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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par JF GUERRY
LE SENS DE L’HONNEUR III- RECENSION DU 6ÈME CAHIER DE L’ALLIANCE.

LE SENS DE L’HONNEUR III- RECENSION DU 6ÈME CAHIER DE L’ALLIANCE.

 

 

Après la présentation du thème, et le débat qui a fait circuler la parole entre des intervenants de qualité ; vient le temps de la réflexion et de l’influence de ce sens de l’honneur dans la société et dans la démarche initiatique.

 

Comme l’architecte fait le tour de son futur chantier, commence à se projeter pour réalisation de sa construction, prend ses mesures, évalue, jauge et juge, ajuste son plan sur la planche à tracer. Il doit ajuster ses plans avec le réel, en ayant le souci conscient de l’écoute de cette parole intérieure qui résonne dans notre conscience et de notre cœur. C’est ainsi que nous trouverons les justes proportions compatibles avec le réel et nous saurons au-delà du comment, aller jusqu’au pourquoi, de la vie. Construire sa vie avec fermeté, mais aussi humilité et sens de l’honneur qui honore l’homme juste.

 

Jean-Claude Guillebaud, écrivain, essayiste, journaliste propose sa vision de l’honneur, il dématérialise l’honneur il dit :

« Ce qui compte est plus important que ce qui se compte. »

Quand tout est perdu, dévoyé il reste l’honneur. Il est plus important de vivre dans l’honneur que d’en parler. Savoir refuser ce qui nous semble contraire à l’honneur, est un acte de courage, certes mais cela ne devrait-il pas être une habitude, une normalité, un devoir plus que d’être considéré comme un acte d’héroïsme hors normes.

Ne pas mentir, ne pas se mentir c’est se respecter, c’est ce qui fait les hommes d’honneur. Évoquant le langage d’espérance des jeunes, il cite son ami Edgard Morin qui rapporte leurs paroles : « Alors là Monsieur total respect ! »

S’efforcer de toujours considérer l’honneur, c’est le faire vivre.

 

Christophe Calame, philosophe, Franc-Maçon à la Loge Alpina de Suisse, se penche sur « La Métaphysique de l’honneur »

Il nous invite à une réflexion autour des mots : Valeur, honte, fierté, colère. Ces mots régissent les rapports sociaux. Francis Fukuyama auteur de « la fin de la fin de l’histoire et le dernier homme. » Ainsi que Montesquieu et son « Esprit des Lois » sont convoqués. Qu’on nous laisse comme nous sommes, et être soi-même.

 

Francis Bardot, rédacteur en chef de Salix animateur des Rencontres Écossaises, prend la plume pour traiter du thème « Honneur, Vertu et Voie Initiatique. »

Le but de la Franc-Maçonnerie de Tradition est l’élévation spirituelle de l’homme, comment par la pratique des vertus, et le combat contre les vices, pour que règne l’amour, l’harmonie entre les hommes et la justice, existe-t-il un combat plus honorable ? Les femmes et les hommes qui adhérent de leur libre volonté à ce but se réunissent dans une union fraternelle.

Je retiendrais entre autres dans cet article d’une grande richesse, deux affirmations de Francis Bardot :

La voie singulière de la Franc-Maçonnerie Initiatique de Tradition.

 

  • D’une part le monde d’en haut, sans lequel il n’est pas de spiritualité, peut être tout autre que religieux.
  • D’autre part, qu’une démarche authentiquement spirituelle est radicalement incompatible avec l’idée que l’homme est la seule mesure de l’homme.

Si la première affirmation est acceptable par tous les chercheurs de lumière. La seconde, risque de faire couler beaucoup d’encre. Un article qu’il faut lire dans son intégralité, avec une belle illustration.

 

Jean-François Guerry.

 

À suivre… la dernière partie de cette recension avec : Le serment maçonnique, ses origines, son histoire de Claude Beau et la Méditation sur l’honneur de Jean Dumonteil.

 

 

 

Les Cahiers de l’Alliance sont disponibles par abonnement :

 

GL-AMF- Cahiers de l’Alliance. 8, rue Gesnouin 92110 Clichy.

 

Contact : gl-amf@gl-amf.net

 

Éditions Numérilivre : www.numerilivre.fr

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LE SENS DE L'HONNEUR II

Le Sens de l’Honneur – II- Recension du 6ème Cahier de l’Alliance.

 

 

Dans le prolongement de la parution d’hier : la philosophe Corine Pelluchon nous parlait de « Réparation du monde ». Pour elle, réparer le monde ne veut pas dire recoller les morceaux, mais défendre la vie…

 

Le Sens de l’honneur thème travaillé dans le 6ème Cahier de l’Alliance, fait partie à mon sens de l’architecture de la vie en général et de la vie maçonnique en particulier, le terme réparer est chargé de l’humilité nécessaire, pour faire la distinction entre honneur et orgueil. Comme j’aime à le répété, il y a en Franc-Maçonnerie des hiérarchies, celles qualifiées à mon sens improprement d’honneur, doivent faire l’objet de la part des Francs-Maçons sincères de vigilance, afin de ne pas sombrer dans le ridicule de la « cordonite ». La voie initiatique de la Franc-Maçonnerie est une hiérarchie spirituelle, qui se vit dans l’honneur.

 

Depuis que les Francs-Maçons opératifs ont déposés définitivement leurs outils dans les colonnes du temple, pour en faire des symboles. Ils ont, entamés la construction d’un monde plus spirituel, plus sacré, la construction de leur vie véritable, en recherchant la vérité et la parole perdue. Ils veulent construire un monde meilleur, avec humilité c’est leur honneur.

 

Les Dialogues de l’Alliance contribuent à cette tâche, en remettant sans cesse l’ouvrage sur le métier, comme le disait Nicolas Boileau, ces Dialogues tissent un espace où les hommes et les femmes se rencontrent avec un esprit largement ouvert, comme peut l’être le compas maçonnique, de cette élévation d’esprit, de ce débat apaisé et fraternel naît la lumière. 

 

LE SENS DE L’HONNEUR EN DÉBAT…

 

La première intervenante dans le débat est la journaliste agrégée de lettres modernes Natacha Polony.

« L’honneur, c’est l’idée qu’il y a des valeurs qui valent plus que la vie individuelle elle-même… »

Le ton est donné, pour cette combattante énergique et passionnée qui est présente dans de nombreux médias.

L’honneur a « quelque chose de noble de chevaleresque »

L’on ressent dans ses propos sa sensibilité pour la mise en avant, la priorité du collectif, du partage, l’individu doit se surpasser au profit du groupe, c’est son honneur.

 

Elle s’interroge et nous interroge sur la propriété de l’honneur, sur son appartenance, serait-il l’apanage d’une aristocratie, est-il compatible avec la démocratie ?

 

À la question l’honneur ne risque-t-il pas d’être une simple posture ? Sa réponse est : « l’indispensable association de l’honneur et du courage. »

 

Platon s’invitera une nouvelle fois dans le débat avec la valeur de justice indispensable à la vie de toute société.

 

Alexandre Adler, Journaliste, agrégé d’histoire poursuit le débat avec l’humilité du doute.

« Si on ne sait pas toujours ce qu’est l’honneur, on sait bien ce qu’est le déshonneur. »

 

D’emblée il rejoint la vertu de courage de Natacha Polony en affirmant : Je revendique « L’honneur d’être Franc-Maçon et de le dire parce qu’il n’y a aucune raison de ne pas le faire. »

Si l’on peut émettre certaines réserves, pour les Francs-Maçons à dévoiler leur appartenance compte-tenu de l’opinion publique souvent négative sur la Franc-Maçonnerie en général. L’on peut aussi sans ostentation et sans recherche de gloriole revendiquer son appartenance, et avoir le courage de dire, j’en suis, parce que mes frères me reconnaissent comme tel.

 

Alexandre Adler évoquera sa famille, en particulier son père engagé dans la légion étrangère lors de la guerre d’Espagne. Nous confrontant ainsi au réel de l’honneur, qui n’est ni concept, ni une abstraction, mais un engagement, une manière de vivre ses engagements dans l’honneur.

 

Je ne puis à cet instant que penser à mon grand-père et à mon oncle qui furent honorés par une autre légion, c’est de l’honneur, l’un au titre d’officier de marine dans la royale et l’autre comme grand commis de l’état, homme de devoir. L’on peut aujourd’hui légitimement se poser la question de l’attribution de ces médailles.

 

Alexandre Adler dans ce débat délivre aussi un message d’espérance. Je dirais qu’il nous montre que l’honneur existe, qu’il est bien vivant comme un arbre vertical que nous devons protéger, car il produit chaque les fruits les meilleurs qui soient.

 

Le magistrat Éric de Montgolfier quatrième et dernier intervenant dans ces Dialogues, apporte une contradiction, une critique positive, que l’on pressent inspirée par son vécu professionnel. Je le cite : « Je trouve que l’on abuse de la notion d’honneur…. Les hommes et les femmes doivent s’attacher… au respect de la parole donnée. »

L’on sent là le magistrat imprégné des droits et des devoirs. Il ne croit pas « qu’il y ait un honneur à être Franc-Maçon, mais que le Franc-Maçon se condamne à l’honneur. »

Pour ma part j’accepte ave joie et humilité cette condamnation. Éric de Montgolfier ne semble pas non plus croire au courage. Il croit ou au moins nous encourage à l’humilité, il préfère à l’honneur, la notion de devoir, et insiste sur le respect du choix.

 

Jean Dumonteil directeur de la rédaction des Cahiers de l’Alliance, écrivain, Vénérable Maître de la Loge nationale de recherche de l’Alliance, anime ensuite le débat entre les quatre intervenants. Chacun apportera sa pierre et sa sensibilité confirmant ainsi l’esprit d’ouverture et dialogue de ces Cahiers de l’Alliance.

Jean Dumonteil portera la conclusion, en mettant en lumière les mots courage, lâcheté et fraternité. Cette fraternité chère aux Francs-Maçons qui n’est pas clanique, mais ouverte à toutes les femmes et les hommes en recherche de la vérité et défenseurs de la justice.

 

Jean-François Guerry.

 

À suivre …. Les articles décrivant une architecture de l’honneur : l’honneur ?- Métaphysique de l’honneur.- Honneur vertu et voie initiatique.- Le serment maçonnique, ses origines, son histoire. – Méditation sur l’honneur.-

 

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LE SENS DE L'HONNEUR CAHIERS DE L'ALLIANCE

Le Sens de l’Honneur.

 

 

C’est avec bonheur dans la lumière de l’été que nous retrouvons le 6èmeCahier de l’Alliance la Revue d’Études & Recherche Maçonniques. À l’honneur dans ce numéro : « Le sens de l’honneur. »  Comme d’habitude la qualité des intervenants et leurs réflexions sont au rendez-vous, pour enrichir nos connaissances et nous conduire sur le chemin de la Vérité et de la Justice dans l’Honneur comme il se doit pour tout homme libre.

 

Vous y trouverez les mots qui consacrent l’engagement des hommes qui ont fait de la probité une exigence pour leur vie, ce sont les hommes de « bonnes mœurs » en général et les Francs-Maçons en particulier, le sens de l’honneur est pour ces derniers consubstantiel à leur démarche initiatique et leur recherche de plus spiritualité.

Leurs mots sont Force, courage, persévérance, grandeur, noblesse d’âme, partage, amour fraternel et humilité devant les grands mystères de la vie.

Leur référence le symbolisme de la construction : s’initier c’est construire, se construire dans l’honneur. Cela commence par les serments prêtés devant ses frères à chaque étape de son chemin maçonnique, serments prêtés devant soi-même en présence du Grand Architecte.

 

Définir sa vie, lui donner du « Sens », définir une architecture honorable de celle-ci, pour laisser de notre bref passage sur terre à l’échelle du temps, une trace sur cette planche, un sceau symbole du respect d’une éthique à hauteur d’homme. Il est un degré au Rite Écossais Ancien et Accepté qui incarne particulièrement « ce sens de l’honneur » c’est celui de Grand Maître Architecte 12ème degré du Rite, comme les 12 mois de l’année, les 12 heures de midi à minuit, ainsi le Grand Maître Architecte travaille toujours avec le sens de l’honneur. 

 

Le Grand Maître Architecte successeur d’Hiram va accomplir l’acte ultime de la construction, celle du Saint des Saints, là ou est le tabernacle. Il est aidé par les instruments de mathématiques soigneusement rangés dans leur étui, mais surtout par son sens de l’honneur. À force de construire, il finit par se construire lui-même.

 

Le sens de l’honneur du Franc-Maçon prend tout son sens au regard de ses serments, de ses engagements d’aider ses Frères et de travailler sans relâche à faire régner la justice. C’est dans les actes les plus humbles que l’on reconnaît les véritables enfants de la lumière, ce sont ceux qui acceptent sans ostentation les tâches plus humbles, c’est l’apprenti maçon qui sert ses frères pendant les agapes, c’est le compagnon qui en toute humilité écoute les conseils de ses maîtres, c’est le maître plus radieux que jamais quand il aide ses frères sans orgueil. Tous ces frères démontrent leur sens de l’honneur, par leur exemplarité et leur dévouement fraternel, il ne se glorifient par eux-mêmes, ils travaillent à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers.

 

C’est avec le sens de l’honneur que l’on touche le faite, la hauteur d’âme. Là est « Une force d’âme qui oblige » comme il est dit dans ce 6ème Cahier de l’Alliance. Dont je vous propose en plusieurs articles une courte recension pour vous donner le désir d’une lecture complète, pour aller plus loin, plus haut…

Dans son avant-proposJean-René Dalle, Grand Maître de l’Alliance Maçonnique Française, associe le sens de l’honneur et la beauté, troisième colonnette symbolique. Un goût des vertus dit-il encore, qui guide le chemin initiatique, lui donne de la force. Le sens de l’honneur est donc une force d’âme.

Les mots des textes fondateurs de la franc-maçonnerie réunissent des hommes de probité et d’honneur. Ces hommes qui se sont par serment engagés à la pratiquent maçonnique et à la fraternité dans l’honneur. Ils sont étrangers à l’ironie railleuse des marronniers. « L’exigence de l’honneur est fondamentale pour les francs-maçons. »

 

Le thème du Sens de l’Honneur développé dans les Dialogues de l’Alliance, prolonge avec bonheur et logique les thèmes précédents du Sens de la Vie, et de la Spiritualité, l’ensemble faisant « reliance » avec le sacré dont nous avons trop perdu la mémoire dans notre société.

 

Alain Juillet, Ancien Grand Maître de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, intervient dans ces Dialogues de l’Alliance. Il fait un rappel historique sur le sens de l’honneur et l’actualité de celui-ci, insistant sur sa nécessité. Il conclut sa présentation avec une citation de Guy Dupré pour extrait : (…) , à l’honneur sans quoi la vie n’est rien. »

 

Puis intervient Corine Pelluchon Philosophe spécialiste de Emmanuel Levinas.

Elle passe l’honneur sous le ciseau de philosophe : Au-delà d’une Éthique de l’honneur. »

Dans son introduction elle cite Paul Ricoeur au sujet de l’honneur : « La visée de la vie bonne avec autrui dans des institutions justes. »

Elle appelle ensuite Platon qui s’invite dans son dialogue : « Un être humain qui aime la Vérité et la justice n’est jamais envieux ; alors que le désir d’honneur et l’amour de l’argent rendent toujours insatisfait et envieux, l’amour de la Vérité et de la justice conduisent à être heureux que d’autres partagent cet amour. »

Son analyse se poursuit avec et autour des mots de vertu, conscience, humilité. Enfin elle traite de la réparation du monde, avec un surplus d’humanité.

 

Elle conclue, avec la réparation et la considération en citant Etty Hillesum pour extrait : « …à la condition, d’accepter, que nous ne pourrons corriger quoi que soit dans le monde extérieur, que nous n’ayons d’abord corriger en nous. »   

Cela nous donne à réfléchir sur notre responsabilité, sur notre action, sur nous-mêmes et dans le monde, en dehors du temple. La philosophe rejoint ainsi le processus initiatique de la Franc-Maçonnerie….

 

Jean-François Guerry.

 

À suivre… d’autres articles sur ce 6ème Cahier de l’Alliance sur le sens de l’honneur en débat avec :

 

Natacha Polony, agrégée de lettres modernes, journaliste…

 

Alexandre Adler, agrégé d’histoire, E N S, journaliste essayiste …

 

Éric de Montgolfier, Diplômé de la Haute École de la Magistrature….

 

Les Cahiers de l’Alliance sont disponibles par abonnement :

 

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Information ce jour condamnation de Google. 

 

Aux termes de la présente décision, l’Autorité de la concurrence sanctionne Google pour avoir abusé de sa position dominante sur le marché de la publicité en ligne liée aux recherches, en violation de l’article L. 420-2 du code de commerce et l’article 102 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

Cette décision fait suite à une saisine de la société Gibmedia. L’instruction menée a conduit à la notification d’un grief portant sur la mise en oeuvre non transparente, non objective et discriminatoire des règles du service de publicité en ligne liée aux recherches de Google, appelé « AdWords », puis rebaptisé « Google Ads » en juillet 2018.

Sur le marché français de la publicité en ligne liée aux recherches, Google détient une position dominante qui présente, à bien des égards, des caractéristiques « extraordinaires ». Son moteur de recherches totalise aujourd'hui plus de 90 % des recherches effectuées en France et sa part de marché sur le marché de la publicité en ligne liée aux recherches est probablement supérieure à 90 %. Mais surtout, cette dominance bénéficie d’une dynamique forte qui rend les prestations de Google Ads particulièrement attractives pour les annonceurs. Ainsi, le nombre massif de requêtes sur le moteur de recherches de Google renforce l’attractivité de ce moteur du point de vue des internautes, mais également celle des services de Google Ads du point de vue des annonceurs, qui ont intérêt à ce que leur publicité s’adresse à une audience très importante. Ce pouvoir d’attraction et d’accumulation, lié à la nature biface de la plateforme Google Ads et à sa position ultra-dominante, assure une dynamique de croissance constante de Google.

Google définit et publie des règles associées au service publicitaire Google Ads qui précisent les conditions dans lesquelles un annonceur peut diffuser de la publicité sur le réseau Google (les « Règles »). Ces Règles servent à réguler les interactions entre internautes et annonceurs au sein de la plateforme biface que Google Ads représente.

Ce niveau de dominance de Google sur le marché de la publicité en ligne liée aux recherches fait peser sur Google une responsabilité particulière en matière de respect des règles de concurrence, notamment dans la mise en oeuvre des Règles qu’elle édicte et qui, de fait, influencent les modèles économiques des annonceurs et régulent les interactions entre internautes et annonceurs.

La position des annonceurs à l’égard de l’offre de Google est, ainsi, particulièrement contrainte. Ils n’ont d’autre choix que d’accepter les Règles ou de renoncer aux services de Google Ads, alors qu’ils représentent la quasi-totalité de l’offre sur le marché de la publicité en ligne liée aux recherches en France.

Certaines de ces Règles poursuivent l’objectif d’empêcher l’exposition des internautes à des sites malveillants qui peuvent porter atteinte à leurs intérêts. L’édiction de telles Règles n’est en rien critiquable dans son principe. Toutefois, les Règles en cause doivent être définies et appliquées de manière objective, transparente et non-discriminatoire, compte tenu de leur impact tant sur l’activité des annonceurs et des sites et produits qu’ils promeuvent, que de leurs effets plus généraux sur les internautes et l’ensemble de l’écosystème.

Or, l’appréciation de la portée précise de chaque Règle se heurte à leur manque de clarté et à l’absence, parfois, de distinction nette entre elles, alors qu’elles sont nombreuses.

Le manque d’objectivité et de transparence des Règles rend très difficile l’anticipation par les opérateurs de la conformité de leurs annonces, produits et services avec les Règles Google Ads. Il laisse en outre, de ce fait, la vérification de leur respect et la possibilité de les modifier à la discrétion entière de Google.

L’examen des conditions d’application des Règles montre que Google a précisément utilisé ce pouvoir discrétionnaire de manière aléatoire et inéquitable, en établissant des différences de traitement entre des opérateurs similaires et en adoptant, à l’égard des mêmes annonceurs, des revirements de position renforçant l’opacité des Règles.

De plus, Google a adopté, à l’égard de certains annonceurs, un comportement incohérent qui aggravait le manque de lisibilité des Règles. Les équipes commerciales de Google ont ainsi pu intervenir de manière proactive auprès de certains annonceurs, en leur proposant un « accompagnement personnalisé » destiné à permettre le développement de leurs sites grâce aux services de Google Ads. Pourtant, parmi les sites démarchés, figurent des sites qui avaient été suspendus préalablement pour des manquements aux Règles, notamment celles destinées à protéger les internautes.

En définitive, les Règles de Google et l’application qui en est faite outrepassent ce qui devrait être un usage proportionné à l’objectif légitime de protection du consommateur de Google.

Outre les effets directs sur le marché de la publicité en ligne liée aux recherches, cette situation a pour effet, au moins potentiel, de perturber le fonctionnement de la concurrence sur les marchés aval sur lesquels les annonceurs opèrent. La formulation des Règles et leur application, inéquitable et discriminatoire, sont de nature à désinciter l’entrée de sites innovants tout en ne permettant pas d’éviter le maintien de sites potentiellement nocifs pour le consommateur. Au contraire, certains bénéficient parfois d’un accompagnement personnalisé des équipes commerciales de Google pour se développer sur Google Ads.

L’Autorité a décidé d’infliger des sanctions pécuniaires et non pécuniaires. Outre une amende de 150 000 000 euros infligées aux entités de Google concernées par la pratique, l’Autorité a prononcé des injonctions pour une durée de cinq ans imposant à Google de : (i) clarifier les règles Google Ads, (ii) de clarifier les procédures de suspension afin d’éviter que celles-ci ne revêtent un caractère brutal et injustifié, et (iii) de mettre en place de mesures de prévention, de détection et de traitement des violations aux Règles Google Ads. Enfin, l’Autorité enjoint de publier le résumé de la décision, accessible par un lien html intitulé « Google condamnée par l’Autorité de la concurrence française » sur la page d’accueil des sites internet www.google.fr, www.google.com et www.ads.google.com accessibles de France, pendant une durée de 7 jours consécutifs »

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Le journal de Google

Le journal de Google

Billet d’Humeur Solidarité G.A.F.A.M !

 

 

Ldimanche 20 juillet 2020 s’annonçait bien, le soleil était revenu, malgré quelques personnes non masquées irresponsables et inconscientes dans cette étroite Maison de la Presse entassés au milieu des piles de journaux. Le sourire matinal de la patronne trônant derrière sa caisse enregistreuse après avoir scanné mon journal, me remis ‘en même temps’ un magazine gratuit : « petit cadeau pour vous ! »

 

Bien installé sur ma terrasse j’ouvre mon cadeau il se nomme AZERTY le numérique des mots et en sous-titre Solidarités & Numérique, le thème est donné. C’est un gratuit édité par Google divine surprise ! Chacun sait, que depuis que Nietzsche a déclaré que Dieu était mort, le nouveau Dieu est Google. 

En page 2 l’édito avec la photo du souriant directeur général de Google France Sébastien Missoffe. Il rend hommage à tous ceux qui étaient au travail pendant notre confinement, il décerne une médaille en quelque sorte à tous nos soignants et tous les travailleurs utiles. Il nous vante les mérites du numérique et de Google bien sûr, faisant un rapt odieux sur la solidarité qui serait incarnée par le numérique et les G A F A M, quelle indécence ! 

Alors que cette semaine nous avons appris que l’Europe avait perdu son procès contre Apple, un manque de 30 milliards d’euros dans le budget européen.

Cette belle société plus puissante que bien des états de notre planète, avec la complicité de l’Irlande, pas d’un paradis fiscal exotique, un pays européen qui bénéficie des subventions de l’Europe c’est-à-dire de nos impôts, va pouvoir continuer à faire des profits dans toute l’Europe en ne payant que très peu d’impôts, belle solidarité ! Décidément la honte ne tue toujours pas.

 

Il est probable que si les G A F A M ne faisait simplement que payer leurs impôts comme tous les contribuables « normaux », nous aurions des hôpitaux mieux équipés, des soignants plus justement rétribués, le plan Ségur par ailleurs très justifié va coûter 7 milliards d’euros rien qu’en France.

Google non sans ironie pousse l’indécence jusqu’à faire distribuer son journal gratuit par les diffuseurs de presse, tout en privant celle-ci de ses recettes publicitaires. Ce qui pour respecter la liberté de la presse a pour conséquence d’obliger l’état avec nos impôts de subventionner cette même presse. Encore un bel acte de solidarité !

Non décidément les G A F A M ne sont pas des sociétés respectables et solidaires. Pendant que les plus humbles étaient frappés par la pandémie, le patron d’Amazon augmentai sa fortune, avec des pratiques sociales dans son entreprise plus que contestables.

 

Plus triste encore dans ce gratuit le sociologue Serge Paugam directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique, organisme d’état commet un article qui cautionne ce pseudo gratuit, qui fait l’éloge indirecte de Google. Ce grand intellectuel fait preuve comme moi de naïveté ou alors c’est un simple hasard, ou encore un acte solidaire pour aider Google, ou autre chose qui sait,vous choisirez, c’est votre liberté. Pas un mot de notre éminent chercheur national rémunéré par nos impôts sur ‘l’optimisation fiscale de Google ‘ C’est dommage. Peut-être que nous le reverrons dans un cortège de manifestants demandant des crédits pour la recherche à l’état c’est-à-dire à nous contribuables, puisque Google est intouchable ! Je suis très médisant et je me trompe sûrement.

 

Je vous passe les articles suivants : « Association de bienfaiteurs connectés contre la pauvreté. » Ces bienfaiteurs ne doivent pas lire la presse libre. Un bel article sur « Pôle emploi » qui ne pourrait pas exister sans doute sans Google ?

Pendant que de modestes français doivent payer une « Taxe sur leurs abris de jardin » Google fait le plein d’optimiste en optimisant ses profits. Mais après tout nous sommes tous coupables en tant qu’utilisateurs de Google et de ne pas exiger que nos élus fassent des lois fiscales justes. 

 

Même le président du Conseil Régional de Bretagne s’est pris dans l’hameçon, cautionnant sans doute involontairement comme le directeur de recherche du C N R S lui aussi, le bel esprit de solidarité de cette G A F A M, qui pourra poursuivre encore longtemps comme Apple sa ballade Irlandaise.

Tant que nos politiques ne prendront pas comme une priorité la justice et la solidarité fiscale.

 

Mes excuses pour ma naïveté.

 

Jean-François Guerry. 

Billet d’Humeur Solidarité G.A.F.A.M !

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LE RENOUVELLEMENT ET LE RITUEL

LE RENOUVELLEMENT ET LE RITUEL

 

 

Depuis plusieurs mois, nous sommes éloignés de nos temples par la force improbable d’un virus.

Si bien sur la communion fraternelle nous manque, la rencontre de l’autre qui n’est que la rencontre de soi-même. L’isolement forcé, le recul parfois encensé, a vidé de son sens notre initiation maçonnique, où l’individuel ne saurait remplacer le collectif.

Si dans un premier temps le ralentissement du rythme de notre vie, nous a permis d’apprécier une retraite spirituelle forcée, et si certains ont pu accomplir des travaux ménagers souvent remis à plus tard, il est vite apparu le manque de contacts humains. On ne peut pas sans cesse ranger sa maison et sa conscience.

S’initier c’est construire et transmettre. La participation à nos rituels maçonniques, leur lecture commune, le jeu des questions réponses est essentiel à notre construction personnelle et collective.

 

Dans cette période d’isolement nous avons pu prendre l’exacte mesure de l’indispensable répétition des rituels, de l’importance du renouvellement de leur lecture. 

Emmanuel Levinas en parlant de la Torah a dit à peu près ceci :

 

« C’est très important de rappeler qu’on ne lit pas la Torah pour la répéter, mais pour faire jaillir des renouvellements de sens, des hidouchim. »  

 

Il en est de même de nos rituels maçonniques, ils sont comme des itinéraires différents des sens initiatiques découverts à chaque répétition. Au-delà de l’émotion que les mots provoquent sur nos sens, il y a une imprégnation de la conscience, une découverte renouvelée du chemin. La répétition pourrait nous amener à une forme de mysticisme, il y a simplement à chaque fois, une réactualisation de l’éthique qui se dégage de leur pratique. Ils sont à la fois contenants et contenus de l’initiation, en eux vit la mémoire transmise depuis leur création, chaque mot est un réservoir inépuisable de sens. Ils sont outils, leviers, et pierres d’angles, fines pierres cristallines aux mille facettes, aux mille reflets de lumière.

 

Chacun trouve en eux à chaque fois un peu de Lumière, sa lumière, ils sont le rythme de la partition initiatique, qui se joue à chaque tenue.

 

Sans la pratique de nos rituels, le processus de l’initiation est suspendu, ils sont comme le feu qui régénère que l’on doit rallumer sans cesse.

 

Jean-François Guerry.

EXEMPLE D'HIDOUCHIM

 

 La perfection de ma vie se joue entre moi et moi ; non dans la demonstration assénée a quiconque

La perfection de ma vie se joue entre moi et moi ; non dans la démonstration assénée à quiconque.

Entre moi et moi.

Dans un vis-à-vis qui unit deux visages de Janus.

Non dans une confrontation, une exhibition.

Ma confidence.

Mais c’est à moi qu’elle s’adresse.

C’est moi qu’elle concerne.

Aucun public.

Je ne dois rien démontrer, à personne.

Seulement être.

Et pour moi.

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Saint-Augustin

Saint-Augustin

CONFESSION, INTROSPECTION, ÉLÉVATION

 

Le mot confession est le plus souvent associé à une faute ou des fautes qu’il faudrait avouer, pour obtenir l’indulgence et le pardon en accomplissant une pénitence, une peine morale, afin de revenir dans un état primordial purifié. La confession est aussi un ensemble de pensées que l’on confie à une personne chère de confiance en qui l’on croit, que l’on reconnaît pour ses qualités de tempérance, de tolérance, de douceur, de miséricorde. Confesser c’est ouvrir son cœur et son âme dire ce que l’on pense sincèrement l’on se confesse, à un ami, mieux un frère, mieux encore à soi-même à sa conscience.

 

S’il est des Confessions célèbres, ce sont bien celles de Saint-Augustin évêque de la ville d’Hippone clé de l’Algérie Romaine, elles constituent un monument philosophique et littéraire, elles sont aussi une Gloire à Dieu, que certains nomment le Grand Architecte ou le Grand Géomètre de l’univers, l’horloger qui règle le temps et la vie.

Les confessions de Saint-Augustin sont un processus d’élévation de l’intelligence et des valeurs de l’homme, pour un dépassement de lui-même. À l ‘époque où elles furent rédigées vers 395–400, il était impossible de séparer l’élévation de l’homme de la croyance en Dieu, en un Dieu. L’homme de la cité, le sage est aussi un croyant.

 

C’est par une réflexion sur lui-même que Saint-Augustin aborde la question du pour quoi de son existence. C’est à une véritable chasse aux trésors enfouis en lui-même que va se livrer Saint-Augustin. Il fait appel à la mémoire ancestrale, mais aussi à la phénoménologie il essaye de sortir des abstractions en s’appuyant sur l’étude de ce qu’il est, il devient ainsi le premier auteur autobiographique.

La qualité littéraire de ses écrits est remarquable et rend la compréhension aisée, il reste donc encore aujourd’hui un philosophe très lu, cette qualité d’écriture permet l’accès à l’exégèse symbolique et à des allégories parfois difficiles qui seraient sans elle difficiles à comprendre, mais si riches de sens.

 

Ces confessions sont une recherche de la Vérité, par une remontée aux origines, une recherche de la parole perdue. Ces confessions présentent donc des similitudes avec le travail initiatique du Franc-Maçon à minima dans la méthode.

 

On décèle dans ses Confessions une volonté de pratique des vertus, la recherche d’une éthique dans une période où les mœurs étaient corrompues.

Saint-Augustin lui-même « Confesse » avoir vécu sa part d’ombre, avant de chercher la Lumière. Je cite :

 

« Toutes les années de ma vie qui ont précédé mon baptême dans le christ, dans la mesure où l’on considère mes passions et mes erreurs, je les réprouve et je les déteste avec tous, car je ne voudrais pas, en essayant de justifier ce temps-là, paraître rechercher ma propre gloire, et non celle de celui qui, par sa grâce, m’a délivré de moi-même. Quand j’entends blâmer cette période de ma vie, quelque soit le sentiment dont on s’inspire, je ne suis pas assez ingrat pour m’en plaindre : plus on incrimine mes fautes, et plus je loue, moi, mon médecin. »

 

Tel le Franc-Maçon, qui travaille à chasser le vice et pratiquer la vertu, travaille à reconnaître ce qu’il est véritablement en combattant son orgueil, et il travaille aussi à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers. Comme pour Saint-Augustin, les ténèbres, la souffrance précédent la Lumière et la joie, le chaos précède l’ordre.

La lutte contre l’empire des sens, les viles passions, ne doit pas être un acte à sa propre gloire, mais un devoir, le devoir nécessaire, humble, mais à hauteur d’homme. Ce devoir qui n’est possible que grâce à la charité qui est acte d’amour, essentiel pour Saint-Augustin comme pour les sœurs et les frères. Saint-Augustin travaille pour que « les âmes soient fraternelles. »

 

La charité est bien le seul ferment, la seule levure qui fait le meilleur pain qu’est l’homme, ce pain du partage fraternel. Il y a chez Saint-Augustin bien sûr la foi en Dieu, mais aussi la foi en l’homme.

 

Jean-François Guerry.  

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L'ART ROYAL CRÉATEUR DU BEAU

L ‘Art Royal créateur du beau 

 

 

Les arts en général son créateur du beau, l’Art Royal, art par excellence dont le but est de fuir le vice et de pratiquer la vertu. Sa pratique, exige la pratique de la force créatrice. La recherche du souffle, de la spiritualité, l’humilité de la sagesse et l’harmonie de la beauté.

 

Dans un monde ou la laideur des villes bétonnées par l’industrialisation massive, ou le panneautage publicitaire est le symbole de la démesure matérialiste, qui remplace le sacré, ou l’on a décrété la mort de « Dieu » pour le profit des hangars d’Amazon. Que reste-t-il de la beauté, dans ce bruit et cette fureur ?  Quelques hommes de cristal au travers desquels passe encore la lumière, ils sont peintres, musiciens, philosophes. L’espérance de la mémoire du beau demeure présente en eux, même s’il n’y avait qu’un seul regard lumineux la lumière pourrait poursuivre sa course.

 

L’art témoignage de la beauté, n’est pas qu’un loisir décoratif, il n’y a pas que des architectes d’intérieur, nous pouvons être tous des architectes de notre soi intérieur. François Cheng écrit :

 

« L’art authentique est en soi une conquête de l’esprit ; il élève l’homme à la dignité du Créateur, fait jaillir des ténèbres du destin un éclair d’émotion et de jouissance mémorable, une lueur de passion et de compassion que l’on peut partager. Par ses formes toujours renouvelées, il tend vers la vie ouverte en abattant les cloisons de l’habitude et en provoquant une manière neuve de percevoir et de vivre. »

 

La beauté sublimée dans l’art devient une raison d’être un dépassement de l’avoir. L’homme naturellement tend vers le beau, l’émotion du beau. L’homme passe par le nécessaire dualisme, avant d’atteindre l’unicité de l’universel. Il s’efforce d’échapper à une culture unique mondiale, il revendique son droit à la diversité de l’humain. L’art a pour modèle depuis les temps anciens la nature, qui se manifeste dans toutes les choses. Platon dit dans Phèdre que :

 

« Que la beauté se manifeste dans les choses à travers leur intégrité leur simplicité, félicité, lesquelles appartiennent à leur tour aux apparitions que l’initiation finit par dévoiler à nos regards au sein d’une pure et éclatante lumière. »

 

La contemplation de la nature dévoile la symétrie entre ce qui est en haut et ce qui est en bas, le tout est harmonie et beauté. Le regard que l’on porte sur un tableau représentant la nature, dévoile surtout ce qui est caché dans la nature. L’œuvre d’art n’est pas un objet de décoration utile, mais une image vitale, comme la nature n’est pas seulement pour l’artiste un cadre décoratif, elle est une force cosmique primitive avec laquelle il fait corps, elle est issue d’un principe sacré créateur. Il s’établit un dialogue entre le sujet et l’objet, une conciliation entre esprit et nature.

Il y a une forme de partage entre esprit et nature, de ce partage naît la beauté.

L’homme a la capacité de voir et de reproduire la nature, il se gardera en voulant trop la maîtriser, d’assouvir une forme de domination destructrice de l’équilibre à la survie des deux. La beauté ne naît que de la communion de l’homme avec la nature.

 

J’achève ici mes quelques réflexions inspirées par la lecture des : « Cinq Méditations sur la Beauté. »  De François Cheng.

Éditions Albin Michel en livre de Poche.

 

Jean-François Guerry. 

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PERCEVOIR

PERCEVOIR

 

 

Concevoir la beauté, c'est la percevoir. Comment la percevoir Par une démarche initiatique de l'Intérieur vers l'extérieur. D'abord descendre à l'intérieur de soi, y trouver l’humble lumière voilée, mystérieuse, celle du Graal, de l’âme.

 

Puis revenir au monde par cet escalier tournant, cette spirale ascensionnelle du temps. Ouvrir un œil neuf, un regard neuf transfiguré par la Lumière. Transmettre la force de cette Lumière dans le monde, sans prosélytisme avec humilité partager les enseignements reçus dans le temple. Faire vivre cette conversion du regard.

 

Ce regard qui porte en lui un trousseau de clés, pour ouvrir les portes qui nous semblaient fermées par la dureté de notre orgueil, sa dictature jamais assouvie. Ce nouveau regard ouvert sur le sacré, le divin. Par l’œil minuscule vitrail qui laisse passer la lumière de notre âme, notre regard se pose un instant à l’extérieur de nous. C’est le regard du Grand Architecte qui se confond avec le nôtre.

 

« J’ai créé en toi la perception pour être l’objet de ma perception.

C’est par mon regard que tu me vois et que je te vois.

Tu ne saurais me percevoir à travers toi-même.

En revanche si tu me perçois, tu te perçois, toi-même. » (Poème du Soufi Ibn’Arabi’)

 

C’est dans le croisement des regards, l’échange des regards que se trouve la beauté, l’étincelle provoquée par le frottement de ces lumières, déclenche l’embrasement, l’amour. Un regard seul se perd dans un désert vide, il s’assèche, il ne peut pas atteindre la source de la beauté. Mais regard qui perçoit les merveilles de la nature le sacré, le divin et cette même présence du divin dans le regard de l’autre. C’est comme des étincelles jumelles les deux regards se transforment, se métamorphosent et se tournent dans la même direction, pour s’unir en un seul regard pur, c’est peut-être ce que l’on appelle la beauté du regard.

 

La perception du beau n’est pas une contemplation béate, une naïveté, une mièvrerie de bons sentiments. C’est un désir de vrai, de bien de beau. Cet élan se vit dans un itinéraire initiatique, pourvu que l’on ait la volonté de le vivre, d’en faire un idéal de liberté.

 

Pour le franc-maçon c’est la prise en compte du monde tel qu’il est avec ses parts d’ombre, ses douleurs, mais c’est aussi une exigence de dignité, d’exemplarité, de justice, de force, d’humilité qui n’est pas la faiblesse de l’humiliation ; la force est toujours associée à la compassion, la tempérance, la bienveillance et l’amour fraternel sans lequel tout n’est qu’un regard illusoire et vide.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

 

De François Cheng :

 

« Zhuangzi, un des ‘pères du Taoïsme’ au IVème siècle avant notre ère, fait remarquer qu’entre Ciel et Terre il y a une grande beauté, et que la nature a le pouvoir de transmuter le flétri et le pourri en merveilles. Le Zhenren ‘l’homme véritable’ qu’il propose est celui qui, purifié de l’intérieur, est capable d’entrer en communion totale avec la sphère infinie de l’Univers en y effectuant le Shen-you ou ‘randonnée spirituelle’

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LE BIEN ET LE MAL

Le
Le Mal et le Diable : de Zoroastre à Saint Augustin Mal et le Diable : de Zoroastre à Saint Augustin

Planche présentée par le Frère V B

(Ci-dessous plan détaillé)

Pavé mosaïque Le bien et le mal

Iran Pays des Aryens (nobles) Scytes + Mèdes + Partes + Perses

Dieu de la lumière / ahoma breuvage d’éternité

Culte du feu (nouvel an Iranien)

 

Zoroastre / Zarathustra

(empire achéménide)

 

Sa vie

 

Né en 630 avant JC

Mort à 77 ans

Révélation à 30 ans n’a jamais prétendu être un prophète

 

Sa doctrine

 

AVESTA un des livres sacrés reconnus par la FM

Légende c’est l’histoire de la création :

Ohrmad (le nom de Dieu qui signifie :

l’Incréé l’inengendré = celui qui s’est auto créé ; auto engendré

Divinité suprême ayant mis en ordre le chaos initial

Créateur du ciel et de la terre

Force créatrice du monde et des quatre éléments, l'eau, la terre, le feu et l'air

 

 

Originalité absolue :

Un Dieu schizophrène

Pour créer le bien il doit imaginer le mal

Pour créer le beau il doit imaginer le laid

 

Dieu se subdivise lui-même en deux entités antagonistes mais toutes deux issues de son esprit :

MAZDA (Dieu de bonté) et ARIMAN (le Diable)

 

Voici un extrait de l’Avesta :

LIRE

 

Armée du Bien : AMCHÂS les 7 anges (les archanges bibliques : raphael ; gabriel michel

Armée du Mal : DAEVAS les 7 démons

 

Dans la doctrine de Zoroastre, chaque personne répond de ses actes en vertu de la nature de son « Fravahr », l'équivalent du karmahindouiste. La doctrine se résume en une maxime : Humata, Hukhta, Huvarshta ("Bonnes Pensées, Bons Mots, Bonnes Actions").

 

Si en société, les gens s'adonnent à la bonté ils ne récolteront que la bonté et s'ils se livrent à la méchanceté, ils seront envahis par le mal.

 

Un autre thème important du zoroastrisme est sa promesse d'une vie éternelle après la mort, où les âmes seront départagées lors de la traversée du « Pont de Chinvat », et finissent soit au Paradis, soit en Enfer soit au Purgatoire. Le zoroastrisme préfigure ainsi l'avènement du christianisme.

Société idéale selon Zoroastre

  • L'égalité des hommes et des femmes
  • Préserver la pureté de l'eau, de la terre, de l'air et du feu
  • L'esclavage et la soumission de l'être humain, présents dans d'autres religions, sont complètement rejetés dans la doctrine de Zoroastre.
  • Cette doctrine met l'accent sur l'importance de la récolte et rejette toute idée de paresse, de vivre au crochet d'autrui, de voler le bien d'autrui. Chacun doit vivre de ses efforts et pouvoir bénéficier de sa propre récolte.
  • L'idolâtrie, l'adoration de la pierre ou tout autre lieu construit, sont prohibées dans la pensée de Zoroastre. La maison de Dieu n'est pas celle construite par l'homme mais le cœur et l'esprit de ce dernier.
  • Aucune oppression ne peut être admise à l'égard des hommes, et si nécessaire, il faut se soulever pour l'éliminer.
  • Aucun mal ne doit être commis à l'égard des animaux et leur sacrifice doit être considéré comme un crime des hommes à l'égard des animaux

 

SA POSTERITE

 

Religion importante

 

Converti le père de l’empereur Cyrus

Cyrus le grand élève le Zorastrisme en religion d’Etat mais laisse à ses sujets la liberté absolue de conscience

Appliquant les préceptes du zoroastrisme Cyrus mit fin à l'exil des juifs, en libérant Jérusalem de la domination babylonienne et en autorisant la construction du Second Temple. 515 Avant JC après la captivité de Babylone

Celui-ci fut achevé sous le règne de son fils Darius

La communauté juive d'Iran est l'une des plus anciennes de la diaspora puisque les juifs s'y sont installés (c'était le royaume de Perse) depuis le VIe siècle avant JC.

 

le Cylindre de Cyrus (Empire achéménide de Perse), rédigé après sa conquête de Babylone en 539 avant Jésus-Christ en harmonie avec la pensée de Zoroastre, est considéré comme la première déclaration des droits de l’homme

LE BIEN ET LE MAL

En 1971, l’ONU l’a traduit dans toutes ses langues officielles. Le cylindre (dont une réplique orne l’entréee du batiment des nations unies , décrète les thèmes de la règle persane : tolérance religieuse, abolition de l’esclavage, liberté du choix de profession et expansion de l’empire.

 

Le Zoroastrisme : 200 000 adeptes dans le monde

Zubin Mehta et TaTa en Inde

LE BIEN ET LE MAL

 

Mani

(Empire Sassanide)

 

Sa vie

Né en 216 après JC

Issu d’une famille chrétienne des origines

(la perse comptait à cette époque plus de 500 communautés chrétiennes qui cohabitaient avec les zoroastriens)

C'est sa rencontre avec le roi sassanide Shapur Ier en 250 qui décidera du succès de sa doctrine : le monarque conçoit tout l'intérêt d'une religion nationale pour unifier son empire.

 

Sa doctrine

 

Mani ou Manès, qui se prétendait prophète, présentait sa doctrine comme une révélation définitive

 

C'est un syncrétisme inspiré du zoroastrisme, du bouddhisme et du christianisme.

 

De Zoroastre = dualisme entre le bien et le mal

La base du manichéisme est de diviser l'univers en deux :

-d'un côté le bien et le royaume de la lumière

-et de l'autre le mal et le royaume des ténèbres

Selon le manichéisme, la lumière et les ténèbres coexistaient sans jamais se mêler. Cette lutte entre le bien et le mal est le fondement du manichéisme. Pour qu'un homme puisse une fois sa mort arrivée atteindre le royaume de la lumière, il faut qu'il abandonne tout ce qui est matériel

 

De Bouddah = dualisme entre l’ame et corps

Suite à un évènement catastrophique, les ténèbres envahirent la lumière. De ce conflit est né l'homme, son esprit appartient au royaume de la lumière et son corps (la matière), appartient au royaume des ténèbres — ce qui transforme la mort non plus en processus destructif mais en processus d'élévation suprême.

 

De Jésus = l’exemplarité de sa vie : pauvreté - charité et des principes

réfuter le plaisir de la chair, ne pas tuer et ne pas blasphémer.

 

Deux groupes de manichéens existaient :

 

-les élus : qui passaient leur temps à prêcher, pratiquaient le célibat et étaient végétariens. Après leur mort, les élus étaient assurés d'atteindre le royaume de la Lumière ;

 

-les auditeurs : ils devaient servir les élus, pouvaient se marier et pratiquaient des jeûnes toutes les semaines. Après leur mort, les auditeurs espéraient être réincarnés en tant qu'élus.

 

SA POSTERITE

 

Vient le règne de Vahram Ier, en 272, qui favorise un retour au mazdéisme. Persécuté, torturé et exécuté. Persécutions romaines

 

Hérésie Chrétienne : Cathares

-Stricte hiérarchie cléricale

-Idée du mal / du diable

LE BIEN ET LE MAL

Saint Augustin

 

Sa vie

est né 354 à Thagaste Algérie, ville d'Afrique du Nord appartenant à l'empire romain

Le père d'Augustin, un citoyen romain païen du nom de Patricius, était un modeste notable fonctionnaire de la ville. Sa mère, Monique, une chrétienne d'origine berbère,

Son père, réunit l’argent nécessaire pour l’envoyer à Carthage poursuivre des études appropriées à son intelligence précoce

Augustin vise alors le professorat de rhétorique Importance de cet art dans l’empire

Importance de la philosophie grecque la raison : le latin flamboyant d'Augustin

Augustin est pendant 9 ans auditeur dans l’église de mani

Prêtre puis Acclamé évêque à Hippone en 395

 

Sa doctrine

Le diable le mal

Camus : œuvre de saint augustin : assouplir de plus en plus la raison grecque et l’incorporer à l’édifice chrétien mais dans un domaine ou elle est inoffensive Passé ce domaine obligation lui est faite de s’incliner. Entrainer la logique socratique à des spéculations religieuses. (aristote platon socrate et non les épicuriens)

 

Comment rendre la chrétienté rationnelle

Comment rendre la foi compatible avec la raison grecque et platonicienne

Centre de ses préoccupations : comment expliquer le mal tout en affirmant la bonté d’une création compatissante à l’homme?

Jusque là : juifs et chrétiens anciens et plus tard l’islam considère fortement que les dessins de dieu sont impénétrables.

« Confessions : L’absolu du mal et l’absolu du bien constituent une erreur. Le bien et le mal se lient au niveau de l’agir à la manière de l’ombre et de la lumière »

Implique = persécutions des manichéens cathares

Deux lectures

-lecture simple : le bon dieu et le diable (socialement cohérant)

-lecture sophistiquée : la liberté. Dieu aime l’homme. Il ne peut aimer un être qui ne serait pas libre. La liberté que Dieu confère à l’homme est celle de s’adonner au bien ou au mal. Dieu qui n’est que bonté crée le Diable (son archange) pour qu’il tente l’homme. L’homme est libre de lui résister ou de succomber à ses tentations.

 

Hiérarchie cléricale

-royaume de dieu = pape / sacré collège / cardinaux / évêques etc…

-royaume séculier Roi Monarchie de droit Divin

Coexistence de la cité de dieu et de celle des hommes et le primat de la première sur la seconde

 

SA POSTERITE

(nicée)Constantin

 

Déliquescence de l’empire romain due à son succès

(Rome : 1,2Mha-2M2eau/jour/personne-stades théatres hippodromes temples parlement banque termes routes même une école de gastronomie patricienne apicius)

Héritage aux femmes

« J. Dutour : la dictature tempérée par l’assassinat »

Zone de coprospérité trop étendue

Invasions

Double empire Constantinople

 

Chrétienté   Roi de droit divin

Jours fériés (reprise des dates romaines)

Culte marial = déesse mère

Culte des saints = paganisme

Objectif : déchristianiser la chrétienté (versus saint françois d’assise)

TRAVAIL DE LA LOGE KLEIO
LE BIEN ET LE MAL

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