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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
PORTER LE CHAPEAU

PORTER LE CHAPEAU

 

L’expression populaire exprime une responsabilité injuste, c’est la notion de bouc-émissaire, nécessaire comme un exutoire à une faute collective, un sacrifice pour les autres. C’est l’anthropologie mimétique  développée par André Girard, dans son ouvrage le Bouc-émissaire, selon Wikipédia : « il montre à l'œuvre ce phénomène qu'il nomme le « triangle mimétique » : formé de trois pôles qui sont les individus A, B et le bien supposé, le triangle mimétique décrit ce jeu symbolique et la relation réelle entre A et B, dans laquelle B :

  • dispose d'un bien,
  • semble disposer d’un bien,
  • ou pourrait disposer d’un bien,

dont A pense soit :

  • qu'il en est lui-même dépourvu,
  • que sa propre jouissance du même bien est menacée par le seul fait que B en dispose (ou puisse en disposer).

Le « bien » est appelé par René Girard « objet » et il n’est pas nécessairement matériel.

Ce triangle mimétique semble motivé par la nécessité d’avoir à défaut de pouvoir être. Ne pouvant être l’autre directement, l’individu (A) pense que ce qui caractérise l’autre (B) et qui justifie encore la différence entre lui (A) et son modèle (B), est un avoir (l’objet ou le bien). Le problème réside dans l’imitation réciproque au désir de l’objet. Plus A va désirer l’objet, plus B (s’il rentre dans le mécanisme du désir mimétique) va faire de même. Et plus A et B vont (par rapport à leur désir) se ressembler. 

 

Schématiquement, plus la tension vers l’objet est forte, plus l’indifférenciation entre A et B est importante. Pour Girard, c’est cette indifférenciation des individus qui est porteuse de violence (au travers de la tension vers un même objet). »

On est loin du symbole du chapeau du grade de Maître en franc-maçonnerie. Le chapeau donc présent dans certains rites est une prérogative du Maître Maçon, emblème de la souveraineté, il ne donne pas un pouvoir arbitraire selon ses propres appréciations personnelles, il est la couronne première des sephira, celui qui porte ce chapeau règne par délégation de l’ordre et de ses frères.

 

Le Maître ne dirige donc pas sa loge à son idée, mais il s’inspire à l’écoute de ses frères, en prenant en compte leurs aspirations les plus élevées, sans négliger les plus modestes, c’est l’alchimiste de sa loge.

Toute verticalité qui ne serait que l’affirmation de son ego est vouée à l’échec, puisque en dehors du réel, elle ne serait qu’apparence vite démasquée par ses sœurs et ses frères.

 

Le Maître, doit inspiré le respect, il mesurera en toutes circonstances ses paroles qui font parfois font mal. Non pas au nom de je ne sais quelle morale, qui ne serait que la sienne. « Qui suis-je pour juger ? »à dit le pape François. Ce n’est pas pour autant qu’il faut renoncer à l’ordre au profit du chaos.

Un Maître véritable, vénérable, celui qui porte le chapeau doit constamment veiller à recueillir humblement les avis de ses sœurs et de ses frères qui l’ont élu. Il ne laissera personne sur le bord du chemin, il veillera à réunir tous les frères de sa loge dans la chaine fraternelle, la loge vivra alors dans l’harmonie et la concorde. Dans cet espace sacré chacun sera à sa place et recevra son salaire. La paix régnera, et la joie sera dans les cœurs.

JF.

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