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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le

Dans l’article de ce matin le nom de l’écrivain cité est Milan Kundera et non Kundela merci à ceux qui suivent !

Jean-Fracnçois

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REVUE EN LIGNE ACCESSIBLE GRATUITEMENT SUR LE SITE :

https://linitiation.eu

 

L’Initiation Traditionnelle

Numéro 4 de 2021

Emanuel Swedenborg (1688-1772)

par Carl Fredrik von Breda (1759–1818)

Revue en ligne L’Initiation Traditionnelle n° 4 de 2021

Octobre, novembre & décembre 2021

L’Initiation Traditionnelle

80 rue Doudeauville

75018 Paris

Courriel :

brunolechaux@gmail.com

Sites Web :

https://linitiation.eu (site officiel)

https://germe.fr (blog)

ISSN : 2267-4136

Directeur : Michel Thiolat

Rédacteur en chef :

Bruno Le Chaux

Rédactrice en chef adjointe : Annie Delcros

Les opinions émises dans les articles que publie L’Initiation Traditionnelle doivent être considérées comme propres à leurs auteurs et n’engagent que leur responsabilité.

L’Initiation Traditionnelle ne répond pas des manuscrits communiqués. Les manuscrits non utilisés ne sont pas rendus.

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.

Sommaire du numéro 4 de 2021

Les liens du sommaire ci-dessous sont cliquables

Éditorial, par Bruno Le Chaux 1

Une histoire du Temple, par Gérard Foy 2

L’antique religion égyptienne, par J. Cordier 27

Le Sphinx, poème, par Fabre des Essarts 47

Le banquet de Platon et La vie éternelle d’Enfantin, par Fabre des Essarts 48

Le Christianisme ésotérique, par Albert Jounet 56

E. Swedenborg, par X 64

Le Voile du Temple déchiré, chapitre XI, par Éliphas Lévi (traduction par Fabien Laisnez) 70

Le Voile du Temple déchiré, chapitre XII, par Éliphas Lévi (traduction par Fabien Laisnez) 73

Les livres 85

L’Initiation Traditionnelle - n° 4 de 2021

1

ÉDITORIAL

C’est à la découverte du temple que nous invite Gérard Foy dans son article Une histoire du Temple. Il nous présente notamment le Temple de Salomon, celui de Zorobabel et bien d’autres encore. On ne peut s’empêcher de faire le lien avec les 7 temples présentés par Martines de Pasqually - à savoir ceux d’Adam, Énoch, Melchisédech, Moïse, Salomon, Zorobabel et du Messie – dans son Traité de la Réintégration des Êtres.

Nous republions un ancien article de J. Cordier issu de l’ancienne série de L’Initiation qui réhabilite l’antique religion égyptienne comme un véritable monothéisme issu de l'antique et universelle Initiation. En plus d’y découvrir sa doctrine secrète et ses différents livres, nous y apprenons ainsi que le nom de la ville de Paris est d’origine égyptienne. Il vient de Bar-Isis, qui signifie mot à mot : le vaisseau ou la barque d'Isis. Nous reviendrons prochainement sur l’étude de la religion égyptienne, souvent mal comprise aujourd’hui.

Puis nous republions d’autres anciens articles issus soit de la revue L’Initiation, soit du Compte Rendu Complet des Travaux du Congrès et du Convent maçonnique Spiritualiste de juin 1908. C’est l’occasion de rencontrer Swedenborg, le maître suédois, dont la vie et l’oeuvre sont résumées dans un passionnant article qui pourra servir d’introduction à l’étude complète de son oeuvre.

Nous terminons notre découverte de l’ouvrage d’Éliphas Lévi Le Voile du Temple déchiré grâce à Fabien Laisnez qui nous propose la lecture des 2 derniers chapitres - XI et XII - de l’ouvrage.

Bruno Le Chaux,

rédacteur en chef.

chef.

L’Initiation Traditionnelle - n° 4 de 2021

2

UNE HISTOIRE DU TEMPLE

par Gérard Foy

Introduction P. 3

I - Le Premier Temple P. 5

II - Le Temple dans les civilisations de l’antiquité P. 7

III - Le Temple des trois religions du Livre P. 11

A – Le Tabernacle

B – Le Temple de Salomon

C – Le Temple au Confluent de deux Mers

1 – Le Temple de Zorobabel

2 – Le Temple d’Ézéchiel

3 – Le Temple de la Chevalerie Templière

4 – Le Temple du Graal

IV – L’Imago Templi P. 22

Conclusion P. 25

Annexe bibliographique P. 26

L’Initiation Traditionnelle - n° 4 de 2021

3

Introduction

Cet article n’est pas un exposé exhaustif de la notion de Temple pour l’humanité, il est une tentative de synthèse de ses différentes acceptions à travers l’histoire des peuples et d’intégration de ses différentes formes dans un modèle unique sur lequel elle se fonde et qu’on peut rapprocher de ce que certains appellent l’ « imago templi ».

Le temple est un lieu de rencontre entre l’homme et Dieu, ou son équivalent, c’est un lieu de méditation, de prière et d’inspiration, un espace où s’accomplissent des rites qui visent à reproduire les actes primordiaux d’une tradition ancestrale, il permet d’ancrer les liens entre les hommes d’une même communauté. Il marque la séparation entre le profane et le sacré, délimitant un espace privilégié où le sacré se manifeste, réservé aux initiés, interdit aux profanes.

Pour Mircea Eliade, l'homme religieux pense qu'il existe une réalité absolue qui transcende le monde concret, il croit que la vie a une origine sacrée et qu’il existe une tradition primordiale, que l'existence humaine doit réactualiser à des moments programmés pour la faire vivre à travers des rites, des mythes ou des symboles.

En rejouant l'histoire sacrée, en imitant le comportement divin, l'homme s'installe et se maintient auprès des dieux, il se connecte avec l’« au-delà », s’extrait du temps et s’immerge dans une hiérophanie, ou manifestation ritualisée du « sacré » qui émerge dans les réalités naturelles du monde.

En d’autres termes, le Temple est un théâtre dans lequel les décors accrochés aux murs révèlent à l’homme, au cours de scénographies strictement organisées dans des rituels ou des liturgies, sa place comme acteur d’une histoire humaine qu’il rejoue indéfiniment et donne du sens à sa présence dans ce monde.

Lorsque le prêtre se préparait à recevoir ou entendre les augures des dieux, il délimitait avec un bâton une portion du ciel, dénommé « templum » chez les romains, dans lequel la lecture du vol des oiseaux ou de l’état du ciel allaient être interprétés, à cet instant et pour le temps que durait l’augure, cet espace devenait sacré.

L'homme non-religieux ne refuse pas la transcendance, mais il admet qu’elle puisse intégrer un retour vers le bas ou sur soi, il accepte la relativité de la « réalité » et n’admet pas la révélation d’une vérité absolue.

L’Initiation Traditionnelle - n° 4 de 2021

4

Il questionne en permanence la tradition, primordiale ou propre aux origines de sa communauté, il cherche à découvrir sa propre vérité, toute relative, dans une quête effrénée de sens face à la mort à laquelle il sera contraint tout autant que l’homme religieux. Il peut le faire, lui aussi, dans un temple orné d’objets symboliques et en utilisant des rituels qui lui permettent de revivre la tradition de ses ancêtres.

Ainsi, l’homme religieux entre dans le temple en suivant une ligne fléchée vers un au-delà qu’il pense trouver à l’Orient, le non-religieux y pénètre et y déambule pour questionner le non-connaissable, vivre une expérience et recevoir une lumière éclairante de sens, puis il revient vers l’Occident, enrichi de nouvelles vertus, pour y vivre sa vie jusqu’à sa prochaine circonvolution.

Tous les deux se réunissent dans des temples, mais sans forcément voir la réalité de la même manière. Dans la société actuelle, il arrive souvent que les profanes recréent aussi des temples pour galvaniser certaines croyances et rejouer, à travers des rituels, sacrés ou non, des actes fondateurs des principes qu’ils défendent.

Le temple est donc un lieu de protection du sacré et des valeurs fondamentales d’un système religieux ou profane, il permet la convergence des énergies spirituelles autour des principes fondateurs d’une communauté au sens large.

C’est pourquoi nous verrons dans ce qui suit quatre modèles de temple dont on peut supposer qu’ils sont apparus à des époques, voire dans des régions et des cultures du monde différentes :

- Le Premier Temple

- Le Temple dans les civilisations de l’antiquité.

- Le Temple des trois religions du Livre.

- L’ « imago templi »

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Publié le par Jean-François Guerry
LA MONTÉE DE L'ÉMOTION

LA MONTÉE DE L’ÉMOTION

 

C’est ce sentiment que ressent celui qui marche vers le col, le passage entre les deux sommets de la vie, la naissance et la mort. Cette fragilité, cette humilité face aux mystères de la vie. Plus l’on s’approche du col, plus on espère la rencontre avec une autre source de vie, un nouveau chemin. La vision de l’autre côté, l’espérance d’un nouveau lever de soleil, d’une nouvelle lumière qui nous portera sur ses rayons. Le désir de cet état de grâce épicurien, une forme d’éclat d’un monde divin, d’un monde où la joie est en permanence dans les cœurs.

Quelle est la voie ? Frédéric Gros dans son livre Marcher une philosophie cite Milan Kundela : « La route par elle-même n’a aucun sens ; seuls en ont les deux points qu’elle relie » le chemin au contraire est : « Un hommage à l’espace ». Cette pensée de Kundela ne surprend pas quand l’on sait l’influence de Cervantès et Goethe sur son œuvre. Cervantès et sa marche vers l’inaccessible étoile, celle qui fait briller l’œil du cœur du marcheur, et Goethe avec son regard d’en haut, son désir des Montagnes Bleues.

L’insoutenable légèreté de l’être et son magnifique fatalisme, la conscience de la fragilité de l’être, de la brièveté de son passage sur terre. Vouloir franchir ce col entre les deux montagnes, c’est espérer ne pas avoir qu’une seule vie à vivre. Tomas le héros de Kundela conclut : « Ne pouvoir vivre qu’une vie, c’est comme ne pas vivre du tout ». Il y a toujours un chemin derrière les cols.

 

L’émotion du regard d’en haut naît de la pratique d’exercices spirituels, qui permettent de prendre conscience de la grandeur du cosmos et de notre place dans celui-ci. Ainsi que « de l’indomptable audace de l’esprit humain » selon Goethe qui a pour nom l’Elpis grecque c’est-à-dire l’espérance, qui est un oui à la continuité de la vie, le chemin derrière le col.

                                            Jean-François Guerry.

LA MONTÉE DE L'ÉMOTION

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Publié le par Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine

Cet article est reposté depuis Le Blog du Rite Français.

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Publié le par Jean-François Guerry
OÙ EST LA FRATERNITÉ UNIVERSELLE

OÙ EST LA FRATERNITÉ UNIVERSELLE ?

 

La Franc-Maçonnerie est universelle, nous sommes tous des sœurs et des frères. Cette affirmation est partagée par toutes les sœurs et les frères quelque soit leurs obédiences de tous les Orients. Cela posé force est de constater que cette belle union est au mieux représenté par une confédération de corps maçonniques qui s’échinent à cultiver jalousement leurs différences plus que leurs points communs. La multiplicité des obédiences, la diversité des Rites sont autant de branches sur un seul tronc qui risque de plier et se rompre. Ce manque d’unité, nourrit l’incompréhension des profanes, et écorne son caractère universel.

Ne soyons pas trop sévère, l’on peut aussi voir le verre à moitié plein, la diversité des obédiences, des loges, est une preuve de démocratie, d’autonomie, un respect de la liberté de conscience.

 

Ce phénomène est un aussi présent dans notre société en général, conséquence de la montée de l’individualisme ? Perte de l’attrait du Sacré religieux, qui relie. Le monde occidental après être sorti de l’obscurantisme est à la recherche d’une nouvelle religion liée aux droits de l’homme, une religion universelle pour faire du « Nous ». Selon l’expression du sociologue Émile Durkheim spécialiste de la conscience collective, (fondateur de la sociologie française, membre fondateur de la Ligue pour la défense des droits de l’homme, influencé par Rousseau, Montesquieu, Kant, Descartes…), sa religion les droits de l’homme, son église la communauté morale des hommes, il a donc écrit nous avons su développer : « Un système solidaire de croyances de pratiques relatives à des choses sacrées et unissant en une même communauté morale tous ceux qui y adhérent ». Une définition qui englobe les religions séculières, révélées et civiles nous adorons, nous louons les droits de l’homme. Sommes-nous dans une horizontalité, sans verticalité ? La norme qui semble s’imposer c’est la fédération ou la confédération de nations autour de valeurs communes à minima. Nous serions passés de l’universel à l’international, sous le joug du marché mondial.

Pourtant la déclaration de 1789 contenait bien le terme universel et non international !

Le fameux concert des nations s’est mis à jouer des fausses notes. Par exemple notre Marseillaise est toujours considérée comme universelle, quand le God Save the King n’est reconnu quand dans le Commonwealth par exemple, et pourtant l’esclavage a été aboli en Angleterre avant de l’être en France.

Pire encore, si j’ose dire il y a des squatters dans la maison père qui ne respecte pas l’universalisme.

Les alchimistes constateront comme l’on dit vulgairement « qu’on leur fait à l’envers » en transformant l’or spirituel universel en plomb matériel. On assiste malheureusement au passage de l’intérêt universel à celui de la nation ou de la cité. L’on reprend les discussions du Lycée d’Aristote sur le droit et la justice en oubliant la philosophie pratique, l’humanitas de Cicéron.

 

C’est sans doute parce que dans nos universités on ne fait plus nos humanités, seul compte les grandes écoles de commerce internationales. Le monde, l’Europe n’est plus qu’un vaste marché entre nations, les échanges entre les hommes se font à ras de terre. Sans aucune verticalité, sans conscience universelle. Nous avons oublié que ce qui fait l’homme, c’est l’humain.

 

Les églises traditionnelles se vident peu à peu, leurs anciens fidèles s’inscrivent dans les ONG subventionnées par les états, l’impôt paye des moments de spiritualité universelle. Parallèlement directement lié au marché se développe le Charity Buisiness qui enorgueilli les firmes, les trusts et leurs dirigeants et génèrent des profits pour leurs sociétés et leurs actionnaires s’achetant à moindre coût une bonne conscience. Les sociétés commerciales sont devenues des expertes en humanité.

Le méli-mélo des ONG et du Charity Buisiness permet de donner l’illusion du respect des droits de l’homme et de l’élévation spirituelle.

 

Les sœurs et les frères qui ont prêtés serment de faire œuvre de charité discrètement, sans ostentation passent pour des naïfs.

La Franc-Maçonnerie quand elle devient exclusivement une œuvre caritative n’échappe pas à cette transformation de l’Or spirituel universel en plomb matériel.

Heureusement que la plupart des obédiences prônent l’alliance entre humanisme et spiritualité, entre horizontalité et verticalité. Elles ont la vision permanente de cette rose mystérieuse universelle de l’amour fraternel placée au centre du lieu où se croisent les forces humaines de la raison et de l’élévation de l’esprit.

 

                                            Jean-François Guerry.

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Publié le par Jean-François Guerry
LE SENTIMENT D'ESPÉRANCE

LE SENTIMENT D’ESPÉRANCE

 

« El mós terrible de todos los sentimentos es el sentimentio de terrer la esperanza muertas. »

          (Le plus terrible de tous les sentiments, c’est celui de la mort de l’espérance).

                                                           Federico Garcia Lorca.

 

Le sentiment d’espérance naît du profond de notre cœur, dans le bruit assourdissant du silence, comme au milieu d’un désert de pierre, quand les bruits de la vie semblent avoir disparus après un dernier rire, qui revient en écho. Quand il ne reste que quelques photos en train de jaunir, quand par erreur l’on appelle un numéro de téléphone blottit dans le fond d’un agenda, et qu’une voix familière confirme son absence, laisser votre message je vous rappelle dès que possible, cette voix est sans possible.

 

L’espérance est belle ! Elle est folle ! Liée au tragique à l’obscur lever d’un soleil noir, froid sans chaleur ni lumière. Elle ne peut se vivre sans une perte de vie, elle est promesse d’une utopie, il paraît que l’utopie est la vie de demain ? Refuser la fin des choses, comme une lumière éternelle, est-ce la vertu des forts. Cette vertu qui ne peut naître que de la conscience de nos faiblesses, de notre finitude. Comment vaincre ce que l’on considère comme une injustice ?

 

Comment espérer ? L’espérance est irrationnelle, comment recoudre le ruban coupé de la vie, comment remettre du vert, de la sève dans un cœur meurtri ?

 

Faire à nouveau, les mêmes pas, les mêmes actes, avoir des désirs pour les autres Nic et Hunc, l’espérance n’est pas l’espoir de demain, elle est la vie d’aujourd’hui, la force de faire du quotidien. La Force était en nous, bien établie nous ne l’avions pas mesurée, elle était inutile dans la douceur du temps. Elle revient comme brutalement, presque honteusement pour aider les autres, on entend regardez comme il est fort ! C’est la force de l’espérance.

Nous avions en nous cette force ignorée seul un drame peut la faire surgir, l’ériger la transcender. Comment puis-je espérer ? En regardant devant moi, en regardant ceux qui me tendent les bras, ils ont besoin de mon espérance.

On ne peut pas dire, tant qu’il l y a de la vie, il y a de l’espoir. L’espoir est passager, l’espérance demeure en nous pour toujours, elle ne demande qu’a être ranimée chaque jour par son flambeau, elle devient alors liberté de vivre, de revivre sans doute ? Je ne sais pas, je ne suis qu’un apprenti dans ce domaine. Ce que je sais maintenant, c’est qu’il faut sans attendre, toujours aimer les autres, notre horizon c’est les autres, les autres sont nécessaires pour nourrir notre espérance.

Alors on ne se pose plus la question : faut-il espérer ? On jette dans la mer tumultueuse son ancre d’espérance pour s’accrocher et y accrocher tous ceux qui ont besoin qui espèrent le soutien de notre amour. Dans la tempête du doute il nous faut espérer, pour nous, pour eux.

 

                                                                       Jean-François Guerry.

 

 

ÉPITRE AUX HÉBREUX -6-

 

« Cette espérance nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide ; elle pénètre au-delà du voile ».   

TAKE THIS WALTZ 

(Pequeño vals vienés) sur un poème de Federico Garcia Lorca

En Viena hay diez muchachas,
A Vienne, il y a dix jeunes filles,

un hombro donde solloza la muerte
une épaule où sanglote la mort

y un bosque de palomas disecadas.
et une forêt de colombes empaillées.

Hay un fragmento de la mañana
Il y a un fragment du matin

en el museo de la escarcha.
dans le musée du givre.

Hay un salón con mil ventanas.
Il ya un salon aux mille fenêtres.

¡Ay, ay, ay, ay!
Ay, ay, ay, ay!

Toma este vals con la boca cerrada.
Prends cette valse la bouche serée.


Este vals, este vals, este vals,
Cette valse, cette valse, cette valse,

de sí, de muerte y de coñac
oui, de mort et de cognac

que moja su cola en el mar.
qui mouille sa queue dans la mer.


Te quiero, te quiero, te quiero,
Je t'aime, Je t'aime, Je t'aime,

con la butaca y el libro muerto,
Avec le fauteuil et le livre mort,

por el melancólico pasillo,
dans le couloir de mélancolie,

en el oscuro desván del lirio,
dans le grenier sombre du lys,

en nuestra cama de la luna
dans notre lit chambre de lune

y en la danza que sueña la tortuga.
et dans la danse dont rêve la tortue.

¡Ay, ay, ay, ay!
Ay, ay, ay, ay!

Toma este vals de quebrada cintura.
Prends cette valse à la taille brisée.


En Viena hay cuatro espejos
A Vienne, il ya quatre miroirs

donde juegan tu boca y los ecos.
où jouent ta bouche et les échos.

Hay una muerte para piano
Il y a une mort en douceur

que pinta de azul a los muchachos.
qui peint les garçons de bleu.

Hay mendigos por los tejados.
Il ya des mendiants sur les toits.

Hay frescas guirnaldas de llanto.
Il ya fraîches guirlandes de larmes.

¡Ay, ay, ay, ay!
Ay, ay, ay, ay!

Toma este vals que se muere en mis brazos.
Prends cette valse qui meurt dans mes bras.


Porque te quiero, te quiero, amor mío,
Parce que je t'aime, je t'aime, mon amour,

en el desván donde juegan los niños,
dans le grenier où jouent les enfants,

soñando viejas luces de Hungría
en rêvant de vieilles lumières de Hongrie

por los rumores de la tarde tibia,
dans les rumeurs de la douce après-midi,

viendo ovejas y lirios de nieve
en voyant les brebis et les lys de neige

por el silencio oscuro de tu frente.
dans le silence sombre de ton front.

¡Ay, ay, ay, ay!
Ay, ay, ay, ay!

Toma este vals del "Te quiero siempre".
Prends cette valse de "Je t'aime pour toujours."


En Viena bailaré contigo
A Vienne, je danserai avec toi

con un disfraz que tenga
déguisée

cabeza de río.
en tête de rivière.

¡Mira qué orilla tengo de jacintos!
Regarde ma rive de jacinthes !

Dejaré mi boca entre tus piernas,
J'abandonnerai ma bouche entre tes jambes,

mi alma en fotografías y azucenas,
mon âme en photos et fleurs de lys,

y en las ondas oscuras de tu andar
et dans le sillage sombre de tes pas

quiero, amor mío, amor mío, dejar,
Je veux, mon amour, mon amour, quitter

violín y sepulcro, las cintas del vals.
violon, tombeau et rubans de la valse.


Traduction par Michel Hervé Bertaux-Navoiseau

LE SENTIMENT D'ESPÉRANCE

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Publié le par Jean-François Guerry
LA POROSITÉ

LA POROSITÉ

 

 

Un sol, une matière, une terre sont dits poreux quand leur partie solide n’occupe qu’une partie du volume total, sa partie vide étant occupée par de l’air ou de l’eau. La partie dense, pleine serait donc l’essence et les cavités constituées d’apports extérieurs, le tout formant un ensemble. Ce matériau est souvent considéré comme peu fiable, peu solide. Il aurait néanmoins des capacités, un potentiel, à la fois d’absorption et de vie. Il a la capacité d’avoir un noyau dur « une mêmeté » et une partie variable, une capacité à recevoir. Il est à la fois unique et multiple.

 

Il se dessine peu à peu une image de ce matériau, qui pourrait être de la glaise, une terre gorgée d’eau ou une éponge. Vous voyez où je veux en venir.

Le Rite maçonnique nommé Rite Écossais Ancien et Accepté est souvent comparé à une éponge, pour sa capacité à être à la fois un corps unique avec des valeurs reconnues et identifiées et aussi capables de recevoir des apports de traditions extérieures, le tout formant un ensemble cohérent.

Cette « éponge » avoir reçue ses apports est capable d’en extraire les valeurs essentielles et les vertus qui composent ses valeurs, de les conserver et d’expurger les autres.

L’apprenti Franc-maçon recèle en lui un état de porosité, il cherche la Lumière, quand il la reçoit il est capable de la conserver, car son cœur et son esprit sont disponibles. Compagnon il recevra les savoirs qui le rendront plus éclairé. Maître au centre il concentrera en lui cette Lumière, il sera capable d’en restituer une partie à ses Frères et dans le monde.

 

Ainsi cette suite d’opérations physiques et spirituelles permettra d’enrichir ceux qui reçoivent dans leur propre éponge, mais aussi de donner ce qu’ils ont reçus, dans un mouvement de va et vient enrichissant pour l’humanité.

Ce travail méthodique d’accès aux connaissances extérieures, permet de conserver le noyau dur des valeurs et d’ouvrir son esprit aux différences. On accueille en soi, on cherche les réponses aux mystères de la vie à travers la connaissance des diverses traditions.

Ce mécanisme est merveilleux car c’est un ouvert sans fin, il n’y a pas de limites à la connaissance si ce n’est nos facultés, nos capacités humaines.

 

La porosité nous impose sa lenteur, l’eau de la source ne peut remonter que par capillarité, on ne s’approprie pas la connaissance qu’en dévorant une quantité de savoirs, le chant du colibri est plus beau que la logorrhée d’un perroquet.

La plus grande difficulté réside parfois à se taire, à faire le vide en soi, à faire de la place en jetant nos encombrants, le ménage annonce toujours le printemps, les nouvelles pousses ne naissent qu’avec une nouvelle sève qui monte en même temps que la Lumière. J’ai constaté combien ma pierre brute sonnait le creux, c’est pourtant la plus belle des pierres elle est symbole du monde du temple à construire.

 

Le Franc-maçon par nature est un chercheur, il est donc « le plus poreux des hommes », le moins sectaire, le moins crispé. Il est à l’écoute de l’autre, des autres. Il a aussi la capacité de faire vivre sa mémoire, d’opérer des transferts d’intuition. Il sait faire appel aux sources, aux racines, à la transmission. Car après tout, nous n’avons rien inventé ou presque, nous avons puisé, épongé et restitué selon nos idées. Plotin au 3ème AP-JC dans Ennéades V-1-8 : « Nos théories n’ont donc rien de nouveau ; elles ont été énoncées il y a longtemps, mais sans être développées, et nous ne sommes aujourd’hui que des exégètes de ces vieilles doctrines dont l’antiquité nous est témoignée par les écrits de Platon… »

 

Nos vieilles « doctrines » maçonniques pour ce qui est de la Franc-Maçonnerie spéculative remontent à environ 300 ans, mais ont été inspirées par des traditions diverses plus anciennes encore.

 

J’ai amitié particulière pour Cicéron, pourtant souvent qualifié du bout des lèvres du titre de philosophe. Il est plus connu comme orateur célèbre, il a repris les pensées philosophiques les plus anciennes pour les faire siennes en les humanisant, les rendant plus accessibles, plus pratiques. On peut être philosophe sans être un philosophe, comme l’on peut être un Franc-maçon sans être un maçonologue.

 

Cicéron l’humaniste à puisé chez Aristote, puis il a été séduit par les qualités humaines de Phèdre l’épicurien, il tata si j’ose dire du stoïcisme avec Posidonius, il fût donc du Lycée et de Portique.

Défenseur ardent de la langue romaine il étudiait tous les textes en grec. Toute cette philosophie, absorbée, digérée il l’a mise au service de la cité. Dans l’Orateur, la République et les Lois ses traités de politique. Il disait : « À quoi servirait donc la sagesse des anciens, sinon de guide pour aujourd’hui ».

 

Il appelait de ses vœux un homme idéal pour diriger la cité, dans une période politique difficile. Il pourrait inspirer nos postulants actuels à la plus haute fonction dans la cité. Portrait de son homme politique idéal : « Je ne lui demande qu’une chose : qu’il ne cesse jamais de s’observer, de vouloir se connaître. Qu’il soit pour les autres un vivant modèle ; que par la limpidité de son âme et de sa vie il puisse servir de miroir à ses concitoyens ».(République II- 29 et 42).

 

Un programme idyllique que nous avons peu de chance de voir figurer dans les professions de foi des prétendants à la haute fonction politique.

 

Après cette parenthèse je reviens à ma porosité, il suffit peut-être d’ouvrir son cœur pour accueillir le meilleur de toutes les traditions, c’est-à-dire d’aimer l’homme, les hommes pourvu qu’ils soient justes et bons.

 

                                          Jean-François Guerry.

LA POROSITÉ

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Publié le par Jean-François Guerry
Jardines del Really Viveros Valencia

Jardines del Really Viveros Valencia

Hier mes pas m’ont guidé par hasard jusqu’au Jardines del Realy Viveros près de centre de Valence en Espagne, à l’entrée du jardin la balade nous invite dans l’allée des poètes, une plaque dédiée au poète Antonio Machado accroche mes yeux. Celui qui a écrit une de mes citations préférées.

 

« Celui qui ne parle pas à un homme, ne parle pas à l’homme et celui qui ne parle à l’homme ne parle à personne ».

Il s’agit dans cette citation de la recherche de la connaissance par la culture de soi, par la pratique de l’amour de l’autre qu’il soit proche ou lointain. C’est le témoignage d’un grand humaniste. Sur cette plaque de ce jardin de Valence, celui qui fût contemporain de Federico Garcia Lorca sont gravées ces paroles à propos de ce jardin :

« C’est beau très beau, c’est comme un coin de paradis, dans ce verger tous les verts flamboient, tous les jaunes, tous les rouges, l’eau rouge de ces veines… alimente le corps de cette terre. Combien a dû travailler l’homme, pour parvenir à cela. Les Valenciens sont fiers de leur terre qu’ils n’ont pas déchirée mais caressée comme une belle fille embrassée, c’est une bénédiction ». (Avec mes excuses pour cette traduction approximative)

 

Cette visite, dans ce jardin de Valence, cette évocation de Antonio Machado, la pureté du ciel bleu de cette après-midi a été un moment de douceur.

De retour à ma location, j’ai cherché pour vous, pour moi quelques citations de Machado :

 

« Tout ce qui est ignoré est méprisé ».

 

« Aujourd’hui est toujours calme ».

 

« La bienveillance ne signifie pas la tolérance du moyen, ou la conformité avec l’inepte, mais la volonté pour le bien ».

 

« Il y a deux sortes d’hommes, ceux qui vivent en parlant des vertus et ceux qui se bornent à en avoir ».

 

« Autant que vaut un homme, il n’aura jamais plus de valeur que d’être un homme ».

 

J’ai sélectionné toujours pour vous et moi deux poèmes, le premier en référence à ce que l’on nomme la transcendance, le deuxième dédié à Federico Garcia Lorca et sa lutte contre l’oppression.

         Jean-François Guerry

Hier soir je dormais...

Hier soir, en dormant,
j’ai rêvé — illusion bénie! —
qu’au-dedans de mon coeur
coulait une fontaine.
Dis-moi, pourquoi, filet caché,
eau, viens-tu jusqu’à moi,
source de vie nouvelle
où je n’ai jamais bu?

Hier soir, en dormant,
j’ai rêvé — illusion bénie!
que j’avais une ruche
au-dedans de mon coeur;
et que les abeilles dorées
y faisaient
avec mes vieilles amertumes
de la cire blanche, du miel doux.

Hier soir, en dormant,
j’ai rêvé, — illusion bénie! —
qu’au-dedans de mon coeur
luisait un soleil brûlant.
Il était brûlant, parce qu’il donnait
une chaleur de brasier flamboyant,
et c’était un soleil parce qu’il éclairait
et faisait pleurer.

Hier soir, en dormant,
j’ai rêvé, illusion bénie! —
que c’était Dieu
que j’avais dans mon coeur.

(Antonio Machado)

Antonio Machado

Antonio Machado

Il y a eu crime dans Grenade

A Federico Garcia Lorca

I

Le crime

 

On l’avait vu, cheminant entre des fusils

par une longue rue,

apparaître dans la campagne froide,

encore étoilée, la campagne du matin.

Ils ont tué Frédéric

à l’heure où surgissait la lumière.

Le peloton des bourreaux

n’osait le regarder en face.

Ils ont tous fermé les yeux,

ils ont prié : Dieu lui-même ne te sauverait pas !

Il est tombé mort, Frédéric

- sang au front et aux entrailles. –

…Il y a eu crime dans Grenade !

Vous savez ? – pauvre Grenade ! – sa Grenade !...

 

II

Le poète et la mort

 

On le vit cheminer seul avec elle,

sans crainte de sa faux.

- Déjà le soleil frappe sur la tour et la tour ; et les marteaux

sur l’enclume, et l’enclume, et l’enclume des forges.

Frédéric parlait,

faisant à la mort sa cour, et elle écoutait.

« Parce qu’hier, dans mes vers, chère compagne,

résonnait le choc de tes paumes sèches

parce qu’hier, dans mes vers, chère compagne,

et parce que tu donnas à mon chant ton gel, et à ma tragédie

le fil de ta faux d’argent,

je te chanterai la chair que tu n’as plus,

tes yeux absents,

tes cheveux que le vent secouait,

et les rouges lèvres où l’on te baisait…

Aujourd’hui comme hier, ma mort, belle gitane,

Ah ! qu’on est bien seule avec toi,

à respirer cet air de Grenade, ma Grenade ! »

 

III

 

On les vit cheminer…

                                       Taillez-moi mes amis,

un sépulcre de pierre et de rêve, - dans l’Alhambra,

pour le poète

sur une fontaine où l’on pleure

et dise éternellement :

il y a eu crime dans Grenade ! sa Grenade !

 

Traduit de l’espagnol par Jean Cassou 

In, Federico Garcia Lorca « Romancero gitan et poèmes »

Editions Seghers, 1964

Antonio Machado : Celui qui parle aux hommes

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Publié le par Jean-François Guerry
FRANC-MAÇON ÉTERNEL ZÉTÉTIQUE

FRANC-MAÇON ÉTERNEL ZÉTÉTIQUE.

 

L a principale caractéristique du zététique, c’est sa propension à chercher sans cesse la vérité, tout en ayant conscience qu’il ne la trouvera pas, la question qui reste en suspension c’est pourquoi, pour quoi ?

Le zététique donne au doute sa noblesse, le doute pour lui n’est pas un renoncement, mais une obligation de construction, son doute est un combat contre l’ignorance. Le Franc-maçon agit pour faire régner la justice mère de la Liberté humaine.

 

Il agit dans le monde refuse l’impasse des aporétiques qui veulent convaincre par des discours intellectuels oubliant la force de l’intuition de l’âme humaine qui dépasse parfois la raison et l’entendement.

Le Franc-maçon conscient de la force de la raison humaine et aussi de ses limites, l’homme animal social, peut aborder le domaine de l’invisible sans toutefois tomber dans la démesure, dans l’Hubris mère de l’ambition et de l’orgueil leviers des fanatismes de toute sorte. La capacité de perfectionnement de l’homme contribue à le rendre plus humain pour peu qu’il travaille sans cesse à construire la cité avec le ciment de la fraternité. Comme le fit Cicéron avec son humilité loin des grandes théories philosophiques à la recherche du possible, de la vérité probable, vraisemblable. C’est pourquoi Stefan Zweig le qualifia de premier avocat de l’humanité.

 

Le Franc-maçon est un zététique conscient de son ignorance comme l’était déjà Socrate quand il affirmait : « Je sais que je ne sais rien ». C’est déjà beaucoup de le savoir. Ne sachant ni lire, ni écrire il faut bien pourtant se construire en commençant, en s’initiant en s’efforçant de connaître.

 

La pratique du doute constructif reprise par René Descartes et partout les chercheurs de Lumière est le moyen de progresser dans la connaissance, c’est une stimulation constante de l’esprit. Travailler, persévérer chercher la vérité qui est en lui, c’est ce que s’efforce de faire le Franc-maçon sincère, le verbe fait encore appel au premier mot de maçon la force. La force qui permet de regarder au-delà des apparences, de ne pas se contenter de notre ignorance. Mais aussi de ne pas être dans une certitude dogmatique paisible. Ce serait renoncer à l’espérance de la compréhension du monde, en attendant que le ciel nous aide, sans faire d’effort.

 

Penser au ciel n’est pas incompatible avec une vie de recherche ici et maintenant, comment le ciel pourrait nous aider si nous ne faisons rien ?

Si nous renoncions au combat permanent contre les injustices, en suspendant nos jugements sous le prétexte de leurs imperfections, nous serions dans une époché permanente une désespérance incompatible avec une vie harmonieuse. Ce que nous demande la Franc-maçonnerie ce n’est pas de suspendre pour toujours nos jugements mais en conscience les soumettre au tribunal de notre cœur, à l’intelligence de notre cœur. Avoir un autre regard sur les choses et les hommes. Élever notre jugement, grâce à l’écoute de l’autre, à la sagesse du silence, la prise en considération de l’autre, ne pas souscrire sans efforts, ne pas vouloir convaincre absolument. S’efforcer encore et toujours de réaliser l’union fraternelle. La Franc-maçonnerie ne se qualifie-t-elle pas de centre d’union de tous les hommes, pourvu qu’ils soient à la recherche des vertus qui ennoblissent. Le Franc-maçon est un humble chercheur de l’impossible, un naïf qui assume sa naïveté, pour essayer de rester un cœur pur.

 

                                   Jean-François Guerry.

FRANC-MAÇON ÉTERNEL ZÉTÉTIQUE

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Publié le par Jean-François Guerry
MARCHER

MARCHER

 

Marcher, une philosophie, quand mon ami Rémy Le Tallec m’a offert le livre de Frédéric Gros quelques jours après le départ brutal de mon fils, je me suis demandé pourquoi ce livre ? Étant un piètre marcheur, un marcheur par nécessité il faut bien aller chercher son pain chaque jour.

J’ai presque simultanément le message d’un frère qui me conseillait d’aller de l’avant, de ne pas regarder dans le rétroviseur, il rajoutait plus facile à dire qu’à faire, je suis là si tu as besoin de parler. Je répondais ça marche, je vais essayer de mettre un pied devant l’autre, facile ! Je ne mesurais pas la difficulté de ce geste simple jusqu’à présent.

 

Certes on ne marche pas en regardant en arrière sous peine d’une contorsion douloureuse. Quelques jours plus tard, j’ai été pris de cette envie irrésistible, de sortir, de marcher, sans pudeur de prendre l’air, de prendre un peu d’air, pour avoir l’air de faire quelque chose d’utile.

J’ai ouvert le livre de Frédéric Gros pour glaner quelques fruits, tombés de ses pages, de cette anthologie philosophique des marcheurs.

Comme Henri-David Thoreau, je me suis aperçu que je ne marchais pas pour tuer le temps : « On ne peut tuer le temps sans aussitôt blesser l’éternité ». Frédéric Gros commente : « On ne marcher pas pour tuer le temps, mais pour l’accueillir, l’effeuiller (…) on marche pour vivre de manière décapée, délestée, purgée… »

Le drame que j’ai vécu m’a déjà permis de décaper, d’écorcer, mes certitudes, mes inutilités, mes vengeances ridicules, mes jalousies dérisoires, je vois mieux les cœurs blessés. Je vois mieux tout ce qui m’entoure, les pierres, les arbres, la terre, le ciel et ses nuages leurs larmes qui me recouvrent, et qui passent lentement sans revenir.

 

La marche solitaire rend inutiles, les comparaisons et les préférences sociales, elle est pure fraternité humaine, amour de l’homme naturel. La marche a le même effet que le deuil elle purifie des rancœurs et des haines, elle vide la tête, fait de la place pour mettre de la bienveillance, chaque pas est un rayon de lumière passant sous la porte du cœur, un acte d’espérance, un frémissement, hier j’ai fait quelques pas, aujourd’hui je marcherais encore…

 

                                   Valence Espagne le 14 janvier 2022

 

                                          Jean-François Guerry.  

 

Post réflexion : Les promenades de Jean-Jacques Rousseau lui ont fait prendre conscience de son état d’homme social mais aussi de sa préférence pour son état d’homme naturel. Faut-il préférer l’un ou l’autre, comment déployer et pratiquer l’amour fraternel dans la solitude ?

Ce que rejetait Rousseau, ce sont plus les paradis artificiels, les apparences et la célébrité, l’égoïsme, l’ambition destructrice, la compétition matérialiste.

 

« Au milieu de tant de philosophie, d’humanité, de politesse, et de maximes sublimes, nous n’avons qu’un extérieur trompeur et frivole de l’honneur sans vertu, de la raison sans sagesse, et du plaisir sans bonheur ». (Jean-Jacques Rousseau Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.)

 

Cherish yesterday, dream tomorow, live today.

MARCHER

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