'architecte avait voulu marquer l'inclinaison du visage du Christ sur la Croix, d'autres ne le pensent pas et croient que l'on voulut que les fidèles entrant dans la nef tournent ainsi légèrement leur tête vers l'Est. Il est concevable que l'intention de se diriger en direction de l'Est vers la "Lumière" symbolique eut existé en fait et qu'ainsi que nous le procla­mons dans notre rituel "Comme le soleil commence son cours à l'Orient et répend sa lumière dans le monde, de même aussi le VIL M.*.se place à l'Orient pour mettre les frères à. l'ouvrage et éclairer la loge de ses lumières". Une chose es.t sûre l'architecte du XIIème siècle aurait pu orienter l'édifice exactement â l'Est, c'est-à-dire en direction de la Sibérie. Or, il a préféré pour le choeur, dévier sensiblement vers le Sud. De même pour la déviation des 2 Tours qui aboutit à l'existence surprenante d'un axe Paris-Rome-La Mecque.

Pour la déviation des Tours, certains ont avancé la proximité à l'époque de l'Hôpital Dieu, situé alors au Sud de la place du Parvis (à présent au Nord) et qu'il fallait éviter en déviant de quelques mètres. Nous, symbolis­tes, nous préférons d'autres explications :

. comme de nombreuses églises la Nef est dirigée vers Jérusalem; symbole normal.

  • la direction du choeur vers le Nord de l'Inde et la Chine symbolise le rappel d'une affinité métaphysique avec les religions orientales, indiennes, boudhistes, chinoises et peut-être vers les terres et montagnes de départ des Goths deux millénaires avant notre ère dont les lointains descendants ont certainement contribué pour beaucoup à l'éclosion de l'art gothique en Europe occidentale et principalement en Ile de France.
  • la direction Paris-Rome-La Mecque peut évoquer un axe du monde inattendu autour duquel la terre s'ordonne, axe à 3 pôles incluant Jérusalem qui se situe dans la même direction. Cet axe est précisément celui de notre loge "Pierre Angulaire, Fraternité d'Abraham".

Une interprétation originale et osée de ce symbolisme pourrait permettre d'écrire :

  • que l'orientation du choeur postule pour la méditation transcendentale tour­née vers l'Orient,
  • que le sens de la Nef indique le rassemblement du plus grand nombre d'humains autour de l'ancien et nouveau Testament,
  • que la direction donnée aux 2 Tours rappelle les conflits en puissance entre l'Occident; l'Islam et Israël.

Recherche du 3ème symbole.

Continuant de méditer devant le parvis nous avons réalisé que les portails étaient au nombre de 3. Il s'agit à n'en pas douter déjà du symbole chrétien du Mystère de la Trinité, celle du Père et du Fils et du Saint-Esprit que nous avons évoqué. Au centre, le portail du Jugement dernier avec au milieu Jésus Christ, à gauche celui de la Vierge, à droite celui de sa mère, c'est-à-dire de Sainte Anne.

Une question se pose alors, pourquoi la Vierge Marie, personnage divin central est-il placé .à gauche de Jésus Christ ? Notons dans le même sens la représentation de l'Enfer sur le portail central à droite, le Paradis étant à gauche ? S'agit-il d'une anomalie ? d'une erreur de l'architecte?

Tout dépend semble-t-L1 dans quel sens on se place, si c'est à la place de Jésus Christ le portail de la Vierge et le Paradis redeviennent à droite. Mais alors une autre question surgit si l'on fait un rapprochement avec notre Temple maçonnique car le Vénérable Maitre a son 1er surveillant à sa gauche, le second étant à sa droite. Pourquoi? je laisse cette question empreinte d'une signification symboliste, ouverte. Par contre, sur les pierres il est indiqué et rappelé qu'en terme maçonnique le 1er surveillant est bien placé à gauche du Vénérable Maitre car précisément le porche le plus grand construit dans la masse est finalement à gauche du portail central. En effet le portail de la Vierge a été rendu artificiellement plus grand que celui de Sainte Anne (1 gauche) par l'effet d'un encadrement en triangle.

En conclusion, les symbolismes chrétien et maçonnique voisinent dans les seuls 3 portails.

4 - Recherche d'une série de symboles.

Il s'agit cette fois d'une double douzaine de symboles situés sur les 2 bas-reliefs du portail central dit du Jugement dernier. Au XIIème

siècle les vertus et les vices étaient représentés dans un vieux poème par des guerriers se livrant des combats- dans l'âme du chrétien. En voici la liste :

une croix = la Foi

l'espérance = l'étendard

la charité = une brebis

la chasteté = une salamandre au milieu des flammes la luxure = miroir des courtisanes

la prudence = le serpent

la folie = un fou courant dans la campagne l'humilité = une colombe

l'orgueil = un cavalier précipité en bas de sa monture le courage = le lion

la lâcheté = un homme jette son épée et s'enfuit devant un lièvre l'idolâtrie = un homme agenouillé devant une idole

le désespoir se transperce de son épée

l'avarice = mains dans un coffre

la patience = un boeuf

l'impatience = un homme frappe un moine

la douceur : un agneau

la violence = une dame lance un coup de pied à son serviteur

 

la concorde = un rameau d'olivier

la discorde = un homme et une femme se battent l'obéissance = un chameau agenouillé

la rébellion = un homme menace son évêque la persévérance = une couronne

l'inconstance = un moine quitte son couvent.

5 - Recherche de symboles : les chiffres 3 et 7.

Au début de mes visites, je recherchais systématiquement les signes 3 et 7 dans l'édifice. En voici quelques exemples :

3 portails,

2 tours + 1

3 parties à

3 roses à 3 rayons concentriques, flèche (1) façade 3 parties. l'intérieur, les 12 apôtres 3 x 4, etc.

 

Le Mystère de la Trinité nous prouve que le chiffre 3 traduit

un principe dynamique puisqu'il introduit l'organisation et le résultat. 3 est le composé formé de l'impair d'origine 1 et du premier nombre pair 2. Il montre comment on passe d'une opposition de forces contraires à la synthèse par l'intégration d'un troisième élément, et qu'il y a alors influences réciproques dans un grand tourbillon de création, il combine l'actif au passif, unit le mâle et la femelle.

Le principe de la Trinité, on le retrouve dans de nombreux exemples : esprit et matière avec l'âme animale,

cerveau et muscles avec l'intermédiaire des nerfs,

artiste et peinture avec couleurs,

géomètre, géométrie et compas ou équerre

bien, mal et hamme

Dieu, diable et homme

On constate donc que si le chiffre 2 représente la matière, le chiffre 3 représente la forme, l'existence, la vie; dans ce sens l'Etre et non Etre produisent le phénomène humain.

La Trinité existe dans de nombreuses religions.

  • Lao-Tsée a enseigné que "Tao l'incognosable est d'une nature triple. Le 1er a engendré le second, tous deux ont engendré le 3ème et les 3 ont fait toutes. choses".
  • Dans la vieille religion celtique, la Trinité est composée de Teutatés (la force) Esus (lumière) et Gwyon (l'esprit), or Esus fut un de ces Dieux retrouvé sous le choeur de Notre-Dame.
  • Pour nous, francs-maçons, nous venons au monde par l'action conjuguée du Feu, de l'Eau et de la Terre, 3 étant par excellence le chiffre de l'initia­tion de l'apprenti.
  • 3 dimensions forment l'espace.
  • 3 notes (une tierce) l'harmonie.
  • la thèse, l'antithèse suivies de synthèse forment la dialectique en mouve­ment.
  • le passé, le présent et le futur représentent le temps concret. D'autres Trinités dans divers domaines méritent d'être signalées : les 3 fonctions de la pensée de Kant : sensibilité, entendement,raison.

les 3 principes des alchimistes : le soufre (le feu inné), l'eau (ou mercure), le sol (l'arsen ic).

la constitution ternaire du corps humain : tête, tronc, membres et de certaine partie du corps, tête : front, nez, bouche.

  • soleil, terre, lune.
  • la croix qui se compose de 3 parties.

 

Quant au chiffre 7 aussi partout présent à Notre-Dame de Paris, il est à 3, ce que 3 est à 1. Si le ternaire représente le développement d'un principe, le septenaire représente un principe 2 fois développés, chez nous c'est celle du maître. En voici quelques exemples :

Le ternaire des. couleurs : rouge, jaune, bleu, produit tous les tons et toutes. les nuances pour le peintre.

En musique, les' 3 notes de l'accord majeur : do, mi, sol, engendrent les 7 notes de la gamme majeure : do, ré, mi, fa, sol, la, si.

Le chiffre 7 c'est aussi les 7 jours de la semaine rappelant les

7 principales planètes du soleil, c'est aussi 6 jours + le jour de repos ou de' sabbat. Il y a 22.000 ans les artistes peintres des grottes de Lascaux quand ils avaient achevé une galerie, marquaient celle-ci de 6 points, inscrivant par là que leur travail était terminé. N'est-ce pas une analogie avec les 6 jours de travail de la semaine? Le monde aussi aurait été créé en 6 jours

selon la genèse.

Chez les animaux, le pigeon se couve en 2 semaines, 3 chez les poules, 4 chez les canards. Chez l'humain, le foetus commence la vie en

7 x 7 semaines, il est viable à 30 semaines, et naît après 40 semaines. La seconde dentition a lieu I 7 ans.

Les prophètes ont prédit la fin du monde au 7ème millénaire après J.C. ainsi :

Zoroastre, Alhumasar de Perse et même Saint-Jean qui a écrit "Au septième mil­lénaire après l'enchaînement du dragon ou diable fauteur de maux les mortels

se reposeront et mèneront une vie tranquille". Nostradamus a fixé la venue de l'Antéchrist à l'an 7000.

Relevons également les 7 principes de l'hermétisme des alchimistes qui se retrouvent partout à Notre-Dame et sous la forme de 3 cercles

selon D. Wirth

ainsi que les 7 sacrements de l'Egli.se

les .7 vertus, les' 7 péchés capitaux, les 7 plans cosmiques du Soufisme,

les 7 Cieux et Terres et enfer du Coran.

 

Face au Paris, à gauche le portail de la Vierge, au centre celui du Jugement dernier, à droite celui de Sainte Anne, tous les trois surplombés

par la galerie des Rois. Véritable arbre généalogique de Jésus, la galerie horizontale des Rois de Juda affirme l'enracinement et l'Incarnation dans l'histoire humaine. Cette lignée de Rois enracinés dans la pierre nous indique que le verbe s'est, fait chair et s'est incarné en J.C. par la Vierge.Marie.

Le portail de la Vierge est le plus parfait. Il retrace le mystère de l'Assomption sous le regard, impassible et méditatif, de 3 rois et de

3 prophètes. L'âme populaire est présente puisque les saisons et les âges de la vie sont évoqués de part et d'autre du trumeau alors que sur les faces latéra­les des piédroits les travaux des mois répondent avec familiarité aux signes

du zodiaque.

Le portail central du Jugement, mutilé par Soufflot en 1771 pour laisser passer le dais imposant des processions qui mesurait alors la puissance de l'homme d'église ou politique qui entrait dans la Cathédrale, a été restau­ré par Violle.t le Duc (fin XIXème siècle). Le portail nous révèle la fin de l'histoire humaine et le mystère de notre salut. Le linteau du bas montre les hommes s.'éveillant.au nouveau monde. Au-dessus, les uns ont les yeux tournés vers le Christ alors que les autres se détournent de lui en s'enchaînant eux-mêmes. On peut dire que "l'iconographie du 13ème siècle renonce à la fois aux visions, à. l'épopée, à l'Orient, aux monstres. Elle est évangélique, humaine, occidentale et naturelle. Elle fait descendre le Christ presque au niveau des fidèles". Cette simplicité nous incite à plonger dans les racines bibliques et du Nouveau Testament en établissant un constant parallèle entre les deux. Dieu parle en figure dans la Bible pàur mieux pénétrer la réalité terrestre. Les sculpteurs de la Cathédrale nous enseignent d'une façon simple et subtile, qu'au seuil de la maison de Dieu, chaque personnage et chaque

geste prend une valeur éternelle.

Chacun des petits personnages a un visage différent exprimant une attitude conforme .à sa liberté. L'homme explore la nature par le savoir. La morale le préserve des abîmes de l'orgueil où le conduirait sa démesure. l'histoire passée, présente et future a pour centre l'Incarnation qui justifie la création. Ce fut le programme théologique que le sculpteur anonyme a essayé de traduire en visages..

Le 3ème portail retrace la vie de la Vierge Marie à travers celle de sa mère Sainte Anne et de son père Saint Joachim.

7ème symbole : les 3 roses de Notre-Dame.

Le cercle est le symbole du Ciel et de la Lumière. Il y en a

3 immenses. à. Notre-Dame à l'Ouest, au Nord, au Sud.

La Rose de l'Occident se compose de 3 cercles autour d'un médaillon central. Sur le ter cercle se trouvent les 12 prophètes, sur le 2ème, les

12 vices avec les 12 signes du zodiaque, sur le 3ème les 12 vertus et les 12 mois de l'année. Le ternaire 3 voisine donc avec les 4 saisons. En définitive

4 x 3 = 12 = le nombre des tribus d'Israël et des apôtres, ce qui symbolise l'esprit pénétrant la matière donc le mystère de l'Incarnation.

La Rose du Nord. Elle est située sur la façade gauche du transept. Elle est vouée toute entière à l'ancien Testament n'ayant vécu que pour préparer la venue de J.C. Cette rose ne représente pas moins de 80 personnages de l'Histoire d'Israël dont Abraham. Tous sont tournés vers le médaillon central représentant la lïierge et l'enfant Jésus. Ces 80 personnages sont répartis sur

3 cercles, le 1er en comportant 16, le second et le 3ème 32 x 2. C'est donc le nombre de 8 - dont 16 et 32 sont des multiples - qui a été choisi à titre symbo­lique : c'est le nombre de la vie nouvelle, souvenons-nous que les fonts baptismaux ont une forme octogonale, c'est-à-dire de la résurrection promise

aux justes. Mais les couleurs des vitraux de cette rose nous montrent que le monde est hiaridans l'attente car la tonalité générale, proche du violet et que l'exposition au Nord souligne, rappelle la longue nuit dans laquelle l'humanité a vécu jusqu'à l'arrivée de Jésus-Christ.

La Rose du Midi. Elle comprend 84 panneaux répartis sur 4 cercles cette fois. Nous dénombrons les chiffres 4, 12, 24,48. Le médaillon central renferme Jésus-Christ de l'apocalypse entouré des symboles des 4 évangélistes. La signification de cette rose est donc celle du Christ triomphant siègeant

au Ciel entouré de ceux qui ont été ses témoins sur terre; on peut apercevoir que les 4 évangélistes sont portés par 4 des prophètes marchant au sol ce qui exprime de leur longue vue.

Une continuité se révèle entre les 2 Roses du transept Nord et Sud. Sur la Rose du Nord, l'ancien Testament qu'elle résume s'achève en Marie.

De cette manière le temps n'était pas cyclique mais linéaire "on se dirigeait vers quelque chose" on ne tournait plus en rond indéfiniment comme le faisait

le reste de l'humanité". On se dirigeait vers J.C. que l'on retrouve en face sur la Rose du Midi, là la ligne du temps ne connaît plus de limite et se poursuit indéfiniment dans l'Eternité.

 

Claude Galinier.

 
UNE CATHÉDRALE HISTORIQUE - LOGE KLEIO

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Publié le par jean françois
HUMOUR SANITAIRE ET UTOPIE !
Un grand merci à Hervé pour sa constance, sa persévérance et le bonheur de lire son Abécédaire, également sa bonne humeur si nécessaire en ce moment. Mes excuses pour la présentation de ce jour, j'étais sur d'autres chantiers virtuels rassurez-vous !

Jean-François Guerry.

L'Abécédaire Maçonnique d'Hervé le Marseillais

Amis de la véritable et très respectable culture inutile, quoique, Bonjour !
 

Que le soleil qui brille dehors vous incite à rester dedans, et que la joie soit dans les coeurs avec tous ces petits mails qu'on reçoit tout au long de la journée, qui montrent que des amis pensent à vous, chacun à leur manière

Aujourd'hui, logiquement après le T voici le U

Bon amusement et à demain

U : comme utopie et universalisme

Utopie, Prétention extrême de l'ordre maçonnique qui consiste à vouloir grouper des êtres humains, à prôner haut et fort de nobles valeurs et des principes humanistes, afin qu’elles soient applicables dans le monde entier.

L'utopiste croit qu’il verra toutes les barrières tomber.

L’idéaliste n’y croit pas mais y travaille, il sait que le temple ne sera jamais achevé, sinon ce serait la fin de notre microcosme !

Le mot Utopia vient de L'Utopie est un ouvrage de Thomas More.  juriste, historien, philosophe, humaniste et homme politique anglais, écrit en latin et publié en 1516.

Il s'agit d'un livre fondateur pour la pensée utopiste.

Les citoyens utopiens pratiquent et adhèrent à différentes religions, mais ils partagent tous la même vertu fondamentale. Cette vertu est une vie conforme à la nature qui remplit l'âme de majesté divine et incline au plaisir en même temps qu'à aider les autres à l'obtenir. En quelque sorte, les Utopiens ont une morale épicurienne, elle est fondée sur un calcul des plaisirs qui élimine tous les excès car ceux-ci causent les plus grands maux.

À côté des plaisirs de l'âme, à savoir : de l'intelligence et de la connaissance, les Utopiens reconnaissent l'importance des plaisirs physiques, comme la bonne chère et l'exercice corporel. Ouf on est sauvés !

Un alphabet fut créé, et en début de livre on pouvait y lire

« Utopus, mon prince, de la non-île que j'étais, a fait de moi une île.
Moi seule, parmi toutes les provinces du monde, non-philosophiquement
J'ai représenté pour les mortels la cité philosophique.
Libéralement, je partage ce que je possède ; sans difficulté, j'accepte [des autres] le meilleur.

Ca ressemble bougrement à une loge, vous ne trouvez pas !

 

Hervé D

HUMOUR SANITAIRE ET UTOPIE !

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Publié le par jean françois
RÉFLEXION : DOGMES, DOCTRINE,MAÇONNERIE

RÉFLEXION : DOGMES, DOCTRINE, MAÇONNERIE

 

J’ai toujours été mal à l’aise, avec l’affirmation suivante la Franc-Maçonnerie est adogmatique. Je parle ici d’une partie de la franc-maçonnerie, celle qualifiée de tradition. Jusque là, pas de problème, ou presque car cela suppose que certaines franc-maçonneries ne seraient pas dans la tradition, au singulier donc ne respectant pas le dogme d’une tradition, cette même franc-maçonnerie est qualifiée également de régulière, là cela se complique encore, quand on pense régularité, cela suppose qu’il y a une ou des franc-maçonneries irrégulières, est-ce énoncer un deuxième dogme, et plus loin encore une franc-maçonnerie, de tradition régulière et ayant obtenu la reconnaissance d’autres franc-maçonneries se soumettant,  aux mêmes règles, aux mêmes dogmes, cela constitue un troisième dogme. Nous sommes donc, dans une doctrine maçonnique, puisqu’une doctrine est composée d’un ensemble de dogmes.

Je poursuis mon raisonnement, les dogmes sont des points, des éléments qui fondent une doctrine. Les grandes lumières sous les auspices desquelles travaillent les francs-maçons de tradition, sont-t-elles des dogmes ou des symboles ? Si l’on considère que les trois grandes lumières sont l’Équerre, le Compas et le Volume de la loi Sacrée, l’on peut dire que ce ne sont pas des dogmes, mais plutôt des symboles.

 

La caractéristique d’un dogme est qu’il représente et impose une pensée unique, une opinion. La compilation de dogmes si j’ose fonde une doctrine, cette doctrine dirige, oriente l’homme dans l’interprétation des faits et donc dans la direction de sa conduite. C’est donc une sorte de tyrannie, de vérité unique.

Si je reviens aux trois grandes lumières, l’Équerre est le symbole universel de la rectitude, donc représente une vertu éthique, le compas le symbole de l’ouverture d’esprit, le volume de la loi sacrée, n’est pas un livre unique, pour certains c’est le Coran, pour d’autres la Bible, la Torah (livre de Moïse), le Zabur (livre des Sabéens), Avesta (livre des Mazdéens), les Védas (livres des Hindous), Tao Tö King (livre de Lao Tseu) etc. Le volume de la loi sacrée, ne peut donc pas être considéré comme un dogme. Il convient cependant d’être attentif au terme précis, la Bible se différencie de la Holy Bible, de la Sainte Bible. Ainsi le même livre, n’a pas la même signification d’une religion à l’autre, il y a diverses Bibles, contenues dans le Volume de la loi Sacrée, où chacun peut trouver son bonheur. L’on pourrait faire presque la même démonstration avec le principe du Grand Architecte de l’Univers.

Qui est un symbole pour les francs-maçons et pas un dogme, certains considèrent que le Grand Architecte de l’Univers est Dieu, c’est leur choix, d’autres qu’il est un principe où ils voient ce qu’il souhaite c’est leur libre choix et volonté. Cette interprétation du concept de Grand Architecte de l’Univers est à l’origine en France de la séparation en deux grands courants de la franc-maçonnerie, celle qualifiée de moderne, humaniste, libérale, sociale etc.. Et l’autre de traditionnelle, régulière, maçonnerie des anciens. La franc-maçonnerie moderne ne travaillant plus sous l’égide du Grand Architecte de l’Univers, prônant la totale liberté de conscience pour ses membres.

L’autre courant affirmant travailler sous l’égide du Grand Architecte de l’Univers. Les Suprêmes Conseils du Rite Maçonnique Ancien et Accepté du monde entier réunis dans un convent qualifié d’Universel à Lausanne  en 1875, ont souhaité affirmer et préciser après avoir délibéré, dans l’article une de leurs déclarations de principes :

 

« 1- La franc-maçonnerie est une institution de fraternité universelle dont l’origine remonte au berceau de la société humaine ; elle a pour doctrine la reconnaissance d’une force supérieure dont elle proclame l’existence sous le nom de Grand Architecte de l’Univers. »

 

Il est difficile, de ne pas voir, dans le paragraphe un de ce préambule, à la fois une forme de dogme donc un élément d’une doctrine, comme précisé même dans le texte. Ce serait s’arrêter aux apparences à mon sens.

L’affirmation du principe, est claire, comme l’est le contenu de la doctrine, c’est-à-dire la possibilité d’interprétation, on est donc plus dans le symbole que dans le dogme.

 

Le principe même du symbolisme est d’introduire des variations de sens et des valeurs et des intensités différentes de ses divers sens. Cette doctrine contient donc en elle une liberté d’interprétation. Liberté sans laquelle, la franc-maçonnerie serait comparable à une religion ou un parti politique ce qu’elle n’est pas. Nous ne sommes pas par exemple dans le Credo des Églises chrétiennes «  je crois en un seul Dieu » credo in unum Deum.

 

L’on donne le nom que l’on souhaite au Grand Architecte de l’Univers.

 

Certaines obédiences vont plus loin dans leur « Doctrine » en précisant « le Dogme » en écrivant dans leurs constitutions : Le Grand Architecte de l’Univers qui est Dieu.

Le sujet vous le voyez est complexe, les symboles universels dans lesquels se reconnaissent les initiés francs-maçons, ne constituent pas l’acceptation libre, entre eux d’une doctrine universelle. Ne se reconnaissent-ils pas dans une tradition primordiale au sens Guénonien du terme ?

La foi maçonnique, n’est pas la foi religieuse. Elle est la foi dans des valeurs universelles, réalisables par l’exemplarité et la pratique des vertus à hauteur d’homme.

 

S’il n’y a pas une doctrine ou des dogmes au sens strict, premier. Il y a une recherche commune, un chemin commun, une mémoire commune.

 

Jung parlait de la rencontre d’un inconscient collectif, d’une mémoire collective, avec un inconscient personnel débouchant sur une conscience personnelle et collective. C’est aussi la spécificité de l’initiation maçonnique à la fois individuelle et collective. Dans notre mémoire collective, il y a des traditions partagées, qui font ce que nous sommes, est-ce des dogmes, des symboles ?

 

Plus un symbole est archaïque, plus il est pur, plus il est universel.  D’où l’étude nécessaire des symboles, ceux qui affirment s’en dispenser sous prétexte que l’on peut faire dire tout et n’importe quoi à un symbole, ils sont dans le syncrétisme, il ne faut bien sûr pas confondre avec l’interprétation personnelle, qui vient après l’étude.

 

Alors s’il y a une doctrine maçonnique, ses dogmes sont la recherche du bien, du beau, du vrai, de la lumière intérieure qui a pris sa source dans les temps les plus anciens.

Les « dogmes », ne doivent pas être des idoles humaines, mais des vertus universelles, dont nous ne sommes que les passeurs, les transmetteurs, il faut que nous fassions en sorte que le génie parle en nous, ou en avoir au moins conscience.

 

« J’ai toujours cru a écrit  George Russel. Dans ‘Le Flambeau de la Vision’ Que ce qui est immortel en nous, garde la mémoire de cette sagesse totale.

Ou encore le poète John Keats : « Il y a dans l’homme une sagesse ancestrale, et qu’il nous est possible, si nous le désirons, de rassasier notre soif de ce vin céleste. Cette mémoire de l’esprit est la base réelle de l’imagination, et quand elle nous parle, nous nous sentons vraiment inspirés, parce qu’une créature plus puissante que nous parle à travers nous. »

 

Ce qui corrobore les paroles de l’Ecclésiaste. « Rien de nouveau sous le soleil. » L’important c’est bien l’idée que l’on doit transmettre et non le sujet qui la transmet.

 

Je pense qu’il ne faut pas avoir peur de parler de doctrine maçonnique, à condition de savoir ce que l’on entend par doctrine et ce que l’on met dedans, il y a le camion et le fret.

Une doctrine est de se faire par soi-même une opinion, ne rien rejeter, mais être soi-même capable de décider. Bouddha parle aussi de doctrine :

 

« Ne crois rien de ce que les docteurs et le prêtres affirment. Mais ce que tu as vérifié personnellement et expérimenté, et donc reconnu pour vrai, gardes-le et fais-en ta doctrine. »

 

La doctrine maçonnique, c’est peut-être de rassembler toutes les valeurs de toutes les traditions, pour les fondre en une seule, construire une cité utopique, un Saint-Empire, où l’esprit domine la matière, où le sacré occupe tout le champ du réel, du quotidien.

Une doctrine pour passer de l’horizontale à la verticale, pénétrer les hautes sphères de la spiritualité. Une doctrine pour réaliser une forme d’unité en soi, pour soi, mais surtout pour les autres, arriver aussi à une symbiose avec la nature. Le symbolisme est une voie de cette réalisation, exprimée par le poète Rainier Maria Rilke.

 

          « Si ta vie quotidienne te semble pauvre, ne l’accuse pas,

               accuse toi plutôt ; dis-toi que tu n’es pas assez poète

                          pour en convoquer les richesses. »

 

                  « Si tu veux réussir à ce que vive un arbre

    Projette autour de lui cet espace intérieur qui réside en toi..

Ce n’est qu’en prenant forme dans ton renoncement qu’il devient réellement un arbre. »

 

           « Ô moi qui aspire à croître  je regarde au-dehors et voilà

                        Que croit en moi l’arbre intérieur. »

 

 

             « Vue des anges, les cimes des arbres peut-être

                  Sont des racines buvant les cieux ;

             Et dans le sol, les profondes racines d’un hêtre

                   Leur semblent des faîtes silencieux. »

 

Jean-François Guerry.

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