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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par La porte est en dedans

Cet article est reposté depuis LA PORTE EST EN DEDANS.

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Publié le par jean françois
LA SPIRALE DE L'INITIATION

LA SPIRALE DE L’INITIATION

 

 

S’initier, c’est prendre un billet permanent d’allers et retours pour la vie. Accepter ces allers et retours incessants de soi, vers soi, en gravissant chaque fois un degré de plus vers l’horizon céleste.

 

Observer la nature et suivre ses lois immuables, la nature qui fait serpenter les chemins dans les vallées, sur les flancs des montagnes, ils montent et ils descendent sans jamais atteindre ni le fond des vallées, ni les cimes qui percent les nuages, il y a, quelque chose d’ultime dans ces chemins. Vouloir voir les étoiles de plus près, en prenant des chemins de traverse.

 

Ce double mouvement de la spirale qui monte en tournant nous le voyons dans la nature, que Goethe à si bien observé, dans « la métamorphose des plantes. »Il décrit à son épousée la montée de la plante vers l’unité transcendante, puis en grandissant ce symbole, il l’applique à toute vie et tout amour.

 

« Chaque plante t’annonce désormais les lois éternelles. Chaque fleur te parle en un langage plus distinct. (…) Chez l’homme qui se modelant lui-même change sa forme caractéristique. L’Amour sacré aspire comme à son plus beau fruit à une identité de sentiments, à une identité dans la vision des choses, afin qu’en une harmonieuse contemplation, le couple en une parfaite union, s’élève au monde supérieur. »

 

Pascal a vu lui aussi ses mouvements vers l’unicité, dans la nature en observant la nature :

 

 « La nature agit par progrès, itus et reditus(aller et retour). Elle passe et revient, puis va plus loin, puis deux fois moins, puis plus que jamais ; Le flux de la mer se fait ainsi, le soleil semble marcher ainsi. »

 

Revenir pour aller plus loin. La marche du maître secret, du maître intérieur se déroule ainsi, il aborde les contrées de la haute spiritualité, en suivant la grâce et la beauté du monde, en suivant sa ligne serpentine, il a découvert la corne d’abondance inépuisable de l’Amour dans les mains de la déesse.

 

La route serpentine de l’initiation, c’est comme un torrent qui jaillit du sommet de la montagne, se mue dans la beauté de la rivière, ondule dans la vallée puis s’épanouit dans la finitude de l’océan, pour monter enfin jusqu’au ciel.

 

C’est comme ces larmes qui coulent dans les rides du visage, pour mourir de joie sur le bord des lèvres, rougies par l’Amour.

 

L’initiation c’est la sève qui monte en spirale du cœur de l’arbre, jusqu’au plus petit rameau qu’elle verdit d’espérance.

 

Jean-François.

 
 

La fleur du temps pousse à mon pied
J’ai beau ne pas la reconnaître
Lui fermer l’oeil et la fenêtre
Lui fermer l’âme et le soulier
La fleur du temps pousse à mon pied

La fleur du temps vient de briser
Et mon plancher et ma semelle
Elle pousse d’autant plus belle
Que je m’exerce à l’écraser
La fleur du temps vient de briser

Sans parfum, sans couleur, sans bruit
Elle vit ma vie et travaille
À l’extrême extase où s’en aille
Tout ce qui promettait un fruit
Sans parfum, sans couleur, sans bruit

La fleur du temps vous offrirai
Aussitôt que belle et qu’éclose
N’en soyez triste ni morose
Puisqu’au jardin que j’en ferai
Vous la prendrez… pour une rose

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Publié le par jean françois
Vegvisir la boussole viking, le cercle Zen, l'Om mantra indou, Horus,
Vegvisir la boussole viking, le cercle Zen, l'Om mantra indou, Horus,
Vegvisir la boussole viking, le cercle Zen, l'Om mantra indou, Horus,
Vegvisir la boussole viking, le cercle Zen, l'Om mantra indou, Horus,

Vegvisir la boussole viking, le cercle Zen, l'Om mantra indou, Horus,

DU TATOUAGE

 

 

La propension, l’inclination au tatouage dans notre société interroge. Nous ne sommes pas en manque de moyen de communication, de médias pour exprimer nos pensées, et pourtant il semble que la tatouage soit devenu un mode d’expression, qui va bien au-delà d’une mode passagère, ceux qui y ont recours savent qu’il présente un caractère indélébile, il y a donc une volonté ferme d’expression.

 

Bien avant l’écriture les femmes et les hommes ont eu recours au tatouage, dans les civilisations anciennes comme les Mayas, les Maoris, les Vikings, même dans l’Egypte ancienne.

 

Il y a plus qu’une forme de symbolisme dans le tatouage, il y a également perforation de corps, donc recherche inconsciente sans doute de l’être profond, d’ailleurs souvent le piercing s’associe au tatouage.

 

Pourquoi la pratique du tatouage se développe donc dans notre société ? Plusieurs réponses, mais un fil conducteur : la perte la dégradation des idéaux collectifs, de solidarité, de fraternité, et la mise à mal de l’identité de l’individu, abandonné ensemble à la dictature de l’uniformisation de la mondialisation au service du veau d’or de la finance. La numérotation des individus dans tous les espaces communautaires efface les images de ce qu’ils sont individuellement.

 

Les expressions banalisées, récupérées comme citoyen du monde, homme universel, certes belles réduisent les différences qui sont censées enrichir les rapports humains ! On ne fait appel aux colibris que pour masquer l’incapacité du collectif à fédérer.

 

Pour être universel il faut d’abord être soi, retrouver son unicité. Le tatoué veut affirmer sa personnalité propre, et décider seul de s’intégrer à un clan qui le reconnaisse.

 

Se faire tatouer peut apparaître comme un processus initiatique, c’est acquérir des signes distinctifs, pour faire reconnaître son évolution, sa métamorphose. Le corps devient un livre exprimant par symboles ce que l’on est ou ce que l’on veut devenir. Il serait réducteur de penser que le tatouage n’est qu’esthétique et même s’il n’était que cela, il exprimerait la beauté, le meilleur de ce que l’on veut faire voir de soi, une vitrine son être intérieur.

 

Mais quand les tatouages se multiplient jusqu’à la profusion, alors se fait jour le désordre, jusqu’à la paraphilie, un fantasme de l’humiliation de soi, par l’humiliation de son corps ou de celui de son ou de sa partenaire c’est la stigmatophilie.

 

En conclusion, il me semble que l’expansion du tatouage exprime un manque d’appartenance à une fraternité, à un rejet de l’individualité par notre société, qui prône l’individualisme. Celui qui procède au tatouage fait parler son corps, c’est donc un cri du corps, pour faire entendre qu’il est là, qu’il peut être autre. Se faire tatouer serait une démarche initiatique ?

 

Jean-François.

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Publié le par jean françois
Blason de la GLTSO

Blason de la GLTSO

La RL LES VENETES de Vannes, membre de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra.

 

Organise le Samedi 20 Avril à Saint-Avé près de Vannes 56000, une conférence privée. Tenue blanche.

Elle recevra Charles-Bernard Jameux, Poète écrivain, Franc-Maçon.

Jean-François.
CONFERENCE PRIVEE TENUE BLANCHE
CONFERENCE PRIVEE TENUE BLANCHE
LA G.L.T.S.O.

Quelques extraits du site de l'obédience :

La GLTSO reste attachée à l’aspect initiatique de la Maçonnerie, à la pratique rigoureuse des rituels, l’étude des symboles, le perfectionnement spirituel de ses membres, la fraternité avec tous les maçons, quelle que soit leur appartenance. Ses travaux se déroulent sous l’égide du Grand Architecte de l’Univers.
Elle n’opte pas pour une intervention directe dans la vie politique et la « société civile », mais enjoint ses frères « d’aller porter parmi les autres hommes les vertus dont ils ont promis de donner l’exemple ». Elle participe en revanche aux œuvres humanitaires maçonniques, car la « Bienfaisance » est un devoir essentiel du maçon. Exclusivement masculine par tradition historique, elle compte néanmoins, parmi les Obédiences qu’elle reconnaît, des structures mixtes ou féminines : le Grand Orient de France, la Grande Loge Féminine de France, le Droit Humain, Grande Loge Mixte de France, Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm et la Grande Loge Mixte Universelle.

Tout homme « libre et de bonnes mœurs » croyant en la transcendance de l’être humain peut y rentrer quelles que soient ses opinions politiques et religieuses. Athées et matérialistes pourraient s’y sentir mal à l’aise, mais le rituel maçonnique peut aider à faire progresser sur le chemin de la Lumière et de la Vérité tous ceux qui ne se mettent pas un bandeau sur les yeux ! Les discussions politiques et religieuses stricto sensu y sont interdites, comme le veulent les Constitutions d’Anderson afin d’éviter toutes discordes « viscérales ». En revanche, et la GLTSO est très stricte sur ce point, toutes les personnes appartenant à un mouvement extrémiste ou à une secte sont refusées ou exclues. Les profanes doivent s’engager, par écrit, sur ces deux points. Les principes maçonniques de tolérance et d’adogmatisme sont totalement opposés aux vues développées par ces mouvements politiques ou sectaires.

Maintenir une Maçonnerie Traditionnelle Spiritualiste et Humaniste peut s’avérer être un défi dans notre monde matérialiste dominé par les puissances financières et médiatiques. Nous ne voulons pas « hurler avec les loups » et perdre notre authenticité pour être « à la mode ». Nous avons l’Utopie de continuer à porter au troisième millénaire une Tradition Initiatique vivante pour aider l’Homme dans sa réalisation intérieure qui est son véritable but, seul moyen d’aider l’ensemble de l’humanité à progresser vers la Paix, la Justice, la Fraternité.

 

 

 

Manifeste diffusé le 2 octobre 1958 par la Grande Loge Nationale Française Opéra

Fraternité humaine, Universalisme.

Tel est le message de la Franc-maçonnerie symbolisé par les

Trois Lumières Traditionnelles.

Sa raison d’être ?

Rester un point de convergence de toutes les forces spirituelles.

Or, par un déplorable paradoxe, nous constatons que la Maçonnerie, et singulièrement en France, est, de nos jours, sur le plan humain, profondément divisée. Si par définition, l’Ordre Maçonnique est un, certaines Obédiences ne lancent pas moins des exclusives contre d’autres Obédiences. Au nom de landmarks plus ou moins hypothétiques, qui cadrent des prétextes trop humains, la qualité initiatique est parfois déniée à d’excellents Maçons. Ces pénibles divergences sont dues à l’oubli du principe même de l’Ordre Maçonnique, de ce que nous nommerons le landmark des landmarks :

« Le Maçon libre dans la Loge libre ».

 

 


Le Rite Ecossais Rectifié se présente comme un moyen traditionnel d’édifier personnellement sa propre spiritualité. C’est une voie concrète, figurative, pour ceux qui cherchent un sens à leur vie. Le RER permet et surtout encourage une interprétation intime des questions fondamentales qui se posent à tous les hommes.
Son fondateur principal avouait qu’étant très jeune, il avait compris que la Franc-Maçonnerie recelait des connaissances et des vérités rares, précieuses et consolantes. Et il va, sa vie durant, tenter d’offrir des instructions constructives aux hommes désirant se dévoiler ces connaissances et ces vérités. Il va ainsi proposer au XVIIIème siècle un projet formateur pour ceux qui sont soucieux de se rendre utiles à la société, et cherchent une formation pour bien faire, et faire le bien. Commençant sa carrière professionnelle à douze ans en qualité d’apprenti, il finira sa vie comme un des notables les plus reconnus de la ville de LYON. Il reste encore aujourd’hui comme l’exemple d’un bienfaiteur exceptionnel dans la « capitale des Gaules ». Et son projet formateur est tout aussi efficace au XXIème siècle, car rien de ce qui est humain ne lui était étranger.

 

 

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Publié le par jean françois
COMMUNIQUE
A moi les enfants.... et toutes les bonnes volontés, je serais absent du 26 Avril au 13 Mai.
Je recherche des articles pour le blog, vous pouvez me les faire parvenir ensuite je les programme pour cette période.
Merci d'avance aux contributeurs.

 

Adresse d'envoi :
courrierlafmaucoeur@gmail.com

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Publié le par jean françois
MA LOGE EST UNE ÎLE

MA LOGE EST UNE ÎLE

 

 

Embarqué sur le bateau de ma vie, au bout de l’aventure, il a fallu jeter l’ancre de miséricorde comme dans le roman de Pierre Mac Orlan, où l’on sent le vent de la mer d’Iroise, qui fait un virage sous le pont de recouvrance et remonte en sifflant la rue de Siam ce royaume exotique disparu, c’est là sans doute quand la bruine coula sur mon visage que commença l’aventure, ou peut-être dans ce pensionnat de jésuites où je rêvais de prendre le large, comme tous les adolescents de mon âge.

 

A ce moment particulier de la vie où l’esprit semble enfermé dans un grand collège (1), comme celui de Brest.

Le vent d’ouest m’a poussé dans l’aventure de la vie, m’a bousculé, pétrit, réduit. Alors un jour il a fallu reprendre la mer, pour voir l’horizon, rechercher l’Île au trésor. Le lieu où il faut jeter l’ancre maîtresse, celle du salut, celle des marins de la royale. Il faut un jour savoir poser son sac, quand il est chargé d’aventures, il faut revenir chez soi, à l’essentiel.

 

Après être descendu dans le royaume des ténèbres, dans les pas de Jason, il faut aborder les rivages lumineux de l’île d’Avalon, celle de l’autre monde, celle du Graal.

 

Ma loge est mon île, contrairement aux autres îles, elle n’est pas isolée, elle fait partie d’un archipel, et ses habitants mes frères sont tous différends, mais ils travaillent ensemble à la réalisation du chef-d’œuvre de leur vie. Pour faire régner sur la terre la sagesse, la beauté et la joie. Modestes et humbles ils se grandissent, se surpassent par leurs actes d’amour, ils ne recherchent pas la gloire pour eux-mêmes, mais pour l’humanité entière, ils ont dans le cœur, cette naïveté indéfectible de croire en l’homme juste et bon.

 

Ma loge n’est pas une île perdue dans un océan indifférence, elle n’est pas recluse en dehors du monde, les marins qui y travaillent remplissent des arches remplies d’amour fraternel, qu’ils vont faire accoster dans tous les ports du monde.

 

Jean-François.

 

 

Ces quelques mots sont dédiés aux frères de ma loge, en particulier, et à toutes les sœurs et tous les frères en général, qui travaillent à réunir ce qui est épars. 

 

 

L’Ancre de Miséricorde Roman de Pierre Mac Orlan.

 

(1)Le bagne de Brest, est surnommé le Grand Collège par les Brestois.

MA LOGE EST UNE ÎLE

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Publié le par jean françois
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Publié le par jean françois
LE VEAU D'OR ET L'EUROPE

         LE VEAU D’OR ET L’EUROPE

 

 

En passant de l’Europe à l’Union Européenne, nous avons construit un veau d’or à la finance, nous n’avons pas su employer les métaux qui nous été confiés pour le bien de la communauté.

 

En perdant patience, en soumettant l’esprit à la matière, nous avons oublié le mouvement spirituel, l’idéal capable d’entrainer les peuples.

 

Nous avons cédé, à la raison, à la gestion, la technocratie, et maintenant l’Europe baille, s’ennuie elle ne produit plus que des bilans, des chiffres, des pourcentages. Elle a abandonné l’imaginaire à l’impatience du profit, la douceur, la bienveillance à la brutalité, on ne rêve plus d’Europe on s’échine à respecter des critères, des règles communes qui veulent parler à tout le monde et à personne en particulier.

 

L’Europe en faisant la part belle à l’immanence a banni toute transcendance, sauf peut-être dans le sport et dans les projets Erasmus, où les hommes sont reconnus comme tels.

 

Les métaux confiés ont été fondus pour forger des idoles humaines à la finance. Les hommes ont cessé de regarder la nuée dans le ciel, ils marchent hagards les yeux paupières closes, la tête inclinée vers la terre.

 

L’Europe manque de rêves, de visions, elle compte. Elle n’est plus un continent, mais un archipel. Un voile noir a été jeté sur le drapeau européen, dont le symbolisme censé représenté l’unité, se désagrège peu à peu, l’image de cette femme couronnée d’étoiles, se perd dans la nuit de l’ignorance, la vision de l’apocalypse de Jean s’estompe.

 

Il est venu le temps de réunir ce qui est épars, de construire une nouvelle cathédrale capable d’accueillir toutes les lumières. Il est venu le temps de ne plus voir en l’Europe qu’une carte de géographie à l’instar  de ce que déclarait Paul Valéry :

 

« Je n’avais jamais songé qu’il existât véritablement une Europe ce nom ne m’était qu’une expression géographique. Nous ne pensons que par hasard aux circonstances permanentes de notre vie ; nous ne les percevons qu’au moment qu’elles s’altèrent tout à coup. »(1)

 

Il est temps de penser à l’éveil, au réveil de l’Europe, à sa renaissance. Plutôt qu’à je ne sais quel protectionnisme qualifié d’intelligent, par une sorte de pudeur. D’arrêter la récession de l’esprit européen qui inspira la construction de cette cathédrale commune. Il nous faut associer la force et la puissance à la culture, à l’ouverture cesser de regarder le nouveau monde, comme un idéal. Il nous faut inspirer l’universel, refaire une alliance entre tous les hommes.

 

L’Europe ne fait pas assez son cinéma au sens propre, comme au sens figuré.

 

Ne voyez pas de nostalgie dans mon propos, sauf à ne garder que la première partie de mot et sa signification grecque originelle de nostos, de retour, retour après un voyage périlleux à l’essentiel. Car c’est toujours des ténèbres que jaillit la lumière.

 

Jean-François. 

 

(1)Citation de Paul Valéry extraite de Oeuvres Tome 1. 

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Publié le par jean françois
VARIATION DE L'ESPOIR A L'ESPERANCE

VARIATION DE L’ESPOIR A L’ESPERANCE

 

 

C’est un parcours initiatique de passer de l’espoir à l’espérance. Un fol espoir ou un bon espoir peut-être ? Quand Racine dans Phèdre écrit : « l’espoir malgré moi c’est glissé dans mon cœur. »C’est déjà inconsciemment que l’espérance et au bout du chemin. Espérer c’est mettre un peu de future dans le présent.

 

Après tout il suffit d’un suffixe présent dans l’espérance et absent dans l’espoir, pour devenir un espérant. La Fontaine est bien lui aussi conscient : « qu’il faut un jour quitter le long espoir les vastes pensées. » Pour rentrer dans l’espérance, tout est dans la nuance, le subtil, le supplément d’âme qui permet l’élévation.

Si l’espoir apparaît souvent comme un manque, on s’y raccroche, quand on a peu de confiance en soi, on mise sur le hasard en quelque sorte. Sentant déjà intuitivement que l’espoir est  prémisse de l’espérance.

 

On nourrit parfois de vains espoirs, alors que l’espérance perdure, si l’âge est sans espoir de retour,l’espérance est toujours vivante malgré la mort, elle s’inscrit dans le cycle mort régénération. On vit d’espérance.

 

Il y a comme une sorte de fatalité passive dans l’espoir, alors que l’espérance est action, elle envisage l’avenir, elle est dans le désir, alors que l’espoir ne serait que dans le plaisir inattendu.

 

L’espérance se porte en soi et sur soi, un visage, un regard se remplit d’espérance, il est sans limite, l’espérance nous offre des ailes, pour nous élever plus haut, pour aller plus loin, elle pousse l’homme à planter, à semer.

 

Il est triste de voir un homme sans espérance, ses yeux sont vides, son cœur asséché.

Espérer, c’est sperare(latin)c’est-à-dire considérer que toutes choses doivent se réaliser, c’est attendre, mais aussi agir en confiance, en sérénité.

 

C’est pourquoi le franc-maçon homme de réflexion et d’action cultive les trois vertus théologales ; de foi d’espérance et de charité dans le jardin de son esprit où naissent les roses de l’amour.

 

Pierre Mollon voit dans la revue Points de vue initiatiques (revue de la GLDF) de mars 2019 : une odyssée initiatique dans le chemin qui mène de l’espoir à l’espérance, il a écrit : dans la triade républicaine Liberté, Egalité et Fraternité (…) dans cet article, l’espoir est défini comme le fait d’attendre avec confiance la réalisation dans l’avenir de quelque chose de positif, généralement  précis et déterminé que l’on souhaite, que l’on désire. Quant à l’espérance, il s’agit d’une disposition de l’âme ou de l’esprit qui porte l’homme à considérer dans l’avenir un bien important qu’il désire et qu’il croit pouvoir se réaliser. »

 

Il faut donc souhaiter à chacun que le feu du courage enflamme son cœur, et que la foi, la charité et l’espérance le fassent bénir de tous les hommes.

 

Jean-François. 

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Publié le par jean françois
LA CHEVALERIE DE L'ESPRIT

LA CHEVALERIE DE L’ESPRIT

 

 

 

Le célèbre discours du Chevalier André-Michael de Ramsay, dont on ne sait pas exactement à quelle date il a été prononcé sans doute en 1736, est une pierre posée pour la construction de l’ordre maçonnique en général et son imprégnation par les valeurs de la chevalerie en particulier dans les juridictions écossaises qui gèrent la transmission des hauts grades.

 

Ce discours oblige les francs-maçons a réfléchir sur les traditions qui jalonnent les légendes maçonniques, et déroulent leurs valeurs dans l’espace et le temps, elles sont réunies dans ce discours magistral, elles constituent les bases d’une « Religion Universelle », où chaque homme au-delà de ses différences peut trouver un port d’attache. 

 

Cette religion universelle de Ramsay prône l’amour de l’humanité en général, elle grandit donc l’homme au-delà de ce qu’il est, lui donnant une perspective, un but à sa vie réunir les hommes en une parfaite harmonie, les faire vivre dans une grande république utopique, une république de la bienveillance, mais aussi de l’exemplarité.

 

Une des performances du Chevalier de Ramsay si j’ose dire à été, de réunir l’institution Chevaleresque et l’institution maçonnique, de faire la transition de la pierre à l’esprit, de poser le compas sur l’équerre.

 

C’est dans un contexte historique particulier que la chevalerie de l’esprit se propage dans les loges maçonniques.

Jacques Bodineau dans la revue Salix organe de diffusion des Rencontres Ecossaises N°35 de Décembre 2007, relate : « Les Relations Ecosse France à l’aube du XVIIIème siècle. »

L’auteur rappelle l’histoire de la période de 1649 à 1746, les luttes de succession pour le trône d’Angleterre, la venue en France de Jacques II le Stuart, et de la diaspora jacobite, les chevaliers étaient légion à Saint Germain en Laye. Les travaux de David Stevenson enseignant à l’université de Saint Andrews servent de fil d’Ariane pour la compréhension de la naissance de la franc-maçonnerie spéculative, et sa forte connotation chevaleresque. Charles-Bernard Jameux dans ses recherches et en approfondissant les travaux de David Stevenson, dans son ouvrage Franc-Maçonnerie, temps, mémoire, symboles,émet, une thèse sur la datation de la franc-maçonnerie spéculative, de sa naissance en Ecosse, et de son imprégnation par les calvinistes.

 

Pour le Chevalier de Ramsay, les valeurs de la chevalerie sont universelles, on comprend dès lors la justification du grade de Chevalier d’Orient et d’Occident, et les valeurs partagées entre les chevaliers de l’esprit. Valeurs qui furent considérées comme subversives ont connaît la suite et les bûchers sur lesquels  ces valeurs devaient à tout disparaître en fumée.

 

En remontant le temps jusqu’au VIIème siècle et dans l’espace jusqu’à la péninsule Ibérique. A cette époque cette péninsule connaît une baisse démographique importante due à des  pandémies comme la peste, elle connaît aussi une lutte intestine pour le pouvoir politique, ces faiblesses furent une opportunité pour les musulmans. Après avoir la conquête de l’Afrique du Nord, la voie était ouverte pour la conquête de la péninsule Ibérique.

Les Juifs d’Afrique du Nord harcelés par les Chrétiens s’allièrent aux musulmans.

 

En 711 Tariq Ibn Ziyad débarque dans la baie d’Algésiras, les musulmans occuperont l’Espagne jusqu’en 801, leur départ définitif eut lieu en 1492 avec la chute de Grenade. A noter que chaque 9 octobre à Valence en Espagne on célèbre la victoire du Roi Jacques Ier d’Aragon, le Roi Jaime Ier qui bouta les musulmans hors de la ville en 1238.

 

Les musulmans avaient mis en place une civilisation cosmopolite idéale selon de nombreux historiens, on parle aisément d’apogée culturel. A y regarder de plus près ce fut une période de persécution des Juifs et des Chrétiens, sous ce califat d’occident, période qui peut rappeler les moments les plus sombres de l’inquisition.

 

S’il est incontestable que la vie culturelle et intellectuelle se développa en particulier à Cordoue, comme le témoigne l’architecture Andalouse. Il n’en demeure pas moins que la majorité du peuple était opprimée.

 

La seule présence d’Averroes, d’ailleurs considéré comme hérétique par ses congénères ne peut servir d’alibi, à cette civilisation qui opprima sans états d’âme. Une hirondelle ne fait pas le printemps, même Arabe.

 

Il faut donc un peu de mesure et de tempérance, dans nos enthousiasmes, être toujours dans une écoute bienveillante, sans pré jugé, sans a priori, les idées sont recevables, mais elles doivent être passées au tamis de l’histoire et de notre jugement en ayant une connaissance, la plus objective possible.

 

Si pour le franc-maçon le passé éclaire l’avenir, il faut le regarder avec rigueur.

 

Les Chevaliers qu’ils soient d’Orient où d’Occident ne forment pas semble-t-il une légion, capables de faire régner l’harmonie. Il faudra encore manier la truelle et l’épée, pour mettre fin  par exemple aux persécutions des chrétiens d’orient ou des musulmans de Birmanie.

 

Je remercie Christian M, un lecteur du Blog qui m’a fait parvenir un article de presse qui traite de ce sujet.

 

Jean-François. 

LA CHEVALERIE DE L'ESPRIT

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