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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François GUERRY
Diogène de Sinope Fragment École d'Athènes Tableau de Raphaël

Diogène de Sinope Fragment École d'Athènes Tableau de Raphaël

SAGESSE ANTIQUE POUR MIEUX VIVRE -PART-XIV-

 

 

« Les choses nécessaires coûtent peu, les choses superflues coûtent cher. »

 

                                                                                          Diogène de Sinope.

 

Mieux vivre, vivre en homme éclairé, ce fut sans doute la quête de Diogène de Sinope avec sa lanterne symbolique. Il vécut entre 413 et 327 av. J-C.

Il poussa sa recherche de la Lumière jusqu’à la provocation, jusqu’au cynisme dont il reste la figure emblématique.

Diogène et sa lanterne

« Je cherche un homme ». Criait dans les rues d’Athènes, le plus célèbre des S D F. Il cherchait un homme vrai, capable de se libérer de ses désirs illusoires, un homme à ce point courageux qu’il oserait vivre dans le plus grand dénuement.

La vie de Diogène est marquée par son extériorité même si elle est fleurie par de nombreuses anecdotes celles-ci ne reflètent pas toujours l’excellence de son intériorité, son extériorité n’est pas toujours vérité. La Franc-maçonnerie nous enseigne l’amour de l’homme en général, qu’il soit pauvre ou riche pourvu qu’il soit vertueux.

Diogène ne fut pas un parangon des bonnes mœurs, asocial, manquant de respect pour lui-même et ses semblables, aimant plus les bêtes que les hommes. La vie simple et humble n’oblige pas à renier la société. L’on peut néanmoins retenir quelques valeurs défendues par ce S D F. D’abord sa franchise ce que les grecs nommaient la parrhèsia : il ne craignit pas de demander à Alexandre « Ôte-toi de mon soleil ! » ou encore à propos des orateurs : « Les orateurs parlent sur ce qui est juste, et ne s’embarrassent pas d’observer la justice. » Pour ma part la contribution de Diogène à la recherche de la vérité et de la lumière réside surtout dans sa vision de la philosophie qui est en premier la transformation de l’existence, la métamorphose de l’être, sa conversion au bien par la pratique de l’humilité. Il croyait en l’homme, il vécu parait-il jusqu’à l’âge vénérable de 86 ans, sans désespérer « L’espérance est la dernière chose qui meurt dans l’homme. »

                                                     Jean-François Guerry.

COMMUNIQUÉ




 
 
L'Académie Maçonnique Provence vous invite aux VIIIes Rencontres qui se dérouleront le samedi 22 octobre de 10h à 17h au Château Saint Antoine à Marseille sur le thème :

Voies d'ici, voies de là : rencontres d'ailleurs

Les conférenciers seront
Marc Halévy
L'Art Royal pour construire la Vie

Roger Dachez
La Maçonnerie de Marque

Serge Leclercq
Histoires Chan, histoires Zen

Rémi Boyer 
De la dualité à la non-dualité
 
Nous vous souhaitions une bonne rentrée et vous embrassons bien fraternellement.

Alain Boccard
Président
 
SAGESSE ANTIQUE POUR MIEUX VIVRE -PART-XIV-

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Publié le par Jean-Francois Guerry
 


Samedi 22 octobre 2022


VIIIes Rencontres

Académie Maçonnique Provence





VOIES D'ICI, VOIES DE LÀ...

Rencontres d'ailleurs


 
 
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,


Nous sommes heureux à l'idée de pouvoir nous retrouver nombreux au Château Saint-Antoine dans deux mois maintenant pour ce qui sera encore, nous en sommes sûrs, un grand moment de découvertes enrichissantes et de partages fraternels.

Le samedi 22 octobre, nous poursuivrons notre cheminement de Maîtres maçons en faisant quelques pas de côté pour découvrir, redécouvrir ou approfondir des voies parallèles, parfois différentes, mais toujours convergentes.

 
Voies d'ici, voies de là :

rencontres d'ailleurs
  

Samedi 22 octobre 2022

Château Saint-Antoine
Marseille
10 heures - 17 heures


 
Marc HALEVY
GLRB
Physicien, philosophe, prospectiviste


L'Art Royal de construire la Vie 


Roger DACHEZ
Grand Maître des Loges Nationales Françaises unies
Professeur Agrégé, Médecin, Historien


La maçonnerie de Marque

 
Serge LECLERCQ
GLDF
Professeur d'Université, sinologue, professeur de TaïChi-Chuan

Histoires Chan, histoires Zen

 
Rémi BOYER
GLTSO
Philosophe, écrivain, poète, calligraphe


De la dualité à l'unité
 
 
 
Les conférenciers sont tous auteurs de nombreux ouvrages qu'ils dédicaceront avant la reprise des travaux l'après-midi. Nous vous présenterons plus complètement chacun des conférenciers au cours des prochaines semaines.
 

Ces rencontres sont ouvertes aux Frères et Sœurs Maîtres de toutes les obédiences  et les frais de participation sont de 20 € (hors restauration) pour les non-adhérents de l'Académie Maçonnique.

Il est toujours encore d'adhérer à l'Académie Maçonnique Provence(35 €/an) pour profiter de la gratuité de la manifestation et de toutes celles organisées par les Académies régionales de Paris, Lille, Lyon et Toulouse.

Le repas (entrée, plat, fromage, dessert, café et boissons) sera servi en salle humide et le montant du triangle est de 20 €.
N'hésite pas à diffuser cette invitation à tous les
Frères et Sœurs Maîtres de ton entourage.

 
Salutations très fraternelles,
Alain Boccard
Président



PS: Les ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence
sont toujours disponibles en cliquant ICI:

Marc Halévy, Construire Dieu, construire le monde
Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie
Marc Halévy, Après la Modernité, quelle Franc-maçonnerie ?
Alain-Noël Dubart: La Franc-maçonnerie entre passé et avenir

Louis Trébuchet, Le désir des collines éternelles
Louis Trébuchet, Appel aux racines spirituelles du REAA
Jean-François Guerry, Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram
 
 
 
 
 
UN PEU DE PUB POUR COMMANDER LE LIVRE CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSUS.
COMMUNIQUÉ ACADÉMIE MAÇONNIQUE DE PROVENCE

an-François Guerry – Académie Maçonnique Provence-Éditions Ubik, Coll. l’intégrale, 2021, 154 pages, 15 €

Présentation de l’éditeur :

Les hommes cherchent à découvrir leur être intérieur. Ils recherchent la connaissance par un retour à l’essence de leur soi. Construire leur temple intérieur pour participer à la construction du monde qui les entoure, trouver leur juste place. Comment y parvenir ? La philosophie antique était theoria et praxis, elle était alors de vivre. La Franc-maçonnerie est aussi un art parfois qualifié de royal, un art qui impose de Savoir, Comprendre et Agir. L’observation de la pratique maçonnique démontre que les travaux maçonniques sont de véritables Exercices spirituels. On peut vivre sans la philosophie, comme l’on peut vivre sans la Franc-maçonnerie, mais moins bien.

Biographie de l’auteur :

Sur le plan profane : né en 1947 à Vanves, Jean-François Guerry suivra ses études à Paris puis en Bretagne pour s’orienter vers des études supérieures en Agriculture. Technicien de l’alimentation animale puis commercial dans l’industrie pharmaceutique, il créera ensuite une société immobilière spécialisée dans les transactions pharmaceutiques, société qu’il dirigera jusqu’à sa retraite

Sur le plan maçonnique : initié au Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA) en 1987 au sein de la GLNF, il occupera tous les Offices y compris celui de Vénérable Maître participant activement à la fondation de plusieurs Respectables Loges. Grand Officier de la Grande Loge Provinciale de Bretagne pendant plusieurs années, il en a été Assistant Grand Maître Provincial et président de la S.A Immobilière de Bretagne GLNF.

Initié en 1996 au 4e degré du Suprême Conseil pour la France, il a, en 2008, intégré la Grande Loge de France ainsi que le Suprême Conseil de France. 30e degré, il est actuellement Président d’un Souverain Chapitre du 18e degré.

Il crée en 2015 le blog « La Franc-maçonnerie au cœur, Un blog d’information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures » qu’il anime quotidiennement http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/

[NDLR : nous avions annoncé ici-même https://bit.ly/3mU5Fbk la conférence donnée par Jean-François Guerry sur les « Exercices spirituels antiques et Franc-Maçonnerie » le samedi 25 septembre 2021 au Château Saint Antoine dans le cadre des VIes Rencontres de l’Académie Maçonnique Provence. Un ouvrage préfacé par Charles-Bernard Jameux, ancien Grand Chancelier de la Grande Loge de France dont l’exorde nous propose une façon de philosopher et de maçonner. Car, en philosophie comme en Maçonnerie, nous y trouvons plaisir et joie de penser par soi-même. Et le Maçon a aussi, comme le philosophe, le devoir de s’interroger sur tout, à commencer sur lui-même…

Puis l’auteur nous conduit à travers la philosophie antique et ses exercices spirituels, comme une source de la méthode maçonnique. Il convoque Pythagore, Socrate, Platon, Aristote, architecte de la Sagesse, Cicéron, citoyen romain, Marc Aurèle et Plotin. À noter, l’annexe comprend l’esquisse d’une fresque historique et chronologique ainsi que le descriptif du célèbre tableau de Raphaël L’École d’Athènes]

 

DE LA GRANDE LOGE SUISSE ALPINA

 

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Groupe de Recherche Alpina

sous les auspices de la Grande Loge Suisse Alpina fondé en 1985 « Rechercher, partager et publier avec curiosité, ouverture et qualité »

Lu pour vous : Les recensions du GRA

Exercices spirituels antiques et franc-maçonnerie

Jean-François Guerry, préface de Charles-Bernard Jameux Académie maçonnique -Provence

Ubik-editions.com, 2021, 253 pages, en vente sur Comptoirdu livre.fm ISBN 97-2-91-965645-5, prix 15 €

Nul doute que la franc-maçonnerie, continentale, particulièrement, dispose d’un contenu se référant à la philosophie de l’Antiquité.

Mais en quoi celle-ci, diverse dans ses approches, est-elle présente au sein de celle-là ? Comment le Frère ou la Sœur peuvent-ils, en approfondissant ce riche legs, l’intégrer dans sa démarche initiatique ? Et ceci dans le sens d’une quête sans celle renouvelée d’une Sagesse non pas théorique, mais d'une praxis se répercutant dans la vie de tous les jours ? En évitant de tomber dans une rhétorique oiseuse ou la recherche exclusive d’un discours bien fait, stérile, dérive dans laquelle est tombée la philosophie moderne, et que relève Pierre Hadot, largement cité dans l’ouvrage.

Raison vraisemblable pour laquelle l’auteur a choisi de se
référer au terme « exercices spirituels » dans le titre de son
ouvrage, et l’auteur d’affirmer « Faire des exercices spirituels, c’est donc d’abord s’éveiller, éveiller son être intérieur ». Et de citer Wittgenstein : « La philosophie n’est pas une doctrine, mais une activité » (p. 35). Elle doit cependant, comme l’affirme Montaigne, être d’abord sage avec elle- même, c’est-à-dire exercée avec modération. Y-a-t-il un parallèle avec le dit de Pascal : « Qui veut faire l’ange fait la bête » ? Peut-être...

 

 

 

 

Examinons le contenu de l’ouvrage de plus près. Chez les Présocratiques, l’auteur s’attache à mettre en parallèle, certains vers dorés attribués à Pythagore avec l’approche maçonnique. Il en fait de même avec les corpus socratiques et platoniciens. Pour ces premiers, l’auteur cite Pierre

Hadot : « Socrate n’a pas de système à enseigner ; sa philosophie est tout entière, exercice spirituel, nouveau mode de vie, réflexion active, conscience vivante (p. 92) ». Un parallèle évident avec l’engagement maçonnique. Pour ce qui est d’Aristote, Guerry relève un trait qui est commun, la lutte contre l’ignorance.

Mais, sans surprise, une partie importante de l’ouvrage est consacrée à trois philosophes romains, Cicéron, dont il relève la pensée en mouvement, voire l’éclectisme, un rapprochement supplémentaire avec la franc-maçonnerie, Sénèque, un philosophe de la liberté, à laquelle aspire tout membre de l’ordre, ainsi que, bien entendu, Marc-Aurèle et son adhérence au stoïcisme. Pour ce dernier, l’auteur affirme : « Pratiquer les exercices spirituels stoïciens, c’est préparer son âme pour en faire un temple à la vertu (p. 165). ». Mais quels sont-ils ? Le premier est de se concentrer sur ce qui dépend de nous, de ce nous pouvons améliorer, modifier. Un autre a trait à la perfection personnelle, qui ne doit pas aboutir à un gonflement de son ego (on retrouve la modération du philosophe dans l’exercice de la Sagesse) : « Garde avant tout l’exercice de ta famille, de tes parents, vis comme un homme de bonnes mœurs ». Si l’auteur suit la pensée de Pierre Hadot concernant son analyse de la philosophie de l’empereur, il n’hésite cependant pas à la mettre en parallèle avec la critique que lui a adressée Pierre Vesperini dans « Droiture et mélancolie : Sur les écrits de Marc Aurèle » (éditions Verdier, 2016) en voyant dans ces exercices, non des spirituels, mais des existentiels. Le débat est donc loin d’être, pour ce dernier, clos. Et l’auteur de conclure sur un dit de Henry David Thoreau : « Être philosophe, c’est résoudre quelques-uns des problèmes de la vie, non seulement en théorie, mais aussi en pratique ».

L’ouvrage est réservé à mon sens à des membres de l’Ordre qui ont déjà une bonne connaissance du contenu de la franc-maçonnerie. Il se lira, comme l’action du philosophe, avec modération, et en prenant le temps de s’imprégner de son contenu... et d’y revenir plusieurs fois.

MJ

Franc-Maçonnerie Magazine N°84

Franc-Maçonnerie Magazine N°84

Sélection littéraire

La sélection littéraire du n°84 

Publié le  16 Décembre 2021

Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie
De Jean-François Guerry
Éditions Ubik

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Publié le par Jean-François Guerry
Le Bougainvillier mauve

Le Bougainvillier mauve

Le Bougainvillier mauve.

 

 

Nous l’’avons posé sur le marbre froid en silence.

Carré quatre vert N ° 758 Rue Henri Dunant Paimpol en plein soleil.

Nous sommes partis seuls tous les deux bras ballants, les yeux humides, presque clos.

Le soleil a brulé la terre, carré quatre vert, et le bougainvillier mauve aussi.

Nous sommes revenus, il était sec presque mort.

Tu l’a pris dans tes bras maternels.

Il est revenu chez nous, tous les jours tes larmes ont glissées sur ses branches.

Il a reverdi, refleuri, nous le regardons à nouveau, il est près de nous.

Il vit à nouveau le bougainvillier mauve de l’esprit.

                                                                    Quiberon août 2022.

                                    Jean-François Guerry.

LE BOUGAINVILLIER MAUVE

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Publié le par Jean-François GUERRY
Aristote et le courage Étiquette Philosophie Magazine

Aristote et le courage Étiquette Philosophie Magazine

SAGESSE ANTIQUE POUR MIEUX VIVRE –PART XIII-

 

Vaincre ou maîtriser ses passions, la philosophie comme la Franc-maçonnerie s’efforcent de rendre l’homme plus sage. Pour peu qu’il soit courageux. Il doit s’occuper de la partie la plus noble qui est en lui, c’est ce qui l’immortalise, pour l’éternité. C’est aussi ce qu’Aristote recommandait à Nicomaque dans son Éthique. Cette partie la plus noble qui est en nous, dépasse toutes les autres elle est infinie, elle touche l’absolu, elle est le fondement de notre être. C’est notre vie intérieure. La vie heureuse en accord avec la nature comme l’a dit Sénèque. Cette vie est bouillonnante et variée : s’occuper de soi d’abord, des autres et de notre cité, du monde, qu’elle vanité ? Qu’elle ambition ? Plus simplement rendre ce que l’on a reçu, rendre service sans rien demander en retour. Il faut être passionné, pour vivre une telle vie, il ne s’agit donc pas de vaincre ses passions, ses bonnes passions. Mais de bien les maîtriser sans attendre car le temps presse. On ne connaît pas demain, hier est fini, il nous reste qu’aujourd’hui c’est peut-être notre dernier jour.

« …l’homme courageux aura besoin de Force, s’il accomplit quelqu’une des actions conformes à sa vertu, et l’homme tempérant à besoin d’une possibilité de se livrer à l’intempérance. »

Aristote Éthique à Nicomaque extrait.

C’est pourquoi le premier mot du Franc-maçon est Force, il lui permet de s’établir c’est le deuxième mot et ensuite de se forger et se sculpter, sculpter sa vie.

Aristote pensait que pour exécuter la vertu, l’homme devait être à la fois tempérant et intempérant pour pouvoir exécuter des actes vertueux. Maîtriser ses passions, sans les étouffer en quelque sorte.

Le contemplatif lui, n’a besoin ni de tempérance, ni d’intempérance pour exercer sa contemplation. Mais il oublie qu’il vit en société, Aristote nous rappelle que : « L’homme est un animal social ». Il est responsable de lui-même et aussi de son Frère. Il doit donc s’engager :

« …en tant qu’il est homme et qu’il vit en société, il s’engage délibérément dans des actions conformes à la vertu : il aura donc besoin des moyens extérieurs en question pour mener une vie d’homme. »

La vie intérieure est certes propice, indispensable au développement de l’esprit et à l’élévation de l’âme. Mais aussi la vie extérieure, l’extériorité qui est Totalité et Infini comme le démontreras Emmanuel Levinas, notre étonnement et notre responsabilité vis-à-vis de l’autre, du visage de l’autre est consubstantielle à la vie de notre être dans sa totalité.

                                    Jean-François Guerry.

SAGESSE ANTIQUE POUR MIEUX VIVRE -PART-XIII-

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Publié le par Jean-François GUERRY
Aristote Architecte du savoir

Aristote Architecte du savoir

SAGESSE ANTIQUE POUR MIEUX VIVRE – PART XII-

 

« Le plus grand bien de l’homme, c’est de s’entretenir chaque jour à la vertu. » AristoteÉthique à Nicomaque.

 

S’exercer à la vertu pour mieux vivre. Aristote est souvent comparé à un architecte ou un maître su savoir. Sans conteste il fût un grand encyclopédiste précurseur de Pic de la Mirandole le Phénix de la Renaissance qui annonçait par ses pratiques la Franc-maçonnerie spéculative. Aristote, curieux de tout non pas de cette curiosité malsaine qui consiste à s’informer de n’importe quoi, il avait ce désir de savoir qui mène à la connaissance et forme l’homme. Meilleur élève de l’Académie de Platon, créateur du Lycée. Impressionné sans doute par l’injonction écrite sur le fronton de l’Académie : « Nul n’entre ici s’il n’est géomètre. » Il poussa, la pratique de l’architecture, de la géométrie, introduisit l’étude des arts libéraux, l’étude de la nature en général. C’est en véritable polymathe qu’il poussa ses études avec sérieux, persévérance, une curiosité positive. La production du Lycée fût considérable toutes les sciences, tous les arts, étaient étudiés. Bien maîtriser les savoirs, pour accéder à la connaissance de soi et du monde, repousser l’ignorance pour comprendre et agir dans la cité et le monde. N'est-ce pas aussi l’objectif de l’initiation maçonnique, se faire, se construire, pour faire, pour construire le monde, un autre monde ?

Le but final de sa philosophie, atteint son apogée avec ses Éthiques à Eudème et Nicomaque en accord avec les travaux maçonniques. À quoi travaillent les Francs-maçons à fuir le vice et pratiquer la vertu. Les études d’Aristote ne sont pas que des spéculations purement intellectuelles, elles sont formatrices de l’homme. Il écrit à ce propos : « …ce n’est pas pour savoir ce qu’est la vertu en son essence que nous effectuons notre enquête, mais c’est afin de devenir vertueux puisqu’autrement cette étude ne servirait à rien. » À quoi servirait au Franc-maçon de parler, de spéculer sur la beauté des vertus, de la vertu en général dans sa loge, si ce n’est pour essayer humblement de passer à la pratique en dehors de sa loge. À un vieil homme, qui lui racontait qu’il écoutait les leçons sur la vertu, Platon répondit : « Et quand commenceras-tu à vivre vertueusement. »

Aristote a associé à sa culture générale à sa philosophie en général et à sa métaphysique en particulier (C’est-à-dire ce qui est au-dessus du grec Meta.) qu’il qualifiait de Philosophie première. Il puisa dans le monde des idées de Platon et essaya de mettre en pratique ces idées, réalisant ainsi une forme plénitude, d’harmonie générale de la connaissance. Mettre les idées, ses idées en ordre, promouvoir les valeurs morales, les adoptées, pour les pratiquer dans la cité.

Ce qui caractérise Aristote par rapport à Platon c’est sa volonté de la pratique des vertus, pour atteindre sinon le bonheur au moins la joie et la faire régner dans les cœurs.

L’homme doit si possible s’immortaliser, s’éterniser par la pratique de la vertu. Conscient de la difficulté de l’homme à parvenir à cette perfection de la vie totalement vertueuse, l’homme doit faire appel à la partie divine qui est en lui pour favoriser la réalisation de cet objectif. Conscient que la vertu est sa partie, fixe son point d’appui qui lui permet d’envisager une vie plus sage, une vie meilleure, de mieux vivre. La philosophie d’Aristote est une philosophie du savoir et de l’activité vertueuse.

Rituel maçonnique : Monsieur ! Nous sommes ici pour pratiquer la vertu et fuir le vice ! … Qu’est-ce que la vertu ? C’est la ferme disposition à la pratique du bien.

On peut, dès lors, tenter une analogie entre la philosophie aristotélicienne et l’initiation maçonnique elles visent toutes les deux au perfectionnement de l’être, à son amélioration, par la connaissance. Mais surtout, par sa conversion au bien qui passe par la métamorphose et le développement de son être intérieur et l’exemplarité de son être extérieur. On peut rapprocher cette initiation de la philosophie grecque par trois mots du grec ancien : l’ethos qui englobe la manière d’être. L’habitus qui caractérise la manière d’être d’un individu ou d’un collectif d’individus, l’habitus ayant un aspect sociologique, et enfin l’hexis qui vient compléter ce triangle et serait l’incarnation l’ethos et l’habitus. Cette hexis qui ferait dire à l’entourage du Franc-maçon, tu n’es plus le même, tu as changé !

                                                     Jean-François Guerry.

 

À SUIVRE ….

Mégalithes Saint-Pierre Quiberon

Mégalithes Saint-Pierre Quiberon

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LES MOTS AMOUR ET AIMER
Photo de julfe sur Unsplash

LE MOT AMOUR

 

La polysémie du mot amour était bien connue des grecs c’est pourquoi ils nous légués plusieurs variantes de sa signification dans le Banquet et Phèdre.

L’amour d’Eros le fils d’Aphrodite aux passions incontrôlées, l’amour Philia amour amical, Storgê l’amour parental, Agape l’amour altruiste sublimation de l’amour inconditionnel, l’amour Ludus enfantin, Pragma l’amour durable, arrangé au mieux des intérêts matériels des époux, l’amour Philautia cet amour de la ruse qui masque l’égoïsme, l’amour de soi, l’amour Platonique qui met en scène les vertus les plus nobles, c’est l’amour amitié.

Avant-hier, j’ai rectifié l’orthographe du nom de l’auteur d’un texte sur la beauté qui m’avait été transmis par Claudius fidèle lecteur du blog. Claudius me transmet un nouveau texte de Charles Hertrich qui porte l’amour vers les hautes sphères de la spiritualité.

 

                                              AIMER

« L’ordre alphabétique qui met ce mot magique à la place d’honneur que, par ailleurs il mérite. Ne contient-il pas le secret du bonheur ?

Comme, souvent aussi, du malheur. Le tout est de savoir l’interpréter, d’en purifier le sens : non pas d’aimer d’une manière exclusivement sensuelle - ce n’est que désirer- ; ni avec passion, c’est folie et servitude ; mais de cœur et d’esprit, à propos de qualités esthétiques, intellectuelles ou morales. N’aimons pas un être où une chose pour eux-mêmes, mais pour les qualités spirituelles qu’ils possèdent. N’aimons avec nos cœurs que ce qui est digne d’être aimé, à savoir ce qui est du ressort de l’esprit. Tout le reste est matière, donc impur et périssable. Seul l’esprit est sans tache et éternel.

Tel est l’amour spiritualisé, le seul qui engendre le bonheur. Il comporte des degrés  et est l’objet d’une ascension progressive, comme Platon l’indique : commençons par aimer la beauté d’un corps, puis celle de tous les corps ; ensuite la beauté et les vertus des âmes, puis la beauté des œuvres d’art, le vérité des lois et des rapports scientifiques, la vertu des actions morales ; enfin de proche en proche, élevons-nous à l’Idéal lui-même : à Dieu. L’amour de Dieu est donc la manifestation ultime de l’amour, et, par là-même, la suprême condition du bonheur.

Être heureux, c’est fleurir, Fleurir c’est aimer, c’est sortir de son moi, c’est se donner, se sacrifier même à quelqu’un, et surtout à quelque chose de grand d’idéal : à la patrie, à la vérité, à la justice, à l’humanité. Et plus la cause à laquelle on se sacrifie est noble, étendue et élevée, plus intense est notre bonheur.

Jésus mourant sur la croix pour sauver l’humanité atteint à la fois les sommets de l’amour et de la béatitude.

         Charles Hertrich Les mots qui sauvent Extraits novembre 1944.

J’émettrais quelques réserves sur ce beau texte : le terme purifier m’effraie toujours dans sa plénitude. Qui suis-je pour pouvoir prétendre séparer le pur de l’impur ? Plutôt que de rejeter la matière dont nous sommes constitués en partie, ne pouvons-nous pas tenter humblement de la modifier, de l’améliorer. L’auteur semble d’ailleurs se contredire quand il recommande à l’instar de Platon de commencer par aimer le corps, puis les corps, l’amour peut-il être tronçonner ? La frontière entre le pur et l’impur ressemble souvent à une ligne de crête où nous marchons entre le blanc et le noir, nous efforçant de nous orienter vers le blanc, de ce pavé symbolique. Peut-on d’ailleurs séparer totalement le corps et l’esprit, comme se donner dès lors corps et âme ? Un esprit peut-il vivre sans corps ? Bien sûr, certains mystiques, ou néoplatoniciens parviennent dans des moments rares extatiques à faire en sorte que l’âme sortie de leur corps s’élève et l’observe. Autre thème de réflexion l’initiation, c’est-à-dire le mouvement commence par le corps, les sens. La première cérémonie d’initiation aux mystères de la Franc-maçonnerie passe par le corps, les épreuves auxquelles le corps est soumis, permettent le passage de la matière à l’esprit. Celui qui n’aime pas son corps, qui refuse d’en prendre soin, néglige en même temps son esprit qui vit dans son corps. Jésus lui-même fit le sacrifice de son corps, aurait-il légué quelque chose d’impur à l’humanité ?

Je conclurais sur cet amour spirituel, qui est la charité, l’amour Agape, l’amour fraternel, sans lequel toutes les autres vertus sont inutiles, futiles. Comme nous l’a expliqué Saint-Paul dans sa première lettre aux corinthiens.

                                            Jean-François Guerry.

LES MOTS AMOUR ET AIMER
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Publié le par Jean-François GUERRY
PLATON

PLATON

SAGESSE ANTIQUE POUR MIEUX VIVRE -PART-XI-

 

Mourir pour des idées « d’accord mais de mort lente chante le poète Georges Brassens. Alors il faut vivre pour des idées, est-ce l’assurance du bonheur, c’est ce que pensait Platon.

La philosophie peut-elle rendre la vie meilleure ? Je réponds oui, comme le peut la Franc-maçonnerie, mais c’est un secret- silence !

Un secret de polichinelle, ou une lapalissade si les hommes étaient meilleurs, le monde serait plus juste plus fraternel. Mais n’est pas polichinelle qui veut, cela demande travail et attention à soi-même et aux autres. En effet le secret de polichinelle est connu, mais pas de tout le monde, il est partagé seulement avec des gens de confiance, ou alors il vaut mieux faire silence.

Être philosophe ou Franc-maçon suppose beaucoup d’exigences vis-à-vis de soi-même, on n’accède pas à la vérité et à la lumière sans efforts. Il faut se former en permanence et non s’informer de temps en temps.

La plupart des hommes se détournent de la philosophie, comme la plupart d’entre eux ne souhaitent pas se faire initier aux mystères de la Franc-maçonnerie. C’est pourquoi tout prosélytisme est vain, il faut simplement suggérer, car c’est de sa libre volonté que l’on devient philosophe ou Franc-maçon ou plutôt que l’on décide de vivre en philosophe ou Franc-maçon. Etienne Helmer, professeur de philosophie à l’université de Porto-Rico aux États-Unis a écrit sur la philosophie : « Pour avoir des effets sur nos vies, au niveau individuel et au niveau collectif, la philosophie semble exiger une forme de reconnaissance. Certains individus la lui concèdent, non comme on achète un produit après avoir les résultats de ses tests de performance, mais en pariant sur elle : ils décident de croire qu’il est au pouvoir de la pensée d’atteindre le vrai en vue du bien et que peut-être nous y gagnerons tout. »

Ainsi l’on décide de donner du sens à sa vie, de diriger son âme vers la vérité.

Parvenu à une forme d’harmonie l’on peut œuvrer pour les autres, et défendre la justice. C’est-à-dire de participer à la construction d’un Saint-Empire où règne l’amour fraternel, clé de voûte d’une cité universelle, pas éloignée dans l’esprit de la République de Platon. Cette cité idéale est-elle accessible en fonction de notre qualité d’humain ?

Cependant une chose est certaine, l’homme est perfectible et il possède en lui, un potentiel de pour faire toujours de nouveaux progrès en philosophie comme ne Franc-maçonnerie. C’est le message du mythe de l’attelage ailé, du Phèdre de Platon. Ce mythe nous enseigne que malgré nos faiblesses, notre côté sombre et notre côté lumineux, cheval noir et cheval blanc, nous pouvons progresser sur le chemin de la vérité et de la bonté.

                                    Jean-François Guerry.

Mythe de l’attelage ailé.

À SUIVRE…

Le mythe de l’attelage ailé, dans Le Phèdre de Platon

Il faut parler maintenant de la nature de l'âme. Pour montrer ce qu'elle est, il faudrait une science toute divine et de longs développements; mais, pour en donner une idée approximative, on peut se contenter d'une science humaine et l'on peut être plus bref. J'adopterai donc ce dernier procédé et je dirai qu'elle ressemble a une force composée d'un attelage et d'un cocher ailés. Chez les dieux, chevaux et cochers sont également bons et de bonne race; chez les autres êtres, ils sont de valeur inégale. Chez nous, hommes le cocher l'attelage, mais l’un de ses chevaux est excellent et d’excellente race, l'autre est tout le contraire et par lui-même et par son origine. Il s’en suit que fatalement c'est une tâche pénible et malaisée de tenir les rênes de notre âme. Mais comment faut-il entendre les termes d'être mortel et d'être immortel, c'est ce qu'il faut tâcher d'expliquer. Tout ce qui est âme a la tutelle de tout ce qui est inanimé et fait le tour du ciel, tantôt sous une forme, tantôt sous une autre.. Quand elle est parfaite et ailée, elle parcourt l'empyrée et gouverne tout l’univers. Quand elle a perdu ses ailes, elle est emportée dans les airs, jusqu’à ce qu’elle saisisse quelque chose de solide où elle établit sa demeure et quand elle a ainsi rencontré un corps terrestre qui , sous son impulsion paraît se mouvoir de lui-même, cet assemblage d’une âme et d’un corps s’appelle un animal et on le qualifie de mortel. Quant au nom d’immortel, il ne s’explique par aucun raisonnement en forme; mais dans l’impossibilité où nous sommes de voir et de connaître exactement la divinité, nous nous la représentons comme un être vivant immortel doué d’une âme et d’un corps éternellement unis l’un à l’autre. Mais qu’il en soit ce qu’il plaira à Dieu et qu’on en dise ce qu’on voudra; recherchons pourquoi l’âme perd et laisse tomber ses ailes. Voici à peu près ce qu’on peut en dire :

La nature a doué l’aile du pouvoir d’élever ce qui est pesant vers les hauteurs où habite la race des dieux, et l’on peut dire que, de toutes les choses corporelles, c’est elle qui participe le plus à ce qui est divin. Or ce qui est divin, c’est ce qui est beau, sage, bon et tout ce qui ressemble à ces qualités; et c’est ce qui nourrit et fortifie le mieux les ailes de l’âme, tandis que les défauts contraires comme la laideur et la méchanceté, les ruinent et les détruisent. Or, le guide suprême, lui, s’avance le premier dans le ciel, conduisant son char ailé, ordonnant et gouvernant toutes choses : derrière lui marche l’armée des dieux et des démons répartis en onze cohortes; car Hestia reste seule dans la maison des dieux; tandis que les autres qui comptent parmi les douze dieux conducteurs, marchent en tête de leur cohorte, à la place qui leur a été assignée. Que d’heureux spectacles, que de révolutions ravissantes animent l’intérieur du ciel, où les dieux bienheureux circulent pour accomplir leur tâche respective, accompagnés de tous ceux qui veulent et peuvent les suivre, car l’envie n’approche point du chœur des dieux!

Lorsqu’ils vont prendre leur nourriture au banquet divin, ils montent par un chemin escarpé au plus haut point de la voûte du ciel. Alors les chars des dieux, toujours en équilibre et faciles à diriger, montent sans effort; mais les autres gravissent avec peine, parce que le cheval vicieux est pesant et qu’il alourdit et fait pencher le char vers la terre, s'il a été mal dressé par son cocher; c'est une tâche pénible et une lutte suprême que l'âme doit alors affronter; car les âmes immortelles une fois parvenues au haut du ciel, passent de l’autre côté et vont se placer sur la voûte du ciel et, tandis qu’elles s’y tiennent, la révolution du ciel les emporte dans sa course, et elles contemplent les réalités qui sont en dehors du ciel.

L’espace qui s’étend au-dessus du ciel n’a pas encore été chanté par aucun des poètes d’ici-bas et ne sera jamais chanté dignement. Je vais dire ce qui en est; car il faut oser dire la vérité, surtout quand on parle sur la vérité. L'essence, véritablement existante, qui est sans couleur, sans forme, impalpable, uniquement perceptible au guide de l’âme, l’intelligence, et qui est l’objet de la véritable science, réside en cet endroit. Or, la pensée de Dieu, étant nourrie par l’intelligence et la science absolue, comme d’ailleurs la pensée de toute âme qui doit recevoir l’aliment qui lui est propre, se réjouit de revoir enfin l’être en soi et se nourrit avec délices de la contemplation de la vérité, jusqu’à ce que le mouvement circulaire la ramène à son point de départ. Pendant cette révolution elle contemple la justice en soi, elle contemple la sagesse en soi, elle contemple la science, non celle qui est sujette à l’évolution ou qui diffère suivant les objets que nous qualifions ici-bas de réels, mais la science qui a pour objet l’Être absolu. Et quand elle a de même contemplé les autres essences et qu’elle s’en est nourrie, l’âme se replonge à l’intérieur de la voûte céleste et rentre dans sa demeure; puis, lorsqu’elle est rentrée, le cocher attachant ses chevaux à la crèche, leur jette l’ambroisie, puis leur fait boire le nectar.

Telle est la vie des dieux. Parmi les autres âmes, celle qui suit la divinité de plus près et lui ressemble le plus, élève la tête de son cocher vers l’autre côté du ciel, et se laisse ainsi emporter au mouvement circulaire, mais troublée par ses chevaux, elle a de la peine à contempler les essences; telle autre tantôt s’élève tantôt s’abaisse, mais gênée par les mouvements désordonnés des chevaux, aperçoit certaines essences tandis que d’autres lui échappent. Les autres âmes sont toutes avides de monter, mais impuissantes à suivre, elles sont submergées dans le tourbillon qui les emporte, elles se foulent, elles se précipitent les unes sur les autres, chacune essayant de se pousser avant l’autre. De là un tumulte, des luttes et des efforts désespérés, où, par la faute des cochers, beaucoup d’âmes deviennent boiteuses, beaucoup perdent une grande partie de leurs ailes. Mais toutes, en dépit de leurs efforts, s’éloignent sans avoir pu jouir de la vue de l’absolu, et n’ont plus dès lors d’autres aliments que l’opinion. La raison de ce grand empressement : découvrir la plaine de la vérité, c’est que la pâture qui convient à la partie la plus noble de l’âme, vient de la prairie qui s’y trouve, et que les propriétés naturelles de l’aile, s’alimentent à ce qui rend l’âme plus légère; c’est aussi cette loi d’Adrastée, que toute âme qui a pu suivre l’âme divine et contempler quelqu’une des vérités absolues est à l’abri du mal jusqu’à la révolution suivante, et que, si elle réussit à le faire toujours, elle est indemne pour toujours.

Mais lorsque, impuissante à suivre les dieux, l’âme n’a pas vu les essences, et que, par malheur, gorgée d’oubli et de vice, elle s’alourdit, puis perd ses ailes et tombe vers la terre, une loi lui défend d’animer à la première génération le corps d’un animal, et veut que l’âme qui a vu le plus de vérités produise un homme qui sera passionné pour la sagesse, la beauté, les muses et l’amour; que l’âme qui tient le second rang donne un roi juste ou guerrier et habile à commander; que celle du troisième rang donne un politique, un économe, un financier; que celle du quatrième produise un gymnaste infatigable ou un médecin; que celle de la cinquième mène la vie du devin ou de l’initié; que celle du sixième s’assortisse à un poète ou à quelque autre artiste imitateur, celle du septième à un artisan ou à un laboureur, celle du huitième à un sophiste ou à un démagogue, celle du neuvième à un tyran. » Phèdre, 246-248 c.

SAGESSE ANTIQUE POUR MIEUX VIVRE PART XI

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Publié le par Jean-François GUERRY
SOCRATE

SOCRATE

SAGESSE ANTIQUE POUR MIEUX VIVRE -PART -X-

 

La vertu est d’abord volonté de connaissance, c’est ce que pensais Socrate. Pratiquer la vertu, c’est donc combattre l’ignorance, par quelle méthode ? Socrate proposait à ceux qui voulait l’écouter (1 sur 1000) sa méthode dialectique.

Les Francs-maçons font de même avec les instructions maçonniques, véritables dialogues entre eux. Les « augmentations de salaire », ne peuvent se réaliser sans avoir auparavant été instruits des valeurs contenues dans les degrés reçus et pratiqués. Les dialogues, les instructions ont pour but l’accès aux concepts moraux par leur examen qui font l’objet de travaux en loge et de pratiques dans le monde profane. C’est pourquoi avant toute poursuite du cheminement initiatique, des questions sont posées : avez-vous bien examiné le profane ? Avez-vous bien examiné ses mains ? Dans quelles dispositions est-il ? Est-il prêt ? A-t-il suivit régulièrement les instructions ?  A-t-il fait son temps ? Répondez-vous de lui ? Comment se comporte-t-il dans les tâches les plus humbles ?

Il ne s’agit en aucun cas d’un asservissement, ni d’un assujettissement, le profane, le postulant, le récipiendaire, sont tous interrogés sur leur volonté de connaître et s’instruire. Les qualités qui les désignent relatent l’état de leur progression, de leur éveil, et de leur essor vers la spiritualité. Quand le myste est prêt, il est en capacité de réfuter ce qui est en désaccord avec sa conscience, il possède ce que les grecs appelaient l’Elenchos, en s’instruisant par la méthode des questions réponses, l’on recherche les justes proportions, la bonne mesure des choses, l’harmonie c’est-à-dire l’esthétique de celles-ci, mais surtout l’essence des valeurs éthiques universelles. L’initié par la méthode dialectique progresse dans la connaissance de son être intérieur, mais dans sa vision du monde qui l’entoure et dans la connaissance de l’autre. L’initié doit être vigilant et ne pas se laisser aller au dialogisme souvent utilisé mal à propos par les Sophistes à l’instar de Gorgias et Protagoras. Ils abusèrent de leur culture, de leurs qualités oratoires, leurs discours devenant des sortes de drogues pour la jeunesse athénienne. Des discours usant et abusant de la polysémie des mots, élaborant une sorte de polyphonie agréable à l’oreille, mais sans sens véritable, sans rigueur. (Pour moi) Une sorte de logorrhée suave et mielleuse, capable sur chaque chose de dire tout et son contraire, avec une langue si habile, quelle surpasse l’intérêt de la pensée.

Est-ce un hasard, si la Franc-maçonnerie pour éviter ce travers, fait l’éloge du silence et en demande l’observance dès que le début de l’initiation. Est-ce un hasard, si elle oblige par ses signes dès l’apprentissage à la maîtrise de la parole et même bien plus tard, sept ans plus tard elle rappelle cette obligation par le signe du silence. Comment d’ailleurs être fidèle aux serments qui demandent le respect absolu du silence sur les secrets dévoilés.

Il existe cependant une difficulté c’est le paradoxe apparent qui consiste à louer l’art de la rhétorique et de combattre le sophisme, c’est la distinction qu’il convient de faire entre les excès du langage et la maîtrise de la parole entre ce qui est dialogal et ce qui est dialogique. Une capacité dialogale ne mène pas exclusivement à une connaissance qui naît avec la pratique de la dialectique. Ceci est bien complexe et mériterait un long développement. Nous pouvons cependant envisager de relier la dialogique à une communication de moi avec autrui, d’être à être entre deux singularités, avec une volonté de convaincre, d’informer et non de former. La dialectique voulant plutôt amener l’autre, les autres en général à la compréhension de valeurs morales universelles. En soulignant néanmoins que dialogique et dialectique étant toutes deux heuristique c’est-à-dire permettant une évaluation permanente des acquis partagés. Je dirais une reconnaissance entre initiés, une reconnaissance qui s’illustre par une appropriation des mêmes mots, et gestes qui illustrent, qui symbolisent les mêmes valeurs. Valeurs qui permettent d’affirmer, nous nous reconnaissons ensemble comme tels. Étants les mêmes et différents à la fois, c’est autre réflexion à explorer, celle de l’altérité !

Nous pouvons donc constater la Force de la pratique maçonnique, de l’instruction maçonnique qui est comparable à la dialectique socratique. C’est-à-dire une maïeutique, qui est l’art d’accoucher, la voie qui mène l’interlocuteur à découvrir la vérité, la vraie connaissance qui est en lui. Là encore pas de hasard Socrate était parait-il le fils d’une sage-femme, Hiram fils d’une veuve de la tribu de Nephthali capable de transformer divers métaux pour en faire un seul.

                                            Jean-François Guerry.   

SAGESSE ANTIQUE POUR MIEUX VIVRE PART-X-

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Publié le par Jean-François GUERRY

Un lecteur du Blog Laurent, m’a interrogé le 21 août à propos d’un article que j’ai fait paraître le 10 mai 2017 sur le Blog avec le titre : FRANC-MAÇON ARCHITECTE DE LA BEAUTÉ. À cette occasion Claudius un autre fidèle lecteur et compagnon de route, nous avaient transmis un beau texte signé de Charles Henrich par erreur, il s’agissait d’un texte de Charles Hertrich (malencontreuse faute de frappe, sans doute). Il fallait rectifier.

Je vous transmets à nouveau ce texte, ainsi que la courte biographie de son auteur, et pour compléter voici dans quelles circonstances notre ami Claudius s’est procuré ce texte ainsi qu’une anecdote qu’il m’a aussi transmise.

 

Effectivement je t'ai fait suivre ce document sur la beauté, tu
trouveras en PJ le court portrait ce ce brillant professeur que fût
Charles Hertrich, en 1945, quand je sortais du Lycée et fouinant chez le
bouquiniste Bd Saint Michel, j'ai été attiré par ses ouvrages dont j'ai
quelques précieux exemplaires dans ma biblio
.

 

Anecdote je donnais quelques réflexions en qualité d’OR de Loge sur le travail inspirées par ses textes beaux textes ce qui m’a valu quelques réflexions me traitant de fasciste.

Claudius.

 

 

Comme quoi il faut s’abstenir de glorifier le travail !

J'ai relevé un ouvrage de Charles Hertrich : La Conquête de soi-même ou l'Art de Vivre. Un traité de psychologie pratique appliquée à l'éducation de soi-même.

La conquête de soi-même ou l'art de vivre par la connaissance et l'utilisation judicieuse des facultés et forces inconscientes qui nous régissent.

Décidément un auteur à découvrir ou à relire. 

 

Jean-François Guerry.

À PROPOS DE CHARLES HERTRICH rectification
LE FRANC-MACON ARCHITECTE DE LA BEAUTE

 

Le Franc-Maçon s’oblige à agir en toutes circonstances avec Force, Sagesse et Beauté. Si la Force exprime sa volonté intangible de parvenir à faire régner la Sagesse, la Beauté vient couronner l’ensemble. La contemplation du beau, l’âme des mots, des signes mystérieux, s’incarne dans l’expression des sentiments lisible sur le visage des Frères. Leurs yeux brillent de l’amour fraternel qu’ils projettent, comme des éclairs de Lumière dans le monde qui les entourent, pour que l’esprit domine la matière en tout lieu.

Le Frère Claudius nous fait don de ce texte flamboyant sur la beauté, musique harmonieuse des mots qui pénètrent au plus profond de notre intimité, cette conversion au beau fait partie de la construction de son temple intérieur siège de son âme.

 

JF.

 

                BEAUTE

Harmonie en accord des parties ; équilibre en compensation des forces, proportions ou rapports mesurables ; rythme ou alternance cadencée des valeurs fortes et des valeurs faibles ; grâce ou expressions de l’amour ; force ou expressions de la virilité, - tels sont les principaux éléments de la beauté.

 

Notion complexe que nous forgeons avec le meilleur de nous mêmes comme le vrai et le bien. Avec eux en effet, le beau constitue l’idéal, fleur sublime de l’âme humaine. C’est dire que le réel n’est pas beau par lui même, c’est nous qui l’embellissons ; nous projetons en lui notre idéal de beauté ; il ne nous fournit que des éléments, des matériaux, à nous de les grouper, d’en êtres les architectes.

Tout artiste, tout contemplateur même est créateur de beauté. La beauté même dans la nature, est donc un produit de l’art.

 

Il faut être artiste pour sentir la poésie d’un coucher de soleil, en réalité comme en peinture ; on le sent même d’autant mieux en réalité que l’on apprécie les paysages.

 

Il y a donc des degrés dans la beauté, mais ces degrés eux aussi sont en nous. Ils varient avec notre goût, notre culture esthétique. Plus l’on embellit son âme, et plus on embellit la nature, et même les œuvres d’art que l’on contemple ou que l’on créé. Voie et entendre ne suffisent pas. L’essentiel est de sentir, de penser, de savoir comprendre de comparer, de juger.

 

C’est avec toute son âme, même avec tout son être, que l’on doit vibrer devant la beauté. Non seulement vibrer, mais s’enthousiasmer. Or l’enthousiasme, comme l’admiration est une forme d’amour.

 

Il faut aimer la beauté pour la comprendre. Il faut la comprendre pour l’aimer. Il faut connaître les rapports d’une œuvre d’art avec la vie et l’esprit de son auteur, l’époque à laquelle il a vécu, les influences qu’il a subies.

 

Aussi l’initiation à la beauté est – elle sans fin. Quel magnifique emploi de ses loisirs a perfectionné sans cesse sa culture, et son goût esthétique.

Et quelles joies toujours plus riches et plus pures !

Enfin quelle imprégnation de tout son être, plus on s’imprègne de beauté, et plus on vit en beauté autrement dit en sagesse. Car la beauté rejoint la sagesse par l’entremise de la grâce, signe à la fois de beauté et de bonté.

 

Charles Hertrich 1945.

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Publié le par Jean-François GUERRY
SOCRATE

SOCRATE

SAGESSE ANTIQUE POUR MIEUX VIVRE -PART-IX-

 

 

Être intransigeant avec les fondamentaux, acquérir tous les savoirs avant d’agir. Vivre, mieux vivre, suppose d’accorder ses actes à ses pensées, ce sont les préconisations de Socrate. Il avait pris conscience de l’importance des savoirs. Comment par exemple pratiquer la justice, sans savoir ce qu’elle est vraiment. Certains degrés maçonniques enseignent la connaissance de la justice, ce sont degrés d’élection, ils font référence à la justice légendaire du Roi Salomon. Ces degrés ont été trop souvent appelés degrés de vengeance, sans doute pour marquer les esprits et forcer la réflexion de ceux qui seraient tentés de substituer la haine à la justice, succombant ainsi à la même barbarie qu’ils reprochent aux autres. La vengeance est porteuse de souffrances, elle ne libère pas, elle entraine dans une spirale de violences. Elle à rebours de l’altérité et de la fraternité, de la tolérance. Comment pourtant comprendre la valeur de la justice, sans avoir compris quelle n’est pas vengeance. Comment pouvoir pardonner, celui qui a expié et purgé, sinon en pratiquant la justice. Facile à dire ! Plus difficile à pratiquer !

Socrate était convaincu que la connaissance des vertus était nécessaire pour acquérir un agir moral conforme au savoir de la vertu. Comment d’ailleurs pourrions-nous envisager d’agir vertueusement sans savoir en quoi consistent véritablement les vertus.

Il faut beaucoup d’humilité au jeune apprenti Franc-maçon qui a souvent 40 ans et plus d’âge profane, pour avouer qu’il ne sait lire, ni écrire… Pourtant Goethe lui-même affirmait qu’il lui avait fallu presque 80 ans pour apprendre à lire.

Socrate qui disait : je sais que je ne sais rien et c’est déjà beaucoup. La connaissance des vertus n’est donc pas d’ordre intellectuel ou spéculatif, mais pratique, savoir pour comprendre et connaître. Ce que te demande la Franc-maçonnerie c’est de pratiquer la vertu et de … le vice. C’est pourquoi le Franc-maçon travaille pour savoir, avec des outils différents en fonction de sa progression initiatique. Les outils qui dégrossissent le maillet et le ciseau, ceux qui règlent le temps et la mesure la règle, ceux qui permettent de tracer des plans de vie droits le niveau, la perpendiculaire, ceux qui ouvrent les possibilités infinies de l’esprit : les compas de mesure, de proportion, il est même des compas de balustre etc… Celui qui parvient à manipuler correctement ses outils, tous les outils de son étui de mathématique devient un maître architecte, capable de tracer le plan de sa vie, même dans le creux de sa main en orientant les lignes, pourvu qu’il regarde la Lumière de l’Orient. Celui-là, met en harmonie ses savoirs et sa vie. Ce n’est pas un hasard si l’Euthyphron est un des premiers dialogues de Platon sur la vertu, comme l’on indique au postulant à l’initiation maçonnique, ce que va lui demander concrètement la Franc-maçonnerie : fuir le vice…et pra…

L’Euthyphron de Platon met en lumière, la nécessité de la vie vertueuse, de l’ordre juste, de la pratique du bien et de la piété. Le Charmide un autre dialogue démontre qu’il faut faire toutes choses avec modération et calme, c’est un apprentissage du respect de l’autre, par l’écoute silencieuse de ses propos, mais aussi l’écoute de sa propre conscience et de son cœur. Le Lachès est un dialogue à la gloire du courage que l’on doit avoir en toutes circonstances, être capable de mener des combats pour le bien. En Franc-maçonnerie on parlerait de Chevalerie Spirituelle, d’apprentissage de l’action ferme, de la fermeté  et du courage de l’âme même devant la mort. Cette même fermeté dont firent preuve Socrate et l’architecte Hiram, face à l’adversité, l’ambition et le fanatisme. Il y a du Socrate en Hiram et inversement, ce sont deux hommes justes fidèles à leurs pensées et leurs serments.

 

Socrate s’adressant à ses amis au seuil de la mort :

« Je succombe pour n’avoir pas voulu vous dire les choses que vous aimez tant à entendre ; pour n’avoir pas voulu me lamenter, pleurer, descendre à toutes les bassesses auxquelles on vous a accoutumés. Mais le péril où j’étais ne m’a point paru une raison de rien faire qui fût indigne d’un homme libre, et maintenant encore je ne me repens pas de m’être ainsi défendu ; j’aime beaucoup mieux mourir après m’être défendu comme je l’ai fait, que de devoir la vie à une lâche apologie. Ni devant les tribunaux, ni dans les combats, il n’est permis ni à moi ni à aucun autre d’employer toutes sortes de moyens pour éviter la mort. » Platon Apologie de Socrate.

 

                                    Jean-François Guerry.

 

À SUIVRE…

Hier Quiberon Bretagne en arrière plan Belle-Ile

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