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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le
COMMUNIQUÉ DE BERNARD RIO "Les Portes du Sacré"
La première édition bientôt épuisée !!!
 
ven. 2 déc. 19:40 (il y a 4 jours)
 
À bernard
 
 
 
 
 
 
Le compte à rebours est lancé. 
Dans quelques jours, l'édition originale "Les portes du sacré" sera épuisée...
 

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Publié le par Jean-François Guerry
LUCIOLES en anglais Firefly
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LUCIOLES en anglais Firefly

LA MORT A MAUVAISE RÉPUTATION

 

                                                                              « Loué sois-tu pour notre sœur la mort. »

                                                                                   Saint-François d’Assise.

 

Le profane placé dans le cabinet de « méditation » est mis face à la mort, à sa mort, mais aussi à sa régénération. Bientôt le coq chantera le retour de la lumière l’œil fixé vers l’Orient. Il règne dans le cabinet noir « un silence de mort » pour que le profane voit et médite. Il écrira sur une feuille blanche la fin d’un monde et la révélation d’un autre, une écriture circulaire. Une descente dans la ténèbre pour une ascension dans la lumière. Comment pourrait-il d’ailleurs y avoir de la lumière sans les ténèbres ? Louer la mort est privilège rare que seuls sont capables d’obtenir ceux qui ont fait le travail de vivre. Ceux-là ne craignent pas la mort. D’ailleurs en définitive avons-nous vraiment peur de la mort, nous avons plutôt peur de l’idée de la mort. Épictète disait à peu près : ce qui nous fait souffrir ce n’est pas la mort elle-même mais bien son idée, la mort sous forme de boutade n’est qu’un mauvais moment très court à passer, un instant entre l’avant et l’après. Celui qui loue la mort en réalité loue la vie puisque la mort fait partie de la vie. Ce passage entre deux portes, l’une se ferme avec un simple courant d’air et l’autre s’ouvre vers la lumière. On ne peut pas rester là immobile dans ce sas de décompression de la vie.

L’on pourrait chuchoter à l’oreille du profane inquiet devant la feuille blanche, n’en reste pas là, écrit une autre page ou autrement dit : « Ami, où que tu en sois, de grâce n’en reste pas là ! Tu dois passer d’une lumière à une autre lumière. » (1) D’une petite lumière trop faible, à la grande lumière qui éclaire le cœur. Tu t’interroges seul en silence, c’est le premier pas, on ne distingue jamais mieux dans cette vie la lumière qu’au milieu des ténèbres. Cette lumière nouvelle à la couleur verte vivante de l’espérance. Enivrer des lumières artificielles tes yeux ne voyait plus rien. La minuscule lumière qui brille devant toi sur cette table, ne demande qu’à grandir elle promet d’éclairer ta nouvelle vie.

« Quand la lumière brille dans les ténèbres, alors on la perçoit. À quoi bon la sagesse et la lumière si les hommes n’en font usage ? Cest dans les ténèbres et la peine que grandit le besoin de voir la lumière ». (2) Les hommes doivent vivre de la lumière de l’amour, quand vient la mort on s’aperçoit que l’on pas dit assez à ceux qu’on aime, qu’on les aime.

Quelle plus belle aventure que de sortir des ténèbres, de naître à la lumière, devenir un enfant de la lumière. Loués soient les enfants de la veuve, ces papillons de nuit, ces lucioles. (3)

                                                     Jean-François Guerry.

 

  1. – Angelus Silesius- Le Pèlerin chérubinique- III, 232. La Rose est sans pourquoi – Albin Michel. Préface de Christiane Singer.
  2. – Maître Eckhart – Conseils spirituels- Éditions Rivages Page 95.
  3. – Lucioles – 2000 espèces connues de coléoptères sur toute la surface de la terre, comme des milliers de petites lampes des Lampyridés.
LAMARTINE et les Francs-Maçons. Lire ou relire, l'article du 23 avril 2017 sur la francmaconnerieaucoeur.com paru sous le titre 

 

LA RÉPUBLIQUE ET LAMARTINE. philosophie sublime...

LA MORT A MAUVAISE RÉPUTATION
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Publié le par Jean-François Guerry
LE JOUR DE LA LUNE, MOMENT OÙ LA ROSÉE DESCEND

LE JOUR DE LA LUNE, MOMENT OÙ LA ROSÉE DESCEND

 

Le doute nous oblige à concevoir, « la possibilité d’une transcendance indépendamment de l’idée de Dieu. » C’est le sujet qu’aborde Sophie Nordmann, inspirée par ses références majeures : Socrate, Descartes, Kant et Spinoza. Sa recherche de la transcendance en dehors de la théologie, est considérée comme originale et digne d’intérêt. Il y a des analogies avec l’initiation maçonnique. En essayant de ne pas tomber dans des poncifs, l’on peut acter que nos interactions avec les autres accroissent nos capacités de jugement, écouter l’autre fait partie des devoirs du maçon. De la même manière, pratiquer le doute constructif cartésien de manière habituelle nous permet de combattre nos préjugés et augmente notre altérité, notre respect de la dignité de l’autre, sans renoncer à penser par soi-même. Le maçon dans sa loge et son obédience en écoutant et fréquentant ses frères de milieux sociaux, de croyances religieuses et d’opinions politiques divers s’est accoutumé au dialogue, à la confrontation sans affrontement. Cet exercice, l’a amené à se questionner sur lui-même et sur ses responsabilités vis-à-vis des autres. Il change, il évolue, il est mouvement pléonasme en initiation constante, le bouleversement des certitudes érode peu à peu l’ego le plus rude.

La recherche de la vérité et de la Connaissance impose le développement de l’énergie spirituelle, quelle peut être la source de cette énergie ? Pouvons-nous trouver un centre d’union autour d’une foi commune au-delà de nos différences et de nos croyances religieuses, ou pas ? Si l’on accepte le postulat qu’il n’y a qu’une Spiritualité. Que les spiritualités associées à des adjectifs sont des catégories, qui sont respectables mais associées le plus souvent à des croyances, des valeurs ou des dogmes. Je pense aux spiritualités religieuses, à la spiritualité qualifiée de laïque (La laïcité est une disposition juridique, qui contient des valeurs morales, est-elle pour autant spirituelle ?).

Pour moi, la spiritualité est une, sans adjectif. Elle est un élan, un essor de l’esprit qui nous mène vers le réel, elle constitue la base de la construction de notre être véritable, notre être spirituel.

L’élan vital, la source de la spiritualité est ici en questionnement. Henri Bergson : « Qui dit esprit, dit avant tout, conscience. » Quand on pense initiation maçonnique scalaire, l’on pense élévation progressive de notre conscience. Bergson rajoute : « Mais qu’est-ce que la conscience ? (…) conscience signifie d’abord mémoire. » Mémoire, personnelle et collective comme une Force premier mot du maçon qui est en nous. Cette Force résulte selon Bergson d’un écart, d’un rayon de la Force divine, qui nous irradie et fait de nous des êtres spirituels. Il y a mon sens un mélange entre la matérialité, l’incarnation de cet élan en nous et le pur esprit. Nous recevons et gardons une partie infime de cette rosée spirituelle chaque jour déposée dans notre cœur, qui permet à la lumière de s’épanouir. Plus nous sommes en capacité par notre travail, nos efforts de recevoir cette rosée céleste, plus nous grandissons en esprit, c’est ce que l’on appelle le perfectionnement de l’homme et plus le perfectionnement de l’humanité. Il y a élévation mais aussi concentration spirituelle. C’est ce que le maçon appelle construire son être intérieur, une construction sans limite, infinie, une recherche d’absolu, donc inatteignable ce qui en fait la grandeur. Nous ne pouvons donc, être des parfaits, mais plus humblement nous pouvons prétendre être des amis de la perfection, c’est-à-dire des aimants de la perfection, c’est donc en conscience que le franc-maçon affirme : « j’ai à me perfectionner. » Les plus grands philosophes, comme les grands initiés étaient considérés non comme des sages, mais comme des amis de la sagesse et ils nous ont laissé en héritage des images et des symboles de sagesse.

Peut-on considérer que le Dieu principe, qui laisse un rayon de sa lumière pénétrer en nous est le principe créateur de cette sagesse spirituelle qui fait les belles âmes ?

Que dès lors notre devoir serait de faire croître la lumière de ce rayon en nous et dans le monde, de faire déborder cette corolle florale remplie de rosée céleste, ou de faire briller le plus loin possible cette étoile qui flamboie dans le ciel pour qu’elle illumine les sentiers qu’empruntent les hommes le cœur battant.

Le principe créateur, serait ce principe source indéfinissable, innommable, dont l’eau de vie permet faire les briques assemblées par le ciment de la fraternité pour construire l’édifice spirituel, notre cathédrale intérieure, une demeure accueillant la lumière. Si l’on peut concevoir une transcendance séparément de l’idée de Dieu. Il est difficile de concevoir l’absence d’un principe source où l’esprit s’abreuve pour faire œuvre amour et mettre de l’ordre dans le chaos. Ce principe que les Francs-maçons en général appellent Grand Architecte de l’Univers et que les plus nombreux d’entre eux honorent en travaillant à sa Gloire. Ce principe qui permet de dire que la Franc-maçonnerie est un centre d’union fraternel de tous les hommes, étant à la fois des êtres identiques et en même temps différents. L’on peut concevoir ce principe comme le point de rassemblement de l’âme et des âmes. C’est pourquoi le Maître Maçon veut mettre le cercle dans le carré et se rapprocher le plus possible du centre du cercle, du centre de lui-même, pour réaliser l’unité harmonieuse de son être.

                                                              Jean-François Guerry.     

LE JOUR DE LA LUNE, MOMENT OÙ LA ROSÉE DESCEND
ORDRE DES FRÈRES MINEURS.

 

"La règle des Frères Mineurs" : Jubilation de l'âme, insouciance du lendemain, attention pleine à toutes vies. Jouissance de ne tenir à rien, merveille de toutes présences"

Pour simplifier encore il leur raconte cette histoire.Vous voulez savoir ce qu'est la joie, vous voulez vraiment savoir ce que c'est? Alors écoutez: c'est la nuit, il pleut, j'ai faim, je suis dehors, je frappe à la porte de ma maison, je m'annonce et on ne m'ouvre pas, je passe la nuit à la porte de chez moi, sous la pluie, affamé.

Voilà ce qu'est la joie. Comprenne qui pourra. Entende qui voudra entendre. La joie c'est de n'être plus jamais chez soi, toujours dehors, affaibli de tout, affamé de tout, partout dans le dehors du monde comme au ventre de Dieu."

 

Christian Bobin - Le Très-Bas sur François d'Assise. Extraits pages 120 et 121 Éditions Folio Gallimard.
LE JOUR DE LA LUNE, MOMENT OÙ LA ROSÉE DESCEND
Photo de jrlawrence sur Unsplash

 

Songe et autres mensonges

 

Le soleil s’est levé, je me suis réveillé

Encore ensommeillé, titubant yeux mi-clos

Accroché à un rêve à peine entrebâillé

Je me suis étiré pour me remettre à flot

 

L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec

Nous regardons encore mais nous ne voyons plus

Les années s’additionnent et nous mettent en échec

Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.

 

J'essayais d’assembler des fragments oniriques

Tandis que ruisselait une eau fraiche et limpide

J'entendais clairement des enfants intrépides

Interpeler gaiement des passants amnésiques.

 

L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec

Nous regardons encore mais nous ne voyons plus

Les années s’additionnent et nous mettent en échec

Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.

 

Ils riaient, ils criaient sous des postures hostiles

Mais ils n’en avaient cure, et redoublaient d’ardeur

À la moindre invective avec un tel bonheur

Que je voulus les suivre dans cette course futile

 

L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec

Nous regardons encore mais nous ne voyons plus

Les années s’additionnent et nous mettent en échec

Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.

 

Le soleil disparu derrière un cumulus

J'avançais prudemment à quelques encablures

Ils étaient peu nombreux mais avaient tant d’allure

Qu'ils vous hypnotisaient d’un geste de salut.

 

L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec

Nous regardons encore mais nous ne voyons plus

Les années s’additionnent et nous mettent en échec

Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.

 

Et puis tout me revint, avec que netteté

Je pouvais distinguer les couleurs, les odeurs

Mon rêve tout entier m’était restitué

Jusques à leurs frimousses de tendres chapardeurs.

 

L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec

Nous regardons encore mais nous ne voyons plus

Les années s’additionnent et nous mettent en échec

Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.

 

Un passant ulcéré brandit une sacoche

Eructant et criant à la face des mioches

Sans enrayer le flot de rires et de sarcasmes

Ni amoindrir jamais leur si bel enthousiasme.

 

L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec

Nous regardons encore mais nous ne voyons plus

Les années s’additionnent et nous mettent en échec

Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.

 

J'ai continué longtemps à suivre ce cortège

De délices et de joie, d’innocence superbe,

Jusqu’au bout de la rue à l’entrée du collège

Temple du vivre ensemble et de l’amour en herbe.

 

L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec

Nous regardons encore mais nous ne voyons plus

Les années s’additionnent et nous mettent en échec

Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.

 

Que reste-t-il de ce temps là où nous osions

Sans craindre aucun regard croquer notre jeunesse

Qu'est-t-elle donc devenue la voie enchanteresse

Où goulûment hier nous nous engouffrions ?

 

L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec

Nous regardons encore mais nous ne voyons plus

Les années s’additionnent et nous mettent en échec

Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.

 

Je sortis de la douche torturant ma serviette

En jetant un regard dans le miroir glacé

Pourrai-je réveiller quand je suis cabossé

L'enfant enfoui en moi et fuir mes oubliettes ?

 

L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec

Nous regardons encore mais nous ne voyons plus

Les années s’additionnent et nous mettent en échec

Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.

 

Le bonheur se construit chaque heure et chaque jour

Il faut savoir saisir chaque instant de la vie

Et rappeler sans cesse l’innocence tapie

Au fond de notre cœur pour faire jaillir l’amour.

 

L’enfant peut revenir si nous nous souvenons

Nous pouvons réapprendre à voir et à sourire

Alors le temps qui passe nous verra accomplir

Les futiles besognes qui nous rendent moins cons.

Philippe Jouvert.

AVEC L'AIMABLE AUTORISATION DE L'AUTEUR

 

VIDEOCONFERENCE


Roger DACHEZ


Samedi 10 décembre 2022

10 heures





LA MAÇONNERIE

DE LA MARQUE
 
 
 
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,

Nous avons le plaisir de te convier à la 4e et dernière vidéoconférence dans le cadre des VIIIes Rencontres de l'Académie Maçonnique Provence dont le thème général est :

 
Voies d'ici, voies de là :

rencontres d'ailleurs

Comme à l'accoutumée, cette vidéoconférence est ouverte à tous les Frères et Sœurs Maîtres de toutes les obédiences
  


Cette conférence aura lieu via ZOOM le samedi 10 décembre à 10 heures et nous accueillerons
 
Roger DACHEZ

Grand Maître des 
Loges Nationales Unies



La Maçonnerie de la Marque
 
Dotée d’une longue histoire et empruntant à des sources multiples, la Marque occupe dans la franc-maçonnerie de souche britannique une place essentielle, et sa connaissance conditionne la compréhension de plusieurs autres grades.
Cette conférence nous permettra de découvrir quelques connaissances fondamentales, à la fois historiques et symboliques, permettant d’accéder à une meilleure compréhension de ce grade.
Toutes les sources anglaises disponibles sur la maçonnerie de la Marque, tous les livres publiés en Grande-Bretagne depuis environ 150 ans en ce domaine, ont été exploitées pour proposer un exposé documenté, intéressant, instructif et attrayant.

 
 

Roger Dachez, est professeur agrégé, au sein de l'université Paris Diderot et président de l'Institut Alfred Fournier à Paris. Il est médecin, historien et Franc-maçon.

Il a été initié à la Grande Loge de France en 1980. Il est depuis 1985 membre de la Loge nationale française (LNF) dont il fut président du conseil national de 1992 à 1997. 
Depuis le 21 avril 2018, il est le Grand Maître des Loges nationales françaises unies.
Il est également président de l'Institut maçonnique de France, fondé en 2002.

Roger Dachez est aussi membre du comité scientifique du Musée de la franc-maçonnerie à Paris. Parallèlement, il dirige la revue d'études maçonniques Renaissance traditionnelle.

Il est l'auteur de très nombreux ouvrages et parmi les plus récents nous pouvons citer :

Précis de Maçonnerie de la Marque, 2021, Éditions La Tarente
Histoire illustrée du Rite Écossais Rectifié, 2021, Dervy
Histoire de la Franc-maçonnerie française, 2020, Que sais-je ?
Les Francs-maçons en 100 questions, 2020, Éditions Taillandier

 

 
N'hésite pas à diffuser cette invitation à tous les
Frères et Sœurs Maîtres de ton entourage.

 
Salutations très fraternelles,
Alain Boccard
Président



PS: Les ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence
sont toujours disponibles en cliquant ICI:

Marc Halévy, Construire Dieu, construire le monde, Préface de Jean-Jacques Zambrowski, Grand Maître honoris causa de la GLDF
Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie
Marc Halévy, Après la Modernité, quelle Franc-maçonnerie ?
Alain-Noël Dubart: La Franc-maçonnerie entre passé et avenir

Louis Trébuchet, Le désir des collines éternelles
Louis Trébuchet, Appel aux racines spirituelles du REAA
Jean-François Guerry, Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LE JOUR DE LA LUNE, MOMENT OÙ LA ROSÉE DESCEND
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LES AVENTURIERS DE L'ESPRIT
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LES AVENTURIERS DE L’ESPRIT

 

Le terme « aventuriers de l’esprit » a été employé par Bernard Chevillat le directeur de la rédaction du livre magazine UTREÏA ! que m’a fait découvrir l’un de mes frères. Il apparaît dans un article intitulé la fin du voyage, dans l’ultime numéro 18 paru dans l’hiver 2020. Faute d’aventuriers de l’esprit, le magazine ne paraît plus qu’une fois par an au lieu de quatre, on le trouve dans les librairies ou sur internet.

Ce terme d’aventuriers de l’esprit correspond bien je pense aux profanes qui frappent un jour à la porte d’un temple maçonnique en quête de lumière. Hélas ils sont trop peu nombreux, sans doute de notre faute, nous hésitons a nous dévoiler, puis à communiquer, nous retranchant trop souvent derrière la discrétion, ou l’inutilité de communiquer des mystères incompréhensibles par nature.  C’est donc bien une aventure pour celui qui cherche des réponses à ses questions existentielles et qui cherche un chemin de vie différent des propositions que lui offre notre société nourrie de matérialité ou tout se vend. Ou la recherche de la célébrité, la mise en scène de nos apparences sur les réseaux dits sociaux prétend nous offrir le monde réel. La téléréalité, ce voyeurisme des travers de la société et de ses citoyens intéresse bien plus que l’aventure infinie de l’esprit. Les voyages en solitaire ou avec un ami, un jumeau ne sont plus pratiqués que par les navigateurs ou les marcheurs de l’extrême. Scruter les chemins de la sagesse et leurs pierres de construction est quand même une plus aventure que l’espoir de gagner un écran plat ou un week-end à Venise aller et retour tout compris, rien compris, de la sérénissime. L’aventure de l’esprit, c’est emprunter les labyrinthes pieds nus pour sentir l’humus, pousser les portes pour sentir les essences du monde, celles qui parfument la terre et montent jusqu’au ciel.

Un pèlerin de Compostelle, un jacquet a bien plus à vous dire de la vie, qu’un abonné des Hilton. Il vous donnera le désir de la marche, seul ou avec un ami, un passeport pour le bonheur tamponné chaque soir, un vrai bon de fidélité.

Les sœurs et les frères marchent dans les pas de Salomon imaginent la caravane de la reine de Saba. Sur le chemin ils vont d’apocalypse en apocalypse, ils voient pleurer les yeux du cœur de larmes de joie, c’est lumière sur lumière. Dans leurs nuits brillent les étoiles, leurs jours sont pleins de soleil. Ils vivent, sont acteurs de tous les mythes, de toutes les légendes intemporelles universelles. Derrière le miroir des apparences ils voient simplement avec les yeux du cœur comme le disait Saint-Exupéry, ils sont tous des Petits Princes sur leur croissant de Lune. Bon sang quelle aventure !

Pas besoin de partir loin, tout est là, il suffit d’ouvrir la fenêtre, de pousser la porte du dedans et soudain l’arc apparaît dans le ciel. Les livres magazine ne sont jamais bien loin de mes mains, tout ce qui est écrit dedans ne meurt pas, continue à vivre dans mon esprit.

                                                     Jean-François Guerry.  

LES AVENTURIERS DE L'ESPRIT
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Publié le par Jean-François Guerry

LES QUESTIONS EN QUESTION

 

En fait aujourd’hui, on ne se pose plus beaucoup de questions, même plus les questions sur nous-mêmes, qui je suis ? D’où je viens ? Où je vais ? Et pourquoi vers ceci plus que vers cela ? Il n’y a que quelques esprits ballots naïfs qui se posent ce genre de questions, qui font ricaner sous cape les autres. Bien sûr, les enfants qui voulaient grandir on toujours dis je sais, je sais, ils ont toujours autant d’impatience dans leur tête et leurs jambes, mais aussi ils trop souvent le nez collé et les yeux rivés sur leurs smartphones. Ils ne s’arrêtent plus assez au bord de l’eau, ni dans la forêt pour écouter le souffle du vent qui leur parle en agitant les feuillus, et ne prennent plus la peine de cueillir les pommes de pin des grands cèdres, et les châtaignes ocres promesses de délices. Leurs doigts pianotent sans cesse sur leurs pianos sans note. Quelle question ? D’où je viens ! De la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule c’est simple non ! Pourtant ces deux mots sont masculins ? Pourquoi l’amour ?

Avant, bien avant tout était simple, tout venait d’en haut, de Dieu, trop simple peut-être ? Maintenant, tout vient d’en bas la science a remplacé l’infinie beauté des cieux. Tout était dans la Bible, ce livre rempli de mensonges. Qui peut croire en effet que le monde a été créé en quelques jours ? Que l’eau peut se changer en vin, que les baguettes peuvent se multiplier, des baguettes magiques sans doute ! Tout ça, c’est du vent, de l’air en boîte, pour quelques millions de naïfs qui pensent encore que l’on peut s’aimer les uns les autres, ça dépasse la raison ! Il faut une sacrée foi.

Pourtant la Bible, comme nous ruisselle de violence et d’amour si l’on en discerne tous les symboles, alors ça marche, pas besoin de 220 volts, c’est mieux que les smartphones, ou même le catalogue IKEA où parait-il, il y a tout alors pourquoi en édité un nouveau tous les ans ? L’aventure de la Bible est extra ordinaire l’auteur et l’éditeur doivent êtres contents et satisfaits. La preuve quand on demande à quelques-uns de ses lecteurs naïfs d’où venez- vous ? Ils répondent d’une Loge de Saint-Jean, un genre de sésame qui ouvre une porte, qui sera refermée par un autre Jean, c’est compliqué ! L’enfant répond, tu ne comprends rien, tu ne regardes pas, il faut bien que le grain lève pour faire du pain. Il faut la terre, il faut l’eau, l’air, le soleil qui réchauffe, c’est ainsi que naissent les hommes, c’est simple non ! Oui sauf que pour que cela marche il faut le sel de l’amour, finalement les hommes ne naissent que grâce à l’amour.

                                            Jean-François Guerry.

RÉFLEXIONS -
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Un court Voyage au long cours.

Les sœurs et les frères sont d’éternels voyageurs, ils pérégrinent de par le monde, ils s’efforcent de voyager les yeux et le cœur grands ouverts. Ils font parfois des pas de côté, prennent des chemins de traverse mais pour mieux revenir au centre d’eux-mêmes, à l’essentiel. Ils recherchent un brin de sagesse dans tous leurs voyages. C’est pourquoi ils empruntent le labyrinthe de la vie pieds nus sur le sol. Ils sentent mieux monter en eux la force de la terre, qui les poussent plus loin, plus haut. En respirant l’air de la liberté des cimes, ils oublient leurs certitudes et leurs préjugés, ils ont regards du haut, ils découvrent la beauté de la terre et des hommes, plus l’on se rapproche de la lumière, plus les ombres s’effacent, plus les hommes se retrouvent, plus justes, plus humains, plus aimants les uns des autres. En voyageant on change de chair, elle est quitte les os. L’esprit grandit, se redresse devient plus radieux que jamais. Nul besoin d’aller au bout du monde, le plus grand des voyages est d’aller au bout de soi, à l’endroit lumineux où l’on rencontre l’autre soi-même et les autres nos frères. C’est l’endroit où nos attitudes prennent de l’altitude.

                                                     Jean-François Guerry.  

COMMUNIQUÉ VISIO CONFÉRENCE

VIDEOCONFERENCE


Roger DACHEZ


Samedi 10 décembre 2022

10 heures





LA MAÇONNERIE

DE LA MARQUE
 
 
 
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,

Nous avons le plaisir de te convier à la 4e et dernière vidéoconférence dans le cadre des VIIIes Rencontres de l'Académie Maçonnique Provence dont le thème général est :

 
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rencontres d'ailleurs

Comme à l'accoutumée, cette vidéoconférence est ouverte à tous les Frères et Sœurs Maîtres de toutes les obédiences
  


Cette conférence aura lieu via ZOOM le samedi 10 décembre à 10 heures et nous accueillerons
 
Roger DACHEZ

Grand Maître des 
Loges Nationales Unies



La Maçonnerie de la Marque
 
Dotée d’une longue histoire et empruntant à des sources multiples, la Marque occupe dans la franc-maçonnerie de souche britannique une place essentielle, et sa connaissance conditionne la compréhension de plusieurs autres grades.
Cette conférence nous permettra de découvrir quelques connaissances fondamentales, à la fois historiques et symboliques, permettant d’accéder à une meilleure compréhension de ce grade.
Toutes les sources anglaises disponibles sur la maçonnerie de la Marque, tous les livres publiés en Grande-Bretagne depuis environ 150 ans en ce domaine, ont été exploitées pour proposer un exposé documenté, intéressant, instructif et attrayant.

 
 

Roger Dachez, est professeur agrégé, au sein de l'université Paris Diderot et président de l'Institut Alfred Fournier à Paris. Il est médecin, historien et Franc-maçon.

Il a été initié à la Grande Loge de France en 1980. Il est depuis 1985 membre de la Loge nationale française (LNF) dont il fut président du conseil national de 1992 à 1997. 
Depuis le 21 avril 2018, il est le Grand Maître des Loges nationales françaises unies.
Il est également président de l'Institut maçonnique de France, fondé en 2002.

Roger Dachez est aussi membre du comité scientifique du Musée de la franc-maçonnerie à Paris. Parallèlement, il dirige la revue d'études maçonniques Renaissance traditionnelle.

Il est l'auteur de très nombreux ouvrages et parmi les plus récents nous pouvons citer :

Précis de Maçonnerie de la Marque, 2021, Éditions La Tarente
Histoire illustrée du Rite Écossais Rectifié, 2021, Dervy
Histoire de la Franc-maçonnerie française, 2020, Que sais-je ?
Les Francs-maçons en 100 questions, 2020, Éditions Taillandier

 

 
N'hésite pas à diffuser cette invitation à tous les
Frères et Sœurs Maîtres de ton entourage.

 
Salutations très fraternelles,
Alain Boccard
Président



PS: Les ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence
sont toujours disponibles en cliquant ICI:

Marc Halévy, Construire Dieu, construire le monde, Préface de Jean-Jacques Zambrowski, Grand Maître honoris causa de la GLDF
Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie
Marc Halévy, Après la Modernité, quelle Franc-maçonnerie ?
Alain-Noël Dubart: La Franc-maçonnerie entre passé et avenir

Louis Trébuchet, Le désir des collines éternelles
Louis Trébuchet, Appel aux racines spirituelles du REAA
Jean-François Guerry, Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
RÉFLEXIONS -

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Publié le par Jean-François Guerry
Cicéron

Cicéron

VALEUR ET VERTU

 

Cela vaut bien quelques lignes, notre société fait la part belle aux valeurs avec souvent beaucoup d’emphase et peu de respect. Elle oublie de se poser la question de la grandeur de ces valeurs misent en avant dans trop de discours et de débats sans suites.

Quant aux vertus, pire à la Vertu, le mot semble tombé dans l’oubli, il semble faire peur, est-ce son association au courage qui fait vraiment peur, la « clientèle » pour la pratique de la Vertu semble réduite !

Voilà deux mots polysémiques, surtout le mot valeur dont l’étymologie est à rechercher dans le verbe latin Valere étant être fort, démontre une action, non pas une action du CAC 40. Mais la mesure de ces actions petites et grandes qui créent le mouvement de la vie vers le bien, une action qui malheureusement n’est pas appréciée à sa juste valeur. Les stoïciens avaient une haute idée du bien moral, qu’il considérait comme la valeur suprême capable d’assurer l’ataraxie la paix de l’âme.

Ainsi une femme ou un homme qui travaille à ancrer en lui de hautes valeurs morales et les pratiquer peut-il être qualifié de vertueux. On peut jouer sur les mots ou avec les mots, en l’occurrence le mots valeur s’y prête bien, on peut lui adjoindre une quantité d’adjectifs, ce n’est pas le but. Simplement l’on observe que les valeurs sont relatives dans le temps et l’espace ainsi que suivant les circonstances de la vie, l’état de guerre le démontre bien aujourd’hui, les valeurs morales humaines sont mises à mal. Le meilleur et le pire peut se dissimuler derrière le mot valeur. Tel homme mettra en valeur ses apparences pour tromper les autres, tel autre cherchera toujours en conscience le meilleur de ses valeurs pour les mettre au service des hommes ses frères.

Les valeurs réelles et vraies se discernent dans l’action qui confirme celles-ci. Les valeurs fictives sont comme des papiers qui s’envolent au premier vent contraire, elles ne sont qu’apparences.

Que penser de la valeur sentimentale des choses, elles sont comme des bijoux que l’on aime pour le souvenir qu’ils nous rappellent, plus en rapport avec l’esprit qu’avec la matière. J’en arrive aux valeurs morales, les plus belles des valeurs. Elles ne restent pourtant que des normes théoriques en l’absence de pratique, elles doivent être complétés par l’éthique de l’action.

Les Francs-maçons sont attachés aux valeurs morales universelles, ces valeurs portées par toutes les traditions respectueuses de l’homme et de la nature. C’est un premier pas de le dire, de l’affirmer, de le défendre, c’est mieux de faire autour de ces valeurs morales un centre d’union fraternel. L’on est loin des valeurs du CAC 40 !

Autour de ces valeurs morales se rassemblent les hommes qu’ils soient riches ou pauvres du moment qu’ils sont vertueux c’est -à-dire qu’ils aspirent à leurs pratiques. Nous l’avons dit valeur vient du latin valere être fort, vertu vient du latin virtus force morale, courage. Dans vertu, je vois la femme ou l’homme vrai et courageux en toute circonstance Emerek. Cet homme va humblement jusqu’à l’excellence du don c’est-à-dire le sacrifice de la mort pour défendre la morale, dans la dignité. La Franc-maçonnerie exprime la vertu à l’action dans ses grades chevaleresques. J’irais jusqu’à dire que la Franc-maçonnerie a cette force, ce pouvoir de perfectionnement de l’homme ordinaire pour en faire un homme presque vertueux s’il est de bonne volonté assidu et persévérant au travail. Une conversion s’opère en l’homme qui le conduit à la prise de conscience des valeurs morales fondamentales qu’il doit pratiquer. « Faire tout le bien… »

Les valeurs morales sont en l’homme, qui a le devoir de les découvrir, des pratiquer de s’élever dans un processus scalaire qui le mène de la pratique des petites vertus aux plus grandes, des vertus cardinales aux vertus théologales.

Les rituels maçonniques contiennent des messages simples, qui sont des guides pour un art de vivre, une vie bonne, ils précisent par exemple simplement que la vertu : « Est une ferme disposition de l’âme à fuir le mal et à faire le bien. » Quoi de plus simple en apparence pour l’homme courageux qui a reçu le premier mot de maçon entre les colonnes du temple, tout dépens de lui. Il peut essayer d’être vertueux, de pratiquer cet art de vivre royal !

Cicéron l’humaniste voyait dans la vertu : « Une constante disposition à bien faire et à suivre la raison. » J’aime bien la pensée modeste de Cicéron, chez lui pas de grandes théories, mais une pratique réaliste, qui néanmoins oblige constamment au jugement, à la réflexion (c’est ce que l’on demande aussi au Maître Maçon), il pratique l’exercice de l’assentiment, humblement la pratique de ce qui est possible pour l’homme, du meilleur possible, du convenable, avec la volonté de bien faire. « Le convenable est ce qui est accompli de telle sorte que l’on puisse en donner une justification probable. » (Cicéron De finibus III, 58)

Une démarche humaniste qui permet la pratique des vertus sans mysticisme, à hauteur de l’homme simple, normal désireux de faire le bien. C’est peut-être pour cela que Stefan Zweig qualifia Cicéron de « premier avocat de l’humanité. », il devient sous sa plume un symbole de l’universalisme et de la lutte contre toutes les dictatures. (Stefan Zweig Cicéron entre nouvelle et biographie Éditions Payot). La pratique de la vertu chez Cicéron comme une normalité, n’en n’est pas pour autant amoindrie dans sa force. La preuve il insistera sur l’exemplarité de cette pratique qui permet à l’homme de se construire en pratiquant les vertus. Ainsi, Cicéron, comme l’initiation maçonnique prône une pédagogie de la vertu. Une pratique pour l’amélioration, le perfectionnement de soi, mais aussi la pratique de l’amour des hommes qui est chez Cicéron à la fois philia et agapae. Pour Cicéron pratiquer la vertu est une gloire pour l’homme. Aujourd’hui dans notre société du paraître la gloire est trop souvent assimilée à la célébrité, on recherche la gloire pour la gloire. Alors qu’il faudrait lui adjoindre comme Cicéron la vertu, cela éviterait les déviances de l’ego, ce pourrait être une recommandation pour les hommes en général et les hommes politiques en particulier.

« Car bien que la gloire ne renferme rien de très désirable, elle accompagne cependant la vertu comme son ombre. »

 (Cicéron Tusculanes I, 109)

Pas de grandes théories pour Cicéron, mais une conscience des valeurs humanistes universelles et une pratique simple de la vertu à hauteur d’homme au service de la cité.

                                            Jean-François Guerry.

VALEUR VERTU
Photo de mael_balland sur Unsplash

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Publié le par Jean-François Guerry
Christian Bobin image Le Parisien

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« La Grande Vie » de Christian Bobin.

 

Christian Bobin n’est plus il est parti vers la lumière de ses étoiles à 71ans.

Pour ceux qui ne connaissait pas Christian Bobin, il était un passeur et un porteur de lumière, vous savez celui qui est à la porte et qui vous ouvre en souriant, avec respect et pudeur. Il y avait dans ses yeux tant de lumières pour nous soutenir. Il nous offrait ses mots ciselés avec la force de son cœur.

Bobin, même quand il connu la gloire, il resta accoudé sur le rebord de sa fenêtre dans la ville du Creusot qui l’a vu naître. C’est peut-être, dans les ténèbres des mines de charbon qu’il voyait mieux les yeux des hommes briller de mille feux. Il ne menait pas la grande vie, il voulait simplement rendre la vie plus grande, plus belle, plus infinie, plus vraie, pour tous. Il cherchait la grandeur cette vie qui prend sa source dans les collines du cœur. « Ce qui manque à ce monde, ce n’est pas l’argent. Ce n’est même pas ce qu’on appelle « le sens ». Ce qui manque à ce monde c’est la rivière des yeux d’enfants, la gaieté des écureuils et des anges. » (1)

La Grande Vie de Bobin, est le message bouleversant du réel. Les mots d’amour légués aux hommes et aux femmes, à la nature. Cet homme était la douceur et la gentillesse de la révolte. Il était une incarnation de celui qui semblait avoir vu les territoires inconnus et lointains de la beauté et y avoir laissé une partie de lui-même pour témoigner sa vie entière, pour nous donner un message d’espérance et d’amour fraternel. « La bouche de la lecture est entrouverte. Elle boit le petit lait du ciel. Les hommes regardent les femmes et ils en perdent la vue. Les femmes regardent les mots d’amour et elles y trouvent leur âme. » (2)

On veut toujours comme une folie grandir pour dominer, vaincre pourquoi ? « Pourquoi grandir puisque enfants nous touchions déjà le ciel de nos petites mains d’argile rose ? » (3)

J’ai toujours pour ma part été ému, émerveillé par les petites mains des nourrissons, puis celles des enfants qui viennent lentement se nicher dans les nôtres, comme pour se protéger avant de nous montrer les oiseaux dans le ciel.

Avec Christian Bobin l’on trouve dans le recueillement de sa lecture une force de vie, des sourires à la vie au milieu de nos drames.

« Elle souriait. Elle avait perdu un enfant il y a de ça quelques années, en vérité il y avait une seconde : le cœur ignore le temps. » (4)

L’écriture de Bobin est comme un rayon de lumière intérieure qui vient du cœur, qui cherche la sortie, se faufile sous notre porte, illumine notre visage, y creuse les rides du sourire fait de nos joues des pommes d’amour rougissantes. La lumière, oui, c’est ça la sève de la vie de Bobin, un jeu de lumière « Connaissez-vous la différence entre un écureuil et un saint ? Il n’y en pas. Les deux font provision d’une lumière qu’aussitôt ils oublient. » (5)

On ne peut pas évoquer Bobin et sa lumière, sans le relier à Pierre Soulages qui a rejoint lui aussi récemment la grande lumière celle qui illuminé l’œuvre de sa vie. Bobin a consacré un recueil au peintre des Outrenoirs après sa rencontre à Sète. Dans « La grande vie » il écrit : « Soulages envoie toute la peinture à la brocante. » (6)

Pour moi, Bobin écrit et parle de la lumière, cette lumière qui est derrière dissimulée derrière le voile des apparences. Quand nous la découvrons, elle nous parle, comme à tous les hommes : « Tiens, puisque tu me vois, puisque tu me prêtes attention et que tu aimes, c’est que tu es vivant. » (7)

Pami tous nos voyages, celui vers la lumière est sans aucun doute, le plus difficile, le plus sinueux, mais aussi le plus beau, le plus intense. Ce voyage est élan, essor du cœur, ivresse de la vie. « Le papillon monte au ciel en titubant comme un ivrogne. C’est la bonne façon. » (8).

Les mots de Christian Bobin, sont comme les flammes des anges, ils flottent dans l’air, dans la lumière du soleil au-dessus des pages du livre ouvert. On les voit quand on relève la tête obstinément à la recherche des étoiles. Ces mots nous donnent la possibilité incroyable, miraculeuse de parler avec cette lumière qui brûle toutes les écorces sans consumer notre cœur flambeau éternel.

Nous sommes comme des enfants devant leur gâteau d’anniversaire soufflant sur ces bougies magiques qui ne s’éteignent jamais, nous crions alors la joie qui est dans nos cœurs.

« Vous mourrez tous, dit Homère. Vous mourrez d’un trait de javelot ou d’une rupture d’anévrisme, sur un sol étranger ou dans une chambre d’hôpital. Et tous, sans exception, l’ange qui efface les fautes posera sa main sur vos fronts en sueur, vous aidera à entrer dans le soleil à l’heure dite. » (9)

Christian Bobin nous a quitté discrètement, comme il a vécu. Loin des lumières artificielles, mais j’en suis sûr le cœur toujours pur et lumineux, ce cœur qui monte lentement comme l’encens vers la voûte étoilée.

J’ai choisi de lui rendre cet humble hommage en parcourant son recueil : « La grande vie » dont François Busnel disait : « Il y a bien plus dans ce magnifique et bouleversant recueil que dans nombre de traités de philosophie. »  

Au revoir Monsieur Christian Bobin et merci…

                                            Jean-François Guerry.

de 1 à 9 extraits du recueil : La grande vie de Christian Bobin.

PS : Je n’ai pas lu tous les livres de Christian Bobin, c’est une chance je vais pouvoir le faire, voici ceux que j’ai eu le bonheur de lire et relire.

 

La Muraille de Chine : « Le sommet de la vie, veux-tu que je dise ce que c’est ? C’est d’écrire une lettre d’amour, sentir le feutre appuyer sur le papier, et voir le papier s’ouvrir à une nuit plus grande que la nuit. » Éditions 4 yeux- 2019.

Une petite robe de fête : « Celle qu’on aime, on la voit s’avancer toute nue. Elle est dans une robe claire, semblable à celles qui fleurissaient autrefois le dimanche sous le porche des églises, sur le parquet des bals. Pourtant elle est nue- comme une étoile au point du jour. À vous voir, une clairière s’ouvrait devant mes yeux. À voir cette robe blanche, toute blanche comme du ciel bleu. Avec le regard simple, revient la force pure. Éditions Folio Gallimard – 1991.

 

Geai : « Geai était morte depuis trois mille cent quarante-deux jours quand elle commença à sourire. » Éditions Nrf Gallimard – 1998.

 

Pierre : « Je me moque de la peinture. Je me moque de la musique. Je me moque de la poésie. Je me moque de tout ce qui appartient à un genre et lentement s’étiole dans cette appartenance. Il m’aura fallu plus de soixante ans pour savoir ce que je cherchais en écrivant, en lisant, en tombant amoureux, en m’arrêtant net devant un liseron, un silex ou un soleil couchant. Je cherche le surgissement d’une présence, l’excès du réel qui ruine toutes les définitions.

Je cherche cette présence qui a traversé les enfers avant de nous atteindre pour nous combler en nous tuant. » Éditions Nrf Gallimard- 2019.

Ressusciter : « Il y une étoile mise dans le ciel pour chacun de nous, assez éloignée pour que nos erreurs ne viennent jamais la ternir. » Éditions Folio Gallimard- 2001.

LA GRANDE VIE DE CHRISTIAN BOBIN

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Publié le
Le DROIT HUMAIN engagé pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes
 
Violence-femmes
La violence à l’égard des femmes est présente dans toutes les sociétés du monde, dans toutes les cultures, dans toutes les religions, à tous les niveaux de revenus et d’éducation. Une femme sur trois dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles.
 
Cette situation est d’autant plus intolérable que nous disposons depuis 2011 d’un outil puissant pour lutter contre ce fléau. Il s’agit de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Cette convention est le premier instrument international juridiquement contraignant ouvert à tous les pays du monde, qui prévoit un ensemble complet de mesures pour prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.
 
En outre, cette année, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté un nouveau programme de développement durable qui, pour la première fois, comprend des objectifs et des indicateurs spécifiques pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes.
 
Au-delà de notre pays, nous pensons plus particulièrement cette année aux femmes victimes de viols pendant les conflits, à la population iranienne en lutte pour la démocratie et contre le patriarcat religieux, aux femmes afghanes privées de leurs droits.
 
Partout où ils se trouvent les francs-maçons de la Fédération Française du DROIT HUMAIN, dans la continuité de l’action entreprise par Maria Deraismes et Georges Martin, s’engagent contre ces violences et le respect de la dignité humaine.
 
Le Conseil National de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN
 
 
https://arretonslesviolences.gouv.fr
 
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Fédération française de l'Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN
A.P.F.D.H. - 9 rue Pinel - 75013 PARIS
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Publié le par Jean-François Guerry
DE L’ESTIME DE SOI MÈNE À L’ESTIME DES AUTRES

DE L’ESTIME DE SOI MÈNE À L’ESTIME DES AUTRES

 

Pour se construire, il faut se connaître s’estimer avec ses parts de lumières et ses parts d’ombre. S’estimer, se peser, s’éprouver c’est la voie pour une vie bonne pour soi-même et pour autrui. C’est tailler sa pierre, la polir la mettre en rapport avec sa destination l’insérer dans une société aux institutions justes. Donc promouvoir la justice, est un devoir.

Faut-il agir dans le monde avec des raisons bien établies, en quelque sorte hiérarchiser ses actions ? Ou au contraire donner pour donner. Notre société de l’immédiateté laisse peu de place à la justesse de nos jugements, elle privilégie les relations courtes, on zappe, on jette, on change, on oublie, on passe à autre chose. L’amitié se réduit aux réseaux sociaux, la fraternité à des moments de solidarité, pas d’amour inconditionnel. Paul Ricœur pense que nos relations avec autrui sont soumises à la réciprocité, rien ne serait gratuit ? On donnerait pour recevoir. Emmanuel Levinas croit lui au don inconditionnel. Ce n’est pas si simple ! Kant introduit la notion de devoir envers l’autre : «  Agis toujours de telles façons que tu traites l’humanité aussi bien que ta personne que dans celle de tout autre, toujours en même temps comme une fin et jamais comme un moyen », par pure raison.

Le respect de l’autre dans son humanité, s’oppose souvent à la spontanéité des relations humaines, savoir s’exercer à la lenteur de la sagesse pure est un exercice spirituel, une ascèse spirituelle. C’est prendre conscience de la complexité des situations donc que toute nos décisions, nos jugements doivent se soumettre au temps et à l’espace.

L’initiation maçonnique, doit nous permettre de parvenir à l’héxis aristotélicienne cet habitus spirituelle ou éthique du bien, du beau, du bon, du vrai qui caractérise la vie réelle, à ne pas confondre avec l’habitus corporel qui vise à soigner simplement son apparence, par exemple sa démarche et ses attitudes jusqu’à l’arrogance des princes, une sorte de Césarisation aurait dit Marc Aurèle, en clair soigner le paraître au détriment de l’être. C’est travailler sur son être intérieur, par des exercices pratiques, lui permettant d’atteindre une éthique, cette éthique si proche de la morale, mais dont elle est une forme aristocratique dans le sens de plus élevée. Une éthique fondamentale, présente chez Aristote à l’inverse de Kant qui considère l’éthique comme un devoir.

Il est à mon sens intéressant de rapprocher la conception de la morale et de l’éthique chez Paul Ricœur avec l’initiation maçonnique, dans le sens de la construction d’une morale, qui impose la pratique des vertus (petits v), comme potentialité d’accès à la Vertu. (grand V). La théorie de Ricœur en résumé, il voit dans la morale le respect de normes et dans l’éthique, deux éthiques une antérieure et une autre postérieure à la morale : « Montrer comment nous avons besoin d’un concept ainsi clivé, dispersé de l’éthique, l’éthique antérieure pointant vers l’enracinement des normes dans la vie, et dans le désir, l’éthique postérieure visant à insérer les normes dans des situations concrètes. » La réalisation de ce triangle conduisant à l’autonomie du sujet, la réalisation de sa capacité de jugement, la mise au jour de sa potentialité de perfectionnement menant à l’estime de soi, non pas seulement pour soi, mais par respect des autres, pour les autres. C’est la défense de la justice et de la dignité humaine.

C’est là qu’intervient la praxis de l’héxis, l’exercice du bien, la pratique des vertus par préférence aux vices. La construction d’une éthique qui aboutit au bien vivre, à la vie bonne et qui donne du sens à la vie. On discerne la sagesse pratique dans le Soi-même comme un autre de Ricœur. La pratique maçonnique est propice à la régularité morale par la lenteur initiatique, le maintien de soi à travers le temps, la conservation de son identité morale nommée par Ricœur ipséité, différente de l’identité physique nommée mêmeté.

La connaissance et le respect de soi-même comme autrui nous oblige à être à la fois sujet et législateur dans la société (cela se traduit par les comités d’éthique). Le Franc-maçon qui a appris la maîtrise de ses passions exercé sa faculté de jugement devient naturellement un défenseur de la justice et de la morale, pour lui-même et les autres ; mais cela n’est possible que dans le cadre d’institutions justes, d’état de droit, c’est pour quoi dans l’honneur il fait allégeance aux lois et institutions de son pays et défend toujours l’état de droit. Cet état qui n’est altéré que par l’état de guerre qui abolit la morale, ou encore les dictatures et tous les extrémismes qu’ils soient politiques ou religieux.

Le dialogue est un exercice spirituel fondamental hérité de Socrate, mais aussi d’Aristote dans ses éthiques à Nicomaque et Eudème, qui ne sont rien d’autre qu’un va et vient entre la Vertu et les vertus, avec la prise de conscience que toutes les vertus partagent ensemble la médiété, qu’elles reçoivent leurs substances, ne se nourrissent que dans la pratique et non la théorie, seul moyen d’éviter la naissance de la vanité. En Grèce, on trouvait les amis de la sagesse dans les gymnases plus que dans skolés, c’est-à-dire à l’exercice, comme on trouve les Francs-maçons à l’œuvre dans leur loge lieu propice au partage. Plus Sénèque écrivait à son ami Lucilius, plus il l’inclinait à la pratique des vertus, plus il changeait lui disant ainsi : « Je le sens mon cher Lucilius non seulement je me corrige, mais je deviens autres. »

La difficulté est double d’abord de passer de la norme, de la Vertu à la pratique des vertus et à leur exercice ; mais aussi de se construire une éthique en permanence. Seule la fraternité semble être capable de résoudre ce problème, la justice doit s’associer en permanence à l’amour de l’autre, du proche mais surtout du lointain.

En résumé nous passons du désir du bien moral éthique antérieure, au bien moral la norme fondamentale, à la praxis l’éthique postérieure l’application. C’est d’abord le désir de l’Un juste et bon, puis l’approche de la Connaissance de l’Un de sa contemplation, et enfin la praxis postérieure adaptée à la singularité des situations.

 

                                                     Jean-François Guerry.     

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Publié le par Jean-François Guerry
 RECENSION : TREIZIÈME CAHIER DE L’ALLIANCE Le banquet une éthique de la joie et du partage. Part III-

 

 

 

 VIENT DE PARAITRE-

 

Le banquet

une éthique de la joie et du partage

 

La nourriture contient l’incroyable merveille sensorielle du monde. Elle est indissociable de la vie mais on mange vraiment, seulement dans le partage.

Le monde naît dans le banquet !

 

Dans ce numéro, les auteurs nous invitent tour à tour à la table de l’antiquité gréco-romaine où les formes du banquet sont très ritualisées, à celle des récits bibliques, expérience de communion davantage que de consommation, en passant par la table de Gargantua et celle de la Renaissance, avant d’arriver à nos agapes fraternelles.

« Partager le pain et le sel », c’est par cette expression qu’on rappelle que les Frères se sont réunis pour les agapes. La forte charge symbolique de ces deux éléments, pain et sel, donne la pleine dimension de ce repas placé sous le signe de l’amour.

 

Et pour prolonger cette réflexion, il faut revisiter la vertu cardinale de tempérance, comme un écho au “toast du Tuileur“ qui appelle à « la sagesse et la modération dans l’usage des biens de ce monde ».

 

Au sommaire

 

Fred PICAVET,  Le banquet

Gaston-Paul EFFA, L’alliance sacrée avec la nature

François-Xavier TASSEL, Du banquet civique au banquet fraternel

Jean-Claude TRIBOUT, A la table de l’antiquité gréco-romaine

Richard BACIN, A la table de Rabelais

Jean DUMONTEIL, A la table des récits bibliques

Jeûnes et interdits alimentaires

Laurent QUIVOGNE, Abondance et sobriété

Jean DUMONTEIL, Méditation sur le pain, le sel, l’agape et la libation

 

 

 

« Cahiers de L’Alliance » n°13, Le banquet, Ed Numérilivre,

Paris, octobre 2022, 120 pages, 20 €. – abonnement un an, 3 numéros, 48 €.

 

 A commander sur   www.eosphoros.fr   ou   www.numerilivre.fr

 

 

 

Au rythme de 3 numéros par an, les « Cahiers de L’Alliance » sont édités par la Loge nationale de recherche de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.

 

Directeur de la rédaction : Jean DUMONTEIL  - Rédacteur en chef : Jean-Claude TRIBOUT

 

 

RECENSION : TREIZIÈME CAHIER DE L’ALLIANCE Le banquet une éthique de la joie et du partage. Part III-

 

 

Visiblement la rédaction du treizième Cahier de l’Alliance ne cède pas à la superstition et n’a pas hésité à associer le nombre treize au thème du banquet. L’on pense bien sûr à l’emblématique banquet de la Cène, mais pas seulement dans la mythologie nordique, l’on trouve aussi cette occurrence du nombre treize associée au banquet de Valhalla au royaume des dieux, ce lieu où repose les guerriers défunts. Lors de ce banquet le dieu de la guerre et du mal Loki (traduit aussi par Loge dans la tétralogie de Wagner !), dans un combat avec le fils d’Odin le dieu Baldr dieu de la Lumière, de la beauté et de l’amour le mis à mort. Pourtant le dieu Baldr tenait sa force de la cuisine préparée par les nymphes qu’elles avaient refusé de donner au dieu Loki.

Mais je m’éloigne un peu de cette recension du treizième Cahier de l’Alliance quoiqu’il y ait dans celui-ci beaucoup de nourritures pas seulement terrestres.

François-Xavier Tassel, consacre un article sur la faculté d’accueil du banquet, en effet la première chose que l’on fait après avoir ouvert sa porte au visiteur, à l’étranger c’est de la lui proposer de partager avec lui un repas. Parce qu’il faut « donner à manger à celui qui a faim et à boire à celui qui a soif. » L’auteur évoque la sédentarisation en relation avec la citoyenneté, les rituels communs qui sont propices à la convivialité. Il nous parle aussi de la « manducation » de Jean (Apo 10-8-11) s’alimenter de la Vérité.

Il termine son article par une réflexion que nous devons avoir me semble-t-il aujourd’hui sur notre destruction de la convivialité liée à notre manière prendre et non de partager nos repas. Cette modification alimentaire à commencé par le développement des fast-food, il fallait s’alimenter vite, seul, debout, en voiture pour se soumettre à des impératifs économiques et sociaux. Cette séparation, ce clivage s’accentue avec des modes alimentaires qui se transforment peu à peu en diktats. Il faut être végétarien, puis végétalien, puis végan, jusqu’à refuser de partager ses repas à la même table que des carnassiers, le banquet se communautarise à l’image de la société. Le banquet fini par séparer et non réunir.

Anselm Feuerbach- Le Banquet de Platon 1869 Staatliche Kunsthalle Karlsruhe (Allemagne)

 

 

 

 

 

Dans l’article suivant Jean-Claude Tribout nous rappelle la place des banquets de l’antiquité, qui n’étaient pas que des orgies. Il évoque le symposium, le Banquet de Platon, la table lieu des rencontres entre amis. L’auteur voit dans la table le lieu concret du vivre ensemble « sous la protection des dieux. »

La Cène Léonard de Vinci

Richard Bacin membre de la Loge François Rabelais et spécialiste du célèbre médecin écrivain nous convie à sa table. Un voyage gastronomique pour le corps et l’esprit avec Gargantua et Grandgousier qui n’ont pas de secret pour lui. Dans le « banquet thélémique » nous trouvons une alliance de la beauté et de la sagesse. Ce cheminement proposé dans les différentes sortes de banquets se fait à plusieurs niveaux de compréhension pour se terminer au « sommet de ce que représente le banquet : la cène divine tragédie… »

                                                     Jean-François Guerry.

À SUIVRE…

À LIRE : Le 13ème Cahier de l’Alliance.

Abonnement : GL-AMF – CAHIER DE L’ALLIANCE –

8, rue Gesnouin 92110 CLICHY.

3 numéros pour 48 €

Où chez : www.eosphoros.fr

Où chez Numerilivre : www.numerilivre.fr

 

VIDEOCONFERENCE


Serge LECLERCQ


Samedi 3 décembre 2022

10 heures





Histoires Chan,

histoires zen
 
 
 
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,

Nous avons le plaisir de te convier à la 2e vidéoconférence dans le cadre des VIIIes Rencontres de l'Académie Maçonnique Provence dont le thème général est :

 
Voies d'ici, voies de là :

rencontres d'ailleurs

Comme à l'accoutumée, cette vidéoconférence est ouverte à tous les Frères et Sœurs Maîtres de toutes les obédiences
  


Cette conférence aura lieu via ZOOM le samedi 3 décembre à 10 heures et nous recevrons
 
Serge LECLERCQ

GLDF


Histoires Chan, histoires Zen

Serge Leclercq, Franc-maçon de la Grande Loge de France depuis plus de 20 ans, a une formation de linguiste mais possède également des diplômes de littérature. Il est enseignant depuis l’âge de 22 ans d’abord en Collège puis au Lycée et à l’Université. Mais il a effectué sa carrière principalement en Asie. Une vingtaine d’années en Chine et une dizaine au Japon. Il sera Professeur de linguistique et littérature à l’Université du Yunnan, et plus tard, Directeur de l’Alliance française de Chengdu dans le Sichuan.

Ces régions lui offriront plusieurs opportunités. D’abord, il étudie le chinois moderne puis ancien. Il passera même un premier diplôme à L’INALCO (langues O) mais surtout, il se perfectionnera dans sa principale passion, les arts martiaux. En effet, il pratique depuis l’âge de 10 ans. Il a commencé par le Judo, puis le Karaté puis l’Aïkido. Dans cette discipline, il passe l’examen de ceinture noire, puis de moniteur fédéral et s’initie aux armes anciennes. En Chine, il a la chance de fréquenter de grands maîtres ayant pratiqué avant guerre et leurs disciples ancrés à la fois dans le présent et la tradition. Serge pratique quotidiennement et étudie systématiquement les différents styles (Boxe de Shaolin, armes anciennes, Taïchi chuan, Bagua, Xing Yi Chuan …), c’est-à-dire les styles externes et internes. Il passe également les diplômes qui lui permettront d’enseigner en France. Il fréquente aussi quelques médecins traditionnels pour connaître les bases de la médecine traditionnelle chinoise et du Qi Gong.

Puis, il décide de pousser la porte d’un temple bouddhiste chinois. Il est très bien reçu par le supérieur, Maitre Chun Fa qui lui enseignera la méditation chan et la lecture des sutra lors d’une mémorable retraite.

Il se fait beaucoup d’amis chinois et japonais, très entouré également de l’affection de ses étudiants.

La vie paraît paisible entre les cours à l’université, le Taichi, la méditation, l’étude des textes taoïstes et bouddhistes. À cela s’ajoutent la calligraphie et la musique (le luth).

Arrive le moment de rentrer en France. Un Maître japonais lui a demandé : « Pourquoi veux-tu étudier nos traditions ? N’y a-t-il pas d’enseignements semblables en Occident ? ». Sa première réponse a été : « Oui, on a eu ça dans le passé mais aujourd’hui on revient vers vous pour retrouver nos racines. ».

 
Revenu en France, Serge Leclercq se met à la recherche des racines occidentales souhaitant créer un pont entre traditions; Ce sera tout le sens de sa conférence...
 
 
 
 

 
N'hésite pas à diffuser cette invitation à tous les
Frères et Sœurs Maîtres de ton entourage.

 
Salutations très fraternelles,
Alain Boccard
Président



PS: Les ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence
sont toujours disponibles en cliquant ICI:

Marc Halévy, Construire Dieu, construire le monde, Préface de Jean-Jacques Zambrowski, Grand Maître honoris causa de la GLDF
Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie
Marc Halévy, Après la Modernité, quelle Franc-maçonnerie ?
Alain-Noël Dubart: La Franc-maçonnerie entre passé et avenir

Louis Trébuchet, Le désir des collines éternelles
Louis Trébuchet, Appel aux racines spirituelles du REAA
Jean-François Guerry, Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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