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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
Qumrãn

Qumrãn

LE CHEMIN DE LA CITÉ TERRESTRE À LA CITÉ CÉLESTE PART III-

 

Philon constructeur d’allégories.

 

 

                         « Croire par orgueil excessif qu’on est l’auteur de ses réussites. »

                                                                                                         Jean Daniélou.

 

 

Hénoch c’est la construction du premier temple de l’esprit, par la conversion, le perfectionnement de l’homme, Énosh c’est l’espérance humaine ancêtre de Noé, l’espérance infinie la preuve il vécut selon la légende 905 ans.

 

Construire un temple à la sagesse est-ce philosopher ? Faire de l’homme un temple prêt à accueillir le mystère de la création et de l’amour. Construire sa vie en pratiquant la vertu par préférence au vice est-ce maçonner. Construire sa vie à l’image du divin, être prêt à accueillir la Jérusalem céleste, pour ce qui est en bas soit semblable à ce qui est en haut.

 

La cité intelligible est-elle la création du Grand Architecte ou la réalisation de cette cité par l’homme, inspiré par le souffle mystérieux du Grand Architecte ? Le plan de la cité spirituelle est-il archivé dans la mémoire de l’homme et révélé au fur et à mesure de son perfectionnement spirituel. L’homme travaille dans la forge, il allie les métaux, il construit les outils symboliques qui lui serviront à la taille des pierres pour les rendre conformes à leur destination. Les métamorphoses des métaux, sont semblables aux métamorphoses de l’homme. L’homme métamorphosé va-t-il retrouver sa nature première, son origine ?

 

Philon, distingue deux sortes d’homme l’homme transformé, modifié, perfectionné celui d’ici et maintenant et l’homme des origines.

L’homme d’ici et maintenant est celui est l’homme sensible, composé de corps et d’âme. Il est raisonnable, celui du monde des idées. Il est homme ou femme, par nature il est mortel.

L’homme des origines est un, il est idée, genre, intelligible, incorporel, il est androgyne, incorruptible. Est-il vraiment humain ?

 

L’homme d’ici et maintenant est humble, conscient du principe d’unité, mais aussi il sait qu’il s’efforcera de l’atteindre sans jamais y parvenir, il quand même gardien de cette espérance. Il construit des temples de pierre, puis son temple spirituel.

 

On ne connaît l’action divine que par les puissances et les réalisations qui l’accompagnent. C’est par ce « biais » que l’on pressent l’existence du divin à partir de ses œuvres et non de son essence. C’est la théorie de Philon.

Peut-on voir une analogie entre la pensée de Philon et l’initiation maçonnique et la connaissance des puissances de Philon ? Avec son perfectionnement scalaire l’homme prend la conscience de ses potentiels, il prend conscience de la puissance qui interdit : « tu ne tueras point » il devient dès lors naturellement le gardien de son frère. Il prend conscience de la puissance qui commande de faire le bien, de la puissance de la compassion de la force du pardon qui succède à la pratique de la justice bien suprême. C’est le chemin qui va des « petites aux grands vertus », des petits mystères artisanaux des deux premiers maçonniques, aux grands mystères du troisième degré. Ultime degré des loges symboliques où l’homme est confronté avec le centre de l’idée, il est dans la chambre du milieu, entre l’équerre et le compas. Comme Aristote il prend conscience que la Vertu est au centre, elle est « Médiété ».

 

Le processus ascensionnel de l’homme vers la connaissance est favorisé par ses bons anges, lesquels reçoivent le souffle divin. C’est la théorie platonicienne, l’homme est capable de faire le bien et pas seulement le mal. Philon lui réserve le bien à Dieu, il en est l’unique possesseur.

Pour faire le bien, l’homme est obligé de coopérer, de communier avec Dieu, c’est aussi la thèse stoïcienne où le mot Dieu est remplacé par le mot nature qui est Dieu pour eux. Cette communion aboutit à la perfection de l’univers.

Pour Philon, Dieu est tout et seul, il surplombe l’univers, il n’est pas une partie de celui-ci de toutes les choses. Il est seul, il conduit le char céleste, cela nous rappelle les visions d’Ézéchiel et de Jean de Patmos, on retrouve ses allusions dans certains degrés de la Franc-maçonnerie, où les travaux sont faits à la Gloire du Grand Architecte qui est Dieu ou pas d’ailleurs !

Manuscrits de la mer morte

Il est aussi intéressant de noter les rapports entre la pensée de Philon et la secte des Esséniens, rapports transmis par Eusèbe de Césarée. Philon remarque que les Esséniens ne connaissait pas le droit de propriété, pour Philon le sage n’a pas de patrie. Pour les Esséniens leur patrie est le monde, ils sont aussi pour l’égalité entre les hommes, et surtout ils privilégient l’éthique et la pratique des vertus. C’est sans doute pourquoi, lors de mon passage en 2000 à Qumrãn sur les rives de la mer morte, au pied de la citadelle de Massada dans les ruines des Esséniens, en écoutant la planche historique de Dan un frère apprenti de la Loge La Lumière N°1 à l’Orient de Tel Aviv, j’ai ressenti une émotion particulière.

On remarque aussi que Philon fût proche des Thérapeutes retirés dans le désert d’Alexandrie ou vers le lac de Mariolis, ces contemplatifs de la nature adeptes de la loi mosaïque, qui rythmaient leur vie par le nombre sept, qui séquençait leurs travaux spirituels.

 

Cette Lumière de l’Orient visiblement influençait la pensée de Philon, c’est vers elle que son regard était tourné.

 

« Prendre soin de l’Être, n’est-ce pas s’occuper d’abord de ce qui va bien en nous, regarder vers ce point de Lumière qui dissipera nos ténèbres. » (Philon d’Alexandrie).

 

                                                           Jean-François Guerry.

 

À SUIVRE …. De l’âme et d’autres choses.

LE CHEMIN DE LA CITÉ TERRESTRE À LA CITÉ CÉLESTE PART III-    Philon constructeur d’allégories.

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Publié le par Clementia

Cet article est reposté depuis Un jour, une pensée.

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Publié le par Jean-François Guerry
LE CHEMIN DE LA CITÉ TERRESTRE À LA CITÉ CÉLESTE PART II-    PHILON D’ALEXANDRIE JUIF ET GREC.

LE CHEMIN DE LA CITÉ TERRESTRE À LA CITÉ CÉLESTE PART II-

 

PHILON D’ALEXANDRIE JUIF ET GREC.

 

 

                                            « Le sage n’a ni maison, ni parenté, ni patrie. »

                                                                       Philon d’Alexandrie.

Il est né à Alexandrie (20 av.J-C. 45 ap J-C), le lieu à son importance, c’est un endroit propice au bouillonnement de cultures et de traditions diverses. Fut-il le précurseur du « rapt » que la chrétienté opéra sur le Miracle de la philosophie grecque ? Celui qui soumit la philosophie aux écritures ?

Il a procédé par analogies, son ‘document ‘ de travail fût la septante la bible traduite de l’hébreu en grec à l’usage de la diaspora, à Alexandrie ont vivait, on pensait, en grec. Mais les écoles de philosophie grecque étaient en voie d’extinction, on était dans l’exégèse des écoles anciennes. Plotin lui aussi natif d’Alexandrie viendra bien plus tard (205-270) mettre le point d’orgue mystique au Platonisme.

Philon voulut reconstruire l’architecture de la pensée grecque sur les fondations de la Bible hébraïque. Il fût sans doute probablement le premier à avoir pensé Dieu comme le Grand Architecte de l’Univers.

Platon considérait le démiurge comme un artisan, pour Aristote le monde est incréé, Dieu étant transcendant. Le Dieu de Philon est créateur et législateur de l’univers. Pour lui il y a deux sortes d’hommes, deux sortes d’anges, les ouvriers qui ont construits le monde avec Dieu et les hommes qui assistent leurs congénères dans leur ascension spirituelle vers le divin. Se dessine alors une éthique des passions humaines bonnes et mauvaises. Les hommes ont besoin d’être remis sans cesse rectifiés vers la droiture pour être vertueux.

 

Il ne croit pas à la démocratie et aux libertés sans devoirs. Exégète et habile manieur de l’allégorie il s’efforce de rechercher les vérités voilées, nous dirions les idées derrière les symboles.

 

Pour lui les personnages bibliques, ou les images qu’ils incarnent constituent l’idéal de vertu et de perfectionnement de l’homme. Ces personnages ont de belles âmes et de beaux esprits. Par exemple le prophète « Moïse portait les lois gravées dans son âme»

Hénoch le constructeur représente « la perfection ou la tension vers celle-ci. » Le patriarche Noé est « l’ami de Dieu et de la vertu. » Le Dieu de Philon, son Architecte suprême est doté de pouvoirs spirituels et temporels, constructeur et législateur de la vie bonne vertueuse. Il est comme un aigle à deux têtes, alliant le spirituel et le temporel.

 

La voie qui mène à la connaissance de Dieu pour Philon est d’abord la philosophie abstraite de Platon et des stoïciens une idée du bien, qui peut naître en examinant le cosmos, les beautés de la nature, la question est comment est-il possible d’atteindre une telle harmonie sans une intervention divine ? La conscience de cette beauté vient naturellement aux âmes nobles. Pour Philon comme le Dieu est créateur du monde il est la source et l’eau, il appuiera ses démonstrations sur les versets bibliques.

La contemplation de la beauté du monde stimule la pensée et une pensée élevée ayant atteint les hautes sphères de l’esprit, touche l’âme communique avec elle, jusqu’à sa pointe. On s’approche de la pensée plotinienne.

Tentative de remodelage d’un texte de Philon :

 

Avant de rentrer dans la Loge nos yeux déjà quittent la terre, ils sont tournés vers la lumière du ciel, ils parcourent toute la Loge de l’Occident à l’Orient, du Septentrion au Midi. Puis notre regard se pose au centre de la Loge.

Nos yeux transportent notre pensée, sous l’effet des passions, sans répit ni repos, toujours en mouvement.

Au départ nos yeux ne voient que les choses intelligibles et se posent des questions. Toutes ces choses que nous voyons sont-elles incréées. Ou bien il y-a-t-il eu un début, un départ, une création ? Ces choses sont-elles finies ou infinies ? Il y-a-t-il plusieurs univers ? Les quatre éléments sont-ils ceux de toutes choses, le ciel est-il à part, différent ? Chaque chose possède t’elle une substance divine, une part divine, différente de ses autres parts ?

Si l’univers a été créé, par qui l’a t’il été ? Qui est ce démiurge quelle est son essence et sa qualité ? Pourquoi a t’il créé le monde ? Où est-il maintenant ? Que fait-il ? Pourquoi n’intervient-il pas plus souvent ?

 

Cette curiosité métaphysique est-elle sagesse recherche de la connaissance ou spéculation intellectuelle stérile ? La science peut-elle répondre à toutes ces questions ? La Sophia est-elle Sagesse prudence et humilité de la vie vertueuse ? Que de questions à chacun ses réponses, en voici d’autres !

Pour Philon Dieu est révélation de l’image du divin, sommes-nous capables de regarder le divin, la grande lumière ? L’épisode du buisson ardent de la révélation à Moïse et de sa conséquence il ne verra pas la terre qui lui fût promise. Épisode repris dans la gestuelle maçonnique du 14ème degré d’un certain rite. Les connaissances nous sont-elles révélées en proportion de notre capacité à les croire, de notre capacité à les recevoir et les comprendre ? Où est la source de notre connaissance en nous, en dehors de nous ?

Dés lors ici et maintenant se pose la question de l’accès à la Connaissance de l’invisible par la foi ou la raison ? En creux Dieu est-il intime en nous présent partiellement, nous éclaire-t-il, nous aide-t-il à construire notre vie, nous montre-t-il une voie de perfectionnement ? Ou est-il indifférent à nos histoires humaines, s’est-il détourné de nous après avoir mis le moteur en marche, sommes-nous alors responsables de notre itinéraire et de la quantité d’essence que l’on met dans notre réservoir pour faire fonctionner notre moteur ?

Dieu est-il une sorte de surhomme ou une abstraction inconcevable pour nous, une lumière ardente, cette lumière du buisson dont Moïse n’a pas pu supporter la vue, preuve il s’est caché derrière sa main !

Peut-on un instant imaginer de voir Dieu, de l’apercevoir dans un instant d’extase pythagoricienne ou plotinienne, l’homme peut-il un instant accéder à une forme de transcendance sans tomber dans l’hubris, la démesure tant redoutée des Grecs ?

Personnellement j’ai tendance à croire, mais bien sûr ce n’est pas pure raison, puisque croyance, ce n’est que sentiment perçu, que dans nos chaînes d’union fraternelles l’on fait un pas dans le monde céleste, que d’autres appelleront monde du pur esprit. L’on perçoit de l’autre côté du miroir non pas nous-même, mais un autre différent et semblable à la fois, moment extatique de l’esprit, transcendance ?

 

Pour Philon le logos est l’image de Dieu et nous ne sommes pas encore fils de Dieu, mais nous sommes à son image. Comme pour les Grecs les philosophes ne sont pas sages mais des images de la sagesse. Le logos, le sage, l’homme peut-il se situer sur le plan divin, approcher la divinité. Ou est-il un intermédiaire entre Dieu et le monde terrestre. Le sage est-il le gardien d’une frontière, est-il derrière la balustrade, entre terrestre et le céleste, perçoit-il le rideau, le voile qui recouvre le saint des saints ? L’homme de bonne volonté est à la recherche de son perfectionnement moral, clé d’ivoire qui lui permettra l’accès vers l’invisible. Les stoïciens en recherche constante du souverain bien moral frôlaient t’ils le divin ? Peut-on communiquer avec des forces qui nous dépassent ?

Jean Daniélou considère le Logos « comme un écran entre Dieu transcendant et le monde sensible. »

 

Le désir de sacré, voie vers le divin si l’on considère qu’il est consubstantiel à la qualité d’homme, activerait notre volonté à faire le bien, nous rapprochant ainsi du divin sans jamais l’atteindre du moins sur cette terre. Il nous faudrait plusieurs pour pouvoir espérer atteindre cet état. Cela ouvre une multiplicité de croyances, soit en un au-delà, soit en des transformations successives de l’être, des réincarnations de plus en plus proches du divin. Soit un processus plus simple de l’amélioration de l’homme, de la révélation de nos potentialités infinies avec ou sans le secours, l’aide du Grand Architecte.

Le Logos, la connaissance étant « le cocher des puissances » toujours selon Jean Daniélou.

Selon les convictions de chacun le Logos peut être la providence ou une volonté toute humaine de faire le bien. Il y a un lien entre le logos être et l’univers, l’on peut y voir la recherche du principe d’unité entre esprit et matière, ou entre ciel et terre, ou philosophiquement comme Aristote la réalisation de l’unité, des vertus se fait au milieu, dans la chambre du milieu pourrions nous dire.

 

Je reviens à Moïse il est allé chercher au sommet de la montagne près du ciel la réponse à ses interrogations, le lien entre le haut et le bas. Une forme de sagesse, puis il est revenu en prophète apporter les Tables, les Commandements de la Sagesse.

 

Pour Philon, la sagesse est antérieure au Logos. On peut l’interpréter comme suit si le Logos est la connaissance elle précède la sagesse, elle est sa source. Reste le mystère du premier souffle de la connaissance.

Moïse toujours appelle Eden la sagesse de l’être, de cette sagesse, comme d’une source descend le divin à la manière d’un fleuve et ce fleuve se divise en quatre principes qui sont les vertus de : Prudence, tempérance, courage et justice. Voies du milieu pour le maître qui est entre l’équerre et le compas.

Extraits du Psaume 64-65 Hymne d’action de grâces.

 

« Jusqu’à toi vient toute chair

Avec ses œuvres de péché ;

Nos fautes sont plus fortes que nous,

Mais toi tu les effaces.

 

… « Rassasions-nous des biens de ta maison, des choses saintes de ton temple »

 

« Tu nous réponds en prodiges de justice,

Dieu de notre salut,

Espoir des extrémités de la terre

Et des îles lointaines. »

 

« Tu visites la terre et la fais regorger,

Tu la combles de richesses.

Le ruisseau de Dieu est rempli d’eau,

Tu prépares les épis. »

 

« Ainsi tu la prépares : arrosant ses sillons aplanissant ses mottes

Tu la détrempes d’averses, tu bénis son germe.

Tu couronnes une année de bienfaits,

Sur ton passage la graisse ruisselle ;

Ils ruissellent les pacages du désert ;

Les collines sont bordées d’allégresse ;

Les prairies se revêtent de troupeaux,

Les vallées se drapent de froment,

On clame, on chante des hymnes !

 

Valence Espagne le 30 janvier 2022

        

 

Jean-François Guerry.

 

À SUIVRE ….

 



Claire REGGIO



Temple et lumière :


une question

d'orientation ?



 
 
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,


 
L'Académie Maçonnique Provence et les Éditions UBIK sont heureuses d'annoncer la sortie du livre de Claire Reggio, Temple et lumière : une question d'orientation ? dans la collection l'Intégrale qui a vocation à approfondir les thèmes abordés par les conférenciers lors des journées de l'Académie.

Cet objectif prend tout son sens avec cet ouvrage de Claire Reggio qui nous offre ainsi l'occasion de cheminer plus loin en sa compagnie car que " l'on soit croyant, intuitif ou simplement émotif, peu importe, on ne peut se départir d'une expérience dans un temple, car l'affectation du lieu et la mise en scène qu'elle induit, son architecture et ses ornements, tout contribue au questionnement de soi, au dépassement d'une conscience sensible et conceptuelle, à la révélation du transcendant dans l'immanent."

 

" Parler du temple dans lequel se manifeste une “présence” qui dépasse l’entendement, c’est toujours parler de l’homme et de son mystère. Puisque l’homme est ce “Temple nouveau” qu’annonçait la vision d’Ézéchiel et qu’envisage la méthode maçonnique, il a, lui aussi, tout autant qu’un temple de pierre, besoin d’être orienté. C’est une question d’équilibre entre le dedans et le dehors, le haut et le bas, le microcosme et le macrocosme, la réalisation de soi et l’altérité, l’immanence et la transcendance...

La thématique de la lumière a parcouru bien des chemins, des grottes de Néandertal jusqu’aux premières maisons des hommes et des dieux du Croissant fertile, avant d’aborder l’architecture religieuse et sacrée et d’envisager la symbolique maçonnique.

Un regard rigoureux et éclairé s’imposait pour s’orienter."


Commander le livre de Claire Reggio, en cliquant ICI... (livraison immédiate)
 


Prochaine sortie : Construire Dieu, construire le monde, de Marc Halévy

Les autres ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence sont disponibles en cliquant ICI:

Alain-Noël Dubart, Franc-maçonnerie, entre passé et avenir
Marc Halévy, Après la Modernité, quelle Franc-maçonnerie ?
Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie.
Louis Trébuchet, Le désir des collines éternelles
Louis Trébuchet, Appel aux racines spirituelles du REAA
Jean-François Guerry, Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram


Les VIIes Rencontres de l'Académie Maçonnique Provence se dérouleront le samedi 30 avril au Château Saint-Antoine sur le thème

 
"Alchimie et Hermétisme".
 
Inscription en cliquant ici...

Salutations très fraternelles,
Alain Boccard
Président
 
 
 
 
 
LE CHEMIN DE LA CITÉ TERRESTRE À LA CITÉ CÉLESTE PART II-    PHILON D’ALEXANDRIE JUIF ET GREC.

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Publié le par Jean-François Guerry
Sénèque

Sénèque

LA LIBERTÉ INTÉRIEURE

 

 

En toutes circonstances conserver sa liberté intérieure demande un travail constant sur soi. Une capacité de remise en cause de ses certitudes, un doute actif et productif, la faculté de garder toujours ouvert le compas de l’esprit et la rigueur de la règle, sans oublier le levier de la raison qui est le point d’Archimède de l’homme. On n’y parvient que par l’élévation de sa conscience. Sans oublier la contingence l’expression des contraires que l’on doit s’efforcer de réunir pour être dans un état d’harmonie, malgré les incertitudes de la vie.

L’homme qui fait du but de sa vie la recherche de la vérité, de la lumière, qui est prêt à « vendre son âme » pour le bien, le bon, le juste, qui est prêt à accomplir le chef d’œuvre de sa vie, c’est-à-dire de réaliser toutes ses actions mêmes les plus minimes avec force sagesse et beauté est un homme libre.

Sénèque fût à mon sens un tel homme, ce n’est pas par hasard que l’on étudie à nouveau les textes dans les universités, de celui qui fût une image de la sagesse stoïcienne. Pour certains Sénèque ne fût que le précepteur de Néron qu’ils perçoivent comme seulement le tyran fou de la deuxième partie de sa vie, et non l’Auguste formé par Sénèque.

 

Sénèque, Épictète et Marc Aurèle forment ensemble le triangle du stoïcisme impérial, Sénèque en est la base, et Marc Aurèle la pointe supérieure. Ce stoïcisme est le plus noble, il s’intéresse à la vie intérieure de ses membres et non aux apparences. Ses trois figures sont différentes Sénèque un aristocrate aisé, Épictète un esclave affranchi, Marc Aurèle un empereur ayant emprunté l’escalier social. Autant d’analogie avec la Franc-Maçonnerie, dont les membres sont les amis des pauvres et des riches pourvu qu’ils soient vertueux.

Ce bel attelage de stoïciens tire le char rempli des plus hautes vertus nécessaires au gouvernement de leur conscience et de la cité.

 

Examinons Sénèque et son ouverture d’esprit surement en partie due au fait qu’il fût plusieurs fois exilé de Rome tout en restant très attaché à sa patrie. Natif de Cordoue en Andalousie qui était à l’époque une province de Rome, la province de Bétique : « la plus romanisée…la plus latiniste du monde gréco-latin » selon R. Thouvenot (Essai sur la province romaine de Bétique). Les habitants de cette province étaient reconnus pour leur rigueur, voire leur austérité intellectuelle, ils étaient stoïciens.

Venu très tôt à Rome pour y faire « ses humanités » en fils d’aristocrate ouvert, il fût perméable aux influences des pythagoriciens et des stoïciens, mais aussi des sophistes très influents auprès des jeunes gens des familles aisées. Son père craignant que Sénèque tombe sous leur influence « l’expédia » chez son oncle en Égypte pendant cinq ans. Ce pays devient sa patrie spirituelle, comme beaucoup de philosophes dont Pythagore. On remarquera au passage que les apprentis dans l’école de Pythagore à Crotone étaient plongés dans le silence pendant cinq ans. En Égypte le stoïcisme de Sénèque évolua et devient plus mystique, plus religieux. Il aurait du ensuite revenir à Rome et retrouvé une situation conforme à son rang social, las pour une sombre histoire d’adultère ne le concernant pas il fût exilé à nouveau par Claude en Corse pendant huit ans.

Sénèque grâce à ses exils successifs est devenu, sans doute un citoyen du monde, un homme plus universel sans oublier sa patrie d’origine. Sa vie va basculer quand Agrippine la jeune, la mère du jeune Néron lui demande de venir à Rome pour être le précepteur de son fils. Sénèque eut la mission de faire de Néron un Auguste !

Néron sous l’influence de Sénèque va devenir un bon roi, si bien que Sénèque ira jusqu'à croire en rapport sans doute avec son stoïcisme spirituel que Néron avait été désigné par la divine providence et qu’homme de bien il allait gouverner selon la raison.

 

Nous pouvons penser que Sénèque était sincère il alla jusqu’à écrire : « Que l’aurore dissipant les ténèbres… a amené le jour, le soleil radieux contemple l’univers, tel apparaît César, tel Rome va contempler Néron… »

Sénèque prenait sans doute ses rêves pour des réalités, il rajouta même : « Le prince est semblable aux dieux…il est le père de ses sujets, il est la lumière, il est bon et sage, il est maître de soi ».

Aveuglement ou flatterie d’un homme soumis à son suzerain ? Une chose est sûre Sénèque voulait que la « Philosophia » la sagesse soit un exercice pratique pour son élève. Une conversion de son regard sur lui-même et le monde, un changement, une initiation, un mouvement vers le bien.

Force est de reconnaître que Sénèque a exercé une influence sur Néron il fût un souverain adulé, adoré par le peuple. « L’instruction » de Néron, hélas a aussi développé son hubris et sa folie dans la deuxième partie de son règne, c’est souvent le lot de ceux qui sont incapables de passer de la verticale à la perpendiculaire.

 

Le rêve de Sénèque s’écroule, comme un paradoxe c’est à ce moment qu’il produisit ses meilleurs écrits en se retirant de la vie publique, un nouvel essor de sa liberté intérieure, dans son nouvel exil. Il écrit alors : « La Vie Heureuse » et ce que je considère comme ses plus textes, les Lettres à son ami Lucilius. Véritables « Exercices Spirituels » alliant théoria et praxis, comparables aux travaux maçonniques pratiqués en Loge.

Sénèque sa vie durant s’est efforcer de promouvoir le bien, de pratiquer la vertu, malgré sa richesse matérielle. Sous les coups des épreuves de la vie il s’est efforcé de vivre dignement, selon sa conscience, il a appris à vivre dans le réel. Il a aussi appris à mourir, il écrit ainsi dans sa lettre LXXIX : « L’homme pour qui le soleil luit à travers la brume, s’il se contente pour le moment d’avoir échappé à l’obscurité ne jouit pas pour autant du bienfait de la lumière. Nous aurons le droit de nous féliciter lorsque notre âme, échappée de ces ténèbres dans lesquelles elle roule au lieu d’entrevoir la clarté, sera toute entière inondée du jour en rentrant dans le ciel de sa patrie… »

Sénèque, qui s’est tranché les veines sous la pression de Néron à conserver sa liberté intérieure, cette volonté qui nourrit l’espérance. Nous devons retenir de Sénèque son sacrifice, comme l’architecte du temple, Sénèque est allé jusqu’à offrir le sang de ses veines à Jupiter le libérateur, la divinité de raison et de justice.

                                                    

         Valence  Espagne le 25 janvier 2022.

 

                                            Jean-François Guerry.

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Quel est le rôle de la

Franc-maçonnerie

et des Francs-maçons

dans la construction du monde

d'aujourd'hui et de demain ?


 
 
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,


L'Académie entend participer et nourrir le débat autour de ces questions que chacun et chacune d'entre nous s'est posées, se pose et se posera :

Finalement quel est le rôle de la Franc-maçonnerie et des Francs-maçons ?
Quel est aujourd'hui notre apport aux grands débats qui agitent et orientent notre société ?


À l'aune de nos apports passés, réels ou fantasmés, se pose la question d'un présent en construction permanente et d'un environnement qui subit un grand nombre de bouleversements considérables, ceux que nous voyons, ceux que nous pressentons et tous ceux qui sont encore invisibles, mais pourtant bien réels.
Nos loges ne sont-elles que des abris confortables, des nids douillets où il fait bon se retrouver dans une fraternité de bon aloi et sans véritables risques ? Ou bien restent-elles l'humus dans lequel germent les graines d'un avenir construit et non d'un futur subit ? 
La Franc-maçonnerie ne serait-elle plus qu'un avatar du développement personnel ou est-elle encore porteuse d'une ambition supérieure qui dépasse chacune de nos individualités ?

Finalement, pourquoi et pour quoi nous sommes-nous engagés dans un cheminement initiatique et, singulièrement, dans ce cheminement initiatique là ?

C'est pour enrichir notre réflexion, sans apporter de réponses toutes faites ou "politiquement correctes", que nous avons choisi de faire dialoguer sans faux-semblants, sans langue de bois, Alain-Noël Dubart, Ancien Grand Maître de la GLDF et Marc Halévy, Physicien, Philosophe.

Découvrez ce dialogue riche et sans concession en cliquant sur le lien ci-dessous :


Visionner le dialogue entre Alain-Noël Dubart et Marc Halévy...

avec le mot de passe AMP2021-09-04@

Pour aller plus loin en compagnie des deux intervenants nous mettons à votre disposition leurs ouvrages sur le sujet.


 

 





 

Tous les ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence sont disponibles en cliquant ICI:

Alain-Noël Dubart, Franc-maçonnerie entre passé et avenir
Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie.
Marc Halévy, Après la Modernité, quelle Franc-maçonnerie ?
Louis Trebuchet, Le désir des collines éternelles
Louis Trébuchet, Appel aux racines spirituelles du REAA
Jean-François Guerry, Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram


À paraître :
Claire Reggio : Temple et lumière : une question d'orientation ?
Marc Halévy : Construire Dieu et le monde. 



Salutations très fraternelles,
Alain Boccard
Président
 
 
 
 
 

 

L’Initiation Traditionnelle

Numéro 4 de 2021

Revue éditée par le GERME (Groupe d’Études et de Réflexion sur le Martinisme et l’Ésotérisme) et fidèle

à l'esprit de la revue L'Initiation fondée en 1888 par Papus et réveillée en 1953 par Philippe Encausse

Philosophie Théosophie Histoire

Spiritualité Franc-maçonnerie Martinisme

Emanuel Swedenborg (1688-1772)

par Carl Fredrik von Breda (1759–1818)

Revue en ligne L’Initiation Traditionnelle n° 4 de 2021

Octobre, novembre & décembre 2021

Sommaire du numéro 4 de 2021

Les liens du sommaire ci-dessous sont cliquables

Éditorial, par Bruno Le Chaux 1

Une histoire du Temple, par Gérard Foy 2

L’antique religion égyptienne, par J. Cordier 27

Le Sphinx, poème, par Fabre des Essarts 47

Le banquet de Platon et La vie éternelle d’Enfantin, par Fabre des Essarts 48

Le Christianisme ésotérique, par Albert Jounet 56

E. Swedenborg, par X 64

Le Voile du Temple déchiré, chapitre XI, par Éliphas Lévi (traduction par Fabien Laisnez) 70

Le Voile du Temple déchiré, chapitre XII, par Éliphas Lévi (traduction par Fabien Laisnez) 73

Les livres 85

L’Initiation Traditionnelle - n° 4 de 2021

48

LE BANQUET DE PLATON

et La Vie éternelle d’Enfantin

A Madame Juliette Adam

par Fabre des Essarts

Cet article est paru initialement dans le numéro de juin 1889 de la Revue L’Initiation.

I

Vous avez, un soir, que le philosophe Stanislas Meunier et moi, nous devisions, assis à vos côtés sur le même triclinium, prononcé cette sombre parole :

« Platon n’était qu’un rhéteur ! »

Jamais, certes, plus terrible sentence n’était tombée de lèvres plus charmantes. Je vous quittai, navré. Vous veniez de jeter à terre la statue de l’un de mes derniers dieux.

La réflexion survenant, je me dis que ce n’était peut-être là qu’un de ces paradoxes où se plaît l’éternel féminin, une de ces étranges audaces où s’aventurent parfois les reines les plus fêtées de la pensée, renversant d’un coup d’ongle une gloire que vingt siècles ont édifiée, qu’au fond vous partagiez peut-être mon culte pour l’Apôtre de la doctrine socratique, qu’en somme un jugement pareil, quelle que fût la compétence du juge, n’était pas sans appel.

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Publié le par Jean-François Guerry
LA MEILLEURE FAÇON DE MARCHER

LA MEILLEURE FAÇON DE MARCHER

 

Les Francs-maçons ont leurs gestes, leurs paroles, leurs attouchements, leurs manières de marcher qu’ils répètent à l’envie, suivant leurs capacités. Sans cesse ont leur demande, soit le mot, soit le signe, soit manière de marcher. Autant de symboles de re connaissance qui forment un corpus maçonnique.

Connaître, la meilleure façon de marcher est essentielle sur le long chemin de la connaissance. Force est de constater que l’on marche parfois de travers, il nous faut sans cesse rectifier notre marche avec la rigueur de l’équerre.

 

Les pas de côté ne sont accessibles qu’avec l’ouverture du compas de l’esprit.

 

L’instruction maçonnique prévoit la répétition de la marche, afin de ne pas se marcher sur les pieds ! Le poète Horace dans son Art poétique écrit : « Qu’une telle œuvre ne plaira qu’une fois, tandis que telle autre répétée dix fois plaira toujours ». D’où son bis repetita placent. On attribue aussi à Horace le carpe diem.

Les deux locutions se relient bien avec la marche qui dans sa simplicité constitue à mettre un pied devant l’autre, chaque jour suffisant à sa peine.

 

Les Francs-maçons rythment leurs travaux en pratiquant leurs rituels, où l’on entend résonner les coups de maillet harmonisés par les officiants ce qui amplifie leur résonance. Les rituels sont comme des prières répétées, qui permettent l’élévation spirituelle. Une prière identique répétée élève l’esprit, mais surtout ouvre le cœur.

 

J’ai malheureusement participé il y a quelques à une célébration funéraire au rite de l’église orthodoxe, pour le départ vers l’Orient éternel de l’un de mes frères d’origine Russe ; ce fût pour moi une découverte. Les fidèles orthodoxes pratiquent la philocalie du cœur, la prière du cœur. C’est une prière répétitive, comme la marche. J’ai appris qu’elle était au centre de la spiritualité orthodoxe. J’ai ressenti que cette prière bis repetita, provoquait chez les participants un sentiment de communion fraternelle.

Cette forme de prière peut être pratiquée aussi de manière solitaire, comme la marche, mouvement continu de l’esprit et du corps forment un ensemble. Le terme philocalie en grec signifie l’amour du beau, et toujours en grec l’amour du beau se confond avec le vrai et le bon. Cette prière répétitive ne fait pas appel à l’intellect, mais à l’ouverture de l’œil central, celui du cœur.

 

La philocalie est donc force par sa répétition, sagesse par sa signification, beauté par son ouverture du cœur.

 

Le rituel maçonnique est une forme de philocalie, d’où l’importance de la rigueur de son exécution pour en préserver le sens et la transmission dans sa pureté. Connaître les manières de marcher, permet d’avancer sur la voie de la connaissance, en respectant les moments d’inspirations et d’expirations, l’inspiration par l’esprit et l’expiration par le cœur, c’est aussi paraît il l’enseignement des pères orthodoxes.

 

Valence Espagne le 23 janvier 2022.

                                           

Jean-François Guerry.

LA MEILLEURE FAÇON DE MARCHER

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Publié le par Jean-Francçois Guerry
ÊTRE AU NIVEAU

ÊTRE AU NIVEAU

 

L’homme orgueilleux ambitieux vaniteux aspire est isolé dans sa verticalité, comme un paradoxe celui qui veut s’élever s’abaisse, passe de la perpendiculaire au niveau, symbole de l’horizontalité. Savoir dominer son orgueil, son arrogance, maîtriser ses passions, être plus humain, savoir en toute circonstance s’observer être au niveau, être à hauteur d’homme. Ouvrir ses mains et son cœur avec humilité, toujours se rappeler que l’amour fraternel est la plus grande des vertus.

Une des plus grandes expressions de cet amour est la capacité de dévouement au service des autres. C’est l’apanage des figures de la sagesse, des philosophes les amis de la sagesse. Ceux qui savent qu’aimer c’est diriger son âme vers le bien.

C’est ce que font les grands élus, les pontifes ceux qui bâtissent des ponts entre les hommes, pour rendre la cité plus humaine et plus belle. Il faut être au niveau, faire le poids pour avoir le souci de la chose publique, être au service du public plus que de son ambition personnelle. Être l’empereur d’un saint empire, c’est-à-dire présider au bien collectif, mettre de la sagesse dans la cité, de la philosophie, c’est ce que firent la plupart des empereurs romains sincères. Lucien Jerphagnon écrit à ce sujet : « La philosophie à Rome, était présente au palais, au sénat, dans les rues même, qu’elle ne l’ait aujourd’hui dans ces milieux qu’on dit proches du pouvoir, où même dans les nôtres qui ne sont proches de rien ».

Ceux qui avaient reçus la force, la puissance, la lumière étaient capables de passer de la verticalité à l’horizontalité, de la perpendiculaire au niveau. Ils cultivaient la sagesse, cette sagesse qui exhorte l’âme à faire le bien. Les Grecs et les Romains avaient le souci de leur âme, plus que des biens matériels pour bien se conduire dans les difficultés de la vie, du moins dans les familles aisées de l’époque.

La conduite sage de sa vie privée était utile à la conduite sage de la vie politique. Les hommes qui détenaient le pouvoir avaient le devoir d’être aussi des philosophes. Les hommes politiques soucieux du bien moral collectif, se référaient aux enseignements des pythagoriciens et des stoïciens. Marc Aurèle archétype de l’empereur philosophe fût entouré de pas moins d’une dizaine de philosophes. Qui peut imaginer aujourd’hui un conseil des ministres avec des philosophes y participant régulièrement. Aujourd’hui les philosophes sont relégués au rôle de professeur dans les quelques universités où l’on parle de moins en moins de philosophie.

Notre société fait la place aux hiérarchies d’honneur, au dépend des hiérarchies spirituelles.

Marc Aurèle

Marc Aurèle gouvernait son âme, avant de prétendre au gouvernement de ses semblables, il rêvait d’une cité universelle, construite sur le modèle de son temple intérieur. Pourtant il passa une bonne partie de sa vie sur les champs de bataille, l’action, le combat ne sont pas les ennemis de la réflexion et de la sagesse. Celui qui bénéficia de ce que l’on appelle aujourd’hui l’ascenseur social (bien en panne) ne ménagea pas sa peine pour la cité, il fût un empereur qui voulait faire coïncider l’esprit universel le noûs avec le logos universel. Il voulait être un bienfaiteur, un évergète pratiquer sans cesse la vertu, en étant le plus simple possible. Comme le furent la plupart des Césars, qui cherchaient ce supplément d’âme, pour être au niveau. Pour être capable de gouverner, c’est-à-dire de faire les bons choix, les choix raisonnables pour le bien de ses concitoyens. La meilleure gouvernance est faite par les cœurs purs.

 

Joseph Marie Servan de Gerbey, homme des lumières qui fût ministre de la guerre (1741-1808) à écrit dans un Discours sur l’administration de la justice criminelle en 1767 : « Un despote imbécile peut contraindre des esclaves avec des chaînes de fer ; mais un vrai politique les lie plus fortement par la chaîne de leurs propres idées ; c’est au plan fixe de la raison qu’il en attache le premier bout, lien d’autant plus fort que nous en ignorons la texture et que nous la croyons notre ouvrage ; le désespoir et le temps rongent les liens de fer et d’acier, mais ils ne peuvent rien contre l’union habituelle des idées, ils ne font que les resserrer d’avantage, et sur les molles fibres du cerveau est fondée la base inébranlable des plus fermes empires ».

Je soutien la conclusion de Lucien Jerphagnon sur cet écrit de Joseph Marie Servan de Gerbey quand il écrit : « Quelque chose me dit qu’il y a toujours à réfléchir là-dessus ».

Comme il y a, à réfléchir sur la capacité de nos hommes politiques à passer de la perpendiculaire au niveau, de la verticalité à l’horizontalité, sans faiblesse en ayant toujours « en ligne de mire » le bien moral.

Si le stoïcisme nous semble bien loin, nous en avons retenu au fond de notre mémoire personnelle et dans notre mémoire collective les valeurs les plus essentielles : l’impérieuse nécessité de toujours passer nos jugements sous le ciseau de la morale et du bien, de travailler de perfectionner son soi, de prendre souci de son soi et d’agir sur ce qui dépend de nous. Le stoïcisme constitue aussi le substrat sur lequel les pères de l’église ont fondé leur morale, c’est un peu leur patrie spirituelle, les étoiles flamboyantes que furent Sénèque, Épictète et Marc Aurèle sont encore flamboyantes, le stoïcisme est de retour dans les universités mais aussi dans la cité. La Franc-maçonnerie fille des lumières, n’est pas exempte de cette influence, par sa recherche de l’amélioration de l’homme et de la cité, son but de fuir le vice et pratiquer la vertu, d’aider ses membres de passer de la perpendiculaire au niveau, de s’élever en se rapprochant de l’autre, des autres, de faire que les hommes aient toujours le cœur pur.

 

Valence Espagne le 22 janvier 2022.

                                                     Jean-François Guerry.

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Dans l’article de ce matin le nom de l’écrivain cité est Milan Kundera et non Kundela merci à ceux qui suivent !

Jean-Fracnçois

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L’Initiation Traditionnelle

Numéro 4 de 2021

Emanuel Swedenborg (1688-1772)

par Carl Fredrik von Breda (1759–1818)

Revue en ligne L’Initiation Traditionnelle n° 4 de 2021

Octobre, novembre & décembre 2021

L’Initiation Traditionnelle

80 rue Doudeauville

75018 Paris

Courriel :

brunolechaux@gmail.com

Sites Web :

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ISSN : 2267-4136

Directeur : Michel Thiolat

Rédacteur en chef :

Bruno Le Chaux

Rédactrice en chef adjointe : Annie Delcros

Les opinions émises dans les articles que publie L’Initiation Traditionnelle doivent être considérées comme propres à leurs auteurs et n’engagent que leur responsabilité.

L’Initiation Traditionnelle ne répond pas des manuscrits communiqués. Les manuscrits non utilisés ne sont pas rendus.

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.

Sommaire du numéro 4 de 2021

Les liens du sommaire ci-dessous sont cliquables

Éditorial, par Bruno Le Chaux 1

Une histoire du Temple, par Gérard Foy 2

L’antique religion égyptienne, par J. Cordier 27

Le Sphinx, poème, par Fabre des Essarts 47

Le banquet de Platon et La vie éternelle d’Enfantin, par Fabre des Essarts 48

Le Christianisme ésotérique, par Albert Jounet 56

E. Swedenborg, par X 64

Le Voile du Temple déchiré, chapitre XI, par Éliphas Lévi (traduction par Fabien Laisnez) 70

Le Voile du Temple déchiré, chapitre XII, par Éliphas Lévi (traduction par Fabien Laisnez) 73

Les livres 85

L’Initiation Traditionnelle - n° 4 de 2021

1

ÉDITORIAL

C’est à la découverte du temple que nous invite Gérard Foy dans son article Une histoire du Temple. Il nous présente notamment le Temple de Salomon, celui de Zorobabel et bien d’autres encore. On ne peut s’empêcher de faire le lien avec les 7 temples présentés par Martines de Pasqually - à savoir ceux d’Adam, Énoch, Melchisédech, Moïse, Salomon, Zorobabel et du Messie – dans son Traité de la Réintégration des Êtres.

Nous republions un ancien article de J. Cordier issu de l’ancienne série de L’Initiation qui réhabilite l’antique religion égyptienne comme un véritable monothéisme issu de l'antique et universelle Initiation. En plus d’y découvrir sa doctrine secrète et ses différents livres, nous y apprenons ainsi que le nom de la ville de Paris est d’origine égyptienne. Il vient de Bar-Isis, qui signifie mot à mot : le vaisseau ou la barque d'Isis. Nous reviendrons prochainement sur l’étude de la religion égyptienne, souvent mal comprise aujourd’hui.

Puis nous republions d’autres anciens articles issus soit de la revue L’Initiation, soit du Compte Rendu Complet des Travaux du Congrès et du Convent maçonnique Spiritualiste de juin 1908. C’est l’occasion de rencontrer Swedenborg, le maître suédois, dont la vie et l’oeuvre sont résumées dans un passionnant article qui pourra servir d’introduction à l’étude complète de son oeuvre.

Nous terminons notre découverte de l’ouvrage d’Éliphas Lévi Le Voile du Temple déchiré grâce à Fabien Laisnez qui nous propose la lecture des 2 derniers chapitres - XI et XII - de l’ouvrage.

Bruno Le Chaux,

rédacteur en chef.

chef.

L’Initiation Traditionnelle - n° 4 de 2021

2

UNE HISTOIRE DU TEMPLE

par Gérard Foy

Introduction P. 3

I - Le Premier Temple P. 5

II - Le Temple dans les civilisations de l’antiquité P. 7

III - Le Temple des trois religions du Livre P. 11

A – Le Tabernacle

B – Le Temple de Salomon

C – Le Temple au Confluent de deux Mers

1 – Le Temple de Zorobabel

2 – Le Temple d’Ézéchiel

3 – Le Temple de la Chevalerie Templière

4 – Le Temple du Graal

IV – L’Imago Templi P. 22

Conclusion P. 25

Annexe bibliographique P. 26

L’Initiation Traditionnelle - n° 4 de 2021

3

Introduction

Cet article n’est pas un exposé exhaustif de la notion de Temple pour l’humanité, il est une tentative de synthèse de ses différentes acceptions à travers l’histoire des peuples et d’intégration de ses différentes formes dans un modèle unique sur lequel elle se fonde et qu’on peut rapprocher de ce que certains appellent l’ « imago templi ».

Le temple est un lieu de rencontre entre l’homme et Dieu, ou son équivalent, c’est un lieu de méditation, de prière et d’inspiration, un espace où s’accomplissent des rites qui visent à reproduire les actes primordiaux d’une tradition ancestrale, il permet d’ancrer les liens entre les hommes d’une même communauté. Il marque la séparation entre le profane et le sacré, délimitant un espace privilégié où le sacré se manifeste, réservé aux initiés, interdit aux profanes.

Pour Mircea Eliade, l'homme religieux pense qu'il existe une réalité absolue qui transcende le monde concret, il croit que la vie a une origine sacrée et qu’il existe une tradition primordiale, que l'existence humaine doit réactualiser à des moments programmés pour la faire vivre à travers des rites, des mythes ou des symboles.

En rejouant l'histoire sacrée, en imitant le comportement divin, l'homme s'installe et se maintient auprès des dieux, il se connecte avec l’« au-delà », s’extrait du temps et s’immerge dans une hiérophanie, ou manifestation ritualisée du « sacré » qui émerge dans les réalités naturelles du monde.

En d’autres termes, le Temple est un théâtre dans lequel les décors accrochés aux murs révèlent à l’homme, au cours de scénographies strictement organisées dans des rituels ou des liturgies, sa place comme acteur d’une histoire humaine qu’il rejoue indéfiniment et donne du sens à sa présence dans ce monde.

Lorsque le prêtre se préparait à recevoir ou entendre les augures des dieux, il délimitait avec un bâton une portion du ciel, dénommé « templum » chez les romains, dans lequel la lecture du vol des oiseaux ou de l’état du ciel allaient être interprétés, à cet instant et pour le temps que durait l’augure, cet espace devenait sacré.

L'homme non-religieux ne refuse pas la transcendance, mais il admet qu’elle puisse intégrer un retour vers le bas ou sur soi, il accepte la relativité de la « réalité » et n’admet pas la révélation d’une vérité absolue.

L’Initiation Traditionnelle - n° 4 de 2021

4

Il questionne en permanence la tradition, primordiale ou propre aux origines de sa communauté, il cherche à découvrir sa propre vérité, toute relative, dans une quête effrénée de sens face à la mort à laquelle il sera contraint tout autant que l’homme religieux. Il peut le faire, lui aussi, dans un temple orné d’objets symboliques et en utilisant des rituels qui lui permettent de revivre la tradition de ses ancêtres.

Ainsi, l’homme religieux entre dans le temple en suivant une ligne fléchée vers un au-delà qu’il pense trouver à l’Orient, le non-religieux y pénètre et y déambule pour questionner le non-connaissable, vivre une expérience et recevoir une lumière éclairante de sens, puis il revient vers l’Occident, enrichi de nouvelles vertus, pour y vivre sa vie jusqu’à sa prochaine circonvolution.

Tous les deux se réunissent dans des temples, mais sans forcément voir la réalité de la même manière. Dans la société actuelle, il arrive souvent que les profanes recréent aussi des temples pour galvaniser certaines croyances et rejouer, à travers des rituels, sacrés ou non, des actes fondateurs des principes qu’ils défendent.

Le temple est donc un lieu de protection du sacré et des valeurs fondamentales d’un système religieux ou profane, il permet la convergence des énergies spirituelles autour des principes fondateurs d’une communauté au sens large.

C’est pourquoi nous verrons dans ce qui suit quatre modèles de temple dont on peut supposer qu’ils sont apparus à des époques, voire dans des régions et des cultures du monde différentes :

- Le Premier Temple

- Le Temple dans les civilisations de l’antiquité.

- Le Temple des trois religions du Livre.

- L’ « imago templi »

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Publié le par Jean-François Guerry
LA MONTÉE DE L'ÉMOTION

LA MONTÉE DE L’ÉMOTION

 

C’est ce sentiment que ressent celui qui marche vers le col, le passage entre les deux sommets de la vie, la naissance et la mort. Cette fragilité, cette humilité face aux mystères de la vie. Plus l’on s’approche du col, plus on espère la rencontre avec une autre source de vie, un nouveau chemin. La vision de l’autre côté, l’espérance d’un nouveau lever de soleil, d’une nouvelle lumière qui nous portera sur ses rayons. Le désir de cet état de grâce épicurien, une forme d’éclat d’un monde divin, d’un monde où la joie est en permanence dans les cœurs.

Quelle est la voie ? Frédéric Gros dans son livre Marcher une philosophie cite Milan Kundela : « La route par elle-même n’a aucun sens ; seuls en ont les deux points qu’elle relie » le chemin au contraire est : « Un hommage à l’espace ». Cette pensée de Kundela ne surprend pas quand l’on sait l’influence de Cervantès et Goethe sur son œuvre. Cervantès et sa marche vers l’inaccessible étoile, celle qui fait briller l’œil du cœur du marcheur, et Goethe avec son regard d’en haut, son désir des Montagnes Bleues.

L’insoutenable légèreté de l’être et son magnifique fatalisme, la conscience de la fragilité de l’être, de la brièveté de son passage sur terre. Vouloir franchir ce col entre les deux montagnes, c’est espérer ne pas avoir qu’une seule vie à vivre. Tomas le héros de Kundela conclut : « Ne pouvoir vivre qu’une vie, c’est comme ne pas vivre du tout ». Il y a toujours un chemin derrière les cols.

 

L’émotion du regard d’en haut naît de la pratique d’exercices spirituels, qui permettent de prendre conscience de la grandeur du cosmos et de notre place dans celui-ci. Ainsi que « de l’indomptable audace de l’esprit humain » selon Goethe qui a pour nom l’Elpis grecque c’est-à-dire l’espérance, qui est un oui à la continuité de la vie, le chemin derrière le col.

                                            Jean-François Guerry.

LA MONTÉE DE L'ÉMOTION

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