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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
NEW-YORK, PARIS, NICE, BARCELONE, LONDRES, BRUXELLES, ALLEMAGNE, TREBES
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HORREUR

BARBARIE

FANATISME

COURAGE

ESPERANCE

2001-2018 TRISTE SEMAINE

ACTUALITES

 

SUR HIRAM-BE
CATHOLIQUE ET FRANC-MAÇON, LE CAS BELTRAME

Par Géplu dans Dans la presse

Après le dévoilement de l’appartenance d’Arnaud Beltrame à la Grande Loge de France par le communiqué de Philippe Charuel du 24 mars, ce qui n’a pas manqué de soulever des critiques dont celle sur Nice-Provence.info (proche de l’extrême-droite) : L’impudique publicité de la Grande Loge de France, c’est le Figaro.fr qui, dans son édition de ce mercredi 28 mars consacre un article à « Entre franc-maçonnerie et Eglise catholique, le fervent parcours spirituel d’Arnaud Beltrame ». Extraits :

(…) Tous les proches d’Arnaud Beltrame témoignent de sa ferveur intérieure. Cet homme était animé. Il puisait profond en lui et regardait aussi très haut. Chercheur de sens, il l’avait trouvé de toute évidence dans une « rencontre très personnelle avec le Christ » comme l’attestent les chanoines de l’abbaye de Lagrasse qu’il « fréquentait régulièrement » (…)  Pour autant, cet homme « ardent », comme le décrivent ses frères d’armes, avait conservé son appartenance à la franc-maçonnerie dans le cadre de la Grande loge de France qu’il « fréquentait avec assiduité », assure le Grand Maître Philippe Charuel. Dans cette obédience, théiste, –  le principe du Grand Architecte de l’Univers est affiché mais la foi en Dieu y est laissée libre –  il avait franchi les trois premiers degrés. Il était donc « maître ». (…)  Un moine proche de lui confirme « son adhésion inconditionnelle à la foi catholique romaine » et « sa ferveur » qui « sont hors de doute ». L’Eglise catholique récuse cette double appartenance mais « sait accompagner ce genre d’itinéraires courant », confie un évêque. (…)

2001-2018 TRISTE SEMAINE

 

BLOG LA LUMIERE

23 mars 2018. Le gendarme Arnaud Beltrame, 45 ans, a été grièvement blessé par un terroriste se revendiquant de Daech près de Carcassonne, alors que le lieutenant-colonel avait pris la place d’une otage, pour lui sauver la vie et tenter de négocier avec l’islamiste radical. Marié, sans enfant, il est décédé dans la nuit du 23 au 24 mars à l’hôpital. Son obédience, La Grande Loge de France, vient de lui rendre hommage, révélant ainsi son appartenance à l’un de ses ateliers de la proche banlieue ouest de Paris. Un coming out posthume.

Philippe Charuel, Grand Maître de la GLDF, me précise: «De mémoire, Arnaud Beltrame a été initié en 2008 dans la Respectable Loge Jérôme Bonaparte à Rueil-Nanterre. Il y était très assidu et remontait régulièrement du sud de la France aux Tenues [réunion rituelles]. J’ai trouvé sur l’un des blogs un commentaire indigne selon lequel la Franc-Maçonnerie faisait de la récupération. Ce qui n’aurait pas été digne de la GLDF, c’est si nous n’avions pas fait de communiqué.»

Sur son site Internet, La Croix affirme: «Il avait depuis quelques années pris ses distances avec la franc-maçonnerie, selon le témoignage d’un proche.» Philippe Charuel a tenu officiellement à démentir cette information : «Notre frère Arnaud Beltrame participait encore à une tenue maçonnique un mois seulement avant sa mort. Et il était actif au sein de la Fraternelle de la Gendarmerie.» Le haut dignitaire précise que Beltrame a été élevé au grade de Maître maçon le 31 avril 2012 et qu’il a même exercé la fonction d’expert (1) au sein de sa loge jusqu’à son départ dans l’Aude. «Il ne voulait pas être affilié à un atelier de l’Aude, par discrétion, mais continuait à participer aux tenues de sa loge des Hauts-de-Seine au moins quatre fois par an

(1) L’expert est chargé de veiller au bon déroulement du rituel et à la mise en conformité du temple maçonnique à l’ouverture et la fermeture de la tenue.

Voici le communiqué du Grand Maître de la GLDF, Philippe Charuel (24 mars 2018):

«La Grande Loge de France rend hommage à son Frère,  le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame

 C’est avec une grande émotion que les Frères de la Grande Loge de France ont appris aujourd’hui le décès de leur Frère, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, membre de la Respectable Loge Jérôme Bonaparte à l’Orient de Rueil-Nanterre.

Ils s’associent pour rendre un vibrant hommage à cet homme «parti en héros», qui a fait preuve d’un sens du devoir et du sacrifice exemplaire. Cet acte de bravoure et son patriotisme sans faille ont permis de sauver des vies et rappelle qu’il ne faut jamais plier face à la barbarie.

Toutes les pensées de nos Frères accompagnent sa famille en cet instant d’une grande tristesse.

La Grande Loge de France continue de saluer les représentants des forces de l’Ordre de la République qui combattent toutes les formes d’ostracisme, de xénophobie et de terrorisme, en un mot à toutes les formes de rejets des autres, nos Frères et Sœurs en humanité.

 Philippe Charuel, Grand Maître de la Grande Loge de France»

2001-2018 TRISTE SEMAINE

LE TEMPS DES MARRONNIERS

N°1 Hors série Des Dossiers Secrets 

dossiers soi disant secrets, consultables partout, par tous le monde, belle présentation, rien à découvrir que vous ne sachiez déjà.

JF

2001-2018 TRISTE SEMAINE

Ma plume est sèche...

Aujourd'hui j'ai comme un goût d'amertume qui m'envahi, demain sera un autre jour. Le soleil se lèvera à nouveau...

JF.

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Publié le par jean françois
LES FRANCS-MACONS ONT DES CHAÎNES

LES FRANCS-MACONS ONT DES CHAÎNES

 

Des chaînes qu’il faut briser, celles de la servitude de l’ignorance et du fanatisme, pour être des hommes libres debout. Celle de la vengeance qui rend l’homme semblable à une bête, et qui ne résout rien, n’apaise pas. Il faut que la justice soit défendue, passe, que le repentir et l’humilité reviennent alors après et seulement après avec l’aide du Grand Architecte  viendra le temps de la délivrance du pardon, sans l’oubli. Les francs-maçons, ont les vices a combattre et les vertus à défendre. Ils ont à combattre tout ce qui enchaîne l’homme, le matérialisme à outrance, la consommation sans raison, les passions les plus viles.

 

Pour ce combat ils ont des chaînes qui les relient, ils ont le devoir de les transmettre et les consolidées. La première, celle des origines est la chaîne initiatique, celle qui remonte à des temps immémoriaux, au-delà, avant, au-dessus de l’homme. Cette chaîne spirituelle, reçue, puis consolidée, par des maillons nouveaux forgés chaque jour à chaque instant, par le souffle et le feu de leur cœur. Cette chaîne ferme temporairement la porte du monde extérieur et ouvre celle de l’être intérieur.

 

C’est dans cette chaîne mystérieuse formée par les mains des frères, que se propagent les secrets, les regards tournés ensemble vers le centre du cercle céleste, où chacun trouve son harmonie.

Pour trouver sa place, sa juste et humble place, dans cette chaîne, il faut de sa libre volonté, avec force saisir la main de son frère, de l’autre. Alors, seulement alors, nous serons créé, constitué et reçu, maillon véritable de chaîne, c’est ainsi qu’elle devient le fil d’Ariane entre la terre et le ciel, c’est ainsi que se pérennise la tradition, que le mot, la parole circule. Ce n’est pas le savoir, mais le langage du cœur qui passe de l’un à l’autre, chaque maillon se renforce à l’écoute de l’autre. Cette chaîne devient alors indestructible, quand un maillon vient à partir un autre le remplace. Elle devient fraternité dans la loge et fraternité universelle, elle chasse les ténèbres de l’ignorance.

 

JF.

LES FRANCS-MACONS ONT DES CHAÎNES

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Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

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Publié le par jean françois
LE SOUFFLE DU BAISER

LE SOUFFLE DU BAISER

 

L’accolade fraternelle est le point d’orgue, de la plupart des cérémonies initiatiques en franc-maçonnerie. Elle n’est en rien comparable avec le vulgaire baiser à connotation sexuelle.

Le baiser donné par le président de la cérémonie, est le souffle de l’âme, la transmission de la lumière intérieure. Les âmes se mêlent et se confondent.

 

Ainsi chacun entre en contact avec la partie supérieure de l’autre, c’est un double mouvement du souffle qui va de l’intérieur vers l’extérieur et aussi de l’extérieur vers l’intérieur.

 

Il y a comme absorption de la connaissance qui passe de l’un à l’autre, le baiser transmet le mystère. Le président est le transmetteur au nom du groupe, il ouvre le cœur du nouvel initié, chacun ensuite donnera son accolade fraternelle, à celui qui a demandé la lumière. Le baiser fraternel est donc le messager de cette lumière. « C’est lumière sur lumière. »

 

JF.  

SALOMON ET LA REINE DE SABA

SALOMON ET LA REINE DE SABA

LE CANTIQUE DES CANTIQUES DE SALOMON

 

  1. La BIEN-AIMEE.

 

Qu’il me baise des baisers de sa bouche.

Tes amours sont plus délicieuses que le vin ;

L’arôme de tes parfums est exquis ;

FIN DE PARTIE

FIN DE PARTIE

LE SYMBOLISME CHEZ BECKETT

Un étudiante en lettre Marion DELILLE, propose une étude de la symbolique du décor dans la pièce fin de partie de S BECKETT. Une source d'inspiration pour tous ceux qui cherchent a donner un sens à leur vie.

JF

 
La symbolique du décor dans Fin de partie de Samuel Beckett 
 
Comment la scénographie induit une dimension symbolique forte, relative notamment à l’existence humaine ?
 
I - Un univers gris et immobile
A ) Une teinte dominante
B ) Des corps invalides
 
II - Peut-on échapper à la banalité ?
A ) méditation clownesque sur l’âge et la dégradation physique
B ) quête inaccomplie : trouver un échappatoire
 
III - Etude comparative de mises en scène
A ) Choix d’un comédien noir dans le rôle de Clov
B ) Une étonnante abondance de blanc
C ) Travestissement et image du cercueil 
 
Sources
émission de France culture
les nouveaux chemins de la connaissance
  • Deleuze et la littérature : Beckett et la figure de l’épuisé
  • L’absurde, Samuel Beckett
bibliographie
Le pictural dans l'œuvre de Beckett: approche poïétique de la choseté
Par Lassaad Jamoussi
 
 
INTRODUCTION
La Scénographie
Patrice Pavis dans son dictionnaire du théâtre donne 4 sens au mot scénographie à savoir notamment une compétence plastique. Il décline cette compétence en 4 axes, l’art de dessiner un édifice en perspective, l’art de peindre la scène théâtrale, les décorations et la science de la scène et de l’espace théâtral ( scène et salle ). Ce sera cette composante plastique et picturale de l’art théâtral qui va ici nous intéresser. Tout notre travail va s’articuler autour de la problématique suivante : Comment la scénographie induit une dimension symbolique forte, relative notamment à l’existence humaine ?
 
Axes de réflexion
Parabole dérisoire, transposition sarcastique du quotidien, méditation clownesque sur l’âge et la dégradation physique, combat archaïque du maître et de l’esclave, pantomime fragile, confrontation vertigineuse du Père et du Fils
I - Un univers gris et immobile
A ) Une teinte dominante 
La didascalie initiale nous propose un « Intérieur sans meubles. Aux murs de droite et de gauche vers le fond, deux petites fenêtres haut perchées, rideaux fermés. Porte à l'avant–scène à droite. ». Telles sont les indications de Beckett concernant le décor de Fin de partie.Une pièce vide donc, avec trois trous. Comme l'intérieur d'un crâne avec la fenêtre rappelant un œil et la porte comme orifice pour la bouche.
De plus, nous avons un oxymore saisissant « noir clair », qui   met en scène cette thèse du gris. Beckett travaille autour d’une théorie  plus philosophique que littéraire (idée que ce n’est pas la figure de style qui importe mais bien l’image renvoyée). Cette présence du gris monochrome traine tout le long de la pièce. Le gris constitue la couleur dominante de l’esthétique cubiste analytique ( cf. Braque et Picasso ). Cette monochromie accentue la valeur picturale cubiste comme par exemple dans l’évocation de la cuisine : second espace dramatique extra-scénique décrit comme parfaitement cubique, idée de géométrie ( table + mur ). 
D’un point de vue symbolique, le gris n'est pas au sens strict du terme une couleur. À mi-chemin entre le blanc et le noir, le gris est une teinte plutôt fade, associée à la tristesse et à la solitude. Il est vrai qu'il est difficile pour le gris d'être pimpant quand on sait que dans la nature, il est représenté par les souris ou la poussière. En trop grande quantité, le gris ramène à un univers fade, triste et mélancolique. 
Dans Fin de partie, l’espace scénique n’est pas conçu comme un simple contenant de l’action mais comme un actant qui participe de l’action elle-même . On peut d’ailleurs lire une référence à Duchamp, lorsque Hamm demande à Clov d’aller lui chercher deux roues de bicyclette (Cf. Ready-Mades). Les images des personnages sont amenées à se croiser et même à se superposer dans l’espace et dans le temps comme dans une composition cubiste, l’esthétique cubiste dynamise l’espace par l’introduction du temps. En plus de cette dimension cubique claire, on peut assimiler l’ensemble des personnages en tant que corps invalides (idée d’objet plastique mutilé) .Ceci confirme la dimension cubiste du mode d’organisation de l’espace gestuel (lignes statiques). 
 
B ) Des corps invalides 
 
Toute l’oeuvre de Beckett s’articule autour de la figure de l’épuisé qui s’exprime le plus souvent à travers un moyen plastique, celui de la fixation du personnage dans une posture qui l’emprisonne et dont il ne peut plus s’échapper. Les personnages à travers leur présence picturale cubiste dans un espace gestuel géométrique échappent au principe de représentation. L’épuisé est immobile, pour Deleuze le personnage de Beckett par excellence. Deleuze s’est intéressé à Beckett et a écrit l’épuisé en 1992. L’épuisé est beaucoup plus que le fatigué (ce n’est pas de la simple fatigue), c’est beaucoup plus fort. Le fatigué ne dispose plus d’aucune possibilité subjective. L’épuisé épuise tout le possible, l’épuisé ne peut plus possibiliser : plus de possible. Il s’épuise en épuisant le possible, il en fini avec le possible au delà de toute fatigue. Dieu c’est l’ensemble de toute possibilité, le possible ne se réalise que dans le dérivé et la fatigue. 
Deleuze écrit donc son texte en 1992, texte qui s’inscrit dans le sillage d’un travail antérieur. Le texte ouvre certaines perspectives sur la littérature tout en portant la question de l’image autour du cinéma. L’épuisé c’est celui-ci qui est fixé à la chaise on pourrait comparer Beckett à Hitchcok par exemple. Dans le film Fenêtre sur cour, Jeff est fixé sur une chaise (chambre) et va se mettre à convoquer les possibles jusqu’à les épuiser. C’est cette image de l’insomniaque à la fenêtre qui inspecte avec l’oeil de l’esprit ce qui advient au dehors. Les éléments s’inscrivent autour du discours de Jeff. La différence c’est que le personnage de Jeff peut explorer les possibles, il est seulement immobile à cause de sa jambe dans le plâtre 
Beckett c’est un espace où finalement rien ne peut advenir. C’est l’idée d’une immobilité générale et plus simplement physique, les personnages sont déconnectés de l’espace et du temps : ils n’avancent pas. On retient l’idée d’une attente entre 4 murs : surgissent des manières de voir, des perceptions…Une sorte d’ensemble de mots pour voir. Beckett met en place un protocole pour indiquer par les mots : un texte qui sert à mettre en image. On comprend que l’épuisé n’est pas seulement cette signification physiologique (cf. Jeff). Il s’agit de passer d’un épuisement physique à un épuisement logique. Epuisé c’est cette combinaison, combiner selon toutes les possibilités en vue d’un agencement. C’est la langue elle-même qui s’épuise, Cf. Jules Verne 20000 lieux sous les mer : liste de noms de poissons, in fine les noms eux-mêmes se chargent de couleurs et d’images. Les mots s’entrechoquent et la combinatoire dessine. Dans Beckett on a cette même préoccupation, la formation d’une rythmique. L’insomniaque entend ses battements de cœur et son murmure, il est submergé par les sons. Il est dans l’idée, la création de quelque chose que d’autres auteurs avant Beckett avaient envisagé. On pense notamment à Valéry qui travaille autour d’une réflexion sur la belle au bois dormant : que peut-il se passer au bout de 100 ans pour la belle au bois dormant ? A quoi pourrait-elle rêver au bout d’un temps donné ? : Silence absolu ? Valéry continuera cette idée dans Monsieur Teste (homme quasiment Beckettien, existence, renoncé à tout) : insomniaque pour écrire ses cahiers, atmosphère, sanctuaire Beckettien, le personnage est pris dans cette pensée qui surgit quand le corps ne peut plus.
Chez Deleuze ce qui est intéressant c’est lorsque le corps n’est plus dans un schéma sensori-moteur, le mouvement devient impossible quand le corps est épuisé ou encore rétamé. On peut dire que l’esprit se met en place et surgit. Beckett va lui, prendre en charge un épuisement, ses personnages sont tellement épuisés qu’ils perçoivent leurs corps s’épuiser. C’est l’idée suprême de la déchéance physique (cf. BeckettMalone meurt « mon corps ne peut plus rien », « quelque part dans cette confusion, la pensée s’acharne », « je meurs à l’insu de ma chair stupide », « j’en ai assez », « je serai tranquille »). 
C’est à dire que, les personnages de Beckett sont incapables de bouger: mais chacun peut-il vraiment bouger ? Ne sommes pas tous bloqués dans une certaine partie du monde ? 
En conclusion, l’épuisé n’est pas une loque, ce n’est pas l’idée d’une fin du monde, du suicide. C’est plutôt le sentiment qu’avec Beckett on rentre dans une autre géo-philosophie, on est happé de la joie Spinoziste et par la passion obscure . C’est la question du clair et distinct, question de la propriété. Les passions obscures de Beckettapportent une chute qui permet de revoir les choses. Le personnage de Beckett ne renonce pas, il attend, ça continue. D’une certaine manière nous sommes seul pour choisir l’issue (Cf. l’innommableBeckett => personnage incapable de bouger, de parler). L’univers de Beckett est certes tragique mais aussi l’on arrive à rire pour prendre conscience du caractère tragique de l’existence (ex: envie de chanter). On est dans quelque chose de créateur où l’épuisé ne s’effondre pas mais au contraire gagne le rire, est toujours secoué par le rire. On pense notamment à la chanson de Minnie dans les beaux jours : le corps part mais la mélodie reste ( titre : heure exquise )
 
 
 
 
II - Peut-on échapper à la banalité ?
A ) méditation clownesque sur l’âge et la dégradation physique
 
On a le sentiment chez Beckett que le temps ne passe pas et pourtant on peut lire à travers cette pièce une méditation sur la dégradation physique. On retrouve différents objets scéniques : Un tableau retourné, Un vieux drap ( idée d’usure ), personnage recouvert = oublié ?, Un fauteuil à roulettes, Un escabeau ( élévation ? ), Un sifflet, Un chien en peluche, Deux poubelles côte-à-côte, une lunette . Tous ces objets sont, de façon dominante, des prothèses qui incarnent une banalité totale. Le tableau retourné est la négation de l'art comme échappatoire par l'absence totale d'échappée par l’imaginaire.Cet univers est déconcertant car Beckett rompt avec les codes de la mimésis aristotélicienne. 
Il y a peu de différences entre les personnages et les objets, ce qui amène à une confusion et à une continuité de l'un à l'autre. C'est une métaphore de la déchéance, de la cécité, de la désagrégation, un simulacre de vie où c'est la mort qui prédomine. Même l'escabeau qui est un élément comique (car il renvoie à la pantomime) amène à une tentative de s'élever qui n'aboutit jamais et donc à un nouvel échec. Le chien en peluche est un élément dérisoire. Il lui manque une patte, ce qui fait écho aux infirmités des personnages. La poubelle de Nagg symbolise l’aliment (réclame sa bouillie et ses biscuits) et celle de Nell est marquée par l’excrément. Ne pourrait-on pas lire dans cette interprétation, une représentation de l’action humaine : Profiter puis détruire.
 
B ) quête inaccomplie : trouver un échappatoire 
 
D’un point de vue symbolique, la pièce est bercée par la recherche continue par les personnages de la lumière sans jamais l’obtenir (sont dans la grisaille). On notera la présence intrigante d’un tableau retourné , tableau qui signifie la perte de toute justification ornementale ou artistique (symbole d’une perte de sens et donc une forme d’absurde.)Le décor est sinistre, c’est un lieu clos (enfermement) : l’extérieur apparaît difficilement accessible «deux petites fenêtres haut perchées». Ce symbole de l’échelle peut signifier vers Dieu. Ce qui ne serait pas sans rappeler la pièceEn attendant Godotpossiblement « en attendant Dieu ».
On peut donc dire que Fin de partie est étroitement liée à Godot. Fin de Partie reprend un certain nombre de choses mais prend un virage décisif : passage de l’extérieur (route avec arbre chez En attendant Godot) à l’intérieur ( intérieur gris ), c’est un décor entièrement intérieur (cf.idée de l’intériorité et thèse du crâne ). On retrouve cette routine dans en attendant Godot, tout se répète et pourtant quelque chose suit son cours (même scène mais les feuilles poussent). Finalement, Fin de partie c’est un « Intérieur sans meubles » (vide, idée esprit vide ?) avec une « Lumière grisâtre » (flou, peu visible, idée de mystère) et une alternance droite/gauche qui peut traduire une incertitude. A travers cette incertitude on peut penser à une quête du chemin, une démarche liée à l’errance.Dans une approche symbolique, la droite et la gauche marquent souvent une opposition : masculin/féminin, conscient/inconscient (…)
 
III - Etude comparative de mises en scène
 
A ) Choix d’un comédien noir dans le rôle de Clov 
En premier lieu, nous allons nous pencher sur la mise en scène de Jean Claude Fall. Le point qu’il semble important de souligner est le choix d’un comédien noir dans le rôle de Clov : Babacar M’Baye Fall. La question soulevée semble être : peut-on y voir la représentation d’un combat archaïque entre un maître et un esclave ? La notion d’esclavagisme associée à Clov se voit ici vivement soulignée par le choix d’un homme noir comme comédien, il renvoi au serviteur noir. Cependant, on peut voir dans ce choix l’application d’une tout autre théorie : celle qui confère à l’homme noir l’incarnation de la figure du rêve. Il symbolise la part obscure de notre personnalité. Puis, au niveau du décor, à travers de translucides murs s’ouvre un monde en cendres : un espace dévasté par un accident majeur. Seuls quelques squelettes subsistent : vélo, landeau, lit…
 
B ) Une étonnante abondance de blanc 
Puis, intéressons-nous à la mise en scène d’André Sanfratello et de Sandrine Bauer qui tient sa particularité de l’abondance de la couleur blanche dans le décor. On note, dans cette mise en scène, que le lieu de l’intrigue correspond à un lieu clos, au bord de la mer. Ce lieu en question est illuminé par deux hublots inaccessibles sauf à l’aide d’une échelle. Cette mise en scène relève d’une tension permanente en accord avec cet espace d’enfermement physique et mental. Ensuite, le choix d’un univers absolument blanc se doit d’être noté. Seuls quelques objets viennent rompre ce blanc : il y a en effet une peluche noire, un réveil noir, ainsi qu’un pantalon gris et des taches sur le peignoir. On relève également la présence d’une lumière blanche presque glaciale avec quelques rayons bleus : une certaine ambiance de bloc opératoire s’installe.  Cette ambiance de bloc opératoire  souligne l’idée que les personnages de la pièce sont aliénés par leurs habitudes et la routine d’un quotidien précaire, ils manifestent les excès de comportement de créatures semblables à des cobayes de laboratoire (peur panique, joie délirante, tentation suicidaire, tendresse désarmante, autoritarisme violent…)
 
C ) Travestissement et image du cercueil 
Enfin, la mise en scène de Krystian Lupa : cette mise en scène semble intéressante de par le choix d’une femme dans le rôle de Clov : la comédienne Susi Sanchez. De plus, les poubelles se voient ici remplacés par des sortes de coffres, ils s’apparentent à des cercueils. Puis, le décor minimaliste fané et moisi du lieu donne le ton : les murs sont délabrés et délavés. La couleur verdâtre des murs s’apparente à de la moisissure sur laquelle viennent s’ajouter des coulées de rouilles symbolisant l’usure du temps. L’éclairage gris-blanc tend parfois vers le jaunâtre soulignant l’impatience de Hamm à voir le soir arriver. Au niveau des objets, il semble important de souligner que Hamm est ici en fauteuil roulant : son infériorité physique est vivement soulignée. Enfin, dans cette mise en scène, Hamm a enfermé son père et sa mère dans des coffres qui sont plus de l’ordre du cercueil que de la poubelle. Les deux personnages dans les coffres se voient vêtus tous deux d’une ample chemise blanche : ils sont étendus dans les coffres et une paroi laisse entrevoir leur corps par transparence. Ils apparaissent sales. La figure de la mort est mise en avant : comme si les deux êtres avaient déjà rendez-vous avec la fatalité. La mort semble ici déjà programmée et attendue.

Conclusion

 

Pour conclure, on peut se reporter à la conférence de 1987« qu’est-ce qu’un acte de création ? » par Deleuze. Au cours de cette conférence, Deleuze fait la  distinction entre la création artistique et la création littéraire. Cela amenant à mettre en lumière cette idée de présenter l’absurde de l’existence. 

Ainsi, il est intéressant de considérer le travail de Beckett d’une certaine manière et de se demander si Beckett ne serait pas un palliatif à l’utopie ? Le combat du travail de Beckett est certainement survivre. Les débats existentiels des personnages sont des débats tournés en dérision, ils ne sont pas à prendre au premier degré. Il s’agit en fait de se débarrasser en littérature de la question du sens, ce qui ramène bien à l’extrait de la p47 : « ne serait-on pas en train de signifier quelque chose ? »,« Qu’est ce qui se passe ? », « Quelque chose suit son cours ». Peut-on finalement lire Fin de partie comme une leçon pour l’humanité ?

 

Marion DELILLE

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Publié le par jean françois
DE L'OMBRE A LA LUMIERE

DE L’OMBRE A LA LUMIERE

 

 

Il n’y a pas de lumière sans ombre. La lumière est venue après l’ombre, elle est venue du ciel pour illuminer la terre. C’est celle de l’origine, elle est LUX. La genèse rappelle cette parole : « Que la lumière soit, et la lumière fut. » Avant il n‘y avait que le Verbe.

 

La lumière a alors réfléchie sur toutes choses elle a été reçue cette LUMEN par l’homme qui ouvert son cœur pour la recevoir.

 

Cette lumière immense, est indépassable, elle est triomphe de l’ombre. Elle éclaire tous les hommes source de leur intelligence, c’est la lumière de l’esprit, grande lumière universelle, parcelle de lumière individuelle.

 

Elle éclaire tout, mêmes les choses les plus épouvantables, les plus atroces, mais elle reste pure elle ne souille pas. Elle est forte, elle reste capable de créer l’ordre après le chaos, elle illumine le glaive de la justice, cette justice au-delà de l’humaine institution.

 

Elle est vivante et infinie, elle est la flamme qui brûle sous l’arc de triomphe, elle glorifie celui qui la reçoit.

 

Elle donne de la couleur à la vie, elle est l’arc dans le ciel.

 

Nous autres enfants de la veuve, nous sommes les fils de la lumière que nous avons reçus en sortant des ténèbres, au midi de notre vie.

 

Quand la lumière se retire de l’homme, la vie et l’amour disparaissent, les hommes ne se comprennent plus, ne se parlent plus c’est le retour de Babel. Il faut réapprendre à parler de cœur à cœur, d’être à être, en écoutant sa conscience, son soi intérieur pour aller en silence les yeux pleins de lumière prendre la main de son frère.

 

JF.

DE L'OMBRE A LA LUMIERE

COMMUNIQUE

 

Une nouvelle fois, dans notre pays, des hommes et des femmes ont été les victimes des actes meurtriers d’un dément fanatisé.

Les francs-maçons de la Fédération française du DROIT HUMAIN s’associent à la douleur de tous ceux qui ont été touchés par cette folie terroriste, frappant aveuglément des innocents.

Ils rendent hommage à toutes les victimes, dont le Lieutenant-Colonel Arnaud BELTRAME, illustration véritable de l’accomplissement du devoir jusqu’au sacrifice.

Le terrorisme est un phénomène récurrent, parfois révélateur d’un malaise social profond. La raison incite à panser les plaies, à rechercher les causes et à les traiter, plutôt qu’à réagir émotionnellement sur les effets. « Vous ne pouvez rien contre le gosse […] qui a décidé de mettre une bombe quelque part. Tout effort contre lui se retournera contre vous. Mettre une violence contre la violence c’est la chose la plus sotte qui puisse être faite. Il faut tenter de retirer le point douloureux » (Germaine Tillion) … Et résister !

Au-delà des hommages, la Fédération française du DROIT HUMAIN s’oppose au fanatisme et au rejet de l’autre et rappelle la devise de la République : Liberté, Égalité, Fraternité.

LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DE L’ORDRE MAÇONNIQUE MIXTE INTERNATIONAL

LE DROIT HUMAIN

DE L'OMBRE A LA LUMIERE

A PROPOS DU MANDALA

 

L’article sur le Mandala paru dans le blog le lundi 26/03/2018 a suscité quelques réactions, je vous en dévoile deux :

Celle de Charles Bernard Jameux auteur de plusieurs livres maçonniques en particulier sur l’histoire de l’institution. Il me signale « que j’aurais pu mentionner l’art de la mémoire,1599 puis dans ‘Mason Word’ et son Temple de la mémoire 1637 à 1696, ainsi que l’apparition des tableaux de loge et notamment à Mons en Belgique en 1722. »

 C’est une piste de réflexion intéressante, pour tous ceux qui veulent poursuivre ce dévoilement.

 

Connu pour ses travaux sur l'origine de la franc-maçonnerie spéculative dans l'ancien « art de la mémoire », Charles B. Jameux revient tout d'abord sur les étapes de sa recherche : une jeunesse troublée par une généalogie familiale délibérément opaque, une adolescence marquée par l'adhésion au mouvement surréaliste d'André Breton, une découverte à 34 ans de la franc-maçonnerie. Cette dernière apportera bientôt à l'auteur, dont l'interrogation majeure est la relation de l'homme au temps, une réponse éclairante : la voie du franc-maçon, désormais orientée vers la mise en oeuvre du vrai, du bien et du beau, repose principalement sur la dimension d'universel et d'intemporel en germe dans chaque individu. Mais cette quête, pour ne pas rester lettre morte, dépend du recours à la méthode propre à la franc-maçonnerie, le symbolisme. Cet examen conduit donc Charles B. Jameux à retracer l'histoire de l'apparition des symboles maçonniques. Écartant clairement toute filiation historique directe depuis l'Antiquité, l'auteur rattache le symbolisme maçonnique à l'ésotérisme traditionnel, mais en le distinguant bien, preuves datées à l'appui, de la première apparition documentée connue d'un symbole purement spéculatif, le temple de Salomon. Celui-ci apparaît en 1637 en Écosse, mentionné dans le « Mot du maçon », dans le milieu calviniste presbytérien. Le mystère des origines culturelles et historiques de la maçonnerie moderne se dissipe ainsi peu à peu.

DE L'OMBRE A LA LUMIERE

Egalement toujours à propos de cet article sur le mandala, un lecteur du blog J. Quid me fait passer une photo de ce mandala, tracé sur le sable de la baie des Trépassés à la pointe du Cap Sizun dans le Finistère, non loin de la Pointe du Raz.

Ce mandala est la représentation du Yantra Hindouiste.

On remarquera que les carrés (pavé mosaïque maçonnique) ont laissé place à des triangles.

 

Il s’agit là d’une œuvre participative éphémère menée par l’artiste Emilie Vincent qui récidive après avoir tracé précédemment le labyrinthe de la cathédrale de Chartres.

 

JF.

 

Article sur Emilie Vincent par Gilles. B.

 

 

 

Emilie Vincent a tout quitté, sa Lorraine natale et sa vie d’avant, pour s’installer il y a 2 ans au bout du monde, en Cap Sizun. A bientôt 40 ans, cette paysagiste s’est réinventée artiste. Le déclic : une retraite dans un monastère tibétain, et la découverte du monde fabuleux des mandalas. Depuis, Emilie aux cheveux rouges opère sur le sable de la Baie des Trépassés, lieu magique encastré entre la Pointe du Van et la Pointe du Raz, qui regarde l’Atlantique, l’île de Sein et les Terres de l’Ouest. Hiver comme été, avant que la marée ne monte, armée d’un râteau, d’un bâton et des symboles plein la tête, elle trace des lignes et des formes, mue par un feu intérieur dans une sorte de danse élémentaire avec l’eau, le vent et le sable.

 

Souvent, son mandala est une œuvre participative, avec les élèves de classes de la région, des artistes ou bien des passants curieux. Dans la démarche d’Emilie, c’est l’occasion d’un partage, un champ d’expression commun, une histoire qui se construit dans l’instant présent. Car le mandala n’est pas un simple support de méditation issu des traditions orientales, c’est le théâtre d’une transformation, un chemin. L’expérience de l’éphémère. Trois ou quatre heures sont nécessaires pour dessiner une œuvre avant qu’au final, inexorablement, l’océan ne la dévore. Trois ou quatre heures où des enfants, des femmes et des hommes de tout bord viennent exprimer leur créativité, se libèrent, au diapason avec la Baie, l’océan et les parfums, embarqués dans un même vaisseau, dans une aventure émotionnelle où les horizons se rejoignent.

 

Les anciens racontent qu’en Baie des Trépassés, une porte s’ouvre sur « L’Autre Monde », celui des dieux, des fées et des légendes. Peut-être est-ce pour cela qu’Emilie et ses mandalas y rencontrent un tel succès. Les photos et les images aériennes de ses créations, ainsi que les témoignages enthousiastes des expériences vécues se sont propagés sur les réseaux sociaux. Et si celle que j’appelle la magicienne rouge a vite été adoptée par les surfeurs de la Baie et les Capistes, c’est qu’elle s’inscrit pour moi dans une longue tradition des femmes du Cap Sizun : druidesses de l’île de Sein, femmes de marins ou opposantes farouches à l’implantation d’une centrale nucléaire, des femmes indépendantes, fières, fortes, ancrées à leur territoire pour non seulement le protéger, mais également l’animer, le faire palpiter comme par enchantement au rythme de « l’effet mer ».

 

Communiqué du Grand Orient de France

Après l'attentat de Trèbes, compassion et détermination

Après l'attentat perpétré à Carcassonne et à Trèbes, le Grand Orient de France s'incline devant la mémoire des quatre nouvelles victimes du fanatisme islamiste et exprime sa compassion aux familles et aux proches des victimes. Il rend aussi un hommage tout particulier au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui a sacrifié sa vie pour sauver celle d'une otage.

250 morts déjà. Et des centaines de blessés. A chaque nouvel attentat pourtant, les discours de déni, tendant à relativiser ce fléau terroriste, continuent à se propager dans certains milieux universitaires, médiatiques et intellectuels.

En affirmant les idéaux républicains de liberté, d'égalité, de fraternité ; en martelant que les principes universalistes sont une nécessité ardente face aux idéologies racialistes, différentialistes, ethnicistes ; en dénonçant la malsaine émulation des surenchères identitaires incarnées à la fois par l'intégrisme religieux et une extrême droite utilisant toujours les mêmes registres argumentaires, hélas électoralement payants,

Le Grand Orient de France, engagé avec constance dans le combat humaniste et universaliste,en appelle à larésistance face au fanatisme, à la fin de la complaisance et de l'indulgence face à la propagation du discours intégriste. Il rappelle que l'exigence laïque est la seule option pour garantir la paix sociale et civile et pour contenir les tentations concordataires qui s'expriment de plus en plus ouvertement.

Contacts presse

Langage et Projets Conseils 01.53.26.42.10. Laurent Payet laurent@lp-conseils.com Audrey Daragon audrey@lp-conseils.com

Le 26 mars 2018

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Publié le par jean françois
POUR NOTRE DEMAIN

C’était hier, c’est aujourd’hui, la Lumière n’a pas encore eu la force de chasser l’ombre, mais nous sommes encore là debout, par pour nous, pour toi Arnaud, toi qui réapparaît plus radieux que jamais, nous ne tremblerons pas devant la barbarie, nous ne céderons pas, si l’on pouvait dans toutes les écoles de notre république au moins pendant un certain temps, celui de la douleur exposer ton portrait, celui du courage, pour que tous nos enfants comprennent de quel côté est la véritable lumière, celle qui anoblie, celle qui rend l’homme libre. Tu as donné ta vie pour elle, pour nous, nous avons un devoir envers toi, prolonger ta quête d’amour pour l’humanité qui a été jusqu’au sacrifice de ta vie, comme le plus humble tous, celui qu’il y a des siècles a été mis en croix.

C’était hier le sang des innocents coulait, Philippe écrivait, posait ses larmes sur la feuille blanche.

JF.

 

Vendredi 13

Les barbares ont frappé, une nouvelle fois,
En plein cœur de Paris, des gens comme vous et moi.

Je n’ai plus de pardon, mon cœur s’emplit de haine
Devant cette folie, et le temps de la peine
S’amenuise chaque fois au profit du rejet.

Rejet de leurs croyances, de toute religion
Dès lors qu’elles pervertissent avec de noirs projets
De nobles idéaux, en armant leurs légions.

Rejet de ces démons qui salissent et qui tuent,
Mes larmes sont taries, mes paupières rabattues,
Et ma colère gronde ; tant d’innocents fauchés
Et tant de vies broyées, par des monstres sans foi
Prônant vindicte et haine dans leurs camps retranchés.

Ils frapperont encore, lâchement, surgissant
De leurs putrides caches pour imposer leur loi,
Et faire taire nos cœurs à nos âmes attachés.

Je veux me relever, en ces temps oppressants,
Et ne pas me terrer ; relever ma raison
Continuer de vivre après cette oraison,
Et arpenter la terre, esquisser l’avenir,
Loin des dogmes et des fous, et cimenter mon rêve
D’un possible demain, sans larmes et puis sans trêve,
Pour exister encore à défaut de bannir
Mes idéaux de paix, de silence et de joie.

Un rescapé disait :
« Je ne vous ferai pas
Ce cadeau de haïr, car répondre à la haine
Par un juste courroux ne serait-ce qu’une fois,
C’est céder à son tour à de sombres appâts,
A l’ignorance crasse qui derrière elle draine
Des craintes et des peurs ; ce serait sacrifier
Ma liberté chérie pour la sécurité,
Mais c’est cause perdue, je rejoue à nouveau ».

Puissions-nous aujourd’hui trouver enfin la force
Sinon de pardonner, car c’est impardonnable,
Du moins de continuer, ils ont atteint l’écorce
Nous pouvons résister face à l’insoutenable.

 

Philippe Jouvert.

Avec l’aimable autorisation de l’auteur.

POUR NOTRE DEMAIN

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Publié le par jean françois
LE MANDALA, PONT ENTRE LE CIEL ET LA TERRE

LE MANDALA, PONT ENTRE LE CIEL ET LA TERRE

 

Les francs-maçons, ont dans leurs loges des mandalas, ce sont des ponts entre le ciel et la terre. Ce sont leurs tableaux de loges parfois tracés sur le sol dans un ordre bien précis, ce sont des figures sur les tableaux posés au-dessus de la chaire des présidents d’ateliers. Véritables figures à reproduire sur la planche à tracer dans leur cœur.

Ces mandalas sont autant de bornes sur leur chemin initiatique, chacun pourra se choisir un mandala personnel, qui vivra sans cesse, comme une source d’eau pure où l’on vient se régénérer. Chaque interprétation viendra nourrir notre feu intérieur. Ces mandalas se présentent souvent sous formes de figures géométriques dans un ordre particulier.

 

Nous trouvons ainsi notre place entre le cercle céleste et le carré terrestre, ou encore dans ce triangle dont les angles, incarne  la terre et qui par son nombre trois symbolise le ciel. Ces mandalas sont autant de chemins qui conduisent à notre centre, notre être spirituel.

 

Avant la découverte à la lumière de ces mandalas, il nous faut pénétrer la terre, dans le labyrinthe, faire le pèlerinage dans l’ombre, faire cette marche entre le noir et le blanc de notre pavé mosaïque. Quand nous serons parvenus au centre, nous saisir du fil d’Ariane, le fil à plomb, ce métal lourd transmuté de vases en vases en métal d’or fin, alors apparaît au sommet du fil la flamboyante étoile polaire.

 

Observer ces mandalas, c’est concevoir le projet de réunir les contraires, ce qui est épars. C’est l’espérance de porter au-dehors de la loge, la lumière que nous avons reçue à l’intérieur de nous-mêmes.

 

La succession des degrés maçonniques, la succession des mandalas sont comme une montée à l’échelle de la terre vers le ciel.

 

JF.

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Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

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Publié le par jean françois
Arnaud Beltrame

Arnaud Beltrame

LE COMBAT CONTRE L’IGNORANCE ET LE FANATISME

 

Ces temps appellent à placer au centre de nos préoccupations ce combat pour vaincre la haine qui envahie le cœur de certains d’entres-nous, pour que la justice chasse la barbarie, que la lumière repousse les ténèbres.

 

Cette haine qu’Empédocle qualifiait de principe du désordre, elle doit laisser place au principe d’ordre qui est l’amour. Il suffit de regarder notre monde depuis la plus haute antiquité pour faire le constat de cette opposition.

 

Le principe d’amour, d’unification que les frères appellent le Grand Architecte de l’Univers est une des voies pour dépasser le fait religieux. Il n’est pas en opposition avec ce fait  religieux, mais au-dessus de celui-ci, il couronne par sa tolérance sans faiblesse. Il fait naître en l’homme une haute spiritualité, propice à la naissance et au développement de son être intérieur, il installe en lui l’ordre après le chaos.

 

C’est donc sans faiblesse que l’homme de bonnes mœurs et de bonne volonté se saisira du maillet de l’ordre et de l’épée de justice.

 

Ces modestes paroles sont dédiées en ces jours de ténèbres à Arnaud et tous ceux qui chaque jour, sans cesse combattent pour que nous soyons libres.

 

JF.

LE COMBAT CONTRE L'IGNORANCE ET LE FANATISME

Communiqué du Grand Maître de la Grande Loge De France (GLDF), Philippe Charuel:

«La Grande Loge de France rend hommage à son Frère,  le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame

 C’est avec une grande émotion que les Frères de la Grande Loge de France ont appris aujourd’hui le décès de leur Frère, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, membre de la Respectable Loge Jérôme Bonaparte à l’Orient de Rueil-Nanterre.

Ils s’associent pour rendre un vibrant hommage à cet homme «parti en héros», qui a fait preuve d’un sens du devoir et du sacrifice exemplaire. Cet acte de bravoure et son patriotisme sans faille ont permis de sauver des vies et rappelle qu’il ne faut jamais plier face à la barbarie.

Toutes les pensées de nos Frères accompagnent sa famille en cet instant d’une grande tristesse.

La Grande Loge de France continue de saluer les représentants des forces de l’Ordre de la République qui combattent toutes les formes d’ostracisme, de xénophobie et de terrorisme, en un mot à toutes les formes de rejets des autres, nos Frères et Sœurs en humanité.

 Philippe Charuel, Grand Maître de la Grande Loge de France»

VU SUR GADLU-INFO

ACTUALITES 

DES ANTI MACONS cet article mis à la suite du précédent n'est pas un hasard de programmation.

LE COMBAT CONTRE L'IGNORANCE ET LE FANATISME

 

LES FAUSSES LOGES MAÇONNIQUES DES BRIGANDES

 Anti-maçonnerie

Après le reportage présentant dans l’émission « 66 minutes » sur M6 ce dimanche 18 (à partir de 30:45) le groupe ultra catho-facho Les Brigandes (maintes fois présenté sur Hiram.be, voir iciiciiciiciiciiciiciiciici, et ici), cornaqué par son gourou le triste Joël Labruyère, celui-ci a essayé de m’enfumer en m’envoyant des photos de prétendues loges maçonniques baptisées les « loges des Brigandes ». La franc-maçonnerie est un vieux fantasme pour Labruyère, qui a déjà souvent fait évoluer ses marionnettes dans des décors de loges maçonniques (voir les vidéos des articles ci-dessus). Outre la résidence des Brigandes « Le Gazel » à La Salvetat sur Agout, il y avait la loge Alpha Draconis à l’Orient de Pau, une autre sise à la Résidence Pic du Midi à Arrens sur Marsous, la loge Mer d’Airain à l’Orient de Paris, rue Servan, la loge Royaume Elfique + Chapitre 28eme à l’Orient de Béziers, le Chapitre Chevalier du Soleil à l’Orient de Pau. A voir comme ça, une sacrée organisation !

Source et Etiquette HIRAM-BE lire article complet sur ce blog.

LE COMBAT CONTRE L'IGNORANCE ET LE FANATISME

AU-DELA DE LA HAINE

J’ai écrit ce poème, il y a une bonne vingtaine d’années ; c’est une redite, comme on dit, mais malheureusement, elle est de plus en plus d’actualité ; tout au moins, c’est ce que je pense.
Si vous avez la même impression que moi, faites lire ce modeste texte, surtout à des “ados”, c’est vers eux qu’il faut aller afin que dans le futur, les hommes soient plus proches les uns des autres en acceptant les croyances et les idéaux de toutes sortes. Espérons...

Mon pote à moi 
Il est indien
Juif, arabe ou haïtien

Mon pote à moi
 Il est d’Asie
D’Afrique ou d’Australie

Mon pote à moi
 Il est français
Russe, allemand ou polonais

Mon pote à moi 
Il a son Dieu,
Il le vénère, le porte aux cieux

 

C’est un artiste,

Un pauvre, un riche
Un marginal, un politique

Il est Amour, simple et discret

Il se bat pour que règne la paix Il aime la vie et les enfants

Son cœur est très tolérant
Si ton copain est comme le mien

S’il respecte son prochain
S’il ne tue pas, s’il ne vole pas S’il ne commet pas d’attentat

S’il veut vivre en société En refusant d’être assisté

S’il m’offre sa culture

Et m’enrichit de sa nature S’il véhicule ses pensées

En respectant la liberté
S’il accepte mes traditions

Tout simplement sans restriction S’il souhaite fraterniser

Avec ses frères du monde entier S’il désire que la beauté

Soit présente à ses côtés Alors avec toi je serai solidaire

Pour crier aux hommes de ma terre

« Si tu ne veux pas que je te botte, Je t’en prie,
Ne touche pas à mon pote ».

Léon Yves Bohain.

 

Ce poème m'a été proposé par FR Marie avant les événements de Trèbes.

JF

Quiberon l'océan

Quiberon l'océan

CONFERENCE A L'UTL de QUIBERON

 

Les réseaux maçonniques : histoire et influence.

Conférence du mercredi 2 mai 2018, donnée par Monsieur Claude Motta, à 14h30 à la maison des associations.

La Franc-Maçonnerie et ses réseaux au cours de l’histoire

Intervenant :  Claude Motta  - Docteur en Physique Nucléaire et Biochimie

 

À partir du modèle symbolique des bâtisseurs de cathédrales va naître au XVIIIème  siècle une structure à vocation humaniste : la Franc-maçonnerie. Cette nouvelle fraternité s’est développée en particulier dans des salons mondains au XVIIIème  siècle. Elle va se diversifier en différentes obédiences qui progressivement vont aller en scissions nouvelles. Elles poursuivent toutes un idéal commun : l’amélioration de la société humaine à travers l’enrichissement individuel de ses membres. Tour à tour courtisée ou combattue par les régimes politiques, les liens entre frères vont constituer un maillage international. Certains réseaux devenus puissants vont être la cause de soupçons divers, de rancœurs et source de rumeurs sur la puissance politique de la Franc-Maçonnerie.

Claude Motta

Claude Motta

CLAUDE MOTTA

Né le 22 Novembre 1944 à Saint Chély d’ Apcher (Lozère)
Etudes secondaires au Lycée de Saint Flour (Cantal)
Etudes supérieures à la faculté des Sciences de  Clermont Ferrand

Docteur en Physique Nucléaire au CERN de Genève en 1969
Docteur en Biochimie Humaine Université d’Auvergne en 1986

Assistant à la faculté de Médecine de Clermont-Ferrand 
Maitre de Conférences- Praticien Hospitalier au CHU de Clermont-Ferrand 
Professeur- Praticien Hospitalier 
Responsable du Laboratoire de Biochimie du CHU de Clermont-Ferrand

Membre fondateur du Centre de Recherches en Nutrition Humaine de Clermont-Ferrand.

Responsable de divers enseignements à la faculté de médecine de Clermont-Ferrand et dans des facultés extérieures françaises et européennes.
Divers séjours d’études à l’ Institut Weizmann (Israël) , à l’ université du Texas à Houston et à l’ Université Virgili i Rovira à Tarragone (Espagne).

Encadrement  de 24 thèses de sciences et de plus d’une centaine de thèses de médecine.

Auteur/co-auteur de plus de 180 publications internationales dans des revues scientifiques à comité de lecture.

Spécialité de recherche : Physicochimie des structures phospholipidiques (membranes cellulaires, lipoprotéines, surfactants...) et leurs altérations physiopathologiques.
Spécialiste de Spectroscopie de Fluorescence et de Résonance Paramagnétique Electronique.

Passe temps favoris :

Astronomie amateur
Minéralogie
Histoire
Histoire des sciences 
Musique classique
Lecture : essais historiques, biographies, romans

LE COMBAT CONTRE L'IGNORANCE ET LE FANATISME

LA GRANDE LOGE DE FRANCE VOUS INVITE  « DANS LES COULISSES DU TRIANGLE SECRET »

La Grande Loge de France, obédience maçonnique forte de trois siècles d’existence et de ses 34 000 membres, organise des manifestations culturelles destinées à sensibiliser le grand public, aux grandes évolutions philosophiques, scientifiques, technologiques et spirituelles de notre temps.

Elle consacre par le biais du MAB, son Musée-Archives-Bibliothèque, une exposition sur la bande dessinée le Triangle Secret, célèbre série ésotérique composée de sept chapitres, vendue à plus de deux millions d’exemplaires. Ce best-seller, précurseur du courant ésotérique des années avant le sacre du Da Vinci Code, est une référence de la bande dessinée adulte entre science et occultisme.


En savoir plus sur http://www.gadlu.info

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EPILOGUS.COM 

Un blog poétique à suivre lire en particulier : Persévérer ou pas

Gabriel Epixem.

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Publié le par jean françois
LA QUETE INTERIEURE

LA QUETE INTERIEURE

 

Alain Juillet a écrit en octobre 2011 : « Nombreux sont les humains qui ne se satisfont pas d’une existence matérialiste dans laquelle le paraître et les passions physiques de tous ordres sont les seuls exutoires à la médiocrité du quotidien. »

 

Ces quelques lignes expriment un constat, à l’aune d’une vie professionnelle bien remplie, intense et variée elles sont le reflet d’une expérience, elles sont teintées d’amertume, est-ce le résultat de l’observation des parties les plus sombres de l’humanité. Mais elles sont aussi des paroles d’espérance, la lumière succède toujours à l’ombre, aux ténèbres.

 

Ces paroles introduisent un article sur la : La recherche d’un maître intérieur et l’accès au monde de la parole. Elles sont donc des paroles d’espérance pour tous ceux qui se définissent comme les enfants de la Lumière.

Ces paroles questionnent sur le sens a donner à sa vie, Alain Juillet comme tous les francs-maçons s’est lancé dans cette quête mystérieuse de la parole perdue, à la recherche de la clé, du mot, du passage vers le monde intérieur. Point n’est besoin de parcourir le monde entier, comme d’Ulysse, c’est chez soi, en soi qu’il faut chercher.

 

Être en capacité de se regarder humblement, non pas comme Narcisse, mais derrière le miroir des apparences.

Regarder là où brille la fine particule de lumière qui scintille depuis des siècles, cette lumière des premiers temps, celle des gnostiques. Elle est cachée derrière tous les encombrants, qui dégradent et divisent notre unité. Il nous faut mettre progressivement de l’ordre en nous, pour faire jaillir cette lumière intérieure, lui redonner son intensité première.

 

La collection des savoirs, si elle donne à l’être extérieur sa consistance, lui font une carapace, ces savoirs ne suffisent pas à la plénitude de son accomplissement. C’est l’initiation qui lui fera découvrir le langage du cœur, celui que tous les hommes de bonne volonté comprennent. Bien sûr il faudra satisfaire son appétence pour le savoir, mais à force d’avoir trop rempli le vase, il faudra le vider, changer l’eau souillée par de l’eau pure, humblement, faire le vide en soi, pour aller à l’essentiel, vers la substantifique moelle quand la chair quitte les os.

 

C’est par l’esprit aux limites infinies, tourné vers le meilleur de nous-mêmes, que nous pourrons trouver la clé d’or fin, qui nous ouvrira les portes du monde de la spiritualité. Nous sentirons alors notre être se transformer, nous ferons notre métamorphose, notre croissance vers notre être intérieur. Nous entendrons en nous en permanence la voix de notre conscience qui mène à la justice, contre la barbarie. L’intelligence du cœur occupera peu à peu tout notre espace intérieur et resplendira sur notre apparence physique, pour se répandre dans le monde. Nous serons les mêmes, mais aussi différents.

 

Le paraître ne sera plus l’essentiel, il aura laissé place à l’être véritable. Après avoir célébré nos noces chymiques sous la lune et le soleil, nous serons libérés des contraintes de l’extérieur. Nos paroles seront poésie et amour, tous les hommes seront frères. Le feu spirituel du phénix entretiendra en chacun de nous la lumière éternelle.

Après avoir été nourri, notre devoir sera de donner le meilleur de nous-mêmes à tous ceux qui ont faim et soif d’amour. Nous verrons alors derrière le voile des apparences la Rose mystique s’élever jusqu’au centre de la croix, la lumière aura chassé les ténèbres.

 

JF.

 

Note : Alain juillet a été chef de nombreuses entreprises, enseignant dans de hautes écoles, il a dirigé la DGSE. Franc-Maçon membre de la GLNF, il l’a quitté pour fonder avec d’autres frères la GLAMF dont il a été le premier Grand Maître.

LA QUETE INTERIEURE

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