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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
FAIRE CE QUE JE VEUX, FAIRE CE QUE JE PEUX.

FAIRE CE QUE JE VEUX, FAIRE CE QUE JE PEUX.

 

 

Q      uand j’ai poussé la porte du temple l’ai-je fait sous la pression inconsciente d’une force, d’un principe irrésistible, étais-je prédestiné à le faire ou animer d’une volonté consciente, déterminisme, prédestination ou libre arbitre. 

 

Mektoub disent les musulmans sunnites, c’est-à-dire décrété par Dieu ou un principe supérieur, un Grand Architecte, un Grand Horloger, un Grand Géomètre, une force innommable, je vous laisse le choix, jusqu’au hasard, ou de ma libre volonté.

 

Trop simple peut-être, trop manichéen, c’est sans doute la combinaison de deux forces, qui font l’union, le tout. La théologienne musulmane libanaise Nayla Tabbara auteure de L’Islam pensé par une femme, avec Marie Malzac (Éditions Bayard). Cite le théologien sunnite Abou Hassan Al Ashari qui propose une formule combinant le destin et le libre arbitre : 

« L’homme détient le libre arbitre sous les décrets du destin. »

Cette combinaison est présente également dans la théologie sunnite, d’une part une responsabilité à hauteur d’homme, d’autre part une forme d’abandon confiant dans le principe.

La pensée de l’empereur philosophe Marc Aurèle ne dit pas autre chose quand il parle des choses qui dépendent de soi et de celles dont nous ne pouvons rien. Il recommande des exercices quotidiens pour réaliser au mieux ce qui est à notre portée, qui dépend de nous.

 

La franc-maçonnerie s’inscrit dans ces pensées, par son encouragement à fuir le vice et pratiquer la vertu.

 

Le libre arbitre cette faculté de la volonté à opérer un choix en toute liberté, est celle qui pousse le profane à se faire recevoir franc-maçon : est-ce de votre propre volonté sans contrainte monsieur que vous désirez rejoindre notre fraternité ?

À cet instant le postulant sincère, celui qui ne cède pas à une curiosité passagère, est mu par une force qui inconsciemment le dépasse, la spiritualité commence à faire son chemin en lui, c’est un nouvel élan, une renaissance spirituelle, qu’il croyait éteinte, elle n’était que cachée en lui.

« Si l’esprit du principe te touche de son essence. Voici que naît en toi l’enfant de l’éternité. »

Celui qui s’apprête à recevoir la lumière, prend conscience du bonheur de tous les hommes qui découvrent cette infime lumière, qui lui donnera une joie sans limites, il peut alors pousser ce cri :

« À la lumière qui éclaire tous les hommes entrant en ce monde nouveau.

À la fontaine inépuisable à la source originelle de toute sagesse.

L’homme ayant libéré son esprit ou pour le moins qui est sur le chemin de cette liberté, garde toujours humblement conscience de ses limites, ce qui ne l’empêche pas de s’efforcer, de tendre, vers cette liberté qu’il sait inatteignable. Cultiver sans cesse son humilité évite toute frustration, désespoir, déception, humiliation. Notre libre arbitre est une liberté partielle, il faut beaucoup de pierres pour construire un édifice solide et les mausolées ne sont construits qu’au terme d’une vie, la mieux remplie possible, l’achat progressif de ces pierres de liberté, permet sans doute d’approcher la sagesse humaine.

 

Il nous faut sans cesse résister à la folle hubris de se prendre pour un dieu, ni nourrir l’espoir de le devenir. Angélus Silesius le poète mystique au début de son livre le voyageur chérubinique donne cet avertissement au lecteur :

« Et d’abord, sache une fois pour toutes que nulle part l’opinion de l’auteur est que l’âme humaine doive ou puisse perdre son être de créature, et par déification se transformer en Dieu ou Son essence incréée ; ce qui est impossible pour toute éternité. »

Il nous faut donc viser non pas une déification, mais plus modestement élevé notre être spirituellement. Nous ne pouvons ignorer les limites de notre libre arbitre, ni sa causalité.

 

Le poids des déterminismes sociaux pèse sur son expansion, nous sommes nés de et dans un lieu déterminé, un pays libre ou non, un quartier pauvre ou riche, cela influe notre capacité, notre possibilité de développement de notre libre arbitre. Puis-je n’être pas moi ? La franc-maçonnerie s’efforce de lever les voiles successifs pour atteindre l’être véritable, qui pourra dire : je suis ce que suis.

 

Le principe de causalité a bien été évoqué par Spinoza :

« Les hommes se figurent êtres libres, parce qu’ils ont conscience de leurs volitions et de leurs désirs et ne pensent même pas en rêve aux causes par lesquelles ils sont disposés à désirer et à vouloir, n’en n’ayant aucune connaissance. »

 

C’est bien donc une alliance entre le principe et nous-mêmes, qui créé une unité, du deux l’on passe au un, le franc-maçon de tradition travaille suivant la rectitude de l’équerre, l’ouverture du compas, et le livre de la loi sacrée. Son espérance et Sa Grandeur est l’affirmation de son libre arbitre, pour arriver au terme de sa vie, par une lente progression, par une succession d’actions, en faisant constamment ce qu’il peut en prenant le soin de son soi et des autres, pour réaliser une vie harmonieuse et bonne. C’est le libre arbitre selon Descartes :

« Que la principale perfection de l’homme est d’avoir un libre arbitre, et que c’est ce qui le rend digne de louange ou de blâme. »

 

Les francs-maçons qui ont toujours la folle utopie de vouloir transformer ou au moins influer pour améliorer le monde, commencent par faire ce qu’ils peuvent sur leur soi, parce qu’ils savent comme Montaigne que :

 

« La vraie liberté, c’est pouvoir toute chose sur soi. »

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

Bibliographie :

Des femmes, des hommes et des dieux par Nayla Tabbara.

Le plaisir de penser de André Comte Sponville.

Les pensées de Marc Aurèle.

Rituels Maçonniques. 

 

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Publié le par jean françois
DÉCÈS : Yves Fred Boisset

 

Yves  Fred Boisset, n’est plus depuis le 1er décembre 2019. J’apprends cette triste nouvelle à la lecture de la Revue L’Initiation Traditionnelle, dont il fût le rédacteur en chef.

Franc-Maçon du Rite Écossais Rectifié initié en 1960. Il était un homme d’une grande culture, écrivain, poète. Je ne le connaissais qu’au travers de ces écrits. Ses proches disent de lui « Qu’il était un bon compagnon » Serge F Le Guyader dit de lui qu’il connaissait la régularité rituelle et spirituelle.

En hommage à son œuvre ci-dessous un de ses poèmes.

 

Jean-François Guerry.

 

Nous ne naissons que pour mourir 

Poème paru dans le n° 4 de la revue l’Initiation Traditionnelle de 1993 

Je sais une assemblée ô combien vénérable Où l'on voit dans la mort qu'on sait inexorable L'ultime réconfort ;
Dans la sobriété de la Tradition,
On y lit sur les murs cette citation
Pensez donc à la mort. 

Pour le sage immergé dans l'univers immense, Particule insécable à la Lumière intense,
La vie est un mirage ;
Dans le désert aride où nous traînons nos pas Tous les chemins sableux nous mènent au trépas, D’embellie en orage. 

Et pour celui qui sait, dans le silence, entendre
Les accents wagnériens qui, la nuit, viennent fendre 

 

Le temps qu'il nous faut parcourir,
Je sais pour celui-là que la mort est grandeur, Voluptueuse et pure en sa digne splendeur. Nous ne naissons que pour mourir. 

Dans le sein maternel, bien avant de paraître, Je devais pressentir la vanité de naître,
De tomber en ce monde ;
Plus tard, je comprenais en mon cœur puéril Que dans ce monde froid je vivrai mon exil Pareil à la Joconde. 

Mona ne sourirait au visiteur du Louvre,
A celui qui s'étonne, à celui qui découvre,
Si elle était d'ici.
Mais comme le poète et comme l'ingénu, Elle est une étrangère en ce monde inconnu, En ce monde endurci. 

Moi, je ne sourirai qu'à l'heure fatidique Quand je verrai venir l'épreuve véridique, Quand la mort viendra me quérir.
Mon âme est ici-bas captive de mes peurs, Mon être se dilue aux horizons trompeurs ; Je ne suis né que pour mourir. 

Alors, nous les humains, nous qui supposons vivre, Que le jour émerveille et que la nuit enivre,
Que faisons-nous sur terre ?
Nous ne vivons en fait que pour tuer le temps 

Et le voir défiler d'automnes en printemps, De la fête à la guerre. 

Nous sommes accrochés à nos biens d'une vie, Mortels comme l'orgueil, tristes comme l'envie, Comme l'absurdité.
Nous sommes tant épris du monde artificiel Que nous ne pensons plus à regarder le ciel 

En son éternité. 

 

 

Seul l'amour quelquefois comme en un joli rêve A la triste routine un instant nous enlève,
Il voudrait tant nous secourir.
Puis, par les jours vaincus, par les ans offensés, Nous maudissons la mort. Allons, soyons sensés Nous ne naissons que pour mourir. 

 

Yves-Fred BOISSET 

Source : La revue l'Initiation Traditionnelle.

Pour aller plus loin : voir les vidéos sur Baglis TV

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Publié le par jean françois
LE SILEX

SILEX

 

 

Cette pierre sédimentaire très dure, est composée de deux parties : un cœur, ou noyau sombre, et un cortex de calcédonite dispersant la lumière. Comme un être composé d’un esprit, d’une âme diront certains et d’une enveloppe de chair. 

L’ensemble formant une unité plus ou moins harmonieuse. La gangue du silex est plus ou moins épaisse, le silex est parfois employé comme matériau de construction pour sa dureté.

 

On peut facilement, je vous le concède, par un excès de syncrétisme, faire un rapprochement, jusqu’à trouver une analogie entre ce silex sédimentaire et la pierre brute de l’apprenti franc-maçon, cette pierre brute qui symboliquement n’est rien d’autre que lui-même.

 

Le profane qui erre aux alentours du temple et se rapproche du parvis, et animé par un désir de connaissance s’entend dire : frappez et l’on vous ouvrira, cherchez et vous trouverez, demandez et vous recevrez.

S’il entre, il pénètre dans un lieu sacralisé avec ses bagages, ses savoirs, ses certitudes, comparables aux sédiments constitutifs du silex, il est une pierre brute, engluée dans les préjugés vulgaires, dure et donc non polie. Il lui faudra toute son énergie, sa volonté pour éliminer la gangue qui dissimule le noyau, le centre, la substantifique moelle disait Rabelais, pour pouvoir visiter l’intérieur de lui-même suivant la formule alchimique V I T R I O L.

 

Ce n’est donc que par un lent travail de purification que l’apprenti éliminera non pas son enveloppe charnelle, mais les scories qui la dégrade, sachant qu’il sera toujours constitué de chair, de sang et d’esprit. Il atteindra le centre de sa pierre, en assumera les particules d’ombre, qui seront toujours impuissantes face à l’étincelle de lumière éternelle qui brûle en lui et le régénère en permanence. Son travail, puisqu’il croit en l’homme et sa capacité de perfectionnement c’est de reconstituer en lui la lumière dispersée, d’être habité par la lumière recevable par l’homme, pour devenir un être le plus éclairé possible.

 

Il entreprend, il commence en s’initiant un long voyage vers le centre de lui-même au moyen d’une succession de métamorphoses. Il va  découvrir,vivre le secret et les mystères de l’initiation, comme le firent avant lui, la longue chaîne des autres initiés. À l’instar du poète mystique Johannes Sheffler, mieux connu sous le pseudonyme de d’Angélus Silesius, l’Ange de Silex, ou encore l’Ange qui vient de Silésie. Celui qui a rompu la pierre, le Voyageur Chérubinique, qui a choisi de polir sa pierre, jusqu’à l’extrême en provoquant sur elle des chocs initiatiques, qui firent jaillir des étincelles de lumière en ciselant son esprit, jusqu’à un embrasement fulgurant atteignant son âme, jusqu’à atteindre des moments d’extase, d’illumination, d’égrégore diraient les francs-maçons, qui sont au-delà, plus hauts, plus intenses, que de simples moments de fraternité.

 

Angélus Silésius n’est pas seulement un mystique, comme Maître Eckhart ou Jacob Böhme, son chemin d’ascension spirituelle, est alchimique, c’est un itinéraire fait d’étapes qui le même vers la Rose mystérieuse, qui s’élève vers les hautes sphères de la spiritualité.

 

Il reste néanmoins proche de nous, son voyage se fait sur terre, il va simplement par la force de son élan spirituel à la rencontre de son âme et des âmes en général, il a en lui comme le profane qui frappe à la porte du temple, un désir de partir, c’est un marcheur spirituel. Qui veut installer en lui la spiritualité. Il s’est épris de Dieu, comme le franc-maçon de tradition s’est épris d’un principe qu’il appelle Grand Architecte de l’Univers. Sa distique 165 du Livre III, du Voyageur Chérubinique, l’exprime ainsi :

 

« Je souhaite être trois choses : illuminé comme un chérubin, calme comme un trône, enflammé comme un séraphin. »

 

En recherchant le principe, le centre, il recherche bien au-delà de ce principe, l’amour.

Aux yeux des dogmatiques religieux il est presque un hérétique, c’est sans doute pour cela qu’il suscita l’intérêt de philosophes comme Hegel, Heidegger, ou encore Spinoza considéré lui aussi comme hérétique par les religieux dogmatiques.

Il est conscient de sa qualité, de sa noblesse d’homme : 

 

« Ma suprême noblesse est que je peux sur terre être déjà un roi, un empereur, Dieu, tout ce que je veux. » Distique 146 Livre IV.

 

Il a en lui un désir de surhumanité, qui pourrait passer pour de l’orgueil, ce serait oublier que cela reste de l’ordre du désir, donc une voie de perfectionnement. Ce qui est essentiel chez lui c’est ce concept du voyage intérieur et des métamorphoses successives, pour espérer un accès possible à l’infini, il a la volonté de transformer le visible en invisible. Tout en restant conscient de ce qu’il est, et de son devoir si j’ose dire de revenir sur terre, dans le monde qui est le sien, celui des hommes, de porter un témoignage à travers sa poésie.

 

« Qu’es-tu homme, si tu ne reviens pas ? » 

 

« Si tu reviens à toi, mon âme, tu deviens ce que tu étais. »

 

Angélus Silésius est dans le désir de la reconstruction, de la régénération de son unité harmonieuse.

 

« Celui qui rentre au plus lointain de son être y retrouve une dignité immémoriale. »

 

Ce qui m’impressionne le plus dans les distiques d’Angélus Silésius, c’est leur beauté poétique, elle atteint un sommet comparable à la pureté et la beauté des neiges éternelles, comme dans la Rose est sans pourquoi.

 

Comment conclure ces quelques lignes, mieux que par un témoignage d’espérance, espérance du polissage de ce silex, qui n’incombe qu’à nous-mêmes, la distique 263 qui conclut le Voyageur Chérubinique nous ouvre la voie.

 

« Ami, en voilà assez. Et si tu veux en lire plus, va – et deviens toi-même le livre et l’essence. »

 

Ou encore dans la Rose est sans pourquoi :

 

« Ami, où que tu en sois, de grâce n’en reste pas là ! Tu dois passer d’une lumière à une autre lumière. »

Distique 232 Livre III. Cela rappelle le voyage initiatique du cantique des Oiseaux.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

Sources des citations Le voyageur chérubinique d’Angelus Silésius Préface et présentation de Maël Renouard Éditions Payot Rivages Poche. 508 pages 

 

La Rose est sans pourquoi extraits du voyageur chérubinique de Angélus Silésius Présenté par Christiane Singer chez Albin Michel. Collection les Carnets du Calligraphe.

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Publié le par jean françois
Un lecteur du Blog m'a sollicité pour avoir une ou des adresses de voyagistes, pour organiser un voyage avec sa Loge maçonnique.
Voici les réponses reçues de la part de deux lectrices merci à elles.
Et bon voyage

Jean-François Guerry.

 

VOYAGES INITIATIQUES
VOYAGES INITIATIQUES
VOYAGES INITIATIQUES
VOYAGES INITIATIQUES
VOYAGES INITIATIQUES
VOYAGES INITIATIQUES

NEWS LETTER N° 21

 

TRÈS CHERS AMIS

 

Nous avons le plaisir de vous informer des voyages initiatiques prévus, pour le premier semestre de l’année 2020.

 

1) Un Week-end à Jérusalem du 26 au 29 Mars suivi d’une extension en Galilée du 29 mars au 02 Avril : Fraternité Initiatique.

 

2) Un combiné Israel-Jordanie du 19 au 26 Avril.

 

3) Circuit en Écosse: Édimbourg, Glasgow et les Highlands du 30 Avril au 07 Mai.

 

4) Notre voyage phare à la découverte des loges américaines du 17 au 25 Mai.

 

5) L’Irlande mystérieuse et initiatique du 31 mai au 7 Juin.

 

Les programmes détaillés seront visibles sur notre site d’ici la semaine prochaine.
Nous vous demandons de bien vouloir nous faire savoir si l’un de ces voyages vous intéresse le plus rapidement possible en faisant une pré- inscription sans engagement de votre part dans un premier stade en cliquant sur le menu :Inscriptions.

 

ou en nous envoyant un Email : grdahan@gmail.com

 

Restant à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.

 

Nos sentiments les plus fraternels.

 

Ces programmes sont dans le site : www.lesrencontresinitiatiques.com

 

Guy Raphael DAHAN

 

Circuit culturel et insolite en Irlande du dimanche 31 mai au 07 juin 2020

Du Dimanche 31 mai au 07 juin 2020 JOUR 1 : DUBLIN – TOUR DE VILLE ET VISITES SELON HEURE D’ARRIVEE Décollage de  PARIS Arrivée à l’aéroport de Dublin. Accueil par votre guide francophone  et par votre chauffeur.Départ pour le centre-ville et découverte de la capitale irlandaise avec un tour panoramique, en passant par ses principaux monuments et quartiers…..

 

 

VOYAGE INITIATIQUE ET FRATERNEL EN ISRAËL Fraternité Républicaine du 26 Mars au 29 Mars (week End)et extension du 29 Mars au 2 Avril

 

 

  Week-end a Jérusalem du Jeudi 26  au Dimanche 29 Mars Extension en Galilée du dimanche 29 Mars au jeudi 2 Avril 2020 Jeudi 26 mars : Jérusalem Décollage en début de matinée Arrivée à l’aéroport international de Tel-Aviv Ben-Gourion Accueil des participants et transfert à Jérusalem Dîner et logement à Jérusalem (Possibilité de participer à une Tenue Maçonnique A la RL L’étoile d’Israël du …

 

 

 

     

Voyage en ISRAEL-JORDANIE : du 19 au 26 Avril 2020

  Du 19 au 26 Avril 2020 Dimanche 19 Avril Décollage de Marseille ou de Paris. Arrivée à l’aéroport international de Tel Aviv-Ben Gourion. Accueil et transfert à votre hôtel à Tel Aviv-Jaffa Hôtel Ruth Daniel au centre de Jaffa. Lundi 20 Avril : Galilée Après le petit déjeuner, départ pour la basse Galilée. Méguido,et continuation vers BeithShean en passant …

 

VOYAGE INITIATIQUE EN ECOSSE: Edimbourg Glasgow les Highlands du 30 Avril au 7 Mai

  du 30 Avril au 7  Mai 20201er Jour : Jeudi 30 Avril Décollage de Bruxelles. et de Paris. Arrivée et  accueil à l'aéroport d’Édimbourg et départ pour le centre de la capitale écossaise pour profiter d’une visite panoramique d’Édimbourg, qui inclus: la ville ancienne et la nouvelle ville géorgienne inscrite à l’héritage mondial de l’UNESCO, le Parlement écossais ainsi …

 

 

A la découverte des Grandes Loges Américaines du 17 Mai au 25 Mai 2020

  du Dimanche 17 Mai au 25 Mai 2020 1er jour : Paris / Washington Décollage de Roissy /CDG en début de matinée Accueil aéroport de Washington. Transfert à votre hôtel. Dîner et nuit 2 eme jour : Washington Visite guidée de la ville : La Maison Blanche, le Mémorial au président Lincoln, Jefferson, Roosevelt, Martin Luther King, Monument Washington, la Court …

 

 

Pour consulter les programmes détaillés veuillez rentrer dans notre site : www.lesrencontresinitiatiques.com

 

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GUY RAPHAEL DAHAN TÉLÉPHONE FRANCE : 01-70-36 78 31

 

 

Voyages - courrierlafmaucoeur@gmail.com - Gmail

Bonjour,

Je suis abonnée à votre blog et j’ai lu votre demande pour un ami qui veut organiser un voyage avec un groupe de Frères de sa loge.

Je voyage beaucoup, ai beaucoup voyagé, partout dans le monde, voici les adresses que je connais bien.

Je ne sais pas ou habite votre ami, mais je connais particulièrement des adresses d’agences de voyages à Paris.

Je ne sais non plus quel genre de voyages ni quelle destination souhaite votre ami, mais n’hésitez pas à redemander quand vous aurez plus de précisions sur les demandes de votre ami.

Voici les adresses d’agences et de sites de voyages vraiment très très bien :

- Si c’est un voyage culturel toutes destinations dans le monde : site internet et agences de voyage : INTERMÈDE.

- Si voyage d’agrément plages soleil détente : site internet et agences de voyages KUONI

ou

si destination spécifique connue : Le monde des Amériques, Le monde de la Chine, Le monde de etc… : rue Sainte-Anne à Paris 2ème.

- Si voyage pas cher (mais très bien !) recherché : site internet PARTIR PAS CHER

 

- Sinon, sites de voyages/Hôtels haut de gamme dégriffés : VOYAGE PRIVÉ; TRAVELZOO.

 

- Site d’infos voyageurs et voyages : ROUTARD NEWSLETTER

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Publié le par jean françois
COMMUNIQUÉ
Rémy Le Tallec contributeur du Blog, nous invite a écouter l'émission Répliques demain sur France Culture à 9h 07.
On y parlera des lumières avec Antoine Lilti et Roger Pol Droit émission de Alain Finkielkraut. À propos de la sortie du livre de Antoine Lilti : "L'Héritage des Lumières." Ambivalences de la modernité.

 

Jean-François Guerry.

Répliques

Pour saisir les enjeux, pour savoir quoi penser, pour se faire une opinion personnelle, on a besoin d'être éclairé par d'autres et d'écouter silencieusement des conversations qui prennent leur temps et qui problématisent le monde.

Comme l'attestent la multiplication spectaculaire des programmes interactifs ou le recours systématique aux micro-trottoirs, l'idée dominante aujourd'hui dans les grands médias est que chacun sait immédiatement ce qu'il pense, et veut, sans délai, pouvoir le dire. Avec Répliques , où deux invités confrontent leurs points de vue sur les grandes – ou petites – questions auxquelles par profession, par curiosité ou par engagement, ils ont été conduits à réfléchir, Alain Finkielkraut fait l'hypothèse inverse : pour saisir les enjeux, pour savoir quoi penser, pour se faire une opinion personnelle, on a besoin d'être éclairé par d'autres et d'écouter silencieusement des conversations qui prennent leur temps et qui problématisent le monde. Qui l'humanisent aussi, car un monde où il n'y aurait que des bouches pour s'exprimer et plus d'oreilles pour entendre, serait en apparence parfaitement démocratique, mais cesserait, en réalité, d'être tout à fait humain.

COMMUNIQUÉ

 

Antoine Lilti

Nationalité : France 
Né(e) à : Paris ,  1972

 

Biographie : 

Directeur d'études à l'EHESS, directeur du master et de la formation doctorale en histoire, responsable du Groupe d'études sur les historiographies modernes (GEHM) au sein du Centre de recherche historique (CRH). 

Ancien élève de l'École normale supérieure, il y a enseigné de 2000 à 2011, avant de rejoindre l'EHESS. Il a été directeur de la rédaction des Annales. Histoire, sciences sociales (de 2006 à 2001) dont il est actuellement membre du comité de rédaction. 

Ses travaux portent principalement sur l'histoire et l'historiographie des Lumières. Il a publié "Le monde des salons. Sociabilité et mondanité à Paris au XVIIIe siècle" (Fayard, 2005), qui propose une réinterprétation du thème classique des « salons littéraires », à partir d'une histoire sociale et culturelle des formes de sociabilité. Il achève un ouvrage consacré à l'émergence de la culture de la célébrité dans l'Europe du XVIIIe siècle, "Figures publiques. Aux origines de la célébrité (1750-1850)", Fayard, 2014. 

Ses recherches actuelles portent sur la construction historiographique des « Lumières » au XXe siècle, sur l'idée d'Europe au XVIIIe siècle et sur l'histoire socio-culturelle de la formation des réputations. Parallèlement, il poursuit une réflexion méthodologique sur les usages historiens de la littérature (Savoirs de la littérature, numéro spécial des Annales. Histoire, sciences sociales, 65-2, avril-juin 2010) et sur les méthodes de l'histoire intellectuelle.

2005 "Le monde des salons. Sociabilité et mondanité à Paris au XVIIIe siècle"
2014 "Figures publiques. Aux origines de la célébrité (1750-1850)"

COMMUNIQUÉ

Roger Pol Droit

Source Wikipédia.

 


Cursus universitaire

Né d'un père industriel et d'une mère artiste-peintre2, Roger-Pol Droit a fait ses études secondaires au lycée Jacques-Decour (Paris), ses classes préparatoires au lycée Louis-le-Grand (Paris) avant de devenir élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud (1969-1973), agrégé de philosophie (1972), docteur en philosophie (Paris-IV, 1998), habilité à diriger des recherches (EHESS, 2008)

Il a été professeur aux lycées de Berck (1977-79) puis de Honfleur (1978-89), directeur de programme au Collège international de philosophie (1986-89), chargé de recherche au CNRS depuis 1989, d'abord au Centre de recherches et de documentation sur Hegel et sur Marx (Poitiers, 1991-1997) puis au Centre Jean Pépin (Villejuif, UPR 76, Histoire des doctrines de l'Antiquité, 1997-2014).

Il a été directeur de séminaires à Sciences Po de 2003 à 2013.

Travaux de recherche

Les travaux de recherche de Roger-Pol Droit portent sur les représentations des autres dans la pensée occidentale, ce qui l'a conduit à étudier en particulier l'approche des doctrines indiennes, et notamment la découverte du bouddhisme par les Européens, dans L'oubli de l'Inde. Une amnésie philosophique (PUF, 1989) et dans Le Culte du Néant. Les philosophes et le Bouddha (Seuil, 1997)3, dans une optique marquée notamment par l'œuvre de Michel Foucault. Les prolongements de ces travaux l'ont conduit ensuite à diriger les deux volumes d'une anthologie de textes philosophiques indiens, chinois, tibétains, hébreux, arabes et persans auxquels ont notamment collaboré François JullienRaphaël Draï et Christian Jambet (Philosophies d'ailleurs, Hermann, 2010) et à étudier l'évolution historique des représentations des « barbares » depuis l'Antiquité grecque jusqu'à nos jours (Généalogie des barbares, Odile Jacob, 2007).

Travaux pédagogiques

Roger-Pol Droit a publié de nombreux livres d'initiation à la philosophie, notamment La Compagnie des philosophes (Odile Jacob, 1998), La philosophie expliquée à ma fille (Seuil, 2004), Une brève histoire de la philosophie(Flammarion, 2008), Maîtres à penser. 20 philosophes qui ont fait le XXe siècle(Flammarion, 2011) et a revisité les penseurs de l'Antiquité dans Vivre aujourd'hui avec Socrate, Épicure, Sénèque et tous les autres (Odile Jacob, 2012). Il a également publié, avec Monique Atlan, une vaste enquête sur les modifications suscitées actuellement dans les représentations de l'humain par les mutations scientifiques et techniques (Humain. Une enquête philosophique sur ces révolutions qui changent nos vies, Flammarion, 2012).

Travaux personnels

Roger-Pol Droit s'est fait connaître d'un large public par des textes plus personnels, au carrefour de la philosophie et de la création littéraire et poétique, d'apparence souvent fantaisiste et ludique. À cette veine appartient en premier 101 expériences de philosophie quotidienne (Odile Jacob, 2001, traduit en 24 langues et adapté à la télévision par Monique Atlan et Roger-Pol Droit en 2003 sur France 5 dans les 40 épisodes de la série Vues de l'esprit), où il imagine des situations concrètes qui conduisent à des interrogations philosophiques. Il a poursuivi cette création par une expérience de rencontres avec les objets Dernières nouvelles des choses (Odile Jacob, 2003), et par des jeux collectifs réunis dans Petites expériences de philosophie entre amis (Plon, 2012). 

Si je n'avais plus qu'une heure à vivre (Odile Jacob, janvier 2014) propose quant à lui, sous la forme d'un exercice spirituel, une expérience de pensée et d'écriture. 

Articles et chroniques

Roger-Pol Droit a publié ses premiers articles dans le journal Le Monde en 1972, à 23 ans, alors qu'il était encore élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud. Il a ensuite dirigé les pages essais du Monde des livres, tenu une chronique mensuelle, puis hebdomadaire consacrée aux livres d'idées. Sa chronique actuelle, depuis 2012, intitulée Figures libres, paraît chaque semaine dans Le Monde des livres. Il a publié dans ce journal plus d'un millier d'articles, ainsi que de grands entretiens avec la plupart des penseurs contemporains (LevinasLévi-StraussFoucault, etc.).

Depuis 2003, il publie régulièrement dans Le Point des entretiens et des dossiers. 

Depuis 2010, il publie dans le quotidien Les Échos une chronique d'analyse de l'actualité. Intitulée actuellement L'œil du philosophe, cette chronique paraît tous les vendredis. 

Depuis 2011, il publie une chronique dans le magazine bimestriel Clés.

COMMUNIQUÉ

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Publié le par jean françois
QUE RESTE-T-IL DE NOS LUMIÈRES ?

QUE RESTE-T-IL DE NOS LUMIÈRES ?

 

 

 

Les sœurs et les frères sont-ils les seuls orphelins des lumières ? Ou sont-ils encore des chercheurs de la Vérité comme l’étaient leurs prédécesseurs du XVIIIème siècle. Une chose est sure ils sont les enfants de la Lumière, de celle qui éclaire le monde. Ils se revendiquent de la lumière universelle, de cette religion commune sans dogme qui relie tous les êtres humains dans une grande fraternité.

 

Mais que reste-t-il vraiment des lumières ? De celles qui sont nées de la liberté et de l’ouverture d’esprit des intellectuels, des scientifiques, des artistes, qui ont mis fin aux dogmes religieux au XVIIIéme siècle, et ont répandu leurs lumières sur la terre entière. 

 

Ce trésor découvert après le joug de la scolastique, a pris racine dès la renaissance en Europe. Comparable au miracle Grec ou à la lointaine marmite d’Alexandrie, ce bouillonnement de l’esprit a apporté un souffle de liberté, l’esprit des lumières a été porté par Voltaire et Rousseau, c’est la faute à Voltaire, c’est la faute à Rousseau.

 

La conséquence des lumières a été le développement des sciences et des techniques, l’universalisme, qui s’est dégradé en mondialisme. 

Le vent de la liberté n’a pas soufflé de la même manière partout, les frères Lafayette et Washington, ont été des privilégiés de la liberté, ils avaient pourtant tous les deux des propriétés avec des esclaves ! 

 

De nombreux frères francs-maçons dans les loges du Havre, de Nantes, de Bordeaux se sont livrés au commerce triangulaire avec les îles des caraïbes et le nouveau monde. (Lire dans Critica Masonica Vol 2/2 , N°4 de Juin 2014- Les négriers et le franc-maçonnerie. Les pratiques culturelles dans un port de traite : Le Havre à la fin du XVIIIème siècle-35)

 

Aujourd’hui ne sommes-nous pas les négriers des enfants d’Asie et d’Afrique qui tissent nos vêtements, qui creusent dans les mines pour extraire les métaux rares nécessaires à nos téléphones portables ! Les lumières n’éclairent pas partout de la même manière. Que penserait Voltaire, de la Liberté que nous offrons à ces enfants ? Que penserait Rousseau, du sort que nous réservons à la nature ?

 

Les lumières si elles ont mis fin aux superstitions et aux dogmes, mis la raison au pouvoir, jusqu’à rejeter les traditions à la croyance, font parfois comme un paradoxe preuve de l’intolérance qu’elle sont censées combattre. Il s’est développé face à l’intégrisme de certaines religions, une radicalité des lumières, le laïcisme en est une des expressions. Il ne s’agit pas de renoncer à l’État laïc, mais de se défier des excès du laïcisme, dans ce cadre les lumières deviendraient une auto-doctrine.

 

Et l’on ne voit pas pourquoi les lumières ne feraient pas une place aux valeurs des traditions universelles, fussent-elles portées par une ou des religions, tout en renonçant aux dogmes ? Jésus, Moïse, Confucius, etc… Peuvent êtres considérés comme des grands initiés, porteurs de lumières, et non pas seulement comme les incarnations d’une religion. Il y a tout dans les lumières, les lumières n’ont de limites que celles du respect, de la tolérance, et de l’ouverture de l’esprit.

 

Les lumières nous ont transmis une capacité d’ouverture d’esprit, mais aussi une capacité de jugement. La métaphore de la lumière est la Vérité. À la question posée au candidat à l’initiation : Que cherchez- vous ? La réponse est : La Vérité et la Lumière !

 

Encore faut-il tenter de définir la différence entre les lumières et la Lumière. Si les Lumières se dégradent peu à peu par l’expansion des techniques dont elles sont à l’origine et qui ont été dévoyées, il reste l’esprit des lumières, et la Lumière consubstantielle à chacun d’entre nous, elle porte selon chacun des noms différents, âme, esprit et cœur.

Elle peut-être la lumière divine, elle est alors religieuse ou philosophique. Elle peut-être naturelle, c’est la lumière de la raison.

Les initiés en franc- maçonnerie, la fragmente : la faible lumière intime, cette parcelle qui conduit le profane dans le cabinet noir, la lumière qui est reçue par l’apprenti, celle qui éclaire le compagnon sur route, l’étoile inaccessible de Don Quichotte ou de Brel, la lumière qui illumine au centre du cercle, celle du dieu des Égyptiens, le disque solaire. Puis, peu à peu encore elle grandit, au point du jour, la grande lumière commence à paraître, c’est l’ultime lumière, la lumière intérieure. Après ce lexique des lumières, la question c’est comment faire vivre, revivre ses lumières, et pourquoi ?

 

Comment c’est à la fois un travail individuel, la culture de valeurs universelles, de liberté, de tolérance, de respect, un effort solitaire de la raison individuelle, mais c’est insuffisant, il faut un travail collectif, accumuler des savoirs, des techniques certes, ne pas nier les progrès, mais conserver son esprit critique, ne pas réserver ces lumières non plus à une élite, en laissant les autres dans l’ignorance, travaillé pour que notre siècle soit éclairé. Faire vivre cette polyphonie des lumières, mettre le nous devant le je.

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par jean françois
De retour de chez mon bouquiniste préféré, je ne résiste pas au plaisir chères lectrices, de vous faire partager la fabuleuse découverte d'un livre que vous pourriez offrir à tous mes frères un peu macho

Jean-François Guerry.

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Publié le par jean françois
CONSERVER L'ÊTRE

CONSERVER L’ÊTRE

 

 

L’avoir de notre société moderne, celle des post lumières, celle du capitalisme, du mondialisme, du libéralisme, ressemble à une dégradation, une déviation des lumières, aboutissant à une perte de l’universel, les lumières sont multiples, diverses dans l’espace et le temps. L’on confond le développement des sciences et des techniques avec les lumières, sensées libérer l’homme du joug des religions. L’on est passé de la liberté de Voltaire à la soumission à Google. (à lire : L’héritage des Lumières de Antoine Lilti, chez Gallimard EHESS)

 

Le passage de l’avoir à l’être fondement de l’initiation maçonnique, pour découvrir vraiment « ce que je suis.» Opérer une métamorphose, une transmutation, accéder à mon être intérieur, par construction, reconstruction d’un homme neuf, autre et le même à la fois. Il faut sortir de cette barbarie de l’avoir, qui tous les jours demande des sacrifices, destruction de la nature, de ses richesses pour satisfaire non pas l’être, mais un ersatz de l’être le pseudo bien être, favorisant l’individualisme.

 

 

Le sujet est soumis à la possession des objets, l’avoir exerce sa dictature sur l’être. On ne se parle plus, le verbe, le souffle qui vient de l’intérieur, de l’intime, de l’être est bloqué par le mur de nos écrans. Nous ne nous parlons plus à nous-mêmes, alors les autres !

 

Le philosophe, professeur, écrivain Rémi Brague (voir Biographie en fin de texte) dans son livre Les Vérités Folles nous démontre que la civilisation est à la fois la conservation de la tradition et sa continuité, autrement dit les Lumières du passé éclairent l’avenir.

Le refus de transmettre et de communiquer nous renvoi à la barbarie des origines au chaos. Il écrit :

 

« Là où la conversation n’est pas devenue possible par la communication langagière, la violence devient quasi inévitable. L’ostracisme est le premier pas en direction du meurtre. (….) La civilisation signifie fondamentalement conversatio civilis.(1) »

 

Il faut conserver l’être, celui qui converse. La transmission initiatique maçonnique ainsi que d’autres voies, se sont fait oralement, les rituels maçonniques n’étaient pas imprimés, ils se transmettaient par le souffle du verbe, véritable communication. De nos jours il y a encore, les mots secrets, les mots sacrés, les rituels de communication. On doit s’attacher à la signification profonde des mots, qui permettent la communication, la conversation, donc la civilisation, et la fraternité humaine : « donner moi le mot », je saurais qui vous êtes.

 

 

Jean-François Guerry. 

 

 

 (1) Conversatio civilis : la conversation civile.

CONSERVER L'ÊTRE

Spécialiste de la philosophie médiévale arabe et juive, et connaisseur de la philosophie grecque, il enseigne la philosophie grecque, romaine et arabe à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne et à l'université Louis-et-Maximilien de Munich. Il est membre de l'Institut de France.

Il est connu depuis son ouvrage Europe, la voie romaine, paru en 1992, ainsi que pour ses essais sur la religion chrétienne. Ses recherches actuelles relèvent de l'histoire des idées à très long terme et de la comparaison entre christianisme, judaïsme et islam.

Biographie

Rémi Brague perd son père à l'âge d'un an, tué pendant la guerre d'Indochine.

Élève à l'École normale supérieure en 1967, il devient agrégé de philosophie en 1971, puis soutient sa thèse de doctorat en 1976, sous la direction de Pierre Aubenque. En 1986, il soutient une thèse d'État sous la direction du même professeur.

Professeur émérite de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, où il a dirigé le centre de recherche « Tradition de la pensée classique », Rémi Brague a aussi enseigné jusqu'en 2012 la « philosophie des religions européennes » à la Ludwig-Maximilian-Universität de Munich (Allemagne), où il occupe toujours la chaire Romano Guardini. Il a été aussi John Findlay Visiting Professor à l'université de Boston (États-Unis).

En 2009, Rémi Brague devient un membre de l'Académie catholique de France, avec Pierre ManentPhilippe CapelleThierry Escaich, et Nathalie Naber. Il est également membre de l'Académie européenne des sciences et des arts ainsi que de l'Académie des sciences morales et politiques

 

En avril 2011, il débat avec l'anthropologue des religions Malek Chebel lors d'une conférence-débat organisée à l'Institut d'études politiques de Paris par le Centre Saint Guillaume sur l'histoire du dialogue entre christianisme et islam.

Il est aujourd'hui membre du conseil d'orientation de l'institut Thomas More.

 

Travaux

Son domaine d'étude est très vaste : bien qu'officiellement spécialiste des philosophies médiévales juive et arabe, il a d'abord travaillé sur la philosophie grecque ; d'abord sur Platon, puis sur Aristote. Sa thèse de 3e cycle portait sur le Ménon de Platon (publiée sous le titre Le Restant). Sa thèse de doctorat d'État est une étude sur la notion de monde chez Aristote. C'est ensuite que sa recherche s'est tournée sur le Moyen Âge arabe, juif et latin. Il a publié sur saint BernardRazi et Maïmonide. Rémi Brague est aussi un commentateur de l'œuvre de Heidegger et un spécialiste de Leo Strauss.

L'ouvrage qui l'a fait sortir du cadre de l'expertise philosophique érudite est Europe, la voie romaine, traduit en plusieurs langues. Son travail actuel se développe en un triptyque qui concerne d'abord la représentation de la notion de monde (La sagesse du monde), ensuite la manière dont la pensée s'est représentée historiquement la loi de Dieu (la Loi de Dieu) ; le troisième volume, paru en 2008, porte sur les manières dont l'homme a cherché historiquement à s'émanciper de la nature et de Dieu.

Rémi Brague parle notamment anglais13,14 et allemand, il lit le latin, l'hébreu et l'arabe.

 

SOURCE WIKIPÉDIA

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Publié le par Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine

Cet article est reposté depuis Le Blog-Notes du Rite.

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Publié le par jean françois
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Si vous avez une adresse pour cette demande spécifique merci de me contacter à l'adresse mail suivante
courrierlafmaucoeur@gmail.com

 

Merci d'avance.

 

JF GUERRY

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