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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
UNE VISION DEPASSE DU TRAVAIL ?

UNE VISION DEPASSEE DU TRAVAIL ?

 

Le texte que je vous propose date de 1945, il m’a été confié par Claudius un contributeur du Blog. J’ai hésité à le mettre en ligne son aspect « Travail, famille, patrie » rappelle de sombres souvenirs. D’autres aspects comme « le choix de son travail » ne trouvent pas leur réalité dans notre société contemporaine, nous laissons un grand nombre d’entre nous sans travail, et nous préoccupons plus de défendre les droits acquis par ceux qui bénéficient de travail, que de fournir du travail à ceux qui n’en n’ont pas.

 

L’aspiration au travail reste grande, les événements politiques récents ont démontrés que les hommes et les femmes souhaitent encore grandir par leur travail. Le temps n’est pas encore venu d’y renoncer, le travail ne se résume pas à un revenu.

 

Le Franc-Maçon fait « Gloire au Travail » dans ses multiples formes : gloire au travail au service des autres, de la société, de l’humanité, de la famille et gloire au travail sur lui-même avant tout comme porteur de son amélioration personnelle.

 

JF.

UNE VISION DEPASSE DU TRAVAIL ?

 

TRAVAIL.

 

Mot qui sonne désagréablement aux oreilles paresseuses. Mais la paresse n’est pas la vie ; elle ressemble plutôt à la mort. Vivre c’est agir ; agir c’est travailler. Le travail est souvent honni, parce que l’on ne sait pas en voir la valeur de santé, de beauté et de moralité.

 

De santé d’abord : sans travail , nos organes, et surtout notre esprit s’atrophient. La nature nous a dotés de facultés physiques et mentales qui sont autant d’exigences de travail. Comme la tige à la croissance, comme la fleur au fruit.

Ce qui nous rebute c’est le travail forcé ou excessif. Mais ce n’est plus là le vrai travail ; c’est besogne ou fatigue. Le travail digne de ce nom si respectable, c’est l’activité librement choisie et joyeusement accomplie. Or nous pouvons le plus souvent choisir librement notre mode d’activité et travailler dans la joie. Il suffit de le vouloir et de voir, de contempler le beau côté du travail.

 

Car tout travail a sa beauté : harmonie des gestes exercés, adaptés à une spécialité, ou encore-sur le plan intellectuel- de facultés s’exerçant avec aisance, et même avec élégance, dans un domaine approprié. Vu sous cet angle, le geste du balayeur, vaut en élégance l’esprit du mathématicien se mouvant avec précision au sein d’une démonstration complexe.

 

Et la beauté morale de ces deux genres de travail est la même. Chacun travaille avec tous ses muscles, ou tout son esprit, et surtout tout son cœur, contribue pour sa part à l’équilibre dynamique de sa famille, de sa patrie, et , par extension de l’humanité toute entière.

 

Or travailler pour sa famille est un devoir strict, facile et tout proche. Travailler pour l’humanité est un devoir long et dont l’objet est abstrait et lointain. Reste le devoir intermédiaire, l’obligation la plus impérieuse à l’égard de la collectivité, qui au moins autant que notre famille, bien qu’elle soit moins concrète, doit être chère à notre cœur : la patrie. La patrie, c’est la terre de nos pères, la terre que nos ancêtres ont ensemencée de leurs efforts, souvent même de leurs larmes. Il n’est que juste qu’à notre tour nous reprenions de leurs mains les instruments de civilisation et que nous les utilisions comme eux, à l’amélioration du sort matériel et surtout moral de nos concitoyens. Quelle iniquité, quelle ingratitude et quelle lâcheté de se tenir à l’écart, de jouir égoïstement des fruits du travail des autres et de ne pas revendiquer pour soi-même l’honneur d’une participation aussi noble et attrayante !

 

Cette sorte de lâcheté quand elle existe, quand surtout elle sévit dans une nation, conduit à la décadence, à l’asservissement. Mais connaître la cause d’un mal c’est aussi en connaître le remède. Pour qu’une nation qui était sur le point sombrer se relève. Il ne suffit pas d’espérer paresseusement la venue d’un miracle ; il est nécessaire et suffisant qu’elle se remette courageusement, allègrement au travail, à un travail unanime, ne comportant, ne tolérant aucune exception, et qui soit d’autant plus ardent que la chute était profonde.

 

C’est bien cela, n’est-ce pas, ô notre chère France, que tu exiges de tous tes enfants ?

C’est bien ainsi, n’est-ce pas, que tu t’es toujours relevée aux heures les plus tragiques de ton histoire ?

C’est bien à l’amour du travail résidant depuis toujours au cœur des meilleurs de tes enfants que tu dois d’être la France éternelle ?

 

Texte de Charles Hertrich extrait de « l’âme des mots » 1945.

Il convient de replacer le texte dans le contexte de l’époque.

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Claudius 14/06/2017 10:21

Cet article est toujours d'actualité, hélas il laisse place aujourd'hui aux conséquences incontrôlables de la vague déferlante des rapides progrès de toutes les technologies et de la prolifération de tous les égoïsmes humains. La notion du travail bien pensé et bien fait, c'est du passé, la robotique , la recherche de productivité et du profit à outrance remplace la noblesse créatrice du travail, le travail est devenu une contrainte, mère de toutes les inquiétudes, des angoisses devant les incertitudes des lendemains qui déchantent.
Avant la recherche architecturale nécessitait du temps pour créer la beauté,par la maitrise des arts, maintenant c'est le rapide, toujours plus rapide, par des créations démesurées , loin d'apporter la quiétude et la joie de vivre.
Claudius

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