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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
EPICURE

EPICURE

PRESCRIPTION –VI - : Il faut faire un peu d’exercice !

 

                       Exercices Spirituels – Voie Initiatique.

 

        Philosophie Antique et Franc-Maçonnerie Contemporaine

 

Après avoir tenté de définir les exercices spirituels, jeter un regard sur les précurseurs Pythagore, Socrate, évoquer la première école celle des cyniques largement inspirée des idées Socratiques.

Nous allons maintenant faire un « tour au Jardin ».

 

LES EPICURIENS.

 

L’Epicurisme, « L’École du jardin », inspire souvent comme l’école des Cyniques une analyse tronquée voire déviée. Quand on pense Épicurisme, on pense vie facile, ne faudrait t’il pas plutôt parler de « vie bonne ? »

 

Si la doctrine semble connue, on parle volontiers d’Épicurisme, les Épicuriens le sont beaucoup moins, l’on connaît son maître Epicure. C’est dans trois lettres à ses disciples qu’il décline sa doctrine qui repose essentiellement sur : « l’Ataraxie » c’est à dire la recherche du plaisir, bonheur.

 

Contrairement à l’acception courante l’Épicurisme n’est pas synonyme de bonne vie ou bonne chère. En effet cette doctrine met en avant l’ascèse, pour fuir l’insatisfaction constante des désirs.

 

Savoir assouvir et maîtriser ses désirs naturels est juste, pour les autres désirs; pouvoir, argent, gloire ils sont nuisibles à l’homme.

 

La lettre, qui résume le mieux cette doctrine est celle à Ménécée qui traite de l’Éthique et des moyens d’accès à une vie meilleure.

 

Le bonheur est la recherche d’un équilibre moral et intellectuel, qui sera atteint par le choix préalable d’un mode de vie.

 

Choisir entre l’homme dominé par ses passions et le sage qui les maîtrise  « Vaincre ses passions et faire de nouveaux progrès en Maçonnerie ».

 

Épicure croit au pouvoir de chaque homme de fixer sa propre route pour son propre voyage, cela peut se nommer le libre arbitre. Cette liberté d’action, libère l’homme c’est une forme de plénitude effaçant la crainte de l’au-delà.

 

Cette volonté de vivre le présent est commune aux Cyniques et aux Épicuriens, et est transposable à la Franc- Maçonnerie, c’est la nécessité de faire son Devoir sans attendre, maintenant, sans espoir de récompense, savoir utiliser ses métaux à bon escient, comme le dit le Vénérable Maître au terme de la Cérémonie d’Initiation. Combattre le vice avec ses armes et ses possibilités, et aussi donner sans rien attendre en retour.

 

En résumant faire le choix de l’harmonie du bien. Ne se préoccuper que de l’essentiel comme un paradoxe apparent l’Épicurisme est une forme de vie ascétique qui mène à la joie, non pas du corps mais de l’esprit. C’est comme de voir une rose éclore le matin dans un jardin, et versant ses gouttes de rosée sur la terre, produisant des volutes qui remontent en spirales vers le ciel.

 

JFG.

 

Lettre à Ménécée Extraits :

 Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de philosopher. Car jamais il n’est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l’âme.

Le jeune homme et le vieillard doivent donc philosopher l’un et l’autre, celui-ci pour rajeunir au contact du bien, en se remémorant les jours agréables du passé ; celui-là afin d’être, quoique jeune, tranquille comme un ancien en face de l’avenir.

Par conséquent il faut méditer sur les causes qui peuvent produire le bonheur puisque, lorsqu’il est à nous, nous avons tout, et que, quand il nous manque, nous faisons tout pour l’avoir.

Prends l’habitude de penser que la mort n’est rien pour nous. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est privation de toute sensibilité. Par conséquent, la connaissance de cette vérité que la mort n’est rien pour nous,

nous rend capables de jouir de cette vie mortelle, non pas en y ajoutant la perspective d’une durée infinie, mais en nous enlevant le désir de l’immortalité.

Ainsi celui de tous les maux qui nous donne le plus d’horreur, la mort, n’est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n’est pas, et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus. Donc la mort n’existe ni pour les vivants ni pour les morts, puisqu’elle n’a rien à faire avec les premiers, et que les seconds ne sont plus.

Il faut se rendre compte que parmi nos désirs les uns sont naturels, les autres vains, et que, parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires et les autres naturels seulement. Parmi les désirs nécessaires, les uns sont nécessaires pour le bonheur, les autres pour la tranquillité du corps, les autres pour la vie même. Et en effet une théorie non erronée des désirs doit rapporter tout choix et toute aversion à la santé du corps et à l’ataraxie de l’âme, puisque c’est là la perfection même de la vie heureuse.

En effet, des mets simples donnent un plaisir égal à celui d’un régime somptueux si toute la douleur causée par le besoin est supprimée

Les vertus en effet, ne sont que des suites naturelles et nécessaires de la vie agréable et, à son tour, la vie agréable ne saurait se réaliser en elle-même et à part des vertus.

Médite donc tous ces enseignements et tous ceux qui s’y rattachent, médite-les jour et nuit, à part toi et aussi en commun avec ton semblable. Si tu le fais, jamais tu n’éprouveras le moindre trouble en songe ou éveillé, et tu vivras comme un dieu parmi les hommes. Car un homme qui vit au milieu de biens impérissables ne ressemble en rien à un être mortel. 

LE JARDIN
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