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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
AB
AB

 

Ab à partir de ce jour, ou sans doute bien avant, le premier pas a été fait vers la porte, il était midi. Dans le cabinet obscur une faible lueur, près d’un crâne.

 

 

Ab à partir de ce soir-là ma vie allait changer, je ne le savais pas encore, il y avait en moi comme un sentiment de peur et de joie à la fois, celui que l’on éprouve avant une rencontre avec l’inconnu, avec un inconnu. Cet inconnu le plus proche de moi, je le voyais chaque jour sans vraiment le regarder, sans vraiment le connaître, je ne voyais que son apparence, son masque.

 

Ab à partir de cette soirée, je devrais lui faire face, le regarder derrière la buée de ce miroir, qui allait disparaître peu à peu, sous l’effet de la chaleur. Il allait falloir faire connaissance.

 

 

Ab à partir de cet instant, lever les yeux, suivre le fil d’Ariane, monter sur l’échelle, pour sortir de cette torpeur, prendre de l’essor, quitter, la facilité du paraître, pour l’exigence de l’être.

 

 

Ab à partir de ce point du jour, le feu, le soleil lumière, allait chasser les ténèbres, du chaos naîtrait  l’ordre.

 

Je quittais le cabinet de réflexion guidé par la main de mon frère, je montais les trois premières marches du temple. J’étais debout entre terre et ciel.

 

 

 

JF.

AB

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Publié le par brachium templarii

Cet article est reposté depuis Le blog de brachium templarii.

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Publié le par jean françois
LE FRANC-MAÇON ALCHIMISTE DE SON AVENIR

LE FRANC-MAÇON ALCHIMISTE DE SON AVENIR.

 

u cabinet noir, de réflexion, ou la formule V I T R I O L, apparaît d’emblée comme un magistère. Au tableau de loge que découvrira l’apprenti initié comparé à une pierre brute, qu’il devra travailler pour la mettre dans l’édifice, mais avant il devra la parfaire en pierre taillée, cubique à pointe, chemin intérieur qui mène du plomb, de la matière vile, lourde, pesante jusqu’à l’éclat de l’or fin spirituel.

Le franc-maçon est à la recherche de la perfection, du moment où il pourra contempler l’œuvre et s’exclamer comme Salomon contemplant le mausolée d’Hiram : « Tout est parfait. »

 

La pierre philosophale connue d’Hermès le trois fois grand, cette pierre, cette émeraude descendue des cieux, témoignage que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Symbolise l ‘alfa et l’oméga de l’initiation maçonnique.

La quinte essence tirée de la pierre cubique à pointe, est semblable à la grande lumière qui vient de l’intérieur. Le frère Oswald Wirth ira jusqu’à dire que : « la franc-maçonnerie n’est qu’une transposition de l’alchimie. »

 

La devise du Rite Écossais Ancien et Accepté Ordo ab Chao rejoint cette recherche de perfectionnement, de découverte de la pierre cachée, de la lumière tirée du chaos, selon l’expression de Raymond Lulle au XIIIème siècle.

 

 

Les iconographies alchimiques ont été reproduites dans les tableaux de loge maçonniques. Le Mutus Liber, le livre muet publié à La Rochelle en 1677 est là pour en témoigner. Une seule des planches de ce livre comprend une annotation littérale c’est le célèbre : « Lege lege lege relege labora et invenies » Comme une injonction au travail faite à l’adepte : lis, lis, lis, relis, travaille et tu trouveras.

 

Le franc-maçon est donc encouragé à la recherche, au travail sur soi, pour trouver cette pierre philosophe, recueillir cette rosée céleste, pour pouvoir la répandre sur la terre.

 

JF.

LA PYRAMIDE DE FALICON ET LES FRANCS-MAÇONS.
LE FRANC-MAÇON ALCHIMISTE DE SON AVENIR

 

Une énigme qui sent le soufre, à la limite du paranormal. Un Blog le Brachium Templarii pour ceux qui s’intéresse aux templiers, leur histoire, tous les événements qui s’y rapportent, des documents, les lieux mystérieux etc…

L’organisation Brachium Templarii organise le Samedi 13 octobre à Bras son 2ème cycle de conférences, à cette occasion un auteur Pierre Beny interviendra sur le thème : « La pyramide de Falicon entre templiers et francs-maçons. »

Proche du mont chauve sur les hauteurs de Nice, ce monument a fait couler beaucoup d’encre, suscité les imaginations, lieu de culte gallo romain, ou de Mithra, ou simplement édifié par des admirateurs de Napoléon après la campagne d’Égypte ce lieu interroge encore.

Pierre Beny archéologue à écrit sur le sujet : La pyramide de Falicon –Vue de l’esprit- Chez Michel Moutet Créatis parution de 2016.

JF.

LE FRANC-MAÇON ALCHIMISTE DE SON AVENIR
LE FRANC-MAÇON ALCHIMISTE DE SON AVENIR
LE FRANC-MAÇON ALCHIMISTE DE SON AVENIR
LE FRANC-MAÇON ALCHIMISTE DE SON AVENIR

LA PYRAMIDE DE FALICON


Le 24 mars 1803, un avocat-poète de passage à Nice, Domenico Rossetti, découvre une grotte, aménagée (mais probablement plus tard) d'un escalier "inutile", sur le flanc d’une colline voisine du Mont-Chauve, montagne asso­ciée dans les antiques légendes populaires niçoises à d’ancestrales cérémonies magiques. Après son court séjour à Nice, Rossetti se rend à Turin où vit le propriétaire de la grotte, Vinay. Quelques mois plus tard est publié à Turin La Grotta di Monte-Calvo, un long poème signé Rossetti sur le frontispice duquel appa­raît une pyramide dont il n’est nullement question dans le texte. Que fait-elle là ?

A chaque époque ses complots : après avoir présenté les théories les plus argumentées, l'auteur s’attelle à explorer l’époque de la découverte, le Piémont qui devient français, La République qui devient un empire, une franc-maçonnerie renaissant de ses cendres dont une loge, La Réunion, jugée suspecte, sera à l’origine de l’interdiction de toutes les loges du Département du Pô, et surtout la person­nalité et le parcours des principaux intéressés, à savoir Rossetti le découvreur, Vinay le propriétaire de la grotte à qui est dédié le poème, et l’un de ses amis, le Docteur Giraud. Ce dernier, un des francs-maçons les plus actifs en Piémont, transforma sa loge, La Mys­té­rieuse, en Grand Prieuré d’Italie, participa aux convents de Wilhelmsbad et à celui des Philalèthes de Paris et s’enthousiasma pour le magnétisme du Docteur Mesmer. 
212 ans après la publication du poème, la pyramide du Mont-Chauve continue à intriguer et à gui­der les pèlerins de la baie des anges vers sa grotte enchantée.

 

Comme le disait Michele Allegri dans son ouvrage : « Pour certains ésotéristes du XIXème, la pyramide de Falicon était « Héliopolis », un véritable omphalos, le nombril énergétique du monde, un lieu associé au passage vers le paradis terrestre et au travers duquel on arrive au royaume caché. » Le programme, on le voit, semble impressionnant… Mais comme toujours avec l’infrahistoire, une fois que l’on a détaché le vernis ésotérique et le merveilleux aléatoire alimentés sans cesse par les faiseurs du Net, prêts à tout pour un scoop faisandé enrobé de phrases au conditionnel, on s’aperçoit bien vite que la « pyramide templière » dont on nous parle avec assurance… - ou encore les élucubrations mystiques qui en découlent, ne trouvent aucun écho parmi les recherches historiques avérées menées avec beaucoup de pertinence. Aujourd’hui, notre auteur, Pierre Bény met un point final au mystère de Falicon… Mais les découvertes surprenantes de Pierre Bény ne sont-elles pas en réalité plus incroyables encore que les secrets éventés que l’on nous vendait jusqu’à présent. Une fois de plus, le lecteur des « Chroniques de Mars », parfaitement informé, pourra juger par lui-même du bien-fondé de ce qui est avancé ici pour la première fois.

Thierry E. Garnier – K2Mars, décembre 2017.

Source internet, et extrait de presse.Interview chronique de Mars.

HUMOUR PIERRE DAC

Jadis la devise des hommes était: "Tous pour un et Dieu pour tous." De nos jours, elle est devenue: "Chacun pour soi, et rien pour les autres et 10% de pénalités."

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Publié le par jean françois
OMBRE ET LUMIÈRE

OMBRE ET LUMIÈRE

 

Aquarius, le Lifeline sont à la dérive en mer méditerranée, cela nous rappelle la vision de Jean Raspail décrite dans son roman « Le Camp des Saints » en 1973, livre qui fit polémique, qualifié de raciste, d’extrême droite, d’outrancier, il décrivait la submersion de la Côte d’Azur par des migrants venus d’Inde en bateaux, bateaux refusés d’entrée dans tous les ports depuis leur départ de l’Inde.

En 2018 Philippe Claudel dans son excellent roman l’Archipel du Chien décrit une histoire humaine autour de deux migrants échoués sans vie sur la plage d’une petite île de méditerranée et le refus de voir la vérité de ses iliens bien tranquilles chez eux pour extrait : «   Le pacte de silence qui lie ces témoins est brisé par le nouvel Instituteur que le village regarde d’un drôle d’œil parce qu’il vient d’ailleurs. Il est le seul à s’insurger contre ce traitement inhumain et rappelle à chacun son devoir de vérité. »

 

L’indifférence, le mépris, le refus de l’autre, ne peuvent perdurer, bien sûr il est plus facile de dire, d’écrire, voir de s’indigner que d’agir. Les migrants frappent à la porte de notre cœur, celle-ci doit t’elle rester fermée définitivement ?

 

Dans ce monde de confusion où règne les fausses nouvelles pour impressionner les plus naïfs d’entre nous, les cœurs purs. La lutte entre l’ombre et la lumière a pris une force particulière. Nous rappelant que ces deux concepts sont désespérément inséparables l’un de l’autre. Avons-nous la force, la qualité, pour résoudre cette question existentielle ?

 

Nos banlieues s’embrasent, nous déversons depuis des années des milliards d’euros pour éteindre le feu qui brûle sous cette marmite, alors que dans nos campagnes, les agriculteurs travaillent, pour rien, dignement sans gémir constamment  et nous les laissons se suicider tous les jours dans l’indifférence, ombre et lumière de notre société.

 

L’ombre avec ses corollaires la peur et l’angoisse de l’autre, nous radicalise de plus en plus, l’individualisme, l’égoïsme, la division, la suffisance et l’orgueil, fracturent la société. La colère gronde dans l’ombre, nourri le fanatisme, prémices de la guerre.

 

Il reste à propager les vertus d’espérance et d’amour, en nous rappelant que de l’ombre jaillit la lumière.

Il faut cependant être vigilant, les francs-maçons enfants du siècle des lumières, qui a vu le triomphe de la raison sur l’obscurantisme, doivent se mobiliser pour entretenir cette lumière éternelle dans le cœur des hommes.

Etres conscients que ces lumières se sont dégradées peu à peu, que les progrès des sciences et des techniques doivent êtres au service de l’humanité entière et non seulement de quelques privilégiés.

 

Du siècle des lumières est née la liberté, elle est universelle, à Paris, à New York et partout dans le monde, elle n’est pas l’esclave de la matérialité et de sa forme la plus avancée le numérique, qui arrive masqué derrière le progrès illusoire s’il rejette la personne et son âme, notre identité profonde.

 

La franc-maçonnerie propose une re naissance de l’homme pour sortir de l’ombre et voir la lumière en unifiant ainsi les deux contraires, admettre notre part d’ombre, pour recevoir la lumière de l’esprit et être un homme véritable.

 

JF. 

OMBRE ET LUMIÈRE
OMBRE ET LUMIÈRE
NOTRE ACTUALITÉ

 

Le Lifeline, un navire humanitaire menacé de mise sous séquestre par l'Italie, attendait samedi dans les eaux internationales une solution diplomatique et un approvisionnement pour les 230 migrants à bord, à la veille d'un mini-sommet européen consacré à la crise migratoire.

Après l'odyssée de l'Aquarius et de ses 629 migrants, à qui Malte et l'Italie ont refusé d'accoster et finalement accueilli par l'Espagne, le Lifeline est en passe de devenir un nouveau symbole du bras de fer entre pays européens sur la prise en charge des migrants secourus en Méditerranée.

A la veille du mini-sommet, le président français Emmanuel Macron s'est dit favorable à l'établissement de sanctions financières pour les pays européens qui refuseraient d'accueillir des migrants.

De son côté, le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini a vivement dénoncé samedi l'"arrogance" du président Macron, l'invitant à "arrêter les insultes et à démontrer sa générosité avec des faits en ouvrant les nombreux ports français et en arrêtant de refouler des femmes, des enfants et des hommes à Vintimille", à la frontière entre la France et l'Italie.

Ces divisions rendent peu probable un consensus européen. Angela Merkel a déjà averti qu'aucun accord ne serait conclu fin juin et Paris juge que ce sera "difficile".

 

 source AFP

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Publié le par jean françois
TRANSGRESSER

TRANSGRESSER

 

e pas obéir à un ordre, une loi, ne pas respecter un dogme, franchir, dépasser les bornes, aller au-delà : Transgresser.

 

C’est de ma libre volonté, que je demande l’entrée du temple, de ce temple intérieur rempli de mystères. Je veux connaître ce qui est caché, derrière le voile, c’est ma démarche vers la liberté. Je ne suis pas venu ici en simple curieux.

 

Transgresser pour le politique, c’est casser rompre avec le passé, s’affranchir des tabous, avec le danger de la fracture, de rompre l’harmonie, oublier les lumières du passé peut-être préjudiciable à l’avenir. La transgression même dans la société est donc ambivalente.

 

 

L’initiation maçonnique cette maïeutique est consubstantielle à la transgression, elle met en scène grâce à ses rituels la volonté de transgresser de l’adepte, de ce celui qui veut se connaître, s’affranchir de ses limites visibles, de sa carapace, celui qui veut concilier humanité et spiritualité. Les rituels initiatiques permettent de mettre de l’ordre dans ce chaos apparent, mais nécessaire au rétablissement de l’ordre intérieur. La lumière ne jaillit que des ténèbres, l’expérience de la transgression destruction, est le passage pour la reconstruction.

 

Transgresser les valeurs illusoires de la matérialité, pour retrouver son unité. L’homme est comprimé, enfermé dans l’avoir, par la dictature de son ego, mais aussi animé du désir d’être, de sa volonté d’être, de maîtriser sa vie, de lui donner du sens. Si par son travail sur lui-même, par sa volonté, il maîtrise sa transgression, cela dépasse alors son simple désir, sa curiosité. Aristote dans son Éthique à Nicomaque le traduit ainsi : « L’homme intempérant agi par désir, mais non par choix, tandis que l’homme maître de lui, à l’inverse, agit par choix et non par désir. » Mais peut-il y avoir volonté sans désir ? D’où la nécessaire aide de l’autre : « Seul je ne puis rien. » C’est la grandeur de la fraternité qui aide à la réalisation de cette transgression, sans cette main tendue, ce rituel ouvert, comment sortir des ténèbres de l’erreur, de ce labyrinthe obscur.

 

Transgresser c’est donc s’initier, se connaître, connaître le noir et le blanc du pavé mosaïque, l’impur et le pur, le profane et le sacré. Transgresser c’est se transformer, se purifier, pour aller jusqu’à l’orée de la spiritualité, jusqu’au point du jour où va apparaître la grande Lumière.

 

JF.

Jean-Pierre Servel Grand Maître de la GLNF

Jean-Pierre Servel Grand Maître de la GLNF

La sphère maçonnique s’agite autour des prises de position de notre président Macron, celui qui fût courtisé par les frères avant son élection, il serait en disgrâce après ses discours teintés du en même temps permanent, qui pourrait pourtant être assimilé à une forme de tolérance valeur en cours pourtant au sein de la franc-maçonnerie, c’est plus compliqué ! Il y a toujours la sempiternelle querelle entre les maçons réguliers ceux qui ne le sont pas, et dans les réguliers ceux qui sont reconnus et ceux qui voudraient bien êtres reconnus comme tels ! Les humanistes adogmatiques interdits de séjour chez ceux qui se disent spiritualistes, enfin pas chez tous. Vu avec une bonne culture maçonnique c’est pas simple alors du côté profane je vous laisse imaginer ! Tiens ça ressemble à la politique, chut on ne parle pas de politique en franc-maçonnerie, pas de religion non plus, enfin bref.

Il y en a un qui doit sourire du côté du faubourg Saint Honoré, en même temps il y a peut être de quoi.

 

Et voilà que notre président à tous en même temps, rajoute une division supplémentaire entre les francs-maçons qui prônent pourtant l’universalisme et la volonté de réunir ce qui est épars. Faut dire qu’à force de mélanger politique et franc-maçonnerie et franc-maçonnerie et religion, et de croire que les hommes politiques viennent prendre leurs ordres dans les obédiences, on prend les vessies pour des lanternes.

 

Il y a ceux qui sont en croisade permanente pour la défense de la laïcité, et ceux qui ne veulent pas en êtres de ce combat. Dans ce monde maçonnique se succèdent les communiqués et maintenant le Grand Maître de la GLNF écrit directement au Président Macron, au nom de ses frères, en prenant le risque de raviver la plaie à peine refermée de son obédience, plaie ouverte par son prédécesseur par sa lettre au président d’avant, d’avant en marche. On a comme une impression de sur place.

 

JF.

 

VOIR LES COURRIERS  COMPLETS SUR GADLU-INFO

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COMMUNIQUE INTER OBEDIENTIEL

 

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LETTRE OUVERTE AUX DÉPUTÉS

Les députés ne doivent pas accorder de privilège aux cultes.

Dans le cadre de l’examen par le Sénat du projet de loi pour un Etat au service d’une société de confiance (ESSOC), plusieurs dispositions relatives à la laïcité ont été introduites dans l’article 38 du texte. Le 26 juin prochain les députés vont être saisis en deuxième lecture.

Une des dispositions proposées vise à revenir sur les obligations de transparence établies par la loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique, et ainsi à en exonérer les associations cultuelles.
En effet, la loi du 11 octobre 2013 définit dans son article 18-2 les associations à objet cultuel comme des représentants d’intérêts (sauf dans le cadre de leurs relations avec le ministre ou les services ministériels chargés des cultes).

Ces associations ont « pour activité principale ou régulière d’influer sur la décision publique, notamment sur le contenu d’une loi ou d’un acte réglementaire ». Elles entrent ainsi pleinement dans la définition des représentants d’intérêts fixés par la loi. Elles sollicitent régulièrement les administrations publiques, le gouvernement et les parlementaires pour les sensibiliser et tenter d’influencer leur prise de décision sur des sujets majeurs pour la société comme ceux relatifs à la bioéthique, aux droits des femmes, à la fin de vie ou à la PMA. Les associations cultuelles doivent donc être placées dans la loi sur le même rang que les autres « représentants d’intérêt », et ne doivent jouir d’aucun privilège particulier. Leur capa- cité d’influence ne doit pas échapper au droit commun imposé à l’ensemble des « représen- tants d’intérêts » comme les entreprises, ONG, syndicats et associations.

Les Obédiences maçonniques signataires de cette adresse aux députés leur demandent de veiller à ce que le vote ait bien lieu en séance publique et non en prolongation de séance. Leur vote doit empêcher qu’un quelconque privilège soit accordé aux associations cultuelles. La loi doit être la même pour tous les « représentants d’intérêts ».

Obédiences signataires :
Grand Orient de France
Fédération Française du Droit Humain
Grand Loge Féminine de France
Grande Loge Mixte Universelle
Grande Loge Mixte de France
Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité

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HUMOUR OU PAS ! A LIRE !

Les loges vont bientôt voir leurs nouveaux Vénérables élus prendre leurs fonctions, un petit cadeau de bienvenue qui s'impose !

JF

 

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Prix de vente : 17€ + frais de port

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Posez la question à n’importe quel Apprenti fraichement initié, il affirmera avec conviction que le chemin initiatique en Loge se termine par la consécration suprême : « devenir Vénérable Maître ». Il faut dire que cette fonction est à l’Apprenti ce que la mère poule est au poussin. C’est la première personne qu’il voit, trônant avec son maillet à la main. Il représente le pouvoir et l’autorité de sa « Loge Mère ». Durant tout son apprentissage, il n’aura de cesse que d’admirer cet être qui a tous pouvoirs. Nous avons tous plus ou moins rêvé de nous faire appeler Vénérable Maître avec déférence et respect. Il est naturel que cette fonction cristallise quelques fantasmes chez certains. Une fois arrivé à la fonction suprême de la Loge, des problèmes insoupçonnés apparaissent. Ils ne viennent pas toujours par là où on les attendait. La solitude du pouvoir amplifiant les sensations d’altitude à l’Orient, le Vénérable Maître est souvent très isolé. C’est donc dans un esprit de partage d’expérience que cet ouvrage abordera lesdites épreuves et tentera de proposer des solutions, ou du moins, des façons différentes d’envisager les choses. Car parfois les nœuds sont tellement forts qu’il est difficile de retrouver l’harmonie autrement qu’en séparant ou en mettant en sommeil la Loge. En résumé, le remède peut tuer le malade tant la pathologie est profondément ancrée.

Rassembler ce qui est épars

Il est bien difficile de dynamiser un Atelier dont les tiraillements internes mobilisent l’énergie et l’esprit de toute la loge. C’est pourquoi, la première partie de ce Manuel sera consacrée à la remise en ligne, à la rectification et aux soins de la Loge. L’Apprenti démarre sa vie maçonnique par le travail de rectitude et de silence avant de pouvoir s’exprimer et de voyager. Il me semble qu’il en est de même avec la Loge. Il faut qu’elle soit saine pour pouvoir ensuite s’exprimer pleinement. C’est donc en seconde partie que seront abordées les techniques pour dynamiser et renforcer les effectifs. En résumé, on restaure l’équilibre et la bonne entente. Ensuite, on renforce les effectifs. Puis, on travaille sur les racines pour pérenniser l’Atelier et maintenir la stabilité aussi longtemps que possible. Toute la construction de ce livre reposera sur cette logique d’évolution.

Quelques chiffres

La France compte environ 180 000 maçons, dont 35 000 femmes, soit 20 % des effectifs. Il existe plus ou moins 5 000 loges maçonniques en France, pour un total approximatif de 300 Obédiences (il s’en créé et s’en détruit tous les mois, car certaines sont absolument microscopiques et ne représentent que l’égo de leur fondateur). Sachant que les 6 premières Grandes Loges françaises représentent à elles seules 85 % du total, les 294 restantes se partagent les 26 000 membres restants. Cette organisation typiquement gauloise nous permet de prendre conscience que nous ne sommes pas face à un bloc monolithique, mais bien devant un écosystème complexe. En revanche, la cellule appelée Loge est bien le tronc commun à tout cet ensemble. Nous allons justement travailler sur cet élément. Cette Loge est dite souveraine, car seule la Chambre du Milieu prend les décisions. Partant de ce principe communément reconnu, la tâche est simplifiée, car la majeure partie des problèmes de la Loge sera plus facilement identifiable. En effet, il est plus rare que les conflits viennent de l’extérieur. Si cela arrive, il s’agira de cas singuliers ou ponctuels.

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Publié le par jean françois
L'HUMILITÉ DE LA BONNE IGNORANCE

L’HUMILITÉ DE LA BONNE IGNORANCE

 

es rituels maçonniques sont des outils de l’éveil de la conscience, ils contiennent des préceptes qui déclenchent la réflexion de l’adepte, lui permettant de ne pas confondre savoirs et Connaissance. Le philosophe Roger-Pol Droit lors d’une interview au journal « La Croix » menée par le journaliste Denis Peiron, a parfaitement expliqué la nécessité de l’ignorance, de la bonne ignorance pour la progression spirituelle de l’individu. (Voir ci-dessous)

 

 

Comme un paradoxe le rituel du maître maçon, lui demande de travailler à combattre sans relâche l’ignorance qui mène au fanatisme. Ce rituel explique aussi que le franc-maçon se trouve dans un état de parfaite ignorance, l’ignorance se révèle donc comme un passage, une étape, vers la Connaissance. L’accumulation des savoirs, des sciences, des certitudes, qui ne sont que temporaires, jettent un voile, masquent notre ignorance, nous empêchant d’en prendre conscience, il faut donc ignorant pour pouvoir accueillir la Connaissance.

 

C’est en faisant le vide des savoirs, que nous apercevons la lumière de la Connaissance qui ne demande qu’à grandir. Ce vide, ce nettoyage, cette purification, est nécessaire pour aller à l’essentiel, au sens de l’essence, de l’un, de l’harmonie.

 

Suivant le même processus un autre rituel maçonnique, déroutant à la première lecture, nous démontre qu’il faut éprouver le sentiment de vengeance, pour accéder à la vertu de justice. Démontrant une fois de plus que c’est dans les ténèbres que naît la lumière.

 

Les rituels maçonniques ne contiennent donc pas une collection de savoirs ou de dogmes immuables. Ils éveillent lentement notre conscience par paliers successifs, nous rendant de plus en plus humbles. C’est la croissance de notre spiritualité qui nous grandit et fait de nous des hommes neufs, véritables, conscients que les savoirs ne sont pas Connaissance. Colibris que nous sommes dans l’immensité de l’univers, nous aspirons à grandir par régénérations successives, à devenir des phénix de l’esprit, des humbles chevaliers, mais surtout des pélicans de l’amour.

 

JF.    

L'HUMILITÉ DE LA BONNE IGNORANCE


« La Croix » a demandé à quatre philosophes de définir les savoirs qu’un jeune de 18 ans devrait, selon eux, posséder en 2018.

« Le sens et le goût des mots »

François-Xavier Bellamy

Professeur de philosophie, maire adjoint à Versailles (1)

« Le langage, dans toutes ses formes, constitue l’un des éléments essentiels de la nécessaire transmission entre les générations. À travers lui, nous voyons à quel point l’héritage est nécessaire, même pour rendre possible son propre dépassement. Le langage, qui nous vient des autres, fonde notre liberté personnelle.

Nous n’avons pas seulement besoin du langage comme d’une technique pour exprimer nos idées : nous avons également besoin du sens même des mots pour qu’ils nous apprennent à voir le monde autour de nous, à former notre pensée.

Dans l’orthographe, dans la chair même des mots se joue déjà leur signification. En enseignant la philosophie, j’ai l’occasion de m’appuyer à chaque instant sur l’étymologie, sur la racine des mots, sur ce qui les lie entre eux. Avoir une orthographe approximative nous prive de ces relations et du monde de significations qu’elles portent.

Ce qu’il faut transmettre, sans pouvoir savoir ce qu’il en adviendra, c’est à la fois le sens et le goût des mots. Il faut bien sûr faire place à la maîtrise de l’oral : en enseignant dans des zones sensibles, j’ai pu mesurer à quel point, chez des jeunes qui n’étaient pas moins talentueux que les autres, l’appauvrissement du langage rendait le dialogue difficile, et augmentait mécaniquement la tendance à la violence. Mais l’enseignement de l’écrit demeure essentiel, car il permet l’expérience d’une nécessaire distance.

On évoque de plus en plus, à l’école, la pluralité des langages (mathématiques, informatiques, etc.). Mais la condition de leur maîtrise, c’est la maîtrise d’une langue, et de ses mots. Mes collègues de maths disent que beaucoup d’élèves ont des difficultés dans leur discipline parce qu’ils peinent à verbaliser un raisonnement, ou ne comprennent pas l’énoncé des exercices… De même, bien parler sa langue est la condition pour pouvoir bien parler d’autres langues. C’est la condition de l’ouverture à l’autre. »

Recueilli par Denis Peiron

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« Des humanités qui aillent au-delà de l’humain »

Corine Pelluchon

Philosophe, professeure à l’université Paris-Est-Marne-la-Vallée (2)

« Nous devons placer les humanités au cœur de l’éducation. Ce terme englobe la littérature, qui permet de vivre d’autres vies que la sienne et de développer son imagination morale, ainsi que les sciences humaines et sociales (histoire, sociologie, philosophie, etc.), qui multiplient nos perspectives sur le monde. Cet élargissement du regard est essentiel à une époque où les individus sont tentés par l’idéologie et les récits simplificateurs.

Aux humanités, qui cultivent aussi nos capacités logiques et permettent d’accéder au symbolique, il faut ajouter d’autres connaissances, en sciences de la vie et de la Terre, en éthologie et en physique. Il s’agit d’enseigner des humanités qui aillent au-delà de l’humain. Le but n’est pas de juxtaposer les connaissances mais de les relier. Ces savoirs déplacent nos certitudes et nous font entrevoir le réel de manière plus riche et plus complexe. Être capable de s’interroger est fondamental, mais le contenu compte aussi.

Quand j’étais élève, l’enseignement était souvent binaire et vieillot. D’un côté, l’homme et la liberté ; de l’autre, l’animal, rivé à l’instinct. D’un côté, l’histoire ; de l’autre, la nature, simple décor de l’histoire ! Aujourd’hui encore, on gagnerait à initier à la complexité des rapports que les différentes formes de vie entretiennent entre elles et avec leurs milieux, à comprendre le dynamisme lié à l’évolution. Ces connaissances peuvent modifier le rapport que l’on a à soi-même et au monde et les comportements.

Chez Spinoza, la connaissance est aussi amour : l’intelligence du monde engendre des affects comme la joie, la gratitude ; elle a un impact sur la manière d’être au monde. Ce n’est pas un catéchisme moral qui aidera les jeunes à interagir de manière plus juste avec les autres ni à affronter les défis écologiques et technologiques de notre temps. Seuls des êtres libres qui ont des connaissances, mais aussi une certaine intelligence du cœur, peuvent rester humains dans un monde aussi dangereux. »

Recueilli par Denis Peiron

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« L’ironie, antidote contre les fanatismes »

Nathalie Sarthou-Lajus

Philosophe, rédactrice en chef adjointe de la revue Études (3)

« Il me semble essentiel de transmettre à nos jeunes une capacité d’étonnement comprenant le doute et l’émerveillement de la trouvaille. De nombreuses découvertes dans tous les champs du savoir sont dues à beaucoup de travail, d’erreurs, d’échecs, de remises en questions et de chance aussi… Ce qui rend humble ! Cette capacité d’étonnement, une discipline comme la philosophie permet de la développer. L’ironie des philosophes, en particulier, est un puissant antidote contre l’esprit de sérieux des savants et des fanatiques en tous genres qui prétendent détenir des certitudes. Je la définirais comme un refus d’absolutiser une position ou de prendre pour argent comptant ce qu’on nous raconte. À l’époque des fake news, des appels au djihad, de l’émergence de nouvelles utopies liées au transhumanisme, l’ironie me paraît plus que jamais nécessaire. Encore faut-il ne pas la confondre avec l’esprit de dérision, qui peut facilement tourner au mépris et entraver la recherche de la vérité.

Socrate est un modèle d’ironie dans le rapport aux savoirs. Il déroute son interlocuteur en ne répondant pas à ses questions ou en répondant à côté, voire en répondant par d’autres questions. L’ironie libère de la mauvaise foi qui consiste à se mentir à soi-même, à persister dans le mensonge et dans l’illusion parce que cela nous arrange. Jusqu’à ce que je commence mon apprentissage de la philosophie, j’en étais dépourvue. Je l’ai découverte dans les dialogues platoniciens. Cela contrariait mon tempérament prompt à croire, à s’enthousiasmer, à adhérer à des causes. Je trouvais l’ironie déstabilisante, et elle était en même temps salutaire puisqu’elle m’a permis d’effectuer un pas de côté par rapport aux croyances et aux certitudes que je pouvais avoir. »

Recueilli par Denis Peiron

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« La bonne ignorance »

Roger-Pol Droit

Philosophe (4)

« La première chose à transmettre, c’est l’ignorance. Cela semble paradoxal. D’ordinaire, on transmet des connaissances – éléments de savoirs scientifiques, façons de faire, valeurs collectives, etc. Par ignorance, j’entends la conscience nette des limites de nos savoirs. Socrate proclamait déjà, au Ve siècle avant notre ère : “Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien.” Il défendait déjà la transmission de la “bonne” ignorance, c’est-à-dire celle qui exige de réfléchir et permet d’avancer.

Aujourd’hui, maintenir cette conscience des limites est d’autant plus indispensable que nous vivons dans un monde d’experts. L’inflation des savoirs scientifiques – qui doivent évidemment être transmis ! – fait croire que nous avons désormais réponse à tout, ou qu’il suffit d’attendre pour atteindre une connaissance intégrale. Pour critiquer cette idée, la distinction que fait Kant entre “bornes” et “limites” se révèle utile. Les bornes sont mobiles. Comme les bords d’une propriété, les frontières des connaissances – collectives et individuelles – peuvent bouger : on connaîtra demain des éléments qu’on ignore à présent. En revanche, les limites du savoir sont fixes, malgré la montée en puissance du numérique et les promesses de l’intelligence artificielle. Elles concernent par exemple l’au-delà, l’existence de Dieu et bien d’autres questions qui ne relèvent pas d’une connaissance scientifiquement testée et ne peuvent faire l’objet que d’une croyance. En fait, nous ignorons l’essentiel ! Mais ne cessons jamais de le chercher.

C’est à la fois la grandeur de l’homme et la difficulté de sa condition : avoir conscience de son ignorance et tenter de la combler par des intuitions, des croyances, des raisonnements. C’est pourquoi un souci du spirituel est essentiel à transmettre. Cela peut passer, par exemple, par l’enseignement de l’histoire des idées, des doctrines et des religions. L’enjeu est que chacun prenne conscience – quelles que soient ses convictions personnelles – que réside dans la spiritualité quelque chose d’humainement essentiel. »

Recueilli par Denis Peiron

L'HUMILITÉ DE LA BONNE IGNORANCE

Si Platon revenait de Roger-Pol Droit

 

"Incroyablement utile." 
Challenges

Platon observe nos smartphones, croise nos migrants, découvre les attentats terroristes, scrute nos dirigeants politiques.
Roger-Pol Droit lui fait rencontrer Teddy Riner, Bob Dylan, Thomas Pesquet, l'emmène à la COP 21, au MacDo, à Pôle Emploi, au Mémorial de la Shoah, l'incite à visionner House of Cards, à écouter Emmanuel Macron et Donald Trump. Entre autres.
Pour jouer ? Évidemment. Mais pas seulement.
Cette promenade dans notre actualité du père fondateur de la philosophie permet de découvrir des traits essentiels de sa pensée, en expérimentant des écarts entre nous et lui, en testant ce qu'il comprendrait aisément, ou pas du tout. Finalement, ce périple montre ce que Platon nous indique d'essentiel, que nous ne verrions pas sans lui.
Rédigé sous la forme de trois carnets écrits au jour le jour, dans une langue accessible et élégante, ce livre se révèle peu à peu bien autre chose qu'un divertissement. L'air de rien, il développe une méditation vivante, personnelle et profonde sur les usages de la philosophie, ses impasses et ses zones d'ombre, sa nécessité et ses bienfaits.

 

Roger-Pol Droit (né en 1949 à Paris) est un philosophe et journaliste français.

Chercheur au CNRS (Centre Jean Pépin, Histoire des doctrines de l'Antiquité)1, enseignant et écrivain, il est par ailleurs chroniqueur au Monde des livres, aux Échos, au Point, à Clés. Il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages de philosophie et d'histoire des idées, dont certains ont rencontré un succès auprès d'un large public, en particulier 101 expériences de philosophie quotidienne (prix de l'essai France Télévisions) et sont traduits en plus de trente langues. Il a été conseiller du directeur général de l'UNESCO (1994-1999) et membre du Comité consultatif national d'éthiquepour les sciences de la vie (2007-2013)

Source WIKIPÉDIA.

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Publié le par jean françois
FICTION OU PAS: LE SOLEIL ÉTAIT AU ZÉNITH

FICTION OU PAS : LE SOLEIL ÉTAIT AU ZÉNITH

 

e 24 juin 1717-Londres- Aux abords de la toute nouvelle cathédrale Saint-Paul, magnifique édifice qui ressemble à la fois à Saint-Pierre de Rome et à l’église parisienne du Val de Grâce. Comme plus de 50 églises les plans ont été tracés par l’architecte star du moment, le Jean Nouvel de son époque Sir Christopher Wren.

La cloche résonne 7 fois, un homme presse le pas en cette soirée de la Saint-Jean Baptiste le précurseur, aujourd’hui à midi le soleil a atteint son point culminant, dans les rues de Londres on fête le solstice d’été, les londoniens font trainer le jour, il fait bon flâner et se retrouver dans les pubs.

 

Notre homme élégant, porte beau, revêtu d’un habit sombre à boutons dorés, il traverse l’air, se distingue des autres, c’est un gentleman. Il se dirige le pas décidé vers la Taverne de l’Oie et du Grill, il a rendez-vous. Il franchit le seuil, la taverne est bondée, les hommes fument et boivent, le tavernier le salue, c’est un habitué des lieux, il monte au premier étage par un escalier tournant, après avoir salué le tuileur de garde à l’extérieur, il frappe à la porte pour se faire reconnaître, le couvreur ouvre le guichet puis le referme, la porte lui est ouverte, il fait les salutations d’usage et donne les mots de passage.

Cet homme est Anthony Sayer.

 

 

Dans cette modeste taverne sont assemblés des frères venus des tavernes voisines, celles de la Couronne de la rue Parker’s lane, du Pommier de Charles-Street, de la Coupe et du Raisin de Channel Row, et bien sûr leurs hôtes de l’Oie et Grill de Saint-Paul Church-Yard, quelques visiteurs sont venus en curieux.

 

L’atmosphère est solennelle et lourde sans le temps, la chaleur, mais il y a aussi ce silence qui précède le début de cette réunion exceptionnelle entre des hommes qui habituellement n’avaient pas l’habitude de se fréquenter. Il va se passer quelque chose d’important.

Tous ces hommes sont des francs-maçons acceptés, héritiers de leurs frères opératifs ceux qui ont bâti les cathédrales de pierre dans toute l’Europe. Que vont-ils faire en ce 24 Juin 2017 ?

Ils se reconnaissent mutuellement comme frères, après avoir débattu, dans le calme, l’ordre et le respect, comme c’est l’usage dans de telles assemblées, ils décident de se fédérer en un Grande Loge et de se doter d’un grand maître, un homme reconnu sage par ses frères, capable de les diriger vers la lumière, en respectant leurs différences, ça tombe bien si j’ose dire aujourd’hui c’est un jour de Grande Lumière.

 

Anthony Sayer sera ce 24 Juin 1717 le premier Grand Maître élu de ce qui deviendra bientôt la Grande Loge Unie d’Angleterre.

 

1738- Le pasteur James Anderson, le scribe de Désaguliers réécrit cette histoire à sa façon.

 

Une chose est sûre le tavernier a vu de ses yeux vus, tous ces hommes réunis dans son auberge, il atteste que ce jour là, était un jour ou régnait une grande lumière, il faisait beau dit il !

 

Il ne sait plus trop si c’était le 24, le 22 ou le 21 juin ou bien plus tard le 4 juillet 1717, il y avait tellement de monde ce jour-là !

 

Nous pouvons le croire, car depuis ce jour incertain, une grande lumière s’est répandue dans toutes les loges sur toute la surface de la terre, et cela dure depuis 300 ans.

 

C’est une belle histoire me direz-vous une histoire d’hommes qui ont voulu se tendre la main, plutôt que de s’ignorer, de se mépriser, dans des querelles égoïstes. On peut se battre pour des idées, des valeurs en respectant celles des autres, qui suis-je pour te juger.

 

Un conte pour des enfants diront, les sceptiques, oui mais un conte pour les enfants de la Lumière.

 

JF.

FICTION OU PAS: LE SOLEIL ÉTAIT AU ZÉNITH

 

Hymne à la Saint Jean d’été

 

Voici venu le temps de la saint Jean d’été.

Voici que nos regards tout d’un coup s’illuminent,

Comme pour couronner ces neuf mois de piété,

Comme pour rayonner ce que nos cœurs ruminent

En nos temples obscurs ; c’est comme chaque fois,

Un grand rassemblement dans l’amour et la joie,

C’est une communion pour sceller nos promesses.

 

Mes FF.°., Voici le temps venu où l’astre à son zénith,

Inonde notre loge et submerge nos cœurs.

 

Il est infiniment savoureux ce bonheur,

Cette clôture champêtre, ce grand rassemblement,

Une dernière fois, avant que de quitter

Nos tabliers usés, avant que de chanter,

Ce n’est qu’un au revoir ;

                                        Que bénis soient les jours

Du recommencement, au seuil du septième mois

De la nouvelle année ;

                                   La nature sans détour

Nous invite à la joie, et notre hymne chaque fois

Raisonne d’allégresse ;

                                    Entonnons bruyamment,

Ce refrain fraternel qui invite au repos

Nos fragiles manteaux.

                                     Regardons fièrement,

L’œuvre qui illumine nos vies et nos destins.

 

Gravons jour après jour au fonds de nos mémoires

Ces chaleureuses agapes, ces étonnants festins,

Et que l’année prochaine, notre chaîne s’enrichisse

De solides maillons penchés sur nos grimoires,

Déchiffrant patiemment les symboles qui tissent,

Notre quête de lumière, un fol rêve humaniste.

 

Philippe Jouvert.

 

Avec l'aimable autorisation de l'auteur.

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Publié le par jean françois
COMMUNICATION DU DROIT HUMAIN

La Journée mondiale des réfugiés revêt un écho particulier dans l’actualité européenne récente.
En effet, après bien des vicissitudes, l’Aquarius est arrivé dans un port, mettant fin à des jours de souffrances physiques et psychologiques pour les 630 personnes à bord. Comment ne pas saluer leur courage qui les a faits arriver jusqu’à nous ?
Ces désormais « réfugiés » vont enfin être accueillis, soignés, nourris et protégés.
Ensuite, après des interrogatoires et selon certains critères liés au droit d’asile, ils pourront soit commencer une vie nouvelle, soit être renvoyés d’où ils viennent, c’est à dire dans des pays où, selon leurs situations, ils ont été exploités, violés, torturés, dépouillés de leurs biens et de leur dignité, et où parfois leur vie était et sera toujours en danger.

Ce qui vient de se passer est indigne. Assister depuis des années à ces morts quotidiennes d’hommes, de femmes et d’enfants nous est intolérable. Et constater que les mesures pour empêcher ces drames ne sont toujours pas prises nous consterne.
Mais il ne s’agit pas de rejeter la faute sur tel ou tel État. C’est bien au niveau européen que les responsabilités doivent être assumées. Tous les pays de la communauté européenne doivent être concernés. Tout doit être fait pour limiter les conséquences de cette tragédie humaine qui transforme la Méditerranée en cimetière.
Tout en ayant conscience de l’ampleur du chantier à mener et de sa difficulté de mise en œuvre, nous Francs-Maçons de la Fédération française du DROIT HUMAIN, faisons instamment appel à l’ensemble des dirigeants européens pour diligenter des actions urgentes envers ces « réfugiés », afin que l’Europe soit une terre d’accueil respectant les droits humains.

Au-delà de l’évènement récent du navire Aquarius, partout dans le monde de nombreux bénévoles travaillent chaque jour avec diverses associations et ONG pour aider les personnes déracinées, vivant en permanence dans la peur. Ces organismes ont besoin de se sentir soutenus, de pouvoir regrouper les familles, scolariser les enfants pour qu’ils s’intègrent au mieux dans les sociétés, de pouvoir faire face à des situations extrêmes et d’avoir tous les moyens de travailler librement.
Au nom des valeurs et des principes humanistes inscrits dans notre Constitution Internationale, nous, Francs-Maçons de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte international LE DROIT HUMAIN, faisons appel aux différents gouvernements, aux instances européennes et internationales pour que partout soient respectés les droits des réfugiés et que de réelles politiques de fraternité soient déterminées.

FÉDÉRATION FRANÇAISE DE L’ORDRE MAÇONNIQUE MIXTE INTERNATIONAL

« LE DROIT HUMAIN »

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Publié le par Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine

Cet article est reposté depuis Le Blog du Rite Français.

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Publié le par jean françois
LA FRANC-MAÇONNERIE VOIE VERS LA PERSONNE

LA FRANC-MAÇONNERIE VOIE VERS LA PERSONNE

 

 

u de la « persona » à la personne, dans le dictionnaire historique de la langue française édité sous la direction d’Alain Rey, on peut lire que le mot personne est issu du latin persona qui signifie masque de théâtre, et partiellement du grec prosopée qui signifie action de faire parler une figure, une chose, un être, donc en quelque sorte un individu, dont on peut contempler l’aspect physique et doté de la parole.

 

Il y a donc en nous l’un et le multiple, le masque du corps, l’apparence, et l’homme intérieur la persona et la personne, cette personne qui est derrière le miroir, sous le voile, qui ne demande qu’à se révéler pour peu que l’on souhaite, la faire re naître et grandir, grossir en faisant tomber le masque.

C’est dans les yeux souvent de son frère, de son proche, dans ce miroir de proximité, que je peux découvrir non pas mon corps presque semblable à celui de l’autre, mais apercevoir la lumière de mon âme, c’est un miroir incertain, vouloir traverser ce miroir  qui relève du mythe, ne peut pas se faire sans une longue et lente préparation au risque sinon de se brûler les ailes dans une éclatante et subite lumière à l’instar de l’aveuglement d’un papillon, des ailes fabriquées à la hâte d’Icare, ou de la figure de l’archange empourpré décrit par Henri Corbin.

 

Un choix s’offre donc à nous demeurer dans le monde des apparences, garder, ou ôter le masque ? Etre apophatique se lancer dans la recherche de ce qui n’est pas, avoir  une démarche de connaissance par la négation, être en même temps hésychaste garder le silence, rester en paix, renoncer à connaître ce qui nous dépasse. Ou entreprendre une démarche initiatique de recherche de la vérité, de la parole perdue, de la lumière, de la Connaissance.

Le profane qui est animé du désir de la connaissance a frappé à la porte du temple maçonnique, pour recevoir la lumière, chercher la Vérité dissimulée derrière le masque, dans la profondeur  de son âme, il entreprend le chemin de la persona à la personne.

 

Les mystiques s’isolent pour faire cette recherche, le franc-maçon, va vers l’autre, il cherche son aide, persuadé que seul il ne peut rien faire. Les rituels maçonniques seront ses bâtons de pèlerins sur la route. Il sait qu’il y aura une réciprocité dans cette recherche. La cohésion se fera  en prenant la main de l’autre, qui lui tendra les clés du rituel transmis à travers des temps immémoriaux, il aura la charge lui-même de transmettre ces clés avec l’impérieuse nécessité d’en garder la pureté et les secrets.

Ces secrets, qu’il a par ses serments, juré devant ses frères et lui-même de préserver du regard des profanes.

 

La prise de conscience de notre persona de notre être extérieur, notre capacité à l’admettre et le désir de la connaissance de notre être intérieur la personne permet de trouver l’harmonie de la totalité de notre être et sa remise en ordre. Ce qui explique que la franc-maçonnerie est un ordre initiatique, fraternel et universel dont la devise est Ordo Ab Chao.

 

JF.

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