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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le
INFORMATION
Amis lecteurs du Blog, je suis absent depuis quelques jours, je travaille sur un autre chantier comme l'on dit en Franc-Maçonnerie, chantier qui devrais s'achever d'ici une petite huitaine de jours. Je reviendrais plein de force et vigueur. Je vous souhaite un bon déconfinement progressif et prudent avec les beaux jours à bientôt.

 

Jean-François

 

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Publié le par Jean-François Guerry
LA TEMPÉRANCE

LA TEMPÉRANCE

 

                           La vertu est le juste milieu entre deux vices.

                                                                                      Aristote.

 

Dans la collection « l’Intégrale » les coéditeurs Ubik et l’Académie Maçonnique de Provence viennent de faire paraître le livre de Solange Sudarskis Il était une fois un mythe, Hiram. Hiram est le personnage mythique du symbolisme de la construction du Temple du Roi Salomon, il incarne pour les francs-maçons la personnification des vertus, l’image du sage selon les Grecs de l’antiquité ; le sublime Maître Architecte, le Maître vertueux, l’être véritable dont la sagesse est proposée à la contemplation aux sœurs et aux frères, il est le transmetteur des vertus en général et des vertus maçonniques en particulier, dont la tempérance.

L’auteure dissèque et reconstitue le personnage en mettant en exergue les vertus qui animent son âme et en fait un héros, un parangon de vertu, mais surtout un homme bon et juste.

À chacun ses vertus :

Pour Platon elle est source naturelle, source de la morale. Pour Aristote l’excellence suprême, pour Socrate elle inspire le bonheur, pour Cicéron plus pratique elle est l’image de la persévérance dans le bien, du courage, jusqu’à l’ascèse. Pour les stoïciens elle élève le sens moral de ses pratiquants, on ne naît pas vertueux, l’on travaille pour s’incliner plutôt vers les vertus que vers les vices. Pour Spinoza être vertueux, c’est, s’efforcer de conserver son état d’être, agir selon les lois de la nature. André Comte Sponville a écrit un Petit Traité des Grandes Vertus, pourquoi Petit en opposition à Grandes, sans doute par modestie ou coquetterie. Vladimir Jankélévitch plus simplement nous a offert son Traité des vertus, un monument à la gloire des vertus, on y perçoit l’intention de devenir vertueux.

 

Peut-on faire un rapport entre la morale, la vertu ou les vertus et la politique. Dans une époque récente à propos de l’affligeante affaire de François Fillon, André Comte Sponville déclarait qu’il ne fallait pas confondre la politique et la morale ! Ne pas mélanger éthique, morale et politique. En raisonnant à l’extrême, un être fourbe, immoral et politicien de surcroit, pourrait être un représentant des citoyens, et même exercer la charge suprême de Président en étant un être vicieux, amoral, immoral, pratiquant le vice s’il est un habile politique. C’est machiavélique mais pas impossible, l’histoire l’a démontré ! Cicéron qui plaçait la politique au plus haut niveau n’était pas sur cette ligne, il semble que notre actualité lui donne raison.

Luc Ferry voit dans la pratique des vertus, la réalisation de la vie bonne, donc le bonheur.

Enfin Michel Onfray s’insurge en hédoniste contre la tristesse des vertus. Lui, qui a été touché par un infarctus du myocarde, pense, qu’il ne faut pas que les vertus obstruent nos artères, et laissent le sang de la vie arriver jusqu’à notre cœur. Les vertus abolissent la souffrance et apportent la joie.

C’est ce qui transparaît dans le livre de Solange Sudarskis, dans son chapitre sur les Vertus et sa citation de Michel Serres pour qui les vertus sont : « le principe et la cause de toutes choses… dans la chaleur ou le jaillissement de l’élan vital, au battement élémentaire du cœur. »

L’auteure met en lumière les vertus essentielles comme autant de merveilles de la nature qui ne demandent qu’à être contemplées. Comment y parvenir, c’est une illusion de croire que l’on naît vertueux, on essaye de le devenir. Cela suppose des efforts, on n’atteint pas le sommet d’une montagne sans prendre de bonnes chaussures et mettre avec force un pied devant l’autre.

Il n'y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat. (Jean-Jacques Rousseau)

 

 

 

Le mot force est le premier mot de maçon des rituels maçonniques. Il ne s’agit pas de la puissance qui écrase, mais de la force d’âme qui est en nous et qui s’établit peu à peu c’est le deuxième mot de maçon, qui signifie il établira. Il s’agit bien d’établir en nous la pratique des vertus. Le Maître Architecte établit l’ouvrage de sa vie par la pratique des vertus. Le Maître atteignant la maturité aura le devoir de transmettre, mais seulement à ceux qui sont aptes à recevoir. C’est ce que nous rappelle Solange Sudarskis on ne peut être illuminé qu’après avoir cherché la lumière, l’avoir reçu, l’avoir redécouverte dans notre âme, l’avoir entretenu et fait grandir. Je la cite : « Une vertu n’est pas une qualité innée, mais une qualité nécessaire que l’on acquiert par le travail. »

La vertu, comme l’initiation est donc mouvement force d’âme. Elle est juste milieu, pratique de la tempérance.

Le bien pour l'homme consiste dans une activité de l'âme en accord avec la vertu.(Aristote)

 

Aujourd’hui dans un monde agité en permanence, la tempérance évite les excès, les passions incontrôlées. Nous avons besoin de cette tempérance qui mène à la justice qui n’est possible qu’avec le secours de la vertu suprême de l’Amour.

 

Jean-François Guerry.

LA TEMPÉRANCE
Belle-Ile en Mer. Photo collection personnelle.

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Publié le par Rémy Le Tallec
CI-GIT L'AMER

Cynthia  Fleury : Ci-gît l’amer (Gallimard, 2020)

 

 

Le titre du dernier livre de Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste surprend de prime abord, mais vite éclairé par le sous-titre, « guérir du ressentiment », il prend tous ses sens : l’amer, la mère, la mer. L’amer pour l’amertume du ressentiment, la mère, la figure maternelle – psychanalyse oblige – pour dépasser les premiers deuils et renoncements, rupture fondatrice de la séparation entre l’enfant et sa mère. Et la mer comme les courants abyssaux des tempêtes qui noient d’acrimonie la vie intérieure de l’être humain.

 

Au fil des pages, C. Fleury entrecroise ses propres témoignages personnels d’expériences passées avec des textes de grands auteurs, sociologues (Scheler, Norbert Elias, Axel Honneth), philosophes (Nietzsche, Hegel, Deleuze) et psychanalystes (Freud, Fanon, Wilhelm Reich), pour tenter de mettre au clair les mystères de cette émotion destructrice et paralysante qui nous a tous affectés un jour ou l’autre dans notre vie. Question primordiale en ce sens que le ressentiment individuel, largement partagé dans la société moderne, affecte gravement la vie collective. Et elle soutient que la psychanalyse permet de comprendre les origines de ce ressentiment  et peut proposer des outils utiles pour déjouer et dénouer une telle situation.

 

Elle explore le vécu de l’individu et les tréfonds de la rancœur pour saisir les ressorts de cette  réaction émotionnelle universelle. Cette réaction affective s’insinue au cœur même de la personne,  gagne insidieusement en profondeur et en volume jusqu’à occuper tout l’espace psychique, à abolir tout discernement, à diminuer sa capacité d’action, sa capacité d’être, sa  créativité, jusqu’à en faire le prisonnier. Le re-sentiment ressasse sans cesse, le ruminant rumine à l’envi ses interprétations, ses états d’âme débilitants, et s’enferme dans un cercle vicieux d’impuissance et de plainte.

 

« La rancoeur, c’est le fait d’en vouloir à ; et l’on voit comment ce en vouloir à prend la place de la volonté, comment une énergie mauvaise se substitue à une énergie vitale joyeuse, comment cette falsification de la volonté, ou plutôt cet empêchement de la bonne volonté, cette privation de la volonté pour, comment ce ressentiment prive la volonté d’une bonne direction ». Contamination, indétermination, intoxication, déformation du sens des valeurs…  font le lit du conspirationnisme … Instrument de liberté par excellence, la faculté de juger devient alors un instrument de servitude et l’aliénation.

 

Dans un monde de surabondance d’informations et de pseudo-informations livrées en continu sans contextualisation ni vérification, l’individu, submergé, devient la proie grégaire et facile du ressentiment, soumis et complice des lynchages anonymes des réseaux dits sociaux. De même, l’individualisme ambiant constitue un terreau fertile à la prolifération du ressentiment, où la violence mimétique devient pain quotidien.

 

Et l’on peut aisément observer comment la contagion exponentielle de ces rancoeurs individuelles gagne toutes les strates d’une société jusqu’à en affecter les fondements démocratiques. L’histoire déborde en effet de situations collectives qui ont généré du ressentiment, et l’auteure consacre un large chapitre au nazisme où elle propose de dépasser les analyses de Wilhelm Reich, qui considère que le despote est le seul responsable des mouvements de masse. De même, elle établit une comparaison entre l’âme de la personne en proie au ressentiment et l’esprit du capitalisme. « Le capitalisme réduit les individus au rang d’objets interchangeables. Tout comme l’individu qui éprouve de la rancœur, il se fige, il est réifié, paralysé ». Ce qui explique un besoin de reconnaissance de plus en plus prégnant, où l’individu pourra s’estimer accepté dans sa personne, avec son originalité et sa spécificité.

 

Comment peut-on malgré tout, vivre dans ce monde hors du ressentiment et même de l’amertume ? Les questions de l’éducation et du soin (au sens large, c’est-à-dire de la santé à la solidarité sociale) lui semblent déterminantes à l’apprentissage de la liberté et de la responsabilité individuelle.

 

Le soin pour délier les nœuds personnels, le soin comme attention permanente et particulière apportée à autrui. La culture pour retrouver le sentiment de l’universel, et sublimer les pulsions négatives en souci du bien commun. Deux domaines qui offrent les possibilités de sublimation et de symbolisme capables de libérer l’esprit de la rancœur et de retrouver le chemin de la « philia, au sens large du terme, des vertus d’amour et d’amitié ».

 

L’organisation du livre, par de courts chapitres bien sentis, clairement écrits, sans jargon, permet au lecteur de suivre pas à pas la pensée limpide de l’auteure dans les méandres et la complexité du sujet, dans sa dimension individuelle autant que dans son prolongement collectif. Cynthia Fleury nous livre ici une pensée écrite à la première personne, une pensée d’autant plus actuelle que notre siècle a traversé (traverse) depuis une dizaine d’années une longue période où le ressentiment faisait (fait) la loi dans l’espace public, particulièrement servi par la tyrannie sauvage des réseaux dits sociaux et la résonance de certaines chaînes d’info en continu (« les fléaux de l’information », titre à la Une, le Monde Diplomatique d’avril 2021).

 

Une réflexion enthousiasmante, qui apporte du grain de qualité au moulin nourrissant de la construction et de l’effort nécessaire à la fraternité maçonnique. A l’aune de son dernier chapitre plein d’émotion et de sensibilité, « Résister à l’abîme ». Un livre lumineux, intérieurement et extérieurement.

 

Rémy Le Tallec.

22-04-21

 

PS : On pourra lire aussi de Cynthia Fleury, son petit mais profond  ouvrage « Le soin est un humanisme »(Gallimard/ tracts, (mai 2019)

CI-GIT L'AMER
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CI-GIT L'AMER
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Publié le par Jean-François Guerry
Aristote : L'Éthique à Nicomaque

Aristote : L'Éthique à Nicomaque

FUIR LE VICE PRATIQUER LA VERTU.

 

Les fragments qui sont en italiques sont d’Aristote et tirés de son Éthique à Nicomaque. Les francs-maçons et tous ceux qui choisissent la pratique du bien, du bon, du beau cherchent à se perfectionner et rendre la société des hommes plus harmonieuse, fraternelle et donc solidaires. Ils sont les « figures » de la Sagesse, dans les premiers temps de la démocratie, ces figures de la Sagesse gouvernaient la cité et le monde. Ils étaient nos hommes politiques au mieux, et à défaut leur conscience. L’attachement aux qualités humaines, aux qualités d’âmes, aux vertus faisait la noblesse de la politique, qualifiée d’Art.

 

Les hommes ont des sens, ils acquièrent les vertus. « C’est vertus, nous les acquiérons qu’après les avoir préalablement pratiquées… Ainsi on devient architecte en construisant. On devient juste en pratiquant la justice. Sage, en cultivant la sagesse, courageux, en exerçant le courage. Ce qui se passe dans le gouvernement des États le prouve bien : les législateurs ne rendent les citoyens vertueux qu’en les habituant. Ceux qui ne remplissent pas comme il faut cette tâche, manquent le but qu’ils se proposent ; et c’est là précisément ce qui fait toute la différence d’un bon gouvernement et d’un mauvais. Si l’architecte construit bien, il est un bon architecte ; il en est un mauvais quand il construit mal. »

 

Ce sont me direz-vous des lapalissades ou des naïvetés. La politique est devenue plus une science, qu’un Art. Une science sans morale et sans vertus, une science sans conscience. Une technique électorale, deuxième naïveté. Il suffit d’observer quels sont nos Sages de la politique : des politologues qui sont les dermatologues de leurs clients, des experts en communication habiles à faire prendre les vessies pour des lanternes, des sondeurs analystes des comportements des électeurs, des commentateurs spécialistes des commentaires sur tout. Il y a des cathédrales à construire, et des outils inadaptés. La politique est une devenue plus une science qu’une vertu. Elle a ses écoles techniques, Sciences Po, E N A, etc… On n’enseigne pas dans ses écoles les vertus.

« C’est par notre conduite dans les circonstances périlleuses, et en y contractant les habitudes de la poltronnerie ou de la fermeté, que nous devenons les uns braves, les autres lâches. Il faut agir suivant la droite raison. »

S’il faut de justes colères, il n’y a pas de saines violences. « La violence démesurée des exercices, ou le défaut d’exercices, ruine également la force. »

L’homme qui est dans le déni, qui ne sait rien supporter qui fuit tout est un lâche, celui qui ne craint jamais rien est un téméraire.

Courage et tempérance doivent faire alliance, comme la justice doit le faire avec l’amour.

En réalité, ce qui nous manque ce sont des écoles où l’on pratique la vertu et où l’on fuit le vice.

 

« Voilà pourquoi il faut, dès la première enfance, comme le dit si bien Platon, qu’on nous mène de manière à ce que nous placions nos joies et nos douleurs dans les choses où il convient de les placer ; et c’est en cela que consiste la bonne éducation. »

 

Ors nous avons collectivement perdu le sens du devoir d’exemplarité, l’exercice de la vertu est un travail, comme celui de la fraternité, son chemin n’est pas le plus facile, mais il est le seul qui mène à la joie. « Comme le dit Héraclite ; or l’art et la vertu s’applique toujours de préférence à ce qui est le plus difficile, puisque dans les choses qui sont plus difficiles le bien acquiert un plus haut prix. Tels sont les principes que nous devons poser. »

 

Vous serez moins surpris peut-être pour ce nouvel engouement pour les sagesses antiques. Les philosophes antiques avaient aussi leurs écoles, mais ils vivaient les principes et les vertus enseignées. C’est pourquoi on appelle aujourd’hui au secours Aristote, Platon ou Marc Aurèle et bien d’autres…

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par Jean-François Guerry
 COMMUNIQUÉ : Il était une fois un mythe, Hiram
Vous m'avez demandé comment commander le Livre, Prix 19 € : Le lien ci-dessous.
Jean-François Guerry 

 

https://www.helloasso.com/associations/academie-maconnique-provence/evenements/achat-du-livre-de-solange-sudarskis-il-etait-une-fois-un-mythe-hiram

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Publié le par Jean-François Guerry, Jean-Pierre Rousseau
IL ÉTAIT UNE FOIS UN MYTHE, HIRAM. Par Solange Sudarskis

IL ÉTAIT UNE FOIS UN MYTHE, HIRAM.

 

Les lumières du passé éclairent les ténèbres du labyrinthe de l’avenir. À chacun son guide, pour passer des ténèbres à la Lumière. Nous ne sommes pas égaux dans la vie, le poète chante la différence entre les trottoirs de Manille, et les beaux quartiers des villes lumières. Mais à la porte de l’Orient éternel, au moment de la pesée de l’âme, l’importance des métaux compte peu.

Chacun doit construire sa vie, se construire en même temps. Il est des moments d’échecs, ils sont sans doute faits pour prendre la mesure de notre capacité à revivre plus radieux que jamais, il est des moments de gloire, c’est là que l’on prend le pouls de notre capacité à rester humble.

 

Pour structurer son parcours de vie, son existence, s’accomplir c’est-à-dire être pleinement soi, il nous faut les scintillements d’un phare, qui indique le cap quand advient la nuit.

Les francs-maçons ont choisi pour l’accomplissement de leur vie, une méthode le symbolisme de la construction. La figure du sage, la figure du sage, emblématique et tutélaire de ce symbolisme est le Maître Architecte Hiram. Un Maître inspiré, transcendé par un principe innommable, ineffable plus grand que lui. Le mythe, la légende d’Hiram et de sa mort est au cœur de l’initiation maçonnique, Hiram est Osiris.

Hiram est peu présent dans les textes vétérotestamentaires qui constituent entre autres le substrat de la Franc-Maçonnerie spéculative. Cet homme venu d’ailleurs, de surcroit fils d’une veuve, orphelin de père allait avoir un destin fabuleux, c’est le lot des héros. Hiram est le soleil, la lumière, le feu de la forge de Tubalcaïn. L’abondance des mots pour décrire Hiram, n’est pas nécessaire, la contemplation de ses vertus, de son exemplarité suffit pour servir de guide, de clé pour ouvrir la porte du cœur des femmes, des hommes en général et des sœurs et des frères en particulier, de tous ceux qui sont capables de regarder avec l’œil de leur cœur.

 

Solange Sudarskis, signe un ouvrage sur le mythe d’Hiram. Il ne pourrait être qu’un ouvrage de plus, il apparaît cependant comme un manuel, une encyclopédie hiramique. Il répond brièvement aux questions, pour laisser plus grande, plus ouverte la ou les possibilités d’interprétation personnelle au lecteur, qui s’approprie le mythe, et les valeurs qu’il transporte pour en faire sa ligne de vie personnelle à son rythme, avec l’intensité qu’il choisit.

On trouve dans ce livre ouvert : l’explication des mots de la cérémonie d’élévation au sublime grade de Maître, une interprétation du mythe de la mort, une recherche de la Parole perdue, l’histoire légendaire du héros, une description des temples. Solange Sudarskis termine par une ouverture sur les semblables d’Hiram, un épilogue en forme de prologue à la recherche de notre semblable, Hiram est-il notre jumeau, notre ange ? Celui qui nous montre le chemin pour se rapprocher de nos semblables les chercheurs de vérité, pour se rapprocher d’eux par la pratique des vertus, et la plus grande d’entre elles la charité qui est l’amour fraternel. Hiram est mon semblable, mon frère, mon Maître.

 

Comme vous le voyez le mythe d’Hiram tel que proposé par Solange Sudarskis, répond à quelques questions, mais son plus grand mérite est de nous faire lever la tête et suscité bien plus de questions que les réponses qu’il apporte. C’est un rituel d’ouverture pour la pratique de nos travaux personnels, sur nous-mêmes. Il nous montre le chemin qui mène de la périphérie au centre du cercle entre l’équerre et le compas.

 

Jean-François Guerry.

 

Extraits du Livre :

 

« Au troisième degré, le psychodrame des cérémonies et des rituels offre le cadre et tous les processus nécessaires au développement psychique et à l’harmonisation entre les ténèbres et la lumière du franc-maçon. »

 

Les jeux de Rôle.

 

« Le jeu de rôle permet de créer un nouveau père, accessible émotionnellement, auquel il est possible de s’identifier. »

 

À SUIVRE : La recension va se poursuivre les travaux ne sont qu’ouverts.

 

 

À LIRE : « Il était une fois un mythe, Hiram. Par Solange Sudarskis.

183 pages 15 €- ISBN : 978-2-91-965640-0

 

Éditions : L’Académie Maçonnique de Provence et UBIK éditions.

 

Ubik-éditions.com

 

contact@ubik-lab-com

 

academie.maconnique.provence@gmail.com

 

 

EN VENTE.

contact@comptoirdulivre.fm

IL ÉTAIT UNE FOIS UN MYTHE, HIRAM. Par Solange Sudarskis

 

         " Le symbolisme de la légende des Trois Mages "

 

 

Rude épreuve, au fond du puits, trésor caché,

Mot sacré  ineffable, imprononçable ;

Bien présente dans l'homme enfouie, Divinité,

Mais de la percevoir en est-il capable ?

 

Il doit chercher la Lumière à l'infini,

Au zénith de même qu'au fond de la crypte.

Il doit trouver le chemin de son Paradis.

En soph !

 

 

 

         " La vérité absolue est inaccessible à l'esprit humain ;

                    il s'en approche sans cesse mais ne l'atteint jamais "

 

 

Vérité où te caches tu ?

Vérité es-tu en moi ?

 

Vision éthérée d'une sylphide diaphane ;

Rêve récurrent, rêve vieux,  universel !

Rêve tracé décliné par José Carcel.

Chimère chère à l'acerbe Aristophane.

 

Quête de la beauté dans la complexité,

Conscience de mort - Espoir de vie -

Survie du corps ! Vérité de l'Esprit,

Devoir de Vérité, rêve d'immortalité.

 

Travail sur symboles, visions de découverte !

Pieds sur la terre, esprit de perspective,

Curiosité de l'initié en alerte.

 

Conscience de mort - Espoir de vie -

Sublimation de la mort symbolique

Sublimation du relèvement par l'initiation.

Jean-Pierre Rousseau

Avec l'aimable autorisation de l'auteur.

IL ÉTAIT UNE FOIS UN MYTHE, HIRAM. Par Solange Sudarskis

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Publié le par Jean-francois Guerry, Egidio LUZ
L’INFORMATION, LA COMMUNICATION À LA UNE ! L’action, la réflexion, la pensée plus tard peut-être ?
L’INFORMATION, LA COMMUNICATION À LA UNE ! L’action, la réflexion, la pensée plus tard peut-être ?

L’INFORMATION, LA COMMUNICATION À LA UNE !

L’action, la réflexion, la pensée plus tard peut-être ?

 

 

Cette semaine a été riche, de rien ou presque, une femme brûlée vive par son mari violent, devant son voisin en pleine rue impuissant, un policier tiré à bout portant par un dealer ordinaire gêné dans son commerce en plein jour dans le centre-ville d’Avignon, ville réputée pour sa culture. Le jeune policier qui ne faisait que son travail, laisse une veuve et ses enfants. Les banderoles et les discours de Rambouillet n’étaient pas encore rangés.

Heureusement les politiques sauvent la semaine avec une savoureuse bouillabaisse, comme on les aime bien à Marseille. La routine de l’information, de la communication, qui se substitue à l’action et la réflexion, il faut occuper l’espace médiatique.

Quand une information finit par choquer, ce qui devient de plus en plus rare, on ne parle surtout pas du fond, mais du manque de communication ou de mauvaise communication. La communication est devenue l’alfa et l’omega. Je suis stupéfait du nombre de fois où l’on m’explique que je n’ai pas bien compris !

Pourtant la communication est continuelle, jusqu’à la nausée. Comme vous le savez maintenant en politique il n’y a pas d’échec, mais des manques de communication, de compréhension. Je vieillis donc je vois mieux bien, j’entends parfois mal, j’ai compris il faut que je consulte.

 

Tout espoir n’est pas perdu donc, tiens si au lieu de l’information en continu on faisait de la formation continue. Si les maîtres pour une fois osait en savoir un peu plus que leurs élèves ? Si l’on imposait le silence, le respect de l’autre, surtout de ses erreurs, au lieu de liker, de dire j’aime, j’aime pas, de jeter sans regarder, sans céder à la culture de l’émotion, à l’excès des passions en regardant l’extrémité de son doigt pour voir le monde. Impossible, il faut communiquer sur tout et tout de suite, au risque d’être taxé d’ignorant. Communiquer c’est la liberté, surtout anonymement, c’est plus courageux ! De fait on ne va plus chercher sur l’Aventin les sages, ils nous barbent !

 

Pourtant l’on voit resurgir dans les magazines les préceptes de la philosophie antique, cela revient à la mode ! Un marché, une niche pour les vendeurs de promesses du bonheur et de la joie, (50€ la séance en groupe ou 300 € avec un coach personnel). Vous allez réapprendre à vous aimer, j’ai le sentiment que beaucoup ne sont pas en manque d’amour pour eux-mêmes, mais bon.

« Penser par soi-même… se soucier de ce qui ne dépend que nous. Se soucier de son soi. » C’est vendeur ! Rester stoïque, pratiquer la résilience. Tout le monde est d’accord. J’en vois certains qui doutent, il doit y avoir quelque chose derrière ? Le pot aux roses, c’est que se soucier de son soi, de soi c’est aussi se soucier des autres, ah non ! Le masque tombe. Au pire je veux bien me soucier de ma famille, de mes amis, de mon groupe social, de tous ceux qui sont d’accord avec moi. Mais pas des autres, de ceux qui sont éloignés de moi. Pour moi l’homme Universel c’est Manpower !

 

Après cette basse philosophie de comptoir du commerce, je rentre chez moi le cœur léger. Je l’ai dit, j’ai osé le dire !

Il reste pour quelques naïfs une autre option, arrêter de pleurer et dire. Faire, agir, aider, ne plus se restreindre à l’information qui absous. Mais former ceux qui veulent, ceux qui ont foi en l’espérance.

 

Je laisse la plume à Egidio.

 

Jean-François Guerry.

L’INFORMATION, LA COMMUNICATION À LA UNE ! L’action, la réflexion, la pensée plus tard peut-être ?

Un formation

Les journaux qui les lit? 

Peu s'il faut en croire 
Tout ce qui se dit
Du matin jusqu'au soir
 
La presse dépêrit
Selon mille sondages
La liberté faiblit
Ajoutent en choeur les Sages
 
De fait qu'en est il
Vraiment de ce truc là
Ment on moins qu'avant?
Oui ? Non ? J'sais pas
 
De mentir est un art
Affirmer peu de chose
Jouer au fin renard
Laisser filer la chose
 
Le journal quotidien 
Narre les faits divers
Que vit le citoyen
Ici bas sur la Terre
 
Vie de choses banales
Que l'abonné va lire
Curieux sans faire le mal
C'est pas mieux, ni pire
 
Chercher l'information
Mais vendre le ragot
Susciter l'émotion
Voilà le "mettre maux"
 
Faire que la peau calypse
Du lecteur du matin
D'un seul scoop, de bêtises
S'effraye...oui c'est très bien
 
Ainsi d'Armaggedons
En vols et fusillades
Ainsi nous oublions
Que toute cette salade
 
N'a pour seul objectif
Que de faire acheter
Ou rendre plus agressif
Qui ne peut dépenser
 
Des pensées justement
Faîtes en grand usage
Même si pour autant
Toutes ne sont pas sages
 
Question d'entraînement 
Et régularité
Sur ce point souvent
Il faudra vous pencher
 
Egidio LUZ

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Publié le par Jean-François Guerry
PARUTION : HIRAM LE MYTHE
PARUTION : HIRAM LE MYTHE


Il était une fois un mythe, Hiram

de

Solange Sudarskis


 
 



Le dernier livre de la Collection L'Intégrale co-éditée par L'Académie Maçonnique Provence et les Éditions Ubik est désormais disponible.
"Il était une fois un mythe, Hiram"

de Solange Sudarskis

Aller à la rencontre du mythe d'Hiram en compagnie de Solange Sudarskis, c'est assurément, ouvrir de nouvelles portes, se poser de nouvelles questions, en bénéficiant de sa grande culture et d'un regard original.
Voir ci-dessous la table des matières complète.


Vous pouvez commander son ouvrage 


Nous avons pris en compte les remarques des lecteurs du premier opus de la collection "Kabbale et Franc-Maçonnerie" de Marc Halévy qui souhaitaient un format un peu plus grand pour une lecture encore plus agréable.
Le format de la collection sera désormais de 15x21 cm.
PARUTION : HIRAM LE MYTHE
PARUTION : HIRAM LE MYTHE
PARUTION : HIRAM LE MYTHE
POUR COMMANDER LE LIVRE

Contact : academie.maconnique.provence@gmail.com

https://www.ubik-editions.com

 

 

 

Solange Sudarskis

Solange Sudarskis

Source Babelio

Nationalité : France 

Biographie : 

Solange Sudarskis, ancien maître de conférences à l’université Lyon 1-Claude Bernard a été initiée en 1977 dans la loge du Droit Humain « Évolution et Concorde ». Membre fondateur de la loge du Droit Humain « L’arbre de Liberté », elle a publié plusieurs ouvrages maçonniques.
 

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Publié le par Loge Kleio
DES VERTUS
Les Vertus Théologales.

 

Un travail de la Loge Kleio.

 

Aborder les notions de Foi, Espérance et Charité en les appelant “Les 3 vertus Théologales”, c’est les mettre au niveau le plus haut de la spiritualité, par comparaison aux autres vertus, dont les vertus cardinales qui sont conseillées dans nombre de rituels : la Tempérance, la Prudence, la Justice et la Force. C’est relativement justifié, dans la mesure où les vertus cardinales sont plutôt du ressort de la vie sociale et de la pratique personnelle quotidienne, alors que les vertus théologales sont de l’ordre de l’inspiration divine et intéressent notre être profond dans son rapport avec la transcendance.

Les trois termes sont présentés conjointement dans deux épîtres de Paul de Tarse, le plus juif des apôtres, à mon sens, si l’on regarde de près son parcours et comme il est rapporté dans les Actes des Apôtres : « Je suis juif, né à Tarse en Cilicie ; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci (Jérusalem), et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. » — (Act. 22, 3).  De l’enseignement de sa jeunesse, il a hérité le souci de la Foi exprimée dans le respect de la Loi et dans la prière en commun, d’où sa propension à créer des églises et à entretenir des relations suivies avec les fidèles par sa présence ou ses épîtres. Et c’est dans deux de ces épîtres, disais-je, que Paul a réuni solennellement les trois mots. Dans la première épître aux Théssaloniciens « Nous nous rappelons en présence de notre Dieu et Père l'activité de votre foi, le labeur de votre charité, la constance de votre espérance, qui sont dus à notre Seigneur Jésus Christ » (1Th 1,3). Aussi, dans la première épître aux Corinthiens « Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité. » ( 1Co 13,13 ). Il complète ainsi, selon diverses exégèses, le passage de la même lettre « Mais ce que nous proclamons, c'est, comme dit l'Écriture : ce que personne n'avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le coeur de l'homme n'avait pas imaginé, ce qui avait été préparé pour ceux qui aiment Dieu. Et c'est à nous que Dieu, par l'Esprit, a révélé cette sagesse. » ( 1Co 2,9-10 ) en indiquant, par l’exaltation de ces 3 vertus, qu’il a fallu que l’homme les possède, ou les pratique, pour qu’il accède à ce savoir. Nous reviendrons le moment venu sur le point de vue particulier exprimé par Saint Paul sur la prééminence de la charité.

Pour cette introduction, je commencerai par rappeler ce que sont, à mon sens, ces notions, les circonstances de leur apparition dans l’univers spirituel de l’humanité, certaines époques et doctrines, religions ou systèmes de pensée qui les ont prônées, puis je vous inviterai à chercher à les relier à notre spiritualité de Franc Maçons.

 

La Foi est un sentiment profond qui résulte de la conjonction de plusieurs influences sur notre esprit : la famille et l’éducation, l’observation du monde et le ressenti devant la création et aussi, peut-être, une grâce partagée avec d’autres êtres humains ayant reçu une inspiration similaire. Ce sentiment, tel qu’il fut ressenti par nos prédécesseurs, est raconté dans plusieurs textes sacrés. Il induit chez le croyant des formes diverses de dévotion qui en sont les manifestations intérieures ou extérieures. La prière en est l’exemple essentiel.

La nature de ce sentiment a des formes diverses suivant les époques et les lieux. Nous prendrons quelques exemples qui m’ont paru importants :

Dans l’Egypte ancienne, la Foi est l’acceptation de la vérité de la création, vérité spécifique suivant les régions, création attribuée à l’un ou l’autre des dieux tutélaires comme IsisSethHorusAnubis. Les manifestations de cette acceptation ont souvent été des sacrifices personnels, y compris l’adhésion au travail forcé de la construction des lieux sacrés, temples et pyramides, comme la soumission sans réserve à l’autorité du Pharaon, d’essence divine, et la satisfaction de tous les désirs que celui-ci pouvait exprimer.

Pour les Perses, la Foi Zoroastrienne, qui a persisté comme religion presque unique de l’empire Perse, depuis le 1er millénaire avant J.C. (peut-être même avant) et jusqu’à l’expansion de l’Islam au milieu du VIIè siècle, est l’acceptation de la création monothéiste par Ahura Mazda (« Seigneur de la Sagesse »).

Cette Foi consiste surtout à accepter de répondre de ses actes en fonction d’une morale en trois points :  bonne pensée, bonne parole, bonne action.

Pour les Hébreux, la Foi est évoquée à plusieurs reprises dans la Bible, comme l’acceptation de l’inspiration divine par des figures tutélaires du judaïsme, inspiration qui les conduit à “marcher à coté de Dieu” comme l’ont fait Noé, Abraham, ou Moïse. Cette acceptation sans réserve du commandement divin a conduit Noé à construire l’Arche et à participer ainsi au sauvetage de la création. Elle a conduit Abraham à s’exiler volontairement, après avoir détruit la boutique de son père, marchand d’idoles, et dont la Foi sera éprouvée par l’exigence du sacrifice d’Isaac. Le remplacement du fils aimé par un mouton montre la difficulté de la Foi (Abraham pouvait-il croire que Dieu le laisserait aller jusqu’au bout du sacrifice ?). La leçon de cet épisode c’est la décision de Dieu de mettre un terme aux sacrifices humains, chers aux prêtres idolâtres. Elle a, enfin, conduit Moïse à défier Pharaon,  l’homme probablement le plus puissant de la terre à cette époque, en exigeant la délivrance de son peuple. Plus tard, Moïse sera le porteur de la Loi qu’il présentera dans le tumulte de la foule livrée à l’idolâtrie à nouveau. La Foi des Hébreux, en tant que peuple, apparaît ici, dans l’acceptation de la vérité de la Loi divine, la Torah, et des contraintes qu’elle impose, à travers ses 613 commandements.

Cette Foi des Hébreux est caractérisée sommairement par le rejet des Idoles et l’affirmation de l’unicité, de l’omni-science /-présence / et -potence du Dieu dont on ne doit ni ne sait prononcer le Nom sacré.

Le Christianisme donnera à la Foi tout d’abord une incarnation, en la personne de Jésus, avec pour conséquence, la certitude d’avoir atteint les temps messianiques (cette certitude n’est plus en vigueur à ma connaissance, même s’il ne semble pas qu’on y ait substitué de nouvelle espérance liée aux temps à venir). L’objet de la Foi va s’étendre avec le temps en y ajoutant la personne sacrée de Marie, mère de Jésus, le concept de l’Esprit Saint et en rappelant le rôle de Dieu, ce qui élargit le champ du corpus dogmatique aux notions de Trinité et d’Immaculée conception. L’Eucharistie complète ce champ en entrant dans la liturgie commune à tous les catholiques.

Le Credo (profession de foi) est la manifestation par le croyant, de son adhésion à ce corpus. Pour mémoire, l’un des textes trouvés sur le site du Diocèse de Paris :

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ; et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts.

Je crois en l’Esprit-Saint, à la sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

Ce texte confirme la codification extrêmement précise de la Foi catholique.

A l’opposé, le Protestantisme est revenu à une Foi plus sobre, si on peut s’exprimer ainsi, en mettant en avant quelques commandements pour la Foi, dont :

  • "A Dieu seul la gloire" : Rien n'est sacré, divin ou absolu en dehors de Dieu affirment les protestants.
  • "La grâce seule" : Les protestants affirment que la valeur d'une personne ne dépend ni de ses qualités, ni de son mérite, ni de son statut social, mais de l'amour gratuit de Dieu qui confère à chaque être humain un prix inestimable.
  • "L'essentiel, c'est la foi": La foi naît de la rencontre personnelle avec Dieu. Cette rencontre peut surgir brusquement dans la vie d'un individu. Le plus souvent, elle est l'issue d'un long cheminement parsemé de doutes et d'interrogations. Mais la foi est offerte par Dieu, sans condition.
  • "La Bible seule": Les chrétiens protestants ne reconnaissent que la seule autorité de la Bible.

Dans l’Islam enfin, le concept de Foi est résumé, à mon sens, dans l’acceptation du Monothéisme et de la position de Muhammad comme Envoyé de Dieu. La profession de Foi est exprimée dans (traduction approximative) : “Il n’y a de seul Dieu qu’Allah et Muhammad est son Envoyé”. Plus précisément, cette foi s’exprime dans la première Sourate du Coran, la Fatiha, qui est la première prière qu’il faut prononcer :

Traduction possible :

1. Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

2. Louange à Allah, Seigneur de l'univers.

3. Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

4. Maître du Jour de la rétribution.

5. C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours.

6. Guide-nous dans le droit chemin,

7. le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

 

La traduction de Chouraki, plus littérale donne :

1.     Au nom d’Allah, le Matriciant, le Matriciel.

2.     La désirance d’Allah, Rabb des univers,

3.     le Matriciant, le Matriciel,

4.     souverain au jour de la Créance:

5.     Toi, nous te servons, Toi, nous te sollicitons.

6.     Guide-nous sur le chemin ascendant,

7.     le chemin de ceux que tu ravis, non pas celui des courroucés ni des fourvoyés.

 

Vous aurez remarqué des mots bizarres (Matriciant, désirance, courroucés), qui sont en fait des traductions très proche de l'étymologie des mots arabes correspondants (Rahman, Al Hamdoulillah, etc.)

 

L’Espérance est fortement liée au souhait de l’homme de bénéficier d’une vie, plutôt meilleure, après sa mort. Une évidence : la mort est une donnée incontournable de l’environnement de l’homme. Des époques les plus reculées de la préhistoire nous sont parvenus des témoignages du soin qui était apporté aux rites funéraires ainsi que de leur codification. Le corps du proche, même dans l’inertie de la mort, mérite le respect. De plus, l’espérance d’un au-delà qui serait sa nouvelle demeure, exigerait une préparation. Les civilisations anciennes ont codifié cette préparation des corps à la vie future, comme si l’état à venir du défunt dépendait du soin pris à son égard. Petit à petit, cette immortalité désirée se transforme pour devenir une réalité que notre bonne conduite dans ce monde nous assurerait. Dans toutes les religions que j’ai évoquées précédemment, le concept d’Espérance, fortifié par l’affirmation de l’existence d’un monde à venir où les bons auraient leur place, apparaît à un moment de leur évolution et plus ou moins tardivement. Dans la religion Égyptienne, dès les premiers Pharaons, la question de leur survie physique dans l’au delà est posée de manière très pragmatique et la réponse donnée est un tombeau lieu de vie avec vêtements, meubles et nourriture, un corps momifié pour assurer que la pourriture ne pourra l’atteindre avant qu’il ait trouvé sa nouvelle place,  A l’opposé, dans le texte de la Torah, c’est ici et maintenant que tout se joue. Les Hébreux des premiers temps espèrent vaguement être récompensés pour leurs bonnes actions ou la fermeté de leur Foi.  Les lois s’imposent à l’homme sans qu’il en espère être gratifié en aucune manière dans l’au-delà. Bref, on obéit à la Loi, parce que c’est la Loi. Cependant, une évolution se produira lorsque de grands malheurs s’abattront sur le peuple dont l’exil à Babylone est un exemple. L’espoir de vivre une bonne vie terrestre s’amenuisant, le rêve de l’immortalité de l’âme dans un monde de béatitude fait son chemin et apparaît la notion de “monde à venir” (en hébreu “Ha Ôlam Haba”). L’immortalité de l’âme et la vie dans ce monde à venir ont fait l’objet de milliers de pages de discussion dans le Talmud et dans les exégèses diverses. Je me contenterai de citer un extrait du livre de Job, où il est explicitement fait état de ce monde à venir : « Pour ma part, je sais que celui qui me rachète est vivant et qu'il se lèvera le dernier sur la terre. Quand ma peau aura été détruite, en personne je contemplerai Dieu. C’est lui que je contemplerai, et il me sera favorable. Mes yeux le verront, et non ceux d'un autre » (Job 19.25-27).

C’est avec le Christianisme que la question de l’Espérance trouve sa réponse, non seulement dans la résurrection de Jésus, mais dans l’annonce du séjour céleste promis à l’âme du défunt si, de son vivant, celui-ci a été bon. C’est la promesse de la résurrection de tous les hommes qui auront fait leur devoir sur terre.

La déclinaison de cette Espérance par l’Islam, peut être résumée ainsi (Institut pour les Questions Relatives à l'Islam : http://www.iqri.org/articles/musulmans-et-chretiens-ont-ils-memes-raisons-d-esperer)

 

En islam le concept d'espérance est très important. L'espérance du musulman est fondée sur ce  qu'il s'efforce de faire pour Dieu et sur ce que Dieu décidera de faire pour lui.  Il s’efforce donc d’obéir à Dieu en espérant qu'au jour du jugement, il se montrera bienveillant à son égard.

On trouvera plus de détails ici :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vie_après_la_mort#Selon_l.27islam

 

La Charité, en tant que vertu Théologale, peut être vue comme synonyme d’amour.

Pour l’Egypte ancienne, j’ai trouvé dans Wikipedia une allusion à la charité, comme vertu permettant de faire pencher la balance en sa faveur :

Lors de la pesée du cœur dans le tribunal d'Osiris, le défunt après avoir nié ses péchés devant quarante-deux juges, affirme pour faire pencher la balance en sa faveur :

« J'ai satisfait dieu par ce qu'il aime: j'ai donné du pain à l'affamé, de l'eau à l'altéré, des vêtements à celui qui était nu, une barque à celui qui n'en avait pas, (...) Alors sauvez-moi, protégez-moi, ne faites pas de rapport contre moi devant le grand dieu !  »

J’ai ensuite examiné ce que la religion Zoroastrienne en fait. Ici, je cite la source Annie Besant, “Des religions pratiquées actuellement dans l’Inde” 1907 :

“Ce doit être une charité éclairée, elle doit être exercée envers qui la mérite ; il est particulièrement recommandé d’aider les pauvres, d’aider à se marier ceux qui n’ont pas le moyen de le faire, d’aider à élever les enfants de ceux qui sont incapables de remplir eux-mêmes ce devoir.”

Dans la tradition juive, de multiples commandements sont relatifs à la charité, dont le mot clé est la “TSEDAKA” qui veut dire plutôt “justice” et “droiture”, mais qui est communément considéré comme l’expression de la charité, puisqu’il est associé au principe religieux de l’aumône.

De fait, les versets appelant à la « charité » s'inscrivent dans un contexte bien plus profond que la simple entraide. Voici des exemples :

 

Dt 15

7: S'il y a chez toi quelque indigent d'entre tes frères, dans l'une de tes portes, au pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, tu n'endurciras point ton cœur et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indigent.

8 : Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins.

Ce chapitre traite de l'année sabbatique, où tous les prêts doivent être annulés et l'égalité sociale rétablie.

 

Lv 19

9.Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner.

10.Tu ne cueilleras pas non plus les grappes restées dans ta vigne, et tu ne ramasseras pas les grains qui en seront tombés. Tu abandonneras cela au pauvre et à l’étranger. Je suis l’Éternel, votre Dieu.

Le judaïsme enseigne que Dieu est l'ultime propriétaire, l'homme n'étant qu'un locataire temporaire ou un serviteur sur le sol qui lui est alloué. Les biens que ce sol produit sont redevables à l'Éternel, qui décide de partager les ressources entre riches et pauvres. De plus dans le passage du Lévitique cité, la nourriture est laissée à l'abandon, de sorte que le pauvre puisse conserver sa dignité en récoltant ce que Dieu veut lui donner, plutôt que d'être contraint à mendier auprès des riches ce qu'ils veulent bien lui laisser.

Le concept juif de la tsedaka diffère de la charité au sens commun, car celle-ci est le fait de la décision et de l'humeur des philanthropes, alors que la tsedaka est une obligation de justice donnée par Dieu à tous les Juifs indépendamment de leur statut financier ou de leur volonté de donner, bien qu'il soit préférable de vouloir donner, comme l’évoque le texte de Maïmonide ci-dessous.

Maïmonide distingue huit niveaux de Tsedaka :

1.La charité préventive : donner du travail à une personne pauvre (ou lui avancer les fonds pour démarrer une affaire) de façon à ce qu'il ne dépende pas de la charité, étant donné qu'on est soi-même indépendant d'elle. Maïmonide résume ce principe par sa célèbre sentence : « Donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprends-lui à pêcher, il mangera toute sa vie ». C’est l’équivalent d’une aide au développement qui apporte capitaux et enseignement du savoir-faire.

2.Donner anonymement à un récipiendaire inconnu.

3.Donner anonymement à un récipiendaire connu.

4.Donner publiquement à un récipiendaire inconnu.

5.Donner l’aumône avant qu'on ne la demande.

6.Donner l’aumône de façon adéquate après qu'on l'a demandée.

7.Donner de son plein gré, mais inadéquatement (trop peu).

8.Donner contre son gré.

 

 

 

 

Le concept de Charité, pour les Chrétiens, est superbement exprimé dans le chapitre 13 de la première épître aux Corinthiens de Saint Paul dont nous avons déjà parlé, reproduit en entier ci-dessous, :

1.Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit.

2.Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.

3.Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien.

4.La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n'est point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s'enfle point d'orgueil,

5.elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s'irrite point, elle ne soupçonne point le mal,

6.elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité;

7.elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.

8.La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra.

9.Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie,

10.mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra.

11.Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant.

12.Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu.

13.Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, la charité; mais la plus grande de ces choses, c'est la charité.

Je pense que nous devons relever tout de suite que la charité de Saint Paul va bien au delà de l’aumône, du dépouillement des biens au bénéfice des nécessiteux. Pour moi, c’est l’amour du prochain, à travers l’amour de Dieu, qui est sous-entendu ici. On remarquera aussi le glissement du discours de la matérialité associée à l’aumône, à la connaissance du monde actuel, vers la spiritualité de la fin des temps et de la révélation de la lumière.

Je voudrais ajouter que la Charité a quelque chose de plus que la Foi et l’Espérance. En effet, celles-ci sont des vertus qui m’impliquent seul dans ma relation avec Dieu et la Transcendance. La Charité, elle, je la pratique envers autrui. La bonté qu’elle implique est associée au souci de l’Autre, tel que le conçoit Levinas, cet Autre dont le visage m’interpelle par une confrontation qui me met en question, bien au delà de la décision de faire une simple bonne action. Cette confrontation en appelle, non seulement à ma générosité, mais à ma responsabilité infinie. Elle implique une aliénation de ma liberté en m’obligeant à “faire attention à mon frère”, à comprendre que tout n’est pas permis au nom de ma liberté. Ici, Levinas érige l’éthique en philosophie première et c’est à lui que je reviens toujours pour éclairer mon jugement en la matière. Il va même plus loin, sur des points auxquels je vous invite à réfléchir, surtout à cause de l’étonnement qu’ils peuvent provoquer par rapport aux idées reçues. Premièrement, en introduction à son livre très difficile “Totalité et Infini”, il écrit :  Il importe au plus haut point de savoir si l'on n'est pas dupe de la morale.

Deuxièmement, il nous assène une affirmation concernant l’éthique : « L’éthique, c’est ce qui provoque un dérangement dans le sujet » (cf. la mise en question provoquée par la confrontation avec le Visage d’Autrui).

Enfin, conséquence de cette affirmation, j’ai trouvé la citation, en substance, d’une mise en garde concernant les bonnes (ou mauvaises) raisons que nous aurions de pratiquer la Charité :

“Le registre « bien-pensant » de la charité, de l’altruisme, de la récrimination moralisante, n’est pas celui de Levinas car ses postures de charité confortent le sujet dans son identité, dans sa contenance subjective. Ma charité me fait du bien, alors que la relation éthique lévinassienne me traumatise.”

Pour en revenir à la Charité, en appliquant la leçon de Lévinas, je dirais qu’il faut en effet la pratiquer sans orgueil, sans en tirer une quelconque gloire, ni en espérer un bien-être quelconque, mais modestement et humblement donc.

Enfin, j’ai noté dans mes lectures la citation suivante de Jean-Marie Aubert qui mérite également réflexion car elle aussi nous interpelle, et qui me servira de conclusion pour le sujet de la Charité, et donc pour ma modeste planche :

« On définira la place de la charité par rapport aux autres vertus par la finalité supérieure vers laquelle elle les élève et par la motion efficace qu’elle leur procure. La charité doit donc être conçue essentiellement comme le moteur et la fin de la vie morale, car seule elle procure aux actes humains leur bonté fondamentale du fait qu’elle seule les meut et les oriente vers leur fin ultime. »

A vous maintenant, si vous le souhaitez, de relier ces concepts à notre pratique et à notre spiritualité de Francs-maçons.

DES VERTUS

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Publié le par Jean-François Guerry
Arnaud Beltrame

Arnaud Beltrame

VICTIME DE SES VERTUS !

 

La franc-maçonnerie demande à ses membres de fuir le vice et de pratiquer les vertus. C’est en application de ses devoirs de franc-maçon que le frère Arnaud Beltrame qui n’était pas que franc-maçon, mais un homme d’engagement, d’honneur, un militaire au service de la République c’est-à-dire de nous tous, s’est porté courageusement au secours des otages d’un assassin terroriste islamiste. Aujourd’hui encore des hommes et des femmes faisant appel au meilleur de ce qu’ils sont suivent son exemple.

 

Espérons qu’au-delà des larmes, nous saurons honorer dignement et justement leur mémoire, et ne pas écrire qu’ils sont « Victimes de leur héroïsme ».

Pour que d’autres perpétuent leurs actes ne craignant pas d’être les « victimes de leur courage. » Que nous saurons comprendre le sens des mots et leurs conséquences. L’excuse de la validation par la famille de ces mots, ne tient pas, mais en dit long sur ceux qui ont osés proposer cette formule.

Gémissons, Gé…Gé… mais surtout espérons que Samuel Paty ou Stéphanie Montfermé ne seront pas considérés comme des Victimes de leur héroïsme !

 

Jean-François Guerry.

VICTIMES DE LEURS VERTUS
A Paris, ville de lumière comme on ne dit pas en province, a été inauguré le jardin Arnaud-Beltrame.. La plaque commémorative signale qu'il a été victime de son héroïsme, autrement dit que, s'il n'avait pas fait le malin en protégeant les citoyens contre les islamises alors qu'on ne lui avait rien demandé, il serait probablement en vie..
Rappelons qu'à Marseille, une place Arnaud Beltrame a été refusée" Pour ne pas provoquer" Provoquer qui ? Des millions de Français ? C'est peu probable... Alors qui ?

 

Extrait de la Nef des Fous de Michel Onfray.

A Paris Ville Lumière le Temple N°8 de la Grande Loge de France a été baptisé : "Le Temple Arnaud Beltrame".

 

Il est à juste à coté du Grand Temple Pierre Brossolette, le grand résistant Français.

La plaque présentant Arnaud Beltrame comme « victime de son héroïsme » fait polémique

Arnaud Beltrame, le colonel de gendarmerie assassiné en 2018 après s’être substitué aux otages, a depuis février 2020 un jardin portant son nom à Paris. La plaque commémorative le présente comme « victime de son héroïsme » et fait polémique depuis ce week-end.

Président du Centre d’Analyse du Terrorisme, Jean-Charles Brisard a dénoncé une insulte à la mémoire de ce lieutenant-colonel, décédé après s’être substitué aux otages lors de l’attaque terroriste dans un supermarché de Trèbes (Aude) en mars 2018.

 

Ouest France

 

Une autre polémique en 2018

En juin 2018 déjà, une plaque commémorant la mémoire du gendarme avait soulevé la polémique en Ile-de-France. A Montfermeil(Seine-Saint-Denis) aussi le texte avait divisé. Mais pour une autre raison. La pancarte saluait la mémoire du colonel « mort en héros victime du terrorisme islamiste ». Cette fois-ci c'est le terme « islamiste » qui avait prêté au débat. Des membres de l'association cultuelle des musulmans de Montfermeil avaient même tenu à enfiler leur djellaba pour la cérémonie. « On voulait être visible », atteste Farid Kachour, secrétaire général de l'association. « On aurait préféré qu'il soit écrit victime du terrorisme, ou de Daech, mais pas que figure le terme islam », avait alors expliqué le responsable associatif.

Les élus de la France insoumise avaient accusé le maire (DVD) Xavier Lemoine de « vouloir imposer sa vision de guerre de religion ».

Le PARISIEN

Le journaliste de France 24 Wassim Nasr, spécialiste du terrorisme et auteur de L'Etat islamique, le fait accompli (Plon), juge également "qu'à force de ne pas vouloir nommer al-Qaeda et l'État islamique, on finit par se faire des noeuds dans la tête et dire n'importe quoi". "'Victime de son héroïsme' c'est aussi aberrant que 'victime du terrorisme' même avec l'adjectif package 'islamiste' ça reste un mode opératoire !" explique-t-il encore

L’EXPRESS

 

Cette polémique intervient dans le contexte des discussions autour du projet de loi destinée à lutter contre le séparatisme et l'islam radical, qui doit être présenté le 9 décembre en Conseil des ministres. 

Contactée par l'AFP, la mairie de Paris a indiqué que «la rédaction de la plaque avait été validée par la famille d'Arnaud Beltrame». «Si la formulation ne convenait pas aujourd’hui à la famille, elle serait naturellement modifiée», a ajouté la mairie.

Paris Match

 

Le souhait de Cédric Beltrame d'évoquer le terrorisme islamique

Adjointe à la mairie de Paris en charge de la mémoire, Laurence Patrice a assuré découvrir cette «formulation assez malheureuse». Le maire de Paris-centre Ariel Weil a affirmé qu'il n'avait pas validé cette «construction stylistique» qu'il «ne comprend pas». «La rédaction de la plaque avait été validée par la famille d'Arnaud Beltrame, et inaugurée en présence de sa mère et Anne Hidalgo, se défend-on à l'Hôtel de Ville. C'est une évidence que la Ville ne décide pas par elle-même sans l'accord de la famille».

Le texte a été en premier lieu rédigé par la direction des affaires culturelles, mais aurait ensuite fait l'objet de modifications pour respecter les volontés des proches du gendarme. Joint par Le Figaro, Cédric Beltrame, frère d'Arnaud, «ne se souvient pas», en tout cas, avoir été sollicité et pense que sa mère «a découvert le libellé sur place». Il aimerait pour sa part nommer les choses clairement: «ce serait mieux d'avoir «Mort en combattant le terrorisme islamique» ou «Victime du terrorisme islamique»», souligne-t-il. La mairie, qui précise que la famille a à nouveau été contactée ce lundi, se dit prête à modifier la formulation.

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