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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
RÉFLEXION : NI NU, NI VÊTU

RÉFLEXION : « NI NU, NI VÊTU »

 

 

Dans la plupart des cérémonies initiatiques, les candidats sont préparés de manière à recevoir au mieux les bienfaits de ce passage d’un monde à l’autre. Si la préparation psychologique est essentielle, la vêture joue aussi un rôle symbolique fondamental. 

L’initiation maçonnique n’échappe pas à ce processus, le candidat après un temps de méditation, est soumis à une modification de son apparence, il est présenté « Ni nu, ni vêtu.»

 

Ne souhaitant pas dévoiler ce qui à mon sens doit rester mystérieux et vécu, de manière à provoquer un choc initiatique permettant le passage d’un état de conscience à un autre, je me contenterais d’une réflexion personnelle.

Dans la Genèse avant de croquer dans la pomme, le fruit de l’arbre de la connaissance, Adam et Ève étaient nus. Ils étaient dans l’ignorance du bien et du mal, c’est sans doute dévoré par l’orgueil et l’ambition de devenir semblable à Dieu, qu’ils ont transgressés l’interdit. Ils quittèrent alors l’innocence de leur nudité, ils se mettent à raisonner, à se voir différents. Ainsi s’enchaine les conséquences de leur acte, ils acquièrent la conscience du bien et du mal, même s’il en définisse mal les contours, ils regardent les parties différentes de leurs corps, Ève enfantera dans la douleur et Adam sera soumis au travail. Puis viendra le désir et la honte, ils tueront des animaux pour se couvrir de leurs peaux, se protéger.

 

 

Ils conserveront en eux, en mémoire, la nostalgie du paradis, de la pure lumière. L’initiation, le commencement s’apparente donc à une recherche originelle, à la recherche de l’essence, de la pureté, on comprend mieux ainsi la philosophie des naturistes.

 

Le profane d’une manière générale évolue dans un espace où il convient de dissimuler plus ou moins son corps, un voile l’empêche de voir la lumière véritable. Il pénétrera dans le temple les yeux voilés, ni nu, ni vêtu, peu à peu il recevra la lumière. A cet instant on ne peut que penser à cet épisode de l’Exode, du buisson ardent, à la vêture de Moïse l’initié et à son incapacité à supporter la grande lumière, il mettra sa main devant ses yeux.

Extraits :

 

« Je vais faire un détour pour voir cet étrange spectacle, et pourquoi le buisson ne se consume pas. » (…) Yahvé dit : «  N’approche pas d’ici retire tes sandales de tes pieds car le lieu où tu te tiens est une terre sainte. » (…) « Alors Moïse se voila la face. »

 

On pourrait prolonger la réflexion en observant le torse à moitié nu des candidats aux mystères, et s’interroger sur le tablier de travail du franc-maçon qui partage la partie haute de la partie basse de son corps.

 

Ainsi la vêture du franc-maçon révèle une symbolique importante, elle est un des éléments du passage du profane au sacré, son port met en évidence son comportement, son désir de pénétrer l’espace sacré, nous permet de regarder avec un œil différend les vêtements sacerdotaux.

 

Jean-François Guerry.

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