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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
VIVE LE SACRÉ !

VIVE LE SACRÉ !

 

L’initiation Maçonnique fait référence à une succession d’Alliances, l’une d’entre elles est l’alliance avec les hommes en recherche de la vertu. La pratique des vertus qui élèvent l’homme vers plus de spiritualité  en lui et dans la société.

 

Cette évolution, transmutation patiente, ce gravissement marche après marche vers le sommet de la montagne immaculée, l’ascension des barreaux de l’échelle mystérieuse se potentialise dans un espace sacré, loin de l’agitation matérialiste.

 

Cette hiérophanie, cette manifestation du sacré est sous nos yeux, il suffit de les ouvrir de faire tomber le voile. La Franc-Maçonnerie agit comme un hiérophante, c’est à dire « un prêtre » qui nous initie aux mystères du sacré, ce prêtre est le rituel maçonnique. Le sacré est donc à portée de notre volonté, sa manifestation nous entoure, il suffit de pousser la porte des temples qui ne sont pas, que des temples de pierre, il suffit de s’arrêter le cœur battant, le cœur ouvert, les yeux tournés vers la voûte étoilée ou au centre d’une forêt pour écouter le murmure du vent qui chante dans les géants verts qui montent vers les cieux.

 

Tout espace peut devenir sacré, il suffit de le faire sacré. Le plus bel espace sacré, le plus infini est en nous il suffit de réveiller, de le mettre en vie, d’en tracer le tableau de l’Occident à l’Orient, de la périphérie vers le centre. De faire monter le sacré, pour faire régner en nous et dans notre société les forces de l’esprit, mais surtout celles du Cœur.

 

JF.

 

Le texte ci-dessous proposé à notre réflexion par Claudius exprime avec d’autres mots l’importance du sacré dans notre vie.

 

Y'a plus rien de sacré!


À un moment, j’ai cru que le monde évoluait vers une vision renouvelée de la spiritualité. Mais j’entretiens, depuis, de sérieux doutes à ce sujet... Entre le terrorisme des intégristes et le délire des sectes, on voit mal comment une nouvelle spiritualité pourrait émerger. Pourtant, les intégrismes et les sectes, ce n’est pas le pire.


Le pire c'est, selon moi, la disparition quasi totale du sacré dans nos vies. Pour plusieurs, plus rien d’autre n’existe que le profane : le monde matériel, l’explication matérialiste. Tous les phénomènes se trouvent ramenés au plus simpliste, dans le style: la pensée n’est que l’effet combiné du cerveau et du système nerveux : l’amour, une pulsion instinctive : la conscience, le produit de l’interaction des neurones... Et plus l’explication d’un phénomène est sans envergure, plus on est porté à la trouver juste!

C’est au point où cette vision matérialiste et profane de la vie, des êtres et des choses finit par susciter chez ceux que la question du sacré intéresse encore une certaine gêne, voire la peur du ridicule.

Et pourtant, c’est le sentiment du sacré qui donne un sens à la vie. Sans lequel les souffrances, les épreuves, les échecs paraissent n’avoir aucun sens : le vécu débouche inexorablement sur la vieillesse – quand on s’y rend – et la mort. Il faut dire ce qui est: la vision matérialiste finit mal!

Le sentiment du sacré ne fait pas appel à la foi religieuse – bien qu’il ne l’exclut pas, cela va sans dire! – mais à l’intuition. Le sacré, c’est l’intuition d’une dimension de la vie, des êtres et des choses, qui se trouve au-delà du profane; ou, pour ainsi dire, caché dans la matière. L’expérience du sacré se traduit par un sentiment de respect et d’amour pour la vie, les êtres et les choses : par un sentiment de participation à quelque chose qui me contient et qui me comprend – au sens où on est compris dans le Tout. Comme l’air que nous respirons sans y penser, le sacré pénètre tout : la vie, les êtres et les choses.

Il ne s’agit pas d’ajouter le sacré en soi et dans le monde puisqu’il s’y trouve déjà, mais simplement de le dévoiler... Comme si on retirait les voiles qui le recouvrent, qui empêchent d'en prendre conscience. La démarche n’est donc pas additive mais soustractive. Et pour ce faire, il faut réduire le plus possible, rendre transparentes les représentations mentales négatives qui font écran au sacré.

Il y a aussi – j’allais l’oublier, est-ce possible! – la voie de la souffrance. Avoir subi un accident, vivre handicapé, avoir vécu un grand malheur et le porter en soi: une perte, un deuil... Une souffrance qui ouvre l’être, le rend plus réceptif, plus attentif à lui-même et aux autres. Je me demande parfois s’il ne faut pas être alcoolique et faire partie des A.A. pour commencer à être sensible au sacré. Et pourtant...

... le sacré est partout: comme l’air que nous respirons sans y penser. Le sacré pénètre tout : la vie, les êtres et les choses. C’est du moins ce que je crois.

VIVE LE SACRÉ !

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GE 21/09/2017 20:08

Nous nous trompons si nous attendons que le monde change autour de nous, comme si on devait attendre un signe de sa part. Comme si on pouvait changer miraculeusement via une sorte d'effet de groupe. Non, ce changement est en nous-même et seulement en nous-même. Malgré tout, il est logique de penser que si nous nous améliorons alors ce monde sera un petit peu meilleur aussi.

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