Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-Laurent Turbet

Cet article est reposté depuis Le Blog des Spiritualités.

Voir les commentaires

Publié le par YANN

 

Vœux 

 

En cette période des vœux, nous allons entendre les grands bateliers qui nous gouvernent lancer, comme chaque année, un appel à la Fraternité, troisième pilier de notre République. 

C’est une chose obscure que la fraternité. C’est reconnaître à l’intérieur de la destinée commune et des constantes de notre condition les différences que finissent par mettre en nous les diverses circonstances de notre lutte même, nos passions et nos ruses, jusqu’à faire de chacun un être qui, dans l’exaltation, peut aller jusqu’à se croire unique. C’est comprendre cette diversité. L’extrême de la fraternité serait à se sentir frères à force d’admiration, mais nous ne sommes pas souvent si généreux. On plaint plus souvent qu’on admire, même si l’on aime mieux soi-même être admiré que plaint. Mais telle circonstance inattendue nous rappelle soudain la condition commune et nous voilà envahis d’une vague tendresse et d’un vague effroi. Le feu entrevu d’un regard, la pureté d’un cri, la contrainte d’un silence nous ont soudain rendus ensemble à la profonde patrie intérieure. Alors nous nous sentons frères, et le plus humble est le plus fraternel. Le mot de Hugo, d’une si admirable modestie, me monte aux lèvres : " Nul n’a l’honneur d’avoir une vie qui soit à lui ". Étrange état ! Je me sens moi et veux être moi, et dans le même instant je me sens tous les autres. Il semble qu’on en ait un peu plus chaud. Ni l’amour ni l’espoir ne sont loin. "La fraternité est l'un de ces mystères que les hommes cachent en s'embrassant", disait Malraux.  

Quand j’étais jeune, je croyais naïvement qu’il y avait en moi de quoi changer le monde. Il y avait là de ma part quelque provocation, en un temps où les belles âmes faisaient carrière. Je dirais maintenant, hors de toute sensiblerie, plus étroitement et plus rudement : un homme vaut un autre homme. Je le crois plus fort que jamais. Il faut le croire, même si ce n’est pas absolument vrai, et faire comme si… C’est la condition de toute action et de tout amour. C’est de cette confiance qu’il faut partir et il ne faut jamais, sur ce point, accepter la désillusion. Il faut mener un homme, tout homme, jusqu’à lui-même et lui apprendre à se construire. 

 

 

J'ai réfléchi un peu sérieusement ce matin à ce que c'est qu'une " bonne année ". Je n'ai trouvé que ce qui n'est sans doute qu'un truisme ou une lapalissade : c'est d'abord d'être là pour le dire et d'avoir quelque chance de pouvoir continuer. Trop d'hommes ne sont nés que par hasard et sans avoir été voulus ou même désirés. La grande question est de durer, de devenir. Les jeux du destin continuent pour tous, heureux ou malheureux, mais je croirais toujours que le devenir est aussi un peu notre affaire, l'affaire de notre volonté. Il s'agit pour chacun de donner à sa vie le plus grand sens possible. Tant d'hommes sont mais qui ne deviennent jamais, retenus dans les chaînes des routines, des habitudes et des fatalités. Il faudrait les aider et dès ce premier de l'an. 

Dans les " Ecrits posthumes " de Nietzsche, j'ai rencontré cette page admirable écrite dans l'enthousiasme de sa jeunesse et que je recopie pour vos étrennes: " L'homme reconnaît la nécessité de sa gloire; toute l'humanité future a besoin d'elle et parce que cet instant d'illumination est la quintessence et la source de son être le plus intime, il croit être immortel dans la mesure où il est l'homme de ce moment…La chute d'un grand arbre nous chagrine, un effondrement rocheux nous afflige. La nuit de la Saint-Sylvestre nous fait éprouver chaque année le mystère et la contradiction entre l'être et le devenir." 

Addendum de saison 

 

Je vous souhaite une Bonne année 2026 

 

Je sais bien que l'année nouvelle ne sera pas bonne tout au long de ses trois cent soixante-cinq jours. Il y aura des moments difficiles, des pépins imprévus ; dans les jours sans, pour le moral, faites l'effort, comme le poète, de vous souvenir de l'avenir. 

 

YANN.

VOEUX DE YANN
QUE LA LUMIÈRE DE LA JUSTICE ET DE L'AMOUR ÉCLAIRENT LA TERRE EN 2026 ET PLUS...
PHARE DE LA TEIGNOUSE BAIE DE QUIBERON MORBIHAN

PHARE DE LA TEIGNOUSE BAIE DE QUIBERON MORBIHAN

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

Voir les commentaires

Publié le par Jean-François Guerry
LA VIE EN ROSES

LA ROSE EST SANS POURQUOI

 

 

Qui Rosarium intrare conatur Philosophicum absque clav, assimilatur homni ambulare volenti absque pedibus.

 

« Celui qui tente d’entrer sans clé dans la Roseraie des Philosophes est comparé à un homme qui veut marcher sans pieds. »

 

Traduction de l’épigramme XXVII de l’Atalanta Fugiens (L’Atalante Fugitive) de Michael Maier : « La Roseraie des Sages s’orne de mille fleurs, mais de puissants verrous ferment toujours sa porte.

Sa clé unique est pour le monde chose vile. Si tu ne l’as, tu veux courir privé de jambes.

Tu affrontes en vain les pentes du Parnasse quand sur le sol uni te tiens à grande peine. »

La Connaissance initiatique, ne s’improvise pas, cela nécessite une préparation. C’est comme une fécondation, lente et vivante. Ce qui n’est pas un hasard, un souffle, un coup de vent parfois violent et bruyant comme ceux qui nous réveillent en pleine nuit, quand les ténèbres sont profondes. Ou ce peut être, une lumière si faible et si tremblante qu’instinctivement l’on protège avec nos mains. Comme un bien précieux, un oisillon tombé du nid. Alors naît une émotion subite mais pourtant attendue. À cet instant on sent, on respire, on voit, on palpe, on entre dans un jardin, parce que l’on a trouvé la clé cachée sous la pierre brute, la clé d’ivoire vivante dont le paneton resplendit de lumière. C’est le moment ou la Grande Lumière commence à paraître au point du jour. Elle chasse les nuages noirs, et la pluie tombe en larmes d’argent sur les pétales des roses de notre jardin. C’est notre Versailles qui s’ouvre, les jets d’eau rivalisent avec les flambeaux de lumière, la terre s’enflamme, s’ouvre laisse sortir la nature, tout n’est qu’exaltation de l’âme. Je crie, au ciel, aux oiseaux, au soleil, j’ai la clé, j’ai la clé je vais pouvoir marcher, je commence un long voyage dans tous les jardins de roses. Si seulement tous les hommes pouvaient parler le langage d’amour des roses de Chiraz avec Saadi. La clé est pourtant à notre portée sur les lignes de notre partition, dans notre cœur. Il faut que notre cœur parle de plus en plus, c’est la clé de l’universelle fraternité.

 

                                    Jean-François Guerry.

Phare de la Teignouse

Phare de la Teignouse

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le par ANONYME
LA LUMIÈRE REVIENT....GLOIRE AU TEMPS CYCLIQUE...
Photo de aleskrivec sur Unsplash
Je vous suggère la lecture de ce texte inspirant avant vos agapes de fin d'année, pour illuminer vos nuits...
Jean-François Guerry.

Merci au lecteur fidèle pour cette transmission lumineuse. 

LA LUMIÈRE REVIENT....GLOIRE AU TEMPS CYCLIQUE...
LA LUMIÈRE REVIENT....GLOIRE AU TEMPS CYCLIQUE...
LA LUMIÈRE REVIENT....GLOIRE AU TEMPS CYCLIQUE...
LA LUMIÈRE REVIENT....GLOIRE AU TEMPS CYCLIQUE...
LA LUMIÈRE REVIENT....GLOIRE AU TEMPS CYCLIQUE...
La Grande Lumière commence à paraître...
Phare de la Teignouse Baie de Quiberon.

Phare de la Teignouse Baie de Quiberon.

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le par Philippe Dubach
ALLUMEZ LA LUMIÈRE !


Une histoire de chute et de lumière... 

Le mois de novembre est déjà derrière nous depuis quelques semaines. Ce mois était le onzième. 

11, nombre premier dont l’addition des chiffres donne 2, le binaire par excellence, dont l’homme peine à s’extraire tant sa magnitude l’attire vers la matérialité.
Novembre symbolise la chute : celle de la lumière, des feuilles, des températures. L’être tombe vers le sol, comme le fruit mûri de l’été brûlant qui s’éteint.

Un repli vers soi s’impose à nous pour préparer le passage vers autre chose.

Décembre est maintenant là. Le mois 12 ferme un cycle qui s’achève. Notre année compte douze mois ; ce chiffre duodénaire reflète le solaire et le céleste. Ce nombre renferme la destinée de l’univers : 12 mois, 12 signes du zodiaque, 12 heures…

Bien avant l’écriture et les mathématiques en base 10, l’homme comptait en douzaines, avec ses doigts et ses mains. Le 6 était la main fermée et deux mains fermées valaient 12... Nous comptons toujours nos œufs, nos huîtres, par douzaines… Le 12 réunit le 1 et le 2, il réconcilie le Tout avec le binaire en formant le 3, ternaire qui unit le corps, l’esprit et l’âme. 

Dans la plus haute antiquité, l’année se comptait en 12 mois lunaires, le cycle le plus visible pour l’homme. D’ailleurs, le rythme humain, et notamment celui de la gestation, est synchronisé sur celui de la lune : ce ne sont pas 9 mois, mais bien 10 lunaisons qui sont nécessaires à la naissance de l’enfant de l’homme. 

Décembre symbolise un rebond puisqu’il accueille le solstice d’hiver, le jour le plus court, qui laissera aussitôt la place à un renouveau solaire. Décembre symbolise ce moment où l’on touche le fond, où l’on renoue avec ses racines les plus profondes, celles que rien ne peut détruire. On reprend pied sur ce socle, comme la nature tout entière qui prépare la lente gestation des grains tombés au sol. On reprend pied pour s’élever, par une impulsion ancrée dans nos racines. 

D’ailleurs, dès la Sainte-Luce, le 13 décembre, on fête la lumière. Comme on dit en Provence : « À la Sainte-Luce, les jours avancent du saut d’une puce » ; ainsi, même si la durée du jour continue à diminuer jusqu’au solstice du 21 décembre, le soleil se couche déjà plus tard chaque jour, de quelques secondes ! 

Dès le début décembre, les Provençaux déposent symboliquement, le 4 décembre, à la Sainte-Barbe, quelques grains de blé dans trois petits pots. Ces germes qui vont pointer rassurent, car ils témoignent, avant le solstice, que la Nature renaîtra de sa chute et que l’espérance de la Lumière renaissante sera récompensée. "Quand lou blad vèn bèn, tout vèn bèn", quand le blé va bien, tout va bien... 

Ainsi, le mois de décembre, le mois de la Lumière, fête avec éclat l’espérance et la renaissance qui brille d'autant plus fort au fond des ténèbres. 

Par le passé, la nouvelle année débutait au solstice d’hiver. Cette fête païenne a été « récupérée » par les catholiques, qui y associèrent symboliquement la naissance de Jésus, laquelle donnera bien plus tard la fête de Noël, littéralement « nouvel », que nous célébrerons bientôt. 

Reprenons pied, comme le soleil qui va rebondir dans un nouveau cycle qui s’est déjà manifesté. Le cycle solaire n’est pas encore terminé que nous sommes déjà projetés dans le suivant. 

Décembre nous montre le chemin du cyclique et de l’immortalité. 

Belle Lumière

 

Philippe Dubach.

BLOG SENTIMENT OCÉANIQUE : 
ALLUMEZ LA LUMIÈRE !

Tout ce qui se trame au long de nos jours, ce que nous tissons, ce que nous tricotons et détricotons, toutes nos déchirures et nos raccommodages, tout cela constitue l’étoffe de nos vies.

Ainsi nos jours s’ordonnent, chaînes et trames,
broderies hésitantes où chaque fil compte,
même celui qu’on ne voit pas.
Nous vivons à coups de points lancés, petits points repris,
points rompus parfois :
un motif apparaît, s’égare, revient —
histoire de patience plus que d’adresse.

Certains avancent sous des étoffes râpeuses,
plus lourdes que des manteaux d’hiver,
où l’on devine les blessures non refermées.
D’autres s’installent dans des vies capitonnées,
où la certitude sert de doublure molle.
D’autres encore se drapent de brocards éclatants,
comme pour s’inventer un destin de parade.

Mais sous les habits du monde subsiste l’autre étoffe,
celle qui touche la peau intérieure.
Tulle fragile des commencements.
Serge ou bure des traversées austères.
Tissus synthétiques de nos modernités pressées,
sans âme, jamais froissés.

La voie profonde ne s’habille pas ainsi.
On commence, ni nu ni vêtu, dans la simplicité des origines.
On ceint le tablier pour mieux éprouver la texture du réel.
On apprend que chaque vie a son grain propre,
sa densité, sa résistance,
et que nul ne peut porter l’étoffe d’un autre
sans s’y perdre ou l’y étouffer.

De quoi t’habilles-tu ?
D’un voile qui protège le mystère sans le dissoudre ?
D’un manteau d’Arlequin, fait de contradictions toujours recousues ?

Et lorsque tombe la dernière parure,
que reste-t-il ?
La laine bourrue des heures longues
et la soie d’amour des instants de grâce.

Unique soie d’amour : pas de prêt-à-porter.

ALLUMEZ LA LUMIÈRE !

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le par Yann - Jean-François Guerry
DE LA LAÏCITÉ EN QUESTION

Pour une laïcité éthique 

Il est toujours dangereux de croire qu'on va résoudre un problème nouveau avec une solution qui a permis d'en résoudre un autre plus ancien […] Ce qui a été réalisé, quoique avec peine, entre l'État républicain et les catholiques a été rendu possible par plusieurs facteurs. En particulier, les deux partenaires, même s'ils étaient adversaires, avaient en commun un grand amour pour leur pays. Ils étaient fiers de la France, de son histoire, de sa langue, de sa culture […] Dans la France d'aujourd'hui, tous les musulmans qui y habitent et qui en ont la nationalité partagent-ils l'amour du pays où ils résident ? 

Rémi Brague – membre de l'Institut de France  

Ce que je crois 

Au moment où l'on remémore le 120è anniversaire de la loi de 1905, voilà que resurgit cette année encore, vandalisme, procédures de justice, polémiques et manifestations contre les crèches et l'usage même du mot "Noël".  

Lorsque règnent l'intolérance et le dogmatisme et que les questions politiques deviennent d'une complexité qui les rend proches de l'insolubilité, je crois qu’il faut revenir à l’intelligence des mots et à la compréhension des concepts pour en trouver l’issue. 

Me vient alors une question. Existe-t-il un regard qui, posé sur les événements de notre quotidien, leur donnerait une valeur ajoutée ou apporterait une réponse aux maux qui rongent notre société ?  Alors, quelle sera la spécificité de ce regard ? Quelle raison invoquer pour justifier ce Blog sur un sujet si souvent débattu : la laïcité ? Peut-on s’en tenir à ne donner que des pistes de pensée, des voies de réflexion, des doutes à partager ? Et si ce Blog n'était que cela ? Une machine à faire douter, un système chargé de déranger la bonne façon de penser, une remise en question systématique des certitudes. À moins que la question soit mal posée et qu'il faille plutôt s'interroger sur la nécessité même des certitudes. Car si les certitudes s’affichent dans la société avec autant de poids, autant de présence, suscitent autant d’écho, de réceptivité du public, n’est-ce pas parce qu’elles correspondent à une composante de l’homme ? Sans doute ! Mais lorsqu'on cherche à définir la certitude dans ses composantes et ses champs d'application, on croise fatalement la route du dogme et de l'intolérance. Le monde de l'intolérance est le grand pourvoyeur des certitudes, il en vit, les entretient et les développe. Le Blog machine à faire douter ? Pourquoi pas ? Il serait quand même trop simpliste de se contenter d’affirmer que l’intégrisme est aveugle, que l’intolérance est absurde et que les certitudes conduisent à l’échec économique, social et philosophique. 

 Ces propos d’introduction m’amènent à préciser que ma contribution de ce jour n'est qu’une réflexion personnelle, un regard certes, mais un regard qui s'inscrit dans la multiplicité des discours et ne vaut que pour un temps. Je dis bien pour un temps, car, vous le savez bien, le monde change et ce qui se passe aujourd’hui pour la laïcité ne paraît plus relever d’un cas de figure quasi traditionnel dont le cinéma a donné l’illustration dans l’affrontement Peppone contre Don Camillo. 

Mais d’abord, qu’est-ce que la laïcité ?  

La laïcité, c’est à la fois une idée abstraite, un concept, un mythe, une utopie et sans doute d’autres choses encore. Elle est l'enjeu d'un débat et d'un combat historique et politique en France et, à un moindre titre, en Europe. Elle a en effet, une caractéristique unique : le fait d'être liée à une partie très spécifique de l'histoire de France et à elle seule, au point que le mot est à peu près intraduisible en différentes langues. Les politologues utilisent de préférence la notion de sécularisation pour indiquer qu'une société estime que sa loi ne dépend pas exclusivement de sa conception de la transcendance.  

Sens et non-sens de la laïcité  

Pour cadrer le sujet, rappelons-nous que le premier combat fut celui d'une 3ème République naissante et fragile qui entendait arracher aux frères des écoles chrétiennes le monopole de l’éducation. L'éducation allait devenir "nationale" et la catéchèse, "instruction civique". Ce programme a d'ailleurs été réalisé et a plutôt bien fonctionné jusqu'à l'effondrement de l'Empire colonial qui a ramené en métropole des populations revendiquant le droit à la différence en matière religieuse. C’est ainsi que la laïcité contemporaine bute, sans pouvoir le liquider sur le complexe du tchador qui l’enferme dans une contradiction intenable.  

Contradiction intenable ! Je m’explique. Si la laïcité interdit à l’école les signes d’appartenance religieuse, elle renonce à la liberté de croyance dont elle se prétend dépositaire ; or, nous le savons, certaines croyances religieuses sont farouchement hostiles à la liberté de l’enseignement comme à la liberté de culte. À l’opposé, si la laïcité autorise le port de ces signes chez ceux qui récusent la neutralité de l’espace public, elle se montre infidèle à son projet d’ouverture universelle. Nous sommes dans une impasse. Ou bien toutes les doctrines se valent et elles ont le droit d’être également enseignées, mais alors la laïcité se réduit à une doctrine parmi d’autres qui ne possède aucun privilège ; elle n’est que le reflet d’une situation historique et sociologique déterminéeOu bien la laïcité est la doctrine des doctrines qui, seule, a droit de cité, mais alors les autres doctrines n’ont plus aucune valeur. Vous le voyez, on tourne en rond…  

La difficulté tient au fait que la laïcité n’a aucun contenu spécifique ni d’autre fondement qu’elle-même. Son autonomie est formelle ou, si l’on préfère, vide. C’est un élément neutre, comme le zéro dans l’addition. Elle est neutre dans son refus de toute particularité et dans son indifférence aux multiples matériaux que lui offre l’expérience et sur lesquels elle va opérer. La laïcité ne saurait donc opprimer ou occulter une parole ou une pratique. Elle-même ne prend pas la parole, elle la donne au contraire, puisqu’elle est la condition a priori de toute liberté de parole. 

Seulement, lorsque la laïcité devient, comme d’autres idéologies, parole dogmatique, arrogante, inquisitive voire punitive, lorsque la laïcité devient laïcisme, alors la laïcité manque à sa propre nature et devient simplement le masque d’intérêts particuliers qui se dissimulent sous le voile de l’universel.  

Et l’on retrouve ici le destin ambigu du mot laïkos : cette multitude non structurée, à l’image de la foule sur la place publique où tous ont droit à la parole. Car si tout un chacun a droit à la parole, si chaque groupe d’intérêts peut revendiquer sa culture et sa légitimité sous le prétexte qu’il occupe un espace public, c’est bien parce que cet espace est vide et que, dans ce vide, la laïcité n’a rien à dire.  

Et c’est bien là son drame, qui est aujourd’hui le nôtre, dans nos écoles et dans nos universités. La laïcité ne nous dit rien sur l’origine de l’homme, le but de son existence ou la réalité du bien ; elle ne se prononce pas sur la légitimité de l’éthique ou le choix d’une politique. Elle laisse à chacun, comme au marché, le soin d’exposer sa marchandise et de la vendre à qui bon lui plaît. Et c’est là toute sa faiblesse et toute sa vacuité. En une époque où le fait du pluralisme est la caractéristique majeure des démocraties, on peut s’interroger sur la capacité de la laïcité à fournir un fond de principes communs à tous en s’appuyant sur ce que John Rawls appelle "un consensus par recoupement". À reconnaître à l’infini la pluralité des opinions, des comportements et des cultures, l’espace public risque de se fracturer, de se morceler et de se dissoudre dans un consensus par appauvrissement qui trahira la volonté de communauté qui l’animait. La laïcité moderne risque de n’être, en fait, et finalement, que l’état d’une société qui a perdu tout repère et qui n’accorde plus de foi qu’à son incroyance. À laisser à chacun le soin de recueillir les bribes d’un héritage privé de testament, la laïcité contemporaine risque de se donner comme la forme intellectuelle du délaissement. 

La laïcité à la française est accident dans l’histoire de l'humanité ". Voilà ce qu’affirme Bruno Etienne brillant universitaire et franc-maçon du Grand Orient de France bien connu pour ses prises de position publique sur la laïcité. Bien peu d'États actuels ont suivi la même évolution, alors que la sécularisation est générale en Occident. Le droit de la plupart des pays européens est issu du système parlementaire, quelle qu'en soit la forme ; et l’on sait bien qu’il n’est plus lié à la conception transcendante de la société qui produit ce droit.  

La laïcité française est unique en ce sens qu'elle est d’abord le rapport particulier d'une religion de type ecclésial avec un magistère institutionnalisé face à un État républicain balbutiant qui a voulu lui arracher le monopole de la socialisation. Mais le concept et la pratique ont évolué depuis la 3ème République. Le système adopté en Europe occidentale est quelque peu différent : les États démocratiques admettent par exemple l’enseignement religieux dans l'instruction publique et subventionnent certaines églises reconnues. La laïcité est alors le rapport entre ces deux instances ; elle est présentée en garante de la liberté des consciences individuelles et en barrière devant les risques d’empiétements d’une église quelconque 

Pour une laïcité éthique  

Lorsque les questions politiques deviennent d'une complexité qui les rend proches de l'insolubilité, je crois qu’il faut revenir à l’intelligence des mots et à la compréhension des concepts pour en trouver l’issue.  

Depuis quelques décennies, la France, entre autres, est confrontée à la redoutable question de la laïcité face à ce qu'il est convenu d'appeler, pour une partie de sa population le retour du religieux (En 2025, près de 4 millions de pèlerins accueillis à Lourdes ; une fréquentation exceptionnelle de Notre Dame à Paris) 

La tentation alors est grande d’établir à ce propos un rapport de forces et de se défier entre protagonistes. Qui cédera le premier ? Dieu ? Ou l'État ? Dilemme sans issue, car comment concilier deux idées aussi intransigeantes, surtout lorsqu’elles s'impriment dans des convictions extrêmes, des comportements sans concessions, des institutions sans alternatives.  

 La paix n'est guère concevable entre une laïcité qui se voudrait athée et des confessions religieuses, dont chacune prétendrait à l’exclusivité des dogmes et au caractère unilatéral de sa croyance. Un tel champ de force conduit droit à la guerre. D'où la nécessité de reformuler les termes du débat de sorte qu'une solution redevienne imaginable et cela, si possible, sans trop prendre ses désirs pour des réalités.  

Il importe ainsi de développer les éléments de ce que l’on appellera une laïcité éthique. En l'occurrence, il ne s’agit pas de céder à la tendance nouvelle au "tout éthique", en faisant du mot éthique lui-même une sorte de mot de passe, de magique sésame. La référence éthique ici utilisée concerne avant tout, et quel que soit le sujet abordé, le respect d'autrui, c'est-à-dire de celui ou de celle qui n’est pas moi, ou qui ne se reconnaît pas dans mes identifications primaires. Penser une laïcité éthique pour un pays, où chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes doivent trouver les voies d’une coexistence qui ne soit ni la négation ni la caricature de leurs valeurs communes, cela revient d'abord à explorer les fondements juridiques qui permettraient d'échapper aux dilemmes que j’ai mentionnés ; ensuite, il faudra inévitablement s’interroger sur les attitudes et les comportements qui permettront l’usage à bon escient de telles ressources.  

Explorons quelques fondements juridiques fondateurs. L’histoire, de 1789 à nos jours, nous montre que la question de la laïcité n’a pas été aussi unilatérale, militante et polémique qu’on pourrait le croire.  

Commençons par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 et de son article 10 qui dispose :  

"Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même religieuses pourvu que leurs manifestations ne troublent pas l’ordre public établi par la loi"  

Cela est bien dit, mais on passe trop facilement sous silence un élément capital du Préambule de cette Déclaration :  

"En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen".  

"Sous les auspices de l’Être Suprême" ! Voilà bien une formulation propre à interpeller les Francs-Maçons de la Grande Loge de France qui déclarent travailler à la gloire du Grand Architecte de L’Univers. Mais, surtout, voilà une mention qui confère une signification et une résonnance bien particulière à l’article 10. Et qui nous conduit à deux observations :  

-Vous remarquerez que le respect de l’ordre public, qui établit une limite aux manifestations religieuses, ne peut être fixé que par la loi. Il n’est donc pas déterminé a priori en forme décensure préalable. Il l’est de manière légale sans contrainte ni violence. 

-Deuxième remarque. La mention d’un Être Suprême, dans un tel contexte, est comme une allusion à l’idée de Dieu. Comme si les Constituants avaient voulu faire droit au déisme plus ou moins affirmé des Encyclopédistes avant que n’interviennent les archanges de la Terreur. La mention de l’Être Suprême révèle, qu’à cette date, le nouveau législateur n’éprouve encore aucune phobie à l’encontre d’une idée de Dieu et qu’il la présente de telle sorte qu’elle soit compatible avec les libertés qu’il va ensuite prononcer. Il est vrai que cette phobie éclatera par la suite. Toutefois, sans refaire l’histoire politico-religieuse de la France, l’on observera que l’élaboration des grandes lois concernant la laïcité sous la 3ème République, saura également échapper à de telles réactions répulsives. 

Depuis 1789, nul ne peut plus être inquiété pour l’expression publique de ses convictions, "même religieuses", ajouta-t-on en cette année où le catholicisme était encore seule religion reconnue du royaume de France. De la faveur du prince on passait au droit de tout homme, du seul fait qu’il était homme, à ne plus enfermer au fond de lui-même ses pensées les plus chères. La foi religieuse cessait d’être une affaire de société pour être remise à la libre décision de chacun. Un siècle plus tard, c’est exactement ce qu’on nommera laïcité.  

C’est ainsi que, lors des lois qui fondèrent l’école publique, le projet de Jules Ferry était la séparation de la société civile et de la société religieuse. Mais il admettait encore dans son programme de 1887 un chapitre sur "les devoirs envers Dieu" pour tenir compte de la religiosité générale de la société française. Jules Ferry était suffisamment confiant dans la neutralité de l’enseignement public pour garder la possibilité d’une instruction religieuse. C’est à cet effet que la loi prévoyait que l’école vaquerait le jeudi, laissant ainsi une chance à l’espace privé et à la croyance. La fameuse Lettre de Jules Ferry aux instituteurs indiquait que la mission des hussards noirs de la République consistait " à fortifier, à enraciner dans l’âme de [leurs] élèves, pour toute leur vie, les notions essentielles de moralité humaine…" Jules Ferry, dans ce passage, parlait, comme si cette notion allait de soi, de l’âme des élèves.  

Et nous arrivons à l’époque actuelle.  

La Constitution de la 5ème République dispose dans son article 2 : "La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, ou de religion. Elle respecte toutes les croyances".  

Suivant ces dispositions, là encore capitales, la laïcité dont se prévaut la Constitution n'est pas une laïcité négative, qui se déclare en concurrence éliminatrice avec le fait même de la croyance, quelle qu'elle soit, serait-elle religieuse. Elle détermine plutôt une laïcité ouverte et plurielle qui s'oblige à reconnaître non seulement la liberté de croire, mais également la pluralité des croyances, chacune étant reconnue en tant que telle et toutes étant appelées à admettre le principe de leur coexistence. Il n'empêche que ni la loi ni le droit ne peuvent et ne sauraient régenter la totalité de l'existence. D'où l'importance du relais éthique : respect d’autrui, reconnaissance de l’autre sans condition, donner son plein sens au mot dialogue qui ne doit pas se réduire à une conversation manœuvrière au service d’un prosélytisme prédateur. Qui accepte de dialoguer, accepte ipso facto d’exposer, de s’exposer à changer d’avis.  

Quand on parle de laïcité, on pense généralement à celle de l’État ou à celle de l’école, qui ne sont en cette histoire que condition, moyen ou conséquence. Il faut inverser la perspective, rappeler que ce fut d’abord une affaire de conscience : de consciences qui demandaient leur place au soleil dans une société qui la leur refusait. L’ayant obtenue, elles héritent du fardeau princier : une société ne peut ni tout permettre ni tout se permettre. Au forum des libertés publiques, on peut penser que ce sera le grand débat démocratique des années qui viennent : dans le "polythéisme des valeurs" et des convictions, ainsi que dirait Max Weber, comment constituer un "espace éthique commun" sans lequel une société devient rapidement invivable et ingouvernable ? Là est la question.  

Il me vient, pour conclure, une remarque bel et bien religieuse et éthique. Elle se rapporte à l’axiome éthique par excellence, énoncé dans le Lévitique – axiome qui résonne notamment dans toutes les religions dites monothéistes -, qu'il faut apprendre à lire et à écouter comme il se doit, c’est-à-dire sans en tronquer la conclusion : " /.../ et tu aimeras ton prochain comme tien : je suis Dieu" (Lévitique, 19, 18). Dieu au sens théologique et le prochain au sens social et éthique ne s'excluent pas. Au contraire, ils sont intimement corrélés. Cette corrélation ne doit-elle pas être sans cesse rappelée, sachant, comme l'affirme encore le préambule de la Déclaration de 1789 à laquelle il faut revenir, que la corruption publique et la ruine des gouvernements ne sont que les conséquences fatales de l'oubli et du mépris, oubli ce qui fut avant soi, mépris de celui qui vit avec soi ? Quand l’exigence divine rejoint l'obligation constitutionnelle, bien irresponsable serait celui qui irait les disjoindre.  

 

Mais pourquoi athée non dogmatique et fidèle ? Parce que tout athée que je sois, je reste attaché par toutes les fibres de mon être, à un certain nombre de valeurs qui sont nées pour beaucoup d'entre elles dans les grandes religions, et spécialement, en Europe, parce que c'est notre histoire, dans la tradition judéo-chrétienne. Ce n'est pas parce que je ne crois pas en Dieu que je vais refuser de voir la grandeur, au moins humaine, du message évangélique. Mon Dieu à moi, si j'ose dire, celui dont je nie spécifiquement l'existence, c'est le Dieu d'Abraham, c'est le Dieu de Jésus-Christ. Je ne crois pas davantage au Brahman de Shankara ou en Allah de Mahomet. Mais ces Dieux-là, je ne les connais que par ouïe dire; ils ne sont ni mon problème ni ma culture. Cela vaut tout autant pour les autres civilisations. Mais il se trouve que nous sommes en Europe, que nous sommes d'Occident, que nous le voulions ou pas. Il faut bien assumer cette dimension à la fois historique et géographique, qui fait partie de notre destin.  

André Comte-Sponville, "Existe-t-il une spiritualité athée ?   

YANN.

 

DE LA LAÏCITÉ EN QUESTION
LA LOI RIEN QUE LA LOI ?

LA LOI RIEN QUE LA LOI ?

Beaucoup moins érudit que Yann, mon idée de la laïcité reste une loi de la République Française. Je ne néglige pas pour autant les valeurs qui naissent de cette loi, les vertus que l'on peut y trouver, et le fait que cette loi peut être un centre d'union fraternel. Je peine néanmoins a y voir une spiritualité, mais après tout à chacun sa croyance, l'essentiel étant le respect de l'autre, de sa dignité d'homme, il est inconditionnellement mon Frère en humanité.

Jean-François Guerry.

La Fraternité

La Fraternité

LAÏCITÉ ÉRUPTIVE !

 

Au royaume des confusions, les dogmes sont rois pourrait-on suggérer ! Le concept de laïcité est aujourd’hui l’objet de nombreuses confusions. Détourné de sa fonction, survalorisé ou amoindri, il est souvent instrumentalisé pour servir des choix politiques qui en réduisent la portée.[1] Ce que je crois et ce que je constate.

Les extrémistes religieux et politiques parlent peu ou mal de la laïcité, feignant de l’ignorer ou la méconnaissant. Très récemment elle redevient sous leurs pressions, un sujet. Sur tous les frontons des édifices de la République Française, nous pouvons lire Liberté, Égalité, Fraternité. On parle beaucoup de Liberté, on théorise beaucoup aussi l’Égalité, on réserve la Fraternité pour les grands événements sportifs, les grandes catastrophes, les statuts des organisations humanitaires, les commémorations et les remémorations. La Fraternité se réduit à des moments, voir : le moment fraternité de Régis Debray. Comment prétendre appliquer la loi sur la laïcité sans d’abord restaurer la fraternité ?  La fraternité est une valeur essentielle pour l’application de la laïcité. Parce que la fraternité ne se limite pas, elle est ouverture humaniste, constat que nous sommes tous frères, pourquoi dès lors ne pas pratiquer l’Amour fraternel ? Pourquoi laisser prospérer la haine, substrat de la violence, affirmation de l’ignorance de l’autre. J’ai pu constater que les Maçonnes et les Maçons qui revendiquent être des Sœurs et des Frères, peinent à prononcer dans certaines obédiences la Devise de la Républicaine Française à laquelle ils ont pourtant prêtés serment d’allégeance puisque par réciprocité la République les protège.

Il faut dire d’abord pour éviter toute confusion à propos de la laïcité que c’est un concept, une loi avec ses décrets, loi votée dans la douleur, loi débattue s’il en est. Mais cela reste du domaine du législatif. Ses articles sont les instruments de la vie en société, ce principe législatif n’est donc pas pour moi une spiritualité il suffit de lire la loi pour s’en convaincre. Même si cette loi incline, si elle guide vers des valeurs grâce à sa pratique, vers des valeurs spirituelles. Elle ne reste qu’un principe législatif favorisant la vie en société. La laïcité n’est pas une spiritualité, parce que la spiritualité est la spiritualité elle n’a pas besoin d’adjectif. Que ceux-ci soient laïque ou religieux. Un être spirituel peut l’être sans être membre d’une église, d’un parti politique, d’un mouvement, ni adhérent à un principe législatif. Ce qui n’empêche nullement une double appartenance, nous pouvons être, des êtres spirituels et laïcs, et religieux, et athées, le et est fondamental. La laïcité a pour elle un principe intangible c’est la liberté de conscience. En conséquence elle reconnait la plus grande tolérance, sans pour autant être faible sur ses principes : de Liberté et d’Égalité et bien sûr de Fraternité.

« Accoler un adjectif à « spiritualité », c’est en réduire sa portée qui est universelle. » [2] D’ailleurs, vous ne trouverez pas le mot spiritualité dans les articles de la loi sur la laïcité. La laïcité a cette vertu de nous donner un sentiment d’unité nationale au-delà des communautarismes de toutes origines. Elle est pour moi en ce sens un centre d’union fraternel, c’est aussi un centre d’union fraternel qui permet aux Francs-maçons de se réunir ensemble dans leurs loges. Ce centre d’union fraternel porte le nom d’Art Royal, ou de Franc-maçonnerie. Dans ce centre d’union fraternel, le premier mouvement du Franc-maçon est d’aller vers l’autre et non pas comme dans le monde profane de s’éloigner de l’autre. Aller vers l’autre pourvu qu’il soit libre et de bonnes mœurs. Ce mouvement vers l’autre dépasse l’intérêt de la réciprocité, il est absolu et infini, sans désir ou espoir de retour. Il est mouvement vers l’homme, humanisme. Les Sœurs et les Frères sont des soldats de l’humanité, de l’universel.

Pour les Francs-maçons la loi divine ne peut pas contredire la loi naturelle. Leur Temple est comparable à l’Arche du patriarche Noé, et leur Temple intérieur est un tabernacle.

Défions-nous des extrémistes qui laissent se déchirer entre eux les modérés partisans de l’équilibre entre la rigueur de la loi de Moïse et de la loi d’Amour de Jésus. Ces extrémistes versent leurs terreaux de la division et de la haine dans nos jarres destinées à recevoir le vin de la connaissance. Ils sèment les graines de la division, de la séparation des hommes. Ils sont les ennemis de la foi et de la raison et refusent cette alliance qui les précipiteraient dans l’oubli. La laïcité ne doit pas non plus succomber sous la dictature des extrémistes laïcs qui se cachent derrière des arguties et des failles législatives. Les Francs-maçons, travaillent constamment dans leurs loges et dans le monde au rassemblement de ce qui est épars, à rapiécer, à rénover, à recoller les morceaux brisés des miroirs pour que les hommes puissent se regarder et regarder avec leurs différences dans la même direction, pour le bonheur de l’humanité. Ce ne sont que les sentiments d’un citoyen et laïque et croyant et Franc-maçon, désolé pour ceux qui voudraient nous écarteler, nous séparer, nous caractériser…

 

                                                 Jean-François Guerry.    

 

[1] Robert de Rosa- Laïcité, Tolérance &Franc-maçonnerie. 4ème de couverture. Éditions numérilivre 2020.

[2] Ibid 1- Page 36.

LA LAÏCITÉ UNE LUMIÈRE POUR ÉCLAIRER LA FRATERNITÉ.
DE LA LAÏCITÉ EN QUESTION

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le par Jean-François Guerry
   VOLER ! PRENDRE ! TRANSGRESSER ! VIVRE !
Photo de rtldtu05 sur Unsplash

          VOLER ! PRENDRE ! TRANSGRESSER ! VIVRE !

 

   Je vous en conjure prenez le temps de jouer, avec vos enfants, vos petit-enfants, c’est le secret de la jeunesse.

 

   Je vous le demande volez un livre dans la bibliothèque de votre meilleur ami, vous serez encore plus proche de lui.

 

   Je vous en supplie prenez le temps d’aimer, toujours encore, malgré tout, ce sera le meilleur remède à tous vos maux.

 

   Je vous le demande éteignez vos téléphones, levez vos yeux, serrez des mains, parlez à ceux qui sont là, c’est du bonheur, ce sont vos futurs amis.

 

   Riez, riez aux éclats, c’est la musique de votre âme.

 

   Donnez ! donnez ! ce que vous pouvez, il vous reste peu de temps.

 

   Travaillez, pour vous, pour les autres, c’est vivre, c’est le succès de votre vie.

 

   Et puis priez, qui vous voulez, pour pouvoir faire tout cela le plus longtemps possible, discrètement sans faire de bruit, avant que la vie ne s’en aille, ailleurs peut-être ?

 

   Profitez bien de vous avec les autres, pour les autres !

 

                                    Jean-François Guerry.

LA LUMIÈRE POUR LA VIE

 

   VOLER ! PRENDRE ! TRANSGRESSER ! VIVRE !

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le par Jean-Laurent Turbet

Cet article est reposté depuis Le Blog des Spiritualités.

Voir les commentaires

Publié le par Jean-François Guerry
À RENNES L'HERMÉTISME - POUR LES SOEURS et LES FRÈRES. 

 

COMUNICATION CONFÉRENCES
COMMUNICATION DU CERRER renseignements et inscriptions sur le site....
COMUNICATION CONFÉRENCES
COMUNICATION CONFÉRENCES
COMUNICATION CONFÉRENCES
COMUNICATION CONFÉRENCES
CADEAUX DE FIN D'ANNÉE....
COMUNICATION CONFÉRENCES
COMUNICATION CONFÉRENCES
LES LUMIÈRES DU RITE ÉCOSSAIS RECTIFIÉ
COMUNICATION CONFÉRENCES

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le par YANN
Je taxe, tu taxes, nous taxons tous en rond là, là, là !!!

Je taxe, tu taxes, nous taxons tous en rond là, là, là !!!

Un sujet pas vraiment en rapport avec la Franc-maçonnerie, mais oui mais les Soeurs et les Frères sont aussi des contribuables ! Ce que dit, ici l'auteur est sous sa responsabilité exclusive. Une réflexion néanmoins inspirante. 

Jean-François Guerry

Impôt sur le capital et équité fiscale

 

On sait que l'impôt sur le capital est à la mode, ce qui est d'ailleurs peut-être une raison de s'en méfier, l'expérience montrant qu'une idée économique a d'autant plus de chances d'obtenir les faveurs du public qu'elle est moins bien fondée. En ce qui concerne en tout cas l'impôt sur le capital, cette faveur provient d'abord certainement de tout le contenu émotif que véhicule le terme de "capital", comme d'ailleurs son parent le "capitalisme". Pour tous ceux qui croient que le capitalisme - régime d'appropriation privée du "capital"- est responsable de tous les maux, il est évident que toute atteinte portée au capital privé constitue un progrès.  

Par ailleurs, on souligne généralement - même si les connaissances empiriques à ce sujet sont loin d'être satisfaisantes - que la répartition du capital est encore plus "inégalitaire" que la répartition des revenus et qu'une politique plus égalitaire impliquerait donc la mise sur pied d'un impôt sur le capital. Une fois de plus, nous ne discuterons pas de l'objectif de redistribution par lui-même, mais nous voudrions simplement, rechercher comment un tel impôt pourrait s'inscrire dans l'ensemble d'une fiscalité, en particulier de celle que connaît actuellement la France. Pour en juger, nous utiliserons un critère, sur lequel - nous semble-t-il - tout le monde peut se mettre d'accord, à savoir qu'un système fiscal est injuste si deux personnes placées dans la même situation ne se trouvent pas taxées pour le même montant. On pourrait alors récuser a priori tout impôt sur le capital qui ne respecterait pas ce principe.  

Un économiste sait bien qu'il y a équivalence entre revenu et capital. Le revenu, en effet, n'est rien d'autre que le rendement par période d'un capital, c'est-à-dire d'un ensemble de ressources matérielles ou immatérielles. Le capital constitue en quelque sorte la source du revenu et sa valeur se calcule d'ailleurs à partir des flux de revenus qu'il permet d'obtenir dans le temps. La partie des rendements du capital qui n'est pas détruite par la consommation, c'est-à-dire l'épargne, permet d'accroître le capital, donc les revenus futurs. De cette équivalence absolue entre capital et revenu, il résulte qu'il est indifférent de taxer le revenu ou le capital à condition que l'un et l'autre soient correctement saisis.   

Voyons quelques exemples types de situations plus proches de la réalité.  

Voici M. X qui possède un portefeuille de titres valant 100 000 € dont il tire un revenu annuel de 5 000 €, sur lequel il paie un impôt. Voici, par ailleurs, M. Y, qui possède un tableau de maître valant 100 000 €, dont il tire un revenu non pécuniaire, c'est-à-dire un flux de satisfactions (plaisir de regarder son tableau, prestige, etc.). L'équivalent monétaire de ce flux de satisfactions peut être évalué à 5 000 € si le taux de rendement dans l'économie est de 5%. En effet M. Y pourrait recevoir 5 000 € par an en vendant son tableau de maître et en achetant des titres ou des biens immobiliers. S'il ne le fait pas, c'est bien parce que le flux de satisfactions qu'il retire de la possession de son tableau lui apparaît comme au moins aussi important que le flux de satisfactions qu'il tirerait de l'obtention du revenu annuel de 5 000€. Or, contrairement à M. X, il ne paie pas d'impôt sur le revenu. Ce système fiscal est donc injuste. Cependant, il ne l'est pas parce que la conception de l'impôt sur le revenu serait mauvaise mais parce que le revenu est ici mal défini. Le revenu, en effet, n'est rien d'autre que le flux des services tirés d'un capital, c'est-à-dire un ensemble de satisfactions, le principe même de l'impôt sur le revenu consistant d'ailleurs à "transférer des satisfactions" et non des unités monétaires. C'est simplement pour des raisons de commodité que l'impôt retient généralement les seuls éléments du revenu qui prennent une expression monétaire. Le revenu étant le rendement pécuniaire ou non pécuniaire du capital, ce n'est pas en ajoutant un impôt sur le capital à l'impôt sur le revenu que l'on pourrait atteindre la justice fiscale. En effet M. X paierait toujours plus d'impôts que M.Y, alors que l'équivalent monétaire de leurs flux de satisfactions est le même, comme l'est leur capital. La justice fiscale peut être atteinte seulement de deux manières : 

  • soit par une meilleure définition du revenu intégrant par conséquent le revenu non monétaire du capital ;  
  • soit par l'instauration d'un impôt sur le capital et la suppression de l'impôt sur le revenu, le revenu n'étant pas correctement défini.  

 

Il est évident que ces deux solutions sont équivalentes. En ce sens le débat sur l'impôt sur le capital est assez vain et il vaudrait mieux lui substituer un débat sur la définition du revenu.  

Un autre exemple, proche du précédent, contribuera peut-être à mieux éclairer le problème : soit M. V, propriétaire d'un appartement d'une valeur de 100 000 €, qu'il habite lui-même. Il ne paie pas d'impôt sur ce logement, ce qui paraît normal à tout le monde. Soit, par ailleurs, M. T, propriétaire d'un logement d'une valeur de 100 000 €, qu'il loue pour 5 000 € par an. Il paie des impôts sur ce montant, qui constitue effectivement un revenu. Mais par ailleurs, il est lui-même locataire dans une autre ville et il paie 5 000 € par an pour un logement dont la valeur en capital est de 100 000 €. M. V et M. T sont exactement dans la même situation : ils possèdent un même capital et ils obtiennent les mêmes services du capital, mais l'un est imposé sur la valeur de ces services, l'autre ne l'est pas. Ici encore, la définition habituelle du revenu est incorrecte. Ici encore, il ne suffit pas d'ajouter un impôt sur le capital pour restaurer la justice fiscale.  

Ce qui est en cause, c'est la conception même de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur le capital. Nous l'avons dit, ce que l'on cherche en fait à atteindre par l'intermédiaire de l'impôt sur le revenu, c'est le niveau de satisfaction des uns et des autres. Or, le revenu - ou le capital - en fournit un mauvais indicateur : celui qui épargne n'obtient pas un niveau de satisfaction correspondant à son revenu, mais à sa dépense. C'est pourquoi ce type d'injustice fiscale ne peut être supprimé que par l'instauration de l'impôt sur la dépense (ou impôt sur la consommation), à l'exclusion de tout autre système. Rappelons seulement qu'il s'agirait d'imposer le revenu moins l'épargne plus les emprunts. Contrairement aux impôts indirects de type T.V.A. - qui ne frappent pas les consommations non monétaires - l'impôt général sur la dépense dont il est ici question permet d'appliquer le principe de progressivité puisqu'il s'applique à la totalité des dépenses d'une période. Le débat entre impôt sur le capital et impôt sur le revenu ou sur la juxtaposition de l'un et de l'autre perd alors sa portée, à condition, évidemment, que l'on définisse correctement les concepts, c'est-à-dire, par exemple, que l'on inclue dans le montant des dépenses les revenus non monétaires du capital. On aboutirait d'ailleurs ainsi à l'un des résultats que l'on cherche à atteindre par la création d'un impôt sur le capital. 

Tout cela nous conduit peut-être à méditer sur l'impôt en général. Tout impôt correspond nécessairement à un manque de respect à l'égard des choix individuels, tout impôt est forcément inéquitable. Pour en revenir plus précisément à l'impôt sur le capital, il reste évident que la création d'un impôt de ce type ne serait pas une mesure de justice sociale, mais une mesure d'injustice sociale car il pèserait sur les contribuables de manière parfaitement arbitraire. C'est la progressivité de l'impôt - quel qu'il soit - qui garantit la redistribution des ressources, à condition que l'assiette de l'impôt soit correctement définie. Il apparaît alors que la juxtaposition d'un impôt sur le revenu et d'un impôt sur le capital n'est pas justifiée et que l'impôt sur la dépense est probablement le plus juste de tous les impôts. 

La fiscalité française actuelle ressemble à un échafaudage que l'on aurait construit peu à peu sans se préoccuper des éléments qui se trouvaient par-dessous. Cet échafaudage est probablement en équilibre douteux. Il est question de lui ajouter un étage, l'impôt sur le capital, dont on pense qu'il permettra de mieux atteindre le sommet de l'édifice, c'est-à-dire la justice fiscale. Il y a lieu de craindre que l'échafaudage s'écroule et que le sommet soit plus que jamais inaccessible. Nous ne mettons pas en cause la recherche de l'équité dans la répartition de la charge fiscale, mais nous souhaitons simplement que soit construit un échafaudage solide et durable évitant que certains ne tombent au sol sans l'avoir mérité. 

 Est-il bien raisonnable - comme m'y invite l'un de mes lecteurs - que j'adresse le présent blog à la Commission des Finances de l'Assemblée nationale ? L'acteur Vincent Lindon, salué comme "voix citoyenne" par Edwy Plenel, directeur de Médiapart, a bien proposé récemment de créer une contribution exceptionnelle, baptisée  Jean Valjean,  financée par les patrimoines français de plus de 10 millions d'euros. Et pourquoi pas un impôt Thénardier, une subvention Cosette, … ? 

YANN.

LE BLOG DE YANN LE PERTINENT IMPERTINENT
LUMIÈRE FISCALE ?
LE BLOG DE YANN LE PERTINENT IMPERTINENT

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Catégories

Articles récents

Hébergé par Overblog