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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean Dumonteil

 

Savez-vous que les couleurs n’existent pas en dehors de l’œil qui les voit ? Rien de mystique dans cette affirmation mais une réalité physique : il n’y a dans notre monde que des longueurs d’onde. Il n’y a pas de rouge dans la rose. Il n’y a pas de bleu dans le ciel. Il n’y a, dans le monde, que des ondes silencieuses, des vibrations sans éclat. La couleur naît lorsque l’œil s’ouvre.

Ce que nous appelons « rouge » est une rencontre. Ce que nous appelons « lumière » est une relation. Le monde ne se contente pas d’exister : il advient. Les couleurs n’existent pas en dehors de l’œil qui les voit. Non parce que tout serait illusion, mais parce que la couleur naît d’une relation. Le rouge n’est pas « dans » la rose ; il est dans la rencontre entre la lumière, la matière et l’œil vivant.

En écho à ce constat, me revient l’affirmation du célèbre Maître Eckhart : « L’œil par lequel je vois Dieu est le même œil par lequel Dieu me voit. » Cette phrase ne parle pas d’un face-à-face ; elle parle d’un point unique, d’une source commune, d’un lieu sans distance, d’une rencontre. 

De même que quand l’œil se ferme, les couleurs disparaissent, il fait toujours nuit pour celui qui garde les yeux clos. La lumière est pourtant là, dans la simplicité de l’œil, dans la rencontre. Elle n’est pas ailleurs. Peut-être avons-nous seulement oublié d’ouvrir l’œil à cette relation si simple, si lumineuse, à la fois si humaine et déjà divine.

Hélas ! Ce que nos yeux voient aujourd'hui c'est la couleur noire de la guerre, et non la Lumière de l'Orient, c'est la terreur noire des femmes emmurées avec leurs enfants et les imprécations de leurs geôliers. À quand la lumière de l'espérance ? 

Jean-François Guerry

SIMPLICITÉ DE L'OEIL - BLOG SENTIMENT OCÉANIQUE -JEAN DUMONTEIL

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Publié le par Jean-François Guerry
LE COMPAS DE L’OUVERTURE

LE COMPAS DE L’OUVERTURE

 

Jürgen Habermas n’est plus il avait 96 ans, il a quitté le monde, la terre, mais son esprit reste présent. Récemment, il déclarait : « J’ai 90 ans et tous mes rêves politiques sont en lambeaux », amertume d’un rêveur âgé et solitaire ? Où constat d’un monde qui se dégrade en même temps que la démocratie. Ce qui fait le plus écho dans notre société mondialisée se sont les réseaux sociaux, qui fragmentent, compilent les mêmes pensées. Les opinions varient en fonction des vidéos des influenceurs décérébrés de Dubaï et d’ailleurs qui remplissent les auges des troupeaux de moutons, avec leurs stocks reçus d’un ou deux fournisseurs de pensées toutes faites, qu’ils transforment en dollars sur leurs comptes bancaires en échappant à toute contribution fiscale redistributive. Devons être soumis à la béatitude matérielle ou devons nous entrer en résistance et indignation en ouvrant en toute circonstances le Compas de l’Esprit ? Avons-nous encore, dans un monde de la globalisation des idées, l’utopie de la liberté de penser, et surtout la force de penser parfois contre nous-mêmes et de reconnaître nos erreurs ? J’ai la faiblesse de croire, que la quête de la vérité, même si le résultat est incertain, vaut mieux que les certitudes imposées sans dialogue fraternel. Et, que nous avons-nous Francs-maçons, la chance et le « Bonheur » de pouvoir toujours appuyer nos pensées et nos actions non sur des certitudes, mais sur les Trois Grandes Lumières. Nous avons le devoir de tenir toujours ouvert le Compas avec la pointe sur notre cœur.

 

                                            Jean-François Guerry.   

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Publié le par Jean-François Guerry
Méditation

Méditation

ÉLÉVATION DES ÉTATS DE CONSCIENCE

 

L’initiation est mouvement de l’être, changement regard, conversion du regard. La méthode initiatique du Rite Écossais Ancien Accepté, n’est pas un empilement de degrés initiatiques, comme si un degré chassait l’autre, lui était supérieur. Il y a un continuum, un emboitement qui reste un et cohérent. On parle d’élévation d’états de conscience imagé par la figure d’une spirale dont le départ est posé sur terre et s’élève vers la voûte étoilée au centre de cette spirale on discerne un axe semblable à un fil à plomb, qui indique à la fois la direction, la continuité et la possibilité permanente de monter et descendre sur cet axe. Chaque redescente sert à confirmer le degré supérieur. Le passé aide à vivre le présent et permet d’envisager l’avenir. La recherche d’une invisible réalité transcendante à une autre n’est pas une réalité séparée et plafonnant au-dessus d’elle, mais une réalité supérieure en qualité d’être, et que l’autre ne peut atteindre d’un mouvement continu, sans un saut. Cela semble être en opposition avec le continuum initiatique. C’est partiellement vrai, sauf que pour effectuer le passage d’un degré à autre degré, d’un état de conscience à un autre état de conscience il faut un choc initiatique et ce choc se trouve dans la cérémonie liée à chaque degré. Il faut à chaque fois renoncer à s’enfermer satisfait dans un espace clos sécurisant, il faut se remettre en question et avancer, se perfectionner. Le chemin est le chemin, mais il est différent pour chacun. Pour certains il est une succession d’étapes plus ou moins longues, pour d’autres ces étapes ne sont que des escales, ces derniers voient la destination finale plus nettement. Cependant la conscience, la croyance en un absolu, ne donne pas aucun droit à la simplification, l’attente, la patience, la persévérance, fortifie la construction de la personnalité éthique et l’accès à la vie bonne. Les degrés d’élévation spirituelle, sont rarement jaillissement de l’être, révélation d’une nuit de feu, ils sont mouvements vers l’être. Souvent, nous posons les contours de notre personnalité, par la voie apophatique, par la négation de ce que nous ne sommes pas, avant d’être ce que nous sommes réellement. On ressent comme une présence en soi, qui nous parle et qui n’est pas encore nous-mêmes. Est-ce la voix qui nous dis : deviens ce que tu es, deviens ce que tu dois être ? Alors se met en place un processus de réalisation par notre volonté, c’est notre vocation profonde, qui oblige l’incarnation être ce que je suis et in fine se dévoile notre être spirituel.

Emmanuel Mounier philosophe de la personnification, voyait trois exercices propices à la formation de la personne : d’abord la méditation, nous dirions la pensée à la recherche de notre vocation qui est suivie par l’engagement c’est tout simplement la libre volonté. Puis la reconnaissance de l’incarnation de cette volonté et de cette pensée en nous. Enfin, le dépouillement qui est initiation au don de soi et à la vie en autrui. Ce qui fait dire aux personnalistes : « L’affirmation centrale du personnalisme est l’existence de personnes libres et créatrices ». On reconnaît l’homme libre à son détachement progressif des choses matérielles au profit des choses spirituelles, il est de plus en plus conscient de son état d’être spirituel.

 

                                    Jean-François Guerry.

ÉLÉVATION DES ÉTATS DE CONSCIENCE

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DELA MATIÈRE À L'ESPRIT

DE LA MATIÈRE À L’ESPRIT

 

 

A

ndré Malraux, avec Jack Lang, sont les deux derniers ministres qui restent présents dans notre mémoire. Le dernier cité, parce qu’il est l’initiateur de la fête de la musique, un des arts majeurs, créateur du lien entre les hommes. Un art qui harmonise nos relations, enchante, introduit dans la joie dans nos cœurs. D’André Malraux au timbre de voix inoubliable, nous avons retenu qu’il fut un écrivain, un aventurier, un résistant, et un homme politique. Et l’on peut dire sans honte, cela avait de « la Gueule », d’avoir un ministre engagé contre le fascisme, notamment auprès des républicains espagnols. Cela avait de « la Gueule », d’avoir un ministre ayant participé à la Résistance de la France et à sa libération en 1944. André Malraux, était un ministre et non pas un oiseau de passage. Il demeura dans son ministère, représenta la culture française de 1959 à 1969, deux quinquennats ! Un ministre qui imposait le silence du recueillement, lors de ses célèbres oraisons funèbres. On retiendra, celle adressée à Jean Moulin lors de sa panthéonisation en 1964. Jean Moulin qu’il rejoindra en 1976. Issu de famille modeste, son père employé de commerce et sa mère fille d’épicier, il n’était pas destiné à marquer l’Histoire. Donnant tort, à cette prédestination sociale, il fut un exemple de la méritocratie républicaine.

 

 

       Mais mon propos n’est pas de faire le panégyrique d’un des seuls ministres de la culture dont le nom nous reste en mémoire. La République reconnaissante, a permis que son patronyme, orne les frontons de nombreuses écoles et lycées. Le nom de celui qui a écrit l’Espoir et La Condition humaine, mots prémonitoires d’un projet humaniste. De celui qui, fut aussi le créateur des Maisons de la Culture. Mon propos à cet instant est plutôt de rendre humblement hommage à celui qui, s’est vu attribuer, des propos qu’il n’a pas dit, et qui malheureusement, sont trop souvent réemployés. En effet Malraux n’a pas affirmé : Le XXIème siècle sera religieux. Il l’a d’ailleurs démenti lui-même avec vigueur : Je n’ai pas dit cela ! Ce que je dis est plus incertain : je n’exclus pas la possibilité d’un événement spirituel à l’échelle planétaire.

 

Cela lui a valu, d’être considéré comme un mythomane. L’avènement spirituel se concrétise à la fois par la pensée et la pratique. Binarité, que Malraux a mis en œuvre dans sa vie. La déclaration de Malraux a été déformée par une confusion entre le religieux, et le spirituel. Plus encore, Malraux compléta, pour répondre à ceux qui le qualifiaient de mythomane : Je fabule mais le monde commence à ressembler à mes fables. Par ses mots, on peut se questionner : est-ce que ce fut son souhait, la réalisation d’une utopie humaine ?

L’homme peut-il par sa recherche de la sagesse, la conscience de sa force, son désir de beauté et d’harmonie franchir la porte étroite de la spiritualité ?

         Cette porte qui ouverte peut, le transformer, le métamorphoser d’individu en personne. Réalisant ainsi, l’intuition de Malraux : la possibilité d’un événement et d’un avènement spirituel en lui.

 

Toujours avec l’intransigeante humilité, interrogeons-nous sur l’éventualité de concevoir cet événement, cet avènement personnel, et de transformer cet événement, avènement planétaire.

 

Cette démarche, ces premiers pas de l’homme dans le monde de la spiritualité, s’apparente à un voyage inconnu pour l’homme. L’homme est issu de la matière l’homo humus, l’homme trop lié, trop attaché à la matière. Quand il s’est dressé sur le compas de ses deux jambes, l’homme a commencé son aventure spirituelle, en commençant sa marche vers la Lumière et suivant en suivant l’étoile flamboyante.

    La première question se pose immédiatement pourquoi entreprendre une démarche spirituelle ? Cette interrogation, c’est sans doute posé à lui, quand il a regardé le ciel ou quand il a pris conscience de sa finitude charnelle, et l’urgence de donner un sens à son bref passae sur terre. Alors, sans doute a-t-il voulu, prolonger son aventure, l’Esprit d’Aventureétait peut-être né ?

     Puis viendrons les questions, comment et pourquoi réaliser ce projet utopique ?

 

L

e pour quoi, le premier pas. C’est d’abord l’intuition, la conscience d’un manque. Le constat de ceux qui, sont arrivé au dénouement leurs devoirs d’homme. Par dénouement on entend, l’accomplissement de leurs devoirs, par la pratique des préceptes, somme toute assez simple du stoïcien Marc Aurèle : Mange comme un homme, bois comme un homme, habille-toi, marie-toi, aie des enfants, exerce tes droits et tes devoirs.[1] L’issue de ces devoirs, c’est d’arriver à destination, au midi de sa vie, au mi-temps. Cet instant où naît un souffle nouveau qui vient les envahir, et les interpelle : et alors maintenant qu’allez-vous faire ? Et comment ?

 

Ils font le constat d’un manque, d’un désir d’autre chose. Antoine de Saint-Exupéry dans une ultime lettre en 1944 écrivait : Ah ! Général, il n’y a qu’un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles. Faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien. Il poursuivait ainsi sa lettre : On ne peut plus vivre de frigidaires, de politique, de bilans et mots croisés, voyez-vous ! On ne peut plus.

C’est ce constat que tout homme sincère, voulant donner un sens et du sens à sa vie, fait un des premiers jours d’automne, avant que l’hiver de sa vie ne l’emporte. Cet homme aspire à vivre comme un paradoxe un printemps spirituel. Cet homme aspire à pousser la porte de son jardin intérieur, pour parcourir les chemins bordés de roses rouges où la rosée céleste glisse ses larmes de joie sur les pétales de velours.

Dans cet élan vers la spiritualité, Saint-Exupéry exprimait son désir d’un au-delà de la matière, son désir de vie, de poésie. Comme Malraux, il ne voulait pas que les hommes n’entendent plus que la voix des robots, ne comprennent plus que les robots, que milliards d’hommes soient façonnés et se façonnent eux-mêmes en robots identiques. Il ne voulait pas que les hommes ne deviennent que des créatures artificielles, des golem informes inachevés, formatés par des algorithmes, dénués d’émotions et d’amour. Il est indispensable de mettre de l’esprit dans la matière, de convertir son regard à la spiritualité, afin de ne pas devenir des créatures écervelées à la merci de tous les inventeurs d’engins techniques si performants soient-ils et trop souvent mis dans les mains des « ingénieurs du chaos. » [2]

C’est pourquoi, il faut que l’homme soit capable de créer quelque chose de plus permanent que lui-même, quelque chose qui le dépasse. C’est pourquoi, il faut combattre pour la pluralité des esprits, contre l’uniformisation des applications numériques par exemple. Il y a une forme de cynisme dans l’utilitarisme, dans la recherche de la création de cerveaux unifiés. Cet utilitarisme mondialisé, qui se présente à nos yeux comme une forme d’universalisme, est en réalité un totalitarisme déguisé. Ainsi les réseaux sociaux enferment les hommes dans l’écran de leurs ordinateurs, dans l’anonymat où ils collectionnent des amis virtuels, inconnus, sans âme, sans corps, sans avenir, jetables d’un seul clic.

C’est une entreprise d’anéantissement de l’esprit à laquelle nous assistons au profit du règne de la matière et au seul profit de quelques-uns. C’est la mort du cœur et de l’âme.  

C’est pourquoi, il faut persévérer à penser par soi-même et ne pas se soumettre à une quelconque intelligence artificielle. Intelligence artificielle, qui n’est en réalité qu’un procédé de copier-coller potentialisé par des capacités techniques.

Vous pouvez d’ailleurs faire le test à la même question vous aurez la même réponse et plus la question posée sera complexe, plus réponse sera complexe et moins vous serez en capacité de comprendre la réponse. In fine, vous ne serez que des récepteurs passifs, des perroquets en cage que l’on dresse et dont on engraisse l’esprit avec des certitudes.

 

Il faut donc toujours être en cohérence avec son esprit. Ainsi, Socrate disait : Mieux vaudrait, me servir d’une lyre dissonante et mal accordée, diriger un cœur mal réglé ou me trouver en désaccord ou en opposition avec tout le monde, que de l’être avec moi-même tout seul et de me contredire. En conservant notre responsabilité intellectuelle, nous garantissons le socle de notre responsabilité morale et de notre conscience. C’est bien la pluralité des esprits qui fait progresser le monde et non leur mise en coupe réglée par des algorithmes. C’est donc la primauté de la pluralité des esprits, de l’esprit qui peut sauver le monde de la soumission informatique ou numérique. Il nous faut préserver la fameuse « liberté d’esprit » qui peut se lire à plusieurs niveaux.

L’homme est avant tout un être spirituel, c’est ce qui le différencie de l’animal et de la machine. Il n’est pas et ne doit pas devenir un objet, c’est sa dignité de rester un sujet. Un sujet composé du triptyque Corps, Âme, Esprit. Puisqu’il faut un corps porteur de l’Âme et de l’esprit. Mais ne travailler qu’au « bien-être » de son corps, c’est le faire grandir au détriment de son esprit. Il faut lutter contre cette dualité pour parvenir à l’harmonie. Il n’est pas possible de n’être qu’un athlète dans une salle de sport, ou un rat dans une bibliothèque. Ni l’un, ni l’autre, ne garantissent soit la certitude de devenir un Apollon ou un savant, ce serait vanité. D’ailleurs les grecs l’avait déjà compris le lycée d’Aristote et l’Académie de Platon se trouvaient à proximité d’un gymnase. En effet les gymnases de l’antiquité se sont progressivement transformés en centres spirituels. D’où l’expression connue : mens sana in copore sano. [3](Rien de tel qu’un corps sain dans un esprit sain.). L’homme a donc un impérieux besoin de vivre par l’esprit et pas seulement par le corps.

Pour se réaliser pleinement, complètement, ce besoin de spiritualité et ce besoin de sacré, consubstantiels à l’homme doivent pouvoir se réaliser.

Reste à savoir, comment réaliser cette double vie matérielle et spirituelle, par quels moyens, méthodes, dans quel cadre, seul ou en groupe en communauté ?

 

L

e comment, contient en lui le début du commencement. C’est le moment où, l’esprit se met en marche, guidé par l’intuition. Il va frapper à la porte basse, celle des mystères, où il est écrit : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira…[4] C’est donc en profane ni nu, ni vêtu, mal chaussé pied nu, marchant comme un boiteux, courbé sous le poids de mes vanités, de mes suffisances, de mes certitudes. Puis, un souffle, une voix éclairée, déchirant le voile de mes ténèbres : pour laisser entrevoir la Lumière. Non pas cette lumière artificielle qui brille d’un éclat trompeur. Mais la Lumière éternelle qui brille à l’Orient, dont la flamme régénère tous ceux qui l’approchent pour en faire des enfants de la Lumière et de la Vérité.

À tous ceux qui ont le privilège, de regarder cette Lumière, il est dit : fais aux autres tout le bien que tu voudrais qu’ils te fassent [5]. Alors la Nuit obscure se transforme peu à peu en un jour de joie, l’extériorité et l’intériorité avancent ensemble dans les voies qui nous sont tracées. Une nuit de feu, suit la Nuit obscure, la vie réelle commence dans le silence de la méditation. C’est le moment et le lieu où commence la pratique des « exercices spirituels »[6] qui sont de formation et d’application, maïeutique et propédeutique. Comme la méditation, le dialogue, la contemplation… Exercices qui vont convertir notre regard sur notre vie, la vie des hommes et le monde. Autant de pratiques pour se transformer et vivre en accord avec ses idées. La partie raisonnable de notre âme s’éveille, dit Platon. Nous remettons de l’ordre dans nos désirs et nos passions pour atteindre l’ataraxie, c’est ce qui nous permet de dire quand la paix règne en nous, que la paix règne sur le monde. Notre marche continue, comme Épicure dans son Jardin, nous nous dépouillons des biens inutiles, de ces métaux qui ne sont pas d’Or pur spirituel, nous abandonnons nos préjugés pour ouvrir le compas de notre esprit et de notre cœur. Nous sommes, pour un temps au moins dans la cohérence entre notre pensée et notre action. Capables, comme l’écrit Georges Friedmann de : Prendre son vol chaque jour au moins un moment qui peut être bref, pourvu qu’il soit intense. Chaque jour un exercice spirituel seul ou en compagnie d’un homme qui veut lui aussi s’améliorer, aimer tous les hommes libres, s’éterniser, s’améliorer en se dépassant. [7] Georges Friedmann avec sa vision de sociologue et philosophe, suggère que le « comment » de la pratique des « exercices spirituels » peut se réaliser seul ou à plusieurs dans une communauté de travail. Seul, ce peut-être la tendance à l’isolement comme un retrait dans le désert hors du monde en anachorète, une forme d’égoïsme, un face à face avec Dieu, avec le principe. Un enrichissement personnel excluant ou presque, toute transmission sauf si, ce n’est la transmission, de la vertu d’humilité par l’exemplarité de sa simplicité avec l’écueil que ce mysticisme se transforme en une sorte de vanité, la beauté et la pureté de l’ascète. Je me défie toujours de la pureté on ne sait quelles sont ses limites, nous en connaissons que trop les excès. Il faut donc partager sa quête. La perfection doit rester une voie, elle est par nature inaccessible à l’homme dans sa finalité, elle sera toujours la quête, comme celle de l’inaccessible étoile de Don Quichotte. Je préfère pour ces « exercices spirituels » à la fois un travail personnel et un travail collectif, ce qui correspond exactement à la méthode initiatique maçonnique. L’initiation ne peut être qu’individuelle, mais favorisée dans le cadre collectif de la loge qui potentialise le murissement de l’individu en Personne. La méthode maçonnique pose des marqueurs le long du chemin initiatique, comme des repères de l’évolution spirituelle de l’adepte. Le Rite initiatique féconde, nourrit, la loge maçonnique favorise l’élévation spirituelle, elle est une ruche réceptacle du miel de l’esprit, ses abeilles sont les Maçons capables de lui apporter les ingrédients nécessaires. Sans cesse renouvelées, les alvéoles se remplissent de miel d’or, de gelée royale. Si vous jugez ici mon écriture comme automatique, c’est parce que ma main est plus guidée par mon cœur que par mon intellect. Tout éveil et tout essor spirituel, n’est possible que par une volonté personnelle qui s’amplifie au contact des autres, dont je me sens responsable. C’est pourquoi le fondement de la Franc-maçonnerie est la Fraternité. Cette Fraternité qui est horizontalité est aussi la marche vers la verticalité spirituelle. Il faut ici se rappeler les mots de Victor Hugo évoquant le perron suprême de la république et ses trois marches Liberté, Égalité, Fraternité. La dernière de ces trois marches, la plus haute est la Fraternité. Je pense que sans cette dernière les deux autres ne sont que pierres inertes. Sans la Fraternité pas d’accolades fraternelles, pas de baisers fraternels, pas de pensées fraternelles. Le monde ne peut pas tenir debout sans elle. C’est cette Fraternité qui nous fait Humain. C’est pourquoi la Fraternité est au cœur de la Franc-maçonnerie [8]Osez la Fraternité !

 

                                                                       Jean-François Guerry.

 

   

 

[1] Marc Aurèle – Pensées pour moi-même.

[2] Giuliano  da Empoli- Les ingénieurs du chaos. Essai aux Éditions Lattés 2019.

[3] Juvénal (Fin du 1er siècle début 2ème siècle) Poète Romain. Célèbre pour ses Satires.

[4] Luc XI-9 à10.

[5] Règle d’Or Maçonnique.

[6] Jean-François Guerry. Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie Éditions Académie Maçonnique Provence et Éditions Ubik Marseille 2021.

[7] Georges Friedmann. - 1902- 1977. Philosophe, Sociologue Français. Extrait de La Puissance et la Sagesse, Éditions Gallimard Paris 1977.

 

[8] Jean-François Guerry- La Fraternité au cœur de la Franc-maçonnerie. Éditions Le Compas dans l’œil Paris 2024.

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Publié le par Jean-François Guerry
ORDRE ET DÉSORDRE
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Ordre et Désordre

 

Le thème de la Revue de la Grande Loge de France du mois de Mars 2026, a un caractère polysémique, qui peut apparaître comme un paradoxe quand il s’agit de parler d’Ordre et de désordre. Il n’y a pourtant pas de paradoxe, à l’image de la Genèse, l’Ordre vient du Chaos. Dans la conclusion de son « Mot » adressé aux lecteurs de la Revue le Grand Maître de la Grande Loge, Jean-Raphaël Notton regarde en face l’état de notre cité : « Dans une époque où la Cité semble parfois vaciller et où le tumulte extérieur menace de dissoudre le sens, il nous revient de rappeler que l’ordre initiatique n’est pas un refuge, mais un combat. Un combat pacifique, intérieur, persévérant, par lequel nous cherchons à établir en nous-mêmes l’équilibre qui manque au monde ». Il exprime ensuite le vœu, que la lecture méditative de la revue avec la diversité de ses Points de Vue soit initiatique, pour conforter notre ordre intérieur et permettre un peu et plus si possible de remettre de l’ordre dans le chaos de notre Cité et dans le monde. Il nous rappelle notre rôle de combattant pour que règne le Saint-Empire de l’Esprit et de l’Amour.

Il use dans ses propos de mesure, de cette mesure qui sied à celui qui veut se rapprocher du centre de l’idée. Mot à mot il suggère sans désespérer : la Cité semble parfois vaciller, ainsi rien n’est irrémédiable les hommes de bonne volonté peuvent et doivent toujours préférer l’ordre et la mesure au désordre, à la fureur et à la violence, pour que notre vie ait un sens. L’ordre initiatique n’est pas un refuge, mais un combat. Il serait trop facile de nier et refuser la vérité mise à nue sous nos yeux, de fermer tous les réseaux de communication et de se retirer dans le désert du silence sans fin. « Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux », selon l’Ecclésiaste. Un temps pour la pensée et l’action. L’ascèse initiatique est éveil de la conscience et action dans la Cité, nos frères nous attendent disent ensemble les Chevaliers de l’Esprit.  Notre combat intérieur, pacifique et persévérant,féconde en nous l’équilibre et l’harmonie, ce que les anciens appelaient l’ataraxie, la paix de l’âme. C’est cette paix installée en nous à force de travail et d’efforts que nous devons faire régner sur la terre. Car comme le disait Emmanuel Levinas dans Totalité et infini : « L’état de guerre suspend la morale ; il dépouille les institutions et les obligations éternelles de leur éternité et, dès lors, annule, dans le provisoire, les inconditionnels impératifs. Il projette d’avance son ombre sur les actes des hommes. La guerre ne se range pas seulement- comme la plus grande des épreuves -parmi les épreuves dont vit la morale. Elle la rend dérisoire ». Ce constat hélas, est permanent. Participer à mettre de l’ordre dans le chaos, c’est participer à mettre de la joie dans les cœurs. La Terre à cette particularité d’être parfois déserte et riche, et les hommes peuvent être ses oasis. Je ressens souvent cette gravité du tailleur de pierre face à la pierre brute, ou du charpentier face sa pièce de bois. Que dois-je faire, que vais-je faire ? Peut-être mettre aider à mettre un peu d’ordre.

Je vous recommande la lecture de ce numéro de Points de Vue Initiatiques, qui aurait pu être le numéro Un.

 

                                    Jean-François Guerry.

ORDRE ET DÉSORDRE
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Publié le par Jean-François Guerry
UN ARTICLE COURAGEUX de Franck Fouqueray sur 450 . fM
Le texte de l'article paru sur 450 FM Vendredi 13 mars et un humble commentaire.
UN ARTICLE COURAGEUX de Franck Fouqueray sur 450 . fM
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UN ARTICLE COURAGEUX de Franck Fouqueray sur 450 . fM
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UN ARTICLE COURAGEUX de Franck Fouqueray sur 450 . fM
UN ARTICLE COURAGEUX de Franck Fouqueray sur 450 . fM
Il n'a échappé à personne, malgré l'actualité internationale, que nous sommes en période électorale. Notre devoir de citoyen en démocratie est de voter. Les Francs-maçons ne sont pas des anachorètes des reclus dans le désert, ils sont des hommes de la cité, des citoyens responsables.
Nous avons fait le serment de ne pas parler de politique et de religion dans nos loges, parce que elles se veulent être des centres d'union fraternels, d'accueil tous les hommes libres et de bonnes moeurs, des havres de paix, de méditation spirituelle où règne l'harmonie propice à la fraternité.
Franck Fouqueray ne déroge pas à cette injonction, puisqu'il ne s'exprime pas dans l'espace sacralisé d'une Loge maçonnique.
J'ai pu constater dans les loges où je suis membre et celle qui m'accueillent en qualité de visiteur, que le respect de cette injonction de discrétion, le respect du serment était effectif. Ainsi, j'ignore  si mes frères sont candidats aux élections, parce qu'ils n'en font pas état.
En dehors de sa ou de ses Loges, le Franc-maçon est un citoyen de la cité, comme l'est un catholique, un protestant etc...Il a des droits et des devoirs. Ce qui ne l'empêche pas de répandre et de faire résonner les enseignements qu'il a reçu dans sa Loge, particulièrement  en s'efforçant d'être un citoyen le plus exemplaire possible, respectueux des lois et règlements de son pays dans l'honneur et respectueux des autres de leurs convictions.
Les Soeurs et les Frères, dans leurs loges ont travaillés à la construction de leur personnalité éthique, c'est-à-dire à la pratique de la vie bonne. Cette construction personnelle, n'est pas égoïste ou égocentrique, elle doit participer humblement mais avec ferveur et fermeté à la construction d'une cité plus juste et plus fraternelle. Ainsi, l'homme juste et bon élément singulier de la cité, il créé de l'universel.
Franck Fouqueray le souligne avec justesse ! Pour prétendre gouverner les hommes, il faut apprendre à se gouverner soi-même !
Aussi, vis à vis de ceux qui se présentent à nos suffrages, nous devons renoncer à nos attaques "ad hominem"et "ad personam". En étant conscients pourvu qu'ils soient sincères et honnêtes qu'ils s'imposent à eux-mêmes une forme d'exemplarité, acquise par leur cheminement initiatique. Ceux qui s'engagent pour nous dans la politique, méritent notre respect, ils n'ont pas choisi un "sentier fleuri" ou une promenade sur un "un long fleuve tranquille". Nous les choisissons à notre image, ce sont "nos élus", en ce sens ils sont semblables à nous-mêmes.
BON VOTE !

Jean-François Guerry.

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Publié le par Jean-François Guerry
RECENSION : Thierry Didier - CHEMINS INITIATIQUES - Parcours balisé d'un franc-maçon.

CHEMINS INITIATIQUES

 

 La Franc-maçonnerie pose plus de questions, qu’elle n’apporte de réponses. C’est en ce sens quelle est Voie Initiatique pour ceux qui veulent aller au-delà des apparences, passer du monde visible à l’invisible réel. Construire, se construire, sans emphase mais avec sa précision habituelle Thierry Didier, nous amène vers ses : « Chemins Initiatiques ». Avec Thierry Didier, ce n’est pas la compilation de lectures lues et relues, c’est l’ouvert, l’ouverture et la réflexion personnelle originale dans l’esprit du Rite Écossais Ancien Accepté. Il ne dit pas vague. Il aide à la compréhension du Rite, en posant les jalons sur la Voie spirituelle du Rite. Sa méthode des chapitres courts sur chaque sujet où le Rite amène l’initié à réfléchir. Son nouveau livre : « Chemins initiatiques – Parcours balisé d’un Franc-maçon », avec ses précédents ouvrages : La Passion Écossaise en 50 stations et huit personnages, de L’Homme profane au Chevalier Kadosh ou comment intriquer Nature et individu, et la Table d’Émeraude une approche maçonnique. Sont à chaque fois, un pan de la Franc-maçonnerie dévoilé. Je dis dévoilement et pas révélation. Thierry Didier nous prend par la main, il montre, suggère, sa méthode est conforme au Rite didactique. À la lecture, l’esprit et le cœur s’ouvre, de ce qui paraissait obscur sort à chaque fois une lumière inspirante, les balises posées par l’auteur, sont dans la réalité des stations où ma méditation prospère. Des pensées et des mots de Thierry Didier sortent les nôtres. Il fait prospérer nos idées, enrichit nos savoirs, nous accompagne sur le chemin de la Connaissance. Dès la préface de son ouvrage où il nous rappelle les mots de Jean, 14-6 : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie », il nous met en face du Chemin, de ses Chemins, dans le but que nous trouvions le nôtre, les nôtres. L’initié, comme le profane, pourront trouver dans chaque chapitre du livre des ouvertures, des chemins parallèles. L’itinéraire est balisé, mais la durée du temps choisit pour chaque escale est libre. C’est ce que j’appelle « un livre de retour », un livre vers lequel on revient, parce qu’il est un outil d’inspiration. Ce livre dense 373 pages, ne l’est pas par la quantité de ces mots, je l’ai dit chaque chapitre est court, mais il se densifie par l’inspir que provoquent ceux-ci et bien plus encore par l’expir que ces mots provoquent. Thierry Didier égraine sur ses Chemins, les Vérités dévoilées et les Lumières du Rite Écossais Ancien Accepté comme autant de fanaux qui mènent vers la Grande Lumière.

Thierry Didier avec ses ouvrages incarne le principe de continuité de son Chemin initiatique. Il écrit d’ailleurs à propos de ce principe leibnizien qui relie au Rite : « Autre précepte leibnizien, le principe de continuité, fondamental s’il en est. Le philosophe nous dit : « La nature ne fait pas de sauts », qui résume à elle seule tout le signifiant apporté à la Nature pour un initié franc-maçon, chaque naissance et chaque ordonnancement nouveaux ne pouvant se produire s’y avoir été « invités » par une situation antérieure et préalable, et qui auraient ensuite fusionné en temps réel ».[1] 

Espérant vous avoir donné un peu d’appétence pour cette lecture initiatique, vous trouverez ci-après quelques têtes de chapitres de ce livre qui en comporte 28. Je reviendrais vers vous pour d’autres commentaires. Bonne lecture.

 

                                    Jean-François Guerry.

 

Thierry Didier est contributeur sur le Blog : lafrancmaconnerieaucoeur.com

 

 

Quelques chapitres du livre de Thierry Didier.

  • De l’univers
  • Du sacré
  • Du silence
  • De la pierre
  • Du trait
  • De l’ordre et de l’espace
  • De la justice
  • De la soumission
  • De l’intelligence et de l’esprit
  • De la nature
  • Du Verbe et du Logos
  • De l’entropie
  • De Lucifer

Le Livre est disponible aux Éditions L O L, www.editions-lol.com en librairie, sur Amazon, la FNAC. 374 Pages Prix 17,50 €     

 

[1] Thierry Didier – Chemins Initiatiques – Parcours balisés d’un Franc-maçon. Page 31. Éditions L.O.L. 2026.

OUVRAGE DISPONIBLE À LA LIBRAIRIE DE LA GRANDE LOGE DE FRANCE - 8 rue Puteaux 75017 PARIS.
RECENSION : Thierry Didier - CHEMINS INITIATIQUES - Parcours balisé d'un franc-maçon.
RECENSION : Thierry Didier - CHEMINS INITIATIQUES - Parcours balisé d'un franc-maçon.
RECENSION : Thierry Didier - CHEMINS INITIATIQUES - Parcours balisé d'un franc-maçon.
RECENSION : Thierry Didier - CHEMINS INITIATIQUES - Parcours balisé d'un franc-maçon.
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RECENSION : Thierry Didier - CHEMINS INITIATIQUES - Parcours balisé d'un franc-maçon.
RECENSION : Thierry Didier - CHEMINS INITIATIQUES - Parcours balisé d'un franc-maçon.
RECENSION : Thierry Didier - CHEMINS INITIATIQUES - Parcours balisé d'un franc-maçon.
AUTRES LIVRES DE THIERRY DIDIER 
RECENSION : Thierry Didier - CHEMINS INITIATIQUES - Parcours balisé d'un franc-maçon.
RECENSION : Thierry Didier - CHEMINS INITIATIQUES - Parcours balisé d'un franc-maçon.
LA LUMIÈRE ET LA VIE SUR VOTRE CHEMIN
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Publié le par Jean-François Guerry
Arnaud Beltrame

Arnaud Beltrame

J'ai mal à ma France ! N'oublions pas notre Frère Arnaud Beltrame
J'ai mal à ma France ! N'oublions pas notre Frère Arnaud Beltrame
J'ai mal à ma France ! N'oublions pas notre Frère Arnaud Beltrame
J'ai mal à ma France ! N'oublions pas notre Frère Arnaud Beltrame
J'ai mal à ma France ! N'oublions pas notre Frère Arnaud Beltrame
Je pense, à sa famille, nous avons en Franc-maçonnerie nos héros mythiques, Arnaud Beltrame en est un, il mérite le respect de tous.

Jean-François Guerry

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Publié le
L'HUMILITÉ ET LE COURAGE EN POLITIQUE
Phil, un lecteur du blog nous propose un extrait du discours de Soljénistyne à Harvard en 1978.
Actuel ou pas ? 

Jean-François Guerry.


 
 
 
 
 

Discours prononcé par Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne ou Soljénitsyne

à l’université de Harvard,

le 8 juin 1978

 

(Extraits)

 

Je suis très sincèrement heureux de me trouver ici parmi vous, à l’occasion du 327ème anniversaire de la fondation de cette université si ancienne et si illustre. La devise de Harvard est « Veritas ». La vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère. Mon discours d’aujourd’hui contient une part de vérité ; je vous l’apporte non en adversaire mais en ami.

 

Il y a trois ans, aux États-Unis, j’ai été amené à dire des choses que l’on a rejetées, qui ont paru inacceptables. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui acquiescent à mes propos d’alors.

 

La chute des élites Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations unies.

Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel, mais ce ne sont pas ces gens-là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et, plus encore, dans les considérations théoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un État sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place.

Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement hors d’état de rendre un seul coup. Alors que leur langue sèche et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l’Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant-coureur de la fin ?

 

Quand les États occidentaux modernes se sont formés, fut posé comme principe que les gouvernements avaient pour vocation de servir l’homme, et que la vie de l’homme était orientée vers la liberté et la recherche du bonheur – en témoigne la déclaration américaine d’indépendance. Aujourd’hui, enfin, les décennies passées de progrès social et technique ont permis la réalisation de ces aspirations : un État assurant le bien-être général. Chaque citoyen s’est vu accorder la liberté tant désirée et des biens matériels en quantité et en qualité propres à lui procurer, en théorie, un bonheur complet, mais un bonheur au sens appauvri du mot, tel qu’il a cours depuis ces mêmes décennies.

 

Une société dépressive Au cours de cette évolution, cependant, un détail psychologique a été négligé : le désir permanent de posséder toujours plus et d’avoir une vie meilleure, et la lutte en ce sens ont imprimé sur de nombreux visages à l’Ouest les marques de l’inquiétude et même de la dépression, bien qu’il soit courant de cacher soigneusement de tels sentiments. Cette compétition active et interne finit par dominer toute pensée humaine et n’ouvre pas le moins du monde la voie à la liberté du développement spirituel.

 

L’indépendance de l’individu à l’égard de nombreuses formes de pression étatique a été garantie. La majorité des gens ont bénéficié du bien-être, à un niveau que leurs pères et grands-pères n’auraient même pas imaginé. Il est devenu possible d’élever les jeunes gens selon ces idéaux, de les préparer et de les appeler à l’épanouissement physique, au bonheur, au loisir, à la possession de biens matériels, l’argent, les loisirs, vers une liberté quasi illimitée dans le choix des plaisirs. Pourquoi devrions-nous renoncer à tout cela ? Au nom de quoi devrait-on risquer sa précieuse existence pour défendre le bien commun, et tout spécialement dans le cas douteux où la sécurité de la nation aurait à être défendue dans un pays lointain ?

 

Même la biologie nous enseigne qu’un haut degré de confort n’est pas bon pour l’organisme. Aujourd’hui, le confort de la vie de la société occidentale commence à ôter son masque pernicieux.

La société occidentale s’est choisie l’organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j’appellerais « légaliste ». Les limites des droits de l’homme et de ce qui est bon sont fixées par un système de lois. Ces limites sont très lâches.

 

 

 
   

 

 

Les hommes à l’Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que, paradoxalement, les lois tendent à devenir bien trop compliquées à comprendre pour une personne moyenne sans l’aide d’un expert. Tout conflit est résolu par le recours à la lettre de la loi, qui est considérée comme le fin mot de tout. Si quelqu’un se place du point de vue légal, plus rien ne peut lui être opposé. Nul ne lui rappellera que cela pourrait n’en être pas moins illégitime. Impensable de parler de contrainte ou de renonciation à ces droits, ni de demander de sacrifice ou de geste désintéressé : cela paraîtrait absurde. On n’entend pour ainsi dire jamais parler de retenue volontaire : chacun lutte pour étendre ses droits jusqu’aux extrêmes limites des cadres légaux.

 

J’ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu’une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n’allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Quand la vie est toute entière tissée de relations légalistes, il s’en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l’homme. Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d’une structure sociale légaliste.

 

Aujourd’hui, la société occidentale nous révèle qu’il règne une inégalité entre la liberté d’accomplir de bonnes actions et la liberté d’en accomplir de mauvaises. Un homme d’État qui veut accomplir quelque chose d’éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité, pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n’a aucune chance de s’imposer : d’emblée, on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.

 

Il est aisé, en tout lieu, de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société, en tant que telle, est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l’Ouest, de défendre, non pas tant les droits de l’homme, que ses devoirs.

 

D’un autre côté, une liberté destructrice et irresponsable s’est vue accorder un espace sans limite. Il s’avère que la société n’a plus que des défenses infimes à opposer à l’abîme de la décadence humaine, par exemple en ce qui concerne le mauvais usage de la sa liberté en matière de violence morale faite aux enfants, par des films tout pleins de pornographie, de crime, d’horreur. On considère que tout cela fait partie de la liberté, et peut être contrebalancé, en théorie, par le droit qu’ont ces mêmes enfants de ne pas regarder et de refuser ces spectacles. L’organisation légaliste de la vie a prouvé ainsi son incapacité à se défendre contre la corrosion du mal [...]. L’évolution s’est faite progressivement, mais il semble qu’elle ait eu pour point de départ la bienveillante conception humaniste selon laquelle l’homme, maître du monde, ne porte en lui aucun germe de mal, et tout ce que notre existence offre de vicié est simplement le fruit de systèmes sociaux erronés qu’il importe d’amender. Et pourtant, il est bien étrange de voir que le crime n’a pas disparu à l’Ouest, alors même que les meilleures conditions de vie sociales semblent avoir été atteintes. Le crime est même bien plus présent que dans la société soviétique, misérable et sans loi [...].

 

 

 
   

 

 

La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage [...] ? Quelle responsabilité s’exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l’encontre de son lectorat, ou de l’histoire ? S’ils ont trompé l’opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l’État, avons-nous le souvenir d’un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peuvent bien découler le pire pour une nation, le journaliste s’en tirera toujours. Étant donné que l’on a besoin d’une information créditée et immédiate, il devient obligatoire d’avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté. Ces mensonges s’installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d’opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d’État touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l’intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « Tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c’est un slogan faux, fruit d’une époque fausse. D’une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes à ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n’a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d’information [...].

 

Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l’Est totalitaire avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d’idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d’esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d’intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment, non d’une compétition mais d’une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant.

 

Sans qu’il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d’idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n’ont que peu de chance de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d’être relayés dans le supérieur. Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des idoles portées aux nues par l’engouement à la mode. Sans qu’il y ait, comme à l’Est, de violence ouverte, cette sélection opérée par la mode, ce besoin de tout conformer à des modèles standards, empêchent les penseurs les plus originaux d’apporter leur contribution à la vie publique et provoquent l’apparition d’un dangereux esprit grégaire qui fait obstacle à un développement digne de ce nom. Aux États-Unis, il m’est arrivé de recevoir des lettres de personnes éminemment intelligentes… peut-être un professeur d’un petit collège perdu, qui aurait pu beaucoup pour le renouveau et le salut de son pays, mais le pays ne pouvait l’entendre, car les médias n’allaient pas lui donner la parole. Voilà qui donne naissance à de solides préjugés de masse, à un aveuglement qui, à notre époque, est particulièrement dangereux [...].

 

Il est universellement admis que l’Ouest montre la voix au monde entier vers le développement économique entamé par une inflation chaotique. Et pourtant, beaucoup d’hommes à l’Ouest ne sont pas satisfaits de la société dans laquelle ils vivent. Ils la méprisent, ou l’accusent de ne plus être niveau de maturité requis par l’humanité. Et beaucoup sont amenés à glisser vers le socialisme, ce qui est une tentation fausse et dangereuse. J’espère que personne ici présent ne me suspectera de vouloir exprimer une critique du système occidental dans l’idée de suggérer le socialisme comme alternative. Non, pour avoir connu un pays où le socialisme a été mis en œuvre, je ne me prononcerai pas en faveur d’une telle alternative [...]. Mais, si l’on me demandait si, en retour, je pourrais proposer l’Ouest, en son état actuel, comme modèle pour mon pays, il me faudrait en toute honnêteté répondre par la négative. Non, je ne prendrais pas votre société comme modèle pour la transformation de la mienne. On ne peut nier que les personnalités s’affaiblissent à l’Ouest, tandis qu’à l’Est, elles ne cessent de devenir plus fermes et plus fortes. Bien sûr, une société ne peut rester dans des abîmes d’anarchie, comme c’est le cas dans mon pays. Mais il est tout aussi avilissant pour elle de rester dans un état affadi et sans âme de légalisme, comme c’est le cas de la vôtre. Après avoir souffert pendant des décennies de violence et d’oppression, l’âme humaine aspire à des choses plus élevées, plus brûlantes, plus pures que celles offertes aujourd’hui par les habitudes d’une société massifiée, forgée par l’invasion révoltante de publicités commerciales, par l’abrutissement télévisuel, et par une musique intolérable.

 

Tout cela est sensible pour de nombreux observateurs partout sur la planète. Le mode de vie occidental apparaît de moins en moins comme le modèle directeur. Il est des symptômes révélateurs par lesquels l’histoire lance des avertissements à une société menacée ou en péril. De tels avertissements sont, en l’occurrence, le déclin des arts ou le manque de grands hommes d’État. Et il arrive parfois que les signes soient particulièrement concrets et explicites. Le centre de votre démocratie et de votre culture est-il privé de courant pendant quelques heures, et voilà que, soudainement, des foules de citoyens américains se livrent au pillage et grabuge. C’est là que le vernis doit être bien fin, et le système social bien instable et mal en point.

 

Mais le combat pour notre planète, physique et spirituel, un combat aux proportions cosmiques, n’est pas pour un futur lointain. Il a déjà commencé. Les forces du mal ont commencé leur offensive décisive. Vous sentez déjà la pression qu’elles exercent, et pourtant, vos écrivains et vos écrits sont pleins de sourires sur commande et de verres levés. Pourquoi toute cette joie ?

 

Comment l’Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ? A-t-il connu dans son évolution des points de non-retour qui lui furent fatals ? A-t-il perdu son chemin ? Il ne semble pas que cela soit le cas. L’Ouest a continué à avancer d’un pas ferme en adéquation avec ses intentions proclamées pour la société, main dans la main avec un progrès technologique étourdissant. Et tout soudain, il s’est trouvé dans son état présent de faiblesse. Cela signifie que l’erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident à l’époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base de la doctrine sociale et politique, et pourrait être appelée l’humanisme rationaliste, ou l’autonomie humaniste : l’autonomie proclamée et pratiquée de l’homme à l’encontre de toute force supérieure à lui. On peut parier aussi d’anthropocentrisme : l’homme est vu au centre de tout.

Historiquement, il est probable que l’inflexion qui s’est produite à la Renaissance était inévitable. Le Moyen-Âge en était venu naturellement à l’épuisement, en raison d’une répression intolérable de la nature charnelle de l’homme en faveur de sa nature spirituelle. Mais en s’écartant de l’esprit, l’homme s’empare de tout ce qui est matériel, avec excès et sans mesure. La pensée humaniste, qui s’est proclamée notre guide, n’admettait pas l’existence d’un mal intrinsèque en l’homme, et ne voyait pas de tâche plus noble que d’atteindre le bonheur sur terre. Voilà qui engagea la civilisation occidentale moderne naissante sur la perte dangereuse de l’adoration de l’homme et de ses besoins matériels. Tout ce qui se trouvait au-delà du bien-être physique et de l’accumulation de biens matériels, tous les autres besoins humains, caractéristiques d’une nature subtile et élevée, furent rejetés hors du champ d’intérêt de l’État et du système social, comme si la vie n’avait pas un sens plus élevé. De la sorte, des failles furent laissées ouvertes pour que s’y engouffre le mal, et son haleine putride souffle librement aujourd’hui. Plus de liberté en soi ne résout pas le moins du monde l’intégralité des problèmes humains, et même en ajoute un certain nombre de nouveaux.

 

Et pourtant, dans les jeunes démocraties, comme la démocratie américaine naissante, tous les droits individuels de l’homme reposaient sur la croyance que l’homme est une créature de Dieu. C’est-à-dire que la liberté était accordée à l’individu de manière conditionnelle, soumise constamment à sa responsabilité religieuse. Tel fut l’héritage du siècle passé. Toutes les limitations de cette sorte s’émoussèrent en Occident, une émancipation complète survint, malgré l’héritage de siècles chrétiens, avec leurs prodiges de miséricorde et de sacrifice. Les États devinrent sans cesse plus matérialistes. L’Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l’homme, mais l’homme a vu complètement s’étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société. Durant ces dernières décennies, cet égoïsme juridique de la philosophie occidentale a été définitivement réalisé, et le monde se retrouve dans une cruelle crise spirituelle et dans une impasse politique. Et tous les succès techniques, y compris la conquête de l’espace, du progrès tant célébré, n’ont pas réussi à racheter la misère morale dans laquelle est tombé le XXème siècle, que personne n’aurait pu encore soupçonner au XIXème siècle.

L’humanisme devenant dans ses développements toujours plus matérialiste, il permit avec une incroyable efficacité à ses concepts d’être utilisés, d’abord par le socialisme, puis par le communisme, de telle sorte que Karl Marx pût dire, en 1844, que « le communisme est un humanisme naturalisé ». Il s’est avéré que ce jugement était loin d’être faux. On voit les mêmes pierres aux fondations d’un humanisme altéré et de tout type de socialisme : un matérialisme sans frein, une libération à l’égard de la religion et de la responsabilité religieuse, une concentration des esprits sur les structures sociales avec une approche prétendument scientifique. Ce n’est pas un hasard si toutes les promesses rhétoriques du communisme sont centrées sur l’Homme, avec un grand H, et son bonheur terrestre. A première vue, il s’agit d’un rapprochement honteux : comment, il y aurait des points communs entre la pensée de l’Ouest et de l’Est aujourd’hui ? Là est la logique du développement matérialiste [...].

Je ne pense pas au cas d’une catastrophe amenée par une guerre mondiale ni aux changements qui pourraient en résulter pour la société. Aussi longtemps que nous nous réveillerons chaque matin, sous un soleil paisible, notre vie sera inévitablement tissée de banalités quotidiennes. Mais il est une catastrophe qui, pour beaucoup, est déjà présente pour nous. Je veux parler du désastre d’une conscience humaniste parfaitement autonome et irréligieuse. Elle a fait de l’homme la mesure de toutes choses sur terre, l’homme imparfait, qui n’est jamais dénué d’orgueil, d’égoïsme, de vanité et tant d’autres défauts. Nous payons aujourd’hui les erreurs qui n’étaient pas apparues comme telles au début de notre voyage. Sur la route qui nous a amenés de la Renaissance à nos jours, notre expérience s’est enrichie, mais nous avons perdu l’idée d’une entité supérieure qui, autrefois, réfrénait nos passions et notre irresponsabilité.

 

Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds ; à l’Ouest, la foire du commerce : ce qui est effrayant, ce n’est même pas le fait du monde éclaté, ce n’est que les principaux morceaux en soient atteints d’une maladie analogue. Si l’homme, comme le déclare l’humanisme, n’était né que pour le bonheur, il ne serait pas né non plus pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur cette terre n’en devient que plus spirituelle : non pas l’accomplissement d’une quotidienneté, non pas la recherche des meilleurs moyens d’acquisition, puis de joyeuse dépense des biens matériels, mais l’accomplissement d’un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne l’expérience d’une élévation avant tout spirituelle : quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n’y étions entrés.

 

Il est impératif que nous revoyions à la hausse l’échelle de nos valeurs humaines. Sa pauvreté actuelle est effarante. Il n’est pas possible que l’aune qui sert à mesurer de l’efficacité d’un président se limite à la question de combien d’argent on peut gagner, ou de la pertinence de la construction d’un gazoduc. Ce n’est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, serein et accepté par nous, que l’humanité peut s’élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde.

 

Quand bien même nous serait épargné d’être détruit par la guerre, notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons pas nous dispenser de rappeler ce qu’est fondamentalement la vie, la société. Est-ce vrai que l’homme est au-dessus de tout ? N’y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ? Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l’intégralité de notre vie spirituelle ?

 

Si le monde ne touche à sa fin, il en a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-Âge à la Renaissance. Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l’être au Moyen-Âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l’ère moderne.

 

Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n’avons pas d’autre choix que de monter : toujours plus haut.
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Publié le par YANN
ARISTOTE

ARISTOTE

De l'humilité en politique

Si un homme surpassant tous les autres se présentait devant nos yeux, dit Aristote, un homme plus intelligent et plus sage que nous tous réunis, alliant le courage suprême à la justice suprême... comme il serait réconfortant de le couronner ! Cet être d'exception serait "comme un dieu parmi les hommes". Il rendrait le peuple heureux, par la seule expression de sa nature. 

Hélas, cet homme n'existe pas. 

Constatation plate d'un fait. L'exceptionnel réalisme de la démocratie grecque n'empêchera pas les Athéniens de chercher à se tapir dans la grande ombre d'Alexandre. Puis les Romains diviniseront leurs princes. Les illusions tenaces semblent mener le monde : il n'y a pas d'homme parfait. Et si un peuple à la recherche du roi parfait donne le pouvoir à un homme en le décrétant semblable à ses espoirs, alors la conséquence sera terrible. Couvert de gloire et honoré comme un dieu, cet homme imparfait deviendra pire plutôt que meilleur. Car seul le contrôle mutuel empêche la médiocrité de se transformer en perversion. Le maître incontrôlé, constamment porté au pinacle, jamais remis en cause, exprimera non pas la sagesse attendue, mais l'orgueil au degré de la folie. Privé de limites, il déchaînera ses instincts les plus cruels. Investi d'un pouvoir immense, il le traduira pour ses caprices. Couronné, il a toutes chances de finir en imposteur, parce que la distance ira grandissant entre l'image du dieu, qu'il représente, et les gestes de la bête, qu'il incarnera bientôt. Ainsi le peuple, pour avoir désiré le pouvoir parfait, tombera-t-il dans le malheur. Car il aura commis l'erreur d'oublier cette réalité consternante : il n'existe pas un homme suffisamment grand pour occuper l'immensité du pouvoir. N'importe lequel s'y perd et vient à délirer. Mieux vaut abandonner les illusions, considérer non pas le pouvoir idéal mais celui qui est simplement possible, eu égard à la pauvreté et à la médiocrité de la matière humaine. Et si personne ne peut, sans excès, supporter le pouvoir à soi seul, il convient de partager le pouvoir. Discours de l'amertume ? Acceptation fataliste de nos insuffisances ? Manque d'imagination ? Tous les hommes soi-disant supérieurs, les guides suprêmes, les théoriciens de la perfection portés au pouvoir ont suscité des espérances grandioses et provoqué immanquablement des malheurs non moins grandioses. Dès que le pouvoir a été partagé, les espérances étaient modestes et humbles, et les peuples ont réussi à vivre, sans gloire mais sans terreur. Ce que certains n'ont pas pardonné à Aristote, ce n'est pas d'avoir décrit les méfaits du pouvoir absolu, c'est d'avoir accepté de regarder en face la déchéance humaine, et de l'avoir posée en vérité d'observation. D'être parti de notre médiocrité en la reconnaissant comme ce qu'elle est: non pas une hypothèse d'école, mais une réalité concrète, contre laquelle nous pouvons nous casser la tête, mais que nous ne pouvons effacer. L'apparition du pouvoir partagé, c'est en politique la fin du principe de plaisir, et l'avènement de la lucidité 

Le politique est un besogneux, non un démiurge. Un travailleur, non un magicien. Il tâtonne dans les ténèbres pour parvenir à des fins temporaires, toujours remises en cause : un peu de paix, un peu de concorde, un peu de justice. La politique exprime l'imperfection de l'homme ; elle est rendue nécessaire par sa médiocrité. Il faut un pouvoir pour garantir l'ordre sans cesse désiré mais sans cesse ruiné. Le pouvoir est à la fois nécessaire et mauvais. A quoi sert de le maquiller, de le faire croire exemplaire et incomparable ? A rien, sinon à le rendre pire encore. Il faut au contraire le considérer tel qu'il est : un moindre mal, un pis-aller. 

YANN.

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