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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
CAUSERIE INITIATIQUE SUR L’ART DE LA MÉMOIRE

CAUSERIE INITIATIQUE SUR L’ART DE LA MÉMOIRE

Giordano Bruno.

Dans l’Art de la mémoire,(1) Giordano  Bruno,  est effleuré, pourtant c’est un savant lumineux de la renaissance Française. Vous tremblez  «plus », vous qui prononcez cette sentence, que moi qui l’écoute. Lorsque l’Inquisition Romaine ordonna de brûler tous ses livres et le condamna au bûcher. Il refusait de renoncer à ses idées. Il accepta le martyre alors qu’il était emprisonné dans le Palais du Saint  office au  Vatican depuis huit ans. Il fut mis en accusation par Robert Bellermin (1542 – 1621 ), qui pris part également à la condamnation de Galilée ( 1564 – 1642 ). Giordano né à Nola en 1548, à 20 kms de Naples, alors territoire Espagnol, mourut à Rome en 1600. En 1565, il entra chez les Dominicains, avant d’être suspecté d’hérésie, un an plus tard, il rendit son habit en 1579. Grand voyageur, écrivain prolifique, philosophe, scientifique et poète, est l’auteur de deux œuvres, liées au principe cosmologique. Le banquet des cendres – référence au mercredi des cendres chrétien, ou se déroule l’action, et, L’Univers et les mondes. Il rédige en forme de dialogue.

Ses propos.- ouvertement opposé à Aristote, Giordano le combat avec ses propres méthodes et langage, parfois obscurs. Ses questionnements médiévaux contraste aussi bien avec sa pensée libre

et originale qu’avec ses hendécasyllabes  (Vers de 11 syllabes), en vogue à la renaissance. Il explique le principe cosmologique très clairement et ses expressions pourraient apparaître, telles quelles, dans n’importe quel traité de cosmologie moderne. C'est-à-dire, nous savons qu’il existe un champ infini, un espace contenant qui embrasse et pénètre le tout. En lui, se retrouve une infinité de corps semblables aux nôtres. Aucun d’eux n’est au centre de l’Univers car l’univers est infini et par conséquent sans centre ni limite.

Admirateur de Copernic, Giordano lui reproche, alors qu’il avait fait un pas de géant en admettant le mouvement de la terre, de ne pas avoir poussé sa logique  jusqu’au bout.  Le soleil pouvait lui aussi se déplacer.  Ce qui est vrai. L’Univers de Giordano est infini comme il se doit,  puisque seule la relativité peut concilier le principe cosmologique et sa finitude. Pour lui l’Univers est infini car il est l’œuvre d’un Dieu infini et  par conséquent sans centre ni limite. L’intolérance religieuse catholique a souvent été accusée d’avoir entravée et interrompu  le progrès scientifique dans l’Europe du Sud, contrairement  à la plus grande ouverture protestante. Cela n’est pas entièrement vrai. Pendant que Giordano était conduit sur le bûcher, l’Université de Salamanque laissait ses étudiants libres de choisir entre le système de Ptolémée vers ( - 100  et 170 ) et celui de Copernic . Ajoutons que Calvin  ( 1509-1564 ) emprisonna Giordano  à Genève, et que celui-ci fut expulsé de Marburg et excommunié par les Luthériens à Helmstedt. Il a été également avancé que Giordano  n’avait pas été condamné pour ses idées scientifiques mais pour ses hérésies religieuses. Ce qui n’est pas exact non plus. Il est vrai que l’accusation qui le conduisit au supplice le déclara hérétique, impénitent, persistant et obstiné et, lui reprocha ses croyances hérétiques. La sentence de mort mentionnait  parmi ses délits sa défense d’un monde infini et de la pluralité  des mondes habités. Pourquoi un savant tel que Kepler méprise l’acentrisme de Giordano. Kepler  affirme que les étoiles ont toutes le même diamètre angulaire, d’environ une minute d’arc. Si comme le prétend  Giordano, il existe des étoiles à n’importe quelle distance, les plus lointaines devraient être plus grandes, d’une taille proportionnelle à leur éloignement, ce qui est absurde. Kepler se trompe en alléguant que toutes les étoiles ont la même taille angulaire. Une minute d’arc ne correspond pas au diamètre angulaire des étoiles, mais à la résolution de l’œil, cela est dû à la diffraction, phénomène  qui n’était ni connu ni imaginable au XVIIème siècle. Ce qui rend l’erreur de Kepler parfaitement excusable.

Claude Galinier.

Mes sources – l’Évolution de l’Univers – Hubert Reeves.

 

(1) L’Art de la Mémoire et la Formation du Symbolisme Maçonnique. De Charles-Bernard Jameux - Éditions Dervy

CAUSERIE INITIATIQUE SUR L’ART DE LA MÉMOIRE

Claude contributeur du blog a été inspiré par le thème de l’art de la mémoire en franc-maçonnerie, développé par un autre cherchant, Charles-Bernard Jameux qui après plus de 15 ans de recherches, voit dans cet art de la mémoire la source de la franc-maçonnerie spéculative, son origine. Un des acteurs les plus importants si ce n’est le plus important est Giordano Bruno qui aura légué ses découvertes, son enseignement lors de l’un de ses passages en Ecosse. Charles-Bernard Jameux appui sa thèse sur deux ouvrages essentiels et objectifs puisque écrits par des non maçons. Celui de Frances Yates : « Art of memorie » et celui de David Stevenson : «  The Origins of freemasonry.»

 

J’ai retenu pour ma réflexion personnelle que je développerais plus loin cette citation de Frances Yates reprise par Charles-Bernard Jameux : « Rien n’est produit qui n’ait d’abord été formé dans l’intériorité et c’est donc dans l’intériorité que ce fait le travail significatif. »

 

Si en franc-maçonnerie on se réfère souvent à notre être intérieur, notre maître intérieur, à la construction de notre temple intérieur, c’est-à-dire à la construction de notre vie. Cela m’inspire une réflexion sur la vie de l’esprit et l’art de la mémoire et ses manifestations, je vais alors naturellement vers l’œuvre polyphonique de Carl Gustave Jung et ses recherches sur la psychologie des profondeurs de l’être, son rapprochement entre notre inconscient personnel, et l’inconscient collectif. Cet inconscient collectif peut-il être une forme de polysémie de l’art de la mémoire ?

 

Les découvertes des images, des symboles universels, dont nous prenons connaissance dans notre inconscient personnel, trouvent-ils leurs sources, leur origine dans l’inconscient collectif, qui serait une forme de mémoire collective partagée.

 

Il y a t’il une voie directe ou indirecte entre inconscient personnel,  inconscient collectif et art la mémoire ?

Le rêve, cette bohême spirituelles de nos nuits, nous mène peut-être comme Baudelaire : « … dans un temple où les vivants piliers laissent parfois sortir de confuses paroles. L’homme y passe à travers des forêts de symboles. » Ces symboles que nous ignorions faute de les avoir cherchés, car ils étaient présents en nous, sont réapparus à la lumière de notre parcours initiatiques à un à un progressivement, par une sorte de causerie initiatique avec notre inconscient.

 

L’art de la mémoire se dévoilerait par cette démarche jungnienne, qui a été bien exprimée par un éminent spécialiste de la pensée de Jung, Christian Gaillard, qu’il résume en quatre verbes.

 

Le premier est geschehenlassen dont une traduction est : se laisser produire, ou encore se mouiller l’on voit le rapport avec l’alchimie. Le deuxième est betrachten qui signifie : observer, par exemple les rêves, les symboles. Le troisième est sich auseinandersetzen qui impose de se confronter avec l’objet de sa rencontre ; On est bien dans une démarche maçonnique d’éthique par rapport à sa conscience. Le dernier et quatrième, n’est pas exprimé dans la langue de Zurich, c’est le verbe faire trace, contribuer, transmettre, donc s’impliquer.

 

Si notre mémoire nous parle, si notre inconscient nous parle, et nous relie avec une mémoire collective, un inconscient collectif. Il importe que nous puissions transmettre ce que nous avons reçu et qui provient du fond des temps, cet art primitif, cet art premier universel.

Donnez moi la première lettre….

 

Jean-François Guerry.

  

CAUSERIE INITIATIQUE SUR L’ART DE LA MÉMOIRE
LES RENCONTRES MAÇONNIQUES DE KERDREAN en 2019.


Le Bono. Aux origines de la franc-maçonnerie moderne

Le poète et écrivain proche du mouvement surréaliste Charles-Bernard Jameux présentera le fruit de ses recherches, le 6 mars 2019, au manoir de Kerdréan, au Bono. L’occasion de démonter quelques clichés sur la franc-maçonnerie.

Le thème abordé par la conférence de Charles-Bernard Jameux, peut sembler complexe au premier abord. Le 6 mars, au manoir de Kerdréan, l’ancien Grand chancelier de la Grande loge de France présentera le fruit de ses recherches, sur « l’art de la mémoire », dans une conférence ouverte à tous et gratuite, organisée dans le cadre des rencontres maçonniques de Kerdréan, et animées par la loge « Les mégalithes » d’Auray. Pourtant, l’objet de la discussion porte sur les origines de la franc-maçonnerie spéculative, celle qui anime la grande majorité des loges en France, par opposition à la maçonnerie opérative, source de fantasmes chez de nombreux Français. Charles Jameux défend la thèse de l’existence de rituels maçonniques en Écosse, précurseurs de la culture « spéculative », rhétorique et abstraite.

Une diversité et une écoute

La franc-maçonnerie est l’objet de nombreux fantasmes, attisés par les fréquentes « une » des hebdomadaires d’actualité, bien loin de la réalité de leurs activités. « Tous les mois, un des frères anime des « planches » , un exposé de ses recherches », détaille le président de la loge d’Auray, Jean-Jacques Ragaru. Ces planches ont par exemple, récemment porté sur l’influence égyptienne dans la maçonnerie, qu’est-ce qu’être franc-maçon au XXIe siècle, etc. « On ne fait pas de débats de société, on évite de parler politique ou religion, cela écarte les débats passionnés » , explique Jean-Jacques Ragaru. De même, les valeurs véhiculées sont axées sur la tolérance, l’écoute des autres, rendues possibles par la diversité des profils. « Aujourd’hui en France, il y a des cultivateurs, des propriétaires exploitants, bien sûr des professions libérales et beaucoup de retraités. »

Humilité

Jean-Jacques Ragaru, retraité, est depuis juin dernier le président de la loge maçonnique d’Auray, dont la création est récente et compte 21 membres. Étonnamment, son mandat de trois ans peut être révoqué chaque année. S’il va à son terme, il prendra ensuite le poste « le plus humble de la loge » . « Ce sont les fondamentaux, l’humilité » , précise-t-il. Charles-Bernard Jameux et Jean-Jacques Ragaru regrettent les faux clichés véhiculés, bien loin de la discrétion qui caractérise leur conduite. « On fait partie de la société et on ne force absolument personne », explique Charles-Bernard Jameux.

Le 6 mars 2019 à 19 h, à l’hôtel les Abbatiales, Manoir de Kerdréan, Le Bono. Entrée gratuite sur réservation à lesmegalithesauray.secretariat@gmail.com

 

Source le journal Ouest-France.

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Publié le par jean françois

Jacques de Molay, le dernier GM des Croisés périt sur le bûcher à Paris, victime du Roi Philippe le Bel. Le trésor royal était bien vide, par rapport au trésor du Temple des croisés bien remplit. Je ne pense pas que, Jacques de Molay G.M, fit régner la justice dans l'ordre du Temple. Il ne fut qu'une victime tout compte fait assez bizarre, dans un Ordre, bien géré financièrement, par de remarquables banquiers. La légende fait fonctionner les esprits mais pas grand chose à se mettre sous la dent, lorsque l'on creuse pour trouver la vérité. Les Archives du Temple furent perdues par Napoléon Bonaparte, lors de la conquête de Rome. Ton Roi superbe ressemble à Louis XVI, mais peut être je me trompe. J'aime dans les Croisés les échangent spirituelles avec Saladin, grand maître de guerre moderne. Les Croisés et Arabes à l'amitié généreuse, échangeaient leurs femmes. Changement d'herbage réjouit les veaux et, même dans le désert.  Il y avait aussi des têtes coupées, comme celle de Louis XVI bien plus tard. Sur le Christ, motivation suprême des chevaliers du Temple, pour les croisades, le néant. Baphomet est aussi un grand mystère insondable. J'en ai assez des grands mystère je veux du concret. C'est notre avenir. BF C.G

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Publié le par jean françois
LES DISCOURS DES SOURIS

LES DISCOURS DES SOURIS

 

 

Il ne s’agit pas ici de faire l’éloge d’un bestiaire symbolique, de vous parler de Mûshika le petit rat malicieux, monture, véhicule du dieu indien Ganesh, qui pourrait résoudre tous les problèmes du monde. Mais vous l’avez compris, il y a eu une mutation des souris, à tel point que la peur des souris a disparue. Elles sont maintenant sur tous les bureaux, dans tous les foyers, chaque jour nous les prenons en main et la force du langage des clics, font qu’elles communiquent  entre elles.

 

Dans cette tour de Babel numérique, elles s’agitent au bout de nos doigts, se nourrissent des mêmes aliments, parfois elles se dévorent entre elles dans une frénésie incontrôlée, jusqu’à être incontrôlables, on est loin du mimi petite souris.

 

De peur alors d’être prises dans le piège de leurs turpitudes elles se cachent dans des trous de souris, où derrière des pseudos, ces préfixes du faux, des fausses identités, ou l’on veut simplement avoir l’air d’être. C’est bien commode de cacher l’être au profit du paraître.

 

À ce jeu des fausses vérités, l’on perd d’abord un peu et puis beaucoup de son âme, ou l’on révèle sans honte et sans risque ce que l’on est vraiment.

 

Le franc-maçon lui s’engage dans la recherche de la vérité et de la parole perdue, il s’engage sur le chemin qui préfère les vertus qui brillent au grand jour, plutôt que les vices tapis dans les ténèbres. Il ne cherche pas les apparences d’un ou des pseudos mais plutôt à être lui-même. Il est dans le désir d’être, pas dans le plaisir de paraître.

Il parle franc et il l’exprime à la fin de ces travaux de manière ferme en concluant par « J’ai dit.»

le bon, le bien, le beau, ne pas assigner de limites à la vérité, dire ce qui est, donc tout dire c’est la parrhésia des Grecs ou la libertas des Romains. La symbiose de ces deux mots caractérise la liberté de dire, point n’est besoin de se cacher derrière un pseudo.

 

Un pape a dit je crois : « n’ayez pas peur » ils demandait aux fidèles de dire ce qu’ils étaient, la plupart des Grands Maîtres des obédiences maçonniques disent à leurs membres n’ayez pas peur de dire que vous êtes des enfants de la lumière, soyez fiers de ce que vous êtes ! Soyez néanmoins vigilants et prudents, et puis vous rester libres c’est de votre propre volonté que vous pouvez ou non revendiquer votre appartenance à l’ordre maçonnique.

 

Revenons à nos souris leurs bavardages ne doit pas humilier ceux qui écoutent leurs discours fussent-ils vrais. Les communicants sans visages, les pseudos se lâchent souvent, ils sont au sens propres des lâches sans courage.

Si je peux comprendre, la nécessaire humilité, la prudence, la réserve, surtout la pudeur de ceux qui délivrent des mots de sagesse, de beauté et d’amour fraternel sous des pseudos.

 

J’avoue que j’ai du mal à admettre que l’on puisse dans l’anonymat, dégorger une logorrhée d’insultes, de diatribes, sans retenue, et en toute impunité. Quand les souris cliquent rageusement, sans aucun raisonnement, sans aucun respect, elles reprennent leur forme animale, leur barbarie, mais ne sont pas encore des intelligences artificielles, c’est bien la main de l’homme, seulement sa main, sa seule main, qui commande.

 

Alors quand je dis : je suis ce que suis, quand j’affirme mon identité, je contrôle mon franc-parler.

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par jean françois
COMME UN ARC DANS LE CIEL

COMME UN ARC DANS LE CIEL…

 

 

Q     uand les élus, suivirent Noé et ses fils, quand ils passèrent, entre les colonnes pour pénétrer dans l’arche, ils espéraient alors que l’ombre recouvrait la terre, un jour revoir la lumière, celle qui illumine le monde. Symboliquement l’arche est le premier temple, symbole de la construction, les francs-maçons en le construisant veulent faire alliance avec le principe, préparer sa demeure, pour que l’esprit du principe vienne en eux.

 

 

Cela nous rappelle le tabernacle de l’exode, puis le Saint des saints du temple de Salomon à Jérusalem, mais aussi la mise en bière du Maître. Il y avait paraît-il trois étages dans l’arche, ces trois étages sont-ils comparables aux degrés des Loges bleues ? Puis les voyageurs de l’arche passèrent 40 jours et 40 nuits enfermés pendant le déluge. Les 7 familles d’élus attendirent enfin 7 jours après le déluge pour que la Colombe revienne avec la branche de l’olivier de la paix et de l’harmonie.

 

Le bleu, l’azur envahit alors à nouveau la terre. Dans ma Loge les Maîtres maçons portent le cordon azur, le cordon du saint esprit, le cordon de l’excellence, signe qu’ils ont des devoirs envers leurs frères et que ce symbole n’est pas un signe ostentatoire. Il dérive peut-être du cordon de l’ordre des chevaliers du Saint-Esprit, héritiers de la tradition chrétienne mais aussi des traditions grecque et latine. Sur le bijou des chevaliers de l’ordre du Saint-Esprit figure la colombe posée sur la croix de Malte, sur leurs broderies figurent des lettres grecques, c’est un écossais Gordon proche de Marie Stuart qui mis en exergue les inscriptions en lettres grecques. Il est curieux aussi d’observer la colombe présente sur la clé de voûte de certaines cathédrales.

 

C’est bien sous les auspices de l’ordre maçonnique de son obédience que travaille le maçon, et sous les auspices de l’esprit que travaille le maître, la devise de l’ordre des chevaliers de l’esprit saint est :  « Dure et Auspice. »

 

Mais le bleu ne saurait suffire, il faut au Chevalier de l’Esprit, pour combattre certes l’épée de justice, mais surtout la vertu de l’amour, symbolisé par le rouge de la rose.

« Comme un cadeau qui surabonde de verdure et de fleurs

Se reflète dans l’eau comme pour y voir sa parure

Ainsi dominant tout alentour cette lumière

Je vis s’y mirer mille degrés

Ce qui de nous est retourné là-haut

Et si le degré le plus bas recueille

Tant de lumière, quelle n’est pas sa largeur

De cette Rose en ses feuilles les plus hautes. » (Divine comédie – Le Paradis- Chant 30- Dante.)

 

Puis dans les braises des tisons noirs, sur le bûcher du pauvre chevalier Jacques de Molay combattant  pour que règne la justice et contre tous les dogmes et les dictatures, il a revêtu les couleurs blanches et noires, avant que le Phénix ne sorte à nouveau victorieux. Mais c’est sans peur que le Chevalier de l’esprit, reconnu capable, de combattre seul, après son ascension vers les plus hautes sphères de la spiritualité, après avoir atteint le Nec plus ultra.

 

Mais en étant resté semblable au plus humble de tous, capable aussi de redescendre vers ses frères, pour les protéger et les secourir, en même temps que l’ordre avec ses armes, sans jamais oublier que l’amour fraternel est la plus haute et la plus belle des vertus, sans laquelle les autres  ne sont rien.

 

Alors peut-être il pourra nourrir l’espérance d’atteindre la sublime blancheur, l’étincelante couleur, c’est avec son tablier blanc d’apprenti  vers l’orient éternel, prêt à renaître dans le cœur de ses frères à chaque chaîne d’union fraternelle, comme l’acacia imputrescible déposé dans son cercueil posé sur un catafalque entre terre et ciel. L’arc du ciel descendra vers lui pour illuminer son cœur.

Oh ! Quel arc dans le ciel !

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par jean françois
AU COMMENCEMENT ÉTAIT LE MOT...

AU COMMENCEMENT ÉTAIT LE MOT…

 

 

Dans ma Loge de Saint-Jean, l’on lit le prologue de Jean, effet de style sans doute par rigueur adogmatique, par peur des règlements et constitutions de l’obédience, ou mystère du rite ?

L’on dit bien prologue de Jean et Saint-Jean est relégué au simple patronyme des Loges.

 

Peu importe pourvu que l’esprit soit là, la Lumière peut prendre son essor.

 

C’est de mots que je veux vous parler, sans me payer de ceux-ci, de ces mots parfois mal employés, quand ils ne sont pas par faiblesse dénaturés. Tout commence en franc-maçonnerie spéculative, comme d’ailleurs dans les loges de nos frères opératifs adossées aux murs des cathédrales, par des mots justes et parfaits.

 

Quand nous avons les mots de passe et les mots sacrés nous pouvons travailler, c’est compréhensible par tous, chacun son langage, les marins ont le leur, les artisans aussi etc.. Il nous faut des mots justes pour se comprendre, les mots des maçons touchent sont universels.

 

Les mots de passe sont comme des graines, comme ce sésame cette graine riche en vitamines et en fer, de ce fer dont fait les clés pour ouvrir les portes.

 

Le grain de blé lui ne meurt pourvu qu’il soit en terre, il croît et se multiplie en de nombreux épis qui ploient sous le vent au bord du fleuve sans rompre, Schibboleth ce blé du ciel, étudié par Philippe Langlet dans son livre paru aux éditions de la Hutte.

 

Schibboleth dans la symbolique maçonnique est rapprocher de l’idée de passage, qui est un invariant de l’initiation maçonnique, passage du fleuve, du Jourdain, passage des ténèbres à la lumière, passage entre les colonnes, passage dans la Vallée de Josaphat, passage dans le désert, passage des ténèbres à la lumière, passage du temple de pierre au temple spirituel, passage sur l’échelle de Jacob, passage à l’orient éternel.

 

 

Quand nous perdons le sens des mots, nous perdons le sens de la direction, comment demander sa route si l’on ne sait pas où l’on va ou si pour le moins nous n’avons pas la moindre idée ? Quand le mot est perdu, la parole se dessèche, notre langue se colle au palais, la substitution du mot n’est qu’une illusion passagère, il nous faut retrouver cette parole perdue, les mots substitués non pas la force des mots vrais.

 

Les lettres épelées maladroitement sont comme les pas hésitants, le début le commencement de la vie. Plus tard quand nous aurons les mots justes, naîtra la vie intérieure, elle se construira mots à mot, ces mots qui contiennent la quintessence.

 

Les mots du maçon remontent lentement de la source du cœur, parvenus jusqu’à la porte étroite de la gorge, là ou passe le souffle de l’esprit, la main posée sur la gorge retient un instant, maîtrise la force des mots, puis la cage thoracique s’ouvre et libère la parole, vous avez la parole mon frère, elle peut prendre son envol avec mesure, elle sait qu’elle n’atteindra pas le ciel, mais elle sort du labyrinthe de l’erreur et monte dans l’azur.

 

Il suffit parfois d’un mot, d’un seul mot, un bon mot dit-on pour que le sourire apparaisse, vienne aux lèvres de ma sœur, de mon frère illumine son visage, c’est un mot de récompense.

 

Le verbe est capable de transporter le meilleur de nous-mêmes, c’est le bien dire, qui précède l’indispensable bien faire.

 

Juste un mot, un dernier mot, car sans lui le reste n’est rien, un seul a donner, le mot amour, alors les hommes s’aimeront fraternel, dans la Jérusalem céleste, spirituelle comme vous voulez, mais les hommes seront tous frères.

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par jean françois
TROIS COLONNES À LA UNE

 

TROIS COLONNES À LA UNE…

 

J'ai rêvé une nuit du carré long Pythagoricien, corollaire des nombres d'Or. Le pavé mosaïque avec ses carrés blanc et noirs, sorte d'échiquier. Si l'on mélange par une sorte d'alchimie, le blanc et le noir, il en ressort la couleur grise. Est-ce l'ombre de l'homme. Il est le centre de la nature, et le monde ne semble avoir été fait que pour lui. L'ombre est le symbole de la ressemblance avec Dieu. L'échiquier comporte trois colonnes, la Ionique, l'esprit de Salomon, puis celui de son successeur le VM. Salomon portait une bague avec un rubis divin, qui lui permettait de communiquer avec Dieu. Un jour il a demandé à Dieu, d'éloigner des nuées de criquets, dévorant ses récoltes. Il fut exaucé par les vents qui soufflèrent, par la grâce, de son bijou magique. La colonne Dorique " la force, c'est à dire, arme divine ", est aux ordres, de l'esprit Ionique, elle a  la charge de faire respecter et rétablir l'ordre, de la nature, représenté par la colonne Corinthienne; elle est la beauté du tout. Au miroir de la nature se reflètent toutes les réalités de ce monde, dans l'ordre même ou Dieu les a crées. Les journées de la création marquent les différents chapitres de cette grande encyclopédie de la nature, les animaux, les végétaux et l'homme jouet peut être préféré de Dieu. Pensée de Juve -  ( Belge - Prix Nobel de Médecine en biologie cellulaire ) - Dieu joue aux dés, parce qu'il sait qu'il va gagner. 

Claude Galinier.

 

Merci mon cher Claude de nous faire part de tes rêves, pour ma part je rêve souvent à la 4ème Colonnette de ma Loge ?

Comme je rêve à la Colonne de l’entrée du temple celle de la force, qui paraît-il était immense, a tel point quelle était visible de très loin, un point de repère pour les pèlerins, même ceux qui étaient dans les vallées pouvaient la distinguer. C’est paraît-il le nom de cette première colonne qui est le premier mot des maçons, thèse de notre Frère Charles- Bernard Jameux et de son travail remarquable sur l’art de la Mémoire, qui a fait l’objet de plusieurs livres et d’une publication récente dans le 4ème Cahier de L’Alliance la revue d’études et de recherche maçonniques de la G L A M F.

 

Jean-François Guerry.

 

 

Bibliographie :

 

L’Art de la Mémoire – de Madame Frances Yates.

 

Les Origines de la Franc-Maçonnerie Le Siècle Écossais- de David Stevenson.

 

L’Art de la Mémoire et la formation du symbolisme Maçonnique – de Charles Bernard Jameux , chez Dervy - Trédaniel.

 

Franc-Maçonnerie Temps Mémoire Symboles de Charles-Bernard Jameux chez Dervy Trédaniel.

TROIS COLONNES À LA UNE
TROIS COLONNES À LA UNE

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Publié le par jean françois
COMMUNIQUÉ DROIT HUMAIN

Le 20 février 2020 est proclamé « journée mondiale de la justice sociale » avec comme thème cette année : « réduire les inégalités pour atteindre la justice sociale ».

Dans cette perspective, il faut rappeler que les 1 % les plus riches de la Terre possèdent plus de 52 % de la richesse mondiale, les 99 % restants s’en partageant moins de la moitié ! La phrase de Victor HUGO « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches » (L’Homme qui rit) reste pleinement d’actualité !

Alors que dans notre pays comme dans le monde, la société voit s’aggraver de profondes inégalités sociales et économiques dans tous les domaines, les événements sociaux récents en France (mouvement des Gilets Jaunes, contestation de la réforme des retraites, mobilisation pour la défense des services publics…) montrent l’aspiration de la population à plus de justice sociale. Ces mouvements prônent une forme d’organisation économique et sociale qui privilégie l’égalité des droits, la suppression des discriminations et une redistribution équitable des richesses.

Dès 1919, la déclaration de l’Organisation Internationale du Travail affirmait qu’ «une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale », appelant ainsi à un monde meilleur et à une humanité plus fraternelle.

C’est ce même idéal de justice sociale qui est inscrit clairement dans l’article premier de la Constitution internationale de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN après avoir affirmé l’égalité de l’homme et de la femme. « En proclamant LE DROIT HUMAIN, l’Ordre veut qu’ils parviennent, sur toute la terre, à bénéficier, d’une façon égale, de la justice sociale dans une humanité organisée en sociétés libres et fraternelles ».

C’est donc à cette œuvre de justice sociale par la réduction des inégalités que les Francs-maçons de la Fédération française contribuent avec détermination, là où chacun d’eux peut intervenir.

FÉDÉRATION FRANÇAISE

DE L’ORDRE MAÇONNIQUE MIXTE INTERNATIONAL

LE DROIT HUMAIN

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Publié le par jean françois
QU'EST-CE QU'UN MAÇON ?

QU’EST-CE QU’UN BON MAÇON ?

 

 

Vénérable Maître et vous tous mes B A F en vos grades et qualités.

 

Je retourne vers la source maçonnique à l’image d’une sagesse éclairée d’un frère de la G L D F et ami, Breton, résidant à Rennes et à Quiberon en été, le bienheureux. Je me suis tourné vers nos fondamentaux en laissant à la porte du Temple, certaines divagations, d’un esprit de vieux maçon prodigue, mais mes B A F souvent aussi repentant. La pratique de la maçonnerie actuelle ne me vaudrait elle pas à l’O E le bûcher par nos anciens.

 

Le thème proposé est qu’est-ce qu’un bon maçon. Après mûres réflexions, il correspond mieux à mon éthique de l’esprit maçonnique, de répondre au thème suivant : « Qu’est-ce qu’un maçon ? », nous pouvons nous interroger sur l’origine du mot « franc-maçon ». Au moyen âge, franc signifie ce qui est libre par opposition à ce qui est servile. Il peut désigner un individu qui échappe aux servitudes et droits seigneuriaux.

 

Mais des textes anglais de 1376 et 1396 mentionnent freemasons  ou freemaçons, comme le souligne Paul Naudon, il semblerait que ces mots aient été empruntés à notre langue.

À cette époque Londres était d’ailleurs sous la dépendance du Duc de Normandie vassal du Roi de France. La langue officielle était le Français. Si les armes de l’Angleterre ont leur devise rédigée en Français il en est de même des statuts des ouvriers de Londres., en l’an 1350.

Le mot peut s’appliquer aussi à la pierre. Une belle pierre de bâtiment est dite franc « liais », et l’on parle d’un banc franc ! Gimpal note que les francs-maçons travaillent une excellente pierre calcaire. Il en ressort que la franc-maçonnerie n’a pas été importée d’Angleterre, mais qu’elle provient de l’ordre des constructeurs ; La construction a eu un plus large essor en France et les procédés les plus révolutionnaires y sont nés le plus souvent ; les symboles s’y trouvent inscrits. Les documents les plus anciens proviennent de l’Angleterre dont le gouvernement a toléré les multiples expressions. Les interdictions royales Françaises n’ont pu permettre l’extériorisation du respect de la tradition.

 

Aussi retrouvons nous en Angleterre, l’ordonnance et les statuts ouvriers (1350), écrit d’ailleurs en Français, puis les ordonnances des maçons de Londres (1352), qui prouvent que la corporation des maçons aurait pris en 1376, le titre de compagnonnage des Francs-Maçons, et en 1656, celui de la Vénérable Compagnie des Maçons. Retenons que l’Angleterre n’a eu son essor architectural qu’après la France et l’Allemagne, elle reste la grande dépositaire de documents à base maçonnique, ce qui n’établit pas la preuve que l’esprit des corporations soit né sur ce sol, mais montre seulement que la tradition y a été mieux conservée.

 

Le franc-maçon respecte par-dessus tout la personne humaine ; son amour fraternel lui font refuser les mots d’ordre qui vont à l’encontre de la Tolérance. Cette liberté d’esprit le conduit à la plus grande objectivité. La discipline qui règne en Loge lui permet de juger sainement, car elle a aiguisé son sens critique. Il faut d’abord douter pour croire.

 

Le franc-maçon, admet toutes les idées, les écoute, mais peut les réfuter car rien ne doit faire obstacle à sa raison. Il s’élève contre le dogmatisme et condamne toutes les intolérances. En s’ouvrant des conceptions autrement plus vastes, s’améliorer même dans l’exercice de sa mission journalière.

 

Le compagnonnage médiéval illustre cette élévation spirituelle provenant de la sacralité du métier.

Créer dans la joie, accomplir consciemment, c’est aller vers une réalisation plus parfaite de son être. Citation de Lantoine : « Tolérons non seulement, qu’on ne pense pas comme nous, et qu’on ne nous ressemble pas. »

 

Par le contrôle de son individu, le franc-maçon acquiert la plus large indépendance, mais il doit s’intégrer dans un corps fortement discipliné, donc fort hiérarchisé. Le Maître spirituel ne peut mettre que sur le bon chemin. Il est l’initiateur, celui qui sème, mais encore faut-il que le terrain soir propice. Personne ne peut accéder à l’illumination, à la fraternelle mansuétude stabilisée. Comme le dit Saint-Yves d’Alveydre: « Il n’y a pas de sciences occultes, il n’y a que des sciences occultées. »

 

 

Cette liberté de l’esprit doit s’exprimer dans des limites prescrites puisque se déroulant dans un groupement organisé. Cette restriction, n’empêche en rien l’indépendance intellectuelle. Elle stimule au contraire la hardiesse des vues, la spontanéité, car par son silence elle permet à l’homme de s’interroger sur lui-même et, non plus par la pensée d’autrui. Ce qui lui donne l’indépendance, ce don de réflexion et d’autonomie. Qualités de plus en plus oubliées dans le monde actuel.

 

La connaissance de l’universel conduit à une métaphysique qui est dans son essence illimitée. La tradition admet tous les aspects de la vérité, elle ne s’oppose à aucune adaptation légitime. Elle permet à ceux qui la comprenne des conceptions autrement plus vastes que tous les rêves de philosophes qui passent pour les plus hardis, mais aussi autrement plus valables et solides.

Enfin elle ouvre à l’intelligence des possibilités illimitées comme la vérité elle-même.

 

Par cette libération totale de l’être, par cet élargissement des vues, une émancipation se produit, un nouvel esprit apparaît et, c’est en ce sens qu’un nouvel être naît. Le franc-maçon nouvel initié, meurt à la vie profane pour apparaître dans un nouveau milieu stabilisateur des valeurs spirituelles. En ce sens, la franc-maçonnerie est une école puisqu’elle permet à l’adepte de maitriser ses passions, de se dominer, et le franc-maçon mieux que tout autre homme, doit pouvoir s’adapter aux circonstances mouvantes de l’existence.

 

La franc-maçonnerie inculque à tous le respect d’autrui, la permanence de la spiritualité. La franc-maçonnerie est aussi une chevalerie par Salomon et, comme tous les bons chevaliers le maçon est désintéressé. Il doit défendre ses semblables contre les misères tant matérielles que morales. Le franc-maçon est un homme libre dans une Loge libre, car il est un homme libre et de bonnes mœurs. On ressent un esprit de liberté, de tolérance et de fraternité ayant foi en la personne humaine.

 

Le franc-maçon doit aussi voir avec les yeux de l’esprit. Voir c’est penser intensément et aussi regarder avec amour. Le franc-maçon respecte par-dessus tout la personne humaine. Son amour fraternel lui fait refuser tous les mots d’ordre qui vont à l’encontre de la tolérance.

 

En ce qui nous concerne, si l’on remonte à la racine des idées, nous appelons un initié un homme de Dieu et, nous devons beaucoup y réfléchir. Ce qui veut dire qu’il s’agit d’un homme du vrai, du beau, du bien avec ou sans référence, à un Dieu définit et précis. Citation pour moi très importante de mon B A F Louis Chambon à l’O E depuis deux décennies :

« Il m’est enfin possible de prier dans tous les Temples du monde, en compagnie des hommes de toutes races et de religions, que nous soyons jaunes, blancs, rouge ou noir, riches ou pauvres, bouddhiste, mahométan, juif, chrétien, libre penseur, intellectuel ou manuel. Nos temples sont ouverts, à la seule condition, toutefois, qu’au-dessus de nos croyances, et de nos convictions, que nous admettions, respections et partagions une croyance millénaire en l’existence de la perfection. »

 

Les francs-maçons du moyen âge se considéraient comme des collaborateurs dans l’œuvre de la création. L’égalité la plus absolue régnait parmi les frères. Chacun pouvait examiner sa pensée sans crainte d’être moqué ou agressé, mais avec, au contraire la certitude d’être entendu et compris par un être qui lui est étranger, c’est-à-dire comme la main gauche peut prendre la main droite. Un dialogue en Loge, c’est un dialogue avec soi-même car, pour chaque frère chacun des frères est un autre soi-même.

Si un frère sort de sa Loge et franchit les frontières et les océans et, s’il entre dans une Loge d’un pays étranger. Il s’y retrouve chez lui en dépit  des différentes nationalités, de couleur de peau, de langage et d’usages. Le rituel, la tradition effacent toutes les différences. Le frère visiteur est à son aise dans toutes les Loges. Il y est accueilli avec déférence et honneur. Ce comportement maçonnique est le fruit d’une contrainte éducative. La conséquence naturelle de la solidarité spirituelle qui unit cette famille d’élection de la même manière que la solidarité biologique et intellectuelle devrait unir tous les humains…

S’il n’est pas ainsi dans le monde profane, c’est que les hommes ne se perçoivent pas clairement. En revanche les maçons sont conscients de leur solidarité parce qu’ils forment une famille d’élection, une élite au sens étymologique du mot. Ils se sont choisis, et élus réciproquement comme frère. Celui qui est dans ma Loge a désiré et obtenue son admission. Ceux qui l’ont examiné, choisi et accepté comme frère.

 

C’est de cette volonté mutuelle que naît l’union des francs-maçons. Le jour où les humains se seront tous acceptés comme frères, le monde sera une immense Loge et l’humanité marchera d’un pas assuré, en équilibre vers son destin commun.

 

Un franc-maçon vraiment initié atteint un état d’équilibre qui le met à l’abri de la peur et de l’inquiétude. Il entretien avec les autres hommes et avec le milieu naturel dans lequel il vit des rapports privilégiés. Il comprend autrui et il sait se faire comprendre de lui. En un mot il aime et inspire l’amour.

 

Lorsque la Loge est fermée et que les maçons retournent vers le chantier de la vie profane pour y accomplir le labeur quotidien. Ils n’oublient pas la mission dont ils sont investis et qui consiste à combattre toutes les formes d’oppressions, à défendre la liberté dans toutes ses expressions, dans l’ordre et la sérénité et l’estime mutuelle. C’est dans nos Loges que s’élabore la morale universelle de demain.

 

Dans le contexte médiéval d’une société enfermée dans un cadre seigneurial. La franc-maçonnerie s’oppose à la notion des privilèges. Elle croit en la perfectibilité de l’homme. Contre le découragement engendré par la condition misérable des roturiers, elle propose la vertu du travail. À l’acceptation passive de la souffrance inévitable elle s’insurge contre la philosophie des épreuves mêmes, si elles sont victorieusement surmontées.

Tu défendras ton frère au péril de ta vie. Le bijou du VM est également un triangle sacré. Cet emblème de la rectitude doit inspirer la droiture dans les pensées et dans les actions. Elles nous enseignent à diriger notre vie et nos actes en conformité avec les règles maçonniques et harmoniser notre conduite avec les principes de la vertu. La règle du compagnon est un instrument long et droit qui sert à tracer des lignes droites, mais c’est aussi au sens figuré ce qui peut conduire les hommes, diriger leurs actions et leurs pensées. La ligne droite ne doit pas dévier, elle symbolise la Loi morale.

Cette planche remonte à 5882 dans ma Loge de la G L N F de la Pierre Angulaire. Louis Chambon était là pour m’écouter, c’était un maçon prestigieux.

 

Claude Galinier.

LIBRE ET DE BONNES MŒURS

 

 

Qu’est-ce qu’un franc-maçon réponse un homme libre et bonnes mœurs. Cette affirmation est un mantra maçonnique, qui oblige ceux qui veulent êtres reconnus comme tels. Comment parvenir à incarner cet homme, la réponse est dans un autre mantra en fuyant les vices et en pratiquant les vertus. Toute la propédeutique maçonnique pourrait être presque résumée dans ces deux mantras.

 

Il ne s’agit pas de morale, mais d’éthique, d’ethos c’est-à-dire tout simplement d’un enseignement pour être, d’un désir d’être plus humain.

 

C’est un peu court monsieur me direz-vous à la manière de Cyrano, c’est regarder le bout de son nez ou le bout de son doigt sans regarder plus loin, plus haut.

 

Ce que vous qualifier de court toute une vie n’y suffit pas, Monsieur, au seuil de l’Orient éternel, s’ouvre avec le même doute la porte de la Connaissance.

Toute notre vie nous avons chercher les clés, pour nous libérer, la franc-maçonnerie, nous a aidé en nous nourrissant dans la constance de ce doute cartésien qui permet d’avancer vers la Connaissance parce-que nous sommes des hommes perfectibles.

 

Heureux je dirais ceux qui doutent, ils rejettent tous les dogmes et les fanatismes.

 

La franc-maçonnerie n’a pas, et n’est pas, un maître spirituel, elle est l’ouverture vers le chemin de la spiritualité, tout le reste après tout n’est que matière, cette matière appelée à se dissoudre dans l’infini du cosmos, seules les âmes flottent encore, dans la chaîne d’or pur, celle qui réunit toutes les sœurs et tous les frères, dans le secret de leurs Loges, dans le secret de leurs coeurs.

 

 

Claude nous a proposé à la manière d’un Cyrano maçonnique, avec plus de grandeur, de conviction et de panache, un travail sur la définition de cet homme libre et du corps (maçonnique) dont il est une partie vivante, une pierre qui vibre, qui tremble, jusqu’au jour où elle trouve sa place dans le cosmos.

 

Une définition du désir d’être, bien au-dessus du paraître, une définition de cet homme qui se construit de manière cartésienne avec son doute, ses interrogations, sa liberté de penser, qui lui permet d’acquérir plus de dignité, d’humanité. Le travail de Claude est semblable à celui des ouvriers des cathédrales, collaborateurs de la création, ils viennent parfaire l’œuvre, apporter leur marque, la graver, la buriner. Mais cette œuvre de démiurge est immense, démesurée, parce que c’est la construction jamais achevée de notre être intérieur.

La pureté du tablier, n’est pas celle de l’homme qui se prend pour un dieu, ni même un demi-dieu, c’est la pureté du simple maçon qui pose humblement sa pierre et s’en va sans rien dire, sur un autre chantier, la terre, l’univers a tant besoin de ces travailleurs du beau, du bon, du bien, il reste tant de cathédrales à construire, tant de lieux recouverts par les ténèbres qui attendent, que les roses de l’amour fassent couler leur rosée jusqu’à eux. Merci Claude pour cette séquence de vie.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

Les méthodes de construction lire les notices :

 

  • Le Régius de 1390 pas besoin de mise à jour utilisable en l’état.
  • Les Statuts de Ratisbonne et les Statuts de Saint-Michel 1459 en l’état peuvent servir comme code du travail ou règlements des sociétés mutualistes.
  • Le Carnet de Villard de Honnecourt début du XIIIème siècle pour tracer vos plans, respecter les bonnes proportions.

 

     Note tous ces documents sont en consultation libre depuis des siècles.

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Publié le par Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine

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Publié le par jean françois
NAHMANIDE

NAHMANIDE

 

Une dernière pensée avant la découverte du Big-Bang .- Avant l'Univers, il n'y avait rien. Puis soudain, la création toute entière apparut comme un point minuscule, de la taille d'un grain de moutarde, qui contenait la substance originelle du tout. Cette substance immatérielle s'étendit jusqu'à  devenir, la matière, telle que nous la connaissons aujourd'hui. Dés qu'elle fut formée, le temps, qui était déjà crée devint perceptible. L'auteur est Moïse ben Nahman, dit Nahmanide. (Gérone 1194 - Palestine 1270 ) qui rédigea à la fin de sa vie le commentaires de la Torah, dont est extrait le passage ci-dessus. Ce savant originaire de Gérone est peu connu, à l'exception des médiévistes. Il fut un éminent Rabbin Kabbaliste.

 

Les Juifs étaient divisés quant à l'interprétation des livres sacrés. Nahmanide soutenait que la révélation est supérieure à la science. Moïse Manimoïde  (Cordoue 1138 - Égypte 1204) cherchait à concilier sciences et révélation. Il fut le médecin du Grand  Saladin - Maître de Guerre contre les Croisés, avec ses pigeons voyageurs et, ses guerriers arbalétriers, montés sur des chevaux Arabes à la vitesse de feu. Les Croisés et leurs chevaux cuirassés étaient très désavantagés. Manimoïde et son célèbre aphorisme " Il n'y a pas de connaissance sans amour ". La révélation dans la vision holistique de Nahmanide, pour moi maçon, est très importante, c'est une grande émotion. Elle me relie au GADL'U, la vie est pétrie de mystères.

 

Deux histoires des Grands Constructeurs.- Le pharaon Sésostris lll et son fils Amenemhat, ont construit en 1878 et 1814 avant JC, un canal reliant le Nil au marais dans la vallée de Fayoum pour un énorme lac artificiel de 50 milliard de m3. Aux états Unis, pour l'exemple, avec des moyens de notre époque. Un lac a été construit, sorte de réservoir géant de 35 milliards de m3, seulement.

Un canal de Suez datant de + de 2300 ans avant que Ferdinand de Lesseps ne creuse le sien. Commencé sous Nekao II de la 17 éme dynastie Égyptienne et achevé par Darius 1er. Le canal était équipé de portes et vannes. Il représentait quatre jours de navigation. Il était assez large pour que deux navires à cames puissent naviguer de front. (Récit Horodote d'Halécarnasse ) Le canal rejoignait le Nil pour aller vers la mer rouge. Alexandre l'a emprunté souvent.  C.Galinier 

Un ajout au texte de Claude : Nahmanide fût un juif Espagnol errant en quelque sorte poussé hors de la péninsule Ibérique par les Dominicains, il se réfugie à Jérusalem, puis dans toute la Palestine, jusqu’à Saint- Jean d’Acre.

Kabbaliste émérite, médecin, poète, exégète de la Bible et du Talmud.

 

Il se méfiait du rationalisme de Maimonide une autre figure célèbre à Cordoue, il se méfiait de sa recherche de pureté.

Cette pureté obsessionnelle dont se revendiquent tous les fanatiques, intégristes. Ce rejet de l’impureté qui va jusqu’à déclarer les femmes impures. Ces fanatiques qui cherchent en permanence des boucs émissaires pour justifier leurs turpitudes spirituelles. Ils rejettent l’altérité, et l’amour fraternel.

 

Jean-François Guerry.

 

Conseil de lecture :

Les Romans de Gilbert Sinoué, comme : Le Livre de Saphir, Le Souffle du Jasmin, Le Cri des pierres.

 

Dans ses romans s’entremêlent les cultures des familles juives et arabes.

 

« L’Est est l’Est, l’Ouest est l’Ouest, et les deux jamais ne se rencontreront. » Extrait de The Ballad of east and West de Rudyard Kipling.

NAHMANIDE
NAHMANIDE
NAHMANIDE
NAHMANIDE

Gilbert Sinoué

Nationalité : France
Né(e) à : Le Caire , le 18/02/1947
Biographie :

Son père était un Égyptien melkite, c’est-à-dire un Chrétien d’Orient de rite grec catholique.
Après des études chez les Jésuites, il vient à Paris pour suivre une formation de professeur de guitare classique à l'École normale de musique de Paris-Alfred Cortot. Puis Gilbert Sinoué écrit plusieurs romans historiques.

Deux romans ont aidé à sa renommée de merveilleux conteur : "La Pourpre et l’olivier" ou "Calixte Ier le pape oublié", écrit en 1987 et qui remporte le prix Jean d'Heurs pour meilleur roman historique, et "L'Égyptienne", premier tome d'une saga qui décrit une Égypte encore mal connue, celle des XVIIIe et XIXe siècles, qui remporte le prix littéraire du Quartier Latin. En 2004, "Les Silences de Dieu", reçoit le Grand prix de littérature policière.

Gilbert Sinoué est également scénariste et dialoguiste. L'un de ses romans, "Des Jours et des Nuits" a fait l'objet d'une adaptation télévisuelle, en deux parties, mis en scène par Thierry Chabert, avec Stéphane Freiss, Claire Nebout et Caterina Murino dans les rôles principaux.
Il aussi collaboré à l'écriture d'un feuilleton : "La Légende des trois clés", diffusée en décembre 2007.

Son livre "Le Livre de saphir", a reçu le Prix des libraires en 1996 et le livre "Les Silences de Dieu" a reçu le Grand prix de littérature policière en 2004.

SOURCE BABÉLIO

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