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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par YANN
ARISTOTE

ARISTOTE

De l'humilité en politique

Si un homme surpassant tous les autres se présentait devant nos yeux, dit Aristote, un homme plus intelligent et plus sage que nous tous réunis, alliant le courage suprême à la justice suprême... comme il serait réconfortant de le couronner ! Cet être d'exception serait "comme un dieu parmi les hommes". Il rendrait le peuple heureux, par la seule expression de sa nature. 

Hélas, cet homme n'existe pas. 

Constatation plate d'un fait. L'exceptionnel réalisme de la démocratie grecque n'empêchera pas les Athéniens de chercher à se tapir dans la grande ombre d'Alexandre. Puis les Romains diviniseront leurs princes. Les illusions tenaces semblent mener le monde : il n'y a pas d'homme parfait. Et si un peuple à la recherche du roi parfait donne le pouvoir à un homme en le décrétant semblable à ses espoirs, alors la conséquence sera terrible. Couvert de gloire et honoré comme un dieu, cet homme imparfait deviendra pire plutôt que meilleur. Car seul le contrôle mutuel empêche la médiocrité de se transformer en perversion. Le maître incontrôlé, constamment porté au pinacle, jamais remis en cause, exprimera non pas la sagesse attendue, mais l'orgueil au degré de la folie. Privé de limites, il déchaînera ses instincts les plus cruels. Investi d'un pouvoir immense, il le traduira pour ses caprices. Couronné, il a toutes chances de finir en imposteur, parce que la distance ira grandissant entre l'image du dieu, qu'il représente, et les gestes de la bête, qu'il incarnera bientôt. Ainsi le peuple, pour avoir désiré le pouvoir parfait, tombera-t-il dans le malheur. Car il aura commis l'erreur d'oublier cette réalité consternante : il n'existe pas un homme suffisamment grand pour occuper l'immensité du pouvoir. N'importe lequel s'y perd et vient à délirer. Mieux vaut abandonner les illusions, considérer non pas le pouvoir idéal mais celui qui est simplement possible, eu égard à la pauvreté et à la médiocrité de la matière humaine. Et si personne ne peut, sans excès, supporter le pouvoir à soi seul, il convient de partager le pouvoir. Discours de l'amertume ? Acceptation fataliste de nos insuffisances ? Manque d'imagination ? Tous les hommes soi-disant supérieurs, les guides suprêmes, les théoriciens de la perfection portés au pouvoir ont suscité des espérances grandioses et provoqué immanquablement des malheurs non moins grandioses. Dès que le pouvoir a été partagé, les espérances étaient modestes et humbles, et les peuples ont réussi à vivre, sans gloire mais sans terreur. Ce que certains n'ont pas pardonné à Aristote, ce n'est pas d'avoir décrit les méfaits du pouvoir absolu, c'est d'avoir accepté de regarder en face la déchéance humaine, et de l'avoir posée en vérité d'observation. D'être parti de notre médiocrité en la reconnaissant comme ce qu'elle est: non pas une hypothèse d'école, mais une réalité concrète, contre laquelle nous pouvons nous casser la tête, mais que nous ne pouvons effacer. L'apparition du pouvoir partagé, c'est en politique la fin du principe de plaisir, et l'avènement de la lucidité 

Le politique est un besogneux, non un démiurge. Un travailleur, non un magicien. Il tâtonne dans les ténèbres pour parvenir à des fins temporaires, toujours remises en cause : un peu de paix, un peu de concorde, un peu de justice. La politique exprime l'imperfection de l'homme ; elle est rendue nécessaire par sa médiocrité. Il faut un pouvoir pour garantir l'ordre sans cesse désiré mais sans cesse ruiné. Le pouvoir est à la fois nécessaire et mauvais. A quoi sert de le maquiller, de le faire croire exemplaire et incomparable ? A rien, sinon à le rendre pire encore. Il faut au contraire le considérer tel qu'il est : un moindre mal, un pis-aller. 

YANN.

DE L'HUMILITÉ EN POLITIQUE

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Publié le par Jean-François Guerry
L'HUMILITÉ
Photo de bielmorro sur Unsplash

L’HUMILITÉ

 

Je veux vous parler ce matin de l’humilité, quand un déluge de feu s’abat sur la Perse, car pour moi qui ne connais pas l’Iran, mon Iran c’est la Perse de Cyrus et Darius, de Farîd od-dîn ‘Attar et son Cantique des Oiseaux, de Saâdi de Chiraz et son Jardin des Roses. Rien, pas même le feu des bombes ne pourra détruire le Jardin de Saâdi qui est la Somme impérissable de l’amour et de la sagesse. Seuls les poètes sont capables de dire l’harmonie, de réunir l’Occident et l’Orient. Quand tout nous semble épars, il surgit toujours du fond des ténèbres un chant d’espérance, c’est la voix d’un poète qui se mêle au chant des oiseaux et à la nature. On peut rêver, il faut rêver, que les hommes se réveillent au Chant des oiseaux, qu’ils se mettent autour d’une table pour partager le même festin, le grand combat des hommes c’est l’humilité. Cette humilité règne dans le jardin des sages, elle règne, quand on entend les chants des oiseaux dans les vallées. Du cœur des roses exhale le parfum de l’Amour, les chants des oiseaux résonnent dans nos poitrines. Ne croyez pas que les poètes sont inutiles, qu’ils sont hors du temps, ils brûlent toujours du feu de l’Amour pour les hommes même sous les cendres. Ils sont les plus vivants d’entre nous. Leurs jardins et leurs vallées sont peuplés par toutes les femmes et les hommes humbles devant les merveilles de la nature. La Comtesse de Noailles écrit : « A Chiraz même, un étroit chemin retient le cœur. C’est une allée de mosaïque, bijou tombé à terre, dont les losanges sertissent de petits bassins d’eau, semblables à de liquides opales.

Accordons à Saâdi que sa contrée fut la plus belle du monde. Du haut de son ermitage contemplant les longues campagnes, il écoutait se déchaîner, à la suite des jours engourdis, la passion des nuits ».[1]

Il faut une grande humilité pour ouvrir le livre de Farîd od-dîn ‘Attâr, Le Cantique des Oiseaux qui contient 4720 distiques. Il faut accepter de suivre la Huppe messagère du Roi Salomon, qui nous guide dans les Vallées et nous encourage en nous racontant des histoires de Sagesse. C’est suivre un parcours initiatique, parfois mystique, chacun choisira l’oiseau qui parle à son cœur, comme reflet de lui-même. Il faut accepter humblement de se perdre dans les Vallées, s’arrêter pour écouter, attendre la lumière de l’espérance, pour entreprendre son ascension spirituelle. Il faut accepter de reconnaître comme le dit ‘Attâr : « Ce sont tes yeux, hélas, qui sont toujours fermés. Entre dans le désir et alors tu verras. Que la porte jamais n’est fermée devant toi ! »[2]. Si l’on entre avec humilité dans le désir de connaître l’Être Suprême, quel que soit la représentation que l’on s’en fait, on entre dans une grande aventure, il faut être capable d’humilité. La Vallée du désir, mène à celle de l’Amour et de la Connaissance qui se confondent, s’unissent, s’harmonisent. Alors, le Corps, l’Esprit et l’Âme vibrent ensemble, l’envol se produit, on suit la Huppe l’oiseau guide, messagère de la vérité. Le Cantique des Oiseaux est un chant de liberté, il n’est dédié à aucun tyran. Ses distiques inclinent les hommes à la méditation sur eux-mêmes. C’est un chant d’ouverture pour l’homme, puisse ce chant inspirer tous les hommes.

« Que Dieu en soit loué, je ne suis pas contraint.

 Et je ne dépends pas de quelque maître indigne.

 Pourquoi je retiendrais mon cœur par des attaches ?

Pourquoi dirais-je « Seigneur » à quelque vil féal ?

Je n’ai mangé à la table d’aucun tyran

Je n’ai dédié mes livres à aucun seigneur ».[3]

Cette épopée spirituelle proposée par ‘Attâr, veut mettre fin à l’ego et guide vers un abandon total de soi, pour l’Amour des autres. Si les hommes faisaient ne serait-ce que quelques pas sur ce chemin, avec humilité le visage du monde serait changé. ‘Attâr contribue avec son long poème, du moins faut-il l’espérer à faire que les hommes soient un peu plus des humains. Ce poème devrait être lu à tous les enfants du monde. Voici ce que dit ‘Attâr de son poème :

« Mon œuvre porte en elle une vertu étrange

C’est que plus tu la lis, plus elle est généreuse

Plus tu pourras la lire, sans cesse y revenir

Et plus à chaque fois tu goûteras ses mérites ».[4]

 

                                                     Jean-François Guerry.

 

[1] La Comtesse de Noailles- Préface du Jardin des Roses de Saâdi. Page 28. Édition d’Art H Piazza Paris 1942. Tiré en 300 exemplaires. Dont un m’a été offert par l’un de mes Frères en visite à Chiraz.

[2] ‘Attâr Le Cantique des Oiseaux « Les sept vallées », distique 3355. Traduction Leili Anvar. Éditions Diane de Seilliers.

[3] Ibid 2 Distiques 4601-4603.

[4] Ibid 2. Épilogue, distiques 4506-4507.

courrier reçu de XY suite à cet article.

Peut-on écrire sur l'humilité de manière humble ?

MTCF Jean-François, 

Je suis un de tes lecteurs assidus. Ton blog touche de nombreux Frères, mais j'ai remarqué que mes demandes d'éclaircissement restaient souvent sans réponse — sans doute est-il difficile de répondre à tous. Ton dernier article sur "l'humilité" a titillé ma curiosité et m'a fait réfléchir.

Ma première réaction a été d'achopper sur le titre justement — tant il crée une tension immédiate avec ce qui suit. Car pour saisir l'humilité d'Attâr, pour comprendre que ce poète se voyait comme simple instrument du divin et non comme créateur orgueilleux, il faut déjà connaître la pensée soufie, la Perse médiévale, la Comtesse de Noailles... C'est un cercle assez étroit.

Et là surgit un paradoxe savoureux : un texte sur l'humilité qui, par sa forme même, sélectionne son lecteur et laisse dehors précisément ceux qui vivent peut-être l'humilité le plus naturellement, sans jamais avoir lu Attâr.

Car la sagesse populaire arrive souvent au même endroit par un chemin bien plus court. "C'est en forgeant qu'on devient forgeron" ou "l'appétit vient en mangeant" disent la même chose que ce quatrain — sans exclure personne.

Il y a là une dérive que je veux nommer : celle des cercles cultivés qui transforment la pensée en territoire privatif, comme si la sagesse était réservée aux initiés. Or la vraie sagesse n'est pas une posture. L'humain, comme l'univers, est toujours en mouvement — et c'est peut-être ça, la vraie humilité.

Alors, peut-on écrire sur l'humilité de manière vraiment humble ?

TAF
 
Phil
Ma réponse à Phil.

Il est clair pour moi, que la beauté des poèmes de Saâdi et d'Attâr m'incline à l'humilité par leur beauté.

Cette tension dont tu parles, c'est le vers, la direction, le chemin et non le but. Si regarder vers plus haut que soi, me semble être un chemin possible pour prendre conscience avec humilité des progrès à faire sur soi-même. Moi qui serait toujours un boiteux, mi nu, mi vêtu, depuis mes premiers pas hésitants et mes balbutiements. Je le confesse humblement j'ai besoin de m'appuyer sur des béquilles pour poursuivre mon chemin. Mes premières béquilles sont le Rite et ses rituels, mais aussi les légendes et les mythes qu'ils me raconte pour m'inspirer. Les mythes font vivre des personnages extra ordinaires, des grands initiés, à défaut de pouvoir embrasser toutes leurs connaissances. Je vais vers eux avec mes béquilles, jusqu'au bas de l'échelle et j'essaye de gravir quelques barreaux, conscient que ce qui importe c'est la descente vers ses Frères, sans bruit et sans éclat.

Bien sûr à l'aube de mes 80 ans, j'ai encore quelques années de travail pour réduire ma vanité et mon orgueil. Bien que j'ai travaillé à me perfectionner. Je suis loin d'atteindre l'humilité des Grands Initiés, c'est pourquoi ils restent des repères sur mon chemin.

Bien sûr, mon cher Phil, tu as raison, certains peuvent connaître l'humilité sans avoir lu et s'être inspiré de plus grand qu'eux. Ces hommes sont sages par nature. Ce n'est pas mon cas. Ces hommes là n'ont pas besoin des poèmes de Saâdi ou d'Attâr, ils peuvent vivre sans les poèmes, sans la Maçonnerie, sans la philosophie aussi bien peut-être ? Personnellement, je me range au côté de notre Frère Goethe qui écrivait : " Les gens ne savent pas cela  coûte de temps et d'efforts pour apprendre à lire . Il m'a fallu quatre-vingts ans pour cela et je ne suis même pas capable de dire si j'ai réussi." (Entretiens avec Eckermann)

Je m'interroge, pourquoi, je ne partagerais pas mes émotions avec mes Frères ? Il ne s'agit pas là d'exclusion, mais plutôt d'inclusion. Les portes de nos Temples, comme le Volume de la Loi Sacrée sont ouvertes à tous. La Maçonnerie n'est pas un cénacle d'intellectuels en mal de reconnaissance, mais un centre d'union fraternel. Mais c'est aussi la volonté de Savoir, Connaître, Comprendre, Vivre la vie bonne et Aimer. 

À ta question finale peut-on écrire humblement sur l'humilité? Je réponds humblement je ne sais pas. Mais, j'ai l'intuition que cette vertu est si grande quelle demande une certaine élévation spirituelle, qui n'est pas intellectuelle.

Personnellement, m'inspirer des écrits et des paroles des grands initiés qui ont dépassés les frontières de  l'espace et du temps, m'aide à améliorer. Mais, je peux comprendre que certains n'ont pas besoin de cette inspiration.

Bien Fraternellement

Jean-François Guerry.

L'HUMILITÉ

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Publié le par Jean Dumonteil

Comme des fleurs

« Je me porte comme une fleur. » Curieuse expression. Elle semble célébrer la santé, l’éclat, la vigueur. On l’emploie pour dire qu’on va bien. Mais elle dit davantage, si l’on s’y arrête. Car rien n’est plus fragile qu’une fleur.

Une fleur ne dure pas. Elle s’ouvre, elle tremble, elle s’offre — et déjà elle se défait. Elle ne possède pas sa beauté. Elle la donne.

Nous nous portons comme des fleurs, du moins lorsque nous acceptons d’être exposés. Tant d’êtres humains vivent sous serre, à l’abri du vent, protégés des saisons. Ils survivent peut-être, mais ils ne tiennent pas la promesse des fleurs.

Se savoir fleur, c’est consentir à la précarité. Accepter que l’éclosion porte en elle le faner. Comprendre que la vulnérabilité n’est pas une faiblesse, mais la condition même de la beauté. Mais peut-être la fleur dit-elle plus encore. Sa brièveté ne signifie pas seulement la mort. Elle rend l’instant dense.

L’infini ne s’oppose pas à l’éphémère. Il n’est pas ailleurs, dans un temps interminable. Il affleure dans l’intensité d’un moment habité.

Une fleur artificielle dure plus longtemps qu’une rose fraîchement coupée. Mais elle ne dit rien. Elle ne tremble pas. Elle ne respire pas. Elle ne meurt pas — et c’est pour cela qu’elle ne révèle rien.

La fragilité est ouverture. Ce qui peut se briser peut aimer. Ce qui peut disparaître peut s’offrir. La fleur n’est pas éternelle. Elle est infiniment offerte.

Et peut-être en va-t-il de même de nos vies. Nous ne sommes pas appelés à durer sans fin, mais à nous ouvrir sans réserve. À laisser passer, dans la brièveté de nos jours, ce qui nous dépasse.

Se porter comme une fleur, ce serait alors cela :
habiter sa finitude sans la redouter,
consentir à sa saison,
et, dans le battement même de la vie, simplement éclore.

BLOG SENTIMENT OCÉANIQUE JEAN DUMONTEIL

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Publié le par JF GUERRY
Chers Lectrices et Lecteurs, 
Indisponible pour des raisons personnelles pendant quelques jours.
À bientôt 

Jean-François Guerry.

ABSENCE MAIS PAS OUBLI

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Publié le par Jean-François Guerry
LA VÉRITÉ

LA VÉRITÉ

 

La Vérité sous toutes ses formes est le thème de cette « Revue Maçonnique de la Fédération française du Droit Humain ». Le numéro 4 nombre symbolique en rapport avec notre Terre des hommes interroge la Vérité sous toutes ses formes. Dans un monde où le superficiel et les apparences chassent le réel de plus en plus. Le virtuel remplace le réel, le jeu est faire croire. Faire que nous avons des millions d’amis, je l’avoue comme l’ami Georges j’ai peu d’appétence pour les multitudes, encore moins pour les trompettes de la renommée. Dans un monde ou la communication se confond avec l’information, une communication surabondante et éphémère, lire une revue est un exploit ! Osez !

Maurice Leduc

Maurice Leduc Président du Conseil National de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International le Droit Humain, ouvre avec sa Tribune Libre la porte de la Vérité, des Vérités, de sa Vérité. La question de la Vérité est récurrente elle « hante » philosophes, religieux, scientifiques, Francs-maçons nous dit-il. L’important peut être plus que la vérité, c’est la volonté de la chercher, de la rechercher. L’homme mûr, l’homme des Lumières de Kant celui qui est sorti de l’obscurantisme à la recherche de la lumière, qui ose penser par lui-même, est un chercheur de la Vérité, de cette vérité morale dont il fait un impératif catégorique, c’est l’homme de Devoir. Il se doit à lui-même la vérité et aux autres. Cet homme à en lui la rigueur du Devoir de la Vérité, et il a posé sur son cœur, le compas de l’ouverture de l’esprit, il connaît la fragilité de la vérité qui n’a pas été éprouvée comme universelle. Celui qui va à la recherche de la vérité loin des sirènes paresseuses du monde des certitudes et des préjugés associe la vérité à sa liberté, à la liberté. Notre libre arbitre, sait faire allégeance à l’Ordre initiatique, parce que l’allégeance suppose réciprocité et honneur. La Vérité du Franc-maçon défenseur de la Justice se trouve en la Colonne de la Loi et celle de l’Amour des hommes.

          Extraits de la Revue.                          

Dans le N°4 de cette Revue flamboyante de Vérité, il y a 16 contributions éclairantes, qui vont : Des mots de la vérité par Annick Drogou, Aux nouvelles formes de l’antimaçonnisme à l’heure des fake-news et de la post-vérité par Jean Dumonteil, tous les deux membres du Comité de Rédaction de la Revue, ils attestent par leur présence la diversité et l’ouverture de la Revue. Je ne mettrais pas de hiérarchie dans la qualité des articles, ils méritent tous une lecture intégrale et approfondie. J’ai pourtant mes « véritables petits préférés », je citerais : La Vérité comme quête initiatique par Yonnel Ghernaouti, il commence son article par ces mots : La Vérité ne se possède pas ! Elle se dévoile. Elle ne s’appréhende ni comme un objet, ni comme une formule. Elle n’est pas l’achèvement d’une démonstration, mais le fruit d’un consentement intérieur. En Franc-maçonnerie comme en philosophie, elle n’est pas le point d’arrivée, mais le lieu d’un passage, d’une métamorphose, d’un dépouillement. (…) Je citerais Sylvain Zeghni avec son article : Ponce Pilate et la question de la vérité. L’auteur nous rapporte les paroles de Ponce Pilate au procès de Jésus : Qu’est-ce que la vérité ? Cette interrogation annonce la difficulté de définir la Vérité, et la responsabilité qui en découle, peut-on s’en laver les mains ? J’ai comme dans les numéros précédents de cette Revue, une affection particulière pour les mots pleins de poésie de Laure Scheffel, elle signe ici deux articles dont l’intérêt est augmenté avec ses illustrations personnelles. Le premier est une page ouverte sur Le sable et le plomb, c’est un voyage alchimique. Elle écrit : Alors le miroir devenait passage. Il ouvrait vers une profondeur que nul regard ne pouvait mesurer, où la vérité de l’être n’est pas reflet mais substance, faite de grains innombrables et de métaux sombres. Fragmentée mais infinie, mouvante et insaisissable, lourde et obscure. (…)

Et celui osant franchir ce seuil découvrira que la vérité n’est pas au fond du miroir. Elle est ce qui demeure quand on peut se voir sans lui. Son deuxième article au titre de : Nos autres visages, évoque nos masques. Ils naissent d’écorces, d’ombres et de rêves. Peaux de bois, de cuir, d’or ou d’argile, les masques sont façonnés par les rites, les croyances ou les désirs. Depuis les aurores humaines, le visage s’est recouvert d’autres peaux. Pour traverser les mondes, les douleurs, les identités. Laure Scheffel, parle d’or. Elle parle de l’infini vérité.

C’est Jean Dumonteil, qui a posé un instant sa plume poétique et qui clôt cette revue en nous alertant sur les nouvelles formes prises par l’antimaçonnisme : son déplacement de la sphère politique à celle des croyances et du complotisme. Dans une société qui confond vérité et transparence, et toujours ce secret maçonnique en toile de fond et sur la toile qui alimente tous les fantasmes dans les esprits les plus faibles. (Jean Dumonteil a écrit : Peut-on garder le secret maçonnique ? Éditions Dervy, février 2025.)

Je dirais à propos du secret d’appartenance, dans le sillage d’un récent Grand Maître, que le temps est peut-être venu d’un dévoilement plus important, dans le respect de la liberté individuelle. Mais, je pense que la majorité des Sœurs et des Frères étant dignes de respect, leur dévoilement serait une belle contribution au règne de la vérité.

 

                                            Jean-François Guerry.

Laure Scheffel, Sylvain Zeghni, Jean Dumonteil, Yonnel Ghernaouti, Annick Drogou.
Laure Scheffel, Sylvain Zeghni, Jean Dumonteil, Yonnel Ghernaouti, Annick Drogou.
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Publié le par JF GUERRY
Journée d'étude Anti FM à Lille

 

Journée d'étude ANTIFM 3.0. Le programme

Pour détecter, décrypter et déconstruire l’antimaçonnisme d’aujourd’hui

Le samedi 18 avril 2026, Masonica Lille et Le Cercle de l'Acacia ainsi que la Loge Régionale de Recherche de L'Alliance et la Loge de Recherche de la GLDF L'Acacia organisent une journée d'étude exceptionnelle à Ronchin. Face au retour des vieux mythes dopés par les algorithmes, comment la Franc-maçonnerie peut-elle faire face ? Découvrez le programme.

L'antimaçonnisme n'est plus une relique poussiéreuse du passé. À l'heure du numérique, il a muté, trouvant dans la viralité des réseaux sociaux et la radicalisation du paysage politique un nouveau souffle inquiétant. C'est fort de ce constat d'urgence que vous êtes convié à cet événement ANTIFM 3.0.

 

Réflexion et action

Cette journée répond à une actualité brûlante où les narratifs complotistes (Nouvel Ordre Mondial, élites pédocriminelles, etc.) inondent les plateformes, touchant un public jeune souvent déconnecté des réalités historiques. L'ambition affichée est claire : passer du constat à l'opérationnel. Il s'agit de définir une doctrine d'action concrète - juridique, communicationnelle et éducative -  autour d'un triptyque fondateur :

 

11h. Table ronde 1. Les héritiers de l’antimaçonnisme : nouveaux acteurs et enjeux. Avec

 

  • Rudy Demotte, ancien bourgmestre, député et ministre (Belgique)
  • Laurent Segalini, conservateur du Musée de la Franc-Maçonnerie
  • Stéphane François, politologue spécialiste des droites radicales.
  • Modération : Denis Lefebvre (journaliste, rédacteur en chef de Franc-Maçonnerie Magazine).

 

13h15. Table ronde 2. Bataille d'image. La franc-maçonnerie dans la presse et l’espace public

Entre marronniers journalistiques et gestion de crise, comment l'institution  est-elle perçue et communique-t-elle ? Avec :

 

  • Laura Laloux, autrice de "L'œil de la presse sur la franc-maçonnerie" (Numérilivre, 2025).
  • Alain Brau, communicant et Assistant Grand Maître d'Honneur de la GLNF.
  • Emmanuel Pierrat, avocat et écrivain. et Conservateur du Musée du Barreau de Paris.
  • Sylvie Pierre,  Maîtresse de conférences (Université de Lorraine), Centre de recherche sur les médiations
  • Modération : Hélène Cuny (directrice de publication de Franc-Maçonnerie Magazine).

 

14h30. Table ronde 3. La viralité de la haine . Complotisme, réseaux sociaux et débunking

Plongée dans l'univers mental du complotisme et les stratégies de riposte numérique. Avec :

 

  • Loïc Nicolas, chercheur au laboratoire PROTAGORAS (IHECS), spécialiste en argumentation et persuasion.
  • Jiri Pragman. auteur d'Antimaçonnisme. La fracture numérique du soupçon, créateur de antifm.substack.com
  • Modération : Viviane Bensoussan (autrice, avocate)

 

15h15. Table ronde 4 « Stratégies institutionnelles. Laisser faire, laisser dire ou… ? »

Grand débat final réunissant Grands Maîtres et Dignitaires des principales obédiences maçonniques françaises pour confronter leurs stratégies face aux attaques. Avec :

 

 

17h. Synthèse et clôture par Jean Dumonteil et Patrick Weslinck (président de Masonica Lille).

 

Informations pratiques

 

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Publié le par Jean-François Guerry

S’OUVRIR À L’UNIVERSEL

 

 

Un voyage extraordinaire merveilleux, vers l’infini de l’autre, un voyage vers l’autre. Après avoir parcouru bien des lieux exotiques, chercher les différences qui exaltent, surprennent. J’en suis venu à conclure que le plus beau des voyages est celui qui nous conduit vers l’autre. Il y a une singularité renouvelée sans cesse dans la découverte de l’autre. L’immensité de ses yeux, les plis de son visage, le souffle de ses mots, est un voyage qui va de l’Occident à l’Orient, du Septentrion au Midi, du Nadir au Zénith. Dans ma loge, chaque voyage est une promesse de rencontre de l’autre. Chaque moment un itinéraire inédit dans le cœur de l’autre, quand son cœur bat la mesure, c’est la chamade dans le mien. Quand nos cœurs résonnent ensemble c’est l’égrégore.

Loin de la surface des choses résonne la vie intérieure, le seul rendez-vous qui vaille la peine c’est la rencontre avec l’autre, la conscience de la proximité avec l’autre malgré toutes nos différences. C’est ce point de rencontre que l’on appelle universel. Je suis souvent allé voir ailleurs, sans avoir la conscience que cherchais à voir en dedans, derrière la porte du cœur de l’autre, à la recherche d’une intime proximité spirituelle. C’est un beau voyage initiatique, qui va au plus profond des êtres, pour accéder au plus haut. Est-il possible de voyager à travers l’autre dans le temps et l’espace ? Oui quand je vois que l’autre me fait signe, qu’il me demande les mots, les paroles, qui traversent la surface des choses pour pénétrer à l’intérieur de moi-même.

« L’un vers l’autre ils ont cheminé.

L’un à travers l’Autre ils se sont trouvés.

L’un et l’autre sont devenus « nous », ce « nous » (…) »[1]

 

C’est ce nous qui ouvre à l’universel.

 

                                                     Jean-François Guerry.

 

 

[1] Jean Mouttapa- Éditeur aux Éditions Albin Michel. Directeur de Collection Spiritualités. Extrait d’Avant-propos. Du livre de François Cheng L’un vers l’autre en voyage avec Victor Segalen. 2008.

S’OUVRIR À L’UNIVERSEL

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Publié le par Jean-François Guerry
SE CONNAÎTRE POUR QUOI ?

SE CONNAÎTRE POUR QUOI ?

 

« Connaître les autres, c’est sagesse. Se connaître soi-même, c’est sagesse supérieure ».

« Lao-Tseu.

 

 

Et pourquoi pas l’inverse ? Se connaître soi-même à mon sens doit-être tempéré par un autre oracle rien de trop. Si l’on replace l’adage de Protagoras : « l’homme est la mesure de toutes choses », associé souvent au relativisme. Il fut pourtant la traduction d’une réalité concrète puisque le monde était mesuré à l’aune (mot tiré du francique alina) désignant l’avant-bras du corps humain. Je vous épargne les mesures que sont le pied, le pouce, la palme et l’empan. Mais au bout de l’avant-bras, il y a main et dans la main l’index, qui se tend pour désigner, encore faut-il ne pas limiter son regard au bout de son index et regarder au-delà. Le Grand Architecte qui habite dans les cieux, et nos frères sur la terre des hommes. C’est donc aussi sagesse d’être Soi-même. Avec soi. Avec les autres. Au mieux avec Dieu. Tout cela n’est « envisageable » qu’avec les voies du cœur. Il nous faut peut-être de temps en temps, et de plus en plus regarder plus loin que le bout de nous-mêmes ?

 

« De même que la valeur de la vie n’est pas en sa surface mais dans ses profondeurs, les choses vues ne sont pas dans leur écorce mais dans leur noyau, et les hommes ne sont pas dans leur visage mais dans leur cœur ».[1]

Je vais essayer de regarder un peu moins mon nombril et mon index, pour mieux voir les autres mes Frères.

 

                                    Jean-François Guerry.

 

 

 

 

 

 

[1] Khalil Gibran.

SE CONNAÎTRE POUR QUOI ?

 

Rome, an de grâce 1508. Jules II, dit «le pape guerrier», est bien décidé à rendre toute sa gloire et sa magnificence à la capitale de la chrétienté. Et c'est un artiste, le Florentin Michel-Ange, qui se révélera être sa meilleure arme. Sa mission: décorer le plafond de la chapelle Sixtine, près de la basilique Saint-Pierre, soit une surface voûtée de 40 m sur 13, perchée à plus de 20 m de hauteur. Pour l'heure, elle revêt l'apparence d'un ciel étoilé. Trop peu pour un lieu qui sert de siège au conclave lors des élections papales! Sauf que l'artiste en question, alors âgé de 33 ans, se veut exclusivement sculpteur. Il ne sait pas encore que son génie s'étend au-delà. Reste à savoir s'il est vraiment en position de refuser.

 

 

 

Michel-Ange mettra près de quatre ans à exécuter son chef-d'œuvre. Quatre ans de souffrance intense à peindre à bras levé, le crâne vissé au dos et le visage inondé de peinture. Dormant et mangeant sur l'échafaudage construit pour accéder au plafond. Le soir venu, il poursuivra coiffé d'un chapeau surmonté de bougies. Dans un atelier aux allures de cave humide et froide, où règne le dénuement total et où ne l'assistent que deux élèves cantonnés aux tâches techniques et au recopiage des dessins du maître. Des dessins directement inspirés de ses sculptures. Aujourd'hui, ils sont 28 000 visiteurs à se figer chaque jour la bouche ouverte sous ce défi d'un autre temps. En particulier, sous ce face-à-face de l'Homme et de Dieu, prêts à se toucher du bout du doigt.

Vigoureux vieillard

Pas d'attributs royaux. Pas même de trône sur lequel il exerce, immobile, son pouvoir absolu. Humanisé, Dieu emprunte ici les traits rassurants et paternels d'un sage vieillard à la barbe grise. Mais dont le corps vigoureux s'avère aussi musclé que celui d'Adam. Au point que sa respectueuse tunique a bien du mal à en masquer les contours. Une marque de puissance exacerbée par cette volonté farouche, cette tension vers l'avant de tous ses membres que la nuée d'anges semble d'avantage vouloir retenir que soutenir.

Le don de la vie

Face à la fougue de Dieu, Adam brille par sa léthargie. Alangui dans la perfection et l'innocence de son corps nu – image même de sa filiation divine –, il tend mollement l'index. Au point de devoir s'appuyer sur son genou. Tout juste arraché à la poussière d'un sol à peine créé, il est une coquille encore vide de ce flux vital offert à bout de doigt et qui va l'éveiller au monde. Si l'effet de miroir entre les corps est réel, témoin que l'homme est à l'image de son créateur, les doigts ne se touchent pas. Semblables. mais pas identiques!

Ève ou Marie?

Étrange présence que cette jeune femme au milieu des chérubins. Enlacée par le bras protecteur de Dieu, elle ne manque pas une miette du miracle. Est-ce la Sagesse, présidant à toute la Création? Est-ce Marie, mère de Jésus, lequel serait l'enfant que Dieu tient par l'épaule? Doit-on y voir l'annonce de l'avènement du Christ qui nous délivrera du péché originel à venir? Ou est-ce Ève, attendant d'être incarnée à son tour? Ce qui sous-entendrait que pour Michel-Ange, elle a toujours été dans les plans divins, au même titre qu'Adam.

Utérus ou cerveau?

Puisqu'il est question de don de la vie, difficile de ne pas voir dans ce manteau – rouge comme le sang – la forme d'un œuf ou d'un utérus. Et dans ce voile vert qui s'en échappe, celle d'un cordon ombilical. À moins de s'allier à l'avis du Dr Frank Lynn Meshberger qui, en 1990, déclarait que ladite forme avait tout d'une coupe transversale du cerveau humain, avec l'artère vertébrale. De quoi suggérer que Dieu a insufflé l'entendement à l'humanité. Farfelu? Pas quand on considère les vastes connaissances anatomiques de l'artiste.

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LA MORT ASSISTÉE-
Les Soeurs et les Frères des obédiences maçonniques ont été consultés à propos de "La mort assistée". Le philosophe Michaël Fœssel a écrit sur ce thème en 2023 dans la Revue Esprit un point de vue qui mérite d'être pris en compte parmi d'autres.

Jean-François Guerry

Michaël Fœssel.

Michaël Fœssel.

 

La mort en guise de consolation ?

Dans les sociétés sécularisées, le suicide assisté est d’abord la demande d’interruption d’une souffrance dont le fait même est intolérable, car il ne trouve plus à s’inscrire dans les récits qui lui apportaient sens et justification. La mort se présente alors comme une solution, ce qui risque de nous réconcilier à bon compte avec les incertitudes qui la définissent.


Décembre 2023 
  

Le sujet de la fin de vie, surtout lorsqu’il est abordé dans le contexte d’un projet législatif, est l’un de ceux sur lesquels il est difficile de prendre des positions fermes, et pourtant, des positions tranchées sont attendues. De là le recours presque systématique à des abstractions : le devoir de la société de maintenir des interdits contre le droit de l’individu à décider de sa propre mort ; la finalité thérapeutique de la médecine contre l’exigence de mettre un terme aux souffrances ; la valeur de la vie contre la dignité de l’existence.

Il faut commencer par rappeler la raison des scrupules qui apparaissent dès lors qu’il est question de la mort, la sienne comme celle des autres. Le mourir se caractérise au plus haut point par l’absence d’évidence. Si la mort se laisse décrire, expliquer et même anticiper comme fait objectif, c’est-à-dire comme décès, la certitude du mourir est une certitude sans contenu. À ces scrupules de nature ontologique s’ajoutent ceux liés à l’exigence d’une législation sur ce qui apparaît de prime abord indécidable : peut-on décider collectivement d’une légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté ? Ou bien le politique doit-il, ici, avouer son impuissance ? La mort, désormais largement médicalisée, se laisse-t-elle aussi aisément judiciariser ? Peut-on, enfin, passer sans aporie du singulier (cette figure de la souffrance intolérable) à l’universel (une procédure qui décide par avance des cas où une intervention médicale à caractère létal est admise) ? La mort n’est pas seulement à chaque fois singulière ; elle est ce qui contribue le plus puissamment à singulariser les individus, dans la mesure où mourir est une épreuve qui ne se délègue pas.

Le nœud des paradoxes réside dans la notion de « suicide assisté ». Cette notion consacre un mixte d’autonomie (la figure stoïcienne du héros qui choisit librement sa mort) et d’hétéronomie (la nécessité de s’en remettre à un autre, institutionnel et technique, pour accomplir l’acte qui mettra un terme aux souffrances). C’est peut-être la difficulté la plus grande : en même temps que l’on affirme les droits de l’individu, on délègue à l’institution médicale le soin de faciliter l’acte de donner la mort (suicide assisté) ou le pouvoir de le réaliser (euthanasie active). C’est donc sur le terrain d’une vulnérabilité extrême que se manifeste l’ultime revendication d’autonomie.

Le consolateur et l’affligé

Pour essayer de mettre en forme ces perplexités – davantage que pour en sortir –, je propose de m’inscrire dans les pas de Paul Ricœur sur le rapport entre soins palliatifs et euthanasie1. Il s’agit d’envisager l’accompagnement de la fin de vie par un autre biais que celui de la question des derniers traitements à prodiguer à un mourant : celui de la consolation.

Ricœur pose le problème dans son caractère aigu : que signifie « soigner sans espoir de guérir » ? En d’autres termes, comment agir lorsqu’il n’y a plus rien à faire ? En cherchant à introduire du possible dans l’impossible, cette question rapproche le problème de la fin de vie de celui de la consolation. En effet, la consolation, comme acte et comme besoin, répond moins à la souffrance comme telle qu’à la perte éprouvée comme scandale : le consolateur ne soulage pas la souffrance, mais la « souffrance de la souffrance », disait Georg Simmel. Le consolateur ne vit pas la souffrance de l’affligé, mais il tente de traverser la distance qui le sépare de lui. Jusqu’à un certain point, on peut dire que les proches, mais aussi les soignants du mourant, se situent dans une situation comparable. Ils doivent se porter à une conscience de la souffrance de l’autre qui n’a pas le même caractère évident que la souffrance vécue.

La séparation entre le consolateur et l’affligé n’est pourtant pas un abîme ; elle est au contraire ce qui porte la souffrance au monde et au langage, même si c’est par l’intermédiaire d’un autre. Ricœur considère que c’est par l’intermédiaire du regard du médecin (il pense aux soins palliatifs) que la différence entre l’agonisant, qui lutte pour la vie jusqu’à la mort, et le moribond, qui est vu comme déjà mort, apparaît. Cette médiation médicale entérine la séparation, mais ne l’élève pas au rang de différence absolue. Partage certes, mais de quoi ? De manière énigmatique, Ricœur répond : « d’un mouvement de transcendance dans l’immanence » – l’agonisant révèle à celui qui le regarde avec sollicitude sa propre condition de mortel. L’humanité du mourant est vaincue et pourtant inentamée. La sollicitude pour lui manifeste une solidarité dans l’asymétrie2.

Il n’y a pas de consolation sans désolation, de même qu’il n’y a pas de problème de la fin de vie sans prise en compte de l’affliction qui affecte l’agonisant. Mais la désolation a une dimension historique. On ne peut aborder la mort comme une réalité intemporelle qu’il faudrait affronter hors de tout contexte : on ne meurt qu’une fois, certes, mais jamais pour la première fois. Il est possible, jusqu’à un certain point, de caractériser notre rapport à la mort en établissant un parallèle avec celui que nous entretenons avec la consolation.

L’affirmation de l’écrivain Stig Dagerman, « notre besoin de consolation est impossible à rassasier », est une affirmation, certes générale, mais typiquement moderne. Les Temps modernes se caractérisent en effet par un affaiblissement des grands ordres philosophiques de la consolation : Dieu, nature, communauté. On citerait aussi bien, réunissant tous ces modèles, la sagesse, qui n’apparaît plus comme un savoir susceptible d’apaiser ou de réconforter face aux souffrances extrêmes. Longtemps, la philosophie a prétendu être le principal instrument de consolation : c’est le cas pour Socrate et plus encore dans le stoïcisme ou chez Boèce3. Or le savoir moderne, en devenant objectif et scientifique, perd sa prétention à établir un rempart entre l’individu et les accidents de la vie. Plus précisément, il est privé de sa capacité à réinscrire l’expérience singulière dans un ordre qui lui donne sens et finalité. Ce qu’il gagne en exactitude, il le perd en puissance de réconfort4.

Pire que la mort

Cette historicité de la consolation se retrouve dans les problèmes liés à l’institutionnalisation de la fin de vie. Pascal écrit : « Mort soudaine seule à craindre, et c’est pourquoi les confesseurs demeurent chez les Grands5. » La présence des confesseurs chez les Grands est comme le symptôme d’une angoisse typiquement religieuse, en tout cas chrétienne, celle de mourir sans avoir disposé du temps nécessaire à la pénitence et à l’aveu des fautes. La certitude dont Pascal se réclame encore, bien que toute son œuvre anticipe son affaiblissement, est qu’il est possible en droit de ne pas mourir seul : ce sont uniquement les circonstances d’une mort subite qui placent le sujet devant la menace d’une disparition sans pardon. De ce point de vue, une longue souffrance est préférable à une mort « soudaine », car elle figure le temps de la pénitence, comme un rappel de la proximité du Jugement. La critique pascalienne du divertissement, donc des fausses consolations, se comprend sur la base de cette apologie de la mort lente – ennui et souffrance sont, en même temps que des épreuves de la misère humaine, des conditions de la rédemption.

Nous sommes bien loin, aujourd’hui, de penser que la « mort soudaine » est « seule à craindre ». Dans son article sur l’accompagnement de la fin de vie, Ricœur insiste sur le caractère devenu intolérable des discours doloristes qui instaurent la souffrance en signe d’un salut prochain. De même qu’il fallait « renoncer à Hegel » dans le champ de la philosophie de l’histoire6, il faut renoncer aux théodicées qui légitiment la souffrance interprétée comme la conséquence d’une faute. Les soins palliatifs et, dans une certaine mesure, l’euthanasie peuvent être interprétés comme une réplique à la logique de rétribution qui, longtemps, a associé les douleurs de l’agonie à un écho lointain du péché originel. Le rejet du dolorisme a du reste une origine commune avec celui qui nous forçait à renoncer à la théodicée historique.

À la croisée de la mort de Dieu et des tragédies historiques du xxe siècle se trouve une épreuve que nous pouvons nommer le « pire que la mort ». Les approches de la mort et de la souffrance ne peuvent plus, désormais, se soustraire à une confrontation avec les crimes sans équivalent perpétrés au xxe siècle. Ce qui est pire que la mort ne s’identifie plus, comme c’était le cas pour Pascal, à la damnation. Le pire que la mort ne se situe plus après le décès, dans une éternité de peines, mais avant lui, dans une souffrance qui ôte au mourant jusqu’à la possibilité de se rapporter à sa propre mort. Cette transformation profonde du paysage de la désolation explique les revendications sociales en matière de suicide assisté et d’euthanasie.

Le fait que le mourant soit abandonné par l’évidence du salut met la société face à la seule évidence qui demeure : celle du caractère indéniable, et pourtant encore trop souvent nié, de la souffrance.

Que quelque chose de pire que la mort puisse être vécu dans la souffrance, et pas seulement craint dans le tremblement, comme l’angoisse de ne pas être sauvé, rend la consolation et l’accompagnement de la fin de vie plus difficiles. En ce sens, le fait que le mourant soit abandonné par l’évidence du salut met la société face à la seule évidence qui demeure : celle du caractère indéniable, et pourtant encore trop souvent nié, de la souffrance. Cette souffrance, dont émane la demande de mettre un terme à la vie, n’est pas une simple douleur, car elle cesse d’être l’indice d’un mal à combattre. Il s’agit d’une souffrance qui ne fait signe vers rien, parce qu’elle n’est pas un symptôme, mais un fait dont la seule signification est d’être intolérable.

C’est en pensant à cette souffrance que Ricœur dénonce, à propos de l’acharnement thérapeutique, « le non-dit qui se cache derrière un geste qui ne sait pas s’arrêter7 ». Ricœur renvoie ce non-dit à une certaine absolutisation de la (sur)vie biologique, à laquelle tout mériterait d’être sacrifié. Mais on pourrait aussi penser au geste technique, dont est faite une grande partie de la médecine contemporaine. Nulle place pour la consolation ici : ce que l’on exige, c’est la guérison ou, à défaut, la survie biologique du patient. Il existe un lien entre l’acharnement thérapeutique et le refus de la consolation comme divertissement : la souffrance est toujours présumée être du côté de la vérité, tandis que le réconfort relèverait d’une forme d’évitement de conscience. 

Les institutions de la consolation

D’où une question inédite : peut-on offrir activement la mort en guise de consolation ? La souffrance nue, insensée et contre-finale constitue un démenti aux consolations antiques qui visaient à établir entre le sujet et sa mort prochaine un rapport d’indifférence. C’est en particulier le cas de la morale stoïcienne qu’on mobilise souvent, mais à tort, pour justifier la légalisation de l’euthanasie. Nous n’en sommes plus, aujourd’hui, à la revendication de la mort comme choix héroïque manifestant la liberté ; la demande d’interruption de la vie est, pour nous, d’abord une demande d’interruption de la souffrance. Là où le suicide des stoïciens marquait le triomphe de l’autonomie, les débats contemporains sur la fin de vie font paraître, au cœur de l’autonomie, une hétéronomie fondamentale.

Reste-t-il pourtant quelque chose de l’idéal stoïcien dans l’exigence de voir aujourd’hui légalisée l’euthanasie ? Pour répondre à cette question, il faut se référer à un autre croisement entre la question de la fin de vie et le problème de la consolation : tous deux se situent à la jonction de l’intime et du politique. En effet, la consolation se place dans un champ qui excède le partage entre l’individuel et le collectif. Il existe des deuils personnels qui s’articulent à des deuils collectifs, d’autres qui se voient dénier leur caractère public, lorsqu’on interdit à une communauté de pleurer ses morts. La consolation est une tentative privée qui engage parfois tout un cérémonial collectif : il y a des institutions de la consolation (les « pleureuses » à Rome). Ce point de rencontre nous rappelle que la mort, même si elle est à chaque fois un événement singulier pour le mourant, est aussi un phénomène social.

De ce point de vue, il est non seulement inévitable, mais aussi souhaitable, que les questions du suicide assisté et de l’euthanasie se posent dans des sociétés sécularisées, c’est-à-dire des sociétés où l’enjeu de la mort n’est plus d’abord le salut, mais la dignité de la vie humaine. Que les institutions prennent en charge la question de la mort ne doit pas heurter davantage que le fait qu’elles assument une fonction de consolation ou de commémoration : cela rappelle leur finitude, c’est-à-dire leur lien avec la perte d’un savoir absolu sur ce que signifie être ensemble. La question qui se pose est plutôt de savoir si la légalisation de l’euthanasie constitue une réponse adéquate à cet accueil politique des incertitudes liées à la mort. Le risque est que la légalisation se cale sur une gestion de la mort plutôt que sur une reconnaissance du caractère intolérable de certaines souffrances.

Ricœur plaçait l’acharnement thérapeutique et la légalisation de l’euthanasie sous un même soupçon : il s’agirait là de deux « tentations de faire le bien8 ». Par différence avec les soins palliatifs comme démarche en vue du moindre mal, l’euthanasie active manifesterait un souci de ramener la fin de vie aux dimensions d’un problème qu’il est possible de résoudre techniquement au nom d’un idéal de la vie digne.

Politiquement, cette « tentation de faire le bien » est problématique, même s’il appartient à la liberté de l’individu de décider des conditions dans lesquelles sa vie demeure vivable. Présentée comme une solution à la souffrance, la mort administrée par le corps médical prend le risque de nous réconcilier à trop bon compte avec l’incertitude foncière relative à ce que signifie mourir. La réconciliation promet davantage que la consolation puisqu’elle abolit purement et simplement la souffrance. Mais ce qu’elle promet, est-elle en mesure de le tenir ?

  • 1. Paul Ricœur, « Accompagner la vie jusqu’à la mort » [2000], Esprit, mars-avril 2006. L’article de Michaël Fœssel est issu d’une intervention pour l’association Paul Ricœur le 14 janvier 2023.
  • 2. P. Ricœur, Vivant jusqu’à la mort, suivi de Fragments, préface d’Olivier Abel, Paris, Seuil, coll. « La couleur des idées », 2007 (rééd. « Points essais », 2019).
  • 3. Voir Boèce, La Consolation de philosophie [vers 526], éd. Jean-Yves Guillaumin, Paris, Les Belles Lettres, coll. « La roue à livres », 2002.
  • 4. Je me permets de renvoyer à Michaël Fœssel, Le Temps de la consolation, Paris, Seuil, coll. « L’ordre philosophique », 2015 (rééd. « Points essais », 2017).
  • 5. Blaise Pascal, Pensées. Opuscules et lettres, éd. Philippe Sellier, Paris, Classiques Garnier, coll. « Bibliothèque du xviie siècle », 2010, pensée 781, p. 622.
  • 6. P. Ricœur, Temps et récit, t. III, Le temps raconté, Paris, Seuil, coll. « L’ordre philosophique », 1985, partie II, ch. 6, p. 280-299.
  • 7. P. Ricœur, « Accompagner la vie jusqu’à la mort », art.cité, p. 319.
  • 8. P. Ricœur, « Accompagner la vie jusqu’à la mort », art.cité, p. 318.

 

 

Source REVUE ESPRIT - Décembre 2023. 

LA MORT ASSISTÉE-

Un geste ou une parole devraient suffire, et pourtant… Consoler est une activité difficile qui implique de prendre la parole sur une souffrance que l’on ne partage pas, mais à laquelle on cherche à prendre part. Comment, sans la trahir, se frayer un chemin jusqu’à l’intimité de l’autre ? Quels mots employer qui ne suscitent pas le soupçon ?

Ces questions relèvent aujourd’hui de la psychologie ou de la religion. Pourtant, la philosophie a longtemps été un baume pour les douleurs humaines. De Platon à Boèce en passant par les stoïciens, la raison s’impose comme la grande consolatrice. En s’appuyant sur cette tradition, ce livre propose dans un premier temps une grammaire de la consolation. Acte social qui mobilise le langage, la consolation dit quelque chose de la condition humaine. Si elle ne résorbe pas la souffrance, elle répond à la « souffrance de la souffrance » qui est solitude, honte ou culpabilité. Le consolateur apprend à vivre au-delà du point où cela semble impossible.

Si l’homme est un animal qui a besoin de consolation, il reste que la philosophie moderne semble avoir abandonné le projet de satisfaire ce désir. Nous ne croyons plus qu’il existe un savoir qui, à lui seul, permette d’affronter les tourments de la vie. Cette défiance constitue un événement dont ce livre, dans sa deuxième partie, retrace l’histoire. L’auteur montre que nous vivons le « temps de la consolation », c’est-à-dire un temps marqué par la perte des modèles communautaires, rationnels et amoureux qui justifiaient l’existence face au pire. Repenser la consolation, c’est éviter le double écueil de la restauration de ces anciens modèles et du renoncement mélancolique au sens.

 

Michaël Fœssel, né en 1974, est philosophe, maître de conférences à l’université de Bourgogne et professeur à l’École polytechnique. Il est notamment l’auteur de La Privation de l’intime (Seuil, 2008) et d’ Après la fin du monde. Critique de la raison apocalyptique (Seuil, 2012).

LA MORT ASSISTÉE-

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Publié le par JF GUERRY
 


Samedi 7 mars 2026
Château Saint-Antoine
Marseille
10 heures - 17 heures



XVes Rencontres

Académie Maçonnique Provence





Retour au Centre :

L'égo, le mental, la conscience
 
 
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,

 
Les portes sont en dedans... encore convient-il de les pousser pour ne pas rester sur le seuil et aller au Centre pour se trouver, se retrouver dans l'Unité.
Notre boussole indique une seule direction, celle du Coeur.

 
À l'occasion des XVᵉˢ Rencontres de l'Académie Maçonnique Provence, nous avons aujourd'hui le plaisir de vous présenter notre première conférence de la journée :
 
De l’impersonnel au personnel

puis au supra-personnel,

le spirituel comme dynamique transpersonnelle
 
Mental, ego, moi, psychisme, âme, esprit, intériorité, subjectivité », liste loin d’être exhaustive... Nombreux sont les termes employés, souvent plus ou moins comme synonymes, pour évoquer l’organisation interne de l’être humain ; et, en la matière, chaque tradition (voire chaque auteur) possède son vocabulaire et ses notions plus ou moins spécifiques... Dans cette forêt obscure de mots et de représentations se pose la question de la « personne » humaine (avec ses vocables dérivés : « personnalité », « personnalisme », etc). À partir de ce nom d’origine latine façonné par des siècles d’histoire chrétienne et occidentale, la sphère « personnelle » renvoie à l’intériorité humaine dans toute sa richesse et sa complexité, entre corps, âme et esprit. Et Esprit ? Car le Divin peut, lui aussi, se faire « personnel »… ou non. Comment donc s’y retrouver ? 


Eric VINSON

Docteur en philosophie politique,
chercheur associé au laboratoire GSRL (EPHE-CNRS)


 
Docteur en philosophie politique, chercheur associé au laboratoire GSRL (EPHE-CNRS), Eric Vinson est un enseignant, formateur, consultant et journaliste français spécialisé sur le religieux, le spirituel et la laïcité, et en particulier sur l'implantation en Occident du bouddhisme himalayen. Thématiques sur lesquelles il enseigne notamment à l'Université de Bourgogne (religiologie), à l’Université catholique de Lyon (introduction au bouddhisme) et à l'Université Jean Moulin - Lyon 3. Directeur pédagogique de l’IEB (Institut d’Études Bouddhiques), il a notamment été responsable d’"Emouna, l’Amphi des religions », le programme de formation interreligieuse et laïque de Sciences Po.
 


 
L'abonnement annuel 2026 est maintenu à 35 € et te donnera accès gratuitement (hors repas) aux deux rencontres de l'année 2026 ainsi qu'aux manifestations organisées par les Académies de Lyon, Lille, Dijon, Toulouse et Paris.

Nous comptons sur ton abonnement annuel, qui te permet une économie substantielle de 30% et qui nous aide grandement à organiser en toute sécurité ces Rencontres réservées aux Frères et Sœurs Maîtres de toutes les obédiences.

Dans le cas d'un non-abonnement annuel, la participation aux frais pour chaque journée est de 25€. 

Dans les deux cas, les frais de restauration sont de 25 € comprenant le café d'accueil, le repas (entrée, plat, fromage, dessert, boissons, café) ainsi que le pot de départ, lors de la séance de dédicace avec les auteurs.

À l’issue des conférences, nous vous enverrons les textes des conférenciers de même que l'enregistrement intégral des conférences et des échanges qui suivront.

 
Merci de diffuser cette invitation à tous
les Frères et Sœurs Maîtres de ton entourage.

 
Nous vous souhaitons un très beau début d'année 2026

Alain Boccard
Président
 
 
 
 
 

Contact : academie.maconnique.provence@gmail.com
Téléphone: 06 ​42 26 75 95

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