Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
L’alchimie est le travail du poète, celui qui voit à l’intérieur de la pierre autre chose que de la matière, il voit en regardant toutes les choses qui nous entourent, vivantes ou inertes la beauté en devenir. Si la beauté n’est pas encore à l’état de semence de l’esprit, elle est la graine qui sommeille, à nous, de la transformer en semence.
Le travail de la matière, la construction du temple extérieur précède toujours à mon sens, le travail de l’esprit, la construction du temple intérieur lieu sacré de la métamorphose de l’avoir en être.
Négliger les besoins matériels élémentaires, n’est pas propice au développement de l’esprit. La franc-maçonnerie demande à ses adeptes de pourvoir aux besoins essentiels à la vie matérielle de sa famille et de ses proches, elle demande aussi le respect des institutions de la cité, l’harmonie ne réside bien que dans un triangle corps, esprit, âme. Chacun dans cette réalisation y voit selon sa foi maçonnique, la main de l’immanence où de la transcendance, où l’alliance des deux.
L’homme tend vers le sacré, vers la beauté, vers l’or spirituel, ce trésor qui donne du sens à sa vie, à sa vie intérieure.Le Grand Architecte peu importe le nom qu’il porte, est le symbole de l’esprit sans limites, la rivière, l’océan et la source. Il est le secret enfoui au plus profond de nous, si profond que nous ne pourrons peut-être le découvrir qu’au seuil de l’orient éternel, c’est là que peut être nous découvrirons le pilier manquant, le quatrième pilier, symbole des quatre éléments représentation du cosmos.
Mais le quatre n’est pas encore la quintessence de la Rose Mystique aux cinq pétales. Cette rose symbole de pureté et d’amour, sur ses pétales coule la rosée céleste de l’or spirituel, nous en recueillons humblement quelques gouttes qui glissent lentement dans notre cœur.
Jean-François Guerry.
HUMOUR: vu dans actualités OUEST-FRANCE du Morbihan.
Une septuagénaire disparue jeudi a été retrouvée à Mauron, l’abri de jardin devra être détruit à Arradon, un faux gendarme pour faire ralentir les automobilistes à Baden, l’université de Bretagne Sud où il fait bon vivre et étudier de bon matin il conduisait ivre et drogué à Vannes.
L’essentiel du 7 Février 2020.
Tout ça sans transition, on a du mal à s’y retrouver heureusement qu’il y a l’université !!
Q ue demandez-vous ? La Lumière, l’on pourrait dire aussi la Vérité. Le Franc-maçon est un infatigable chercheur de la Vérité, des vérités. Doit-il pour autant la dire, sans précaution, en toutes circonstances et à tout le monde ? Ne succombera t ‘il pas alors à une forme de vanité, de suffisance bien loin de l’amour fraternel, les vérités sont-elles universelles, non contestables, à les dire ne risquons nous pas de nous couper des autres, de refuser leurs différences.
Faut-il renoncer à parler clair, à parler vrai, comment éviter de tomber dans une subjectivité moralisante, sous le prisme des lumières nous deviendrions d’obscurs dogmatiques.
Pourtant, négocier sa liberté de parole, c’est renoncer à sa liberté même. Dire vrai n’est pas si simple, affronter celui qui reçoit notre vérité, c’est passer pour un arrogant, faut-il alors voiler les vérités, les dissimuler sous des symboles, parler en paraboles, et si oui jusqu’à quand et avec qui ?
Si l’esprit des lumières impose de faire accéder le plus grand nombre à celles-ci, il faut rompre avec le secret et l’ésotérisme, mais est-ce que tout le monde est capable et en situation, et surtout dans le désir de recevoir les lumières, cherchez et vous trouverez…
Il faut donc du courage pour dire sa vérité, les vérités, les secrets véritables, pour être un parrèsiaste, un diseur de vérités, un lanceur d’alerte, du courage pour renoncer à l’auto censure, à la langue de bois. Notre jeune président en a fait les frais et l’expérience, sa vérité, ses vérités ont été considérées comme de l’arrogance, cette arrogance des élites. C’est pourquoi la plupart de nos dirigeants tirent des bords comme l’on dit dans la marine à voile, ils louvoient pour arriver au port, au moment de vérité. Au risque de choquer l’adage populaire prend ici toute sa réalité : toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Le plus humble de tous lui-même recommandait de ne pas donner de la confiture aux cochons.
Le parrèsiaste, est celui, qui à le courage, de dire la vérité, qui se met dans une position inconfortable, sachant que la vérité n’est pas faite pour plaire à la foule.
Dans ma loge maçonnique il m’arrive de louvoyer quand je félicite un frère pour la qualité de son travail, alors qu’il n’a fait que son simple devoir. Je prends aussi le risque de le heurter quand je lui pose une question, ou quand je fais un apport personnel, avec ma vérité ; je me livre parfois à une contorsion rhétorique, à l’esquive pour éviter de dire.
Stéphane Hessel, propose une forme d’indignation permanente, il se place dans les pas de Camus, de son homme révolté et de son refus positif. Il faut donc avec un doute raisonnable, s’indigner et se révolter pour ne pas rester dans le pire, c’est-à-dire l’indifférence. Il faut construire en soi avec persévérance sa capacité de s’indigner de se révolter, surtout par rapport à ses propres attitudes, c’est à ce prix que l’on se construit non pas une bonne conscience, qui est une forme de renoncement, mais une conscience véritable, un tribunal intérieur qui siège en permanence, pour entretenir cette conscience qui nous incline au juste, au bien, au beau.
Dans son dernier discours au collège de France Michel Foucault, a abordé le thème « du courage de la vérité. » Il évoque sur le sujet après le miracle Grec, entre autre l’aspect apostolique et spirituel de la parrêsia, la parole du prophète qui prend le risque de la vérité, elle est comme celle d’un éclaireur de la vérité, à l’instar du cynique Diogène et de son parlé franc. Mais aussi de Jean dans le nouveau testament, ce Jean bien connu des loges maçonniques.
« N’est-ce pas celui, qu’ils cherchent à tuer ? Le voici qui parle librement et les juifs ne disent rien. »Jean 7- 26.
La vérité du parrèsiaste est donc la vérité de l’homme libre et de bonnes mœurs. De celui qui combat le fanatisme, l’intolérance, la soumission à toutes les dictatures, qu’elles soient religieuses, morales où politiques, de celui qui agit pour faire régner partout la justice. Il refuse d’être idiot avec les idiots, il ne se soumet pas aveuglement à un maître fut-il reconnu pour un sage, il ne refuse rien, mais s’oblige toujours a penser par lui-même.
Il n’est pasfacile de dire sa vérité, sans tomber dans les travers du cynique moralisateur, du prophète de malheur dogmatique, où du pervers hypocrite abusant de sa rhétorique. Il n’est pas facile contrairement aux apparences de dire, j’ai dit, sachant, que l’on a, à peine commencé à dire.
Terme d’hésitation, cette tendance à éprouver, où manifester en même temps, une hésitation entre deux sentiments, deux attitudes, envers une personne où un événement. Éluder, rechercher sans cesse un compromis, ne pas savoir se déterminer, si cette attitude de doute est raisonnable, elle apparaît souvent aux plus radicaux comme une faiblesse. Il y a pourtant plus à craindre de ceux qui ne doutent de rien, et surtout pas d’eux-mêmes !
Ce qui est ressentit comme une danse, un tango sans fin, une sacralisation de l’hésitation, alors que le temps exige des réponses immédiates à des questions complexes, à vouloir être empathique avec tout le monde on aboutit à une exacerbation des clivages, auquel s’ajoute une apparence de confusion mentale. Ce qui est néfaste dans notre société hyper médiatisée, c’est de changer d’avis rapidement, et pourtant il n’y a que les imbéciles qui ne se trompent pas. Mais l’on ne supporte plus la lenteur.
L’affaire de la lycéenne Mila qui a envahit notre sphère médiatique, démontre cette ambivalence ambiante, les mots sortis précipitamment, je dirais sans avoir tourné sept fois sa langue, sans être à l’ordre et en ordre, comme :
« L’insulte à la religion, est une atteinte à la liberté de conscience. » S’apparente au retour du « délit de blasphème. »
Si le langage employé par cette lycéenne pose problème c’est vrai, ce langage doit d’abord nous interroger sur notre capacité à l’accepter, ce langage est après tout celui de nos enfants, éduqués dans notre république, par nos maîtres et leurs parents.
Les réseaux sociaux d’aujourd’hui, subissent les mêmes critiques que la diffusion des livres lors de l’expansion de l’imprimerie, avec certes une intensité plus rapide. L’ambivalence du siècle des lumières revient dans notre monde contemporain.
Il faut donc se garder de se prévaloir de « l’esprit du siècle des lumières », si par ailleurs par une sorte d’autodafé l’on prétend bruler les messages des réseaux sociaux.
Certes Mila n’a pas le langage de Voltaire loin s’en faut, mais sur le fond ? Doit-on renoncer au combat des lumières comme le firent en leur temps Voltaire en s’éloignant des lieux de pouvoir pour continuer son combat contre la religion, où Rousseau en s’exilant à Genève ?
C’est pourquoi, Francs-Maçons nous luttons pour une éthique universelle, porteuse de valeurs, contenue dans toutes les religions, en se gardant bien de se soumettre à leurs dogmes. Ce fut le message de l’encyclopédiste Diderot. Mais il nous faut aussi œuvrer pour l’indispensable combat contre l’ignorance, pour l’éducation, la transmission des savoirs au plus grand nombre, pour que chacun et tous puissent sortir de l’obscurantisme et atteindre en toute liberté la Connaissance. C’est bien donc dans la sphère des lumières, avec l’esprit des lumières que seront vaincus l’intolérance, le radicalisme et l’intégrisme.
Il nous faut rejeter toutes les formes de censure, le délit de blasphème lui-même a été exclu par l’église catholique, les autres religions seraient bien inspirées de suivre cette voie. Ce qui devrait susciter aussi chez tous les laïques un combat incessant pour défendre la liberté de culte, un des fondements de la laïcité.
S’il y a une guerre à mener c’est bien celle de la pensée contre la matière, celle de la raison contre les préjugés. Comment y parvenir autrement que par l’éducation, par la connaissance, apprendre l’histoire des religions, ce n’est pas adhéré à une religion, les religions font parties des traditions universelles, comme les écoles de pensée philosophique, elles ont leurs valeurs.
Un peuple plus éclairé, est peuple plus tolérant, plus bienveillant. Condorcet, qui avait foi, en la perfectibilité de l’homme disait :
« Les hommes ne naissent ni stupides, ni fous, ils le deviennent. (…) Il est donc à la fois possible et nécessaire d’instruire le peuple à condition de lui parler raison. »
Plus y aura de personnes éclairées, plus les lumières se répandront, diffusons donc ces lumières en dehors de nos temples !
Pour cela il nous faut renoncer à la farce de la célébrité, de l’image, des apparences qui envahissent tous les nouveaux médias, qui manipulent les hommes sincères, mais peu enclins à se faire par eux-mêmes leur opinion.
La Franc-Maçonnerie propose de construire des femmes et des hommes éclairés par leur propre conscience, des hommes libres, indépendants. Elle propose à l’homme de penser par lui-même, d’en cultiver la volonté, d’avoir la force et le courage : c’est le Sapere Aude de Horace, repris par Kant « aie le courage de penser.» Je dirais que c’est le prix à payer pour acheter sa précieuse liberté, et se défaire des préjugés.
Comment y parvenir, et peut-on y parvenir seul ? Nous ne sommes pour la plupart d’entre nous que hommes, avec nos faiblesses, nos limites, mais aussi nos richesses, qui ne demandent qu’à êtres développées. La Franc-Maçonnerie propose un chemin initiatique pour faire grandir l’homme intérieur, favoriser ce qu’il y a de mieux en lui, c’est un parcours individuel, dans un cadre collectif, une aide aux premiers pas, une aide pour pousser les portes, les anciens sont des tuteurs qui aspirent à ce que nous les dépassions, s’ils sont nos exemples, ils ont le devoir d’êtres Humblement exemplaires.
Les philosophes, les Savants, les Scientifiques doivent accomplir ce devoir dans la cité, seuls nous ne pouvons rien, c’est cette aide fraternelle, qui nous donnera l’accès aux lumières.
Encore une ambivalence, il y a urgence au retour de l’esprit des lumières, face à la montée de tous les ismes. Il faut réunir les îles de l’Archipel Français de Jérôme Fourquet dans une communauté éclairée. Il y a urgence et en même temps, nous avons besoin de temps long, conscients que les lumières du savoir, et la Lumière de la Connaissance ne pénètrent en nous que lentement, un des grands défis de notre société, est la patience, sans le relâchement de l’action, le besoin d’une vision, pour faire taire la colère et la violence.
Il faut je crois avec beaucoup de naïveté, mais pourquoi pas ? Faire l’éloge de la lenteur, de la douceur, de la beauté, de l’amour des hommes en général, et prétendre à une sorte de verticalité personnelle et collective, un projet d’ascension de la conscience et de la spiritualité sans dogmes.
Cette ascension est réalisable par la rigueur de l’équerre, l’ouverture du compas, posés ensemble sur le volume de la loi sacrée, formant un triangle de lumière, de grande Lumière.
Entre les États-Unis et le Mexique, le vent fait tomber le mur
LE SOUFFLE
Après la cécité du bandeau, l’obscurité des ténèbres, vient l’apparition de la Lumière, la montée des marches de l’Orient. Les mots secrets, sacrés communiqués par le souffle du vénérable de cœur à cœur.
Ce souffle intérieur que rien n’arrête, qui brise les chaînes, abat les murs de l’ignorance et du fanatisme.
Ce souffle qui pousse les étoiles dans le ciel, elles tombent en poussière, immense et infini feu nocturne.
Ce souffle qui chasse les nuages, sèche les larmes des enfants.
Ce souffle qui bouscule l’ego dérisoire, qui crie dans le désert.
Ce souffle qui murmure dans la fontaine, devient ce que tu es.
Ce souffle qui pousse avec fracas les portes du temple, répand la Lumière.
Ce souffle secret de l’esprit qui remonte de notre maître intérieur, messager du cœur et de l’âme.
Ce souffle qui donne du sens à notre vie, quelle aventure, du cœur aux lèvres !
Il est de tradition d'utiliser en Loge un calendrier particulier différent de celui qui prévaut dans notre vie quotidienne au-delà de la cordelière à houppes et lacs d'amour. Un de nos mythes fondateurs fait remonter l'origine de la Maçonnerie à la création du monde selon la tradition de la Genèse. “ Année du Monde 1, 4003 avant J.C., ADAM, notre premier ancêtre, créé à l'image de
En cette année de célébration du 250ème anniversaire de Beethoven, nos regards se tournent vers l’est d’où viens le feu régénérant de la Lumière, la résonance du sacré qui irradie toutes choses de cette beauté qui est partout, et s’incarne particulièrement dans l’art.
Nous penserons à Goethe, à son Serpent Vertet tous ses poèmes, ainsi qu’à Jung et son individuation, son œuvre polyphonique, incitation à une dynamique transcendante de progressive transformation de soi. Comme le développe Jean-Luc Maxence dans son livre Jung est l’avenir de la Franc-Maçonnerie édité chez Dervy en 2004.
C’est une véritable réflexion cosmique, chère aux Chevaliers de l’esprit, les Chevaliers Rose-Croix, à laquelle nous pouvons nous soumettre, sous l’aile du Phénix, avec l’amour du Pélican. Nous vivons alors une perpétuelle métamorphose, une régénération, une transformation permanente du tout en un, et du un en tout, qui donne du sens à notre vie, une direction vers la dignité humaine et l’amour fraternel.
Notre sensibilité sera éprouvée, exacerbée cette année, par une intensité, une réceptivité plus forte, lors des évocations artistiques. Nos sens remués par notre admiration de la nature dans son entièreté, macrocosme et microcosme, vie totale, universelle.
Sous la Voûte étoilée de notre Loge, et sous les cieux, se saisissant du fil à plomb, de l’échelle mystérieuse, essayant de saisir les comètes, pour monter plus haut, et apprendre à redescendre, dans un mouvement constant d’aller et de retour. Nous maintenons constante notre foi maçonnique a dogmatique, notre foi en l’homme et au principe.
Quand la musique va monter de colonne d’harmonie, de l’Occident jusqu’à l’Orient, notre dehors communiquera avec notre dedans. Ainsi est la quête du merveilleux, de l’homme intérieur, de notre Maître intérieur, l’homme réel qui sommeille en nous et se révèle, se réveille, au son d’une simple flûte enchantée.
Goethe, révèle aussi cette métamorphose dans ces poèmes, à l’instar de son poème le « Désir bienheureux », désir de Lumière, désir du papillon qui ira ébloui, jusqu’à se consumer dans la flamme éternelle, cette même flamme qui brille dans ma loge à l’Orient.
Les francs-maçons ces affreux artisans des théories du complot, qui agissent en réseaux, ont des secrets inavouables, imprononçables, ils se réunissent dans des lieux secrets, des temples de la raison et de l’esprit malfaisant des Lumières. Dans leurs cérémonies, ils brûlent de l’encens, il paraît aussi qu’ils exploitent des pauvres apprentis dans des carrières de pierre.
Pour faire quoi, je vous le demande, des constructions spirituelles, que l’on ne voit jamais, ils ont aussi des compagnons, qui font des planches, toujours trop longues ou trop courtes, leurs maîtres sont de piètres modèles, toujours coincés entre équerre et compas. Il paraît même qu’ils tronçonnent des veuves, je n’ai pas très bien compris si elles viennent de Naphtali ou s’ils les conservent sur des portes manteaux dans la naphtaline ? Pour les réduire au silence ils leurs donnent coups de maillets à répétition.
Ils mettent des tabliers en peau, en peau de quoi c’est louche, ils doivent avoir aussi des abattoirs, pour avoir des tabliers en peau.
J’en connu un qui m’a même dit des choses incompréhensibles, un secret maçonnique, sous le maillet m’a t’il dit ?
« Le secret de l’initiation maçonnique est peut-être le développement de notre capacité à relier le profane au sacré en sortant de la dualité bien mal, joie souffrance, d’être sur le chemin d’une forme d’unité, d’harmonie. Comment par la prise de conscience de notre intuition, de son écoute et de son développement. Une capacité de résonner et non plus de raisonner, d’être en résonnance avec le sacré. »
Vous voyez bien que c’est louche !
Jean-François Guerry.
Avec mes excuses mais je viens de tailler une planche depuis cinq heures du matin, la lumière m’a abandonné.
C’et lundi, jour de lune, je vois la joie dans les cœurs, cette joie qui monte le long de la colonne du nord. J’ai décidé de militer pour la joie. Quand l’ombre recouvre de plus en plus l’Europe, c’est le moment de déchirer le voile des ténèbres, est-ce l’heure, est-ce le moment, avons-nous, les outils, les mots ?
Le peintre Raoul Dufy en 1933 aux heures les plus sombres remplissait ses toiles de joie, il les saturait de couleurs, il militait pour la joie, cette joie qui à y regarder de près est partout, même les cimetières sont joyeux, Paul Valéry et Georges Brassens dans le cimetière Marin de Sète, ont les pieds éternellement baignés entre mer et azur.
Francs-Maçons, nous avons le devoir de faire régner la paix, c’est-à-dire de transmettre le désir de paix, de mettre de la joie dans les cœurs, sinon quel sens aurait la vie, sans cette espérance.
Chaque matin le soleil se lève, au du doigt de l’enfant, qui cligne des yeux de bonheur, il nous crie regarde, il nous ouvre les yeux, il lève le voile des ténèbres où nous étions endormis, alors nous contemplons la grande lumière qui commence à paraître, le secret est là, il nous faut apprendre, réapprendre à contempler, à espérer.
Apprendre le langage secret qui ouvre la porte du sacré, ce langage sacré intemporel, sans bornes :
« Le langage aux significations plus définies et plus arrêtées pose toujours à l’entendement des bornes plus ou moins étroites, alors que le symbolisme ouvre des possibilités de conception véritablement illimitées, l’homme qui n’est pas de nature purement intellectuelle a besoin d’une base sensible pour s’élever vers les sphères supérieures. »(1)
Le chemin, la route vers l’inconnaissable, est une joie, une espérance sans cesse renouvelée. Que la joie soit dans vos cœurs !
La théorie politique de Montesquieu, « L’esprit des lois. » son œuvre majeure, interroge sur la justesse des lois, tenant compte des variables qu’elles soient culturelles, liées aux traditions, ou naturelles.
Jean-Philippe Delsol avocat, écrivain, maniant l’art de la provocation nous propose une réflexion sur l’inégalité, dans un moment ou nous serions éblouis par le concept de l’égalité, qui reste théorique, hors sol, hors temps, dans une société ultra individualisme en recherche du collectif qui manque pour faire une cohésion, sans la mièvrerie du vivre ensemble.
Faut-il pour autant renoncer au principe d’égalité, ou plutôt humblement, essayer de tendre vers ce principe, il y a l’esprit et la loi. Aurions-nous perdu l’esprit au profit de lois inapplicables ?
Ne devons nous pas combattre l’illusion de l’égalité, qui se transforme en égalitarisme cette horizontalité doctrinale, dogmatique, faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?
Faut-il cliver encore plus par l’éloge des premiers de cordée, qui montés en haute de l’échelle sociale et matérielle sont aveuglés et incapables de redescendre sur terre. Les arbres ne montent pas au ciel, et l’échelle mystérieuse, mystique, de Jacob vous donnerez le nom que vous voudrez, contient autant de barreaux, de vertus valables dans sa montée, que dans l’humilité de la descente (avis personnel). Les plus faibles ne seraient pas nos frères en humanité ?
À force de matérialisme on en vient à plaisir de l’égalitarisme, à une forme d’hédonisme, soumis à la dictature de la chair, alors la tentation prends corps sous prétexte d’élever son esprit, de succomber à une verticalité, quasi mystique, hors de notre humanité.
Autant de questions sans doute évoquées dans ce livre provocateur (que je n’ai pas encore eu le temps de lire, il m’a été conseillé par un lecteur du blog Christian dont je connais, l’acuité, il est donc sans aucun digne d’intérêt)
Jean-François Guerry.
NOTE ÉDITEUR :
Il y a de la provocation bien sûr dans le titre de ce livre, comme Jean-Philippe Delsol Érasme en avait usé dans son Éloge de la Folie. Il s’agit de s’insurger contre cette doxa contemporaine qui voudrait que l’égalité soit la mesure de toute chose. Pire, seul prévaudrait désormais l ‘égalitarisme au point de ne plus vouloir considérer les personnes dans leur identité et leurs différences, mais dans leur conformité à un modèle commun, toutes semblables sans distinction de valeur. L’égalité est devenue l’obsession maladive de notre monde tandis que la jalousie ordinaire le taraude pour faire de l’inégalité son bouc émissaire préféré.
L’égalité est la même promesse confiée à chacun de pouvoir trouver sa voie librement. Et cette liberté permet ainsi à chacun de bâtir son identité singulière et inégale. Mieux vaut une certaine inégalité qui ré-enchante l humanité plutôt que la grisaille morne et volontiers violente de l égalité imposée. Le combat éternel des hommes est de trouver un juste milieu, comme le remarquait déjà Montesquieu en soulignant que « le principe de la démocratie se corrompt, non seulement lorsqu’on perd l esprit d égalité, mais encore quand on prend l’esprit d’égalité extrême ».
Un jour d’été en promenade dans la ville close de Concarneau, curiosité touristique, celle ville île, qui reçoit par une porte étroite des milliers de visiteurs, qui s’étirent comme un serpent au soleil, résonnant de mille sonnettes, j’ai suivi insouciant, ce ruban multicolore et bruyant.
Puis soudain en faisant un pas de côté j’aperçois une boutique, où les visiteurs le regard étonné et le nez en l’air semblent comme figés en admirant d’étranges plantes vertes : des Tillandsias, de la famille des Broméliacées, dont la plus célèbre est l’ananas, proclame fièrement la vendeuse, horticultrice en herbe. Elles vivent sans terre et sans racines ou plutôt les feuilles sont leurs racines, leurs racines sont en l’air dit-elle avec un large sourire !
Leurs racines sont donc dirigées vers le ciel, elles n’ont besoin qu’un support, si fin, si faible soit-il pour prendre leur essor, une petite lumière en quelque sorte, et puis juste un peu d’eau, quelques gouttes vaporiser de temps en temps. Voilà la recette pour faire vivre ces plantes étranges, ces plantes qui me semblent venues d’un autre monde, du nouveau monde peut-être, certaines d’entre elles ont même des vertus médicinales paraît-il, je ne sais pas ce qu’elles soignent, en tout cas elles m’ont procuré une étrange sensation.
Elles ne sont pas pour moi que des plantes d’ornement. François Cheng a dit :
« La beauté n’est pas qu’un simple ornement, elle donne du sens, un sens à la vie. »
Ce jour-là au milieu de la foule, j’ai fait une belle acquisition, avec cette étrange plante aux racines tournées vers le ciel, je la garde secrètement dans mon chez moi.
Dans nos loges maçonniques, les colonnettes, portent des feux lumières tournés vers la voûte étoilée, ils sont sagesse, force et beauté, symbole d’un ternaire harmonieux, d’une unité faite de paix, d’amour et de joie.
On a coutume de dire que le franc-maçon a les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Mais il a peut-être aussi, comme ces étranges plantes ses racines tournées vers le ciel.
Jean-François Guerry.
Un petit Blog qui avance, en Janvier : 35 489 pages vues.