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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

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Publié le par jean françois
ASCENSION

 

 

                                              « Ascension Danger ! »

 

                                                                                      OU

                       «La Périlleuse ascension d’un Maître Maçon »

 

 

 

 

 

Il était tard ce soir là, lorsque nous décidâmes le jour et l’heure de l’expédition.

 

 

Tout avait commencé par une « stupide » mais irrépressible envie de m’aérer; Oui simplement prendre un bon bol d’air, oublier l’atmosphère chagrine de ma vie routinière. Quinze jours au milieu de « presque rien » pour cadres qui ont « presque tout », et surtout des envies comme ça de larguer un bout, de courir se faire une toilette du corps et de l’âme.

 

Aucun des membres de notre équipe improvisée n’avait tenté un tel exploit auparavant ; les questions se bousculaient, elles portaient sur le matériel, les vêtements, les moyens de communication , les réserves de nourriture, tout ce qu’il fallait emporter pour quelques  trois jours « d’aventure ».

 

Nous étions 7 ; moi, la quarantaine dépassée mais discrète, peu ambitieux, pas téméraire; une vie ordonnée et sage, rien, mais alors rien, ne me prédisposait à une telle expédition ou peut-être si, une chose quand même ; le sentiment diffus, arrivé à la croisée de la vie de n’avoir pas réussi quelque chose de grand, de précieux, de n’avoir pas laisser une trace, un souvenir, presque une référence, ou juste un rappel, une vague astérisque, comme un discret renvoi dans la marge du grand livre de la vie .

 

L’enthousiasme des préparatifs céda bientôt la place à l’appréhension

 

Isola était pourtant loin du toit du monde, culminant à moins de 4000 mètres, et d’ailleurs, nous n’avions pas envisagé d’aller au delà du troisième refuge situé à peu près à 2800 mètres ; non, notre appréhension n’était pas liée à ce « pseudo » exploit sportif, mais davantage au fait que nous allions devoir dépendre les uns des autres durant quelques jours, ouvrir nos « coquilles », avec la double obligation de sincérité et d’écoute. C’était assez stressant, surtout pour moi !

 

La petite troupe que nous formions s’élança, en file indienne derrière le dénommé Daniel, chef improvisé pour la circonstance, sans doute le « poivré sel » appuyé de ses cheveux lui conféra cette sagesse dont on affuble, avec raison souvent, les « plus anciens »…

 

Nous prîmes un chemin étroit et escarpé qui sinuait très loin là haut. Les premiers mètres n’étaient guère pentus et notre « ascension » s’apparenta, au début, davantage à une promenade digestive.

 

Quelques trois heures plus tard, sans qu’aucune péripétie vienne rompre l’affligeante monotonie de notre randonnée, nous atteignîmes le niveau 1 de l’expédition ; premier refuge, première véritable épreuve…

 

(assis sur ma couchette), je restais plongé dans mes réflexions; je tentais de définir la motivation profonde qui m’avait mené là, alors que je restais seul, comme isolé au milieu des autres ; sans doute la peur, ou alors le défi ; envie de me prouver que j’étais capable « d’être avec les autres » ; envie que l’on me force à partager, à accepter de recevoir…Que sais-je ?

 

(En tout cas) la règle du silence s’imposait à moi naturellement ; je désirai ce silence-là ! cette plongée en moi-même, cet inventaire de mes contradictions, de mes doutes, ces questionnements incessants; j’ai toujours privilégié l’isolement car c’est l’occasion d’un dialogue avec moi ; ce silence-là est plutôt bruyant, car il faut apprendre à ne pas être complaisant avec soi même ; l’excuse ou le pardon trop vite accordé, tue l’ambition, la noble ambition , celle qui consiste à faire quelque chose d’enviable de sa vie au milieu les autres.

 

Nous partageâmes ce soir là une maigre et glaciale pitance ; et pourtant chacun sait l’importance que revêtent les travaux de mastication ; quand l’Esprit tend le témoin au corps, quand il se vide (l’esprit) au même rythme que les verres et les assiettes, quand les couverts  s’entrechoquent joyeusement  conférant à ces pratiques frustres, à ces agapes brumeuses, une importance quasi existentielle ! Eh bien ce soir là : non ! rien de tout cela , au menu boites de conserves, pain « longue conservation » ; à peine si nous osions un petit verre d’alcool, car le rituel manquait, l’objet manquait, tout était encore si fade !

 

La nuit fut courte .

 

Nous reprîmes très tôt le lendemain matin notre ascension, toujours maladroits, toujours ignorants, poursuivant notre chemin de quête, obstinément, mécaniquement nous élevant ainsi, pas à pas vers notre seconde étape…

 

La vue du second refuge qui se découpait sur la crête toute proche provoqua un réel soulagement, et soudain rassérénés, quelques d’entre nous, s’élancèrent vers l’entrée salvatrice. Il était tard et faisait froid et faim ; nous entreprîmes l’inventaire de nos provisions. Le repas vite expédié, je demandais la parole, l’obtînt, et déclinais mon identité, à la cantonade ; la voix était mal assurée, un peu chevrotante, le texte court, la sonorité moyenne, mais il me sembla que j’avais brisé la glace …

 

Pourquoi cette soudaine envie de rompre mon silence ? étais je rassuré ? et de quoi ?…Las de penser tout seul, sans doute avais je simplement eu envie, à ce stade, à ce degré de l’escalade, de partager (enfin) quelque chose ; de me persuader que mes « compagnons », malgré le ton « amène » qu’affichaient certains, comme moi-même doutaient ; nous nous cherchions, chacun à notre manière, assemblant maladroitement les pièces d’un puzzle immense dont nous ne percevions pas encore la portée, ni ne distinguions l’image finale; moi j’avais depuis longtemps choisi le mutisme, et cette soudaine confession publique ne me ressemblait pas ; sans doute le grand air, l’effort  accompli (si minuscule soit il) et le besoin de « savoir » si j’étais « acceptable »(alors que je savais déjà !) avaient été autant de stimulants.

 

L’étonnement passé tous se mirent en devoir de se présenter à leur tour, souvent avec davantage d’humour, écorchant au passage des lieux de naissance et autres diplômes…

 

Sans nous en rendre compte, nous avions fait un autre pas, plus assuré, plus audacieux ; exploratoire ; nous avancions ainsi, avec d’infinies précautions, sur le chemin de la connaissance, garante de concorde entre les hommes par l’instauration d’un dialogue, et le bon usage de la parole ! ; un dialogue tolérant ; un dialogue où les convictions de chacun restaient entières, et chevillées au cœur, elle ne mutaient qu’en apparence, pour faire la moitié du chemin, pour dire à l’autre, cet autre soi-même, qu’il détenait lui aussi une parcelle de la vérité universelle ; ainsi bientôt conscients de la fragilité de notre savoir, de notre ignorance, nous tissions tranquillement un lien mince, mais déjà solide, garant de notre liberté intérieure.

 

Il faisait encore nuit le lendemain matin lorsque nous reprîmes notre marche ; les corps étaient ankylosés, les muscles douloureux, mais étrangement je me sentais bien, comme délivré d’un poids, j’avais communiqué, nous avions ri et bu ensemble, tous les 7 ; le refuge fut à cet égard juste et parfait pour que s’accomplisse cette véritable communion.

 

J’avançais d’un pas presque joyeux, gravissant les quelques centaines de mètres qui nous séparaient encore du troisième niveau ; c’était tout à la fois à notre portée, ridiculement proche à « vol d’oiseau », et en même temps terriblement éloigné à cause des tours et détours que nous étions contraints d’accomplir avant d’atteindre notre but. Mais étais ce cela mon but ? N’avais je pas trouver davantage que cette salutaire remise en forme du corps ?  Je voulus à cet instant me laisser distancer par la troupe pour réfléchir, rendre crédible, et même indispensable, jusqu’à cette randonnée ; je m’assis au bord du sentier et m’accordais 10 minutes de repos.

 

Le temps ne suspend pas son vol, ni les heures propices leurs cours ; je le déplore vraiment ! Mais c’est ainsi. Il faut du temps pour que la maturité fasse son œuvre; l’amour est le maître mot. Il détermine et enracine nos choix ; il nous rend, au fil du temps, forts et conquérants, pour de nobles desseins et de justes causes ; en tout cas je crois qu’il doit en être ainsi ; je pense que tout passe par notre générosité, la justesse, et la maîtrise de nos sentiments ; c’est un lent processus en perpétuel accomplissement, visant la perfection ; c’est ça « de la bonne gouvernance » pour que s’accomplissent nos destins, et que finalement (et symboliquement) nous devenions « Maîtres » de nos vies.

 

Ainsi philosophais je, alors que mes « compagnons » s’éloignaient de moi attirés par l’éclat de l’ultime but de notre randonnée. Ils ne s’étaient pas encore aperçus de ma disparition. Nos rapports n’avaient pas atteint ce degré de maturité où il advient que quand un membre ne répond pas à l’appel, les autres ressentent le vide, le manque, et se mettent aussitôt à sa recherche, comme si la stabilité du groupe tout entier en dépendait (atteindrions nous jamais ce degré là ?). Je n’étais pas là point !

 

J’avais cependant acquis la conviction qu’une timide, mais authentique, solidarité s’était instaurée entre nous.

 

Les dix minutes passèrent comme une seule ; je me remis en route, et tandis que mes yeux contemplaient, éblouis, le couchant sur notre versant, je suivais heureux et tranquille la course de mes compagnons, là-haut, vers l’éclatant chalet ; le troisième refuge, but ultime de notre « ballade » se détachait enfin, majestueux, unique, immense ; je sentis un profond soulagement et l’irrépressible envie de les rejoindre, de participer à cette fête, à cette communion.

 

Je m’élançais vers eux;

 

J’étais à peine conscient des beautés qui entouraient la découverte de ce lieux ; à bout de souffle et d’espoir, je m’imaginais touchant au cœur de la raison inavouée de cette ascension, à savoir la mise en œuvre et en forme de ma vie sociale, alors que s’engageait une quête toute spirituelle, éternelle, qui me laisserait, plus tard, beaucoup plus tard, frustré mais heureux ; Je vivrai en effet plusieurs centaines de fois encore ces instants lumineux, cette « résurrection » toujours recommencée, toujours inachevée, relayée par les maillons d’une chaîne immense ; elle garantirait la tangibilité de ma quête, celle d’un universel bonheur ; elle me dévoilerait les secrets que l’on disait perdus, elle les réinventerait, et les justifierait ; le doute subsisterait bien sûr, mais avec lui l’homme se rapprocherait de son parachèvement …Mais c’est une autre histoire, au mieux une conséquence …

 

La cérémonie se poursuivit très tard dans la nuit à la lumière des étoiles qui étincelaient très haut dans le ciel.

 

Nos agapes ne furent à aucun moment insolentes quoique nous épuisâmes ce soir là nos dernières réserves d’alcool.

 

La matinée était très avancée le lendemain matin, le soleil était haut et chaud ; le ciel azuré étalait sa palette de bleu ; je souriais béatement ; Daniel battit le rappel, et nous entreprîmes la descente vers Saint Sauveur.

 

Je me demandais si demain, hors de ce contexte, je serais prêt à poursuivre cette quête, si j’oserais livrer ces batailles de la vie qui nous laissent presque toujours insatisfaits, frustrés, car l’œuvre reste toujours inachevée ; nous sommes les bâtisseurs autant que les gardiens du  Temple qui s’édifie péniblement ; souvent recommencés, nos laborieux efforts ne sont vraiment récompensés qu’à la faveur de nos miroirs, pour autant qu’ils nous renvoient le reflet quelque fois acceptable de notre âme .

 

 

J’ai dit !

 

                                                            Philippe Jouvert.

 

Avec l’aimable autorisation de Philippe Jouvert.

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Publié le par jean françois
RITUEL MACONNIQUE UNE FORME D'HESYCHASME
LE RITUEL MACONNIQUE UNE FORME D’HESYCHASME

 

J’ai souvent fait le parallèle entre les exercices spirituels des philosophes antiques et le travail maçonnique. On peut également faire un rapprochement entre l’hésychasme et le rituel maçonnique.

Ce dernier se pratique dans un espace sacré, après le rituel d’ouverture des travaux en loge, il demande une certaine concentration, un recueillement dans le silence, pour que les coups de maillets et les paroles résonnent dans l’esprit et pénètrent dans le cœur des participants. L’hésychasme procède de manière identique, sous l’apparence d’un sommeil corporel se développe le feu spirituel, l’intériorité croit avec la prononciation des mots sacrés répétés comme des mantras.

La posture physique des frères sur leurs colonnes le dos bien droit, la tête légèrement penchée pour les pensées descendent de l’intellect vers le cœur, les mains bien à plat sur leurs genoux pour assurer la stabilité et la concentration. Cette position provoque la tranquillité et le repos propice à la paix intérieure, les pensées médiocres et futiles sont rejetées, se dissolvent.

Jean Climaque, a inspirer avec son échelle a inspiré le rituel de certains grades maçonniques, l’élévation progressive de la spiritualité et la capacité à redescendre dans le monde.

Si sur le plan religieux l’hésychasme est une méthode mystique à la gloire de Dieu, au plan maçonnique ce peut être une gloire au travail maçonnique, au travail spirituel. Par cette méthode l’homme s’augmente ainsi sur le plan spirituel, par une sobre méditation, il devient attentif à son être intérieur, il concentre son esprit, écoute son cœur et son âme, il réunit en lui ce qui est épars, il se réunifie, il retrouve le meilleur de lui-même, il combat ses vices et fortifie ses vertus. Il atteint alors une forme d’hésychia, une tranquille harmonie.

JF.

L'ECHELLE DE JEAN CLIMAQUE

L'ECHELLE DE JEAN CLIMAQUE

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Publié le par Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine

Cet article est reposté depuis Le Blog-Notes du Rite.

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Publié le par jean françois

Un lecteur F. R. MARIE nous informe d'un scoop ! Comment réunir ce qui est épars sans l'Universel.

ACTUALITES HUMOUR

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Publié le par jean françois
QUELLE HEURE EST-IL ?
QUELLE HEURE EST-IL ?

 

Par je ne sais quelle bizarrerie il est 18 h à ma montre et ce sera bientôt le point du jour, l’heure de mon éveil, de mon réveil. Je sors de la torpeur de mon quotidien, je traverse quand le feu au vert, rouge dans mon esprit, c’est comme un renversement, tout ce qui m’entoure s’estompe progressivement dès les premiers pas dans le couloir étroit qui mène au parvis du temple, les bruits et l’agitation du dehors sont déjà loin.

C’est comme un étirement le matin face au soleil qui efface les ténèbres de la nuit, c’est peut-être, la deux millième fois que je fais mes premiers pas d’apprentis, je ne sais plus mais il en reste tant et tant à faire, pour atteindre le centre de la loge, de moi-même, de l’idée.

Ca y est cette fois il est midi plein le soleil est à son zénith, je suis éveillé, réveillé, sur ma colonne, prêt à accueillir en moi la Lumière, le souffle du verbe, j’étais il y a longtemps dans l’attente, j’errais aux abords du temple, quand un frère m’a dit vient pousse la porte qui est en dedans. Ce fût le moment, le déclic ma conscience et mon cœur m’ont poussé à frapper, les trois coups, je suis sorti de ma solitude, j’ai brisé la croûte de ma surface.

J’ai découvert soudain l’infini, l’immensité de la connaissance qui était au dedans sans aucune limite, j’ai balbutié le nombre, j’ai épelé le mot, j’étais réveillé il était l’heure. J’étais au commencement. « Le Verbe était dans la chair, le soleil dans la nuée, la Lumière dans le récipient de terre, le miel dans la cire, le flambeau dans la lampe. »(1)  La grande Lumière commence à paraître, c’est le début de la métamorphose intérieure, le cœur parle et surpasse l’intellect.

L’expert lit le prologue de Jean, et la parole pénètre en moi, la révélation, l’Apocalypse résonne aux portes de ma conscience intérieure, il est l’heure.

« Voici que je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai…je souperai avec lui et lui avec moi. »(2)

C’est l’heure ou la parole vient habiter chez moi. C’est l’heure où j’abandonne, les images, les analogies, les symboles, les structures ont été posées, je pénètre dans la chambre intérieure, je contemple, la pierre coule, sue elle s’est transformée en nectar et coule dans mon cœur, il est l’heure du silence.

JF.

 

Notes : (1) Apocalypse III -20

               (2) Jean XV, 4-5

Kerala Inde photo JF

Kerala Inde photo JF

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Publié le par jean françois
HUMOUR OU PAS
Et en plus elles vont au Speed Debating Maçonnique, cela présage l'ouverture d'une nouvelle loge en pays Bigouden !

 

JF

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Publié le par jean françois
LA FRANC-MACONNERIE UNE ILE....
LA FRANC-MACONNERIE COMME UNE ILE….

L’homme a perdu le sens, il erre dans le dédale de ses incohérences, s’attache aux apparences. L’humanité entière semble avoir perdu la foi transmutée en intégrisme ou individualité matérialiste, l’espérance est un fast food où tout s’achète et se jette, la charité remplacée par le mécénat des big Data qui emploient dans leurs mines des enfants pour extraire les métaux précieux de nos téléphones, seuls liens qui nous restent pour nos dernières rencontres.

Les politiques sans idées courent derrière les multinationales pour combler les crevasses béantes où tombent les plus faibles d’entre nous. L’avenir est virtuel, artificiel, comme le sera bientôt notre intelligence greffée sur les restes de notre cerveau. Un pour cent des plus forts font travailler vingt pour cent d’entre nous à l’exploitation du reste de l’humanité à qui l’on distribue les restes du festin.

La démocratie c’est l’illusion de vingt pour cent des quarante pour cent de ceux qui s’expriment.

Le monde est vide de pensées, vide d’utopie, vide d’imaginaire, vide de poésie.

Une lueur peut-être une lumière qui vacille, une île comme une espérance, une île comme Avalon aux pommes d’or, un dernier endroit où panser les blessures du corps et de l’âme, une terre vierge ou trouver  le minerai pour forger Excalibur, un endroit comme un Graal. Un pari bien plus fort, que ceux de Pascal ou Newton qu’ils n’ont pas su transmettre. Un dernier cénacle de la pensée libre, où les hommes debout sans contrainte s’arrêtent un « un jour, une heure, un instant, pour être libre, une fois, une fois, seulement.. » Un recours, une volonté, un « SAMU » de l’imaginaire, une voie vers la sagesse et l’harmonie intérieure, comme un poème retrouvé qui réveille les cœurs endormis.

La main tendue de ce Frère qui ouvre devant nous la porte du temple et soudain, dans le fracas des épées, la Lumière de la Liberté.

 

JF.

LA FRANC-MACONNERIE UNE ILE....

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Publié le par jean françois
4 février 2018

Je ne cherche pas d'images dans les songes

mais dans l'inconnu du monde,

aux rives de la terre et en tous lieux inhabités,

aussi bien sous le ciel millimétré des almagestes

que près des récifs de vieux portulans

même si mes regards et mes pas sont d'abord accordés

aux grandes dépressions de sable, d'herbe ou de neige.

 

Chaque tracé porte mes caravanes

qui vont interminablement d'égarements en bivouacs

pour oublier le but et se mettre à distance,

sans épices, sans houppelande ni porcelaine ni encens;

un jour elles sont en Judée chargées de manuscrits

ou bien près du Rio Grande aux portes d'Albuquerque

avec des caisses de bières et des caisses de fusils.

 

Il n'est pas de parcours étroit

dans un atlas qui met le centre aux pôles

aux sources du Gange, au coeur de l'Amazone;

lignes, courbes, chiffres, latitudes, longitudes

n'ont plus souci du labyrinthe à sens unique

avec sortie par le guichet d'immigration,

la vie est dans les marges et tout est no man's land.

 

Une carte dépliée, c'est Byzance

à deux battements de cils de Novgorod,

c'est les îles de la Sonde sous le vent des Marquises,

un cavalier qui passe à gué de Cadix à Tanger,

C'est Katmandou, Lhassa, Srinagar, Dehra Dun,

Yarkand, Kaza, Keylong, Bénarès, Darjeeling

sous l'empire espéré d'un Kanisha troisième du nom.

 

Je fais tourner le globe et garde la tête chaude,

quel raid nous allons mener Gengis!

quelles merveilles nous allons conter Messire Polo!

quelle chimère nous allons forcer plus à l'Est Csoma!

partout nos courses à l'estime sont exactes

nous avons nos chamans, la science du vide au ras du sol

et ces zones sans fin où ranimer nos âmes mortes.

 

La route va où elle veut

et je ne déroute que moi par instinct ou caprice

comme on prend le premier train qui part

le premier bus qui klaxonne au matin

le premier bateau qui frémit au bout de l'embarcadère,

comme on s'offre un nouveau destin sur le papier

et la chance d'être plus que soi, ailleurs.

jacques.viallebesset.scribouilleur.over-blog.com/

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Publié le par jean françois
Naissance ou renaissance

Naissance ou renaissance

MODERNITÉ ET FRANC-MAÇONNERIE !

 

La lecture du dernier livre de Charles Bernard Jameux : « Franc-Maçonnerie : temps, mémoire, symboles. » est assez inspirante pour mener une réflexion sur l’état de notre monde occidental et sa relation à la Franc-Maçonnerie, de celle en tout cas qui fait référence au principe du Grand Architecte de l’Univers, la branche plus sociétale  dont l’obédience principale est le Grand Orient de France revendique quand à elle son implication dans la société de manière plus directe, deux voies parallèles.

 

A travers le parcours de sa vie entre le mouvement surréaliste d’André Breton dont il fût l’un des acteurs au moment de sa pureté si j’ose dire, après s’en être détaché Charles Bernard Jameux a rejoint la Grande Loge de France ou il a occupé de hautes responsabilités.

 

Faire régner l’esprit sur la matière dans le cœur des hommes, s’interroger sur l’histoire de la confraternité, sur ses leviers, ses méthodes qui permettent l’élévation spirituelle de ses membres, sans être en retrait de la société. Est-ce une utopie, réalisable par quelques hommes seulement ? Cela peut être une voie pour un plus grand nombre, à condition d’être libre et volontaire.

 

Dans une société ou l’empire du digital, du numérique fait chaque jour un rapt sur notre vie quotidienne, s’empare peu à peu de notre mental par les projets d’intelligence artificielle, notre vie est  déjà asservie aux algorithmes, jusqu’à notre morale individuelle et collective.

 

Notre espace de liberté se réduit à notre imaginaire. Vous n’aurez pas ma liberté de penser disait le chanteur dans un tout autre contexte certes, mais comme cri de désespoir.

 

Il ne reste que notre conscience intérieure, car même notre subconscient est attaqué. Donc il nous faut faire croître cette conscience intérieure, c’est l’ambition de la Franc-Maçonnerie, à l’image de ce que faisait les philosophes antiques par la pratique quotidienne d’exercices spirituels. Construire cette citadelle intérieure, ce temple de l’esprit  qui permet dans le silence d’écouter les battements de son cœur. L’homme est alors debout, en position verticale au centre à l’écoute, il s’inspire des traditions léguées par ses Frères, qui ont toute leur place dans le présent et l’avenir : « c’est avec les lumières du passé que l’on se dirige dans l’obscurité de l’avenir. » (1)

 La conscience intérieure de l’individu se développe il devient de plus en plus radieux, il entre en harmonie avec la nature, il projette son expérience personnelle dans le monde, ce monde que décrit Charles Bernard Jameux en ces termes (….) « de la civilisation exsangue et hagarde qui s’annonce à grand pas : civilisation totalitaire (internet et informatique), répressive (encadrement bureaucratique des individus), irrespirable (règne de la quantité), marchande (où tout à un prix),en quête de bonne conscience et de l’alibi compassionnel que lui fournissent à peu de prix, l’écologie politique et la transition énergétique. »(2)

 

La Franc-Maçonnerie spiritualiste, traditionnelle, en particulier celle qui pratique le Rite Ecossais Ancien et Accepté, offre à l’homme de réveiller sa conscience intérieure, de la faire croître en lui, dans un cadre temporel, sans renié l’héritage transmis par les anciens dans un contexte d’amour fraternel, où l’individu trouve alors sa place dans un universel harmonieux.

 

Cette vieille dame de 300 ans qu’est la Franc-Maçonnerie apparaîtra alors vêtue d’une étonnante jeunesse, d’une extrême modernité pour ses membres et tous ceux qui leur sont proches, ce peut-être un élan nouveau qui peut naître ou renaître dans le cœur des hommes soucieux de leur Liberté.

 

JF.

 

Citations : (1) et (2) extraits du livre de Charles Bernard Jameux  

 

A LIRE : Le dernier ouvrage de Charles Bernard Jameux : Franc-Maçonnerie : temps, mémoire, symboles chronique surréaliste et franc-maçonne. Editions Dervy Collection Pierre Vivante Préface de Jean-Pierre Lassalle. ISBN : 979-10-242-0199-3 Prix 14€

 

Note Biographique : Charles Bernard Jameux – Ecrivain, Poète a appartenu au mouvement surréaliste d’André Breton, initié à la Grande Loge de France il en fût un des grands dignitaires ayant occupé l’office de Grand Chancelier. De 1989 à 2001 il sera rédacteur en chef de la revue maçonnique Points de Vue Initiatiques. Il est directeur de la collection Pierre Vivante aux Éditions Dervy. Ses activités professionnelles ont été exercées au sein d’organismes publics : ORTF et SFP.

MODERNITÉ ET FRANC-MAÇONNERIE
NOTE EDITEUR

Connu pour ses travaux sur l’origine de la franc-maçonnerie spéculative dans l’ancien « art de la mémoire », Charles B. Jameux revient tout d’abord sur les étapes de sa recherche : une jeunesse troublée par une généalogie familiale délibérément opaque, une adolescence marquée par l’adhésion au mouvement surréaliste d’André Breton, une découverte à 34 ans de la franc-maçonnerie. Cette dernière apportera bientôt à l’auteur, dont l’interrogation majeure est la relation de l’homme au temps, une réponse éclairante : la voie du franc-maçon, désormais orientée vers la mise en oeuvre du vrai, du bien et du beau, repose principalement sur la dimension d’universel et d’intemporel en germe dans chaque individu.

Mais cette quête, pour ne pas rester lettre morte, dépend du recours à la méthode propre à la franc-maçonnerie, le symbolisme. Cet examen conduit donc Charles B. Jameux à retracer l’histoire de l’apparition des symboles maçonniques. Écartant clairement toute fi liation historique directe depuis l’Antiquité, l’auteur rattache le symbolisme maçonnique à l’ésotérisme traditionnel, mais en le distinguant bien, preuves datées à l’appui, de la première apparition documentée connue d’un symbole purement spéculatif, le temple de Salomon.

Celui-ci apparaît en 1637 en Écosse, mentionné dans le « Mot du maçon », dans le milieu calviniste presbytérien. Le mystère des origines culturelles et historiques de la maçonnerie moderne se dissipe ainsi peu à peu.

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