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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Lumière ou pas ?

Lumière ou pas ?

ETRE FRANC MACON OU NE PLUS L'ETRE….

Cet article est le témoignage d'un Frère qui a quitté la confraternité, une expérience malheureuse.

J’ai longtemps hésité à écrire cet article fleuve !

Je m’y résous dans le mesure où toute expérience est bonne à partager, pour autant qu’elle soit le reflet d’un vécu, exposé de manière sincère, réfléchie et non malveillante vis à vis de personnes qui pensent différemment.

Oui, j’ai été Franc Maçon.

De la manière la plus simple qu’il soit, je vous raconte comment c’est arrivé.

Un jour, une connaissance avec lequel j’avais lié d’amitié m’interpelle, se révélant comme étant lui-même Franc Maçon.

Appelons le « Jean » : il me dit en résumé : « J’apprécie beaucoup ton regard sur le monde qui t’entoure : je pense que tu es un Franc Maçon qui s’ignore »

J’écoutai ce qu’il avait à me dire…ou me proposer.

De mon côté, il est vrai, j’avais (et ai toujours) une soif de dialogue ouvert sur toutes les questions qui concernent notre existence et nos relations aux autres.

J’écoutai ce qu’il avait à me dire, sans aucun à priori, ni pour, ni contre.

Je me contentai ensuite de lui témoigner mon intérêt, sous réserve que

  • Je veux demeurer Libre, de Pensée et d’Appartenance
  • Je suis Athée ou à tout le moins Agnostique.
  • Originaire du Nord, j’éprouvais déjà certaines difficultés de dialogue et rencontres avec les « gens du sud » qui ont leurs propres modes de fonctionnement et de communication…

J’écoutai Jean pendant un très long moment, qui se termina par sa proposition d’être mon « parrain » si je décidais de franchir le pas de ma candidature à envoyer, par son intermédiaire, au « Président » de sa Loge, faisant elle-même partie du GODF

(Grand orient de France)

Je pris longuement le temps de la réflexion, avant de lui répondre de manière positive.

Je revis Jean pour lui remettre ma lettre de candidature.

Il précisa que je serais contacté par différents « enquêteurs » pour trois rendez vous distincts en mon domicile…( pourquoi pas ?)

Quelque deux mois plus tard, je reçu la visite de 3 personnes, qui ne déclinèrent pas leur identité (par discrétion, disaient t’ils...) et qui m’interrogèrent, de manière fort courtoise sur :

  • Ma situation de famille, ma profession, mes études,
  • Ma philosophie de vie
  • Mes opinions politiques et religieuses
  • Mes motivations à entrer en Franc Maçonnerie

 

 

Au bout de quelques mois encore, Jean m’informa que j’étais attendu tel jour, telle heure, à tel endroit…

Que de mystères !

Arrivé sur place, en bordure de ville, bâtisse aussi sombre que son quartier, je fus introduit dans une grande salle où l’on me pria d’attendre…

J’eu tout le temps de découvrir les lieux : grandes tables, chaises, bar/cuisine, tableaux, écriteaux divers…

Des bruits me parvenaient, laissant supposer qu’une réunion se passait aux étages supérieurs, auxquels on accédait par un grand escalier en marbre.

Après un certain temps, une personne, fort courtoise, m’invita à le suivre.

En haut des escaliers, il me mis un bandeau sur les yeux, et me pria à nouveau d’attendre : les brouhahas entendu précédemment avaient plus ou moins cessé.

N’y voyant rien, je fus introduit et guidé dans une salle, au centre de laquelle m’attendait un siège sans accoudoirs.

Différentes questions me furent posées, par différents intervenants, questions auxquelles je répondis franchement, et sans complaisance.

A la fin de cette curieuse audition, je fus congédié, et la même personne qui m’avait accueilli me ramena au rez de chaussée, dans cette salle qui, je l’apprendrai bien plus tard, s’appelle : « La Salle Humide ».

Durant mon trajet de retour, je me sentais perplexe, pris en tenaille entre ma curiosité d’en savoir plus, et tout ce mystérieux cérémonial qui n’était pas, je l’avoue, ma tasse de thé…

Quelques semaines plus tard, Jean me re-contacta, m’annonçant que ma candidature avait été retenue et que je serais « initié » à telle date.

Le terme « initiation » me rebutait à ce point que j’ai failli tout arrêter.

Initié à quoi ? pour apprendre quoi en dehors du monde dit "profane" ?

Mais bon, comme on dit en Languedoc-Roussillon, le vin était tiré, et il n’y avait plus …qu’à le boire …

 

Le jour J, retour à la même adresse, accueil par la même personne, qui me conduisit dans un « cabinet de réflexion » d’à peine plus de 1m x 1m, peint tout en noir, avec une bougie, un crâne humain, du sel, et que sais je encore.

Qu’étais je venu faire en cette galère !?

Au bout d’une demi heure, la même personne revint m’apporter un formulaire, destiné à écrire mon « testament de vie » : patienter à nouveau !

Enfin, eu lieu mon Initiation (toujours les yeux bandés) selon tout un cérémonial centré sur différents « voyages » symbolisant le Feu, l’Eau, La Terre et l’Air

( références bien connues dans les différents signes du Zodiaque…)

Le but de l’Initiation était de me faire passer du statut de Profane au stade de Franc Maçon, par le cérémonial qui m’apporterait "La Lumière".

Je vous passe les détails du cérémonial, qui, en fin de course, aboutit à ce que l’on enlève le bandeau, vous permettant de découvrir…vos Frères.

Vous dire que je n’y ai ressenti aucune émotion, serait un gros mensonge….

 

Mais devenir Franc Maçon commence par être Apprenti.

En fin d’initiation, je reçus un petit tablier blanc, une paire de gants, blancs, et une rose, destinée à ma compagne de cœur.

Je découvris que le « Temple » était organisé selon les quatre points cardinaux

Orient (Est) , Occident (Ouest) , Nord et Sud.

L’accès au Temple se fait par l’Occident (La porte, symbolisée par des colonnes)

A l’Orient officient le Vénérable Maître (le chef élu) le Secrétaire et l’Orateur, sur une estrade.

Au Nord siègent les Apprentis et le Second Surveillant (chargé de leur formation)

Au Sud siègent les Compagnons et le Premier Surveillant (chargé de leur formation)

Les Maîtres, eux, s’installent au Nord ou Sud, comme ils le souhaitent et selon les places disponibles.

En son milieu, côté Oriental, un ensemble de carrelages noir et blanc rappelant le jeu de dames, et  constituant le « Pavé Mosaïque »

Lorsqu’il y a une Tenue (réunion) , les Frères sont introduits dans le temple, par le Maître de Cérémonie, et selon l’ordre croissant de leur grade :

D’abord les Apprentis, puis les Compagnons, puis les Maîtres, puis le Collège des Officiers, suivi par le Vénérable Maître et d’éventuels  invités de Haut Rang Maçonnique.

Quel qu’ils soient, les Frères circulent dans le sens des aiguilles d’une montre, en ayant soin de ne jamais fouler le « Pavé Mosaïque »

Etre apprenti suppose que

  • Vous n’avez pas le droit de parole, lors des Tenues
  • Vous êtes là pour écouter vos aînés, et apprendre…
  • Après les Tenues, vous préparez les Agapes (repas) pour tous les Frères…qui bien sûr participent au « Triangle » , c'est-à-dire les frais.
  • Ces Agapes ont lieu après chaque Tenue, dans la Salle Humide, qui porte d’autant mieux son nom que le vin y est copieusement servi…

Durant les quelque 16 mois de mon statut d’apprenti réduit au silence, j’observai avec grande acuité, les modes de fonctionnement de notre Atelier (Loge).A l’ouverture des Travaux, l’Orateur rappelle les principes constitutifs de notre Ordre, repris dans l’article 1 de la Constitution du GODF, rappelant que, je cite : 

 

« La Franc Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l'étude de la morale et la pratique de la solidarité, elle travaille à l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'humanité. Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l'appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle a pour devise Liberté-Egalité-Fraternité »

A force de l’entendre tous les 15 jours, je connaissais cet article par cœur, et il n’éveillait en soi, rien de négatif à mes yeux, étant donné qu’il s’agissait que de grands principes auxquels j’adhérais dans leur ensemble.

 

Par la suite, j’eu droit à des « augmentations de salaire », comprenez par là l’élévation au grade de Compagnon d’abord, et de Maître, ensuite.

Tout ou presque, en Franc Maçonnerie est symboles et rituels :

Les trois grades de base font référence aux bâtisseurs du moyen âge, appelée « La Maçonnerie Opérative » alors que la Franc Maçonnerie est dite "Spéculative".

 

L’Apprenti apprend à tailler la pierre brute à l’aide du ciseau et du maillet.

Il est pour cela revêtu d’un tablier dont la bavette est relevée, de sorte de le protéger contre les éclats supposés de la pierre, et de gants blancs.

Le Compagnon a pour tâche de polir la pierre brute et de veiller à sa rectitude : il utilise pour cela, essentiellement la règle et l’équerre.

Comme il ne risque plus la projection d’éclats, la bavette de son tablier est rabattue,

mais dispose toujours de gants.

Le Maître veille à ce que les pierres ainsi créées s’inscrivent parfaitement dans la Construction, utilisant pour cela divers instruments tels le niveau et le compas.

Ses « décors » sont constitués d’un tablier plus sophistiqué et d’un cordon transversal rappelant celui des Maires.

 

Chemin faisant, je m’aperçu que les Tenues auxquelles je participais s’appelait

« La loge Bleue » à laquelle se superposait d’autres Loges appelées « Ateliers Supérieurs ou de Perfectionnement » dont faisaient partie la plupart des membres du

« Collège des Officiers »

Le temps de m’y retrouver dans ce lexique opaque, je m’aperçus au fil du temps que

ces mêmes Ateliers Supérieurs, constituaient un véritable organe de pouvoir au sein de la Loge,  uns sorte d’Etat dans l’Etat des Loges Maçonnique.

Une sorte de microcosme qui oriente ou prend ses décisions, sans jamais en rendre compte de manière limpide à la modeste « Loge Bleue ».

Chaque année, en Juin, ont lieu les élections du nouveau Collège des Officiers, pour l’année Maçonnique suivante, sachant que les « usages » veulent qu’aucun Officier ne peut rester à son poste plus de trois ans, mais doit être réélu chaque année intermédiaire…

Le Collège des Officiers est constitué de :

  • Le Vénérable Maître (le « chef » de l’Atelier)
  • L’Orateur (chargé de veiller au respect de la constitution et du règlement)
  • Le Secrétaire (prend note et fait son rapport de la tenue précédente)
  • Le Maître des Cérémonies (introduit et les Frères dans le Temple )
  • Le Trésorier (veille à ce que chacun soit en règle de cotisation…)
  • Le Grand Expert (introduit les nouveaux candidats ou initiés)
  • Le Second Surveillant (veille à la formation des Apprentis)
  • Le Premier Surveillant (veille à la formation des Compagnons)
  • Le Couvreur (toujours ancien vénérable, il veille à l’accès du Temple)
  • Le Maître de la Table d’Harmonie (s’occupe des musiques d’ambiance)
  • Le Maître des Banquets (supervise les Agapes)

Ces élections, sensées être démocratiques, ne le sont pas tant que cela, car déjà toute préparées par le Collège des Officiers sortant (où les principaux d'entre eux dans l'ordre hiérarchique)

J’eu sans doute l’impertinence de relever certains disfonctionnements, manipulations ou mensonges,  preuves à l’appui… : cela fit un grand « plouf » dans la Loge Bleue au sein de laquelle je l’exprimai.

En « Salle Humide » après la tenue, l’un ou l’autre Frère me disait : « j’ai apprécié ton intervention » : c’est gentil mais cela ne change rien au fait que de manière habituelle,majorité de Frères font figures de ...figurants, ou en tout cas ne se « mouillent pas » dès qu’il s’agit de relever de quelconques contradictions entre les grands principes et leur application sur le terrain.

Je n’ai jamais recherché aucune forme de pouvoir : quel pouvoir ? par rapport à qui ? pour quelle motivation ?

Par contre, j’ai toujours été rebelle à toutes formes de manipulations des pouvoirs en place, quels qu’ils soient.

Cela on le connaît déjà par trop, dans « la vie Profane ».

Si l’on retrouve la même chose en Franc Maçonnerie…

Si l’on y retrouve les mêmes nébuleuses hiérarchiques souterraines,

Si l’on y cultive les mêmes principes du non dit, du silence et des clans intérieurs,

A quoi bon ?

 

Il faut également savoir que la notion d’argent n’est pas étrangère au fonctionnement des Obédiences, en effet.

La « Capitation » autrement dit la cotisation annuelle obligatoire pour tous les Frères était en 2010 de 235€ dont 80% retourne à l’Obédience (Paris) et le solde étant consacré à de divers frais de fonctionnement de la Loge locale.

Le GODF gère via de quelconques sociétés connexes, un parc immobilier de bâtiments la plupart du temps conçus à usage de « Temple » et mis à disposition moyennant redevance, à diverses loges appartenant au Grand Orient de France, ou autres Obédiences sœurs voir concurrentes.

Mais bon, rien d’exceptionnel en cela.

Il n’empêche que toutes les Loges, quelles qu’elles soient ont intérêts à garder un nombre suffisant d’adhérents pour faire face à leurs charges.

C’est ainsi par exemple que tout Frère désirant « prendre du recul » quelles qu’en soient les raisons, peut demander d’être mis « en sommeil » , c'est-à-dire qu’il ne participe provisoirement plus aux Tenues, mais continue à payer ses Capitations.

Tel ne fut pas mon choix.

 

J’ai donc décidé de tirer ma révérence, pour l’unique raison que je ne retrouvais plus les raisons philosophiques et morales essentielles pour lesquelles j’y étais entré.

 

Mes réflexions, mes doutes, mes questions…

  • Un de mes « Frères » et amis me posa la question : Si tu ressens un malaise dans notre Atelier, pourquoi ne t’inscris tu pas dans une autre Loge, qui peut être te conviendrait mieux ?
  • Je lui ai répondu : lorsque l’on sort d’une séparation douloureuse, on n’est pas forcément prêt à tenter une autre expérience…
  • Je me suis demandé aussi si je ne m’étais pas montré trop exigeant, ou bien si je n’ai pas fait preuve d’intolérance… : je n’ai pas encore la réponse, mais quoi qu’il en soit et jusqu’à plus ample réflexion, j’attendais de ma Loge, une Liberté, une Egalité, et une Fraternité que je n’ai pas suffisamment rencontré.
  • Ce n'est pas parce que, lorsqu'ils se retrouvent, tous les Frères se saluent en s'embrassant trois fois ( en moyenne 50 frères x 50 = 250 accolades..) que ces "attouchements" seraient chargés d'une quelconque dimension affective réelle, qui dépasserait la seule tradition maçonnique de reconnaissance mutuelle... (humour : cela aurait même pu se révéler dangereux,lors de la supposée pandémie de grippe H1N1...  )

  Les conclusions de cet article :

  • Dans tous les cas, je n’ai voulu salir l’image de la Franc Maçonnerie en général.
  • Que je n’y aie pas trouvé les raisons d’y demeurer reste affaire personnelle.
  • Contrairement à ce que l'on entend parfois, la Franc Maçonnerie n'est pas vraiment une secte, car il demeure plus facile d’en sortir que d’y entrer.
  • Toutefois, j'ai constaté chez la plupart des Frères, un certain "formatage pavlovien de la pensée" que l'on pourrait qualifier de "sectaire".
  • Dès que l'on ne rentre pas vraiment "dans le moule Franc Maçon", on ne vous exclut pas : vous vous excluez vous même, petit à petit, ne trouvant plus d'interlocuteurs, même si vos "Frères" demeurent très courtois à votre égard.

Que la Franc Maçonnerie soit une organisation « secrète » est une évidence, même si certains la considèrent comme uniquement « discrète ».

C’est jouer sur les mots, au vu de son opacité, qui demeure même lorsque l'on en fait partie.

 

  • Que certains y recherchent une quelconque forme de pouvoir ou de notoriété est évident, même si l’influence de la Franc Maçonnerie n’est plus du tout ce qu’elle fut lors de la 3ème République, et même si dans l’inconscient de certains demeure le sentiment que d’être Franc Maçon « pose son Homme » et peut aboutir à certains privilèges ; réels ou imaginaires…
  • Quoi qu'il en soit, J'ai quitté la Franc Maçonnerie, et de manière définitive, tant les grands principes qui y sont énoncés, ne trouvent pas leur mise en oeuvre dans le vécu, en tout cas pas davantage que dans la vie dite "profane" ..., alors, à quoi bon !?

Liens

Si vous le souhaitez, vous trouverez sur Internet, des centaines de liens allant de l’éloge, passant par la critique jusqu’à l’abject….

Je vous en propose un seul ayant trait au vocabulaire Maçonnique : pour l’approcher, voir même pour comprendre certains passage de mon article,

 

Il y a sur Internet de nombreux sites ou blogs traitant de ce sujet à des titres divers.

Il est très rare que vous puissiez laisser librement un commentaire…

Ce n’est pas le cas ici : dites ce que vous pensez ou posez vos questions.

La démocratie, c’est aussi et surtout pouvoir s’exprimer librement...

de sorte que... "la parole circule"....

 

Eric Delahaye . Blog Veille Citoyenne Libre.

ETRE FRANC - MACON OU NE PAS L'ETRE ?

Le Vide et l'Ennui...

A la lecture de cet article j’ai ressenti comme un malaise, sa tonalité exprime avant tout l’ennui. Décidemment « L’ennui » fait des ravages parmi les Francs-Maçons en ce moment, récemment lors d’une conférence publique à la GLDF le Frère Christophe Bourseiller confiait avoir été lui aussi été gagné par cet ennui, quand il fut Maître Maçon, qualifié du blues du Maître, sans doute du a une méprise qui consiste à croire que ce grade est un aboutissement ; alors qu’il n’est que la fin d’un cycle et pour l’initié le début d’un autre.

Pourtant je pense que ce qui est arrivé à ce Frère, arrive souvent quand on s’éloigne des fondamentaux, qui font que la Franc-Maçonnerie vit depuis le siècle des Lumières.

La Lumière dans cet article est bien faible, ce Frère nous as décrit la vie d’un mauvais club service.

Si l’orientation de notre Frère par son parrain vers le Grand Orient de France m’a parue judicieuse compte tenu de sa position vis à vis de la Religion et de la croyance en Dieu ou en un principe supérieur.

Je suis quand même étonné à l’évocation lors des enquêtes des convictions politiques du profane, à moins qu’il ne s’agisse simplement de vérifier la non appartenance à un mouvement ou parti extrémiste.

Par ailleurs, aucune mention dans l’article des travaux effectués en loge, sans en dévoiler le contenu précis bien sûr.

Rien non plus sur le Rite pratiqué ! Et pour compléter le tableau, la vision des hauts grades, par notre Frère ressemble à l’évocation d’une sorte d’administration occulte des loges bleues.

Alors effectivement tout cela mis bout à bout, n’inspire pas l’envie, mais plutôt l’ennui.

Difficile dans ces conditions d’expliquer à notre Frère que la Franc-Maçonnerie, ordre initiatique fraternel, héritier des constructeurs de Cathédrale et imprégné de multiples traditions, se veut un centre de l’union de tous les hommes libres et de bonnes mœurs. Et dont le but est l’amélioration individuelle et ensuite l’amélioration de la famille humaine en général, par une remontée vers une tradition primordiale. Vaste programme de nature a chassé l’ennui.

La lecture de son article exprime le vide, vide spirituel et absence d’amour fraternel auquel il semble avoir été confronté. Il est néanmoins curieux que sa progression ce soit poursuivie jusqu’au Grade de Maître.

Je lui souhaite bonne chance, malgré cette erreur d’aiguillage, espérant qu’il ne conserve pas une sorte d’amertume de son expérience, il n’y a pas que la Franc-Maçonnerie pour s’épanouir dans la vie, d’autres voies de recherche sont possibles pour lui, mais est t’il en recherche ?

JFG

Demain la Planche du Dimanche de Théodore : UBAC

ETRE FRANC - MACON OU NE PAS L'ETRE ?

Votre Week-End 

 

SAMEDI 13 FÉVRIER 17:30-23:00

 

La Maison des Sources

13, rue de Brocéliande 56430 TREHORENTEUC

 

A ne pas manquer en #Broceliande !!!!!!!!!

A partir de 17h30 Vernissage musical de l’ exposition photographique "La Lyre et l’Enfant"

l’exposition est visible à la Maison des Sources du 5 Février au 7 Mars 2016.
Placée sous le regard de la photographe Béatrice Van Landeghem, cette collection présente en 15 clichés, une aventure qui s’inscrit sous le signe de la Transmission, menée auprès des luthiers chercheurs en archéo-musicologie de l’Atelier Skald : Julian Cuvilliez et Audrey Lecorgne. Découvrez ces enfants s’initiant à l’artisanat et s’éveillant à la musique pour la première fois, avec l’instrument de leurs ancêtres. Une aventure initiatique et artistique pleine d’espiègleries sur les traces d’un passé retrouvé.

Béatrice Van Landeghem et l’Atelier Skald seront présents au vernissage.

 à partir de 19h30 : Buffet Veillée avec des contes, de la musique, chant breton et de la Lyre avec KENNINGAR récit épique« Ulfsongr ou la légende de Widukind . récit traditionnel Saxon crée par Julian Cuvilliez & Thomas Grippari) et ZEBLAND musique traditionnelle par Julian Cuvilliez & Florance Le Louarn.

Participation au dîner veillée : 20€/10€

renseignements & réservation ou au 06.25.35.89.11

 

LE SAMEDI 20 FEVRIER

 

Entretien avec un Druide - Jean-Claude Cappelli "A la quête du Graal en Brocéliande"

SAMEDI 20 FÉVRIER 15:00

 

La Maison des Sources

13, rue de Brocéliande 56430 TREHORENTEUC

 

Conférence : A la quête du Graal en Brocéliande...

entrée libre moyennant consommation - réservation conseillée

En 2016, au rythme des saisons et des fêtes druidiques : Samain, Imbolc, Beltaine et Lugnasad, Jean-Claude CAPPELLI nous invitera à découvrir la tradition des druides d’hier et d’aujourd’hui.

Conférence-rencontre avec Jean-Claude Cappelli, « Celui du Pays de l’Ours », un samedi par mois, à 15h.

entrée libre moyennant consommation - réservation conseillée

renseignements et réservation ou 06.25.35.89.11

Commenter cet article

JFG 14/02/2016 14:49

Bonjour je vous transmet un commentaire de notre fidèle lecteur Cincinnatus à propos de l'article d'Eric : Etre Franc-Maçon ou ne pas l'Etre.

Mon BCF Jean François

J’ignore si nombre de frères retrouveront leur propre expérience de la Maçonnerie dans l’article d’Eric Delahaye, article publié en 2011 et qui reste d’une brûlante actualité, mais force m’est d’avouer que je partage dans une très large mesure tout ce qu’il constate ou dénonce.
Les braves gens qui parfois lisent ma prose ne seront sans doute pas surpris de cet aveu, fasse le GADLU que cela les incite à « prendre la plume », car franchement les gars votre éternel silence est assourdissant !
Avant tout, mettons les choses au point :
En dépit de ce qu’on laisse entendre, à savoir que j’aurais quitté les « Enfants de la Veuve », il me faut rappeler que je suis toujours « de la Maison » mais que je ne relève plus d’aucune obédience « locale ».
Non seulement je demeure frangin par le cœur mais aussi en tant que membre, éloigné certes et passé dans l’honorariat, d’une obédience que de beaux esprits pas forcément très futés ont parfois qualifiée « d’exotique » car elle est bordée au « septentrion » par le Sahara, et au «midi » par la forêt tropicale.
Evidemment cela n’a pas grand-chose à voir avec les grèves de Bretagne ou les frondaisons où se cache la fée Viviane, mais pas plus que le vent de noroît, l’Harmatan n’a jamais empêché la bonne pratique de l’Art Royal!
J’ai connu un cheminement très proche de celui du frère Eric à cette différence près que c’était la Maçonnerie dite traditionnelle et bien évidemment déiste, qui m’attirait ! en effet, bien qu’étant indéniablement mauvais catho, puisque la sainte Eglise regarde toujours d’un très mauvais œil les porteurs de tablier, je pense avoir toujours été relativement bon chrétien et par conséquent il était logique que j’aille vers ce type d’obédience .
La Maçonnerie, parlons d’elle, je devais « avoir la tête à cela »
En effet, au cours d’une période qui s’écoule sur une dizaine d’années, j’ai été approché successivement par « Memphis Misraïm », la GL, le GO, pour finalement me retrouver sur les colonnes d’une obédience « régulière et reconnue », émanation de la GLNF et située au Sahel.
Pourquoi ce vagabondage, tout simplement parce que :
• d’une part j’ignorais tout des « orientations politico philosopho religieuses » (aïe !) des diverses obédiences et croyais à une certaine unicité de la Maçonnerie, au début tout au moins !
• d’autre part mes séjours en France n’excédant jamais quelques mois, lorsqu’il m’est arrivé d’être « mûr »pour passer sous le bandeau, ce fut le cas avec la GL, …le ministère des AE m’a renvoyé pour plusieurs années en Afrique dans des zones qui étaient des déserts maçonniques.
Avouons quand même que si « Memphis Misraïm » m’avait un peu effrayé, c’est un grand mot, la GL par contre me convenait, mais que le GO n’était pas mon truc car me paraissant trop politisé, ce qui ne lui enlève rien de son intérêt comme société de pensée.
Quant aux notions de régularité ou de reconnaissance, pour moi c’était un peu de l’Hébreu, pardon Salomon !
C’est lors de ma dernière affectation, au « pays des hommes intègres » (devinette !) et qui a duré 6 ans, que j’ai reçu la lumière, et cela le jour ……de mon anniversaire ! (Il est certain que les experts en sciences occultes, alchimistes, astrologues, druides et consort, verront à coup sûr dans cette coïncidence une signification symbolique plus qu’évidente !)
J’ai connu là-bas quelques années de bonheur fraternel intense, j’en garde un souvenir impérissable, et chose admirable j’échange régulièrement avec mes FF Africains et cela depuis plus de quinze ans.
Mon parcours maçonnique a été rapide, chacun sait que sous les tropiques l’acacia (entre autres !) pousse trois fois plus vite que sous nos latitudes, et c’est un VM et RF actif, compagnon de l’AR qui est rentré en France …à la fin du siècle dernier.
A l’issue des évènements qui ont conduit à l’éclatement de la GLNF que j’avais très naturellement rejointe, et pour des raisons sur lesquelles il est inutile d’épiloguer, j’ai quitté l’obédience et depuis, retiré sur mon rocher malouin, (ce qui change de l’expression utilisée habituellement !) j’observe, je médite, je rumine disent les mauvaises langues, auxquelles je pardonne ce vilain mot !
Revenons à ce que dit notre frère Eric :
« J'ai quitté la Franc Maçonnerie, et de manière définitive, tant les grands principes qui y sont énoncés, ne trouvent pas leur mise en œuvre dans le vécu, en tout cas pas davantage que dans la vie dite "profane" »

Je partage pleinement ces remarques faites à l’encontre de notre malheureuse Maçonnerie et j’en reprendrai quelques- unes :
• de m’y retrouver dans ce lexique opaque, je m’aperçus au fil du temps que
• « ces mêmes Ateliers Supérieurs, constituaient un véritable organe de pouvoir au sein de la Loge, une sorte d’Etat dans l’Etat des Loges Maçonnique. »
• « Ces élections, censées être démocratiques »
• « les frères ne se « mouillent pas » dès qu’il s’agit de relever de quelconques contradictions ….. »
• « …l’on y retrouve les mêmes nébuleuses hiérarchiques souterraines »,
• « … l’on y cultive les mêmes principes du non-dit, du silence et des clans intérieurs »
• « j’attendais de ma Loge, une Liberté, une Egalité, et une Fraternité que je n’ai pas suffisamment rencontrées. »
• « Ce n'est pas parce que, lorsqu'ils se retrouvent, tous les Frères se saluent en s'embrassant trois fois que ces "attouchements" seraient chargés d'une quelconque dimension affective réelle »,
• « …certains y recherchent une quelconque forme de pouvoir ou de notoriété ….. »,

Tout cela n’est- il pas exact même s’il convient d’y apporter des nuances ?

Aussi cher JF, pas plus que cela ne l’aura été pour moi, je ne pense pas que ce soit l’ennui qui ait conduit notre frère Eric à tirer sa révérence, non, ce serait plutôt la désillusion, la déception, qui petit à petit se sont insinuées dans notre esprit et y ont creusé le sillon du doute, de la tristesse sinon de l’amertume.

Ce commentaire, qui sera qualifié probablement de « mauvais procès », n’est pas fait à l’encontre de la Maçonnerie laquelle à mes yeux conserve toute sa valeur et commande toujours notre respect, il est fait à l’endroit de ceux qui ont détourné l’Ordre de ses fins, qui s’en servent, l’instrumentalisent, le parasitent, et qui manipulent nombre de frères purs et durs, sans doute, mais …naïfs.

Tout ceci, ajouté à l’immobilisme des uns, à l’aptitude des autres à jouer aux trois petits singes ou à faire l’autruche, a reconduit sur le parvis du Temple ceux qui croyaient « aux fils de la lumière » peut être plus qu’il ne convenait !

Cincinnatus.

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