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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
LE SOIR APPROCHE  ET DEJA LE JOUR BAISSE

Point de Vue Témoignage.

 

Cet article dans un Blog maçonnique peut apparaître comme un intrus, il ne s’agit que de mettre en relief la pensée d’un cardinal, à un moment ou les églises sont secouées de tout bord. Pas de religiosité, mais des valeurs traditionnelles inspirantes de notre initiation. C’est tout ! Cet article a été proposé par Christian  L ,un lecteur du Blog.

 

Jean-François.

 

 

Cardinal Sarah : « L’Occident est en grand péril »

À l’occasion de la sortie de son dernier livre, Le soir approche et déjà le jour baisse, S.E. le cardinal Robert Sarah a bien voulu accorder un entretien à Gabrielle Cluzel, rédactrice en chef de Boulevard Voltaire. Sans langue de buis, le prélat aborde les questions des racines chrétiennes de l’Occident, des migrations, du dialogue interreligieux, notamment avec l’islam, de la mondialisation…


Vous venez de publier un nouveau livre entretien avec Nicolas Diat intitulé Le soir approche et déjà le jour baisse, aux Éditions Fayard.
Le moins que l’on puisse dire c’est que vous n’y maniez pas la langue de buis.
Si vous prenez à nouveau la parole, écrivez-vous, c’est que vous ne pouvez plus vous taire, ‘’les chrétiens étant désorientés’’, ce sont vos mots.
Faites-vous là allusion au récent scandale qui a touché l’Église ?

Je ne fais pas uniquement référence à ce scandale. Nous vivons une grande crise depuis plusieurs années. Je me rappelle qu’en 2016, juste avant son élection au siège Saint-Pierre, Benoit XVI disait que l’occident traversait une crise qui ne s’est jamais vérifiée dans l’Histoire du monde. Voyez-vous comment la famille est détruite ? Comment le mariage est conçu d’une manière différente de ce que nous avons toujours connu ? Comment l’anthropologie est en grande crise ?
Il y a bien sûr la crise économique, la crise politique et la crise des responsables, mais, on constate au niveau de l’Église une baisse énorme de la pratique religieuse. Les églises sont vides. L’enseignement de l’Église semble également très flou et confus. Beaucoup de gens sont désorientés et ne savent plus où aller. C’est cette réalité que j’ai décrite. Je n’invente rien. Je fais un constat le plus précis et le plus près possible de la vérité.
Nous voyons bien que ce que je décris existe. Il y a une grande confusion et une grande incertitude. Les gens veulent surtout qu’on leur indique la route et qu’on leur enseigne la foi que nous avons toujours vécue. La foi et la parole de Dieu ne changent pas. Dieu est le même.
Ce que dit ce livre est vraiment la réalité. Il s’agit de donner l’espérance, malgré cette crise, pour retrouver vie et confiance. Sur le plan humain, quelqu’un peut avoir une maladie grave, se soigner et retrouver la santé. Une autre personne peut aussi traverser une difficulté passagère, mais après des efforts et l’aide qu’elle reçoit, elle retrouve une certaine assurance.
Il y a des périodes de désemparement, mais on peut quand même trouver une espérance. C’est ce que j’essaie de dire dans ce livre.

Vos propos semblent viser à réveiller un occident en perdition. Il est à rebours du discours habituel sur le sujet. Dans votre livre Dieu ou rien, vous rendez hommage, je cite ‘’aux beaux fruits de la colonisation occidentale, aux missionnaires de France qui vous apportent le vrai Dieu’’. Aujourd’hui, en somme, le missionnaire c’est vous et la terre de mission, c’est la France.
Diriez-vous que l’occident a oublié ses racines et a dilapidé son héritage ?

Je crois que nous devons être vrais. J’ai tout reçu de l’occident. J’ai reçu ma formation et ma foi. On a l’impression aujourd’hui que l’occident renie ses origines, son histoire et ses racines. Il me semble que nous vivons comme si nous n’avions rien à voir avec le christianisme. Ce n’est pas vrai. Lorsqu’on ouvre les yeux, on voit bien l’architecture, la musique, la littérature et que tout est chrétien. Je ne vois pas pourquoi on peut nier ce qui est. Nier ce qui est, c’est se mentir à soi-même.
Je pense que l’occident est en péril s’il renie ses racines chrétiennes. C’est comme un grand fleuve, il a beau être immense et majestueux, s’il perd sa source, il n’est plus alimenté et se dessèche au bout d’un certain temps. C’est comme un arbre qui n’a plus de racines, il meurt.
Un occident sans racines chrétiennes est un occident menacé de mort et de disparition. Il s’est fait envahir par d’autres cultures qui, elles, ne renoncent pas à leur histoire et combattent pour montrer qu’elles ont une culture à proposer. D’autres cultures envahissent l’Europe, comme les cultures musulmane et bouddhiste.
Il est important qu’il reprenne conscience que ses valeurs, belles, majestueuses et nobles se perdent.
Je ne prétends pas être le missionnaire. Nous sommes tous, par le baptême, envoyés pour que faire connaître le Christ et l’évangile, et la réalité nouvelle qu’il nous propose. Aujourd’hui, les écritures nous disent encore ‘’ je fais un monde nouveau’’. Ce monde nouveau est créé par le Christ lui-même.
Je souhaite que ce livre puisse réveiller la conscience occidentale. Je crois que l’occident a une mission spéciale. Ce n’est pas pour rien que Dieu nous a communiqué la foi par l’occident. Ce que Dieu donne est permanent, c’est pour toujours et non pour un instant.
L’occident a une mission universelle, à cause de sa culture, de sa foi, de ses racines et son lien personnel avec Dieu.
Si l’occident perdait ses racines, il y aurait un bouleversement énorme et terrible dans le monde.
Je crois profondément au rôle essentiel de l’islam pour notre civilisation. J’espère que la lecture du livre ‘’ Le soir approche et déjà le jour baisse’’ sera un moyen pour réveiller la conscience occidentale, mais aussi notre conscience de chrétien.


Vous vous inquiétez de la migration et de ses conséquences. Vous écrivez que le déracinement culturel et religieux des Africains projetés dans des pays occidentaux qui traversent eux-mêmes une crise sans précédent est un terreau mortifère. Quel est selon vous le regard chrétien à porter sur la migration ?

Je crois que lorsqu’ils arrivent en occident, ils se rendent tout de suite compte que c’est un occident qui a perdu Dieu, qui est plongé dans le matérialisme, dans la négation de Dieu et qui ne voit que la technique et le bien être. Cela les désempare.
Je connais l’Afrique et l’Asie. Ce sont des continents profondément attachés à Dieu et au transcendant. Arrivés ici, ils trouvent uniquement le matériel. Cela peut être une désorientation pour eux. Or, je pense que si vous les accueillez, ce n’est pas seulement pour leur donner du travail, un logis et de quoi vivre. Proposez-leur aussi ce qui fait votre richesse, sans forcer personne. La foi est un acte d’amour. On ne force pas quelqu’un à aimer. Proposez-leur votre richesse, votre foi chrétienne en laissant chacun sa liberté d’accepter ou de refuser.
Je pense que là aussi, l’occident a une mission. Quand vous recevez quelqu’un, vous lui donnez le meilleur de vous-même. Le meilleur de vous-même est votre coeur. Si quelqu’un arrive dans votre maison, vous lui donnez une chambre et de la nourriture. Si cette personne voit que vous n’êtes pas content, triste ou pas heureux de le recevoir, alors, il ne va pas manger ce que vous lui donnez. Le meilleur de nous-même n’est pas ce que nous donnons matériellement, mais c’est notre coeur.
Il faut que l’occident donne son coeur. Or, ce coeur, c’est votre foi, votre lien à Dieu, votre richesse ancestrale qui vous a fait naître et qui vous a façonnés. C’est le christianisme qui vous a façonnés. Donnez aux étrangers qui arrivent, c’est vraiment cela qui fait votre richesse.

Vous venez dénoncer une vision irénique des autres religions, y compris de la part des catholiques.
‘’Qui se lèvera pour annoncer la vraie foi aux musulmans?’’ écrivez-vous. Faut-il y voir une mauvaise interprétation du dialogue inter-religieux ?

Quand deux personnes se parlent, chacun s’affirme dans ce qu’il est profondément. Il n’y a pas de dialogue si moi je m’efface. Le vrai dialogue est lorsque chacun dit ce qu’il est, ce qui fait sa vie profonde et ce qui fait sa foi. Dialoguer n’est pas offusquer ou de ne pas froisser l’autre de cacher sa foi. Un dialogue, c’est véritablement aller vers la vérité ensemble. Si nous sommes vraiment sincères, nous allons aboutir à une vérité. Le dialogue est pour moi très important, parce que c’est une recherche de vérité. Nous cheminons ensemble pour voir la lumière. Une fois que nous avons vu la lumière, soit il faut fermer les yeux pour ne pas suivre la lumière, soit on dit ‘’ c’est ça la lumière’’. Si réellement, Jésus est vraiment la lumière, nous ne pouvons pas ne pas l’accepter ensemble. Si vraiment Jésus est le chemin, nous ne pouvons pas ne pas l’accepter. Si vraiment, il est la vie, nous ne pouvons pas ne pas l’accepter.
Le dialogue, c’est marcher ensemble dans la direction de la vérité, la trouver et l’accepter.

 

Vous portez un jugement très sévère sur la mondialisation. Vous dites qu’elle est contraire au projet divin.
Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Vous et moi sommes différents. Cette différence est une grande richesse. C’est comme dans un jardin, vous voyez des fleurs jaunes et vertes. Cet ensemble fait une beauté extraordinaire. La globalisation voudrait supprimer toutes les différences linguistiques, raciales et frontalières. Je ne sais pas où nous allons aboutir.
Je pense que s’il n’y a pas de discernement et de sagesse, la globalisation constitue un grand danger pour la valorisation de chaque culture et de chaque peuple. Chacun de nous a une histoire, une culture et une richesse qu’il apporte aux autres. Alors, niveler toutes les cultures et tous les peuples pour n’en faire qu’un est pour moi, un appauvrissement.
La mondialisation va contre le désir de Dieu qui a voulu nous créer différents pour nous enrichir mutuellement. Aujourd’hui, on a presque l’impression qu’il y a une américanisation, une européisation. Tout le monde doit être européen. La vision du monde, de l’économie et de l’homme doit être européenne. C’est un appauvrissement. Les Asiatiques ont une vision belle et approfondie.
Je ne suis pas contre la mondialisation. Plus on est ensemble, plus on est puissant, plus on peut faire de belles choses, sans pour autant supprimer les personnalités et les spécificités de chaque peuple. C’est cela que je dénonce. Que les Français soient français, que les Polonais soient polonais et que les Allemands soient allemands, quitte à coopérer ensemble.


Parmi les maux qui touchent les catholiques, vous évoquez le relativisme ambiant, la défaillance de la catéchèse et l’absence de prière… est-ce aux clercs que vous vous adressez ?”

J’attribue la responsabilité de la baisse de la foi et de la pratique, et d’un certain manque de connaissance de la religion et de la doctrine aux prêtres. C’est leur métier. Ils sont envoyés pour enseigner. Le Christ a dit ‘’ allez enseigner toutes les nations’’.
Si nous n’enseignons plus la doctrine, nous appauvrissons les chrétiens qui ne savent plus lire. Si le prêtre est tout le temps en train de s’agiter, il n’a pas le temps de prier. On va imiter sa façon de faire. Notre responsabilité est énorme. Nous devons être les modèles du troupeau, des modèles de prière et de vie morale. Je ne dis pas que tout vient du clergé, mais vous voyez quand même qu’il y a aujourd’hui des accusations horribles sur le clergé, contre les cardinaux et les évêques. Tout n’est peut-être pas vrai, mais même si c’était un seul prêtre qui faisait des choses comme celles-là, il pourrait décourager beaucoup de laïcs.
Beaucoup diront que la prière n’est peut-être pas essentielle. C’est pourtant l’activité essentielle. C’est ce qu’on voit qui est essentiel.
J’ai tendance à parler longuement, mais si vous prêchez 5 ou 10 min une fois par semaine, vous affamez les gens. Chacun de nous mange régulièrement pour maintenir sa santé. Si on donne une homélie de 10 min chaque dimanche, il n’y a aucune nourriture dedans. Il y a donc une responsabilité que j’attribue aux prêtres. Ils doivent prendre au sérieux cette mission d’enseigner, de sanctifier le peuple de Dieu et de le gouverner. Gouverner ne veut pas dire d’imposer des choses, mais plutôt d’orienter et de faire avancer vers Dieu pour une meilleure connaissance de lui.
J’attribue aussi cette responsabilité aux familles. Les familles ne connaissent pas Dieu, elles ne prient pas souvent et n’amènent pas les enfants à l’église. Ils ne savent pas quoi croire, ils ne savent pas ce qu’est la foi.
Nous avons tous une responsabilité dans ce que nous vivons aujourd’hui, soit au niveau de la baisse et de la pratique de la foi, soit de l’engagement missionnaire. Nous sommes tous appelés à enseigner, à sanctifier et à orienter les personnes vers Dieu.


Vous parlez de décadence et évoquez la chute de l’Empire romain dans ce livre, comme s’il y avait une analogie. Votre titre laisse supposer qu’il est presque trop tard.
Que diriez-vous à ceux qui pourraient désespérer ?

Le titre du livre est un passage de l’évangile de Saint-Luc. La situation que nous vivons est celle que les premiers chrétiens et les premiers disciples de Jésus ont vécu. Jésus est mort et enterré et ils sont tous découragés. 
Chacun rentrait chez soi et voilà que Jésus les rejoint en leur demandant pourquoi ils sont tristes. Ils lui répondent ‘’vous ne savez pas ce qu’il s’est passé à Jérusalem ?. Ils ont tué Jésus qui était un grand prophète, nous espérions que c’était le Messie, voilà trois jours qu’il est mort et maintenant nous rentrons chez nous’’. 
Pendant longtemps, il expliquera que c’est comme cela que le Christ devait finir pour le salut du monde. Puis ils entrent dans une auberge, il prend le pain, il fait la bénédiction, il rompt le pain, il leur donne à manger et ils reconnaissent que Jésus est là et vivant. 
Nous pouvons nous aussi avoir cette impression que tout est perdu. Mais si nous reconnaissons Jésus à travers sa parole et à travers l’Eucharistie, il n’y a pas à désespérer. Il nous a dit ‘’ je serai avec vous jusqu’à la fin du monde’’. 
Comme je vous le disais tout à l’heure, quelqu’un peut être gravement malade et retrouver la santé. Nous pouvons retrouver notre santé si nous allons à l’essentiel. 
Qui est l’essentiel? C’est Dieu. 
Qui est l’essentiel? C’est Jésus Christ. 
Qui est l’essentiel? Ce sont les valeurs humaines. 
Il y a de quoi espérer. Il ne faut pas se décourager et se désespérer. Nous vivons un moment difficile, mais ce moment va passer. L’aurore arrive. Nous pouvons avoir confiance que la lumière arrive. Cette lumière c’est Jésus. Lui, nous redonnera la joie de vivre, la joie de nous aimer et d’être ensemble comme des frères.

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Publié le par jean françois
PREMIER MAI

 

Victor HUGO
1802 - 1885
Premier mai

Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses. 
Je ne suis pas en train de parler d'autres choses. 
Premier mai ! l'amour gai, triste, brûlant, jaloux, 
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ; 
L'arbre où j'ai, l'autre automne, écrit une devise, 
La redit pour son compte et croit qu'il l'improvise ; 
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur, 
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ; 
L'atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine 
Des déclarations qu'au Printemps fait la plaine,
Et que l'herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament, 
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise 
Envoie au renouveau ses baisers odorants ; 
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans, 
Dont l'haleine s'envole en murmurant : Je t'aime ! 
Sur le ravin, l'étang, le pré, le sillon même, 
Font des taches partout de toutes les couleurs ; 
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives, 
Et tous les billets doux de son amour bavard, 
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées, 
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ; 
Tout semble confier à l'ombre un doux secret ; 
Tout aime, et tout l'avoue à voix basse ; on dirait 
Qu'au nord, au sud brûlant, au couchant, à l'aurore, 
La haie en fleur, le lierre et la source sonore, 
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants, 
Répètent un quatrain fait par les quatre vents. 

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Publié le par jean françois
La Recherche de L'Âme Processus Initiatique

La recherche de l’Âme processus initiatique.

 

« Au fur et à mesure de son épuration par un procédé de rappel (Dhkir), explique Faouzi Skali dans la Voie soufie, L’âme gravite à travers les étapes qui doivent la mener à la connaissance de Dieu. A chaque étape l’âme apparaît avec de nouveaux caractères. » C’est que les soufis envisagent l’âme dans leur perspective initiatique, il s’agit donc pour elle de passer de « stations » en « stations », dans un voyage de mondes en mondes de plus en plus proche du divin, qui a donné lieu à de très riches métaphores poétiques. Métaphores souvent amoureuses. L’Aimé à la recherche de son Amant divin.

 

François Cheng de L’Âme.

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Publié le par jean françois
POUR FAIRE FACE COMPRENDRE

 

POUR FAIRE FACE COMPRENDRE….

 

A lire : Le dernier essai du Rabbin Delphine Horvilleur

 

Réflexions sur la question antisémite

Delphine Horvilleur

Sartre avait montré dans Réflexions sur la question juive comment le juif est défini en creux par le regard de l’antisémite. Delphine Horvilleur choisit ici de retourner la focale en explorant l’antisémitisme tel qu’il est perçu par les textes sacrés, la tradition rabbinique et les légendes juives.
Dans tout ce corpus dont elle fait l’exégèse, elle analyse la conscience particulière qu’ont les juifs de ce qui habite la psyché antisémite à travers le temps, et de ce dont elle « charge » le juif, l’accusant tour à tour d’empêcher le monde de faire « tout »  ; de confisquer quelque chose au groupe, à la nation ou à l’individu (procès de l’« élection ») ; d’incarner la faille identitaire ; de manquer de virilité et d’incarner le féminin, le manque, le « trou », la béance qui menace l’intégrité de la communauté.
Cette littérature rabbinique que l’auteur décortique ici est d’autant plus pertinente dans notre période de repli identitaire que les motifs récurrents de l’antisémitisme sont revitalisés dans les discours de l’extrême droite et de l’extrême gauche (notamment l’argument de l’« exception juive » et l’obsession du complot juif).
Mais elle offre aussi et surtout des outils de résilience pour échapper à la tentation victimaire : la tradition rabbinique ne se soucie pas tant de venir à bout de la haine des juifs (peine perdue…) que de donner des armes pour s’en prémunir.
Elle apporte ainsi, à qui sait la lire, une voie de sortie à la compétition victimaire qui caractérise nos temps de haine et de rejet
.

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Publié le par jean françois
UNE BELLE LECON DE SAGESSE

Une belle leçon de sagesse

 

Texte communiqué par Jean-Claude Sitbon

Vous pouvez consulter le site web de cet auteur - conférencier (www.rite-ecossais-rectifie.com)qui contient plus d’une centaine d’articles écrits par lui.


Belle leçon de sagesse dans cette petite histoire d’un homme qui, observant le cocon d’un papillon, se décide à intervenir pour aider le papillon à s’extraire de son enveloppe. 

 

Les conséquences inattendues de ce geste de compassion inspirent à l’auteur anonyme du texte une réflexion sur les obstacles que tout homme connaît dans sa  vie. 

 

Leçon de sagesse

 

«  Un homme trouve le cocon d'un papillon. Un jour, il voit une petite ouverture apparaître et il passe plusieurs heures à observer le papillon qui essaie de sortir par le petit trou. Puis soudainement, le papillon ne semble plus faire de progrès. C'est comme s'il était à la limite de sa capacité et qu'il ne pouvait pas aller plus loin. L'homme décide donc d'aider le papillon.


Il prend des ciseaux et coupe le reste du cocon. Le papillon en sort ensuite facilement. Mais il se produit quelque chose d'étrange. Le corps du papillon est gonflé et ses ailes sont ratatinées. L'homme continue à observer le papillon et s'attend à ce qu'à tout moment, les ailes grandissent pour soutenir le corps qui se contractera avec le temps. Mais cela ne se produit pas. Le papillon passe en effet le reste de sa vie à se traîner, avec un corps gonflé et des ailes déformées. Il n'arrive jamais à voler.


Ce que l'homme, dans son empressement et animé par des sentiments de compassion, n'avait pas compris, c'est que la constriction exercée par le cocon et la lutte exigée du papillon pour sortir par la petite ouverture étaient les moyens prévus par Dieu pour pousser le liquide du corps du papillon vers ses ailes pour qu'il soit prêt à prendre son envol une fois sorti du cocon.


Parfois, les luttes sont utiles à la vie. Si Dieu nous permettait de traverser la vie sans obstacles, nous deviendrions infirmes. Nous ne serions pas aussi vigoureux que nous aurions pu l'être. De plus, nous ne pourrions jamais prendre notre envol.

 

Brin de sagesse
 
> J'ai demandé la force... Et Dieu m'a donné les difficultés pour me rendre fort.


> J'ai demandé la sagesse... Et Dieu m'a donné des problèmes à résoudre.


> J'ai demandé la prospérité... Et Dieu m'a donné un cerveau et des muscles pour travailler.


> J'ai demandé de pouvoir voler... Et Dieu m'a donné des obstacles à surmonter.


> J'ai demandé l'amour... Et Dieu m'a donné des gens à aider dans leurs problèmes.


> J'ai demandé des faveurs... Et Dieu m'a donné des potentialités.


> Je n'ai rien reçu de ce que j'ai demandé...
> Mais j'ai reçu tout ce dont j'avais besoin.

 

Brin de sagesse : " On ne peut donner que deux choses à nos enfants : des racines et des ailes ".

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Publié le par jean françois
CATHEDRALE NOTRE-DAME DE PARIS

Un magnifique document transmis par Jean-Paul F, lecteur du Blog, un cadeau pendant mon absence, à consommer sans modération.

Jean-François.
CATHEDRALE NOTRE-DAME DE PARIS
CATHEDRALE NOTRE-DAME DE PARIS
CATHEDRALE NOTRE-DAME DE PARIS
CATHEDRALE NOTRE-DAME DE PARIS
CATHEDRALE NOTRE-DAME DE PARIS
CATHEDRALE NOTRE-DAME DE PARIS
CATHEDRALE NOTRE-DAME DE PARIS
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Publié le par jean françois
DE L'Âme

DE L’ÂME….

 

« A propos de la « vie éternelle », je précise que pour les rabbins, le monde à venir signifie une existence toute spirituelle à laquelle accède l’âme méritante après la mort physique, dans laquelle « il n’y a ni manger ni boire, mais où les justes jouissent de la splendeur de la présence divine » (Berakhot 17 a) 

 

De l’Âme François Cheng.

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Publié le par jean françois
DEMAIN JE PARS….JE PARS ENCORE…

DEMAIN JE PARS….JE PARS ENCORE…

 

Plus loin, que mon horizon, plus près de moi-même peut-être, je reprends ce chemin qui mène plus loin, plus haut, à la recherche de terres inconnues, de sables mouvants, de fleurs nouvelles, d’autres lieux, d’autres rivages, poussé par la vague du désir de connaître  la joie du retour. J’ai pris mon bissac, mon viatique, j’ai quitté les bras de mon Vénérable, de mes frères, de mes amis, je pars vers les étoiles, vers le sud.

 

Jean-François.

 

DEMAIN JE PARS….JE PARS ENCORE…

 

« Pourquoi marcher encore ?

Parce qu’il n’y a pas de fin au voyage des humains. Les pas d’un individu, un jour s’arrêtent. Ceux des autres continuent. Ce qui paraît sans issue, à l’échelle de ma vie limitée, est en réalité sans fin. Infime, chaque pas.

Infinie, la route.

 

Nos marches se terminent toujours, la marche ne s’arrête jamais.

 

Mais tenter de penser cela nous plonge forcément dans l’embarras.

 

Les philosophes aiment bien l’embarras, les situations qui n’ont pas d’issue. Ils s’y installent volontiers.

Ils y font même leur demeure. Cela dure depuis l’antiquité. »

 

Roger-Pol Droit Extrait du dernier numéro d’Ultreïa !  (le cri des Jacquets)

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Publié le par jean françois
UNE JOURNEE ETHIQUE

UNE JOURNEE ETHIQUE

 

 

Le soleil se lève ce jeudi sur la cité, comme chaque jour le Franc-maçon munit de son bissac marche dans les rues de sa cité, au milieu du peuple, il ne se mêle pas à la foule, il réfléchit à son action future, tout à l’heure il devra s’exprimer dans les débats contradictoires de l’ecclesia, cette assemblée populaire où chacun dire ce qu’il pense, ce qu’il ressent, sortira-t-il vainqueur de ce combat oratoire peu importe, il se sera enrichi au contact des autres. 

 

Il aura écouté et appris. Dans sa loge on prend le soin de ne pas ériger la réfutation en doctrine, les meilleurs orateurs ne tombent pas dans le piège des sophistes, ils n’ont pas à vendre leurs discours, ils laissent parler leurs cœurs, ils ne font pas du par cœur, mais parlent avec leurs cœurs.

Leur liberté individuelle s’assume, dans le respect de la liberté des autres, sans contradiction pas de liberté, sans respect non plus. Le franc-maçon travaille sur le subtil, sur l’essence, sur l’essentiel, il se veut alchimiste de l’harmonie.

 

L’esprit moral, l’esprit éthique guide le franc-maçon, il se construit dans sa loge, pour construire le monde, il a donc une responsabilité vis-à-vis des autres, il agit toujours en conscience. L’initiation est polysémique s’unifier soi-même, puis réunir ce qui est épars dans le monde.

 

Le franc-maçon travaille à être de plus en plus vertueux en toutes circonstances, aussi éthique que possible, sobre, prudent, doux, tempérant, mais aussi fort, vigoureux, courageux.

 

Un débat très actuel, qui touche nos démocraties, le peuple doit-il intervenir dans tout, sur tout, tout le temps ? Doit-il déléguer des missions aux plus sages et « sachants » d’entre nous ?

 

A des aristocrates de la démocratie et de l’amour fraternel, et veiller à ce que ces propagateurs de la charité vertu essentielle sans laquelle les autres vertus sont inutiles, soient exemplaires et dévoués à leurs concitoyens.

 

Ces aristos de la démocratie doivent se défier de l’arrogance, de la suffisance, de l’Ubris, du gonflement de leur ego, de leurs certitudes. 

 

Le binaire Liberté Egalité, ne doit pas surpasser le troisième côté du triangle la Fraternité, trop souvent sacrifiée, dévaluée, elle doit être action c’est-à-dire solidarité sans faiblesse, charité sans condescendance, valorisation du meilleur de l’homme, protection des plus humbles.

On ne bâtit pas un monde nouveau en fracturant, en émiettant le corps social.

 

Sans éthique c’est le retour de la barbarie, cette barbarie moderne qui se cache derrière l’individualisme, le profit à tout prix, le veau d’or de la célébrité, le tout formant une modernité, laissant sur le bord du chemin les plus faibles.

 

« Socrate savait que la stèle des charités devait être l’icône de la société. »  Par Olivier C. extrait d’une revue Maçonnique.  

 

Jean-Francois.

Au jardin de mon père
Au jardin de mon père
L’était un gros ballon
Au jardin de mon père
L’était un gros ballon
Tout rond comme la terre
En vert et bleu profond
Sous le pont
Danse et ris, mon compère
Les beaux jours viendront
Des lacs et des rivières
Des plaines, des vallons
Des lacs et des rivières
Des plaines, des vallons
Le long de ces rivières
Des gens dans les maisons
Sous le pont
Danse et ris, mon compère
Les beaux jours viendront
Un jour, des gens de guerre
Ont rempli l’horizon
Un jour, des gens de guerre
Ont rempli l’horizon
Ont cassé la barrière
Et crevé mon ballon
Sous le pont
Danse et ris, mon compère
Les beaux jours viendront
Ont vidé la rivière
Et pris tous les poissons
Ont vidé la rivière
Et pris tous les poissons
Ont pris toutes les pierres
Pour nourrir leurs canons
Sous le pont
Danse et ris, mon compère
Les beaux jours viendront
Ont tué père et mère
Et brûlé la maison
Ont tué père et mère
Et brûlé la maison
Moi, je les ai vus faire
Cachée dans le bas-fond
Sous le pont
Danse et ris, mon compère
Les beaux jours viendront
Moi, je fais mes prières
Je sais bien ma leçon
Moi, je fais mes prières
Je sais bien ma leçon
Si Dieu les laisse faire
C’est qu’il a ses raisons
Sous le pont
Danse et ris, mon compère
Les beaux jours viendront
Si vous voyez mon frère
Dites-lui ma chanson
Si vous voyez mon frère
Dites-lui ma chanson
Dites-lui que j’espère
Qu’il rentre à la maison
Sous le pont
Danse et ris, mon compère
Les beaux jours viendront
Au bord de la rivière
J’ai trouvé mon ballon
Au bord de la rivière
J’ai trouvé mon ballon
Il se prend pour la terre
A perdu la raison
Sous le pont
Danse et ris, mon compère
Tes beaux jours viendront
Danse et ris, mon compère
Tes beaux jours viendront
 
 

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Publié le par jean françois
LA PELURE DU MOI

LA PELURE DU MOI

 

 

Est-ce la quête d’une vie sans mort véritable, qui nous porte vers une vie de plus en plus spirituelle ? Vers la recherche de l’ultime réalisation en quelque sorte le Samadhides Indiens.

 

Tant que nous sommes dans le cycle mort régénération, mort métamorphose, nous sommes dans un cycle d’inquiétudes, de ces inquiétudes qui épuisent plus que toutes nos actions.

 

Il est difficile de changer de vêtements sans cesse, on a l’impression de ne plus être chez soi, c’est sans doute peut-être pourquoi les sages sont toujours vêtus de la même manière. C’est dans le regard des autres que l’on découvre notre véritable chez soi, notre quiétude.

 

Tout travail même le plus humble est une grande réalisation, on y trouve une forme d’harmonie avec soi-même, c’est la joie d’offrir ce que l’on peut, un peu de ce que l’on est.

 

La solitude n’existe que pour ceux qui ignorent les autres, car ils s’ignorent eux-mêmes. Comment alors se concilier, se réconcilier avec l’universel. Il faut en passer par la pelure de notre moi, jusqu’à la tombée des larmes sur les recoins des lèvres, qui s’ouvrent pour laisser passer le souffle du cœur.

 

Jean-François.

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