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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
FICTION OU PAS: LE SOLEIL ÉTAIT AU ZÉNITH

FICTION OU PAS : LE SOLEIL ÉTAIT AU ZÉNITH

 

e 24 juin 1717-Londres- Aux abords de la toute nouvelle cathédrale Saint-Paul, magnifique édifice qui ressemble à la fois à Saint-Pierre de Rome et à l’église parisienne du Val de Grâce. Comme plus de 50 églises les plans ont été tracés par l’architecte star du moment, le Jean Nouvel de son époque Sir Christopher Wren.

La cloche résonne 7 fois, un homme presse le pas en cette soirée de la Saint-Jean Baptiste le précurseur, aujourd’hui à midi le soleil a atteint son point culminant, dans les rues de Londres on fête le solstice d’été, les londoniens font trainer le jour, il fait bon flâner et se retrouver dans les pubs.

 

Notre homme élégant, porte beau, revêtu d’un habit sombre à boutons dorés, il traverse l’air, se distingue des autres, c’est un gentleman. Il se dirige le pas décidé vers la Taverne de l’Oie et du Grill, il a rendez-vous. Il franchit le seuil, la taverne est bondée, les hommes fument et boivent, le tavernier le salue, c’est un habitué des lieux, il monte au premier étage par un escalier tournant, après avoir salué le tuileur de garde à l’extérieur, il frappe à la porte pour se faire reconnaître, le couvreur ouvre le guichet puis le referme, la porte lui est ouverte, il fait les salutations d’usage et donne les mots de passage.

Cet homme est Anthony Sayer.

 

 

Dans cette modeste taverne sont assemblés des frères venus des tavernes voisines, celles de la Couronne de la rue Parker’s lane, du Pommier de Charles-Street, de la Coupe et du Raisin de Channel Row, et bien sûr leurs hôtes de l’Oie et Grill de Saint-Paul Church-Yard, quelques visiteurs sont venus en curieux.

 

L’atmosphère est solennelle et lourde sans le temps, la chaleur, mais il y a aussi ce silence qui précède le début de cette réunion exceptionnelle entre des hommes qui habituellement n’avaient pas l’habitude de se fréquenter. Il va se passer quelque chose d’important.

Tous ces hommes sont des francs-maçons acceptés, héritiers de leurs frères opératifs ceux qui ont bâti les cathédrales de pierre dans toute l’Europe. Que vont-ils faire en ce 24 Juin 2017 ?

Ils se reconnaissent mutuellement comme frères, après avoir débattu, dans le calme, l’ordre et le respect, comme c’est l’usage dans de telles assemblées, ils décident de se fédérer en un Grande Loge et de se doter d’un grand maître, un homme reconnu sage par ses frères, capable de les diriger vers la lumière, en respectant leurs différences, ça tombe bien si j’ose dire aujourd’hui c’est un jour de Grande Lumière.

 

Anthony Sayer sera ce 24 Juin 1717 le premier Grand Maître élu de ce qui deviendra bientôt la Grande Loge Unie d’Angleterre.

 

1738- Le pasteur James Anderson, le scribe de Désaguliers réécrit cette histoire à sa façon.

 

Une chose est sûre le tavernier a vu de ses yeux vus, tous ces hommes réunis dans son auberge, il atteste que ce jour là, était un jour ou régnait une grande lumière, il faisait beau dit il !

 

Il ne sait plus trop si c’était le 24, le 22 ou le 21 juin ou bien plus tard le 4 juillet 1717, il y avait tellement de monde ce jour-là !

 

Nous pouvons le croire, car depuis ce jour incertain, une grande lumière s’est répandue dans toutes les loges sur toute la surface de la terre, et cela dure depuis 300 ans.

 

C’est une belle histoire me direz-vous une histoire d’hommes qui ont voulu se tendre la main, plutôt que de s’ignorer, de se mépriser, dans des querelles égoïstes. On peut se battre pour des idées, des valeurs en respectant celles des autres, qui suis-je pour te juger.

 

Un conte pour des enfants diront, les sceptiques, oui mais un conte pour les enfants de la Lumière.

 

JF.

FICTION OU PAS: LE SOLEIL ÉTAIT AU ZÉNITH

 

Hymne à la Saint Jean d’été

 

Voici venu le temps de la saint Jean d’été.

Voici que nos regards tout d’un coup s’illuminent,

Comme pour couronner ces neuf mois de piété,

Comme pour rayonner ce que nos cœurs ruminent

En nos temples obscurs ; c’est comme chaque fois,

Un grand rassemblement dans l’amour et la joie,

C’est une communion pour sceller nos promesses.

 

Mes FF.°., Voici le temps venu où l’astre à son zénith,

Inonde notre loge et submerge nos cœurs.

 

Il est infiniment savoureux ce bonheur,

Cette clôture champêtre, ce grand rassemblement,

Une dernière fois, avant que de quitter

Nos tabliers usés, avant que de chanter,

Ce n’est qu’un au revoir ;

                                        Que bénis soient les jours

Du recommencement, au seuil du septième mois

De la nouvelle année ;

                                   La nature sans détour

Nous invite à la joie, et notre hymne chaque fois

Raisonne d’allégresse ;

                                    Entonnons bruyamment,

Ce refrain fraternel qui invite au repos

Nos fragiles manteaux.

                                     Regardons fièrement,

L’œuvre qui illumine nos vies et nos destins.

 

Gravons jour après jour au fonds de nos mémoires

Ces chaleureuses agapes, ces étonnants festins,

Et que l’année prochaine, notre chaîne s’enrichisse

De solides maillons penchés sur nos grimoires,

Déchiffrant patiemment les symboles qui tissent,

Notre quête de lumière, un fol rêve humaniste.

 

Philippe Jouvert.

 

Avec l'aimable autorisation de l'auteur.

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