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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
Cicéron

Cicéron

VALEUR ET VERTU

 

Cela vaut bien quelques lignes, notre société fait la part belle aux valeurs avec souvent beaucoup d’emphase et peu de respect. Elle oublie de se poser la question de la grandeur de ces valeurs misent en avant dans trop de discours et de débats sans suites.

Quant aux vertus, pire à la Vertu, le mot semble tombé dans l’oubli, il semble faire peur, est-ce son association au courage qui fait vraiment peur, la « clientèle » pour la pratique de la Vertu semble réduite !

Voilà deux mots polysémiques, surtout le mot valeur dont l’étymologie est à rechercher dans le verbe latin Valere étant être fort, démontre une action, non pas une action du CAC 40. Mais la mesure de ces actions petites et grandes qui créent le mouvement de la vie vers le bien, une action qui malheureusement n’est pas appréciée à sa juste valeur. Les stoïciens avaient une haute idée du bien moral, qu’il considérait comme la valeur suprême capable d’assurer l’ataraxie la paix de l’âme.

Ainsi une femme ou un homme qui travaille à ancrer en lui de hautes valeurs morales et les pratiquer peut-il être qualifié de vertueux. On peut jouer sur les mots ou avec les mots, en l’occurrence le mots valeur s’y prête bien, on peut lui adjoindre une quantité d’adjectifs, ce n’est pas le but. Simplement l’on observe que les valeurs sont relatives dans le temps et l’espace ainsi que suivant les circonstances de la vie, l’état de guerre le démontre bien aujourd’hui, les valeurs morales humaines sont mises à mal. Le meilleur et le pire peut se dissimuler derrière le mot valeur. Tel homme mettra en valeur ses apparences pour tromper les autres, tel autre cherchera toujours en conscience le meilleur de ses valeurs pour les mettre au service des hommes ses frères.

Les valeurs réelles et vraies se discernent dans l’action qui confirme celles-ci. Les valeurs fictives sont comme des papiers qui s’envolent au premier vent contraire, elles ne sont qu’apparences.

Que penser de la valeur sentimentale des choses, elles sont comme des bijoux que l’on aime pour le souvenir qu’ils nous rappellent, plus en rapport avec l’esprit qu’avec la matière. J’en arrive aux valeurs morales, les plus belles des valeurs. Elles ne restent pourtant que des normes théoriques en l’absence de pratique, elles doivent être complétés par l’éthique de l’action.

Les Francs-maçons sont attachés aux valeurs morales universelles, ces valeurs portées par toutes les traditions respectueuses de l’homme et de la nature. C’est un premier pas de le dire, de l’affirmer, de le défendre, c’est mieux de faire autour de ces valeurs morales un centre d’union fraternel. L’on est loin des valeurs du CAC 40 !

Autour de ces valeurs morales se rassemblent les hommes qu’ils soient riches ou pauvres du moment qu’ils sont vertueux c’est -à-dire qu’ils aspirent à leurs pratiques. Nous l’avons dit valeur vient du latin valere être fort, vertu vient du latin virtus force morale, courage. Dans vertu, je vois la femme ou l’homme vrai et courageux en toute circonstance Emerek. Cet homme va humblement jusqu’à l’excellence du don c’est-à-dire le sacrifice de la mort pour défendre la morale, dans la dignité. La Franc-maçonnerie exprime la vertu à l’action dans ses grades chevaleresques. J’irais jusqu’à dire que la Franc-maçonnerie a cette force, ce pouvoir de perfectionnement de l’homme ordinaire pour en faire un homme presque vertueux s’il est de bonne volonté assidu et persévérant au travail. Une conversion s’opère en l’homme qui le conduit à la prise de conscience des valeurs morales fondamentales qu’il doit pratiquer. « Faire tout le bien… »

Les valeurs morales sont en l’homme, qui a le devoir de les découvrir, des pratiquer de s’élever dans un processus scalaire qui le mène de la pratique des petites vertus aux plus grandes, des vertus cardinales aux vertus théologales.

Les rituels maçonniques contiennent des messages simples, qui sont des guides pour un art de vivre, une vie bonne, ils précisent par exemple simplement que la vertu : « Est une ferme disposition de l’âme à fuir le mal et à faire le bien. » Quoi de plus simple en apparence pour l’homme courageux qui a reçu le premier mot de maçon entre les colonnes du temple, tout dépens de lui. Il peut essayer d’être vertueux, de pratiquer cet art de vivre royal !

Cicéron l’humaniste voyait dans la vertu : « Une constante disposition à bien faire et à suivre la raison. » J’aime bien la pensée modeste de Cicéron, chez lui pas de grandes théories, mais une pratique réaliste, qui néanmoins oblige constamment au jugement, à la réflexion (c’est ce que l’on demande aussi au Maître Maçon), il pratique l’exercice de l’assentiment, humblement la pratique de ce qui est possible pour l’homme, du meilleur possible, du convenable, avec la volonté de bien faire. « Le convenable est ce qui est accompli de telle sorte que l’on puisse en donner une justification probable. » (Cicéron De finibus III, 58)

Une démarche humaniste qui permet la pratique des vertus sans mysticisme, à hauteur de l’homme simple, normal désireux de faire le bien. C’est peut-être pour cela que Stefan Zweig qualifia Cicéron de « premier avocat de l’humanité. », il devient sous sa plume un symbole de l’universalisme et de la lutte contre toutes les dictatures. (Stefan Zweig Cicéron entre nouvelle et biographie Éditions Payot). La pratique de la vertu chez Cicéron comme une normalité, n’en n’est pas pour autant amoindrie dans sa force. La preuve il insistera sur l’exemplarité de cette pratique qui permet à l’homme de se construire en pratiquant les vertus. Ainsi, Cicéron, comme l’initiation maçonnique prône une pédagogie de la vertu. Une pratique pour l’amélioration, le perfectionnement de soi, mais aussi la pratique de l’amour des hommes qui est chez Cicéron à la fois philia et agapae. Pour Cicéron pratiquer la vertu est une gloire pour l’homme. Aujourd’hui dans notre société du paraître la gloire est trop souvent assimilée à la célébrité, on recherche la gloire pour la gloire. Alors qu’il faudrait lui adjoindre comme Cicéron la vertu, cela éviterait les déviances de l’ego, ce pourrait être une recommandation pour les hommes en général et les hommes politiques en particulier.

« Car bien que la gloire ne renferme rien de très désirable, elle accompagne cependant la vertu comme son ombre. »

 (Cicéron Tusculanes I, 109)

Pas de grandes théories pour Cicéron, mais une conscience des valeurs humanistes universelles et une pratique simple de la vertu à hauteur d’homme au service de la cité.

                                            Jean-François Guerry.

VALEUR VERTU
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Publié le par Jean-François Guerry
Christian Bobin image Le Parisien

Christian Bobin image Le Parisien

« La Grande Vie » de Christian Bobin.

 

Christian Bobin n’est plus il est parti vers la lumière de ses étoiles à 71ans.

Pour ceux qui ne connaissait pas Christian Bobin, il était un passeur et un porteur de lumière, vous savez celui qui est à la porte et qui vous ouvre en souriant, avec respect et pudeur. Il y avait dans ses yeux tant de lumières pour nous soutenir. Il nous offrait ses mots ciselés avec la force de son cœur.

Bobin, même quand il connu la gloire, il resta accoudé sur le rebord de sa fenêtre dans la ville du Creusot qui l’a vu naître. C’est peut-être, dans les ténèbres des mines de charbon qu’il voyait mieux les yeux des hommes briller de mille feux. Il ne menait pas la grande vie, il voulait simplement rendre la vie plus grande, plus belle, plus infinie, plus vraie, pour tous. Il cherchait la grandeur cette vie qui prend sa source dans les collines du cœur. « Ce qui manque à ce monde, ce n’est pas l’argent. Ce n’est même pas ce qu’on appelle « le sens ». Ce qui manque à ce monde c’est la rivière des yeux d’enfants, la gaieté des écureuils et des anges. » (1)

La Grande Vie de Bobin, est le message bouleversant du réel. Les mots d’amour légués aux hommes et aux femmes, à la nature. Cet homme était la douceur et la gentillesse de la révolte. Il était une incarnation de celui qui semblait avoir vu les territoires inconnus et lointains de la beauté et y avoir laissé une partie de lui-même pour témoigner sa vie entière, pour nous donner un message d’espérance et d’amour fraternel. « La bouche de la lecture est entrouverte. Elle boit le petit lait du ciel. Les hommes regardent les femmes et ils en perdent la vue. Les femmes regardent les mots d’amour et elles y trouvent leur âme. » (2)

On veut toujours comme une folie grandir pour dominer, vaincre pourquoi ? « Pourquoi grandir puisque enfants nous touchions déjà le ciel de nos petites mains d’argile rose ? » (3)

J’ai toujours pour ma part été ému, émerveillé par les petites mains des nourrissons, puis celles des enfants qui viennent lentement se nicher dans les nôtres, comme pour se protéger avant de nous montrer les oiseaux dans le ciel.

Avec Christian Bobin l’on trouve dans le recueillement de sa lecture une force de vie, des sourires à la vie au milieu de nos drames.

« Elle souriait. Elle avait perdu un enfant il y a de ça quelques années, en vérité il y avait une seconde : le cœur ignore le temps. » (4)

L’écriture de Bobin est comme un rayon de lumière intérieure qui vient du cœur, qui cherche la sortie, se faufile sous notre porte, illumine notre visage, y creuse les rides du sourire fait de nos joues des pommes d’amour rougissantes. La lumière, oui, c’est ça la sève de la vie de Bobin, un jeu de lumière « Connaissez-vous la différence entre un écureuil et un saint ? Il n’y en pas. Les deux font provision d’une lumière qu’aussitôt ils oublient. » (5)

On ne peut pas évoquer Bobin et sa lumière, sans le relier à Pierre Soulages qui a rejoint lui aussi récemment la grande lumière celle qui illuminé l’œuvre de sa vie. Bobin a consacré un recueil au peintre des Outrenoirs après sa rencontre à Sète. Dans « La grande vie » il écrit : « Soulages envoie toute la peinture à la brocante. » (6)

Pour moi, Bobin écrit et parle de la lumière, cette lumière qui est derrière dissimulée derrière le voile des apparences. Quand nous la découvrons, elle nous parle, comme à tous les hommes : « Tiens, puisque tu me vois, puisque tu me prêtes attention et que tu aimes, c’est que tu es vivant. » (7)

Pami tous nos voyages, celui vers la lumière est sans aucun doute, le plus difficile, le plus sinueux, mais aussi le plus beau, le plus intense. Ce voyage est élan, essor du cœur, ivresse de la vie. « Le papillon monte au ciel en titubant comme un ivrogne. C’est la bonne façon. » (8).

Les mots de Christian Bobin, sont comme les flammes des anges, ils flottent dans l’air, dans la lumière du soleil au-dessus des pages du livre ouvert. On les voit quand on relève la tête obstinément à la recherche des étoiles. Ces mots nous donnent la possibilité incroyable, miraculeuse de parler avec cette lumière qui brûle toutes les écorces sans consumer notre cœur flambeau éternel.

Nous sommes comme des enfants devant leur gâteau d’anniversaire soufflant sur ces bougies magiques qui ne s’éteignent jamais, nous crions alors la joie qui est dans nos cœurs.

« Vous mourrez tous, dit Homère. Vous mourrez d’un trait de javelot ou d’une rupture d’anévrisme, sur un sol étranger ou dans une chambre d’hôpital. Et tous, sans exception, l’ange qui efface les fautes posera sa main sur vos fronts en sueur, vous aidera à entrer dans le soleil à l’heure dite. » (9)

Christian Bobin nous a quitté discrètement, comme il a vécu. Loin des lumières artificielles, mais j’en suis sûr le cœur toujours pur et lumineux, ce cœur qui monte lentement comme l’encens vers la voûte étoilée.

J’ai choisi de lui rendre cet humble hommage en parcourant son recueil : « La grande vie » dont François Busnel disait : « Il y a bien plus dans ce magnifique et bouleversant recueil que dans nombre de traités de philosophie. »  

Au revoir Monsieur Christian Bobin et merci…

                                            Jean-François Guerry.

de 1 à 9 extraits du recueil : La grande vie de Christian Bobin.

PS : Je n’ai pas lu tous les livres de Christian Bobin, c’est une chance je vais pouvoir le faire, voici ceux que j’ai eu le bonheur de lire et relire.

 

La Muraille de Chine : « Le sommet de la vie, veux-tu que je dise ce que c’est ? C’est d’écrire une lettre d’amour, sentir le feutre appuyer sur le papier, et voir le papier s’ouvrir à une nuit plus grande que la nuit. » Éditions 4 yeux- 2019.

Une petite robe de fête : « Celle qu’on aime, on la voit s’avancer toute nue. Elle est dans une robe claire, semblable à celles qui fleurissaient autrefois le dimanche sous le porche des églises, sur le parquet des bals. Pourtant elle est nue- comme une étoile au point du jour. À vous voir, une clairière s’ouvrait devant mes yeux. À voir cette robe blanche, toute blanche comme du ciel bleu. Avec le regard simple, revient la force pure. Éditions Folio Gallimard – 1991.

 

Geai : « Geai était morte depuis trois mille cent quarante-deux jours quand elle commença à sourire. » Éditions Nrf Gallimard – 1998.

 

Pierre : « Je me moque de la peinture. Je me moque de la musique. Je me moque de la poésie. Je me moque de tout ce qui appartient à un genre et lentement s’étiole dans cette appartenance. Il m’aura fallu plus de soixante ans pour savoir ce que je cherchais en écrivant, en lisant, en tombant amoureux, en m’arrêtant net devant un liseron, un silex ou un soleil couchant. Je cherche le surgissement d’une présence, l’excès du réel qui ruine toutes les définitions.

Je cherche cette présence qui a traversé les enfers avant de nous atteindre pour nous combler en nous tuant. » Éditions Nrf Gallimard- 2019.

Ressusciter : « Il y une étoile mise dans le ciel pour chacun de nous, assez éloignée pour que nos erreurs ne viennent jamais la ternir. » Éditions Folio Gallimard- 2001.

LA GRANDE VIE DE CHRISTIAN BOBIN

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Le DROIT HUMAIN engagé pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes
 
Violence-femmes
La violence à l’égard des femmes est présente dans toutes les sociétés du monde, dans toutes les cultures, dans toutes les religions, à tous les niveaux de revenus et d’éducation. Une femme sur trois dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles.
 
Cette situation est d’autant plus intolérable que nous disposons depuis 2011 d’un outil puissant pour lutter contre ce fléau. Il s’agit de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Cette convention est le premier instrument international juridiquement contraignant ouvert à tous les pays du monde, qui prévoit un ensemble complet de mesures pour prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.
 
En outre, cette année, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté un nouveau programme de développement durable qui, pour la première fois, comprend des objectifs et des indicateurs spécifiques pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes.
 
Au-delà de notre pays, nous pensons plus particulièrement cette année aux femmes victimes de viols pendant les conflits, à la population iranienne en lutte pour la démocratie et contre le patriarcat religieux, aux femmes afghanes privées de leurs droits.
 
Partout où ils se trouvent les francs-maçons de la Fédération Française du DROIT HUMAIN, dans la continuité de l’action entreprise par Maria Deraismes et Georges Martin, s’engagent contre ces violences et le respect de la dignité humaine.
 
Le Conseil National de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN
 
 
https://arretonslesviolences.gouv.fr
 
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Publié le par Jean-François Guerry
DE L’ESTIME DE SOI MÈNE À L’ESTIME DES AUTRES

DE L’ESTIME DE SOI MÈNE À L’ESTIME DES AUTRES

 

Pour se construire, il faut se connaître s’estimer avec ses parts de lumières et ses parts d’ombre. S’estimer, se peser, s’éprouver c’est la voie pour une vie bonne pour soi-même et pour autrui. C’est tailler sa pierre, la polir la mettre en rapport avec sa destination l’insérer dans une société aux institutions justes. Donc promouvoir la justice, est un devoir.

Faut-il agir dans le monde avec des raisons bien établies, en quelque sorte hiérarchiser ses actions ? Ou au contraire donner pour donner. Notre société de l’immédiateté laisse peu de place à la justesse de nos jugements, elle privilégie les relations courtes, on zappe, on jette, on change, on oublie, on passe à autre chose. L’amitié se réduit aux réseaux sociaux, la fraternité à des moments de solidarité, pas d’amour inconditionnel. Paul Ricœur pense que nos relations avec autrui sont soumises à la réciprocité, rien ne serait gratuit ? On donnerait pour recevoir. Emmanuel Levinas croit lui au don inconditionnel. Ce n’est pas si simple ! Kant introduit la notion de devoir envers l’autre : «  Agis toujours de telles façons que tu traites l’humanité aussi bien que ta personne que dans celle de tout autre, toujours en même temps comme une fin et jamais comme un moyen », par pure raison.

Le respect de l’autre dans son humanité, s’oppose souvent à la spontanéité des relations humaines, savoir s’exercer à la lenteur de la sagesse pure est un exercice spirituel, une ascèse spirituelle. C’est prendre conscience de la complexité des situations donc que toute nos décisions, nos jugements doivent se soumettre au temps et à l’espace.

L’initiation maçonnique, doit nous permettre de parvenir à l’héxis aristotélicienne cet habitus spirituelle ou éthique du bien, du beau, du bon, du vrai qui caractérise la vie réelle, à ne pas confondre avec l’habitus corporel qui vise à soigner simplement son apparence, par exemple sa démarche et ses attitudes jusqu’à l’arrogance des princes, une sorte de Césarisation aurait dit Marc Aurèle, en clair soigner le paraître au détriment de l’être. C’est travailler sur son être intérieur, par des exercices pratiques, lui permettant d’atteindre une éthique, cette éthique si proche de la morale, mais dont elle est une forme aristocratique dans le sens de plus élevée. Une éthique fondamentale, présente chez Aristote à l’inverse de Kant qui considère l’éthique comme un devoir.

Il est à mon sens intéressant de rapprocher la conception de la morale et de l’éthique chez Paul Ricœur avec l’initiation maçonnique, dans le sens de la construction d’une morale, qui impose la pratique des vertus (petits v), comme potentialité d’accès à la Vertu. (grand V). La théorie de Ricœur en résumé, il voit dans la morale le respect de normes et dans l’éthique, deux éthiques une antérieure et une autre postérieure à la morale : « Montrer comment nous avons besoin d’un concept ainsi clivé, dispersé de l’éthique, l’éthique antérieure pointant vers l’enracinement des normes dans la vie, et dans le désir, l’éthique postérieure visant à insérer les normes dans des situations concrètes. » La réalisation de ce triangle conduisant à l’autonomie du sujet, la réalisation de sa capacité de jugement, la mise au jour de sa potentialité de perfectionnement menant à l’estime de soi, non pas seulement pour soi, mais par respect des autres, pour les autres. C’est la défense de la justice et de la dignité humaine.

C’est là qu’intervient la praxis de l’héxis, l’exercice du bien, la pratique des vertus par préférence aux vices. La construction d’une éthique qui aboutit au bien vivre, à la vie bonne et qui donne du sens à la vie. On discerne la sagesse pratique dans le Soi-même comme un autre de Ricœur. La pratique maçonnique est propice à la régularité morale par la lenteur initiatique, le maintien de soi à travers le temps, la conservation de son identité morale nommée par Ricœur ipséité, différente de l’identité physique nommée mêmeté.

La connaissance et le respect de soi-même comme autrui nous oblige à être à la fois sujet et législateur dans la société (cela se traduit par les comités d’éthique). Le Franc-maçon qui a appris la maîtrise de ses passions exercé sa faculté de jugement devient naturellement un défenseur de la justice et de la morale, pour lui-même et les autres ; mais cela n’est possible que dans le cadre d’institutions justes, d’état de droit, c’est pour quoi dans l’honneur il fait allégeance aux lois et institutions de son pays et défend toujours l’état de droit. Cet état qui n’est altéré que par l’état de guerre qui abolit la morale, ou encore les dictatures et tous les extrémismes qu’ils soient politiques ou religieux.

Le dialogue est un exercice spirituel fondamental hérité de Socrate, mais aussi d’Aristote dans ses éthiques à Nicomaque et Eudème, qui ne sont rien d’autre qu’un va et vient entre la Vertu et les vertus, avec la prise de conscience que toutes les vertus partagent ensemble la médiété, qu’elles reçoivent leurs substances, ne se nourrissent que dans la pratique et non la théorie, seul moyen d’éviter la naissance de la vanité. En Grèce, on trouvait les amis de la sagesse dans les gymnases plus que dans skolés, c’est-à-dire à l’exercice, comme on trouve les Francs-maçons à l’œuvre dans leur loge lieu propice au partage. Plus Sénèque écrivait à son ami Lucilius, plus il l’inclinait à la pratique des vertus, plus il changeait lui disant ainsi : « Je le sens mon cher Lucilius non seulement je me corrige, mais je deviens autres. »

La difficulté est double d’abord de passer de la norme, de la Vertu à la pratique des vertus et à leur exercice ; mais aussi de se construire une éthique en permanence. Seule la fraternité semble être capable de résoudre ce problème, la justice doit s’associer en permanence à l’amour de l’autre, du proche mais surtout du lointain.

En résumé nous passons du désir du bien moral éthique antérieure, au bien moral la norme fondamentale, à la praxis l’éthique postérieure l’application. C’est d’abord le désir de l’Un juste et bon, puis l’approche de la Connaissance de l’Un de sa contemplation, et enfin la praxis postérieure adaptée à la singularité des situations.

 

                                                     Jean-François Guerry.     

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 RECENSION : TREIZIÈME CAHIER DE L’ALLIANCE Le banquet une éthique de la joie et du partage. Part III-

 

 

 

 VIENT DE PARAITRE-

 

Le banquet

une éthique de la joie et du partage

 

La nourriture contient l’incroyable merveille sensorielle du monde. Elle est indissociable de la vie mais on mange vraiment, seulement dans le partage.

Le monde naît dans le banquet !

 

Dans ce numéro, les auteurs nous invitent tour à tour à la table de l’antiquité gréco-romaine où les formes du banquet sont très ritualisées, à celle des récits bibliques, expérience de communion davantage que de consommation, en passant par la table de Gargantua et celle de la Renaissance, avant d’arriver à nos agapes fraternelles.

« Partager le pain et le sel », c’est par cette expression qu’on rappelle que les Frères se sont réunis pour les agapes. La forte charge symbolique de ces deux éléments, pain et sel, donne la pleine dimension de ce repas placé sous le signe de l’amour.

 

Et pour prolonger cette réflexion, il faut revisiter la vertu cardinale de tempérance, comme un écho au “toast du Tuileur“ qui appelle à « la sagesse et la modération dans l’usage des biens de ce monde ».

 

Au sommaire

 

Fred PICAVET,  Le banquet

Gaston-Paul EFFA, L’alliance sacrée avec la nature

François-Xavier TASSEL, Du banquet civique au banquet fraternel

Jean-Claude TRIBOUT, A la table de l’antiquité gréco-romaine

Richard BACIN, A la table de Rabelais

Jean DUMONTEIL, A la table des récits bibliques

Jeûnes et interdits alimentaires

Laurent QUIVOGNE, Abondance et sobriété

Jean DUMONTEIL, Méditation sur le pain, le sel, l’agape et la libation

 

 

 

« Cahiers de L’Alliance » n°13, Le banquet, Ed Numérilivre,

Paris, octobre 2022, 120 pages, 20 €. – abonnement un an, 3 numéros, 48 €.

 

 A commander sur   www.eosphoros.fr   ou   www.numerilivre.fr

 

 

 

Au rythme de 3 numéros par an, les « Cahiers de L’Alliance » sont édités par la Loge nationale de recherche de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.

 

Directeur de la rédaction : Jean DUMONTEIL  - Rédacteur en chef : Jean-Claude TRIBOUT

 

 

RECENSION : TREIZIÈME CAHIER DE L’ALLIANCE Le banquet une éthique de la joie et du partage. Part III-

 

 

Visiblement la rédaction du treizième Cahier de l’Alliance ne cède pas à la superstition et n’a pas hésité à associer le nombre treize au thème du banquet. L’on pense bien sûr à l’emblématique banquet de la Cène, mais pas seulement dans la mythologie nordique, l’on trouve aussi cette occurrence du nombre treize associée au banquet de Valhalla au royaume des dieux, ce lieu où repose les guerriers défunts. Lors de ce banquet le dieu de la guerre et du mal Loki (traduit aussi par Loge dans la tétralogie de Wagner !), dans un combat avec le fils d’Odin le dieu Baldr dieu de la Lumière, de la beauté et de l’amour le mis à mort. Pourtant le dieu Baldr tenait sa force de la cuisine préparée par les nymphes qu’elles avaient refusé de donner au dieu Loki.

Mais je m’éloigne un peu de cette recension du treizième Cahier de l’Alliance quoiqu’il y ait dans celui-ci beaucoup de nourritures pas seulement terrestres.

François-Xavier Tassel, consacre un article sur la faculté d’accueil du banquet, en effet la première chose que l’on fait après avoir ouvert sa porte au visiteur, à l’étranger c’est de la lui proposer de partager avec lui un repas. Parce qu’il faut « donner à manger à celui qui a faim et à boire à celui qui a soif. » L’auteur évoque la sédentarisation en relation avec la citoyenneté, les rituels communs qui sont propices à la convivialité. Il nous parle aussi de la « manducation » de Jean (Apo 10-8-11) s’alimenter de la Vérité.

Il termine son article par une réflexion que nous devons avoir me semble-t-il aujourd’hui sur notre destruction de la convivialité liée à notre manière prendre et non de partager nos repas. Cette modification alimentaire à commencé par le développement des fast-food, il fallait s’alimenter vite, seul, debout, en voiture pour se soumettre à des impératifs économiques et sociaux. Cette séparation, ce clivage s’accentue avec des modes alimentaires qui se transforment peu à peu en diktats. Il faut être végétarien, puis végétalien, puis végan, jusqu’à refuser de partager ses repas à la même table que des carnassiers, le banquet se communautarise à l’image de la société. Le banquet fini par séparer et non réunir.

Anselm Feuerbach- Le Banquet de Platon 1869 Staatliche Kunsthalle Karlsruhe (Allemagne)

 

 

 

 

 

Dans l’article suivant Jean-Claude Tribout nous rappelle la place des banquets de l’antiquité, qui n’étaient pas que des orgies. Il évoque le symposium, le Banquet de Platon, la table lieu des rencontres entre amis. L’auteur voit dans la table le lieu concret du vivre ensemble « sous la protection des dieux. »

La Cène Léonard de Vinci

Richard Bacin membre de la Loge François Rabelais et spécialiste du célèbre médecin écrivain nous convie à sa table. Un voyage gastronomique pour le corps et l’esprit avec Gargantua et Grandgousier qui n’ont pas de secret pour lui. Dans le « banquet thélémique » nous trouvons une alliance de la beauté et de la sagesse. Ce cheminement proposé dans les différentes sortes de banquets se fait à plusieurs niveaux de compréhension pour se terminer au « sommet de ce que représente le banquet : la cène divine tragédie… »

                                                     Jean-François Guerry.

À SUIVRE…

À LIRE : Le 13ème Cahier de l’Alliance.

Abonnement : GL-AMF – CAHIER DE L’ALLIANCE –

8, rue Gesnouin 92110 CLICHY.

3 numéros pour 48 €

Où chez : www.eosphoros.fr

Où chez Numerilivre : www.numerilivre.fr

 

VIDEOCONFERENCE


Serge LECLERCQ


Samedi 3 décembre 2022

10 heures





Histoires Chan,

histoires zen
 
 
 
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,

Nous avons le plaisir de te convier à la 2e vidéoconférence dans le cadre des VIIIes Rencontres de l'Académie Maçonnique Provence dont le thème général est :

 
Voies d'ici, voies de là :

rencontres d'ailleurs

Comme à l'accoutumée, cette vidéoconférence est ouverte à tous les Frères et Sœurs Maîtres de toutes les obédiences
  


Cette conférence aura lieu via ZOOM le samedi 3 décembre à 10 heures et nous recevrons
 
Serge LECLERCQ

GLDF


Histoires Chan, histoires Zen

Serge Leclercq, Franc-maçon de la Grande Loge de France depuis plus de 20 ans, a une formation de linguiste mais possède également des diplômes de littérature. Il est enseignant depuis l’âge de 22 ans d’abord en Collège puis au Lycée et à l’Université. Mais il a effectué sa carrière principalement en Asie. Une vingtaine d’années en Chine et une dizaine au Japon. Il sera Professeur de linguistique et littérature à l’Université du Yunnan, et plus tard, Directeur de l’Alliance française de Chengdu dans le Sichuan.

Ces régions lui offriront plusieurs opportunités. D’abord, il étudie le chinois moderne puis ancien. Il passera même un premier diplôme à L’INALCO (langues O) mais surtout, il se perfectionnera dans sa principale passion, les arts martiaux. En effet, il pratique depuis l’âge de 10 ans. Il a commencé par le Judo, puis le Karaté puis l’Aïkido. Dans cette discipline, il passe l’examen de ceinture noire, puis de moniteur fédéral et s’initie aux armes anciennes. En Chine, il a la chance de fréquenter de grands maîtres ayant pratiqué avant guerre et leurs disciples ancrés à la fois dans le présent et la tradition. Serge pratique quotidiennement et étudie systématiquement les différents styles (Boxe de Shaolin, armes anciennes, Taïchi chuan, Bagua, Xing Yi Chuan …), c’est-à-dire les styles externes et internes. Il passe également les diplômes qui lui permettront d’enseigner en France. Il fréquente aussi quelques médecins traditionnels pour connaître les bases de la médecine traditionnelle chinoise et du Qi Gong.

Puis, il décide de pousser la porte d’un temple bouddhiste chinois. Il est très bien reçu par le supérieur, Maitre Chun Fa qui lui enseignera la méditation chan et la lecture des sutra lors d’une mémorable retraite.

Il se fait beaucoup d’amis chinois et japonais, très entouré également de l’affection de ses étudiants.

La vie paraît paisible entre les cours à l’université, le Taichi, la méditation, l’étude des textes taoïstes et bouddhistes. À cela s’ajoutent la calligraphie et la musique (le luth).

Arrive le moment de rentrer en France. Un Maître japonais lui a demandé : « Pourquoi veux-tu étudier nos traditions ? N’y a-t-il pas d’enseignements semblables en Occident ? ». Sa première réponse a été : « Oui, on a eu ça dans le passé mais aujourd’hui on revient vers vous pour retrouver nos racines. ».

 
Revenu en France, Serge Leclercq se met à la recherche des racines occidentales souhaitant créer un pont entre traditions; Ce sera tout le sens de sa conférence...
 
 
 
 

 
N'hésite pas à diffuser cette invitation à tous les
Frères et Sœurs Maîtres de ton entourage.

 
Salutations très fraternelles,
Alain Boccard
Président



PS: Les ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence
sont toujours disponibles en cliquant ICI:

Marc Halévy, Construire Dieu, construire le monde, Préface de Jean-Jacques Zambrowski, Grand Maître honoris causa de la GLDF
Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie
Marc Halévy, Après la Modernité, quelle Franc-maçonnerie ?
Alain-Noël Dubart: La Franc-maçonnerie entre passé et avenir

Louis Trébuchet, Le désir des collines éternelles
Louis Trébuchet, Appel aux racines spirituelles du REAA
Jean-François Guerry, Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Publié le par Jean-François Guerry
ENTRE LES COLONNES
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ENTRE LES COLONNES

 

Quel est le mot ? Donnez-moi la première lettre. Veuillez placer la sœur le frère entre les colonnes.

Alors que je marchais dans la vallée de Josaphat, j’ai aperçu au loin les deux immenses colonnes de bronze à l’entrée du Temple. J’ai senti monter en moi une force immense, comme un torrent qui montait de la terre jusqu’au ciel. Cette hiérophanie, cette manifestation du sacré annonçait le passage du monde irréel au monde réel, du profane au sacré. J’avais jusqu’alors les yeux voilés l’esprit obscur, j’accédais soudain à un autre monde. Ce n’était que le commencement d’une grande aventure, celle de la vraie vie.

La puissance, la Force s’établissait en moi. Certaines manifestations du sacré sont plus ou moins intenses, les colonnes qui pénètrent dans la terre et s’élèvent vers le ciel sont le réceptacle des forces telluriques et célestes qui nourrissent les pommes de grenades jusqu’à répandent leur fluide rouge sang et leurs pépins sur toute la surface de la terre. Leurs pépins croissent et se multiplient à l’infini. Mes yeux dessillés voient tous les symboles du temple, je comprends peu à peu la Force des mythes, la signification des légendes. Mais surtout je prends conscience de la Force de l’esprit qui est en moi.

                                                     Jean-François Guerry.

Le Bronzier Hiram.

« 13 Salomon envoya chercher Hiram de Tyr ; 14 c’était le fils d’une veuve de la tribu de Nephtali, mais son père était Tyrien, ouvrier en bronze. Il était plein d’habileté, d’adresse et de savoir pour exécuter tout travail de bronze. Il vint auprès du roi Salomon et il exécuta tous ses travaux.

Les colonnes de bronze

« 15 Il façonna les deux colonnes de bronze ; la hauteur d’une colonne était de dix-huit coudées et un fil de douze coudées en mesurait le tour ; de même la seconde colonne. 16 Il fit deux chapiteaux coulés en bronze destinés au sommet des colonnes ; la hauteur d’un chapiteau était de cinq coudées et la hauteur de l’autre chapiteau était de cinq coudées. 17 Il fit des treillis- en forme de treillis, des festons- en forme de chaînettes, pour les chapiteaux au sommet des colonnes, sept pour un chapiteau, sept pour l’autre. 18a Il fit les grenades : il y en avait deux rangées autour de chaque treillis, 19b en tout quatre cents, 20appliquées contre le noyau qui était derrière le treillis ; il y avait deux cents grenades autour d’un chapiteau, 18b et de même l’autre chapiteau. 19a Les chapiteaux qui étaient au sommet des colonnes étaient en forme de lotus.21 Il dressa les colonnes devant le vestibule du sanctuaire ; il dressa la colonne de droite et lui donna pour nom : Yakin ; il dressa la colonne de gauche et lui donna pour nom : Boaz. 22 Les chapiteaux des colonnes étaient en forme de lotus. Ainsi fut achevé l’œuvre des colonnes.  

                           Bible de Jérusalem Premier Livre des rois 7 – de 13 à 22.

 

Les travaux.

« 15 Devant la salle, il fit deux colonnes longues de trente-cinq coudées que surmontait un chapiteau de cinq coudées. 16 Dans le Debir, il fit des guirlandes qu’il disposa au haut des colonnes et fit cent grenades qu’il mit dans les guirlandes. 17 Il dressa les colonnes devant le Hékal, l’une à droite et l’autre à gauche, et il appela Yakin celle de droite, Boaz celle de gauche. »

                  Bible de Jérusalem – Deuxième Livre des Chroniques 3- de 15 à 17.

ENTRE LES COLONNES

 

Le mot de maçon

« En effet, avec ce Mot du maçon donc l’existence est mentionnée dès 1637 (mais dont on ne connaîtra le contenu qu’en 1691 sous la plume profane du révérend Robert Kirk), on peut estimer que pour la première fois dans l’histoire, un symbole maçonnique spécifiquement spéculatif apparaît : ce sont les deux mots Yakin (ou Jakin) et Boaz empruntés à la Bible hébraïque (I, Rois , 7, 21) et qui désignent les deux colonnes situées à l’entrée du temple de Salomon. » (1)

Irriguer d’un flux d’infini le domaine du fini.

« Cette relation très étroite du roi Salomon à son œuvre, le Temple, fondée à la fois dans l’action et dans la théorie de la connaissance, nous semble représenter, dès l’origine, une dimension essentielle de la démarche maçonnique moderne. Saisir « les choses celées à l’intérieur des choses », n’est-ce pas là une autre définition du symbolisme maçonnique. » (2)

(1 et 2) Charles-Bernard Jameux Franc-maçonnerie : temps, mémoire, symboles. Chronique surréaliste et franc-maçonne. Préface de Jean-Pierre Lassalle Éditions Dervy Collection Pierre Vivante.

ENTRE LES COLONNES
7ème Salon Maçonnique
  • Du 26/11/2022 au 27/11/2022

     1 All. Jacques Chaban-Delmas Toulouse

© Item Toulouse

La 7ème édition du Salon Maçonnique de Toulouse réunit auteurs, dessinateurs et philosophes de renom autour du thème : « Transmettre et Reconstruire »

L’Institut Toulousain d’Études Maçonniques - avec le soutien de la Mairie de Toulouse, du Conseil Départemental de la Haute-Garonne, du Conseil Régional Occitanie et en partenariat avec les librairies Ombres Blanches (Toulouse) et DETRAD (Paris) - propose deux jours de rencontres et de réflexion.  

« L’objectif de ce salon bi-annuel est de donner à voir autre chose que les publications courantes des marronniers des news magazine qui en général dénigrent la franc-maçonnerie. Nous souhaitons montrer que les sujets qui nous unissent sont de grande actualité et que nous les traitons avec les meilleurs penseurs qu’ils soient philosophes, historiens, économistes, artistes ou sportifs »précise Gérard Soulier, Commissaire général du salon maçonnique de Toulouse.

Au programme : 

  • 11 conférences ou tables rondes,
  • des intervenants majeurs de la pensée contemporaine : Francis WOLFF, Yohann CHAPOUTOT, Olivier BETOURNE, Alain POLICAR...
  • le forum des Grands Maîtres des diverses obédiences maçonniques,
  • 2 expositions et une « conférence-musicale » de jazz pour clôturer l’événement. 
 

Ouverture du salon avec une Exposition « Trace de Liberté » de François Boucq à la Médiathèque José Cabanis – Pôle actualité.

Proposée par L’Institut d’études maçonniques de Toulouse, cette exposition autour de La liberté d’expression donne à voir les dessins d’audience du procès Charlie, et quelques autres œuvres des bandes dessinées de l’artiste.

7ème Salon Maçonnique :
Renseignements - Horaires - Tarifs

1 All. Jacques Chaban-Delmas31500 Toulouse
Dates et horaires : 
  • Samedi 26 Novembre 2022 de 9h à 19h
  • Dimanche 27 Novembre 2022 de 9h à 19h
Tarifs : 

Gratuit

Inscription, billetterie ou réservation : 
ENTRE LES COLONNES
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Publié le par Jean-François Guerry
Première de couverture un chant parmi les ombres de Pierre Tanguy

Première de couverture un chant parmi les ombres de Pierre Tanguy

MERCI À TOUS LES POÈTES

 

Quelques lignes, comme une pierre jetée sans pourquoi simplement pour faire des cercles dans l’eau. Quelques lignes à tous les poètes que j’ai lu et pas lu, à tous les poètes que je n’ai pas rencontrés et ceux que je n’ai pas reconnu.

À tous les poètes qui chantent dans des langues étranges et que je comprends, à leur amour pour la terre et les hommes, à leur quête de paradis éternel. Tous ces poètes dispersés qui se rejoignent en regardant la voûte étoilée, à tous ces rêveurs de cathédrales de lumière.

Merci à eux de faire de chaque jour un jour unique où le soleil se lève pour chasser inlassablement les ombres du cœur des hommes ; pour que l’amour fraternel triomphe.

À Pierre Tanguy celui du finis terrae :

-2-

Enfant, j’ai écouté ma grand-mère

Elle parlait de cimetière et d’enterrements

La mort n’était jamais un horizon lointain

 

Elle posait des glaïeuls sur la table de la cuisine

Elle ouvrait sa fenêtre

Et chantait des cantiques

 

Elle cheminait avec entrain vers les sanctuaires

Sous ses pas

Les herbes s’inclinaient

À son chant

Les fleurs des talus s’éveillaient.

 

Toutes les ombres s’effaçaient

Dans les sentiers bordés de noisetiers

 

Elle n’avait pas de doutes

Une terre promise l’attendait.

 

Pierre Tanguy –

 

J’avais la même grand-mère que Pierre Tanguy. Elle chantait avec les femmes dans l’église Saint-Pierre à Plougastel, elle chantait avec ma jeune cousine, qui revenait de temps en temps des îles lointaines et chantait en riant à tue-tête « aux ananas ! aux ananas ! » (1) ma grand-mère souriait. Je souriais aussi à côté, fier sur le rang des hommes. Nous mangions avec bonheur ce morceau de vie, il avait la saveur du gâteau de pâtisserie du dimanche.

                                                              Jean-François Guerry.

 

  1. Hosanna : hymne de joie.

Pierre Tanguy est un journaliste et écrivain originaire de Lesneven, il a vécu plusieurs années à Rennes et réside maintenant à Quimper. Le poème -2- est extrait de : Un chant parmi les ombres son 15ème recueil qu’il publie aux Éditions La Part Commune. Ce recueil est préfacé par François de Cornière un poète qui revendique son athéisme.

ISBN : 978-2-84418-385-9 sur 94 Pages 13€.

Laurier
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Laurier

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Publié le par Jean-François Guerry
MAÇONNOLOGIE ET INITIATION
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MAÇONNOLOGIE ET INITIATION

 

Cette courte réflexion, pour démontrer que ce que l’on appelle la maçonnologie, peut transformer l’initiation maçonnique en un corpus dogmatique, qui transforme la méthode symbolique en une collection de dogmes, faisant de la Franc-maçonnerie une sorte de science ayant une dimension historique, littéraire, philosophique. Une sorte de dissection tendant à individualiser chaque mot, chaque rituel, chaque cérémonie. Une analyse phénoménologique dégradant l’unité de l’initiation, on est alors bien loin du doute constructif qui ouvre le compas de l’esprit, de l’acquisition de la capacité du cogito ergo sum, ou du Sapere aude. Vous me répondrez avec justesse l’un n’empêche pas l’autre, connaître ses racines, son histoire n’est pas inutile pour vivre le présent et imaginer l’avenir. Mais si l’initiation est transmission elle l’est de savoirs mais surtout d’une méthode de construction par soi-même de son soi, de la Connaissance de son soi. Elle est théorie mais surtout pratique, elle n’est pas information, mais formation pour une application à soi-même et plus dans la société. Comme le dialogue n’est pas un cours magistral dont le but est de convaincre l’interlocuteur que l’on détient la vérité, mais une aide, une méthode pour qu’il la découvre par lui-même, pour lui-même.

La pratique du doute constructif, permet l’ouverture du compas de l’esprit, de se préparer à recevoir toutes les idées, sans les rejeter, sans préjugés, il nous faut les examiner par respect des autres et ensuite faire son propre jugement.

Qui n’a pas été confrontés lors de travaux de loge aux diktats ou oukases d’un impérator victorieux et sûr de lui, affirmant que son interprétation d’un symbole, d’un mot est la seule bonne, prenant les mots pour idées. Un puits de science maçonnique en quelque sorte, quelle chance de rencontrer un tel homme, plein de certitudes et de vérités ! Souvent ses travaux donnés en loge ne suscitent aucun commentaire, aucunes questions, aurait-il endormi son auditoire ? Son texte est-il incompréhensible ? Une chose est sûre il ne fait pas naître beaucoup d’émotions.

Bien sûr, il convient d’admettre que le symbolisme, n’est pas un syncrétisme débridé, où plus rien n’a de sens, où la contradiction est permanente. Il y a ce n’est pas scoop des symboles universels communs à toutes les traditions, ils sont représentatifs des vertus elles-mêmes universelles, les savoirs ne sont pas les ennemis de la Connaissance ; ils sont utiles et doivent être employés pour accéder à la Connaissance, mais ils ne sont pas la Connaissance.

Les symboles fussent-ils universels provoquent en nous des réactions différentes, et suscitent des interprétations différentes, ils vivent en nous, donc nous transforment, ils sont comme nous-mêmes en permanence en mouvement, comme les bâtons du pèlerin des soutiens initiatiques.

Les symboles universels nous renvoient au même, au semblable, ils ont en quelque sorte une carte d’identité, c’est leur message universel. Mais ils nous interrogent aussi qui suis-je moi ? Comment je me comporte face à ce message de l’universel, ou je me situe dans ce cosmos, comment je me comporte. Le symbole est à la fois une mêmeté et une ipséité, les deux étant indissociables. L’invariant de l’identité universelle du symbole, évité toute polysémie, tout syncrétisme abusif qui dénaturerait la Force du symbole, en même notre ipséité permet l’interprétation singulière du symbole, qui apparaît dès lors comme étant à la fois le même et autre pour nous. Ce qui est identique, c’est en quelque sorte le noyau du symbole, son cœur, mais chacun a aussi un cœur qui bat différemment en fonction des moments et des confrontations avec les choses, les événements, les mots qui évoquent des choses différentes, ou au moins dont la force du ressenti est différente.

Vouloir imposer, sa vision personnelle c’est confondre l’universel et le multiple. Vous l’avez compris, cette réflexion est partie inspirée par la lecture de Paul Ricœur dans : Soi-même comme un autre.

L’on discerne là l’équivocité de l’interprétation des symboles et de leur valeur pour chacun, ce n’est pas un écueil mais une Force ; la conséquence est que l’on ne se lasse pas en loge à l’écoute des planches données par des sœurs et des frères différents sur le même symbole, qui se révèlent êtres les mêmes et autres à la fois. Ce qui impose à mon sens le respect de l’autre, cette altérité qui est l’intime de l’autre. Ainsi je pourrais avoir décrypté les plus occurrences symboliques des rituels, si je ne l’ai pas fait avec l’œil qui lève le voile et aperçoit le réel, mon propos sonnera creux, il sera sans âme.

C’est pourquoi, me semble-t’il que les plus belles planches, les plus belles interprétations des symboles sont toujours celles qui font naître les émotions du conférencier. C’est quand ses mains tremblent, quand ses lèvres balbutient, c’est là, à cet instant magique que son être intérieur, son Maître secret nous parle et que la joie résonne dans nos cœurs. Il s’initie, et nous nous initions avec lui, on est loin de la science de la maçonnologie, nous sommes dans le monde réel et vrai.

 

                                                              Jean-François Guerry.

MAÇONNOLOGIE ET INITIATION
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LA SEMAINE SUR LA FRANC-MAÇONNERIE AU COEUR
Dimanche 13/11/2022 les Portes du sacré de Bernard Rio
LA SEMAINE SUR LA FRANC-MAÇONNERIE AU COEUR
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Lundi 14/11
Tournez votre regard vers la Lumière de JF GUERRY.

 

Chante aussi vidéo 

 

Poème Philippe Jouvert.

 

Tenue de Mare Nostrum
LA SEMAINE SUR LA FRANC-MAÇONNERIE AU COEUR
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Mardi 15/11

 

Anniversaire JF GUERRY
LA SEMAINE SUR LA FRANC-MAÇONNERIE AU COEUR
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JEUDI 17/11 

 

LA FRATERNITÉ À L'ÉPREUVE : JF GUERRY
LA SEMAINE SUR LA FRANC-MAÇONNERIE AU COEUR
Vendredi 18/11 et Dimanche 20/11

 

Recension : 13ème CAHIER DE L'ALLIANCE - Le Banquet une éthique de la joie et du partage- PART I et PART II. par JF GUERRY

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Publié le par Jean-François GUERRY
13ème CAHIER DE L'ALLIANCE

13ème CAHIER DE L'ALLIANCE

 

 

 

 VIENT DE PARAITRE-

 

Le banquet

une éthique de la joie et du partage

 

La nourriture contient l’incroyable merveille sensorielle du monde. Elle est indissociable de la vie mais on mange vraiment, seulement dans le partage.

Le monde naît dans le banquet !

 

Dans ce numéro, les auteurs nous invitent tour à tour à la table de l’antiquité gréco-romaine où les formes du banquet sont très ritualisées, à celle des récits bibliques, expérience de communion davantage que de consommation, en passant par la table de Gargantua et celle de la Renaissance, avant d’arriver à nos agapes fraternelles.

« Partager le pain et le sel », c’est par cette expression qu’on rappelle que les Frères se sont réunis pour les agapes. La forte charge symbolique de ces deux éléments, pain et sel, donne la pleine dimension de ce repas placé sous le signe de l’amour.

 

Et pour prolonger cette réflexion, il faut revisiter la vertu cardinale de tempérance, comme un écho au “toast du Tuileur“ qui appelle à « la sagesse et la modération dans l’usage des biens de ce monde ».

 

Au sommaire

 

Fred PICAVET,  Le banquet

Gaston-Paul EFFA, L’alliance sacrée avec la nature

François-Xavier TASSEL, Du banquet civique au banquet fraternel

Jean-Claude TRIBOUT, A la table de l’antiquité gréco-romaine

Richard BACIN, A la table de Rabelais

Jean DUMONTEIL, A la table des récits bibliques

Jeûnes et interdits alimentaires

Laurent QUIVOGNE, Abondance et sobriété

Jean DUMONTEIL, Méditation sur le pain, le sel, l’agape et la libation

 

 

 

« Cahiers de L’Alliance » n°13, Le banquet, Ed Numérilivre,

Paris, octobre 2022, 120 pages, 20 €. – abonnement un an, 3 numéros, 48 €.

 

 A commander sur   www.eosphoros.fr   ou   www.numerilivre.fr

 

 

 

Au rythme de 3 numéros par an, les « Cahiers de L’Alliance » sont édités par la Loge nationale de recherche de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.

Directeur de la rédaction : Jean DUMONTEIL  - Rédacteur en chef : Jean-Claude TRIBOUT

RECENSION : TREIZIÈME CAHIER DE L’ALLIANCE- LE BANQUET- Une éthique de la joie et du partage. PART -II-

 

À la suite de l’avant-propos de Fred Picavet le Grand Maître de la GL AMF, qui met l’accent sur le premier rôle du banquet son essence le Partage. Car après-tout l’on peut manger pour manger, sans se sustenter c’est-à-dire chercher des forces dans la nourriture qui soient au-delà du physiologique, c’est alors manger seul, sur le pouce, sur son seul pouce un sandwich qui réduit la nourriture à sa seule matérialité et dont une des formes modernisées est le hamburger. Les amateurs de cette nourriture, se précipitent l’un derrière l’autre, chacun regardant le dos et les pieds de l’autre en file silencieuse pour recevoir comme des bêtes leur ration. Au mieux le regard plongé sur leur smartphone s’inquiétant de la qualité du WIFI, une mauvaise réception les obligerait à parler aux autres, à dialoguer, à faire partie de la communauté humaine. « Celui qui ne parle pas à un homme, ne parle pas à l’homme. Celui qui ne parle pas aux hommes ne parle à personne. » Antonio Machado – Poète espagnol.L’homme qui mange en ne voyant que les bouts de ses doigts, ne participe pas au banquet fraternel.

Gaston-Paul EFFA, lui nous parle à propos du banquet, des repas pris ensemble, en famille, avec des amis, c’est tout autre chose…Il discerne dans ces banquets « Une Alliance Sacrée avec la nature. » Le banquet devient alors une célébration, un rite initiatique. Son article commence par ces mots : « On mange pour la naissance, on mange pour la mort…on mange pour les initiations. »

Manger nous rappelle Gaston Paul EFFA est lié avec un événement, on ne se rappelle pas du sandwich anonyme avaler, on se rappelle du repas partagé avec ses parents, ses amis, ses sœurs et ses frères. La saveur de ces banquets est sublimée par les mots échangés, les rires, les joies, les paroles des convives. Gaston Paul EFFA souligne que ces banquets nous relient aux autres à la nature. Imperceptiblement ce ne sont pas nos sens, mais notre esprit qui conduit, quand le soleil brille ou quand les étoiles illuminent le ciel à sortir pour manger, pour communier avec la nature c’est un des messages de Gaston-Paul EFFA.

Il nous incite à ne pas négliger la simplicité des repas partagés, ne pas négliger non plus notre corps porteur de notre esprit qui élève notre âme. Partager le repas, en faire un banquet, éviter qu’il ne devienne qu’une simple pause, un intervalle au milieu du travail qu’il faut réduire absolument. Cela me fait penser au lecteur qui avale les mots de son livre, de ce livre qui jamais ne lui fait lever les yeux, il mange il ne se nourrit pas. Pourtant chacun sait, que l’on ne mange pas pour manger, qui n’a pas entendu sa mère lui dire : « Mange bien si tu veux grandir ! » Cela, peut faire sourire, est-ce seulement du bon sens ?

Plus profondément Gaston-Paul EFFA nous dit : « Le partage est un art, celui de nourrir en soi la vie pour en assurer la durée. » Le dernier chapitre de son article élève la nourriture au rang du sacré. « Le repas est une partition qui donne à chacun une place dans la communauté. » Le repas partagé relie donc au sacré à l’amour de l’autre, l’amour le plus grand des biens, la plus haute des vertus. Les stoïciens pensaient que c’est par la pratique d’exercices simples que l’on devient homme. Marc Aurèle, l’empereur stoïcien écrit dans ses Pensées pour lui-même, qualifiées d’évangile éternel par Ernest Renan : « Mange comme un homme, bois comme un homme, maire-toi, fait des enfants, mène une vie de citoyen. » Mais aussi : « Évite de te césariser ! ». C’est pourquoi, la table du banquet doit-être ouverte à tous aux plus riches, mais surtout aux plus humbles. Les stoïciens l’avait il y a longtemps déjà compris parmi eux l’on trouvait un empereur, des ministres mais aussi l’esclave Épictète référent de l’empereur.

Le banquet de Gaston-Paul EFFA, nous rappelle que nous sommes des hommes et non bêtes ou des barbares, le banquet est bien une éthique de la joie et du partage.

                                            Jean-François Guerry.

 

À SUIVRE …

 

À LIRE : Le 13ème Cahier de l’Alliance.

Abonnement : GL-AMF – CAHIER DE L’ALLIANCE –

8, rue Gesnouin 92110 CLICHY.

3 numéros pour 48 €

Où chez : www.eosphoros.fr

Où chez Numerilivre : www.numerilivre.fr

RECENSION : TREIZIÈME CAHIER DE L’ALLIANCE- LE BANQUET- Une éthique de la joie et du partage. PART -II-
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POÈSIE de Philippe Jouvert

 

La destruction du Temple

 

Quand l’élu fut déchu, ils se virent orphelins

Privés d’une lumière délicieuse et pure

Et des larmes amères coulèrent sur leurs figures

Tandis que dans le ciel s’immisçait le déclin.

 

Les grands élus doutaient et la Voûte sacrée

Qu’ensemble ils atteignirent avait un goût de sang ;

Ils contemplaient les ruines de leurs temples absents

Où Galaad périt par l’amour consacré.

 

Ils tendirent leurs bras vers l’azur infini

En clamant leur amour en une litanie

Adressée au très-haut quémandant des réponses.

 

Le ciel restait muet quand ils quittèrent Juda.

Guibulum chevauchait au milieu des ronces

Quand il vit se lever l’invincible armada…

Avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Les 4 éléments Jean Beauchard Blog EKTABLOG

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