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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
L'ÉVEIL POUR LA VRAIE VIE

L’ÉVEIL POUR LA VRAIE VIE

 

 

L’initiation maçonnique propose la re naissance de l’homme, l’éveil à la vraie vie, la vie de l’esprit, l’essor de l’homme intérieur.

 

Ne pas se contenter d’avoir la vie, telle qu’elle est, mais pouvoir l’envisager autrement. Faire un pas, puis un autre vers la vraie vie. Un mythe diront certains, il y a la vie un point c’est tout, c’est clair, c’est net, c’est précis, sans appel faut pas rêver !

 

Donc il faut renoncer à notre rêve, à nos rêves, se contenter de ce que l’on a, se satisfaire dans la jouissance, le plaisir, renoncer au désir d’être, se repaître de l’avoir ? Combien de fois avez-vous entendu, il a tout ce qu’il faut et en plus il rêve toujours d’autre chose ! Il n’est jamais content et satisfait ! J’en connais pourtant qui certains soirs sont contents et satisfaits où tout du moins ils le paraissent. Ce ne sont pas ces ambitieux qui veulent toujours plus, ils ne sont plus dans l’avoir, ils sont dans l’être.

 

Les rationalistes, les athées, défendent une thèse claire la vie c’est ici et maintenant, c’est factuel sans appel, c’est pour eux la bonne vie, mais est-ce la vie bonne, la vraie vie, ils ne sont pas pour autant contre la vie de l’esprit la spiritualité, mais une spiritualité sans croyance et sans rêves, ils sont dans la construction d’un monde meilleur immédiat au service des hommes, leur engagement mérite le respect.

 

Et puis il y a les rêveurs, d’un ailleurs d’un autre monde hypothétique, qui reconnaissent aussi la réalité de celui-ci, mais vivent dans l’espérance d’une autre vie, cette espérance qui empoisonne la vie de nos rationalistes. Pourtant voir la vie autrement plus juste, meilleure pour l’ensemble de l’humanité, c’est-à-dire des vivants. Finalement en dehors de croire au ciel ou de ne pas y croire, tous ces hommes sont frères.

 

La vie intérieure, n’est pas séparable de celle du corps et puis après tout, la matière a précédé la vie, la Genèse nous le rappelle : au commencement…il y avait le ciel et la terre. Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l’âbime…

La matière fut première et sans vie, sans vraie vie. Le philosophe Bertrand Vergely écrit dans son livre Notre vie à un sens !

 

« On vit parce que l’on cherche la vie avec les vivants. Le jour où l’on se contentera de la vie sans eux, ce ne sera plus la vie. Ce sera la nuit. »

 

Alors le vrai commencement, l’initiation, c’est peut-être la recherche de la vraie vie, avec de vrais vivants ceux pour qui l’esprit domine la matière, ceux qui ont placé le compas sur l’équerre, les sœurs et les frères en humanité.

 

Finalement le monde est, mais il reste inerte, il ne vit que si nous le faisons vivre. La matière sans esprit et sans âme n’a que peu d’intérêt, c’est comme une pierre non taillée, ou la palette d’un peintre, ou les notes en désordre d’une partition, un chaos avant l’ordre. 

Il est de la responsabilité des femmes et des hommes de bonne volonté, de faire vivre ce monde le mieux possible pendant toute notre vie, même si nous savons que cela ne suffira pas, mais comme le colibri, nous ne pouvons pas renoncer à la recherche de la vraie vie, de la belle vie au sens premier, de la merveilleuse vie, même à travers les mythes, même dans nos rêves, cette vraie vie où tous les hommes seront frères.

 

Jean-François. 

L’ÉVEIL POUR LA VRAIE VIE

 

 

L’initiation maçonnique propose la re naissance de l’homme, l’éveil à la vraie vie, la vie de l’esprit, l’essor de l’homme intérieur.

 

Ne pas se contenter d’avoir la vie, telle qu’elle est, mais pouvoir l’envisager autrement. Faire un pas, puis un autre vers la vraie vie. Un mythe diront certains, il y a la vie un point c’est tout, c’est clair, c’est net, c’est précis, sans appel faut pas rêver !

 

Donc il faut renoncer à notre rêve, à nos rêves, se contenter de ce que l’on a, se satisfaire dans la jouissance, le plaisir, renoncer au désir d’être, se repaître de l’avoir ? Combien de fois avez-vous entendu, il a tout ce qu’il faut et en plus il rêve toujours d’autre chose ! Il n’est jamais content et satisfait ! J’en connais pourtant qui certains soirs sont contents et satisfaits où tout du moins ils le paraissent. Ce ne sont pas ces ambitieux qui veulent toujours plus, ils ne sont plus dans l’avoir, ils sont dans l’être.

 

Les rationalistes, les athées, défendent une thèse claire la vie c’est ici et maintenant, c’est factuel sans appel, c’est pour eux la bonne vie, mais est-ce la vie bonne, la vraie vie, ils ne sont pas pour autant contre la vie de l’esprit la spiritualité, mais une spiritualité sans croyance et sans rêves, ils sont dans la construction d’un monde meilleur immédiat au service des hommes, leur engagement mérite le respect.

 

Et puis il y a les rêveurs, d’un ailleurs d’un autre monde hypothétique, qui reconnaissent aussi la réalité de celui-ci, mais vivent dans l’espérance d’une autre vie, cette espérance qui empoisonne la vie de nos rationalistes. Pourtant voir la vie autrement plus juste, meilleure pour l’ensemble de l’humanité, c’est-à-dire des vivants. Finalement en dehors de croire au ciel ou de ne pas y croire, tous ces hommes sont frères.

 

La vie intérieure, n’est pas séparable de celle du corps et puis après tout, la matière a précédé la vie, la Genèse nous le rappelle : au commencement…il y avait le ciel et la terre. Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l’âbime…

La matière fut première et sans vie, sans vraie vie. Le philosophe Bertrand Vergely écrit dans son livre Notre vie à un sens !

 

« On vit parce que l’on cherche la vie avec les vivants. Le jour où l’on se contentera de la vie sans eux, ce ne sera plus la vie. Ce sera la nuit. »

 

Alors le vraicommencement, l’initiation, c’est peut-être la recherche de la vraie vie, avec de vrais vivants ceux pour qui l’esprit domine la matière, ceux qui ont placé le compas sur l’équerre, les sœurs et les frères en humanité.

 

Finalement le monde est, mais il reste inerte, il ne vit que si nous le faisons vivre. La matière sans esprit et sans âme n’a que peu d’intérêt, c’est comme une pierre non taillée, ou la palette d’un peintre, ou les notes en désordre d’une partition, un chaos avant l’ordre. 

Il est de la responsabilité des femmes et des hommes de bonne volonté, de faire vivre ce monde le mieux possible pendant toute notre vie, même si nous savons que cela ne suffira pas, mais comme le colibri, nous ne pouvons pas renoncer à la recherche de la vraie vie, de la belle vie au sens premier, de la merveilleuse vie, même à travers les mythes, même dans nos rêves, cette vraie vie où tous les hommes seront frères.

 

Jean-François. 

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Publié le par jean françois
LE PHÉNIX

LE PHÉNIX

DU SIMORGH AU PHÉNIX

 

 

De l’Orient à l’Occident, du Zénith au Nadir, infini est le temple de l’homme. Le franc-maçon en suivant la huppe l’oiseau du Roi Salomon, le messager de l’amour porteur des mots d’amour à la Reine de Saba, va pouvoir libérer son être intérieur, pour qu’il gravisse le sommet de la montagne, après avoir parcouru les sept vallées, ce sommet d’où il pourra contempler son vrai visage, il verra dans le miroir du ciel son âme.

 

« C’est cela que je pleure : le retour à moi-même. De voir, même un instant, de mon propre regard. » (1)

 

Le Simorgh, l’oiseau mythique symbole de l’âme renaissant de ses cendres, l’oiseau de la lumière éternelle, l’oiseau venu d’Orient. L’oiseau de feu sans pareil, guide de notre conscience, pour réaliser l’unité par l’amour.

 

Le Simorgh et le Phénix nous montrent le comment pour comprendre le pour quoi :

 

« De tous ce que tu as, fais un grand feu de joie. Brûle jusqu’au tissu qui recouvre tes membres. »(2)

 

« Lors dénué de tout, ne songe pas au linceul. Et jettes-toi tout nu dedans les hautes flammes. »

 

« Un à un, laisse aller tout ce que tu possèdes. Et puis dedans toi-même, construis ta solitude. »

 

« Alors réunifié dans le ravissement. Tu te retrouveras par-delà le bien et le mal. »

« Et ne restera ni le bien, ni le mal. Tu connaîtras l’amour et tu deviendras digne. »

 

C’est à cet instant-là, que la rose venue du jardin d’Éden où pousse l’arbre de vie, à cet instant là oui ! Que la rose montera jusqu’au centre de la croix, là où se croisent la terre et le ciel.

 

Jean-François.  

 

 

 

Notes : (1) et (2) extraits du Cantique des Oiseaux de Fârid od-dîn ‘Attâr traduit par Leili Anvar. Diane de Seilliers Éditeur.

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Publié le par jean françois
L'UNIQUE CONNAISSANCE

L’UNIQUE CONNAISSANCE.

 

 

À  force de parler des connaissances, des savoirs, on gonfle comme le crapaud de la fable sans jamais pouvoir espérer soulever le voile, parcourir cette vallée mystérieuse, la troisième vallée du Cantique des Oiseaux de Fârid od-dîn ‘Attâr. Il n’y a pas de limite à la Connaissance, ni à sa recherche elle est ici, et partout à la fois. Il y a plusieurs voies pour parvenir à contempler sa beauté, après on est différent et le même à la fois. À son contact on se retrouve dans la position du nouveau-né, sans voix. Il faut descendre dans les ténèbres du cabinet de réflexion pour trouver la Lumière, s’armer de persévérance et de vigilance pour ouvrir les portes du Royaume.

 

Extraits du Cantique des Oiseaux la troisième vallée, la vallée de la Connaissance.

 

« ….sans début ni fin, tu verras apparaître la vallée de la Connaissance. »

 

« En ce lieu, maintes voies peuvent être choisies, mais personne pour autant ne change de nature. »

 

« Aucune voie, ici, n’est pareille à une autre. Il y a les pèlerins du corps et ceux de l’âme. »

 

« L’âme et le corps sans cesse se dilatent, se rétractent ils progressent et régressent à des degrés divers.

Parmi toutes ces voies ici qui se présentent chacune est différente, chacune à sa mesure. »

 

« …Chacun chemine donc selon sa perfection et sa proximité reflète ce qu’il est. »

 

 

« …. Comme chacun chemine à sa manière propre, aucun oiseau ne volera comme un autre »

 

« Une fois le soleil de la Connaissance levé, au firmament sacré de cette voie céleste, chacun devient voyant mais selon ce qu’il est trouvant la vérité dans le rang qui est sien. »

 

« L’énigme de chaque atome s’éclaire alors enfin, la fournaise du monde devient roseraie. »

 

« On voit à l’intérieur et non plus à l’extérieur…. »

 

« Mais si tu parviens à atteindre le trône, n’oublie jamais de dire : n’y a-t-il rien de plus ? »

 

À la recherche de l’unique, de l’Adam, de l’homme androgyne..

 

« L’amour sentinelle »

 

« Lorsque la vigilance deviendra ta nature, l’amour apparaîtra puis la Connaissance. »

 

« Quiconque trouve en lui le goût de son amour, trouve la clé qui ouvre les deux portes des deux mondes. »

 

« Femme, elle deviendra un homme hors du commun.

Et homme il se muera en une mer profonde.»

 

« Femmes et Hommes. »

 

« C’est cela le Royaume et aussi la fortune. Un seul de ses atomes et un monde de sens. »

 

« Et si tu te contentes du royaume d’en bas. Tu resteras sans fruit, et pour l’éternité. Car la vraie royauté est dans la Connaissance. » 

 

Jean-François.

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Publié le par Jean-Laurent Turbet

Cet article est reposté depuis Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités.

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Publié le par jean françois
À LIRE SUR LE SABLE OÙ AILLEURS
À LIRE SUR LE SABLE OÙ AILLEURS

 À LIRE SUR LE SABLE OÙ AILLEURS…

 

 

Unuméro exceptionnel de Points de Vue Initiatiques, la revue de la Grande Loge de France avec un sous titre Vivre la tradition.

Le thème : Franc-maçon à la Grande Loge de France.

 

Ce numéro ne remplace pas, n’annule pas, mais complète et ouvre un horizon plus grand aux chercheurs de la Lumière et de la Vérité. Il est destiné prioritairement aux profanes c’est-à-dire à tous ceux qui sont à la porte du temple, et s’apprêtent à frapper les coups symboliques, à tous ceux enfants de la lumière qui viennent de prêter leur serment et ont fait de la colonne du nord leur demeure pour méditer en silence dans l’espace sacralisé de leur nouvelle maison, leur loge mère.

 

Les articles parus dans ce numéro ne sont que des outils mis à disposition des ouvriers, pour commencer leur travail, pour débuter une vie nouvelle, en s’appuyant sur la tradition, sans nostalgie, mais pour envisager l’avenir avec confiance, car persuadés que l’homme est perfectible, en prenant les mains tendues par les frères, qui ont fait il y a longtemps les premiers pas et qui leur donneront les premières lettres, sésames pour ouvrir leur cœur à l’homme intérieur qui vit depuis toujours en eux, et dont ils pressentent la présence. Que la lumière brille, bon sang ne saurait mentir, que la joie soit dans les cœurs ! 

Bonne lecture.

 

Au sommaire entre autres :

 

Avant-propos : par le Grand Maître de Grande Loge de France Pierre-Marie Adam.

 

Éditorial : de Robert de Rosa Directeur de Publication.

 

L’Initiation : Par Marc Henry ancien Grand Maître.

 

Un témoignage : Être franc-maçon se découvrir homme par Dominique Losay.

 

Symbole et Symbolisation : Par Gabriel Samso.

 

Franc-maçon citoyen pourquoi ? Et dans quel but ? : Par Perry Wiley.

 

La spiritualité du Rite Écossais Ancien et Accepté : Par Hubert Greven.

 

Que la joie soit dans les cœurs ! : Par Philippe Charruel ancien Grand Maître.

 

Je vous crée, constitue…et reçois… :Par Robert de Rosa.

 

Des articles sur l’histoire de la Grande Loge de France, sur son organisation fédérale démocratique, un article intéressant sur les sceaux de la Grande Loge, des articles sur l’art et la poésie.

A noter de magnifiques illustrations en couleur au symbolisme inspirant.

 

Ce numéro de Points de Vue Initiatiques est accessible à tous comme les autres numéros au prix de 6 € en écrivant à l’adresse suivante : GLDF/PVI 8, Rue Puteaux 75017 PARIS ou sur le site :

 

www.gldf.org par abonnement 24 € par an 4 numéros. 

À LIRE SUR LE SABLE OÙ AILLEURS

Une tenue inter obédientielle réservée aux soeurs et aux frères.

Jean-François. 

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Publié le par jean françois
COMMUNIQUÉ

Bonjour  Chères lectrices, Chers lecteurs,

Le blog fête  ses 4 ans et vous remercie de votre fidélité.

1768 articles parus

469 870 visiteurs uniques

633 558 pages vues.

(chiffres fournis par la plate forme overblog)

Mais dans un siècle, de statistiques, où la quantité domine trop souvent la qualité, chaque visite est pour moi, un encouragement et j'espère pour vous, un petit moment de joie.

 

Le chemin va donc se poursuivre pour atteindre l'âge symbolique de 5 ans, ce nombre 5 qui caractérise l'homme au centre de l'étoile flamboyante, je vous souhaite à toutes et à tous un été flamboyant.

 

Le Blog, malheureusement pour certains ne sera pas sur les réseaux sociaux, je suis un peu allergique à ces réseaux chacun ses défauts, et de surcroit gonflé par l'orgueil,  le plus célèbre d'entre-eux, après avoir monnayé pour son seul profit les informations de notre vie intime,  va maintenant de chez nos amis Suisses, nous imposer sa monnaie nommé dans l'outrance Libra, devenant ainsi un état mondial.

 

Les Francs-Maçons rêvent eux aussi d'universel, mais il s'agit de Fraternité humaine et non de métaux dévoyés ils sont capables de les oublier pour ouvrir leur coeur.

 

Le Blog, ne succombera donc pas au Dieu à la face de livre, pas plus qu'à sa fée publicité, malgré ses beaux atours, tel Ulysse qui n'a pas succombé à Calypso.

 

Le Blog, regrette de ne pas recevoir plus de commentaires et courriers, mais respecte votre choix. Certains commentaires me parviennent parfois difficilement, j'ai pour principe de les faire tous paraître, tant qu'ils respectent la décence, le respect, et l'ouverture d'esprit.

 

Si vous n'avez pas de réponse, n'hésitez pas a renouveler votre commentaire en écrivant à l'adresse suivante :

courrierlafmaucoeur@gmail.com

Je vous souhaite un bel été plein de joies avec tous ceux qui vous sont chers, pour ma part je continuerais à vous expédier des cartes postales.

 

Jean-François. 

 

 

 

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Publié le par jean françois
L’ÉTÉ LE TEMPS DE L’HÉSYCHASME

L’ÉTÉ LE TEMPS DE L’HÉSYCHASME

 

 

L’été est la période propice à l’hésychasme, c’est-à-dire à l’immobilité, au repos, au calme, au silence, à la méditation. Cette recherche peut être une méthode pour la quête intérieure, le voyage vers soi, anachroniquement est une méthode active.

 

Ainsi l’hésychasme suppose le repos extérieur, mais aussi intérieur. C’est la voie des moines, la fuite du monde qui n’est qu’un des moyens de l’hésychasme, l’on peut s’isoler au milieu d’une foule. L’hésychasme n’est pas qu’une pratique religieuse, elle est aussi une pratique spirituelle dans un sens plus large, une retraite en soi. On s’essaye à relier le corps et l’esprit, l’on part en voyage, vers la montagne du soi, l’on se retire dans son désert intérieur, ce désert vidé du superficiel, pour pouvoir ouvrir ses yeux et ses oreilles à son soi, c’est de notre libre volonté, que l’on accompli ce voyage, le but de celui-ci en franc-maçonnerie est de « fuir le vice pratiquer la vertu. »

 

C’est ce que préconisait le moine Turque Évagre le Pontique retiré dans le désert d’Égypte, avec ses huit pensées à combattre, dont la huitième peut-être la plus résistante de toutes est l’orgueil. Personnellement je crains aussi l’acétie cet abandon, cette paresse, cet engourdissement du cœur, pour y résister il faut beaucoup de patience et de persévérance.

 

Un autre père du désert Jean Climaque et son échelle mystérieuse, d’où la descente, reste plus difficile que la montée, le retour dans le monde demande une grande humilité.

 

L’apprenti franc-maçon commence son initiation par le silence, le repos de ses pensées, après les épreuves initiatiques que son corps subit, une plus grande épreuve encore l’attend, mettre son esprit au repos. Plus il avancera sur son chemin, à son rythme, plus il devra avoir la force de maîtriser son ego, ses paroles, ses attitudes, pour que son corps et son esprit se transforment en un temple sacré pour accueillir la Lumière de la Connaissance et de la Vérité, il devra de plus en plus ouvrir son cœur aux autres, ses connaissances intellectuelles, ses savoirs livresques deviendront de plus en plus inutiles, ce qui sera exigé de lui c’est une conversion, une communion avec son être intérieur et avec ses frères. La franc-maçonnerie est avant tout une affaire de cœur.

 

C’est comme un exil en soi, un exil intérieur, qui fera apparaître dans les ténèbres l’étincelle de lumière qu’il transmettra pour donner de plus en plus de lumière dans l’obscurité du monde.

 

L’hésychasme est donc une méthode, une véritable médecine des passions, qui ne prétend pas les supprimer, mais les connaître, les admettre, et les maîtriser. C’est faire descendre d’un cran son orgueil, son intelligence, son esprit dans son cœur. Véritable alchimie, véritable secret de la métamorphose, qui permettra la contemplation de la beauté, cette beauté infinie de l’amour.

 

Je vous souhaite bon repos mes sœurs et mes frères, je vous souhaite de connaître cette philocalie, cet amour du beau, du bon, du vrai. 

 

Jean-François. 

 

 

Notes : Cantique des Cantiques 5-2 le 6èmepoème.

 

« Je dors, mais mon cœur veille, j’entends mon bien aimé qui frappe. »

 

Le bien aimé peut représenter le prince Zorobabel qui reviens d’exil, cette recherche vaine peut évoquer sa disparition rapide. Le sixième poème se termine ainsi : 

 

« Que je suis malade d’amour. »

POUR ECRIRE AU ET DANS LE BLOG

 

courrierlafmaucoeur@gmail.com

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Publié le par jean françois
La plume de l'ombre est la source des formes et des couleurs du monde matériel dont l'homme tombe amoureux

La plume de l'ombre est la source des formes et des couleurs du monde matériel dont l'homme tombe amoureux

LA TOURTERELLE ET LA COLOMBE…

 

 

J’ai chez moi un oiseau de bois posé près d’une fenêtre, chaque matin, j’assiste à un curieux rituel, soudain deux tourterelles se posent sur le rebord de la fenêtre et chantent à perdre haleine, un chant de pleurs et d’appels à l’oiseau figé qui ne peut voler vers elles, cela m’a rappelé deux passages « du Cantique des Oiseaux » de Fârid-od-dîn ‘Attâr :

 

« Salut, Ô tourterelle à la voix familière

Toi qui partis joyeuse et revins affligée

 

Ta tristesse a pour cause ton sang qui s’est figé

Et l’étroite prison où tu es comme Jonas

 

Toi perdue dans le ventre de la baleine ego

Jusques à quand subir tout le mal qu’il te fait ?

 

Arrache donc la tête de ce poisson si vil.

Afin de te frotter au sommet de la lune.

 

Si tu peux te sauver de la baleine ego

Tu seras de Jonas un compagnon intime. »

 

Ainsi après avoir souri à ce chant dérisoire des deux volatils, impuissants à rendre vie à mon oiseau de bois, étrangement j’ai eu comme une envie, il me fallait ouvrir ma fenêtre, espérant voir s’envoler mon oiseau de bois, se libérant comme un golem retrouvant par je ne sais mystère la vraie vie.

 

Juste après dans le livre du poète soufi, apparaît la colombe.

 

« Bienvenue, Ô colombe, chante ta mélodie !

Afin que les sept cieux répandent sur toi leurs perles

 

Tu portes le collier de la fidélité, ce serait donc que tu fusses infidèle

 

Tant qu’il reste de toi, même un cheveu toi infidèle tu seras des pieds à la tête.

 

Si tu entres en ce cercle en sortant de toi-même

Tu trouveras le sens vers le sens, en sagesse.

 

Et lorsque la sagesse t’aura conduite, c’est Khezr qui te fera boire à l’eau de vie.

 

Leili Anvar dans sa traduction du poète, explique que Khezr en Arabe signifie le verdoyant il est une figure initiatrice par excellence. Il serait l’initiateur de Moïse. Il représente la dimension ésotérique de la loi, et Moïse la dimension exotérique. Khezr est le gardien de l’eau d’immortalité au cœur des ténèbres, il symbolise la dimension interne de l’homme, l’âme potentiellement immortelle de tout être humain, qui dans ce bas monde ténébreux, aura su boire à la source de sagesse.

 

Les tourterelles de ma fenêtre essayent donc par leur chant initiatique de réveiller l’âme de mon oiseau de bois, de le faire revivre. Fidèles et persévérantes elles reviennent chaque matin. Il me vient un désir fou, qu’un matin mon oiseau ait disparu, et revienne le lendemain chanter à ma fenêtre libre.

 

Jean-François.

 

PS : Vous me direz mais que viens faire cette pensée dans un blog maçonnique, je n’en sais rien moi-même.

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Publié le par jean françois
LE DEHORS ET LE DEDANS...

LE DEHORS ET LE DEDANS …

 

« Tous ces regards qui me mangent…Ah, vous n’êtes que deux ? Je vous croyais beaucoup plus nombreuses. Alors c’est ça l’enfer, je n’aurais jamais cru… Vous vous rappelez : le soufre, le bûcher, le gril. Ah ! Quelle plaisanterie. Pas besoin de gril :« l’enfer c’est les autres. »

 

Ainsi se termine la pièce huis clos de Jean-Paul Sartre, elle met en réflexion la honte de soi, par le passage sous le regard d’autrui, par le conflit des consciences ou alors plus sûrement au deuxième degré, elle incline à ne pas vivre en fonction du regard des autrui et donc ne pas passer sa vie à soigner son apparence, il faut sortir de ses habitudes, briser la carapace, se libérer pour ne plus être victime du jugement des autres. Acquérir cette liberté, passe par la liberté, le dévoilement de son être intérieur, faire en sorte que l’invisible devienne plus visible, envahisse le réel.

Alors se pose à nous la question est-ce que l’existence précède l’essence ou l’inverse, quelle est l’importance du dehors et du dedans. L’homme conscient de son existence de son libre arbitre, peut en éprouver une certaine angoisse, comme Kierkegaard et mettre sa destinée entre les mains d’un principe supérieur, ne s’attachez qu’au-dedans, jusqu’à devenir un solitaire mystique, se démembrer en quelque sorte, rompre le triangle corps, âme, esprit. Il devient un chevalier solitaire errant à l’intérieur de lui-même, emprisonné dans son être intérieur, son existence en tant qu’homme devient un cauchemar.

 

La franc-maçonnerie propose un chemin harmonieux, du dehors au-dedans avec un retour unifié au dehors, elle propose une initiation, un commencement, un chemin vers l’être intérieur, puis une réciprocité fructueuse entre le dedans et le dehors, après avoir franchi la porte qui est en dedans, après avoir aperçu derrière la voile la lumière de la Connaissance, être capable de revenir dans le monde en étant autre et le même en même temps.

Trouver cet équilibre entre le dehors et le dedans,  recevoir la première lettre, puis donner la seconde, pour passer du secret au sacré. La pratique collective grâce au ciment de la fraternité peut permettre cette réalisation de la plénitude, de la complétude de l’être. Cela suppose une maîtrise, un contrôle permanent de soi, être sans faiblesse, comme le décrit Montaigne dans ses ESSAIS :

 

« Le Monde regarde toujours vis à vis, moi je replie ma vue au-dedans, je la plante, je la mure. Chacun regarde devant soi, moi je regarde dedans moi, je n’ai affaire qu’à moi, je me considère sans cesse, je me contrôle, je me goûte… Moi je me roule en moi-même. »

 

La franc-maçonnerie demande l’apprentissage de soi, le soin de soi, qui permet l’amour d’autrui, ne fais pas autrui….

 

Jean-François.

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Publié le par jean françois
À LA DECOUVERTE DE LA BEAUTÉ

À LA DÉCOUVERTE DE LA BEAUTÉ

 

 

En faisant le chemin du monde visible, vers le monde invisible, en cherchant sa place juste place dans le cosmos, l’homme réduit progressivement sa distance avec le divin et il se rapproche de la beauté. C’est par la découverte de son moi intérieur, par l’ouverture de son esprit, qu’il prend conscience de l’existence de son âme et de sa force qui le mène vers la beauté, qu’il pourra contempler dans la phase ultime de sa recherche spirituelle.

 

Il devient peu à peu un reflet, une image du divin. L’homme devant la beauté de la nature se met peu à peu à l’aimer, il admire la création, il s’ouvre au souffle inconnu qui le dépasse et l’envahi dans tout son être. Conscient que sa qualité d’homme limite sa compréhension au comment, sans atteindre le pourquoi. Il trouve son harmonie dans la contemplation, à chaque lever de soleil, il s’émerveille, chaque soir il suit la caresse de la lumière qui descend sur les vagues et s’allonge pour dorer le sable.

 

La beauté est la conséquence et l’essence du bien et bon elle devient l’acte final, suprême, de cette pièce éternelle, qui porte le nom de vie.

Simone Weil a suggéré : 

« Quand quelqu’un… s’est mis à contempler ce beau-là, il a à peu près atteint la perfection. »

 

Le franc-maçon dans sa quête initiatique cherche la source du beau, c’est pourquoi il soulève le voile qui l’empêche de voir l’invisible, de voir cette lumière éternelle qui brille au fond de son cœur. Il ne refuse pas le visible, la beauté humaine il sait qu’elle est le secret, la beauté du divin, il voit dans cette beauté de l’homme la manifestation du principe, d’un principe, du Grand Architecte de l’Univers, la beauté est le signe secret, du sacré. 

Quand il n’y a plus qu’un seul œil, il y a réunion du principe et de sa créature, alors vient le temps de la contemplation, le temps de la révélation de l’ultime beauté, de l’un retrouvé. C’est le cantique des oiseaux, comme un chant qui envahit l’air et les vallées, c’est le cantique des cantiques, le chant d’amour réciproque entre le visible et l’invisible, qui s’élève pour fêter la liberté.

 

Jean-François. 

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