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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le
Le Roi Joiakîn

Le Roi Joiakîn

LA FIN DU DEUXIÈME LIVRE DES ROIS.

 

Texte mythique ou historique, il y a quelques jours Thierry un lecteur du Blog nous incitait à regarder un podcast de Thomas Römer (1) sur le site du Collège de France, podcast final d’une série de cours et conférences sur le thème : La Bible entre mythe et histoire.

Thomas Römer nous éclaire sur les textes vétérotestamentaires qui apparaissent comme plus mythiques qu’historiques à l’exception des Deux Livres des Rois.

Il est intéressant de constater que les fondateurs de la Franc-Maçonnerie ont fait le choix du symbolisme de la construction du temple du Roi Salomon et du mythe de l’architecte Hiram. Pour élaborer une méthode initiatique. Les rituels maçonniques toujours en vigueur dans les loges symboliques, appelées aussi loges bleues, ainsi que ceux des premiers degrés de perfectionnement font référence aux Livres des Rois. Thomas Römer souligne néanmoins au terme de son exposé, l’aspect théologique de la conclusion du Deuxième Livre des Rois. Rappel après la destruction du temple de Jérusalem plus de 10 000 hébreux ont été contraints à l’exil et sont captifs à Babylone.

Fin du Deuxième Livre des Rois :

 

La grâce du Roi Joiakîn.

 

« En la trente-septième année de la déportation de Joiakîn, roi de Juda, au douzième mois le vingt-sept du mois. Évil-Médorak, roi de Babylone, en l’année de son avènement, fit grâce à Joiakîn, roi de Juda, et le tira de prison.

Il lui parla avec faveur et lui accorda un siège supérieur à ceux des autres rois qui étaient avec lui à Babylone. Joiakîn ses vêtements de captif et mangea toujours à la table du roi, sa vie durant. Son entretien fut assuré constamment par le roi, jour après jour, sa vie durant. » (Fin du Deuxième Livre des Rois Jr 52-31-34 Bible de Jérusalem.)

 

Nous noterons que Joiakîn signifie celui que Dieu mettra en avant. Le fils ainé de Joiakîn était Chealtiel, et le fils de Chealtiel fut Zorobabel, bien connu des francs-maçons, nous le retrouvons dans des rituels au-delà du grade de Maître.

Cette dernière partie mythique du Deuxième Livre des Rois, qui apparaissait un peu mystérieuse, s’éclaire par son symbolisme. C’est l’annonce du renouveau de la grande lumière qui commence à paraître au point du jour. Le nombre 27 en rapport avec le 12èmemois, jour de la libération de Joaikîn n’est pas un hasard, le roi Évil-Médorak a fait preuve d’une élévation spirituelle en libérant Joiakîn. De même que le franc-maçon parvenu au-delà du 3ème degré tourne son regard vers les hautes sphères de la spiritualité.

Le nombre 27, est le nombre emblématique du premier degré des loges de perfectionnement(Au R E A A). On remarquera que 2+7= 9 nombre aussi bien présent, et que 9 est le multiple de 3.

Quand Joiakîn s’est assis à la table des rois, ce fut pour recevoir de nouvelles nourritures, les nourritures spirituelles qui lui manquaient lors de son exil, un nouveau cycle commençait. Un autre cycle sera accompli par son petit fils Zorobabel, mais c’est une autre histoire ! Si Joiakîn annonce le retour de la grande lumière, la révélation de celle-ci s’accomplira plus tard, seuls ceux qui sont dans le désir d’une plus haute spiritualité, de la contemplation de l’Un auront le Bonheur de la voir descendre sur terre.

 

Jean-François Guerry.

 

 

Le lien pour le Podcast de Thomas Rômer :   


> https://www.college-de-france.fr/site/thomas-romer/course-2021-03-04-14h00.htm

 

Thomas Römer

Thomas Römer


BIOGRAPHIE SITE Collège De France.

Professeur au Collège de France depuis 2007, Thomas Römer a occupé durant quatre ans la fonction de vice-président de l’assemblée et cinq ans celle de directeur de l’Institut des civilisations avant d'être nommé administrateur du Collège, à compter du 1er septembre 2019, par décret du président de la République, à la suite de son élection par l’Assemblée du Collège de France. 

Né en décembre 1955 à Mannheim (Allemagne), Thomas Römer a commencé sa carrière comme assistant de recherche en Ancien Testament à la faculté de théologie de l'Université de Genève, chargé de l'enseignement de l'hébreu biblique et de l'ougaritique (1984-1989). Il y a obtenu le titre de docteur en théologie, spécialisé en philologie biblique (1988). Thomas Römer a ensuite été nommé maître d'enseignement et de recherche (1989-1991) puis professeur adjoint de philologie biblique et d'exégèse biblique à l'Université de Genève (1991-1993). 

Thomas Römer devint en 1993, professeur ordinaire de Bible hébraïque à la faculté de théologie et des sciences des religions de l'Université de Lausanne, dont il a été le doyen de 1999 à 2003. Il a été professeur invité dans les facultés de théologie de Montpellier, Neuchâtel, Paris, Zurich, Mexico ainsi qu'au centre d’études théologiques et sociales de Managua, et directeur d'études invité à l'École pratique des hautes études (Vsection) en 1999-2000. Depuis 2007, Thomas Römer est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Milieux bibliques. Il a prononcé sa leçon inaugurale « Les cornes de Moïse. Faire entrer la Bible dans l'histoire » le 5 février 2009. 

Les travaux de recherche de Thomas Römer portent sur la naissance de la Bible dans le contexte du monde antique. Dans une perspective d’histoire des religions, son approche se caractérise par une analyse philologique et littéraire des textes, en dialogue avec l’histoire et l’archéologie du Proche-Orient ancien. Cette approche permet de faire ressortir la fonction des textes dans leurs milieux d’origine, répondant tout à la fois à des problématiques qui sont identitaires, culturelles, sociales ou politiques. C’est ainsi qu’il a pu proposer de nouvelles synthèses historiques, notamment sur la formation du Pentateuque, de l’historiographie biblique, ou encore sur les origines du dieu et de ses cultes dans les anciens royaumes d’Israël et de Juda. 

Thomas Römer est l’auteur de plus de trois cent cinquante publications scientifiques : articles, ouvrages savants, éditions… parmi lesquels on peut distinguer La première histoire d'Israël : L'École deutéronomiste à l'œuvre (Labor et Fides, 2007), L’invention de Dieu (Seuil, 2014) ou encore Aux origines de la Torah : nouvelles rencontres, nouvelles perspectives(Bayard, 2019) en collaboration pour ce dernier ouvrage avec Israël Finkelstein. Il a également contribué à la diffusion de ses recherches auprès du grand public, par la publication de livres comme La Bible, quelles histoires ! (Bayard, 2014) ou Les 100 mots de la Bible (Que sais-je, PUF, 2016).

Thomas Römer dirige depuis 2013 l’unité mixte de recherche 7192 Proche-Orient-Caucase : langues, archéologie, cultures (CNRS/Collège de France/École pratique des hautes études). Membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 2016, ainsi que de nombreux comités éditoriaux de revues et de collections scientifiques prestigieuses comme Ancient Israel and its LiteratureJournal of Biblical Literature ou encore Semitica, dont il est le directeur, il a été distingué à de nombreuses reprises, notamment en France (prix d’histoire des religions de la Fondation « Les amis de Pierre-Antoine Bernheim »), en Afrique du Sud (professeur extraordinaire de la faculté d’études religieuses de l’université de Pretoria) ou encore en Israël (doctorat honoris causa de l’université de Tel Aviv). Thomas Römer est chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur.

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Publié le par Jean-François Guerry
LES VILES PASSIONS

LE VILES PASSIONS

 

Combattre les viles passions, pour mettre fin au pathos grec au patior latin à ces états affectifs qui détruisent l’esprit et l’âme, empêchent la joie de se répandre dans les cœurs.

Ces viles passions sont les passions tristes, celles que Pierre Damascène l’évêque de Damas (1) dénombrait jusqu’à presque trois cents. L’expression de passions tristes, fut reprise par Spinoza.

Parmi celles-ci la haine, l’envie, la peur sont en développement dans notre société elles nous empêchent d’agir, de construire d’espérer. Elles rendent l’homme faible, incapable d’être à la fois ferme dans sa conduite, exemplaire dans ses actions, digne et respectueux, ferme et généreux, tolérant sans être laxiste.

 

Solange Sudarskis dans son dernier livre Il était une fois un mythe, Hiram, (2) fait référence au Vedanta (3) qui énonce cinq causes de la souffrance humaine : « La première, c’est de ne pas savoir qui l’on est. La seconde, de s’identifier à son ego ou à son image de soi. La troisième est l’attachement à ce qui est éphémère et irréel. La quatrième est d’avoir peur de ce qui est éphémère et irréel. Et la cinquième est la peur de la mort. »

 

C’est pourquoi, la Franc-Maçonnerie propose à l’adepte le combat contre les viles passions, et la métamorphose de l’homme intérieur. La construction d’un homme capable d’ouvrir le compas de l’esprit sur le monde réel, en conscience avec fermeté mais aussi avec compassion pour ses semblables, sans peur des différences, pour être libre. Être un homme debout, qui ne cède pas à la haine de l’autre, mais aussi un homme de devoir, qui sait que toutes les faiblesses favorisent les extrémismes.

 

Jean-François Guerry.

 

  1. Pierre Damascène fut Évêque de Damas au VIIème siècle. Un adepte de la philocalie c’est-à-dire de l’amour du beau, du bon, du vrai. Probable rédacteur de deux précis à l’usage des moines hésychastes. Dans ses écrits il énonce les vertus corporelles et psychiques, pour combattre les 298 viles passions. L’apprentissage de ces vertus devant se faire par degrés successifs, on aboutit ainsi à une métamorphose de l’être. Il démontre l’universelle bonté du principe (Dieu) et toute la liberté de l’homme à travers la pratique spirituelle. La pratique des vertus est la force motrice de la vie spirituelle, de la réalisation spirituelle qui mène à la vertu principale de charité et son couronnement intellectuel qui est la contemplation de l’Un.

 

  1. Solange Sudarskis Il était une fois un mythe, Hiram Éditions Ubik, Académie Maçonnique de Provence. Collection l’Intégrale.

 

  1. Vedanta : Doctrine de la philosophie mystique indienne, Vedanta signifiant aboutissement, fin. Le soi est le même que celui de la nature. Relier avec les Upanishads partie finale des Vedas.
LES VILES PASSIONS

Le mot du philosophe

(1) Le roseau pensant

L'être humain est un vivant pensant. Blaise Pascal, philosophe, physicien et mathématicien mort en 1662 ne craignait pas d'affirmer que "l'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant. Toute notre dignité consiste en la pensée. L'homme est visiblement fait pour penser: c'est là toute sa dignité et tout son mérite; et tout son devoir est de penser comme il faut." (Pensées, art II, no.11-12, Paris, Librairie Victor Lecoffre, 1882)

Notre époque bafoue largement cette fameuse maxime. Les gens préfèrent ne pas penser ou tout simplement préfèrent laisser penser quelqu'un à leur place. Ils acceptent aisément de s'aligner sur l'opinion commune. L'effort est moins grand et la conscience personnelle renvoie alors sa responsabilité à la décision collective.

Est-il vraiment nécessaire pour être un homme, de réfléchir, d'adopter une philosophie, une métaphysique? Beaucoup de gens ne vivent-ils pas autour de nous sans faire aucun effort intellectuel - et fort bien, semble-t-il - sans philosophie, sans religion, sans croyances d'aucune sorte ? Sont-ils plus malheureux que ceux qui passent quelques moments chaque jour à réfléchir sur le sens de l'existence, le pourquoi des choses, s'interrogeant sur des questions morales ou éthiques ? Certains ne craignent-ils pas de dire qu'il ne sert à rien de se casser la tête à trop réfléchir, car de toute façon, on n'y peut rien ? Et ils versent aisément dans la moquerie ou le fatalisme le plus total.

Bien plus, certains prétendent que l'être humain ne peut aboutir à rien de certain et qu'il est irrémédiablement condamné à ne rien affirmer de définitif. Bref, l'être humain est condamné à l'ignorance. Le doute devient à jamais son lot pour le temps présent. Le scepticisme envahit son esprit, cet état qui en vient à refuser toute adhésion à des croyances ou des affirmations généralement admises par tous. Le scepticisme radical va encore plus loin: il ne craint pas de dire que la vérité absolue n'existe pas et qu'en conséquence il faut suspendre constamment son jugement sur toutes choses.

Mais à bien y penser l'attitude sceptique se retourne habituellement contre elle-même. Il n'y a pas, selon elle, de vérité, et du même coup,elle affirme la vérité du scepticisme. Elle enseigne qu'il faut oser douter de tout, mais elle ne se permet pas de douter qu'il faille douter de tout. Étrange contradiction, ne trouvez-vous pas ? Car "enfin, si je ne puis posséder aucune certitude, je ne puis être certain de n'être jamais certain de rien." Conclusion: celui qui adhère au scepticisme cesse par le fait même de l'être.

Le scepticisme est donc faux spéculativement parlant. Il est en outre pratiquement intenable. L'être humain est un être d'action. Il ne peut pas ne pas agir, et agir c'est toujours...choisir. Or, comment arriver à choisir, comment arriver à préférer faire ceci plutôt que cela, si toute vérité absolue, toute science objective des valeurs m'est inaccessible ?

S'il m'est impossible comme être humain d'arriver à un jugement certain, il me faut également, logiquement, cesser d'agir. Ce qui est impossible, car la vie nous presse constamment, dans le quotidien, à prendre position, à nous compromettre. Le scepticisme poussé dans ses conséquences logiques, nous pousserait à l'immobilisme, à l'inertie, même à la mort. Vous comprendrez que je refuse une telle attitude, car.. j'ai toujours le goût de vivre !

Ainsi donc, par le seul fait que nous sommes embarqués dans cette existence, sans l'avoir voulue ni souhaitée, nous sommes tenus de réfléchir et de penser le monde, l'humanité, et forcément d'agir en conséquence." S'il ne faut pas philosopher, il faut encore philosopher, disait Aristote. Entendons par là que tout homme, par le fait même qu'il est un homme, est un philosophe qui s'ignore. L'homme fait de la philosophie, comme il respire. C'est même ce qui le distingue fondamentalement de l'animal qui erre dans les rues, qui broute dans les champs, qui nage dans le fond des mers, qui vole dans le ciel bleu.

L'animal jouit, souffre, subit les événements, sans s'interroger à leur sujet. L'homme au contraire, examine, regarde le monde et le domine par son intelligence. Il peut même s'élever au-dessus du moment présent, regarder son passé et jeter un regard sur l'avenir. Il peut donc envisager sa vie dans son ensemble et porter un jugement.

Si humble et si petit soit-il, l'être humain a donc le privilège de penser sa vie. Le philosophe allemand Heidegger mort en 1976 disait que "l'homme est un être qui réfléchit sur son destin." En ce sens, il reprend les mots de Blaise Pascal qui dit de l'homme qu'il est un roseau pensant, dont la dignité est de penser. Oui l'homme est visiblement fait pour penser. Il est condamné à le faire à chaque instant de sa vie. C'est là toute sa grandeur.

6 janvier 1997

Auteur Anonyme

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Publié le
Le Collège de France

Le Collège de France

Thierry, un lecteur du Blog nous recommande un cycle de conférences du Collège de France par Thomas Römer, dont:

 

"La Bible entre mythe et histoire"

 

Accès avec le lien ci-dessous.

CONFÉRENCES COLLÈGE DE FRANCE

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Publié le par Jean-François Guerry
LA PLACE DE LA VERTU

LA PLACE DE LA VERTU

 

La place de la vertu est au centre de notre cœur et de la société. Pour les sœurs et les frères la vertu est principe, chose et but de leur recherche. Ils découvrent la vertu dans le silence en écoutant les battements de leur cœur. Quand leur conscience parle, ils deviennent capables d’écouter les autres et de recevoir les bienfaits de leurs différences. C’est l’accord entre leur esprit et leur cœur qui fait vibrer leur âme, les bonnes âmes ne souffrent pas, elles sont libérées de toutes les souffrances.

C’est à leur bonne volonté que l’on reconnaît les sœurs et les frères, ils sont capables de faire, d’agir en silence, ils sont de parole. Ils ne sont pas que des mots sans sens, ils ont dans leurs cœurs une force infinie, si bien établie que rien ne peut la détruire, elle les encourage, les guide et les soutient dans leur action. C’est ainsi qu’ils peuvent persévérer dans le bien, vers la fraternité.

La compassion est une force pas une faiblesse, la tempérance demande une volonté sans faille. On ne construit pas le temple en une journée, on construit le temple pour soit et pour y accueillir les autres.

La méthode du symbolisme de la construction fait référence au Roi Salomon, le Roi de Paix à la justice légendaire. Seul le juste est capable d’illuminer les autres avec la pureté de ses intentions et la force de son cœur. On ne naît pas vertueux et juste, on le devient à force de travail de purifications successives, grâce à l’écoute ferme et fraternelle. Seule l’association de la justice et de l’amour peut libérer les hommes de la souffrance et sauver l’humanité. Ce mariage, cette communion, cette alliance entre la force de l’amour et la justice est lit où vient se reposer l’harmonie. C’est la plus grande des sécurités pour nous-mêmes et notre société. Ni faiblesse ni haine, une juste médiété, un juste milieu, une chambre de paix où travaillent les Maîtres où les hommes sont libres, et vertueux.

 

Jean-François Guerry.

LA PLACE DE LA VERTU
COMMUNIQUÉ : LE NOUVEAU CAHIER DE L'ALLIANCE EST PARU.
Consignes Sanitaires, Fiction.
 
ACTE I-

Mes soeurs, mes frères les temples sont fermés pour cause de pandémie.Réunions en vidéos !

 

ACTE II-

Vous pouvez reprendre vos travaux

Avec des gestes barrières.

Avec des masques.

Avec du gel.

En désinfectant vos outils.

Sans accolades fraternelles.

Sans gestes symboliques.

Sans contact.

Sans cérémonies.

Sans chaînes d'union.

Sans Agape.

ACTE III

La Lumière revient.

Est-ce que cela à un sens, le nouveau Cahier de l'Alliance apporte quelques réponses à vos questions. Tous ceux dont la vocation est de construire des ponts entre les hommes, trouveront des réponses à leurs questions après cette période particulière, ou le geste fût perdu en même temps que la parole....

Jean-François Guerry.
LA PLACE DE LA VERTU

La beauté du geste: Corps et sens dans la pratique rituelle.

Cahiers de l'Alliance N°9 Éditions Numérilivre Paris Juin 2021, 116 pages , 18€ -abonnement 3 numéros par an 48 €

A commander sur:

www.eosphoros.fr ou www.numerilivre.fr

Contact : cahiers.alliance@alliance.fm

Note : Après lecture une recension sera faite comme d'habitude.

LA PLACE DE LA VERTU

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Publié le par Jean-François Guerry
PARTHÉNON

PARTHÉNON

CONSTRUIRE

 

À force de construire, j’ai fini par me construire… Les ouvriers inspirés, ont tournés leur regard vers la Lumière, ils se sont mis à l’œuvre pour construire un temple à l’éternel, au principe qui habite toute vie. Dès le matin dans la carrière les coups de maillet résonnent sur les pierres. Les colonnes pierre après pierre surgissent de la terre et montent jusqu’au ciel. Elles puissent leur force dans la terre et dans le ciel. Les chants des apprentis et compagnons s’élèvent du chantier. Soliman le Roi pacifique de Salem visite le temple en construction avec le Maître Architecte…

 

Dans certaines loges, l’on construit le temple avant chaque tenue régulière, dans ces loges tous les frères connaissent l’emplacement des colonnes, des outils symboliques, de Lune et du Soleil, le fil à plomb, l’équerre et le compas, la règle, le niveau…En silence ils travaillent, leur pavé mosaïque s’étend sur toute la surface de la terre, leur regard va du zénith au nadir, tout à l’heure le souffle du Vénérable consacrera le temple.

Apprenti Franc-Maçon

C’est au pied du mur que l’on voit les maçons véritables, quand certains travaillent en silence, d’autres parlent de leur futur avancement, ils détournent leur regard des travaux, ils cherchent qui pourra leur accorder une augmentation de salaire. En ne construisant pas le temple, comment pourraient-ils espérer se construire eux-mêmes ? Ceux qui n’ont pas trouvé le chemin du chantier, n’ont pas trouvé celui de leur cœur. Ils souffrent tenaillés par l’ambition et l’orgueil.

Leurs frères qui travaillent sont reconnus comme tels, ils ont la joie dans leur cœur. Ce soir encore une fois, je vais avec mes frères être dans la joie de reconstruire ma loge qui est semblable : « au corps glorieux, au corps de Lumière contenant l’espace, le temps, l’univers, corps de Lumière, corps de vie. » (Extrait de Rituel)

 

Jean-François Guerry.



Programme d'été et de la rentrée


Académie Maçonnique

Provence


 
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,

 
C'est une vraie lettre-programme que toute l'équipe de l'Académie Maçonnique Provence a le plaisir de t'adresser aujourd'hui et un programme plus que complet...
En voici les grandes lignes que nous aurons de nombreuses occasions de détailler plus avant au cours des semaines à venir.
Une fois n'est pas coutume, procédons dans l'ordre chronologique...inverse !

Nous aurons le plaisir de vous accueillir le samedi 25 septembre au Château Saint Antoine pour les VIes Rencontres sur le thème de l'année 2021 "Les racines profondes de la Franc-Maçonnerie" et nos 4 conférenciers seront:

Louis Trébuchet, "Les racines spirituelles du REAA"
Georges Rela, "L'Hermétisme Alexandrin"
Jean-François Guerry, "Exercices spirituels antiques et Franc-Maçonnerie"
Marie-Thérèse Besson, sur un sujet que nous vous dévoilerons ultérieurement.

Les conférences seront également diffusées en direct via Zoom pour les nombreux Frères et Sœurs qui sont loin de la Provence...

Retenez également la date du samedi 4 septembre pour une manifestation très spéciale: 
"Dialogues à hautes voix"
 
"À hautes voix" est en effet le nom de la collection coéditée par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence, destinée à permettre à des personnalités éminentes d'exprimer leurs points de vue sur le rôle et l'avenir de la Franc-Maçonnerie et des Francs-Maçons.
Questions sensibles, s'il en est, et qu'au fond de soi chacun se pose.
Nous n'avons pas l'ambition d'apporter des réponses mais simplement de nourrir le débat individuel et collectif et pour ce faire nous accueillerons deux prestigieux invités:
Alain-Noël Dubart, Chirurgien, Ancien Grand Maître de la GLDF
Marc Halévy, Physicien, Philosophe, Expert de la Complexité, Grande Loge Régulière de Belgique
Tout deux présenterons leur ouvrage et leurs idées et surtout débattrons et échangerons avec l'ensemble des participants présents.
Un grand moment à n'en pas douter que ce samedi 4 septembre...

Et durant tout l'été chaque jeudi , à partir du jeudi 24 juin se dérouleront les
 
"Entretiens d'été du Collège Maçonnique" 

dont le thème général sera
 
"L'éthique en question "
 
Ce sont pas moins de 11 conférenciers qui seront reçus tout au long de l'été au cours de visioconférences gratuites et ouvertes à tous les Frères et Sœurs de toutes les obédiences et de tous les grades.
Vous trouverez en cliquant ici le programme détaillé ainsi que le lien permettant l'inscription obligatoire.

L'été sera chaud et la rentrée chargée, n'est pas qu'une simple accroche, mais une réalité.
Nous vous rappellerons régulièrement les détails de tous ces rendez-vous passionnants et restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

En attendant,  nous vous souhaitons un très bel été.
Prenez soin de vous, des vôtres et des autres !

 
Salutations très fraternelles,
Alain Boccard
Président



PS: Les 3 premiers ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence sont toujours disponibles en cliquant ICI:

Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie.
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram


Contact : academie.maconnique.provence@gmail.com
Téléphone: 06 ​42 26 75 95

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Publié le par Jean-François Guerry
J'ai un problème avec l'adresse mail de : J-P. V... qui a demandé l'envoi des textes en format word !

 

Merci à lui de me faire parvenir à nouveau son adresse à :
courrierlafmaucoeur@gmail.com

 

Merci d'avance. 

JF GUERRY

 

 

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Publié le par Jean-François GUERRY
LA PREMIÈRE LETTRE, LE PREMIER MOT...

LA PREMIÈRE LETTRE, LE PREMIER MOT…

 

 

Je suis assis sous la lune en tête de la colonne du nord, après être descendu dans la caverne. Je suis au pied de l’Orient à proximité des trois grandes lumières. Les mains posées sur les genoux en silence prêt à recevoir les bienfaits de la lumière, je cherche mes mots. Commencement ou fin d’un cycle, comme un point sur la circonférence d’un cercle, je cherche le centre.

Plus loin très loin à l’est, je vois aussi des frères assis en attendant la première lettre, le premier mot. Il sont prêts à recevoir l’enseignement ultime, la plus haute métaphysique au-delà de laquelle règne le royaume de l’harmonie, de la paix de l’âme, du silence. Ces frères sont proches de (Upa), près de (ni), en bas assis (shad )aux pieds de leur guru.

Ici en Occident, pas de de guru, mon guru est ma loge mère et mon rituel. Pourtant la même révélation Shruti, la même recherche de la connaissance de l’origine de l’univers, la même recherche de la relation entre notre mental et la matière ; la recherche de ce que je suis, de mon unité au sein de la diversité. Deux méthodes initiatiques parallèles, universelles, adogmatiques, une tradition première, primordiale, unique accessible à l’esprit humain.

 

La première lettre est le I ou le B, le I de Isha et le B de Boaz. La force qui est en lui, en nous.

C’est le mot des apprentis des aspirants à la lumière, sur la voie la spiritualité, de leur aspiration à l’unité.

Ceux qui s’engagent de leur libre volonté vont devoir accomplir, établir, construire en eux le temple de l’esprit. Ils travaillent en silence répétant lettre après lettre, mot à mot pour éviter toute dégradation, tout glissement et ne pas perdre la parole originaire. Le Aum évite la convoitise de la richesse d’autrui. Il résonne à la porte de notre richesse intérieure, en espérant un jour l’atteindre, c’est-à-dire s’élever vers les plus hautes sphères de la spiritualité. Le myste en se concentrant sur l’immuable, parvient à passer de la dualité qui l’écartèle à l’unité qui réunit tous ce qui est épars. Il contemple dans le delta lumineux le nombre trois l'Un. Il voit tous les êtres vivants dans l’Un, et l’Un dans tous les êtres. Il ne ressent plus aucun trouble, aucune haine, aucune souffrance. Il n’y a plus pour lui que la justice et l’Amour. La joie est dans son cœur. Il a retrouvé la première lettre, le premier mot.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

NOTE : Vous l’aviez compris cette réflexion est inspirée des Upanishads en particulier de l’Isha Upanishad.

LA PREMIÈRE LETTRE, LE PREMIER MOT...

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Publié le par Jean-François Guerry Jean-Pierre Rousseau
SOCRATE

SOCRATE

« Je sais que je ne sais rien » - Socrate-

 

 

Drôle d’affirmation de Socrate à ses élèves, ironie socratique, modestie feinte, ou humilité de la figure d’un sage. Tout homme qui frappe à la porte du temple, est à la fois instruit de bien des choses inutiles et en recherche de la vérité. Plein de certitudes et plongé dans le doute le profond. Conscient du chemin parcouru et de l’infinité de ce qui lui reste à faire pour atteindre l’inatteignable, l’inaccessible étoile. Fier de ses lumières et inconscient de sa part d’ombre. Il sait faire les deux premiers pas, il lui manque le troisième.

Le jeune franc-maçon dès qu’il reçoit la lumière, ses frères lui donne les clés, les mots, les paroles, les gestes et les outils symboliques. Il déclare surpris : je ne sais lire, ni écrire tout ceci est nouveau pour moi. Incapable de comprendre cette propédeutique mystérieuse il se retranche en silence.

GOETHE

Le frère Goethe pendant la dernière période de sa vie s’est confié à son secrétaire Johann Peter Eckermann dans Ses entretiens. Il lui a dit : « Les gens ne savent pas ce que cela coûte de temps et d’effort pour apprendre à lire. Il m’a fallu quatre-vingts ans pour cela et je ne suis même pas capable de dire, si j’ai réussi. »

 

La lecture précède l’écriture, lire tout, lire le tout. Lire en soi-même est l’effort préalable, pour pouvoir lire le monde. Pour pouvoir écrire sa vie, construire sa vie et nourrir la folle ambition de construire un peu le monde. Lire en soi pour s’initier, c’est-à-dire commencer sa croissance intérieure, cette croissance éveil puissant de la conscience. C’est l’enseignement de Sri Aurobindo.

 

Jean-François Guerry.

 

Sri Aurobindo

« Une vision s’éclaira sur les hauteurs sans horizon,

une sagesse s’illumina, venue des profondeurs sans voix :

la Vérité s’élargit d’une interprétation plus profonde,

immense inversion de la Nuit et du jour ;

toutes les valeurs du monde changèrent, exhaussant le but de la vie ;

alors apparurent une parole plus sage, une pensée plus vaste

que n’en peut apporter le lent labeur du mental humain,

un sens secret s’éveilla, qui pouvait percevoir

une Présence, une Grandeur partout.

L’univers n’était plus ce tourbillon absurde

roulé inerte sue une machine énorme :

il rejetait sa façade grandiose et sans vie,

non plus mécanisme ni œuvre du Hasard,

mais mouvement vivant du corps de Dieu.

 

(Sri Aurobindo extrait de La Croissance Intérieure)

 

Note : on distingue ici l’ordre intérieur en marche après le chaos, Dieu peut être remplacé par Théos, par Principe d’ordre.

Je sais que je ne sais rien - Socrate.

 

  « Pour un Maître Maçon, la recherche de l'Unité tant prônée par notre rite : Est-elle concevable ? Possible ? Sinon même utile ? »

 

 

Religion dualité ténèbres lumière,

Dichotomie de l'Univers mes chers frères !

Manichéisme ciel enfer honni de Voltaire,

Car matière et esprit sont complémentaires.

Faiblesse de tout ramener au binaire.

 

Quel sujet ? Le damier blanc noir ne suffit plus.

Trois colonnes trois lumières et trois vertus,

Par le message du rituel d'initiation,

Associent de manière transcendantale

Le physique l'émotionnel et le mental.

 

Capacité de se grandir, de tendre vers,

Sous l'œil du Grand Architecte de l'Univers,

Juste équilibre entre Maîtrise et Divin,

Médiateur entre la créature et le Créateur,

Au centre du cercle à la recherche du bonheur,

Homme vrai par le corps par l'esprit par le cœur.

Jean-Pierre Rousseau.

Je sais que je ne sais rien - Socrate.
Avec l'aimable autorisation de l'auteur.

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Publié le par Jean-François Guerry
Acacia

Acacia

L’INITIATION À LA MORT.

 

Apprendre à vivre c’est aussi apprendre à mourir. L’initiation comme la mort est commencement, une porte se ferme, une autre s’ouvre. Quand il est minuit c’est déjà l’annonce du retour à la lumière.

 

Je vois la branche d’acacia sur le tertre, elle pousse sur le cadavre, elle ne périt pas elle imputrescible.

 

Le phénix brûle dans la lumière des flammes, en donnant naissance à un nouvel œuf. Ainsi rien ne meurt tout se transforme. On s’initie à la mort.

 

Jean-François Guerry.

L'INITIATION À LA MORT
Avec mes excuses pour la présentation lecture à faire plein écran en décalant légèrement sur la gauche.
Profiter de la vie

 

 


Ce jour-là, on venait d'apprendre la mort accidentelle, dans des circonstances tragiques, de deux personnalités des médias. Sur toutes les chaînes de télévision, on diffusait les réactions de parents, d'amis, d'étrangers même, tous aussi ébranlés.

 

 


À un ami d'une des victimes, l'animateur demande en fin d'interview : " Et vous-même, que retenez-vous de cet événement? Qu'est-ce que ça vous dit, personnellement? " Après un court moment d'hésitation, l'ami répond sur un ton grave : " Ca me dit que la vie est courte... Je vais en profiter pleinement... "

Tout le monde comprend le sens de cette réflexion. Mais afin de creuser davantage, j'ai voulu savoir ce que quelques personnes autour de moi comprenaient de la formule : profiter de la vie. Si j'écarte ceux des farceurs, la plupart des commentaires que j'ai obtenus m'ont paru très significatives : profiter de la vie c'est être plus attentif au lever et au coucher du soleil, à la texture des feuilles, au rythme de saisons, aux rapports avec les intimes, les proches, les amis, avec les autres en général; s'occuper davantage des enfants, servir la société, quelques vagues projets écologiques ayant même été esquissés...; s'amuser davantage, consacrer plus de temps aux loisirs, faire plus souvent l'amour, s'engager socialement, faire des choix plus exigeants en fonction de valeurs plus élevées; consacrer du temps à s'épanouir, se développer.

En résumé, je dirais que, pour la plupart de ces personnes, profiter de la vie revenait, en somme, à faire de meilleurs choix, à veiller davantage à la qualité des rapports humains et à une meilleur communion avec la vie même, en particulier avec la nature…À chacune d'entre elles – comme à moi-même, je m'empresse de le souligner – j'avais envie de dire : " Mais qu'est-ce qui t'empêche de profiter davantage de la vie ici et maintenant? Où est donc l'obstacle? Tout ce que tu estimes être l'essentiel se trouve à ta portée! Non? "

L'obstacle qui empêche de profiter davantage de la vie semble dû à l'état de sommeil où nous sommes plongés, sans nous en rendre compte. Nous vivons comme des automates. Prendre conscience, à un moment donné, que la vie est courte et qu'il faut d'autant plus en profiter, c'est avoir un choc, se réveiller subitement de l'état léthargique que nous entretenons par habitude, par lassitude aussi peut-être. Après l'enfance, la faculté d'émerveillement s'émousse rapidement.. La vie perd de son relief. Presque tous les gestes deviennent une corvée. Par exemple, faire les courses. On achète les fruits et les légumes sans s'investir! C'est pourtant un geste sacré, un acte par lequel on communie avec la nature. Et si je donne cet exemple c'est que la découvertes des fruits et des légumes est récente pour moi et qu'elle a été l'occasion d'une révélation.

Profiter de la vie, ça me paraît aussi être plus attentif aux gestes de tous les jours. Par opposition à vivre dans son mental, absorbé par le bavardage incessant dans sa tête; engourdi par le bourdonnement des mots, le collage figé de pulsions émotionnelles, passant d'un état à un autre, dans une discontinuité, un éparpillement, un éclatement de la conscience d'être. C'est pourtant l'état habituel dans lequel nous vivons notre vie, un état dont il est d'autant plus difficile de se libérer qu'on n'en est pas conscient. Je pense même qu'il est impossible de s'en libérer tout à fait. Car cet état d'instabilité mentale semble faire partie de la nature humaine. Mais ce n'est pas, comme tel, un état malheureux, plutôt un état d'absence à soi qui empêche de profiter de la vie parce qu'elle est subie plutôt que vécue consciemment.

Ce qui me frappe dans la plupart des commentaires que j'ai recueillis, c'est de constater jusqu'à quel point profiter de la vie se trouve dans les petites choses dont elle est faite, les gestes les paroles, les regards, les attentions… J'ai déjà dit que la voie sur cette planète est celle des petites choses; se lever, se laver, ouvrir le frigo… et tout le reste, jusqu'au moment où on ferme la lumière dans l'attente du sommeil. Les petites choses, par rapport à l'idée qu'on se fait qu'il n'y a que les grandes entreprises qui sont importantes. Alors que profiter de la vie, c'est porter attention à chaque moment de la vie: porter attention non pas à la notion du temps, mais, concrètement, à chaque tranche du temps de la vie.

En définitive, le sentiment de profiter pleinement de la vie réside dans la conscience d'être; on peut faire les mêmes gestes avec ou sans cette conscience d'être. Le sentiment de plénitude n'est donc pas seulement dans ce qu'on fait, mais dans l'attention à ce qu'on fait et à ce qu'on est , dans le temps de la vie. Il n'y a là rien là de très nouveau, j'en conviens. Ce serait même plutôt banal. Mais il se trouve que pour s'éveiller à l'importance de la conscience d'être jusque dans les petits gestes, dans les tranches du temps de la vie, un choc est nécessaire. Et c'est généralement la mort autour de soi qui provoque ce réveil, cette prise de conscience. C'est peut-être même une fonction de la mort que d'éveiller ceux qui restent, du moins ceux qui n'ont pas le sommeil trop lourd, l'engourdissement trop collant, l'ankylose trop gluante...

C'est la mort qui éveille à la vie. La mort des autres. Et la perspective, parfois même la menace, de sa propre mort…

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Publié le par Jean-François Guerry
LA BEAUTÉ DES LARMES D'ARGENT

LA BEAUTÉ DES LARMES D’ARGENT.

 

Quand allons-nous pleurer avec des larmes d’argent ? à quand le retour de l’humilité. Dans son dernier livre Solange Sudarskis Il était une fois un mythe, Hiram, nous rappelle le Psaume 126-5,6.

Dans la chambre du milieu les maîtres pleurent la perte de l’Architecte tué par l’ignorance, le fanatisme et l’ambition. Nous dirions aujourd’hui par l’arrogance, l’ego, le désir de célébrité, la lumière des apparences, la volonté d’avoir avant de savoir, avant d’agir pour être.

Les larmes d’argent coulent sur les tentures de la loge en chambre du milieu, elles coulent aussi sur le drap mortuaire symbolisant les âmes lumineuses qui s’élèvent quand la chaire quitte les os, elles sont lumières de lune.

« Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent en chantant. »

« On s’en va, on s’en va en pleurant, on porte semence »

On s’en vient, on s’en vient en chantant, on rapporte des gerbes. » (Psaume 126-5,6) Chant du Retour, Cantique des montées.

 

Les larmes de lune d’humilité, annoncent le retour du maître plus radieux que jamais au soleil levant.

 

Jean-François Guerry.

 

 

À Lire : Il était une fois un mythe, Hiram de Solange Sudarskis. Éditions UBIK – Académie Maçonnique de Provence.

LA BEAUTÉ DES LARMES D'ARGENT
POUR COMMANDER LE LIVRE
J'ai le bonheur de vous faire bénéficier de textes qui m'ont été transmis par Claudius un lecteur du Blog. Ces textes ont été écrits par un franc-maçon humble et qui a souhaité rester anonyme.
LA BEAUTÉ DES LARMES D'ARGENT
Réflexion collective sur le Bonheur !


Avertissement. Ce texte n'est que la réunion des notes prises par les uns et les autres durant la soirée, d'où la sécheresse du style et l'absence de liens logiques systématiques.

 

Thème général : le bonheur

 

Peut-on le définir et si non, quels en sont les principaux caractères?

Argument contre l'existence du bonheur : si le bonheur est l'absence de souffrance, on a toujours une tension vers lui ; mais la satisfaction n'est jamais atteinte, les désirs sont toujours insatisfaits, et donc le bonheur est inaccessible. En effet, en cas de souffrance, on cherche à réduire cette souffrance par le plaisir ; quand ce plaisir est insuffisant, la souffrance demeure, et quand le plaisir dépasse cette souffrance, l'ennui prend peu à peu sa place. Dans tous les cas, le bonheur ne peut être atteint. Il est le plus souvent remplacé par la recherche de plaisirs.

Rapport entre plaisir et bonheur : le bonheur semble être un plaisir très intense. Comme le plaisir, il aide à réduire la souffrance. Mais, à la différence du plaisir, le bonheur ne peut pas céder la place à l'ennui et à la lassitude ; d'autre part, le bonheur est plus durable qu'un plaisir intense (le bonheur s'étale sur une échelle de temps moyenne à longue [sa durée est très variable et indépendante de son intensité], le plaisir à plus courte échelle). Enfin, les plaisirs semblent essentiellement liés aux sens, tandis que le bonheur est en rapport avec les sentiments ou l'intellect, et a plus à voir avec un état d'esprit qu'avec une sensation. Ainsi même un bonheur causé par une musique, par exemple, n'est pas directement lié à l'audition puisque ce bonheur est accompagné de la sensation qu'il y a quelque chose de plus à comprendre dans cette musique que les sons ; de plus, localiser précisément dans une pièce le passage musical créant le bonheur est impossible, contrairement aux plaisirs dont les causes sont aisément reconnaissables. Autre différence : le bonheur mobilise bien plus l'esprit que les plaisirs même les plus intenses, en ce sens qu'il peut empêcher totalement l'esprit de penser à autre chose, qu'il donne lieu à une plénitude de sentiment. Enfin, les bonheurs d'origines différentes donnent lieu à un sentiment unique, tandis que le sentiment de plaisir varie avec sa cause.

[Remarque : il semble difficile de parler du bonheur sans le ressentir au moment où on en parle. Cependant, il est possible de se remémorer des sentiments sans nécessairement les revivre, mais sous forme de concept (ce qui est différent d'une description intellectuelle), càd ressentis sous une forme atténuée en intensité mais qui en conserve tous les traits.]

Contrairement à une opinion répandue : il n'y a pas forcément de malheur correspondant à un bonheur. Le bonheur peut ainsi être intrinsèque, sans référence à l'absence d'une souffrance. Il semblerait que la dichotomie entre les bonheurs intrinsèques et les bonheurs antagonistes d'un malheur (d'une souffrance, d'un désir) recouvre exactement la dichotomie existant entre les bonheurs d'origine exclusivement personnelle (comme le bonheur intellectuel, ou par exemple celui d'une musique que l'on a toujours à disposition et qui ne dépend donc que de nous) et les bonheurs dépendant d'un facteur extérieur (les sentiments, une musique inaccessible...). Cf. Stoïcisme? L'attente peut renforcer le bonheur uniquement surtout dans le cas d'un bonheur extérieur.

On peut se demander si les bonheurs extérieurs sont vraiment des bonheurs ou simplement des plaisirs. En effet, par exemple, le bonheur de la reconnaissance publique d'une découverte n'est pas lui-même un bonheur mais simplement la résurgence du bonheur (personnel) éprouvé lors de la découverte. Cependant, pour ce qui est du domaine affectif, il semble qu'un apport extérieur peut créer un vrai bonheur.

On peut aussi se demander si tout sentiment puissant n'est pas un bonheur. En effet, même la tristesse qui semble antagoniste du bonheur, peut le créer (par exemple, dans le domaine artistique, l'expression d'un malheur peut créer le bonheur chez le spectateur, même [et surtout] si celui-ci s'identifie au héros malheureux qui est décrit). En fait, tout sentiment fort révèle au sujet qu'il existe plus intensément, et cette constatation d'existence intense entraîne un certain bonheur, qui est cependant distinct du sentiment de départ.

Même si le bonheur est unique, on peut se demander s'il n'y a pas gradation dans son intensité. Il y a bien sûr gradation, comme dans tout phénomène psychologique, mais en fait, si des états intermédiaires existent, la zone où ils se trouvent doit être peu étendue, et surtout ces états doivent être instables, càd qu'ils se muent rapidement soit en véritable bonheur, soit en absence de bonheur, ce qui fait que la gradation est difficilement perceptible. Exemple : l'attente d'un résultat important crée un bonheur accompagné d'excitation et d'angoisse, mais cet état d'esprit dure assez peu et se résorbe rapidement en attente plus posée ou en bonheur véritable prématuré (sinon en évanouissement dû à la surexcitation).

D'autre part, une conjonction de plaisirs peut engendrer le bonheur. Cependant, il subsiste une différence importante : ce bonheur n'intervient qu'après une certaine distanciation (pas forcément temporelle : elle peut se faire en quelques secondes alors que la cause des plaisirs existe encore ; mais ce bonheur nécessite d'avoir la tête froide, afin d'être conscient de ces plaisirs, et non emportée dans les plaisirs), en reconsidérant consciemment ces plaisirs (on retrouve ici l'intervention de la conscience, qui nous fait sentir notre existence, comme dans le cas ci-dessus où les sentiments puissants, même la tristesse, pouvaient engendrer un bonheur), alors qu'au moment précis où les plaisirs étaient ressentis, aucun bonheur n'était éprouvé.

Ceci amène à remarquer que le plaisir intense est incompatible avec la conscience (càd, pour résumer, le fait de penser qu'on pense), tandis que le bonheur est toujours conscient. Autrement dit, on ne se dit pas "j'éprouve du plaisir" au moment où on l'éprouve, mais on se dit toujours "je suis heureux" quand on l'est. Si le bonheur ne va pas de pair avec sa constatation, il n'y a plus bonheur mais simplement plaisir, agrément.

[Remarque : si une conjonction de plaisirs peut créer le bonheur, d'origine extérieure, on peut se demander si, parallèlement, comme il existe des bonheurs d'origine personnelle, il est possible de se créer soi-même le bonheur par autosuggestion. En fait, le bonheur d'origine personnelle dépend d'un état d'esprit (intellectuel, sentimental) qu'il est souvent difficile de contrôler, même s'il n'a que des causes internes.]

Ainsi le bonheur apparaît-il comme la constatation d'une pensée (origine interne), d'un sentiment ou d'un plaisir (origine externe). Il en est, en quelque sorte, le bilan. Il peut aussi en être le but. Pour cette raison, paradoxalement, le bonheur marque une interruption dans le processus de cette pensée, de ce plaisir, et devient statique. Le bonheur interrompt la pensée (ou le sentiment, ou le plaisir) précédente, mais agit aussi comme un but, et stimule donc la reprise de la pensée (ou...).

Réciproquement, quels sont les plaisirs, pensées, sentiments, susceptibles d'engendrer le bonheur? Il semble cette fois-ci que la notion d'attente (qui n'implique pas forcément l'existence d'un malheur antagoniste : pour le bonheur intellectuel dû à une découverte, par exemple, l'absence de découverte n'entraîne pas le malheur puisque la découverte est le résultat d'un processus qui a une durée non connue, ce qui signifie que le bonheur ne peut pas être obtenu maintenant, et donc l'absence de réussite maintenant n'est pas l'échec mais le report de cette réussite, ce qui est plutôt stimulant, et donc aucun malheur [qui serait lié à un échec] ne peut apparaître, alors que le malheur résulte, pour les bonheurs d'origine extérieure, du fait de la possibilité théorique d'obtenir ce bonheur au moment présent) prenne une place importante, car la satisfaction du désir lié à cette attente impliquera plus personnellement le sujet, qui sera plus susceptible de prendre conscience de cette satisfaction, la conscience étant un élément essentiel du bonheur.

Enfin, on peut se demander dans quelle mesure le but de la vie est la recherche du bonheur. Cette question a deux sens : un sens de descritpion scientifique de ce qui est (les gens autour de nous tendent-ils effectivement à rechercher le bonheur?) et un sens moral, ce qui doit être (doit-on rechercher le bonheur?). Pour la première question, il semble qu'en fait, le plaisir soit plus souvent recherché que le bonheur (ou bien le plaisir est confondu avec le bonheur) ; la seconde question reste en suspens.

Conclusion : le bonheur semble être la constatation consciente, le bilan, de la réalisation passée (ce passé pouvant être, très souvent, immédiat) d'un désir ressenti pendant une période assez importante. Il se distingue clairement du plaisir par le fait qu'il est ultérieur à sa cause et qu'il nécessite la conscience, alors que le plaisir est simultané à sa cause et ne nécessite pas (voire oblitère) la conscience.

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