Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
18 Mai 2016
Un lecteur du Blog m’a fait passer il y a quelques temps, un extrait de l’interview de Svetlana Aleksandrovna Aleksievitch prix nobel de littérature en 2015 et lauréate de bien d’autres Prix et distinctions, journaliste, écrivaine. Sa méthode de travail est l’écoute du peuple elle manie le stylo, mais aussi le micro. Elle a été récompensée pour l’ensemble de son œuvre qu’elle décrit ainsi :
Le Franc-Maçon ardent défenseur de la Liberté considère que celle-ci est la porte d’accès au bonheur individuel et universel, l’œuvre de Svetlana Aleksandrovna remet en question cette affirmation, non pas de la nécessaire Liberté, mais de l’aptitude de l’homme au bonheur. Cela interroge est-ce une particularité de ce que l’on qualifie souvent de ‘l’âme slave’ ou est-ce un phénomène commun à tous les peuples. Est-ce propre à nos racines judéo chrétienne en relation avec l’expiation de la faute originelle ?
La clairvoyance, la manière factuelle d’aborder cette question de la confusion entre le bien et le mal est de nature à nous interroger en effet sur notre capacité a atteindre le bonheur et la Liberté pour tous ou du moins d’être en chemin.
Une explication est peut être notre égoïsme, notre égocentrisme, le refus des différences. Pratiquer le bien certes mais d’abord pour nous même. S’ériger en moraliste sans éthique. Demander aux autres de faire, ce que nous ne faisons pas nous mêmes. Placer notre Vanité au-dessus de notre humilité. Croire que nous pouvons êtres démiurges au service de nous-même. Privilégier l’individuel à l’Universel, donner le change, mettre le masque.
Quand l’auteur parle de ce mal qui atteint les jeunes gens « lumineux » c’est sans doute leur ambition démesurée, qui les aveugles. L’approche de la Lumière demande du temps, de la connaissance, de l’expérience l’écoute des vieux sages est souvent plus enrichissante que celle des jeunes prodiges, la noble Chevalerie est avant tout spirituelle.
Bien sûr prétendre changer l’homme est une forme de vanité, mais un travail constant sur soi, une rectification constante avec l’équerre, l’aide de mes Frères et du Grand Architecte, peuvent peut-être faire pencher le roseau vers le bien.
Dans « l’homme rouge » à propos de la pérestroïka, l’auteur écrit sur les propos recueillis avec son micro :
A propos des camps et des horreurs.
Pour les laissés pour compte, les nostalgiques du communisme.
Svetlana Aleksandrovna, inlassablement le stylo et le micro à la main, avec acuité et fidélité, trace, burine la mémoire de cette tragédie, de ce projet insensé du communisme de transformer l’homme ancien, le vieil Adam en « homosovieticus », une folie de vouloir uniformiser l’homme.
JFG
Pour aller plus loin :
Ecouter : Radio France Culture : Tchernobyl signifie "absinthe" en russe. En 2000, René Farabet signait cette création radiophonique de 90 minutes articulée autour de la déflagration de la catastrophe nucléaire en Ukraine, au coeur de l'oeuvre de Svetlana Alexievitch, "La Supplication"
Et bien d’autres émissions.
Lire : « La Fin de l’homme rouge »
Source Wikipédia.
Svetlana Aleksandrovna Aleksievitch) née le 31 mai 1948 à Stanislav, est une personnalité littéraire et journaliste russophone soviétique puis biélorusse, dissidente soutenue par le PEN club et la fondation Soros.(rien à voir avec Monsieur LE PEN, le pen est ici le mot anglais
Le 8 octobre 2015, le prix Nobel de littérature lui est attribué pour « son œuvre polyphonique, mémorial de la souffrance et du courage à notre époque », ce qui fait d'elle la première femme de langue russe à recevoir la distinction4
En 2013, son livre La Fin de l’homme rouge ou le Temps du désenchantement, qui recueille des centaines de témoignages dans différentes régions de l’espace post-soviétique, remporte le prix Médicis essai et est sacré « meilleur livre de l'année » par le magazine Lire.