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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Thor dieu du Tonnerre

Thor dieu du Tonnerre

HUMOUR SANITAIRE ET POÉTIQUE

 

L’Abécédaire Maçonnique de Hervé le Marseillais

 

Bonjour, Cher amis,

 

Toujours enfermés, mais toujours vivants aussi.

C’est le prix à payer, c’est la vie, c’est ainsi

Y en a marre d’être sérieux, morose, caustique, acerbe, aigre doux, moqueur, humour noir, autodérision, bref toute la panoplie scribrouillard !

Alors il faut changer de ton, plus badin, léger aérien (si faire se peut), ollé, ollé, ça je sais faire, alors un peu de poésie de bazar, ça donne ça

 

La Lettre T

 

Un jour, du mois d’avril, je crois, il avait plu

Tel Dieu, Grand architecte, j’ai fait comme Pygmalion

Un monde imaginaire, pour moi seul, qui m’a plu.

 

J’étais le grand sorcier, le chef, l’amphytrion

J’avais le bel outil, symbole du GADLU

Avec un manche en bois et une tête en T

Celui qui frappe fort, par qui Thor a vaincu

 

Et remet à l’endroit, les pires des entêtés

J’étais beaucoup plus riche, j’étais couvert d’écus

 

Je croyais en un dieu, je n’étais plus athée

Stupide, car mon miroir reflétait une image

Un Jekyll ou un Hide, un démon et un sage ?

 

Le premier le Hervè, un suppôt de satan

Prenait les mots au vol, pour faire son pédant

 

L’autre se fit maçon, plus posé, plus disert

Se mettant au service de ses petites sœurs et frères

 

Alors munis d’un T et d’un zeste de U

J’ai créé un Gohlem, et puis je me suis TU.

 

Hervé D.

mini Thor ou tort ! pas Minotaure !

mini Thor ou tort ! pas Minotaure !

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Publié le par jean françois
DU PROFANE AU SACRÉ

DU PROFANE AU SACRÉ

 

 

Si l’on admet que l’initiation est un chemin de vie, la recherche de la direction, qui donnera du sens à notre vie, un mouvement, un commencement qui nous mène de notre état actuel, vers notre état natal, du profane vers le sacré.

 

C’est cette tension, ce désir du sacré qui nous a incité à frapper à la porte du temple, c’est-à-dire aussi à la porte de notre cœur, pour comprendre les mystères de la vie. Pour passer du visible à l’invisible.

 

Notre confinement actuel, nous place face à nous-même, comme nous l’étions déjà dans le cabinet de réflexion, puis plus tard quand nous avons été mis devant le miroir.

Nous sommes partis à la conquête de nous-même, avec le soutien des autres.

Nous pouvons voir dans ce confinement un moment magique d’introspection, un arrêt sur nous-même, semblable au passage du temple matériel profane, à la loge sacralisée, à la connaissance de notre homme intérieur. C’est un moment de dépassement de la surface des choses, les métaux montrent qu’ils ne sont utiles que pour faire le bien, sinon ils doivent rester à la porte de la loge.

 

Ce confinement est donc un moment d’espérance, pour que le monde soit plus vrai, plus bon, plus beau.

 

Notre pensée illumine la cellule où nous sommes reclus, nous comprenons ainsi mieux la valeur de la vie des moines, comme me l’écrivait récemment l’un de mes frères, la force de l’esprit qui est en eux.

 

Le rythme de nos réunions, de nos tenues a été brisé, il nous manque ses mains, ses accolades fraternelles. L’on se rend compte que ces espaces-temps, où à couvert règne la spiritualité partagée, sont bien différents de simples conférences où brillent les connaissances intellectuelles. Dans ces tenues flotte dans l’air la puissance de la spiritualité qui réunit tous les frères, suivant un rythme sacré, la force du collectif nous manque.

Cela démontre la particularité de l’initiation maçonnique, ses deux faces inséparables, l’individuel et le collectif. Cela démontre que l’assiduité aux tenues, n’est pas une simple contrainte réglementaire, mais est nécessaire à la réalisation de l’initiation. Il n’y a pas d’initiation véritable, sans fidélité et persévérance, vis-à-vis de ses frères, de l’ordre et de soi-même. Celui qui s’éloigne de sa loge par paresse ou négligence s’éloigne de lui-même. Il retombe dans la profanité, il perd la mémoire sacrée.

 

Comment faire dès lors, pour renouveler ce passage du profane au sacré dans cette période d’obligation de distanciation avec les autres, qui va à l’inverse de notre pratique de l’amour fraternel. Nous ne devons pas être égoïste et avant tout protéger les autres, c’est un témoignage d’amour fraternel.

 

Il y a toujours un bien à l’inverse du mal, nous pouvons adopter un rythme de pratique individuel de moments de concentration, de méditation sur un texte sacré par exemple, ou tout simple faire le vide pour être plus réceptifs, accueillants face à la spiritualité, aux murmures qui viennent de l’intérieur, en attendant le moment de nos retrouvailles, c’est à mon sens le meilleur moyen de rester dans la joie.

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par jean françois
Source image Blog La Maçonne

Source image Blog La Maçonne

HUMOUR SANITAIRE HUMOUR SENTIMENTAL ?

 

L’Abécédaire de Hervé le Marseillais.

 

 

Voici donc la lettre S. L’imagination commence à se tarir (comme la place ?), peut-être que ma plume s’émousse, (ou s’émoustille sur cette lettre), normal, on n’arrête pas de se laver les mains.

 

Quoique il y en a qui ont l’habitude  (genre pierre ponce Pilate) !

 

Bref, on y va sans plus attendre, j’ai trouvé le joli mot, (sacré, secret ?), alors je vous le livre.

 

S- comme sœur.

 

Franc-Maçon (F comme maçonne), dont la susceptibilité  n’a d’égale que son intelligence !

 

Les uniformes en robe de bure ou en soie, hélas non transparentes, dont elles s’affublent parfois, les font ressembler à des nonnes.

 

Quoique cela excite, pardon, incite, paraît-il des frères à rentrer dans les ordres plutôt qu’à y rester.

 

Réveiller-vous mes frères, ce n’était qu’un doux rêve, ou un cauchemar, à vous de voir !

 

Avant de me taxer de misogynie (faute avouée mais pas pardonnée) et de m’envoyer un mail vitupérant, mes sœurs, reportez-vous à la première ligne de ma lettre S ! (facile de se rattraper aux branches, attention elles peuvent craquer)

 

Hervé D.

 

Note : les mots entre parenthèses sont de moi, et faits pour adoucir les maux, avec peut-être ou pas l’autorisation d’Hervé. JF G.

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Publié le par jean françois
RESPIRATION PASCALE

RESPIRATION PASCALE

 

 

 

Je n’ai pas dit respirateur, pas faux espoir en ces temps incertains, où l’on scrute, le pic, la bosse, le plateau, et où l’on ne voit pour l’instant qu’asymptote, la chasse aux respirateurs reste ouverte, il nous faut même des machines pour respirer !

Il y a longtemps pourtant, que l’on nous dit qu’il faut reprendre notre respiration en douceur, lentement, cette respiration d’antan, du temps où je rêvais de partir en week-end avec mes parents, sur les bords de la Marne, de la Loire, pour une simple partie de pêche, parfois quand le temps commençait à manquer on allait à Moret au bord du Loing, insouciants.

 

Puis nos rêves se sont peuplés, de 4x4 de plus en plus grands, de trajets en avion de plus en plus loin, pour un week-end seulement, à Venise, submergée par les eaux, ou une ruée vers le péage, vers la côte, on étouffait dans ces villes monde.

 

Maintenant on étouffe dans des villes désertes en plein printemps, on étouffe dans des lotissements, sécurisés, des résidences pour séniors, des jardins entièrement clos, là vous serez à l’abri des voisins, sans vis-à-vis, on ne vous verra pas et vous ne verrez personne, le rêve !

 

L’on retient notre respiration, un pangolin vient de passer, comme sortit d’un bestiaire préhistorique, Madame de Sévigné s’inquiétait déjà, pour notre respiration :

« Quelle circonstance à notre séparation que la crainte bien fondée que j’ai pour votre santé, et cette bise qui vous ôte la respiration ! »

Mon Dieu oui, c’est la bise ! C’est ça, respirez un bon coup, ne vous étranglez pas cela va passer, vous manquer d’air !

 

Nous manquons tous d’air, nous sommes confinés, ce n’est pas la faute Rousseau il aimait tant la nature, ce n’est pas non plus la faute à Voltaire ce chantre de la liberté, la liberté, ce mot, ce nom que Paul Eluard a écrit partout, pour qu’il ne tombe pas dans l’oubli. La faute à qui alors, a un simple virus, un vulgaire virus, même pas moderne, même pas informatique, numérique, le vulgaire excrément d’une chauve-souris paraît-il !

 

Dommage on aurait pu appeler mister Microsoft, ou madame Apple, ils seraient sortis sur leurs chevaux blancs en Amazon de leur caverne d’Ali Baba, avec tous leurs trésors amassés depuis des années grâce à déesse de l’optimisation fiscale, tous ces trésors qui manquent, à nos soignants, nos hôpitaux, nos chercheurs.

La tête haute a grands renforts de spots publicitaires, ils viennent déposer leur aumône. Dire que depuis plus de 40 ans, l’on me dit que c’est un simple devoir, de payer mes impôts, que c’est normal puisque je bénéficie des services de l’État, de la santé, des routes etc..

Mieux depuis que j’ai reçu la lumière dans ma loge, mon devoir est de donner selon mes moyens sans ostentation, de manière, à ne pas humilier celui qui reçoit.

 

Finalement ce moment de confinement est peut-être un grand moment de respiration, avant un grand nettoyage d’été. Après la vie pourra reprendre direction, un sens, du sens. Les masques (quand nous en aurons) tomberont, un a un, avec nos certitudes et nos arrogances, nous prendrons un autre chemin, ce chemin du commencement qui compte plus que le but, que nous n’atteindrons surement pas.

 

Il va nous falloir éviter d’être des Zorros, des vengeurs masqués impitoyables avec les autres et cléments avec nous-mêmes. Nous avons mieux à faire pour nos enfants et nos petits-enfants.

 

J’ai une pensée, une respiration, pour ce repas, cette agape pascale que je n’ai pas pu partager avec mes frères, ces chevaliers de l’esprit, ces pauvres chevaliers, humbles chercheurs de la vérité, défenseurs de la justice, mendiants de l’amour fraternel.

«  Ceux qui n’aiment pas la vérité prennent le prétexte de la contestation, et de la multitude de ceux qui la nient. Et ainsi leur erreur ne vient que de ce qu’ils n’aiment pas la vérité ou la charité. » (Pascal- Pensées)

Comme un paradoxe, ce confinement de Pâques, est peut-être un moment opportun, pour reprendre notre respiration, et réfléchir à cette Pâques, qui n’est pas seulement un dogme religieux, mais un moment de partage, du pain nourriture spirituelle, du vin de la connaissance, un symbole de la liberté pour les Juifs, de la résurrection pour les Chrétiens, de la régénération pour tous, de la respiration de cet homme intérieur qui tend vers la sacré, tant négligé, abandonné dans notre société, symbole de l’homme ‘sans masque’, de l’homme de l’unité du troisième jour, du plus humble de tous, celui qui délivra le message d’amour, qui dépasse toutes les querelles, qui passe au-dessus pesah en Hébreu.

 

C’est cette Pâques, de la libération, de l’alliance, de l’offrande, de notre amour, de ce que nous avons de meilleur en nous tout simplement, de ce souffle qui vient de l’intérieur.

 

Je vous souhaite, je nous souhaite une grande respiration pascale, pour tous ceux qui souffrent, qui travaillent, donnent, pour que nous puissions respirer.

 

Jean-François Guerry.

RESPIRATION PASCALE

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Publié le par jean françois
CONDORCET LOGE KLEÎO
Avec l'aimable autorisation de Claude Galinier, Loge KLEÎO.

Jean-François Guerry.

 

 

Condorcet

LOGE KLEIO 

 

A. L. G. D. G. A. D. L. U.   

Marie Jean Antoine-Nicolas CARITAT, Marquis de CONDORCET naquit le 17 Septembre 1743, à Ribemont, prés de Soissons, dans l'Aisne.

Sa mère, extrêmement dévote, avait voué ce fils au culte de la vierge Marie; ce qui explique que le malheureux Condorcet fut vêtu comme une fille jusqu'à l'âge avancé, même pour l'époque, de neuf ans.

Son père, Antoine CARITAT, Marquis de CONDORCET, était Capitaine d'Artillerie, issu d'une noble famille du Dauphiné, devenue Protestante, par vocation, pendant la Réforme, revenue plus tard au Catholicisme, par nécessité. Fierté et indépendance étaient les qualités dominantes de cette devait mourir quelques mois après la naissance de son fils, au cours d'un exercice, accidentellement.

CONDORCET fut donc élevé par sa mère, son grand père maternel, Paul GAUDRY, propriétaire terrien aisé et par son oncle paternel, Jacques-Marie, évêque successivement à Cap puis à Auxerre.

Il passe ses neuf premières années à Ribemont, avec sa mère, qui, Rousseauiste avant la lettre. veillera à ce que « son imagination ne s'imprégnât d'aucune erreur ».

Il aima, et même vénéra, cette mère peu intelligente, très dévote, mais d'une grande douceur et d'un grand dévouement.

Son oncle évêque lui imposa, à l'âge de neuf ans, un précepteur jésuite de son choix, qui, pendant deux ans lui enseignera les rudiments de l'instruction.

Puis, il le fera entrer à l'âge de onze ans, comme interne au collège des jésuites de Reims. C'est de cette période de sa vie que date sa haine des « pères », de leur enseignement, de la religion, qu'il rejette définitivement.

Cela ne l'empêche pas de faire de très brillantes études.

En 1758, il entre au Collège de Navarre, à Paris, le meilleur collège de son époque. C'est là qu'il aura la révélation des mathématiques et de ses abstractions, de ce langage qui lui conviendra totalement, et le passionnera jusqu'à la fin de sa vie. C'est, pour lui, « le monde de la liberté, de la sérénité où le bonheur ne dépend pas d'autrui ».

Il fait bientôt la preuve de sa prodigieuse intelligence mathématique, et devient, dés l'âge de dix-huit ans, un des grands « Géomètres » de son temps .

Rien ne le fera revenir sur sa décision de consacrer sa vie aux mathématiques, pas même l'autorité de son oncle évêque, qui voulait pour lui une carrière militaire, dans la tradition paternelle.

Après deux années consacrées à l'étude, à Ribemont, et devant sa détermination, on le laisse retourner à Paris, afin qu'il puisse suivre sa vocation.

C'est alors qu'il est remarqué par de grands géomètres comme Lagrange et surtout le prestigieux d'Alembert.

Il commence alors, à publier une suite de mémoires, soutenus par l'énumération serait fastidieuse ; il entre à l'Académie des Sciences avec le rang d'associé.

Malgré cette fulgurante carrière universitaire, et peut-être à cause d'elle, ce grand jeune homme offre un aspect enfantin, respirant la simplicité et la bonté.

Il fréquente peu les salons, essentiellement ceux de Julie de l'Espinasse, l'amie de d'Alembert, et d'Amélie Suard, qui deviendra sa confidente.

D'Alembert ne sera pas seulement son mentor en géométrie, mais aussi en philosophie, en humanisme. Condorcet s'imprégnera, grâce à lui, de l'esprit des Lumières, et sera présenté à Voltaire, à l'occasion d'un voyage à Ferney. Il sera l'héritier des Encyclopédistes, le dernier d'entre eux.

Il communiera avec ses pères spirituels dans une même révolte contre les parlements tyranniques, qui avaient condamné et fait supplicier Callas, Sirven, le Chevalier de La Barre, il combat avec véhémence, toutes les injustices.

Il lutte contre l'intolérance, contre les abus, réclame la sûreté des personnes et des biens, la liberté du livre et de la presse, la juste répartition des impôts, la réforme d'une justice boiteuse, partiale, et cruelle, les libertés du commerce et de l'industrie, tout ce qui semble les nécessités mêmes de nos sociétés modernes.

Il faut assurer la liberté civile, la liberté de pensée, Il faut définir les droits de l'homme, il faut même les déclarer. Il faut discuter et voter une Constitution, qui assure l'exercice de ces droits et qui fasse de l'État le représentant de la Nation, et non celle d'un homme ou d'une caste.

Telle est la doctrine de Condorcet. Il a même créé une association se donnant pour but l'abolition de l'esclavage des noirs, où se retrouvaient la plupart de ceux qui deviendront les Girondins.

Il est pratiquement impossible de résumer dans un exposé nécessairement bref, tous les contacts, toutes les œuvres, tant scientifiques que bourreau de travail que fut toute sa vie Condorcet.

Dés 1772, il méditait sur le calcul des probabilités, que l'on ne songeait, jusqu'alors, à appliquer qu'aux jeux de hasard, et pressentait l'étendue et l'intérêt que pourraient avoir les applications de ce calcul à la vie sociale statistiques démographiques, économiques, etc.

En 1774, il entreprend de parfaire l'« Ars conjectandi », de Bernouilli. Ainsi, le premier, il étudie le fait humain par des méthodes scientifiques, et crée les « Sciences Humaines et Politiques », désacralisant l'idée de l'homme, telle qu'elle est conçue à l'époque, démarche en tous points contraire à celle du christianisme, il annonce même, déjà, les Instituts de sondages.

Ses efforts sont récompensés le 6 Mars 1773, par son « adjonction », terme consacré à l'époque. au Secrétariat de l'Académie des Sciences.

Le 10 Mai 1774, Louis XV meurt, et, en Juillet, Turgot, dont il était l'ami, est nommé Ministre de la Marine, puis, en Août, Ministre des Finances, Ministre d'État. Il appelle aussitôt Condorcet auprès de lui. C'est à partir de là que se développera son goût pour l'exercice du pouvoir, qui, malheureusement, lui sera fatal.

Mais comment refuser cet exercice quand on a tant d'idées novatrices à mettre en pratique, pour le plus grand bien de l'Humanité ? Et comment prévoir un phénomène aussi exceptionnel et aussi brutal que la Révolution ?

Condorcet essaie, notamment, avec plus ou moins de succès, de libérer la circulation des grains, d'améliorer la circulation fluviale, de mettre en chantier des canaux reliant la Saône et la Loire. 11 inventera même un brise glaces, pour que la circulation ne soit pas entravée sur la Seine pendant les mois d'Hiver. 11 met en route une unification des poids et mesures pour favoriser les échanges commerciaux intérieurs et extérieurs. Il est, sur le plan économique, très libéral, dans la ligne des physiocrates.

Cette collaboration resserre encore ses liens d'amitié avec Turgot, qui, en 1775, lui donne la charge d'Inspecteur des Monnaies, qui est assortie de la jouissance d'un appartement de fonction somptueux à l'Hôtel des Monnaies.

En Août, il est nommé Secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences Vient ensuite l'épisode de la rivalité entre Turgot et Necker, au cours de laquelle la fidélité de Condorcet pour son ami ne se démentira jamais.

Malheureusement. cela n'empêchera pas la chute de Turgot en Mai 1776.

Condorcet éprouve une grande amertume de voir l'intrigue triompher de la vertu.

Dans les années qui suivent, Condorcet va perdre ses amis les plus chers, Julie de l'Espinasse, et ses pères spirituels.

C'est ainsi qu'il va demeurer, lui seul, l'excellence, le « Condor », ainsi que d'Alembert l'avait surnommé, mais aussi le plus solitaire, le successeur des Encyclopédistes, dont sera, en fait le dernier.

Le 10 Février 1778, après 28 ans d'absence, Voltaire revient à Paris, pour y faire jouer Irène, sa dernière pièce. C'est un triomphe personnel, car la pièce, si l'on en croit Condorcet, n'est pas un modèle du genre.

Peu de temps après, Voltaire est reçu solennellement à la Loge des « Neufs Sœurs », lors d'une cérémonie empreinte d'émotion. Il meurt le 30 Mai 1778.

Julie disparue, d'Alembert vieillissant et dépressif, Condorcet fait de nouvelles connaissances Madame de La Rochefoucauld d'Enville, tenait un salon réputé à La Roche Guyon, ou l'on voyait son fils, le Duc de La Rochefoucauld, qui deviendra un ami intime de Condorcet.

Madame Helvétius, veuve de l'astronome, tenait salon à Auteuil, où venait fréquemment Benjamin Franklin, son voisin de Passy. Condorcet connaissait déjà bien Franklin, qui était ami de Turgot. C'est chez Madame Helvétius qu'il fit aussi la connaissance de La Fayette.

Le 21 Janvier 1782, grâce à l'appui chaleureux et paternel de d'Alembert et à ses qualités manœuvrières, Condorcet est élu à l'Académie Française, en dépit de son athéisme militant. Ce sera la dernière satisfaction de ce père spirituel, qui s'éteint le 29 Octobre 1783.

Ses maîtres disparus, Condorcet devient maître à son tour, à l'âge de quarante-deux ans, et patronne de jeunes talents comme Desgeneues et Cabanis.

Il est fait membre de plusieurs Académies étrangères, et Benjamin Franklin, quelques semaines avant de s'embarquer pour l'Amérique, recommande à la Société américaine de Philosophie, de coopter cet homme prestigieux.

Le 28 Décembre 1886, après un coup de foudre et une cour de quelques l'intelligence de Sophie, attira tous les philosophes et les savants de l'Europe éclairée Jefferson, Paine, Bulle, petit fils de Franklin, en particulier. Les plus jeunes, sont Cabanis, Garat, Volney, Benjamin Constant. On les appellera plus tard, les Idéologues.

C'est à ce moment particulièrement heureux de sa vie, où il a, vraiment tout pour l'être, que va s'enclencher inexorablement, sur fond de crise économique majeure, le processus menant à la Révolution où tout vacille, tout bascule, qui aboutira à la Terreur, et où il finira par sombrer lui aussi.

Il serait passionnant, mais beaucoup trop long de retracer ici les divers épisodes de la Révolution et le rôle éminent qui fut celui de Condorcet, député à l'Assemblée Législative, puis à la Convention.

Si l'on essaie de suivre son action, on constatera qu'il est toujours resté fidèle à ses valeurs, qu'il ne s'est jamais renié.

Mais, dans une conjoncture aussi complexe et aussi brutale, un philosophe et un homme de bien comme lui, ne pouvait trouver le fil politique qui lui permettrait de tout concilier, et d'avoir une ligne d'action logique.

Seul événement heureux, dans cette période atroce, la naissance d'Eliza. en Mai 1790. Que ne s'est il retiré, à ce moment, pour vivre une vie familiale paisible

Alors que ses amis, devant sa fougue pour défendre les grandes causes pour lesquelles il s'était passionné, l'avaient surnommé « le mouton enragé », il va devenir, face aux incohérences et aux injustices de la Révolution, aussi passionné que ceux qu'il critique à juste titre, mais, ce faisant, il perd sa sérénité et beaucoup de ses amis.

Son dernier acte officiel est un projet de Constitution, qui tombant au milieu des luttes pour le pouvoir, et de la politique politicienne, passera complètement inaperçu.

Victime de la vindicte de Robespierre, il sera l'objet d'un mandat d'arrêt le 8 Juillet 1793

ll est alors contraint de fuir, et sera caché rue des Fossoyeurs, actuellement rue Servandoni, chez une veuve admirable, consciente du risque qu'elle prenait, Madame Vernet,

C'est pendant cette période de vie recluse qu'il écrira son « Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'Esprit humain », reprenant, enfin apaisé, son travail de Philosophe.

En établissant le bilan du « Progrès de l'Esprit humain », Condorcet évoque l'affranchissement progressif de l'Homme, d'abord soumis aux certitudes: religieuses, et peu à peu libéré par la raison, en une sorte de mouvement continu, qu'il appelle le progrès.

L'avenir de l'esprit humain n'est pas dans l'humilité de l'observance, mais dans le désir de savoir, dans la volonté de réfléchir et de discuter. L'observation et l'expérience nous prouvent que l'égoïsme mal compris peut se retourner contre nous, et que notre intérêt personnel est lié à l'intérêt général.

La Loge « Les Neuf Sœurs », dont Franklin fut, à une période, le Vénérable, et qu'aurait sûrement fréquentée Condorcet s'il avait été Maçon, ne mentionne nulle part son appartenance.

Certains voient mal le caractère athée et le matérialisme scientiste de Condorcet, s'accommoder des idéaux de la Franc Maçonnerie.

D'autres, au contraire, affirment qu'il appartint à la. Loge des Neuf sœurs, mais que Benjamin Franklin, en retournant en Amérique, aurait emporté les documents susceptibles de prouver cette appartenance, et que ceux-ci se trouveraient actuellement à Philadelphie.

Quoi qu'il en soit, si l'on se réfère à l'œuvre philosophique et aux actions menées par Condorcet, il ne fait pas de doute que la Maçonnerie ne peut que le revendiquer comme l'un des siens.

Question des rapports de Condorcet avec la Croyance avec les Pères Jésuites du Collège de Reims. Délation, sanctions physiques.

Rejet de la Croyance en même temps que de cette Religion que les Pères lui avaient fait abhorrer (Jeter le Bébé avec l'eau du bain). La « Tyrannie exercée sur les âmes », qu'évoque Voltaire dans sa Prière à Dieu.

On ne peut pas penser qu'un esprit aussi supérieur, se complaisant dans les plus hautes abstractions mathématiques n'ait pas trouvé cette Déité, (Maître Heckhart.), cette « Certitude qui échappe au doute. Mais comment expliquer ce que l'on ne peut exprimer de Saint Augustin.

Claude Galinier. 

CONDORCET LOGE KLEÎO

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Publié le par jean françois
HUMOUR SANITAIRE HUMOUR RITUEL

HUMOUR SANITAIRE HUMOUR RITUEL

 

Quelques mots de la part d’Hervé…

 

Il faut garder le moral, et à ce sujet je vais vous confier, ce qu’une de mes amies juives m’a dit.

Au sortir de la guerre 39/45, par une chance inouie, son père revint des camps d’extermination des nazis.

Il ne fut pas très bavard sur le sujet, tant le traumatisme avait été violent, on l’imagine sans peine. Mais quelques année plus tard, alors que la France subissait une crise, et que sa fille tenait des propos pessimistes, son père s’épanche enfin, et lui dit.

 

Tu ne devrais pas parler ainsi ma chérie, il ne faut jamais désespérer, l’espérance fait vivre.

 

Regarde, les seuls qui sont revenus des camps de la mort, c’étaient des optimistes. À bon entendeur salut.

 

L’Abécédaire Maçonnique d’Hervé le Marseillais

 

R- comme Rites avec des zesses

 

Au commencement était le verbe.

 

Tout le monde se servait de la même langue et des mêmes mots. Or le GADLU descendit pour voir le temple que les hommes avaient bâti. Et le GADLU dit : Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule langue, et tel est le début de leurs entreprises !

 

Maintenant aucun dessein ne sera réalisable pour eux. Allons ! Descendons ! Et là, confondons leur langage pour qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres.

 

GADLU les dispersa  de là sur toute la face de la Terre, il créa des rites, des constitutions, des règlements généraux, des rideaux, les cordons qui vont avec, des décors, des oripeaux, des déguisements, des hiérarchies, des grades, des patronymes superfétatoires, des sobriquets grotesques, bref, tous ce que les hommes égaux aiment, pardon tous ce que les égos des hommes aiment.

 

C’est ainsi qu’ils cessèrent de bâtir le temple car ils ne pouvaient plus se reconnaître, il reste donc inachevé. Enfin, c’est ce que la légende dit, car nous on sait comment reconnaître les vrais maçons et le vraies maçonnes ! N’est-ce pas ?

 

Hervé D.

La visite de la Reine de Saba au Roi Salomon

La visite de la Reine de Saba au Roi Salomon

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Publié le par jean françois
LE VOYAGE INTÉRIEUR

LE VOYAGE INTÉRIEUR

 

 

Il paraît que l’attente du départ fait partie du voyage, qu’il faut aussi se préparer soigneusement, rassembler l’essentiel de ses affaires, sans trop se charger de tout ce qui est inutile et pourrait ralentir la marche, les pèlerins de Compostelle, le savent bien.

 

Cette fois-ci le départ a été un peu précipité, un minuscule virus est venu perturber la préparation du voyage, impossible de prévoir ne serait-ce que l’itinéraire, les étapes, seul le lieu a tout de suite été connu : Restez chez vous.

 

Pour certains c’est sans doute plus une épreuve qu’un plaisir, encore moins un désir de voyage. Impossible de partir à l’autre bout du monde, pas même dans sa résidence secondaire (quoique jeudi dernier dans la nuit il y avait paraît-il une queue de voitures à l’isthme en direction de Quiberon dans le Morbihan, si bien que les autorités ont été débordées le lendemain au Marché, sans commentaire.)

Le Mont Thabor

Donc pas de sortie même dans ce beau parc du Thabor à Rennes, près de chez moi. Ce parc qui évoque cette montagne d’Israël, point culminant, autel des sacrifices, voyage des ténèbres vers la lumière, dont l’évocation est faite dans les Psaumes 88 et 89 :

 

« Des fonds de la détresse, des ténèbres, puis la lumière et la joie reviennent.

À toi le ciel, à toi aussi la terre. Le monde et son contenu, c’est toi qui les fondas. Le nord et le midi, c’est toi qui les créas, le Thabor et l’Hermon à ton nom crient la joie.»

 

Cette joie qui vient du haut du mont Hermon, cette montagne du Liban, non loin des montagnes de Nephtali, de la région de cette célèbre veuve connue des francs-maçons.

Le Mont Hermon

Pour faire ce voyage vers la joie, il faut faire ce voyage intérieur, ce voyage vers notre maître intérieur. C’est le plus beau et le plus long des voyages. Il s’accomplit libre, sans bagage, débarrassé de sa carapace.

 

Les voyages, font partie des invariants maçonniques. Ils jalonnent les rituels, les cérémonies initiatiques. Le grand voyage  vers l’homme intérieur est un itinéraire de vie, un chemin vers la découverte de soi.

 

Le confinement forcé, est peut-être l’opportunité de commencer ce voyage, vers la connaissance de soi. Un voyage, vers la vie réelle celle de l’esprit, vers le vivant.

 

« Qui a pensé dans la plus grande profondeur. Aime ce qu’il y a de plus vivant. » (Friedrich Hölderlin)

 

Confrontés à nous-mêmes comme ces hébreux en exil à Babylone, qui pleurent au bord de l’Euphrate leur Jérusalem perdue, notre inconscient réveille notre conscience, notre désir d’un retour au sacré au divin, un retour chez son soi originel, notre unité.

 

Nous étions si loin, si préoccupé de notre paraître, de nos ambitions matérielles, incapables de nous arrêter, de réfléchir à l’essentiel, à l’essence de notre soi. Le confinement nous oblige à oublier les néons des illusions, et voir la lumière intérieure éternelle qui brille en nous.

Nos sens reprennent contact avec la nature, jusque dans nos villes, nous entendons dans le silence, le chant des oiseaux, le vent qui pleure, qui hurle, dans les arbres plantés dans le béton. L’oreille du cœur se réveille. L’on voit des choses que l’on croyait improbables, hier en plein centre-ville, à Rennes sortant la rivière une famille de canards traversait tranquillement la route désertée.

La beauté de la vie, de cette vie oubliée ré apparait, le Cantique des Cantiques (III-10) célèbre ce retour à la joie :

 

« La pluie a cessé, elle a disparue. Les fleurs ont paru sur la terre. Le temps des chants est arrivé. »

 

Marie Madeleine Davy, loue aussi dans son livre l’Homme intérieur, ce temps des chants.

 

«  Le temps des chants arrive quand l’homme se lève et se met en marche pour remonter la route conduisant  à son origine.»

 

Confinés, nous prenons conscience de l’indispensable vie de l’esprit, du levier de l’intellect, mais aussi de ses limites, il faut bien plus pour voyager, que de simples raisonnements, il faut imaginer la beauté, se transformer, faire prendre à notre intellect, le chemin qui descend jusqu’au cœur, métamorphoser notre regard sur toutes les choses de la vie, pour voir en elle, dans toutes ces choses la présence du sacré, du divin. C’est cela la conversion du regard. Nous passons progressivement, grâce à ce voyage intérieur de l’horizontalité matière, à la verticalité de l’esprit, comme l’homme s’est levé il y a longtemps pour sortir de sa barbarie et devenir plus juste, aller sur un rayon de lumière de la périphérie au centre du cercle, entre l’équerre et le compas.

Notre conscience s’est élevée au fur et à mesure de notre itinéraire spirituel, de l’assouvissement de notre soif de sacré, les nourritures spirituelles ont permis de révéler nos potentialités et l’immensité du chemin à parcourir pour arriver au terme de ce voyage intérieur.

 

Ce voyage intérieur, nous libère, nous met en joie, lentement nous abandonnons nos certitudes, nos vanités, nos orgueils, nous faisons le vide, pour n’accueillir que l’amour fraternel. Nous suivons les conseils de Sri Gnânâmanda :

 

«  Rentre en toi au lieu où il n’y a rien et prends garde que rien n’y vienne. Pénètre au-dedans de toi. Jusqu’au lieu où nulle pensée ne s’y lève ! Là où rien n’est, le Plein ! »

Jean-François Guerry.

LE VOYAGE INTÉRIEUR

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TESTS CORONAVIRUS SUR NOS SOEURS ET FRERES AFRICAINS VU DANS LE JOURNAL LE MONDE
Cette information m'a été transmise par Isabel une lectrice espagnole du Blog.

NO COMMENT !

Jean-François Guerry.

Tribune. C’était jeudi 2 avril. Au cours d’une discussion sur la chaîne d’information en continu LCI, Jean-Paul Mira, chef de service à l’hôpital Cochin à Paris, a suggéré à Camille Cocht, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche scientifique (Inserm) de réaliser des tests de vaccins contre le coronavirus sur le continent africain. Depuis, les réseaux sociaux passent en boucle cet échange, et les tweets sur le sujet n’en finissent plus de partager l’émotion qu’il soulève.

L’affaire prend même un début de tour politique puisque Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, estime que le terme de « provocation » utilisé par Jean-Paul Mira n’est pas de mise, mais qu’il s’agit bel et bien de « racisme ». De son côté, l’association Esprit d’ébène, qui œuvre avec et pour les jeunes issus des diasporas africaines, a rédigé une lettre ouverte au chef de l’Etat

« Monsieur le Président de la République,

Ce jeudi sur LCI, une grande chaîne de télévision française, Messieurs Jean-Paul Mira, de l’APHP, et Camille Locht, de l’Inserm, ont évoqué un vaccin contre le coronavirus en proposant de le tester « en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitements, pas de réanimation ». Rien de choquant à les en croire puisque, déjà, sur les prostituées africaines, « on essaie des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées » !

Nous, citoyennes et citoyens français, élues et élus de la République, responsables associatifs ou membres de la diaspora africaine, réprouvons avec force ces propos manifestement racistes, qui abîment et divisent notre pays. Nous exigeons des excuses de leurs auteurs et de LCI qui ne les a pas interrompus. A titre conservatoire, nous portons plainte devant le Conseil supérieur de l’audiovisuel et les juridictions compétentes et nous attendons des pouvoirs publics qu’ils réaffirment les valeurs républicaines.

Mesurez, Monsieur le Président, de tels propos qui sont une insulte à l’Afrique et à l’humanité.

Faut-il rappeler que le dénuement africain (« pas de masques, pas de traitement »…) n’est pas un fait de nature, mais résulte notamment d’un pillage continu ? Faut-il décrire les sentiments de familles réduites à la condition de rats de laboratoire ?

Imaginez, Monsieur le Président, l’impact de telles paroles sur l’image de la France et la montée du sentiment anti-français au sein de la jeunesse africaine dont, déjà, vous vous inquiétiez en décembre 2019, lors de la réunion du G5 Sahel.

Gageons, Monsieur le Président, que vous saurez associer les gouvernements africains à l’élaboration de recherches médicales respectueuses de leur souveraineté. Gageons que vous saurez solliciter, pour cela, les communautés africaines de France, toujours prêtes à s’impliquer dans le développement des deux rives de la Méditerranée.

Toutefois, cela supposera notamment de sortir d’une logique de stigmatisation, voire d’abandon, des personnes migrantes africaines. Cela supposera un sens de l’Histoire et de ses mouvements. »

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Publié le par jean françois
L’ARBRE

L’ARBRE

 

 

Puisque tout est à l’arrêt, enfin tous ce qui n’est pas essentiel, et qui hier était incontournable. Ma pensée va d’abord à tous nos soignants, et à tous ceux essentiels à notre vie quotidienne, tous les méprisés d’avant, tous les sous payés, les sous considérés.

Que pouvons-nous faire, d’abord oublier nos querelles dérisoires, oublier comment nous avons pu nous fâcher pour presque rien avec nos proches.

 

Comment avons-nous pu à ce point favoriser l’individualisme, admirer le rêve promis à tous d’être milliardaire et pauvre en même temps !

Stop au ridicule vivre ensemble, minimum syndical, couvercle sur la marmite.

 

Nous retrouvons les vertus du collectif, du solidaire, de la fraternité. L’on redécouvre que la fraternité n’est pas innée elle est un travail à faire.

C’est un arbre de vie, dont il faut prendre soin chaque jour, le tailler, supprimer les branches mortes, ces fausses excuses comme, je n’ai pas le temps, je fais déjà des efforts. Si l’on veut qu’il ait de nouvelles pousses il faut bien l’entretenir cet arbre, veiller à ce qu’aucun nuisible, aucun champignon vénéneux ne vienne le gangréner, empêcher sa croissance, mettre de l’eau chaque sur ses feuilles, ses racines.

Nous avons coupé tant d’arbres pour les brûler. C’est peut-être le dernier avant que la forêt entière ne s’enflamme, nous devons autour de lui faire une chaîne humaine, faire savoir à tous les obscurs bûcherons, que les scies, les haches doivent être rangées, qu’ils ne pourront pas même toucher son écorce.

 

Cet arbre de la fraternité est maintenant protégé par l’écrin de nos mains, de nos cœurs réunis. Ceux, qui le considérait, comme un simple bout de bois. Ne pourront plus le mettre feu avec toutes nos autres illusions.

Je sais que les prévisions sont difficiles surtout quand elles concernent l’avenir disait Pierre Dac.

Mais nous sommes peut-être à l’aube du fameux nouveau monde, pas celui que l’on nous annonçait avec orgueil et arrogance il y a quelques années, non un nouveau monde plus humain, ok baby boomers disent les jeunes en ce moment, eh bien je vous dis ok teenagers à vous de jouer, de vous la jouer collectif, d’arrêter de penser à vos seuls intérêts, comme nous l’avons fait.

 

Ce ne sont pas que des applaudissements fussent-ils journaliers, ou des félicitations qui a force d’être répétées ressemblent à des mièvreries stériles. Ce sont des actes qu’attendent maintenant les soldats qui sont en première ligne.

 

L’arbre de la fraternité est encore fragile, même les séquoias multi- centenaires tremblent sur leurs bases en Amérique par manque d’eau.

La roche tarpéienne reste ouverte, elle toujours proche du capitole. La progression sur l’arbre de vie, la montée de l’échelle est certes toujours difficile, mais les francs-maçons humbles pèlerins savent que la descente est bien plus périlleuse encore.

 

Nous sommes aujourd’hui au faîte de l’arbre de la fraternité, assis sur cette canopée merveilleuse, éblouit, le vent de l’espérance souffle dans les ramures reverdies. Après avoir atteint ce nec plus ultra de la fraternité, seront-nous capables, humblement toujours de tendre nos mains autour cet arbre de vie.

 

Jean-François Guerry.

 

Points de vue.

 

« L’indignation donne bonne conscience. Éphémère, elle n’est rien de plus qu’un refus d’agir. »  Abnousse Shalmani.

 

Nous sommes toujours en crise, nous sommes toujours en état d’urgence, nous sommes toujours contraints à des mesures temporaires.

 

Jean-François Guerry

 

« l’Ennui, avec les mesures temporaires. C’est qu’elles ont la déplorable habitude de survivre aux urgences, d’autant plus qu’il y a toujours une nouvelle urgence qui rôde à l’horizon. »

 

Yuval Noah Harari.

L’ARBRE

 

RUPTURE DE STOCK.

 

Il y a déjà plusieurs mois, mon pharmacien habituel m’informait de nombreuses ruptures de stock de médicaments, pas chez le grossiste, pas dans les labos. Vu le prix faible du médicament en France, lié à son remboursement, les labos préfèrent d’abord livrer d’autres pays. Ce n’est pas trop grave, j’en aurais surement dans quelques jours, ou alors il faudra vous en faire prescrire autre chose.

 

Confiné, je lis quelques articles d’économie, de préférence ceux des grands experts, très prévoyants. Deux camps s’affrontent sur les stratégies du jour d’après. Ça n’a pas encore commencé, qu’ils ne sont déjà pas d’accord.

 

Les premiers décrètent en référence à la déesse raison, que nous seront dans l’impossibilité, de relocaliser nos productions mêmes les plus essentielles, les plus stratégiques. Celles que nous n’aurions jamais dû abandonner.

 

Les seconds, les sauveurs, ceux qui sans doute n’étaient pas écoutés avant, ne faisaient pas assez la grève, ne cassaient rien, ne criaient pas trop fort, de peur de nous réveiller, ces prophètes de malheur. Affirment qu’il faut tout re localiser, ou presque.

 

Aucun des deux camps ne parle comme ma grand-mère dont toute la famille reconnaissait en souriant, qu’est-ce qu’elle est prévoyante mamie ! Pourquoi donc ? Vous n’allez pas me croire elle faisait des stocks, on ne sait jamais disait-elle, elle était complètement décalée..

 

Quand j’étais aux affaires, mon expert comptable bac +, spécialiste de la bonne gestion, me fixait des objectifs, surtout pas trop de stock, c’est de l’argent qui dort ! Il faut que le stock tourne, vite, le plus vite possible, avec un bon logiciel on doit pouvoir gérer en flux tendu, au bord de la rupture, et votre argent placé en banque à 1,5% d’intérêt sur lesquels vous paierez des impôts au titre des produits financiers, mais il restera bien quelque chose en fin d’année vous pourrez vous faire un resto !

 

Si bien qu’en bon gestionnaire, j’étais constamment au bord de la rupture. Puis il a fallu aller plus loin pour faire un peu plus de profits. Le nec plus ultra de la gestion, des boîtes vides dans le magasin du facing. Vous prenez des commandes, vous encaissez les acomptes et vous faites fabriquer vos produits ensuite, il suffit de négocier les délais de livraison.

 

Encore et encore, vous faites pression sur les fournisseurs, vous les payez avec des délais 30 jours, 60 jours voire plus, et surtout s’ils ne livrent pas dans les délais prévus, vous facturez des pénalités. Super, comme ça, soit ils baissent leurs marges, soient ils augmentent leurs prix, et puis pour les livraisons, les chauffeurs n’ont qu’à aller plus vite sur les routes, dormir sur les parkings, ou alors embaucher à moitié prix des chauffeurs européens, mais pas tout à fait comme les autres moins chers, et puis s’ils ne sont pas contents les fournisseurs qu’ils fassent fabriquer ailleurs à moins cher, chacun ses problèmes !

 

Voilà une bonne gestion, votre petite ou votre grande entreprise fera plus de profit, pour vous, pour vos actionnaires, le monde rêvé, même l’état collecteur d’impôts et votre banquier seront content.

 

Elle était drôle ma grand-mère avec son stock, complètement décalée !

 

Note : toute ressemblance avec la vraie vie est parfaitement authentique.

 

Jean-François Guerry.

L’ARBRE
HUMOUR SANITAIRE HUMOUR EN QUESTION
L’ARBRE

 

L’Abécédaire Maçonnique ou pas de Hervé le Marseillais

 

Q- comme questions diverses.

 

Elles portent bien leur nom, car ces prises de paroles sont parfois de vrais étouffes païens (ce sont les mêmes que les chrétiens mais en moins roboratifs)

 

Vu l’heure généralement tardive à laquelle elles sont livrées en pâture à des gens affamés et assoiffés (normal au bout de 12 heures, il est près de minuit et on bosse depuis midi), au sens propre, et étant donné qu’on a déjà subi le report de la super-planche concoctée avec amour depuis 6 mois par le frère ou la sœur X qui a fait déplacer une quinzaine de visiteurs déçus.

 

Ces derniers vont compenser leur frustration, et rentabiliser leur déplacement, en nous apportant des saluts fraternels alambiqués, retardant encore plus la choucroute qui commence à fleurer bon depuis la salle humide, stressant encore un peu plus les estomacs, les vessies et les oreilles, qui par corrélation, vont de pair avec le système digestif.

 

Comme vous le dirait un bon praticien de la médecine allopathique, héritier spirituel d’Hyppocrate et de diaforus, Maçon affamé n’a pas d’oreille.

 

Hervé D.

 

On aurait pu aussi choisir Q C M, comme enquête Maçonnique !

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