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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
LES STATUTS DE LA SAINT-MICHEL

LES STATUTS DE LA SAINT-MICHEL – 1563 –

 

Ordonnances et articles de la guilde des tailleurs de pierre de la Grande Loge de Strasbourg.

 

Des devoirs des membres de la Guilde.

 

(2) Quiconque entre de sa propre volonté dans cette guide doit promettre, comme membre de notre corporation de maçons, de maintenir chacun des points des articles, ainsi qu’il est écrit dans ce livre. Seront Maîtres ceux qui pourront ériger des édifices somptueux et autres ouvrages semblables pour lesquels ils auront reçu autorisation, et qui ne servent d’autres corporation que celle qu’ils ont choisi de servir.

Maîtres ou Compagnons ont obligation de se conduire honorablement et ne pourront causer tort à aucun. En conséquence, nous avons pris pouvoir dans ces ordonnances de les punir, au cas ou de tels actes viendraient à se produire.

 

Où l’on voit clairement le respect des serments et des règlements.

 

Comment diriger la taille de la pierre et la construction.

 

(7)  Sera autoriser chaque Maître  qui a pratiqué pendant cinq ans la maçonnerie avec un maçon tailleur de pierre ; il aura pouvoir de tailler et construire suivant contrat ou à la journée de travail et cela sans crainte si cela lui plaît, néanmoins sans qu’il soit enfreint aux articles écrits ci-dessus et ci-après.

 

Le Compagnon doit avoir fait son temps pour prétendre à la Maîtrise.

 

Qui peut accepter un ouvrage en pierre sculptée ou taillée.

 

(12) Si quelqu’un  veut entreprendre  un ouvrage en pierre sculptée ou taillée, et ne sache comment l’exécuter d’après l’épreuve de base, sans avoir servi son temps dans la corporation ou avoir été employé dans une Loge. Alors il ne doit pas raisonnablement entreprendre l’ouvrage. Mais s’il s’y aventurait, dans ce cas aucun Compagnon ne doit se tenir à ses côtés, ou entrer à son service, afin que le maître d’ouvrage ne soit pas conduit à subir des dépenses inconvenantes par la faute d’un tel Maitre aussi fou.

 

Tu n’accepteras pas de tâche que tu ne puisses remplir.

 

Qui peut apprendre à exécuter l’ouvrage d’après l’épure de base ou tout autre ouvrage de sculpture.

 

(13) Aucun Maître, surveillant ou Compagnon n’enseignera à quiconque, qui n’est pas de la corporation, à faire des extraits de l’épure de base, ou d’autres usages de la maçonnerie, ni à celui qui n’a pas déjà servi assez longtemps avec un maçon de pierre selon notre art, coutumes et règlements.

 

Le temps doit être fait et les secrets bien gardés.

 

Celui qui vit ouvertement en concubinage.

 

(16) Aucun artisan ou Maître maçon ne doit vivre ouvertement en concubinage. Si cependant une telle personne ne voulait cesser cet état, aucun compagnon passant ni tailleur de pierre ne restera à son service, ou n’aura de relations avec lui.

 

Le terme ouvertement, laisse beaucoup de possibilités !!!

 

Les plaintes que le Maître a pouvoir d’entendre.

 

(22) Chaque Maître d’œuvre ayant du travail dans sa Loge, et auquel aura été confié le texte de ces ordonnances avec droit d’usage a le pouvoir et l’autorisation d’entendre et de punir dans ce district toutes les fautes et litiges qui ont rapport à la maçonnerie. Tous les Maîtres, surveillants, Compagnons lui doivent obéissance.

 

Des pouvoirs et responsabilités du Maître de la Loge.

 

Là ou est le livre, là doit être le tronc pour les pauvres et les malades.

 

(24) Tous ceux auxquels le livre aura été confié doivent collecter fidèlement le centime hebdomadaire des Compagnons ; et si un Compagnon tombe malade, il devra l’aider. De même là ou un Maître aura d’autres Maîtres sous ses ordres et des Compagnons, il aura à charge de collecter dans un troc le centime hebdomadaire ; le tronc réservé à cet usage sera vidé et compté devant chaque supérieur de district tous les ans et son contenu sera employé pour l’assistance des pauvres et des malades de notre corporation dans sa juridiction. Chaque Maître titulaire d’un tronc et qui a reçu chaque année le montant du tronc de ses voisins enverra chaque année à la Saint Michel un « Bohémien » à la Loge mère de Strasbourg, avec une note précisant d’où il vient, en signe d’obéissance et d’amour fraternel, et pour qu’il soit connu que toutes les choses précitées ont été accomplies.

 

On peut y voir là l’ancêtre de notre Sécurité Sociale, à noter également l’indépendance de gestion de la Sécurité Sociale dans l’est de la France, qui fût longtemps bénéficiaire est-ce encore le cas ?

 

Comment les Maîtres de la Guilde doivent prendre soin du Livre.

 

(28) Le Maître qui a la charge du Livre doit, sur serment envers la Guilde, prendre soin qu’il ne soit pas copié, ni par lui ni par une autre personne, et qu’il ne soit pas prêté ; ceci de manière que les livres conservent leur puissance comme décidé par la corporation. Mais si quelqu’un a besoin de un ou deux articles, le Maître peut lui donner par écrit. Et chaque Maître doit faire procéder à la lecture de ces ordonnances chaque année, devant les Compagnons en Loge.

 

On remarque ici l’importance du secret gardé à propos des livres, ordonnances. Le parallèle peut être établi dans la diffusion des rituels Maçonniques, voir des tableaux de Loge, cette diffusion est source de modifications voir de dénaturation. On aboutit ainsi à une dilution, diminution de leur portée initiatique. Et souvent un tripatouillage par quelques Maîtres gourous autoproclamés, persuadés d’avoir reçus une inspiration personnelle. Toute modification demande du temps, une réflexion collégiale et un vote d’approbation le plus large possible, de nombreux exemples témoignent que les déviances sous couvert de modernité ou de mises à jour ont souvent pour résultat une perte de puissance initiatique.

 

 

Si quelqu’un désire voyager, ainsi doit –il prendre congé.

 

(43) S’il plaît à un Compagnon de poursuivre son voyage, il doit se séparer de son Maître, de sa loge et de son hostellerie de façon à ce qu’il ne soit redevable de rien, et que personne n’ait de grief contre lui en cas de rencontre ultérieure.

 

Pratique encore courante dans les obédiences, c’est la différence entre une radiation et une démission.

 

Si un compagnon prend arbitrairement congé.

 

(47) Si un compagnon devait arbitrairement prendre congé d’une loge principale ou de toute autre loge, le Maître et les Compagnons de ladite loge ne le laisseraient pas partir impuni.

 

Ne pas se liguer.

 

(50) De même les compagnons ne se mutineront pas ou ne conspireront pas pour quitter collectivement un emploi, et retarder ainsi la construction, car jusqu’à présent les bénéfices de notre fraternité proviennent des seigneurs et des cités presque exclusivement.

 

Le respect des donneurs d’ordres !

 

Ne pas causer ensemble dans la loge.

 

(53) Et dans le futur les Compagnons attendront en loge devant leur pierre, et ne continuerons pas à bavarder, afin que les Maîtres ne soient pas gênés dans leur travail.

 

Le respect des règles de la prise de parole et de sa circulation, évite souvent bien conflits en loge.

 

Ce qu’un apprenti doit promettre à la corporation quand il a terminé son temps et est déclaré libre.

 

(54) En premier chaque apprenti ayant terminé son temps et qui est déclaré libre doit promettre à la corporation par parole d’honneur et par serment sous peine de perdre son droit de pratiquer la maçonnerie qu’il ne communiquera pas ou ne révélera  à personne le salut maçonnique, et l’attouchement excepté à celui auquel il peut régulièrement le communiquer et aussi il n’en écrira rien.

Deuxièmement il promettra ainsi que dit précédemment obéissance à la corporation maçonnique pour tout ce qui a trait à la corporation, et s’il venait à être condamné par la corporation, il subirait entièrement la sentence et l’observerait. Troisièmement il promettra de ne pas affaiblir, mais au contraire de renforcer la corporation autant que ses moyens le lui permettront.

Quatrièmement personne ne taillera des pierres à côté de quelqu’un qui n’est pas régulièrement de la corporation ; et aucun Maître n’emploiera pour la taille de la pierre quelqu’un qui ne soit pas un vrai tailleur de pierre, à moins d’avoir reçu préalablement la permission de toute la corporation.

 

Cet article met en exergue les obligations, de respect des secrets concernant : les signes, paroles, attouchements et la régularité de leur communication.

L’obligation de la vérification de la possession des secrets.

 

A suivre......

 

JFG

 

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