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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
DE L'AME, DE L'ESPRIT, DU CORPS

DE L’AME DE L’ESPRIT DU CORPS

 

S’il est facile de parler du corps, parler de l’âme et de l’esprit s’avère plus complexe. J’ai souvent constaté quelques hésitations quand il fallait faire une distinction claire entre l’âme et l’esprit. C’est bien souvent une affaire de conviction, de foi qui permet à chacun de différencier ces deux concepts. L’esprit peut être relié à notre partie corporelle supérieure celle qui se situe au- dessus de la gorge, voir au dessus du nombril. Cela rappellera pour les Francs-Maçons certains signes.

Si l’esprit peut être facilement assimilé à la spiritualité, voir la conscience. L’âme parle à nos sens et à notre intuition, elle est si difficile a concevoir qu’elle peut être ce qui nous met en relation avec le Grand Architecte. Elle nous oblige à sortir de notre corporalité, notre matérialité.

Ci-dessous un beau texte expédié par notre Frère contributeur Claudius, qui traite de l’âme et un conseil de lecture qui est une tentative de définition de l’âme par François Cheng le poète académicien « de l’âme ».

 

JF.

 

AME

 

C’est la partie spirituelle de nous même, surtout en ce qu’elle a de sentimental et de moral, ainsi de conscient et de personnel, l’esprit étant, de plus, intellectuel, souvent inconscient et essentiellement impersonnel.

 

Illusion disent les matérialistes ; pas d’âme sans nerfs ni cerveau, or ceux-ci sont matériels ; tout se ramène à la matière, la pensée n’est qu’une sécrétion cérébrale, et la conscience elle-même qu’un reflet de la vie corporelle.

Lors donc que celle-ci disparaît, la conscience s’évanouit avec elle.

L’âme n’existe pas, ou du moins elle n’est qu’un aspect du corps, dont elle suit le mortel destin.

 

Allégation contredite par l’histoire des idées ; depuis les Égyptiens de la plus haute antiquité, jusqu’à nous l’homme a toujours pensé recéler dans la partie la plus haute et la plus lumineuse de lui-même, un principe différent du corps, qui lui commande et lui survit. Feu divin, selon les stoïciens ; parcelle de divinité chez les chrétiens. Toujours la même intuition d’une essence supérieure, et spécifiquement humaine, considérée comme immortelle à titre d’espérance, comme avec Socrate, ou de certitude comme Jésus.

 

Assertion contredite aussi par les faits ; loin d’être premiers, les corps, la matière ne nous sont connus que par la conscience, donc par l’âme. Et ils sont mus par elle. Elle est le cocher tenant en mains les chevaux rétifs, où iraient- ils sans elle ? Droit aux abîmes.

C’est la cas des bas instincts et des passions viles livrés à eux-mêmes..

 

Ainsi l’existence de l’âme est plus sûre même que celle du corps, celui-ci ne nous est connu que par elle. Elle est donc ce qui en nous, est le plus de nous-même.

Et elle est tellement supérieure au corps, et d’un essence si différente de la sienne, si subtile, si ténue, si spirituelle en somme que sa survivance doit faire pour nous l’objet non seulement d’une belle espérance, mais d’une certitude morale.

 

Peut-être même est –elle l’étoffe invisible dont est tissé l’Univers.

 

Les choses elles-mêmes ont une âme, pour le poète :

« Objets inanimés avez-vous une âme ? »

 

Oui, cher Lamartine. Nul doute que ton intuition soit supérieure aux apparences, et à la science positive elle-même.

 

Charles Henrich.

 

Pour aller plus loin dans la Connaissance de l’âme, lire notre Poète Académicien François Cheng et son livre : « de l’âme » aux Éditions Albin Michel.

 

JF.

DE L'AME, DE L'ESPRIT, DU CORPS

"Lorsque j'ai reçu votre première lettre, chère amie, je vous ai répondu immédiatement. Avoir de vos nouvelles plus de trente ans après m'a procuré une telle émotion que ma réaction ne pouvait être qu'un cri instantané. Votre deuxième lettre, que j'ai sous les yeux, je l'ai gardée longtemps avec moi, c'est seulement aujourd'hui que je tente de vous donner une réponse. La raison de ce retard, vous l'avez sans doute devinée, puisque votre missive contient une singulière requête : " Parlez-moi de l'âme "… Votre phrase : "Sur le tard, je me découvre une âme ", je crois l'avoir dite à maintes reprises moi-même. Mais je l'avais aussitôt étouffée en moi, de peur de paraître ridicule. Tout au plus, dans quelques-uns de mes textes et poèmes, j'avais osé user de ce vocable désuet, ce qui sûrement vous a autorisée à m'interpeller. Sous votre injonction, je comprends que le temps m'est venu de relever le défi… "

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