Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
COMMUNIQUÉ DROIT HUMAIN

Le 20 février 2020 est proclamé « journée mondiale de la justice sociale » avec comme thème cette année : « réduire les inégalités pour atteindre la justice sociale ».

Dans cette perspective, il faut rappeler que les 1 % les plus riches de la Terre possèdent plus de 52 % de la richesse mondiale, les 99 % restants s’en partageant moins de la moitié ! La phrase de Victor HUGO « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches » (L’Homme qui rit) reste pleinement d’actualité !

Alors que dans notre pays comme dans le monde, la société voit s’aggraver de profondes inégalités sociales et économiques dans tous les domaines, les événements sociaux récents en France (mouvement des Gilets Jaunes, contestation de la réforme des retraites, mobilisation pour la défense des services publics…) montrent l’aspiration de la population à plus de justice sociale. Ces mouvements prônent une forme d’organisation économique et sociale qui privilégie l’égalité des droits, la suppression des discriminations et une redistribution équitable des richesses.

Dès 1919, la déclaration de l’Organisation Internationale du Travail affirmait qu’ «une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale », appelant ainsi à un monde meilleur et à une humanité plus fraternelle.

C’est ce même idéal de justice sociale qui est inscrit clairement dans l’article premier de la Constitution internationale de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN après avoir affirmé l’égalité de l’homme et de la femme. « En proclamant LE DROIT HUMAIN, l’Ordre veut qu’ils parviennent, sur toute la terre, à bénéficier, d’une façon égale, de la justice sociale dans une humanité organisée en sociétés libres et fraternelles ».

C’est donc à cette œuvre de justice sociale par la réduction des inégalités que les Francs-maçons de la Fédération française contribuent avec détermination, là où chacun d’eux peut intervenir.

FÉDÉRATION FRANÇAISE

DE L’ORDRE MAÇONNIQUE MIXTE INTERNATIONAL

LE DROIT HUMAIN

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
QU'EST-CE QU'UN MAÇON ?

QU’EST-CE QU’UN BON MAÇON ?

 

 

Vénérable Maître et vous tous mes B A F en vos grades et qualités.

 

Je retourne vers la source maçonnique à l’image d’une sagesse éclairée d’un frère de la G L D F et ami, Breton, résidant à Rennes et à Quiberon en été, le bienheureux. Je me suis tourné vers nos fondamentaux en laissant à la porte du Temple, certaines divagations, d’un esprit de vieux maçon prodigue, mais mes B A F souvent aussi repentant. La pratique de la maçonnerie actuelle ne me vaudrait elle pas à l’O E le bûcher par nos anciens.

 

Le thème proposé est qu’est-ce qu’un bon maçon. Après mûres réflexions, il correspond mieux à mon éthique de l’esprit maçonnique, de répondre au thème suivant : « Qu’est-ce qu’un maçon ? », nous pouvons nous interroger sur l’origine du mot « franc-maçon ». Au moyen âge, franc signifie ce qui est libre par opposition à ce qui est servile. Il peut désigner un individu qui échappe aux servitudes et droits seigneuriaux.

 

Mais des textes anglais de 1376 et 1396 mentionnent freemasons  ou freemaçons, comme le souligne Paul Naudon, il semblerait que ces mots aient été empruntés à notre langue.

À cette époque Londres était d’ailleurs sous la dépendance du Duc de Normandie vassal du Roi de France. La langue officielle était le Français. Si les armes de l’Angleterre ont leur devise rédigée en Français il en est de même des statuts des ouvriers de Londres., en l’an 1350.

Le mot peut s’appliquer aussi à la pierre. Une belle pierre de bâtiment est dite franc « liais », et l’on parle d’un banc franc ! Gimpal note que les francs-maçons travaillent une excellente pierre calcaire. Il en ressort que la franc-maçonnerie n’a pas été importée d’Angleterre, mais qu’elle provient de l’ordre des constructeurs ; La construction a eu un plus large essor en France et les procédés les plus révolutionnaires y sont nés le plus souvent ; les symboles s’y trouvent inscrits. Les documents les plus anciens proviennent de l’Angleterre dont le gouvernement a toléré les multiples expressions. Les interdictions royales Françaises n’ont pu permettre l’extériorisation du respect de la tradition.

 

Aussi retrouvons nous en Angleterre, l’ordonnance et les statuts ouvriers (1350), écrit d’ailleurs en Français, puis les ordonnances des maçons de Londres (1352), qui prouvent que la corporation des maçons aurait pris en 1376, le titre de compagnonnage des Francs-Maçons, et en 1656, celui de la Vénérable Compagnie des Maçons. Retenons que l’Angleterre n’a eu son essor architectural qu’après la France et l’Allemagne, elle reste la grande dépositaire de documents à base maçonnique, ce qui n’établit pas la preuve que l’esprit des corporations soit né sur ce sol, mais montre seulement que la tradition y a été mieux conservée.

 

Le franc-maçon respecte par-dessus tout la personne humaine ; son amour fraternel lui font refuser les mots d’ordre qui vont à l’encontre de la Tolérance. Cette liberté d’esprit le conduit à la plus grande objectivité. La discipline qui règne en Loge lui permet de juger sainement, car elle a aiguisé son sens critique. Il faut d’abord douter pour croire.

 

Le franc-maçon, admet toutes les idées, les écoute, mais peut les réfuter car rien ne doit faire obstacle à sa raison. Il s’élève contre le dogmatisme et condamne toutes les intolérances. En s’ouvrant des conceptions autrement plus vastes, s’améliorer même dans l’exercice de sa mission journalière.

 

Le compagnonnage médiéval illustre cette élévation spirituelle provenant de la sacralité du métier.

Créer dans la joie, accomplir consciemment, c’est aller vers une réalisation plus parfaite de son être. Citation de Lantoine : « Tolérons non seulement, qu’on ne pense pas comme nous, et qu’on ne nous ressemble pas. »

 

Par le contrôle de son individu, le franc-maçon acquiert la plus large indépendance, mais il doit s’intégrer dans un corps fortement discipliné, donc fort hiérarchisé. Le Maître spirituel ne peut mettre que sur le bon chemin. Il est l’initiateur, celui qui sème, mais encore faut-il que le terrain soir propice. Personne ne peut accéder à l’illumination, à la fraternelle mansuétude stabilisée. Comme le dit Saint-Yves d’Alveydre: « Il n’y a pas de sciences occultes, il n’y a que des sciences occultées. »

 

 

Cette liberté de l’esprit doit s’exprimer dans des limites prescrites puisque se déroulant dans un groupement organisé. Cette restriction, n’empêche en rien l’indépendance intellectuelle. Elle stimule au contraire la hardiesse des vues, la spontanéité, car par son silence elle permet à l’homme de s’interroger sur lui-même et, non plus par la pensée d’autrui. Ce qui lui donne l’indépendance, ce don de réflexion et d’autonomie. Qualités de plus en plus oubliées dans le monde actuel.

 

La connaissance de l’universel conduit à une métaphysique qui est dans son essence illimitée. La tradition admet tous les aspects de la vérité, elle ne s’oppose à aucune adaptation légitime. Elle permet à ceux qui la comprenne des conceptions autrement plus vastes que tous les rêves de philosophes qui passent pour les plus hardis, mais aussi autrement plus valables et solides.

Enfin elle ouvre à l’intelligence des possibilités illimitées comme la vérité elle-même.

 

Par cette libération totale de l’être, par cet élargissement des vues, une émancipation se produit, un nouvel esprit apparaît et, c’est en ce sens qu’un nouvel être naît. Le franc-maçon nouvel initié, meurt à la vie profane pour apparaître dans un nouveau milieu stabilisateur des valeurs spirituelles. En ce sens, la franc-maçonnerie est une école puisqu’elle permet à l’adepte de maitriser ses passions, de se dominer, et le franc-maçon mieux que tout autre homme, doit pouvoir s’adapter aux circonstances mouvantes de l’existence.

 

La franc-maçonnerie inculque à tous le respect d’autrui, la permanence de la spiritualité. La franc-maçonnerie est aussi une chevalerie par Salomon et, comme tous les bons chevaliers le maçon est désintéressé. Il doit défendre ses semblables contre les misères tant matérielles que morales. Le franc-maçon est un homme libre dans une Loge libre, car il est un homme libre et de bonnes mœurs. On ressent un esprit de liberté, de tolérance et de fraternité ayant foi en la personne humaine.

 

Le franc-maçon doit aussi voir avec les yeux de l’esprit. Voir c’est penser intensément et aussi regarder avec amour. Le franc-maçon respecte par-dessus tout la personne humaine. Son amour fraternel lui fait refuser tous les mots d’ordre qui vont à l’encontre de la tolérance.

 

En ce qui nous concerne, si l’on remonte à la racine des idées, nous appelons un initié un homme de Dieu et, nous devons beaucoup y réfléchir. Ce qui veut dire qu’il s’agit d’un homme du vrai, du beau, du bien avec ou sans référence, à un Dieu définit et précis. Citation pour moi très importante de mon B A F Louis Chambon à l’O E depuis deux décennies :

« Il m’est enfin possible de prier dans tous les Temples du monde, en compagnie des hommes de toutes races et de religions, que nous soyons jaunes, blancs, rouge ou noir, riches ou pauvres, bouddhiste, mahométan, juif, chrétien, libre penseur, intellectuel ou manuel. Nos temples sont ouverts, à la seule condition, toutefois, qu’au-dessus de nos croyances, et de nos convictions, que nous admettions, respections et partagions une croyance millénaire en l’existence de la perfection. »

 

Les francs-maçons du moyen âge se considéraient comme des collaborateurs dans l’œuvre de la création. L’égalité la plus absolue régnait parmi les frères. Chacun pouvait examiner sa pensée sans crainte d’être moqué ou agressé, mais avec, au contraire la certitude d’être entendu et compris par un être qui lui est étranger, c’est-à-dire comme la main gauche peut prendre la main droite. Un dialogue en Loge, c’est un dialogue avec soi-même car, pour chaque frère chacun des frères est un autre soi-même.

Si un frère sort de sa Loge et franchit les frontières et les océans et, s’il entre dans une Loge d’un pays étranger. Il s’y retrouve chez lui en dépit  des différentes nationalités, de couleur de peau, de langage et d’usages. Le rituel, la tradition effacent toutes les différences. Le frère visiteur est à son aise dans toutes les Loges. Il y est accueilli avec déférence et honneur. Ce comportement maçonnique est le fruit d’une contrainte éducative. La conséquence naturelle de la solidarité spirituelle qui unit cette famille d’élection de la même manière que la solidarité biologique et intellectuelle devrait unir tous les humains…

S’il n’est pas ainsi dans le monde profane, c’est que les hommes ne se perçoivent pas clairement. En revanche les maçons sont conscients de leur solidarité parce qu’ils forment une famille d’élection, une élite au sens étymologique du mot. Ils se sont choisis, et élus réciproquement comme frère. Celui qui est dans ma Loge a désiré et obtenue son admission. Ceux qui l’ont examiné, choisi et accepté comme frère.

 

C’est de cette volonté mutuelle que naît l’union des francs-maçons. Le jour où les humains se seront tous acceptés comme frères, le monde sera une immense Loge et l’humanité marchera d’un pas assuré, en équilibre vers son destin commun.

 

Un franc-maçon vraiment initié atteint un état d’équilibre qui le met à l’abri de la peur et de l’inquiétude. Il entretien avec les autres hommes et avec le milieu naturel dans lequel il vit des rapports privilégiés. Il comprend autrui et il sait se faire comprendre de lui. En un mot il aime et inspire l’amour.

 

Lorsque la Loge est fermée et que les maçons retournent vers le chantier de la vie profane pour y accomplir le labeur quotidien. Ils n’oublient pas la mission dont ils sont investis et qui consiste à combattre toutes les formes d’oppressions, à défendre la liberté dans toutes ses expressions, dans l’ordre et la sérénité et l’estime mutuelle. C’est dans nos Loges que s’élabore la morale universelle de demain.

 

Dans le contexte médiéval d’une société enfermée dans un cadre seigneurial. La franc-maçonnerie s’oppose à la notion des privilèges. Elle croit en la perfectibilité de l’homme. Contre le découragement engendré par la condition misérable des roturiers, elle propose la vertu du travail. À l’acceptation passive de la souffrance inévitable elle s’insurge contre la philosophie des épreuves mêmes, si elles sont victorieusement surmontées.

Tu défendras ton frère au péril de ta vie. Le bijou du VM est également un triangle sacré. Cet emblème de la rectitude doit inspirer la droiture dans les pensées et dans les actions. Elles nous enseignent à diriger notre vie et nos actes en conformité avec les règles maçonniques et harmoniser notre conduite avec les principes de la vertu. La règle du compagnon est un instrument long et droit qui sert à tracer des lignes droites, mais c’est aussi au sens figuré ce qui peut conduire les hommes, diriger leurs actions et leurs pensées. La ligne droite ne doit pas dévier, elle symbolise la Loi morale.

Cette planche remonte à 5882 dans ma Loge de la G L N F de la Pierre Angulaire. Louis Chambon était là pour m’écouter, c’était un maçon prestigieux.

 

Claude Galinier.

LIBRE ET DE BONNES MŒURS

 

 

Qu’est-ce qu’un franc-maçon réponse un homme libre et bonnes mœurs. Cette affirmation est un mantra maçonnique, qui oblige ceux qui veulent êtres reconnus comme tels. Comment parvenir à incarner cet homme, la réponse est dans un autre mantra en fuyant les vices et en pratiquant les vertus. Toute la propédeutique maçonnique pourrait être presque résumée dans ces deux mantras.

 

Il ne s’agit pas de morale, mais d’éthique, d’ethos c’est-à-dire tout simplement d’un enseignement pour être, d’un désir d’être plus humain.

 

C’est un peu court monsieur me direz-vous à la manière de Cyrano, c’est regarder le bout de son nez ou le bout de son doigt sans regarder plus loin, plus haut.

 

Ce que vous qualifier de court toute une vie n’y suffit pas, Monsieur, au seuil de l’Orient éternel, s’ouvre avec le même doute la porte de la Connaissance.

Toute notre vie nous avons chercher les clés, pour nous libérer, la franc-maçonnerie, nous a aidé en nous nourrissant dans la constance de ce doute cartésien qui permet d’avancer vers la Connaissance parce-que nous sommes des hommes perfectibles.

 

Heureux je dirais ceux qui doutent, ils rejettent tous les dogmes et les fanatismes.

 

La franc-maçonnerie n’a pas, et n’est pas, un maître spirituel, elle est l’ouverture vers le chemin de la spiritualité, tout le reste après tout n’est que matière, cette matière appelée à se dissoudre dans l’infini du cosmos, seules les âmes flottent encore, dans la chaîne d’or pur, celle qui réunit toutes les sœurs et tous les frères, dans le secret de leurs Loges, dans le secret de leurs coeurs.

 

 

Claude nous a proposé à la manière d’un Cyrano maçonnique, avec plus de grandeur, de conviction et de panache, un travail sur la définition de cet homme libre et du corps (maçonnique) dont il est une partie vivante, une pierre qui vibre, qui tremble, jusqu’au jour où elle trouve sa place dans le cosmos.

 

Une définition du désir d’être, bien au-dessus du paraître, une définition de cet homme qui se construit de manière cartésienne avec son doute, ses interrogations, sa liberté de penser, qui lui permet d’acquérir plus de dignité, d’humanité. Le travail de Claude est semblable à celui des ouvriers des cathédrales, collaborateurs de la création, ils viennent parfaire l’œuvre, apporter leur marque, la graver, la buriner. Mais cette œuvre de démiurge est immense, démesurée, parce que c’est la construction jamais achevée de notre être intérieur.

La pureté du tablier, n’est pas celle de l’homme qui se prend pour un dieu, ni même un demi-dieu, c’est la pureté du simple maçon qui pose humblement sa pierre et s’en va sans rien dire, sur un autre chantier, la terre, l’univers a tant besoin de ces travailleurs du beau, du bon, du bien, il reste tant de cathédrales à construire, tant de lieux recouverts par les ténèbres qui attendent, que les roses de l’amour fassent couler leur rosée jusqu’à eux. Merci Claude pour cette séquence de vie.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

Les méthodes de construction lire les notices :

 

  • Le Régius de 1390 pas besoin de mise à jour utilisable en l’état.
  • Les Statuts de Ratisbonne et les Statuts de Saint-Michel 1459 en l’état peuvent servir comme code du travail ou règlements des sociétés mutualistes.
  • Le Carnet de Villard de Honnecourt début du XIIIème siècle pour tracer vos plans, respecter les bonnes proportions.

 

     Note tous ces documents sont en consultation libre depuis des siècles.

Voir les commentaires

Publié le par Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine

Cet article est reposté depuis Le Blog-Notes du Rite.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
NAHMANIDE

NAHMANIDE

 

Une dernière pensée avant la découverte du Big-Bang .- Avant l'Univers, il n'y avait rien. Puis soudain, la création toute entière apparut comme un point minuscule, de la taille d'un grain de moutarde, qui contenait la substance originelle du tout. Cette substance immatérielle s'étendit jusqu'à  devenir, la matière, telle que nous la connaissons aujourd'hui. Dés qu'elle fut formée, le temps, qui était déjà crée devint perceptible. L'auteur est Moïse ben Nahman, dit Nahmanide. (Gérone 1194 - Palestine 1270 ) qui rédigea à la fin de sa vie le commentaires de la Torah, dont est extrait le passage ci-dessus. Ce savant originaire de Gérone est peu connu, à l'exception des médiévistes. Il fut un éminent Rabbin Kabbaliste.

 

Les Juifs étaient divisés quant à l'interprétation des livres sacrés. Nahmanide soutenait que la révélation est supérieure à la science. Moïse Manimoïde  (Cordoue 1138 - Égypte 1204) cherchait à concilier sciences et révélation. Il fut le médecin du Grand  Saladin - Maître de Guerre contre les Croisés, avec ses pigeons voyageurs et, ses guerriers arbalétriers, montés sur des chevaux Arabes à la vitesse de feu. Les Croisés et leurs chevaux cuirassés étaient très désavantagés. Manimoïde et son célèbre aphorisme " Il n'y a pas de connaissance sans amour ". La révélation dans la vision holistique de Nahmanide, pour moi maçon, est très importante, c'est une grande émotion. Elle me relie au GADL'U, la vie est pétrie de mystères.

 

Deux histoires des Grands Constructeurs.- Le pharaon Sésostris lll et son fils Amenemhat, ont construit en 1878 et 1814 avant JC, un canal reliant le Nil au marais dans la vallée de Fayoum pour un énorme lac artificiel de 50 milliard de m3. Aux états Unis, pour l'exemple, avec des moyens de notre époque. Un lac a été construit, sorte de réservoir géant de 35 milliards de m3, seulement.

Un canal de Suez datant de + de 2300 ans avant que Ferdinand de Lesseps ne creuse le sien. Commencé sous Nekao II de la 17 éme dynastie Égyptienne et achevé par Darius 1er. Le canal était équipé de portes et vannes. Il représentait quatre jours de navigation. Il était assez large pour que deux navires à cames puissent naviguer de front. (Récit Horodote d'Halécarnasse ) Le canal rejoignait le Nil pour aller vers la mer rouge. Alexandre l'a emprunté souvent.  C.Galinier 

Un ajout au texte de Claude : Nahmanide fût un juif Espagnol errant en quelque sorte poussé hors de la péninsule Ibérique par les Dominicains, il se réfugie à Jérusalem, puis dans toute la Palestine, jusqu’à Saint- Jean d’Acre.

Kabbaliste émérite, médecin, poète, exégète de la Bible et du Talmud.

 

Il se méfiait du rationalisme de Maimonide une autre figure célèbre à Cordoue, il se méfiait de sa recherche de pureté.

Cette pureté obsessionnelle dont se revendiquent tous les fanatiques, intégristes. Ce rejet de l’impureté qui va jusqu’à déclarer les femmes impures. Ces fanatiques qui cherchent en permanence des boucs émissaires pour justifier leurs turpitudes spirituelles. Ils rejettent l’altérité, et l’amour fraternel.

 

Jean-François Guerry.

 

Conseil de lecture :

Les Romans de Gilbert Sinoué, comme : Le Livre de Saphir, Le Souffle du Jasmin, Le Cri des pierres.

 

Dans ses romans s’entremêlent les cultures des familles juives et arabes.

 

« L’Est est l’Est, l’Ouest est l’Ouest, et les deux jamais ne se rencontreront. » Extrait de The Ballad of east and West de Rudyard Kipling.

NAHMANIDE
NAHMANIDE
NAHMANIDE
NAHMANIDE

Gilbert Sinoué

Nationalité : France
Né(e) à : Le Caire , le 18/02/1947
Biographie :

Son père était un Égyptien melkite, c’est-à-dire un Chrétien d’Orient de rite grec catholique.
Après des études chez les Jésuites, il vient à Paris pour suivre une formation de professeur de guitare classique à l'École normale de musique de Paris-Alfred Cortot. Puis Gilbert Sinoué écrit plusieurs romans historiques.

Deux romans ont aidé à sa renommée de merveilleux conteur : "La Pourpre et l’olivier" ou "Calixte Ier le pape oublié", écrit en 1987 et qui remporte le prix Jean d'Heurs pour meilleur roman historique, et "L'Égyptienne", premier tome d'une saga qui décrit une Égypte encore mal connue, celle des XVIIIe et XIXe siècles, qui remporte le prix littéraire du Quartier Latin. En 2004, "Les Silences de Dieu", reçoit le Grand prix de littérature policière.

Gilbert Sinoué est également scénariste et dialoguiste. L'un de ses romans, "Des Jours et des Nuits" a fait l'objet d'une adaptation télévisuelle, en deux parties, mis en scène par Thierry Chabert, avec Stéphane Freiss, Claire Nebout et Caterina Murino dans les rôles principaux.
Il aussi collaboré à l'écriture d'un feuilleton : "La Légende des trois clés", diffusée en décembre 2007.

Son livre "Le Livre de saphir", a reçu le Prix des libraires en 1996 et le livre "Les Silences de Dieu" a reçu le Grand prix de littérature policière en 2004.

SOURCE BABÉLIO

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
Graeme Allwright

Graeme Allwright

IL FAUT QUE JE M’EN AILLE…

 

 

Celui qui commença à chanter au midi de sa vie. Celui au nom imprononçable, l’improbable français de Nouvelle Zélande Graeme Allwright, est parti pour une dernière tournée, pour chanter l’amitié l’amour la joie, ces mots que tout le monde comprend, qui n’ont ni langues, ni frontières.

 

Il ne chantait pas dans les zéniths de la gloire, mais dans le cœur des femmes et des hommes.

J’ai dans la discothèque de mon cœur, une place pour lui, pour cet album à la pochette en noir et blanc, ce vinyle usé par la chaîne hi-fi de ma jeunesse. Mille fois j’ai écouté cette voix particulière, ces mots inusables qui font sourire ceux qui sont seuls.

 

Il chantait Léonard, Bob et Georges, quand il chantait les nuages passaient.

 

Emmène-moi encore un peu avec toi, dans ta petite, vagabond de l’amour et de la joie, poète solitaire, chantre de l’adieu du passage du fleuve

 

Emmène-nous avec toi dans le vent, la réponse est dans le vent, et puisqu’il faut que tu t’en ailles, bonne route…

 

                                                            

Jean-François Guerry.

IL FAUT QUE JE M’EN AILLE…
IL FAUT QUE JE M’EN AILLE…
IL FAUT QUE JE M’EN AILLE…

 

Décès de Graeme Allwright, chanson douce et rebelle du voyageur

Graeme Allwright est décédé à 93 ans dimanche 16 février, a annoncé sa famille. Le musicien né en Nouvelle-Zélande et devenu français, père avec Catherine Dasté de quatre enfants, a marqué la scène folk par son humanisme engagé.

  • Robert Migliorini, 
  • le 16/02/2020 à 18:27

 

Il faut que je m’en aille... cette célèbre chanson de Graeme Allwright est tristement devenue d’actualité dimanche 16 février avec le décès à 93 ans du chanteur folk français d’origine néo-zélandaise dans sa maison de retraite, en Seine-et-Marne.

 

La Croix vous explique, avec lumière et clarté, le monde qui vous entoure, afin que vous puissiez bâtir votre opinion.

Les plans de carrière ? Graeme Allwright n’a jamais pratiqué. Le fils d’un chef de gare, né en Nouvelle-Zélande, a toujours aimé prendre de nouveaux départs. Enfant, il chante dans les églises et en famille. C’est à 40 ans que Graeme Allwright décide de tenter sa chance dans la chanson. À Paris, en France, le pays où il s’était installé en famille avec sa femme Catherine Dasté (la petite fille de Jacques Copeau, célèbre homme de théâtre), rencontrée à Londres.

Tour à tour comédien, constructeur de décors, apiculteur ou encore employé en hôpital psychiatrique, Graeme Allwright aime en musique le jazz et adapter en français avec sa guitare des chansons du folksong anglais et américain. Un premier concert à la Comédie de Saint Étienne lui a donné le goût du récital.

Au répertoire des feux de camp

Au milieu des années soixante l’heure est à la contestation. Avec son troisième disque Le jour de clarté (un titre adapté du trio Peter, Paul and Mary, le succès grand public est au rendez-vous. Des chansons comme Petites boîtesIl faut que je m’en aille, Petit garçon, Jusqu’à la ceinture, entrent tout de go au répertoire des feux de camp et des humeurs rebelles propres à la jeunesse.

Graeme Allwright s’impose alors également comme traducteur et interprète de Leonard Cohen dont il adapte de grandes chansons - L’étranger, Suzanne - alliant mysticisme et sensualité. Une connivence qui durera au fil des années. De même qu’une passion pour les chansons de Brassens chantées en anglais sur une traduction d’Andrew Kelly

 

Au Quesnoy, Graeme Allwright était sur ses terres

 

 

Dépassé par ce premier succès Graeme Allwright décide alors en 1969 de partir vers d’autres horizons. Le voyageur qui chante sur scène les pieds nus vit d’abord au milieu des gens en Éthiopie, puis en Inde (à Bombay il vivra un mois dans la rue) à Auroville, et encore à Madagascar ou La Réunion. La vie d’artiste en France, ponctuée par des disques et des concerts, alterne avec des longs séjours à l’étranger.

Parmi les rencontres qui ont marqué l’auteur de La ballade de la désescalade ou de Lumière, celle du religieux dominicain Maurice Cocagnac s’est traduite en quelques chansons comme Au cœur de l’arbre où s’expriment les leçons de sagesse d’un artiste sensible aux spiritualités du monde.

Une Marseillaise moins guerrière

Soutien de l’association « Partage », combattant pacifique, Graeme Allwright a promu, à la suite d’autres personnalités comme l’Abbé Pierre, un texte moins guerrier de La Marseillaise. Au début de chaque concert, il en distribuait le texte. Soucieux aussi en ces concerts singuliers de partager du bonheur avec le public venu reprendre des refrains entraînants et partager des idées de fraternité et suggérer de nouveaux styles de vie.

Sa chanson de l’adieu, sur un poème de Luis Porquet, en indique les couleurs et les espoirs : « Adieu amis, courage. On peut vaincre l’orage. Et terrasser la peur. La forteresse tremble. Et les vents se rassemblent. Sur les derniers rameurs. Sous le poids des souffrances. Se lève l’espérance. Et l'arbre de douceur. »

Journal La Croix.

 

Accueil

Actualités A F P

 

Graeme Allwright, l'âme des "protest singers" en France

Chanteur humaniste au parcours atypique, Graeme Allwright, décédé dimanche à l'âge de 93 ans, a fait découvrir aux Français les "protest singers" (chanteurs contestataires) d'outre-Atlantique, en adaptant Pete Seeger, Woody Guthrie ou Leonard Cohen dans la langue de Molière.

"L'impact positif d'une chanson peut être extraordinaire. Il me donne de l'espoir, et la foi" pour faire "face aux injustices, aux guerres, aux famines, à l'indifférence qui s'installe", confiait-il en 2014 au journal La Croix.

Né à Wellington, en Nouvelle-Zélande, le 7 novembre 1926, Graeme Allwright a découvert le jazz, les crooners et le folk en écoutant les programmes radios de la base militaire américaine installée dans la capitale néo-zélandaise.

A 22 ans, il obtient une bourse pour suivre des cours de théâtre à Londres, dans l'école fondée par Michel Saint-Denis, voix de l'émission "Les Français parlent au Français" sur les ondes de la BBC et neveu de l'homme de théâtre Jacques Copeau.

Le jeune homme est recruté par le prestigieux Royal Shakespeare Theatre. Mais, amoureux de la fille de Jacques Copeau, Catherine Dasté, il décline l'offre et le couple part s'installer en France, près de Beaune.

Graeme Allwright exerce une multitude de métiers: ouvrier agricole, apiculteur, machiniste et décorateur pour le théâtre, professeur d'anglais, maçon, plâtrier, vitrier...

- Hymnes de mai 68 -

Ce Néo-Zélandais, qui ne connaissait pas un mot de Français, apprend peu à peu la langue de Molière et les subtilités de son argot, qu'il utilisera abondamment dans ses adaptations.

A mesure que son français s'améliore, il renoue avec la scène, jouant notamment dans la troupe de Jean-Louis Barrault.

Ce n'est qu'à 40 ans qu'il se lance dans la chanson.

"L'idée a peut-être germé dans mon esprit lorsque j'ai interprété quelques chansons de Brassens et Ferré, au cours d'une tournée avec une pièce de Brecht trop courte, racontait-il (...) j'ai pris ma guitare et je suis parti chanter des +folksongs+ américaines et irlandaises au cabaret de la Contrescarpe (au coeur du Quartier Latin à Paris, ndlr), sept soirs sur sept pour des clopinettes".

La chanteuse Colette Magny remarque sa voix, teintée d'une pointe d'accent, et le présente à Marcel Mouloudji, qui lui conseille d'écrire une trentaine d'adaptations et produit son premier 45 tours "Le trimardeur" (1965).

 

Son répertoire contestataire, antimilitariste et profondément humaniste, puisé chez les "protest singers", résonne avec les aspirations de la jeunesse française de l'époque.

"Petites boîtes" (adaptation de Malvina Reynolds), "Jusqu'à la ceinture" (Pete Seeger), "Qui a tué Davy Moore ?" (Bob Dylan), "Johnny" (texte original) et surtout "Le jour de clarté" (Peter, Paul & Mary), son plus grand succès, deviennent les hymnes de la contestation en mai 68.

Touché par Cohen -

En 1973, il va voir Leonard Cohen à L'Olympia et en ressort profondément touché par le mysticisme et la sensualité du Canadien, dont il adapte de nombreux textes ("Suzanne", "Les soeurs de la miséricorde"...)

Il fait salles pleines dans ses concerts et se pose alors en premier concurrent d'Hugues Aufray, autre importateur du folk en France.

Mais le succès l'effraie. Celui qui est aussi connu pour "Sacrée bouteille" prend ses distances en parcourant l'Egypte, l'Ethiopie, l'Amérique du Sud et surtout l'Inde.

Entre deux voyages, il rentre en France où il reprend ses concerts. En 1980, il partage la scène avec Maxime Le Forestier, pour une tournée dont les bénéfices sont reversés à l'association Partage pour les Enfants du Tiers-Monde.

Il continue également d'enregistrer. Dans les années 80, il revient d'un voyage à Madagascar avec des musiciens qui donnent une nouvelle tonalité à sa musique. En 2000, il sort un premier album d'inspiration jazzy, enregistré avec The Glenn Ferris Quartet ("Tant de joies").

Depuis 2005, les concerts du chanteur aux pieds nus, qui continuait de sillonner l'Hexagone malgré son âge avancé, commençaient par un rituel immuable : une vibrante Marseillaise qu'il avait "adaptée" avec des paroles pacifistes. "Pour tous les enfants de la terre, Chantons amour et liberté", entonnait-il...

   

paroles officielles ♪ Il faut que je m'en aille Buvons encore une dernière fois ♪

Le temps est loin de nos vingt ans
Des coups de poings, des coups de sang
Mais qu'à c'la n'tienne: c'est pas fini
On peut chanter quand le verre est bien rempli
Buvons encore une dernière fois
A l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais Il faut que je m'en aille
Et souviens-toi de cet été
La première fois qu'on s'est saoulé
Tu m'as ramené à la maison
En chantant, on marchait à reculons
Buvons encore une dernière fois
A l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais Il faut que je m'en aille
Je suis parti changer d'étoile
Sur un navire, j'ai mis la voile
Pour n'être plus qu'un étranger
Ne sachant plus très bien où il allait
Buvons encore une dernière fois
A l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Je m'ennuie pas, mais Il faut que je m'en aille
J't'ai raconté mon mariage
A la mairie d'un p'tit village
Je rigolais dans mon plastron
Quand le maire essayait d'prononcer mon nom
Buvons encore une dernière fois
A l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais Il faut que je m'en aille
J'n'ai pas écrit toutes ces années
Et toi aussi, t'es mariée
T'as trois enfants à faire manger
Mais j'en ai cinq, si ça peut te consoler
Buvons encore une dernière fois
A l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais Il faut que je m'en aille

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
HISTOIRE DE BOUCS

HISTOIRE DE BOUCS

 

 

Les loups voyagent en meutes à la recherche de leurs proies. (Mes excuses pour les défenseurs des animaux.) Les hommes animés par l’instinct grégaire, ne deviennent souvent ni plus sages, ni plus intelligents, quand ils sont en bandes, comme des moutons.

(Confidence recueillie auprès de l’ami Georges Brassens, il paraît qu’à plus .. on est une bande de c…)

 

Les errances de la mondialisation, laissent de côté les plus faibles d’entre nous. Il faut de toute urgence retrouver du collectif, genre tarte à la crème du vivre ensemble, et pour les plus grandes âmes exemplaires redevenir citoyen du monde. Toutes ces mièvreries oratoires, qui ne font pas de mal et ne font pas avancer non plus, la réunification de l’Archipel de Jérôme Fourquet.

 

Ne chercher plus après avoir créé une commission ad hoc, un comité des tics et des tocs. Nous avons décidés d’utiliser une bonne vieille recette, c’est la meilleure, elle a fait ses preuves. C’est la théorie du complot, la faute de l’autre.

 

D’ailleurs on nous cache tout, on nous dit rien ! Il faut de la transparence, d’ailleurs moi, je n’ai rien à cacher enfin presque rien.

Il faut être transparent, il faut laver plus blanc disait le regretté Coluche, candidat à la présidence de notre république.

Dans le grand concours d’exemplarité, nous devons, enfin il faut que les autres deviennent des saints, que dis-je des dieux de la morale, de la bonne bien sûr, après tout quand même il faut être humain !

 

Bien sûr avec cette belle théorie du complot : l’enfer c’est les autres. Ceux qui sont différents de nous, enfin de moi ! Les ailes de l’avion de Saint-Exupéry tombent dans la mer boueuse de nos intransigeances, mais il faut savoir ce que l’on veut à la fin ! La morale doit être la ligne de conduite des autres. Quand cela par hasard ne marche pas, il faut des réparateurs, des sauveurs du collectif. J’ai nommé les fameux, les célèbres boucs émissaires. Ils ne sont pas plus coupables que les autres, mais ce sont eux qui vont porter la charge des fautes du groupe, c’est quand même bien pratique !

 

Plus sérieusement la Rabin Delphine Horvilleur nous propose une exégèse biblique sur ce thème du libre du Lévitique je cite :

 

« Imaginez vous un instant que vous êtes au temple, imaginez que c’est aujourd’hui Yom Kippour, le jour des expiations, le jour où chacun doit faire face à sa conscience, être en principe capable d’avouer ses fautes. Ce jour là, uniquement ce jour-là, avait lieu au temple une étrange cérémonie : le grand prêtre, tout vêtu de blanc, faisait venir à lui non pas un bouc mais deux, les deux mêmes boucs exactement, presque clones l’un de l’autre. Le grand prêtre tirait alors au hasard le rôle de chacun. Le premier était choisi pour être sacrifié à l’éternel, il était l’élu, celui qui allait pouvoir approcher le divin, et donc quelle-chance ! – pouvoir se faire égorger et griller sur l’autel. Quant à l’autre, il allait être libéré vivant dans le désert le pauvre, mais pas avant d’avoir entendu les mots prononcés à son oreille à son oreille par le grand prêtre (qui est celui qui murmure à l’oreille des boucs !) et le grand prêtre allait lui confesser toutes les fautes du peuple d’Israël pratiquement comme s’il les lui plaçait sur sa tête avant que la bête ne soit menée dans le désert avec un émissaire d’où son nom : bouc émissaire. »

Il y a donc deux boucs, lequel souhaitez-vous être ? En fait vous n’avez pas le choix, parce que l’on fera un tirage au sort, beau moment de justice et de justesse.

 

Delphine Horvilleur nous rappelle que cela vient en écho, en résonance avec un autre duo célèbre Caïn et Abel. Les deux frères apportant chacun une offrande à Dieu aussi au temple, sur le lieu des sacrifices, et Dieu arbitrairement choisi l’offrande d’Abel, injustice flagrante !

Avec un certain culot après tout c’est Dieu il dit à Caïn en pédagogue quand même :

 

« Je vois que tu souffres, mais maintenant je te demande que vas tu faire de cette souffrance, de cette injustice, qui t’a été faite ? Vas-tu aller malgré elle ou avec elle vers le Bien, vas-tu aller avec elle t’élever, ou au contraire vas-tu laisser la faute t’atteindre et entrer dans ton monde ? »

 

Caïn décide avec son libre arbitre de ne pas s’élever, il est incapable de résilience. À la question célèbre de Dieu : « Où est ton frère ? » il répond : « Suis-je le gardien de mon frère ? » Il a répondu par une autre question, il ne se sent pas responsable de son frère.

 

Delphine Horvilleur perçoit là un écho à bien des débats de société, qui sont les maux d’aujourd’hui, lorsque que nous nous demandons à qui la faute ? Il est plus facile de se choisir un bouc émissaire. Qui est capable de dire aujourd’hui je suis responsable ?

Et vous pensez-vous ?

 

Jean-François Guerry.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
LA NATIVITÉ DU PRINTEMPS

LA NATIVITÉ DU PRINTEMPS

 

 

Tout à une fin, assènent les plus déterminés d’entre nous, la vie est un éternel renouvellement affirment d’autres. Je suis sceptique. Le printemps qui s’annonce bien tôt sous l’effet du réchauffement, démontre que tout se régénère, que rien ne meurt, que la graine plantée en terre donnera encore ses fruits.

 

Celui qui ouvre et qui ferme les portes, tel Janus, annonce la croissance de la Lumière. Le temps cyclique est re naissance, perpétuelle. Je vois votre sourire, il glose comme le bon Lapalisse.

 

Je ne puis cependant m’empêcher de m’émerveiller à chaque renaissance du printemps, bien sûr la sève monte, mais dans cette sève est comme la boisson des dieux, un nectar qui parfume notre esprit, élargi notre joie. Le printemps sera bientôt là. Ce maître radieux des horloges, qui lève les premières fleurs, qui sonne à travers les clochettes du muguet.

Je crois qu’il n’y a rien de plus beau, que la nature, elle nous inspire le bien, la simplicité.

C’est une belle, qui se pare sans cesse, on attend son retour, avec impatience, dans l’espérance, en regardant les arbres, en regardant le flot continu des vagues.

 

Christiane Rancé qui accompagnait récemment François Cheng dans l’émission la Grande Librairie, a succombé aussi au charme du printemps dans sa chronique hebdomadaire du journal La Croix, parue sous le titre Aux premières jonquilles. Elle ne résiste pas au charme du printemps elle cite Victor Hugo :

 

« Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs. Accourez, la forêt chante, l’azur se dore. Vous n’avez pas le droit d’être absents de l’aurore. »

 

Aujourd’hui, demain, renoncez aux tablettes, aux écrans, aux smartphones, allez embrasser les jonquilles, elles vous attendent, elles sont revenues, plus belles, plus radieuses que jamais.

 

Jean-François Guerry.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
CONVERSATION : Des pensées de Marc Aurèle au Cabinet de Réflexion.

 

Conversation : Des pensées de Marc Aurèle au Cabinet Réflexion Maçonnique.

 

Marc Aurèle dans pensées pour moi-même - Qui a vu ce qui est dans le présent a tout vu, et tout ce qui a été de toute éternité et, tout ce qui sera dans l'infini du temps.  Tu as subsisté comme partie du tout. Tu disparaitras dans ce qui t'a produit, ou plutôt, tu seras repris, par la transformation, dans sa raison génératrice. - La mort est la cessation des représentations qui nous viennent des sens, des impulsions, qui nous meuvent comme avec des cordons, du mouvement de la pensée et du service de la chair. - Tout est éphémère, et le fait de se souvenir, est l'objet dont on se souvient. Tout ce qui arrive est aussi habituel et prévu que la rose au printemps et les fruits en été ; il en est ainsi de la maladie et la mort, de la calomnie, des embûches et de tout ce qui réjouit ou afflige les sots. - Ne suppose pas, si quelque t'es difficile, que cette chose soit impossible à l'homme. Mais si une chose est possible et naturelle à l'homme, pense aussi qu'elle est à ta portée. J'ai retrouvé un de mes vieux texte archivé de 5982, sur la pensée. Je pense à notre Cabinet de réflexions)

La pensée peut se soustraire au regard du soleil. La pensée bien qu'aucune serrure ne l'enferme, demeure cachée, impénétrable à toute créature ; la pensée se sont les ténèbres où ne pénètre aucune lueur. Mais la divinité à le pouvoir de tout éclairer; son éclat rayonne à travers les parois du cabinet de réflexions, enveloppé par les ténèbres, d'un esprit émanant du monde profane. On peut comparer ces remarques au symbole du Bouddha, dont le nom signifie l'éveillé. L'être humain enveloppé, enfermé dans sa pensée, attend qu'un rayon de la lumière divine vienne l'éveiller. Cet être humain choisi et récipiendaire, en pensée, est prisonnier de la MAYA, c'est à dire l'illusion. La lumière divine fait disparaitre l'illusion et donc la souffrance. C'est aussi le stade auquel devait parvenir les vrais Cathares, ceux qui des purs deviennent des parfaits.  

C.Galinier

CONVERSATION : Des pensées de Marc Aurèle au Cabinet de Réflexion.

Les pensées de Marc Aurèle, sont un peu pour moi, mon cher Claude comme un testament philosophique permanent, un tribunal de ma conscience, ou un exercice spirituel récurrent, ces exercices spirituels de la philosophie antique bien décrits par Pierre Hadot. Comme sont aussi nos tenues maçonniques.Chaque jour qui se lève, déchire le voile des ténèbres et accueille la lumière.

 

C’est le paradoxe apparent du cabinet de réflexion maçonnique. Quand je ferme la porte aux tumultes profanes, aux lumières artificielles du monde de la matière, et que j’ouvre la porte du cabinet noir, la porte des profondeurs de la caverne, là d'où monte la vraie lumière, celle qui illumine tout homme jusqu’au plus profond de son être intérieur.

 

Alors le chemin, l’initium, l’entrée dans la Lumière, dans la vraie lumière commence.

 

Comme Marc Aurèle qui recommandait chaque soir d’écrire ce que nous avions fait de bien, quand le soleil finissait sa course quotidienne. Le profane devant la feuille blanche de son testament philosophique, au midi de sa vie, dans la pleine lumière du cabinet noir, (l'Outrenoir de Pierre Soulages, qui est en fait une ode à la lumière) se pose la question du pourquoi de son engagement, du pourquoi de sa participation à un ordre initiatique et fraternel, de ses devoirs envers les autres, de ses devoirs envers lui-même, du sens de sa vie, de la vraie vie.

 

Marc Aurèle disait qu’il faut prendre soin de soi, de son soi, ce n’est pas autre chose que de construire, de se construire. Il disait encore que l’on prend trop de soin des choses matérielles, et que l'on se néglige.

 

C’est pourquoi chaque jour il faut écrire son testament philosophique, dis autrement vivre le jour présent, comme si c’était notre dernier jour. La fréquentation, la pleine conscience de la mort est un hymne, un chant pour la beauté de la vie. L’éveil du cabinet de réflexion, le choc initiatique, prémisse d’une nouvelle vie, celle de la beauté de l’esprit, qui peu à peu grossira en nous et dominera la matière, le maître intérieur apparaîtra alors plus radieux que jamais.

 

Cette conversation mon cher Claude sur notre vécu  individuel, personnel, et à la fois semblable est une relation d’esprit à esprit, possible par le vécu, par le lien du rituel initiatique, ce que Marc Aurèle recommandait dans son livre VI avec sa pensée 54 :

 

« Habitue-toi à écouter attentivement les paroles d’autrui ; entre autant que possible, dans l’esprit de celui parle. »

 

C’est tout le génie du rite initiatique maçonnique, qui régénère en nous, ce que nous avons vécu, à chaque cérémonie initiatique nouvelle. Montaigne disait : parce que c’était lui, parce que c’était moi.

 

Jean-François Guerry.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
RÉFLEXION : DIEU
RÉFLEXION : DIEU
RÉFLEXION : DIEU
RÉFLEXION : DIEU
RÉFLEXION : DIEU

RÉFLEXION : DIEU. 

 

- Le mot Dieu n'est pour moi rien de plus que l'expression et le produit des faiblesses humaines, la Bible un recueil de légendes, certes honorables mais primitives qui sont néanmoins assez puériles. Aucune interprétation, aussi subtile soit elle peut selon moi changer tout cela. Einstein. Dans leur lutte pour le bien moral, ceux qui enseignent la religion doivent avoir la stature de renoncer à cette source de crainte, 

 

et  d'espoir qui dans le passé a mis un si vaste pouvoir dans les mains des prêtres. Dans leurs travaux, ils devront se servir de ces forces qui sont capables de cultiver le bon, le vrai et le beau dans l'humanité elle-même. C'est bien sur, une tâche bien plus difficile mais incomparablement plus noble. Après que les professeurs en religion aient accomplis ce processus d'affinement indiqué, ils ne manqueront pas de reconnaître avec joie que la vraie religion a été anoblie et rendue plus profonde grâce à la connaissance scientifique. Plus l'évolution spirituelle de l'humanité progresse, plus il me semble que le chemin de la religiosité authentique ne se trouve pas dans la peur de la vie, la peur de la mort, ou la foi aveugle, mais dans l'effort pour la connaissance rationnelle. En ce sens, je crois que le prêtre doit devenir un enseignant, s'il veut rendre justice à sa noble mission éducative. Einstein

Pourquoi m'écris-tu Dieu devrait punir les Anglais ? Je n'ai aucune connexion particulière ni avec l'un ni avec les autres. Je vois seulement avec de grands regrets que Dieu punit nombre de ses enfants à cause de leurs innombrables stupidités, pour lesquelles lui seul, peut être tenu pour responsable. De mon point de vue, seul sa non-existence pourrait l'excuser. Einstein. 

C.G 

Dans le prolongement de cette réflexion, l’émergence de l’esprit des lumières, nous as fait sortir de l’obscurantisme, mais pas forcément de nos ténèbres intérieures. Notre appétence pour la liberté et la vérité, nous as remplis de courage pour penser pas nous-mêmes, acquérir notre autonomie intellectuelle et spirituelle, c’est la conquête du penser par soi-même,l’Aufklärung, le Sapere aude.

 

C’est le travail initiatique qui agit comme une révélation des lumières et la volonté de se transformer, se métamorphoser pour devenir un honnête homme, plus incliné vers les vertus que vers les vices. Ce courage d’aller vers la vérité est un véritable héroïsme intellectuel, qui suppose une action immédiate sur soi, ici et maintenant, sans l’espoir d’un monde meilleur dans l’au-delà, donner et faire sans rien attendre en retour, aimer pour la joie d’aimer. (Thème musical en fin d’article) 

 

Avoir la force de son auto critique permanente.

Socrate en son temps dans ses dialogues ne faisait pas autre chose, le questionnement permanent de soi, était absent de la plupart des penseurs et intellectuels des lumières, à l’exception de Rousseau.

 

Le gouvernement de soi s’impose avant de vouloir gouverner les autres, et comment transmettre la Lumière au plus grand nombre ? Si ce fut l’ambition des lumières, ce fut aussi celle de la religion du plus grand nombre qui refusa « les sectes », les hérésies des premiers chrétiens par exemple, de ces pères du désert porteurs pourtant des plus belles vertus, parce que les plus simples. 

 

Les lumières n’échappent pas à ce processus en voulant atteindre le plus grand nombre elles prennent le risque de se dogmatiser. C’est par exemple le laïcisme dogme de la laïcité.

 

C’est donc la recherche de la voie du milieu, de l’harmonie qui demande le plus de courage, ne pas rejeter les traditions à cause des errances de leurs prêtres, pour en conserver les valeurs, les vertus, qui tendent à l’universel. C’est penser à une religion naturelle des lumières, ou primordiale de René Guénon, celle qui surplombe, les autres, qui n’a pas de limites, qui va de l’occident à l’orient et pourquoi pas du nadir au zénith, puisqu’il y a paraît-il une correspondance entre le bas et le haut, le fil à plomb est toujours présent dans nos loges maçonniques. On peut lire pour extrait dans le chapitre I de la constitution de la Grande Loge de France : La Franc-Maçonnerie est un ordre initiatique traditionnel et universel fondé sur la Fraternité. Elle constitue une alliance d’hommes libres et de bonnes mœurs, de toutes origines, de toutes nationalités et de toutes croyances.

 

Dans la recherche constante de la vérité et de la justice, les Francs-Maçons n’acceptent aucune entrave et ne s’assignent aucune limite.

 

Les quelques lignes tracées par Carl Gustav Jung abondent le propos de C G sur le concept de Dieu dégradé par certains de ses clercs :

 

« J’ai souvent été obligé, dans ma pratique thérapeutique, de dispenser un enseignement élémentaire d’histoire des religions, pour commencer par soulager de leur dégoût des choses religieuses les gens qui n’avaient jamais eu affaire qu’à des prédicateurs et à des annonciateurs de la Bonne Nouvelle. L’homme aujourd’hui veut comprendre, il ne veut pas entendre des prêches. » (1952)

 

Jean-François Guerry.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
LE 5ème Cahier de L'Alliance Maçonnique
LE 5ème Cahier de L'Alliance Maçonnique

       VÉRITÉS et VÉRITÉ – 5ème CAHIER DE L’ALLIANCE

 

 

Le 5ème Cahier de L’Alliance, la revue d’études et recherche Maçonniques de la Grande Loge de L’Alliance Maçonnique Française est paru. Comme de coutume il est de grande qualité, par l’intérêt du thème abordé, la diversité et la culture des intervenants qui par leurs réflexions enrichissent la nôtre. Le thème est passé sous les prismes : de la philosophie antique, de l’histoire, des traditions, et bien sûr de la spiritualité en général et maçonnique en particulier, offrant au lecteur un large spectre, une ouverture, comme le dit le sous-titre de cahier Un chemin pour qui la cherche.

 

Le sujet des vérités et de la Vérité est traité dans toutes loges maçonniques, ces deux occurrences figurent dans les rituels maçonniques, comme des portes ouvertes aux sœurs qui sont des chercheurs de vérités de la Vérité, de la Lumière et de la Parole créatrice.

 

Les multiples vérités peuvent elles se rejoindre se confondre dans une Vérité Unique, en évitant l’écueil du dogmatisme ? Doit-on refuser l’unique sous prétexte du multiple ? Le franc-maçon, free mason  homme libre est sorti des ténèbres obscures, pour recevoir les lumières mais aussi l’ultime grande lumière. Comment concilier le Sapere Aude (penser par soi-même) d’Horace repris par Kant, comment passer par les différences connaissances, vérités, lumières, pour atteindre la Lumière et la Vérité projet ambitieux inatteignable, peu importe il faut être sur le chemin.

 

Le culte de la raison humaine est-il à la hauteur du projet ? Quelle est la part de l’âme dans la Vérité, l’intelligence du cœur chère à nos loges est-elle une voie ?

 

L’apparence des vérités, n’est pas la Vérité, cette Vérité, est peut-être, l’harmonie qui se trouve au centre de ce cercle, entre cette équerre et ce compas lieu où se trouve le maître, ou dans le centre du triangle corps, esprit, âme, ou dans l’œil du cœur.

 

Si la franc-maçonnerie est un chemin d’éveil pour extraire, tailler, polir, marquer et poser les pierres spirituelles, que sont les vertus humaines, pour la réalisation de l’homme spirituel, par le travail de son maître intérieur, l’homme de Vérité construira ainsi son temple intérieur et deviendra lui-même un temple de l’esprit.

 

Il s’attachera lentement à rendre ce temple le plus parfait possible, comme le dit le Roi Salomon en contemplant le temple de pierre achevé : tout est juste et parfait. Le Maître parfait du 5ème degré du rite est sur la voie de son perfectionnement, il lui reste encore beaucoup de travail pour construire le temple spirituel

 

Si l’on croit en la perfectibilité de l’homme la franc-maçonnerie est un chemin de réalisation, un chemin pour accueillir la Jérusalem céleste de l’apocalypse, pour que celle-ci vienne en soi, ou plutôt qu’elle se révèle en soi, il suffit de chercher, de frapper, de demander, d’abord à la porte du temple, puis, à la porte de son cœur.  Alors il est possible qu’un rayon de cette lumière éternelle qui brille à l’Orient, que ce rayon de Lumière de Vérité parvienne jusqu’à notre cœur.

 

J’ai à me perfectionner, aussi j’ai hâte de prendre connaissance de ce 5ème Cahier de l’Alliance, et de revenir vers vous avec une modeste recension, une humble pierre à mettre dans notre édifice commun.

 

Jean-François Guerry.  

Pour s'abonner aux Cahiers de L'Alliance:

GL-AMF - Cahiers de l'Alliance- 8 rue Gesnoulin 92110 Clichy.

ou : gl-amf@gl-amf.net

3 numéros pour 48,00 €

 

Voir les commentaires