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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par YANN
La Tour de Babel peinture de Pieter Brueghel l'Ancien conservée au Kunsthistoriches Muséum de Vienne

La Tour de Babel peinture de Pieter Brueghel l'Ancien conservée au Kunsthistoriches Muséum de Vienne

De l'enseignement des langues étrangères

J'ai commis quelques blogs sur les insuffisances de l'enseignement en général et sur celui des langues en particulier. Une réforme à cet égard devient urgente pour aider nos jeunes à trouver un emploi à l'étranger. Mais il convient de renoncer aux méthodes obsolètes. Car tout le secret des langues est dans l'accent. On vous parlera de grammaire, d'orthographe, de littérature. Sornettes ! Ce qui compte, c'est la langue parlée. Ainsi moi, dès ma plus tendre enfance, j'ai eu le don des langues. A la façon dont je disais " Pipi! " un Chinois m'eût compris. En l'occurrence il s'agissait de l'accent de la conviction. On ne saurait exagérer I' importance de cet accent. Ainsi un jour, dans un pays africain dont je ne veux pas me rappeler le nom, un individu me mit un couteau sous le nez au coin d'une rue déserte et me dit quelque chose qui ressemblait à "Hrnxmlz przgzash!" Croyez-le si vous voulez, sans savoir un mot de cette langue, je compris immédiatement et comme par intuition qu'il me demandait de lui remettre mon portefeuille. Qu'on rapproche cet exemple de ce que j'ai déjà dit des méthodes actives en matière d'enseignement, et on aura les bases d'une saine pédagogie des langues.  

Je m'explique. Lorsque j'étais au collège, j'avais un professeur d'anglais épouvantablement rétrograde. Il me faisait apprendre par cœur des règles de grammaire : "On emploie l'article défini, premièrement… premièrement ... C'est tout ? Il m'enseignait des rudiments d'étymologie, de morphologie et stylistique. II m'avait même révélé l'existence d'une littérature anglaise, dangereux secret qu'on a bien raison maintenant de cacher à notre jeunesse studieuse. Mais surtout il commettait l'inqualifiable hérésie de m'indiquer en français le sens des mots que je ne connaissais pas. Par exemple on rencontrait le mot dairy. Il me disait :  

Dairy, ça veut dite laiterie. Répète.  

Dairy, ça veut dire laiterie. 

- Bon. Dairy, laiterie. Répète encore.  

Dairy, laiterie  

- Ça va, écris-le sur ton cahier. " 

 

S'il avait été au courant des méthodes modernes, il aurait dû éviter le mot " laiterie " comme la peste. Il aurait dû éviter de parler français. Il n'aurait pas dû parler du tout. Il aurait essayé de faire naître en moi l'idée de laiterie sans se servir du langage articulé. Il aurait commencé par faire les cornes avec ses doigts en prononçant "Meuh ! Meuh ! " à plusieurs reprises. Puis il aurait fait mine de s'accroupir et de traire une vache tout en émettant une onomatopée expressive : " Pschitt ! Pschitt ! " Sur quoi j'aurais levé le doigt en criant :  

"C'est de l'eau Périer, m'sieur l" 

 Il aurait encore eu la ressource de dessiner une laiterie au tableau. Rien de tout cela. Il se contentait de m'apprendre l'anglais. Résultat ? Navrant. Je suis capable de tenir une conversation politique, littéraire ou privée avec une personne normale – comme s'il y avait des personnes normales et comme si la conversation n'était pas une pure perte de temps. Je suis capable de comprendre les éditoriaux de presse alors qu'aucun individu sensé ne se préoccupe de pareilles sornettes. Bref, je suis capable de tout ce qui ne sert à rien. Mais en fait d'efficience, zéro. Je ne possède pas de l'anglais cette connaissance dynamique, sensorielle et viscérale qui est indispensable au pithécanthrope d'action du 21ème siècle pour faire face aux grandes tâches que lui réserve l'avenir.  

D'ailleurs, c'est bien simple ; demandez à un père de famille s'il est satisfait de la façon dont son fils apprend l'anglais. Il vous répondra invariablement : " Peuh ! ‘’ On lui fait perdre son temps à traduire des tas de machins, mais quand nous sommes allés à Folkestone en famille l'été dernier, il n'a même pas été fichu d'appeler un taxi ! " Savoir appeler un taxi est en effet de nos jours le fin du fin de la vertu linguistique. C'est si vrai que j'ai moi-même beaucoup travaillé cette question et comblé ainsi les fâcheuses lacunes qu'avait laissées mon professeur dans ma connaissance des langues. Tout est dans l'accent. Par exemple, en Angleterre, je crie : "Hello! Tâxy !", en Allemagne: " Achtung! Taagziii! Donnerwetter! Schweinkopf! Taagzii!", en Espagne : "Ollé, ollé ! Tassi ! Tassi !

Au fond, la plupart des maux de l'humanité, à mon sens, viennent de ce que l'on a voulu apprendre les langues des autres peuples, alors qu'il aurait suffi de les laisser s'entre- pénétrer. Cette histoire de la Tour de Babel, par exemple, … 

Triste épilogue

Vous avez apprécié l'humour de ce blog ? Il faut bien trouver un exutoire à la faillite économique et financière doublée maintenant d'une faillite morale qui affectent notre cher Pays ; berceau des Droits de l'homme ou cénotaphe ?

 

Yann.

BLOG DE YANN : De l'enseignement des langues étrangères

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Publié le par Jean-François Guerry
LES MYTHES GRECS

LES MYTHES GRECS

DIFFUSION, CONVERGENCE, FUSION, CONFLUENCE, ESPÉRANCE, …

 

 

R

ené Guénon penseur reconnu a apporté ses expériences religieuses et spirituelles dans le creuset maçonnique, ce nomade de la spiritualité est allé se confronter aux diverses sources et valeurs véhiculées par les religions. Il a tracé ainsi, les contours d’une religion universelle, qu’il a nommé Tradition Primordiale. La Franc-maçonnerie dans sa forme spéculative dès ses débuts c’est défini comme un Centre d’union fraternelle, avec pour mission, pour objectif de réunir ce qui est épars à la fois en nous et dans le monde, de relier les hommes entre eux. La subtilité et la force de la Franc-maçonnerie est quelle est capable d’agréger en son sein des hommes différents, ceux qui croient au ciel, ceux qui croient à la terre, ceux qui croient aux deux, ceux qui doutent, dans sa forme traditionnelle la Franc-maçonnerie rassemble ceux qui croient en un principe créateur qu’ils définissent comme Grand Architecte de l’Univers. Principe capable de générer l’Ordre à partir et après le chaos, de faire régner la Lumière à partir des ténèbres. (Ordo ab chao – Lux ex tenebris.) Elle a un caractère universel. Là se pose le problème de la définition du concept de religion qui est philosophique, car il s’inscrit dans le champ de l’universalité que le relativisme culturel des études d’ethnologie ou d’histoire des religions a rendue caduque. Ainsi l’historicisation du concept a pris la place de sa définition. C’est là qu’il devient intéressant de regarder deux thèses qui s’oppose le diffusionnisme et l’évolutionnisme.

Bientôt les chercheurs en histoire des religions, se posèrent la question : comment expliquer les analogies entre les faits religieux relevant de cultures distinctes dans l’espace et le temps ? Une nouvelle discipline allait naître l’histoire comparée des religions. On en revient au début de ma réflexion et sur le travail de recherche et de pratique de René Guénon. La Franc-maçonnerie qui ne s’attache pas aux dogmes religieux, néanmoins reconnaît les valeurs et les vertus des religions, constructrices d’une morale universelle ou primordiale. Selon Dario Sabbatucci, le déclin des thèses évolutionnistes, a vu l’apparition de quatre nouvelles réponses : le « diffusionnisme », il explique les analogies interreligieuses par la transmission des faits religieux d’une culture à une autre, on est dans une perspective ethnologique pour expliquer l’historicité des religions. La deuxième réponse est le « révélationnisme » qui cherche dans les analogies la preuve que toutes les religions dérivent d’une unique religion révélée, on est là dans une thèse plus religieuse que scientifique. La troisième réponse est « phénoménologique » dans les analogies, l’on voit la présence d’une unique réalité religieuse, transcendant les expressions phénoménales particulières. C’est une réponse très philosophique postkantienne. Enfin, la quatrième réponse est le « psychologisme », il interprète les analogies comme des convergences, c’est-à-dire comme des manifestations de mécanismes psychiques permanents et connaturels à l’homme c’est la réponse de C G Jung. Ces quatre réponses, semblent à la fois diffuses, parfois obscures et différentes et aussi dans leurs finalités souvent convergentes, c’est du moins mon ressenti personnel. Cela nous ramène une fois de plus au concept de religion primordiale rattachée à l’un. L’un est tout, et tout est dans l’un.

Raffaele Pettazzoni, historien des religions en vient même à nier les analogies comme des clefs d’interprétation, lesquelles renvoient d’une religion à une autre ou tout simplement à une religion unique, universelle. Il se souciera de l’étude du fait religieux lui-même en tant que création culturelle et non plus en tant qu’effet d’une cause déterminante.

 

Arrêtons-nous un instant sur deux réponses précédentes le diffusionnisme et l’évolutionnisme.  

 

En anthropologie culturelle, dans l’étude de l’être humain et des sociétés humaines, le diffusionnisme est reconnu. En particulier quand nous regardons l’histoire et l’historicité des grandes religions.[1]La diffusion du spirituel, du religieux, du sacré dans nos sociétés modernes est factuel quel en est la cause ? [2]

C’est le dogmatisme religieux qui œuvra trop longtemps à séparer avec violence le profane et le sacré. La Franc-maçonnerie, elle admet une doctrine du juste milieu, plus harmonieuse tout en faisant la distinction entre profane et sacré, Amour de Dieu (principe) et Amour des hommes.

À propos du diffusionnisme Roger Bastide le caractérise ainsi, propagation des idées, mais aussi des traits culturels, des biens spirituels (parmi lesquels mythes et rites.) autant que matériels (Techniques.) de la société où ils sont apparus, à des sociétés culturellement différentes et ce oralement, par l’écriture ou toutes autres médias. Alfred Radcliffe-Brown bien qu’opposé au diffusionnisme à la fin de sa vie finit par admettre qu’une société était capable d’en influencer une autre et de provoquer en elle des changements.

Le diffusionnisme s’oppose à l’évolutionnisme : l’évolutionniste pense que des sociétés quand elles parviennent au même stade d’évolution maîtrisent les mêmes techniques au même moment de l’histoire, une sorte de convergence. Le diffusionniste lui pense qu’il y a des passerelles entre les sociétés qui permettent à terme la diffusion des connaissances. En réalité, au final je dirais le résultat est le même. Il y a cependant une différence notoire le diffusionnisme (pour moi) est créateur sur le plan culturel d’une colonie de perroquets, qui réduit le potentiel de création humain, gommant les différences qui enrichissent. Nous n’aurions en fait aucune influence et serions soumis à des éléments naturels, par nature identiques. L’évolutionnisme lui dans sa forme la plus pure, s’il admet les successions de faits identiques sur le plan culturels et social croit cependant en une force organisatrice de ces faits, un Ordre, je dirais cosmique qui n’est pas dû au hasard. La part de l’humain, et sa part de libre arbitre est très réduite pour les partisans du diffusionnisme. Le réel est peut-être entre les deux ou un mélange des deux, l’homme à l’origine est-il d’une seule race d’hominidé ou produit d’un métissage ? Y a-t-il eu à l’origine une seule langue, qui s’est traduite par plusieurs langages ? Où plusieurs langues et plusieurs langages à partir de chaque langue ? Ces questions semblent éloignées de l’initiation maçonnique, pourtant ce sont des questions concernant le ou les commencements et l’initiation est commencement et mouvement. Empédocle d’Agrigente en Sicile le présocratique à été influencé par Pythagore, Parménide nous avons retenu de lui sa conception de l’univers, il croyait en deux mouvements celui de la haine et celui de l’Amour, la haine qui sépare et l’Amour voie de l’unité. Dans notre quête initiatique le monde antique nous propose une série de mythes susceptibles de nous donner des explications raisonnées, nous sommes donc d’abord dans le muthos plus que dans le logos. Un monde du multiple, du diffus, un monde de diffusion, mais qui provient de l’Un. Une diffusion nocive, négative, une dégradation, à laquelle Plotin voulut mettre fin par la recherche de la convergence vers l’Un, le retour vers l’Unité harmonieuse primordiale qui est tout [3]. Faut-il diffuser à l’excès au risque de perdre l’essence, la valeur, l’unité des choses, les serments, les secrets sont-ils inutiles ? La philosophie moderne avec Descartes, Kant, en plaçant l’homme au centre a opéré une véritable révolution, à mon sens une orientation vers l’évolutionnisme. Kant défend la thèse de l’épigenèse[4] c’est-à-dire le constructivisme, la construction de l’homme cela évidemment nous parle ! Sur le plan scientifique cette théorie kantienne ne tient pas, sur le plan initiatique la construction et la capacité de perfectionnement de l’homme est évidente. J’ai à me perfectionner. C’est une formidable espérance et non pas un espoir, l’homme est en capacité ici et maintenant, d’agir sur lui-même et sur le monde sans attendre de manière passive de se réaliser peut-être dans le mystère de l’au-delà. C’est un moteur essentiel pour l’humanité qui s’est mis en route, on peut dès lors espérer améliorer le cours de l’histoire, de notre histoire, et de l’histoire de tous. Même si cela demande des efforts individuels et collectifs n’est-ce pas les voies qui nous sont tracées ?

L’intuition de Kant en 1786 précéda l’évolutionnisme de Darwin en 1859, le siècle des Lumières consacre la possibilité du bonheur sur cette terre, mettant fin à l’eschatologie individuelle, l’espérance repoussée à l’au-delà, pour l’actualiser ici et maintenant. C’est donc aux générations actuelles et futures de faire quelques sacrifices pour accélérer l’histoire du bonheur sur terre, est-ce encore dans l’esprit du temps ? Sommes-nous prêts à renoncer à nos privilèges, à faire des sacrifices pour le bonheur de l’humanité, je crains que non, nous nous enfonçons dans l’individualisme, le sacré des droits individuels primant sur les droits collectifs et le renoncement à nos devoirs au Devoir. Cependant il nous faut prendre conscience de la tentation de la perfection du bien, de la pureté du bien, qui conduit au totalitarisme et à l’exclusion qui n’est pas une exclusivité de droite ou de gauche en face de nous il y a les miroirs du communisme et du fascisme.

La Franc-maçonnerie nous aide, nous soutient, et nous encourage au combat contre toutes les idéologies, les despotismes, les totalitarismes, elle s’oppose à ses déviances destructrices et créatrices de haine, de violence et d’exclusion.

Nos rites et leurs rituels nous aident à répondre aux questions existentielles : d’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? En relation avec le diffusionnisme et l’évolutionnisme, il se pose une question où se situent les rites par rapport aux légendes et contes, en amont ou en aval. Les rites sont-ils apparus avec les légendes et contes, où l’inverse. Le folkloriste russe Vladimir Iakovlevitch Propp [5]affirme que les contes merveilleux sont des dérivés de rites et de cultes religieux archaïques, parce qu’ils ont la même forme, sans pour autant admettre un foyer unique de naissance, il n’est donc pas diffusionniste pour le conte est un avatar du rite. Cependant en recherchant l’origine historique des contes il devient malgré lui un diffusionniste, il situe les rites en amont des contes. Un anthropologue britannique Arthur Maurice Hocart a publié : Au commencement était le rite, de l’origine des sociétés humaines.[6] Hocart était contemporain de René Guénon mais il ne semble pas qu’ils se soient rencontrés. Hocart développe la thèse que les rites de création et de passage sont antérieurs aux mythes, il pense à une structure commune donc il est diffusionniste. Un autre penseur René Girard, avec sa théorie du mimétisme souligne le comportement social univoque propre à la convergence, les mêmes causes provoquant les mêmes effets. Il dira que cela provoque des tensions sociales qui nous conduisent à la recherche d’un « bouc émissaire ».

Revenons à René Guénon et sa théorie de la source primitive, de la religion primordiale, avec un principe universelle unique divin et notre capacité de retrouver ce principe par une ascèse intellectuelle et spirituelle. Il déplore la perte de la Tradition, c’est-à-dire de la transmission, qui nous éloigne du principe. Ainsi nous sommes dans l’ère du matérialisme, du quantitatif au détriment du qualitatif. Nous sommes en tant que Maçons à la quête d’une Parole perdue, comparable sans doute au Paradis perdu des chrétiens, l’expression de mon temps prend ici tout son sens ! Pour conclure, la réflexion reste ouverte, l’initiation est commencement.

NB : En complément documents que j’ai reçu d’un lecteur du Blog.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] Dario Sabbatucci- Les grandes religions universelles- L’impossibilité de dissocier les religions des unités culturelles sert de fondement à une science historico-religieuse qui tend à identifier les cultures singulières à travers leurs expressions religieuses. Mais à cette indissociabilité semblent faire exception les grandes religions universelles telles que le bouddhisme, le christianisme, l’islam. Précisément en tant quelles sont universelles, elles prétendent transcender les cultures particulières et se présentent comme valeur pour tout homme, quelle que soit l’époque, ou la zone culturelle, à laquelle il appartient.

[2] Roger Bastide – C’est dans l’étude des évolutions techniques, économiques, de la naissance de nouvelles formes du pouvoir politique des changements de structures sociales que le phénomène de « désacralisation » apparaît ; mais il est plutôt postulé que montré… Les missionnaires dénoncent l’influence de l’école laïque, soit l’imitation de l’athéisme social. Mais il suffit de songer à ce que l’on sait de la pénétration du religieux dans le profane pour reconnaître que ce sont les Églises chrétiennes, en séparant radicalement le domaine du sacré, relevant de la loi divine, de celui du profane relevant du droit naturel et de la morale qui ont entamé le travail de désacralisation, anéantissant des pans entiers de civilisations tribales ou traditionnelles.

[3] C’est bien à l’alchimiste Zozime de Panopolis que l’on doit : Un est le Tout, par lui le Tout et vers lui retourne le Tout ; et si l’Un ne convient pas le Tout, le Tout n’est rien.

[4]  Théorie selon laquelle l'embryon se constitue graduellement dans l'œuf par formation successive de parties nouvelles.

[5] Vladimir Propp – Morphologie du Conte- et les Racines historiques du conte merveilleux- Éditions du Seuil et NRF Gallimard.

[6] Arthur Maurice Hocart- Au commencement était le rite. De l’origine des sociétés humaines. Éditions la Découverte. Extraits :   Se pourrait-il donc - et telle est l'hypothèse provocante soutenue par l'auteur - que tout ce que nous appelons la civilisation, et toutes les institutions caractéristiques des sociétés humaines proviennent du développement et de la transformation d'activités rituelles qui se sont peu à peu répandues dans le monde entier ?

Hocart avait établi quelques grandes thèses qui peuvent toujours servir de base à une théorie anthropologique unitaire, et que l'on peut regrouper autour de quatre propositions principales. Premièrement, l'origine rituelle de la culture, c'est-à-dire l'idée que les techniques et les institutions qui caractérisent les sociétés humaines répondent, en première instance, à des exigences cultuelles ou magico-religieuses : une culture, c'est d'abord une forme de culte. Deuxièmement, l'unité de tous les rites, du double point de vue de leur fonction et de leur structure, car ils ont pour objectif commun de promouvoir la vie, c'est-à-dire la stabilité et la prospérité des sociétés et de leurs membres, et tous sont agencés suivant le même scénario et constitués des mêmes traits, diversement développés, combinés ou hiérarchisés. Troisièmement, l'origine royale de tous les rites, qui apparaissent comme des modèles réduits ou des éléments détachés de la cérémonie d'intronisation. Quatrièmement, la découverte que les premiers rois furent des rois morts, c'est-à-dire des victimes sacrificielles, et que le sacrifice humain serait donc à l'origine de tous les grands rituels.

L'homme est un animal créateur de coutumes : c'est là, peut-être, son trait le plus saillant. Car, si d'autres animaux transmettent par l'exemple des habitudes qu'ils ont acquises par l'expérience, c'est seulement à un très faible degré. Mais l'homme a tellement développé cette aptitude que la coutume peut même, chez lui, l'emporter sur ses instincts les plus fondamentaux - ceux relatifs à la nourriture et au sexe. Le comportement d'un homme n'est pas déterminé seulement par la structure de son système nerveux mais aussi par l'enseignement de ses aînés ; il est le résultat de deux facteurs : sa nature et son éducation.

Malgré de grandes différences de culture et d'environnement, il est remarquable que tous ces peuples emploient des méthodes semblables. S'il avait eu l'ouverture d'esprit d'un Hérodote, l'Européen moderne aurait immédiatement cherché l'explication la plus plausible de cette identité dans une origine commune. Malheureusement, une telle ouverture d'esprit est fort peu répandue. Toutes sortes de blocages mentaux se sont produits, certains purement personnels, qu'il n'est pas nécessaire de préciser ici. Notre propos est de reconstruire l'histoire de la pensée sans nous autoriser à négliger aucune hypothèse qui pourrait se révéler féconde. Nous adopterons l'hypothèse la plus évidente, celle d'une origine commune, et nous verrons jusqu'où elle peut nous conduire.

Pourquoi rappeler ce qui fut fait auparavant, nous ne le savons pas. Le fait est que les hommes jugent nécessaire le fait de réciter ce qui a eu lieu autrefois. Nous ne faisons pas autrement : tout notre cérémonial est gouverné par les précédents. Tant au parlement qu'à l'église, la pratique s'appuie sur une pratique antérieure, dont le rappel peut occuper des registres entiers. On fait généralement l'hypothèse que cet amour du précédent est inné mais cela reste à prouver ; il s'agit, bien plus probablement, d'une habitude.

 

Nous sommes parvenus à la conclusion que les mythes de création, récités à l'occasion des rites de création, rappellent des précédents véritables ; nous pouvons la généraliser aux mythes qui sont détachés du rituel et conclure qu'ils sont la mémoire de rites disparus.

Dès 1909, Van Gennep [6] découvrit l'existence d'une ressemblance générale entre les cérémonies de naissance, d'enfance, de puberté, de fiançailles, de mariage, de grossesse, de paternité, d'initiation religieuse et de funérailles. Il expliqua cette ressemblance générale en prêtant à ces cérémonies une finalité commune consistant à marquer le passage d'un individu d'un état bien défini à un autre état tout aussi bien défini. C'est pourquoi il les appela « rites de passage [6] », que l'on a traduit en anglais par transition rites. Van Gennep englobe sous ce terme non seulement les rites que j'ai mentionnés mais tous ceux qui marquent le passage d'un endroit à un autre ou d'un état à un autre, tel le passage d'une frontière ou d'un seuil, si bien que tous les rites deviennent des rites de passage et que la catégorie n'est plus pertinente.

L'expression ne me paraît pas bonne parce qu'elle met l'accent sur quelque chose d'inessentiel et tend ainsi à obscurcir la véritable nature de ces rites. Le passage d'un stade à un autre est le résultat de ces cérémonies et non leur cause.

L'expression « rite de passage » soulève aussi une autre objection : elle renvoie a un point de vue psychologique erroné. Van Gennep et la plupart de ceux qui se sont occupés des rites de passage ont parcouru le monde en reliant les unes aux autres des bribes de rituels sans guère sociétés « primitives ». On n'envisage même pas qu'ils puissent avoir d'innombrables années d'évolution derrière eux.les analyser en détail ni les mettre jamais en rapport avec la culture dont ils font partie, et en les expliquant à partir d'une idée préconçue de la psychologie des « primitifs ». Ils présentent ces rites comme s'ils émanaient directement, aujourd'hui encore, du cerveau collectif de ces

 

 

SOURCE BIBLIOGRAPHIQUE : Mythes et Concepts - Jean-Bernard Levy. Éditions Selena.
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Publié le par Jean-François Guerry
CONFÉRENCES : 5ÈMES RENCONTRES MAÇONNIQUE DE KERDRÉAN

 

BULLETIN D’INSCRIPTION

 

   Les Rencontres Maçonniques de Kerdréan

   Le Mercredi 5 Novembre 2025

   À 10 heures 00

Restaurant le Carpaccio 9 rue du Caire Pontivy  
ATTENTION NOMBRE DE PLACES LIMITÉ À 60

Nom- Prénom :                                                                              

Nb de Participants :     

   Important : Pour vous joindre si besoin votre mail ou téléphone :   

  Journée complète Conférences et Repas :  27 € X (nb) =   

Règlement par virement : Titulaire Association Regroupement Éthique des Anciens Amis des Mégalithes. Banque Crédit Agricole Auray.

RIB : IBAN : FR76  1600  6020  2100  8346  9963  008    BIC : AGRIFRPP860

           Par Chèque à l’ordre de l’Association Les Mégalithes- et Bulletin

Adressés à Mr Jean-François Guerry – 18 Rue de la Monnaie 35000 Rennes.

DATE LIMITE DE RÉSERVATION ET PAIEMENT 29 OCTOBRE 2025

Contact Jean-François Guerry : Tél : 06 16 82 73 16 de préférence par sms

mail : Réservation de la conférence

rencontresmaconniqueskerdrean@gmail.com

Marie Dominique Massoni

Marie Dominique Massoni

 

 

Marie-Dominique Massoni

 

Conférencière aux 5èmes Rencontres Maçonniques de Kerdréan

Le Mercredi 05 novembre 2025.

 

« Le surréalisme la pierre et l’étoile. »

 

Elle est poétesse, éditrice, créatrice, écrivaine, conférencière. Elle a été directrice de la Collection Voix d’initiées. Elle préside actuellement aux travaux de la Loge Nationale de Recherche de la Grande Loge féminine de France, elle est aussi Rédactrice en chef de sa Revue Les Cahiers Bathilde Vérité. Elle a participé à la création de l’Association Cinémaginaire du festival éponyme d’Argelès sur Mer.

 

Elle a été la présidente de la Fraternelle des écrivains maçonniques, elle a également contribué à la Revue S.U.R.R. (Surréalisme, Utopie, Rêve, Révolte) de 1996 à 2005. Elle à participé à l’ouvrage Bouche à Bouche de Eva et Jan Svankwarfero, elle est donc proche du Mouvement surréaliste de Prague.

 

C’est dire si sa quête maçonnique a partie liée avec le surréalisme, comme le témoigne sa participation à l’exposition en septembre 2024 : Le Château étoilé et la parole perdue, qui s’est tenue au Musée de la Franc-maçonnerie rue Cadet à Paris, elle en était une curatrice, guide et exposante.

                     

Marie-Dominique Massoni a reçu en 2015 le Prix littéraire de l’institut Maçonnique de France pour son essai : Du féminin et sa quête en Franc-maçonnerie. Éditions Detrad.

 

Pour Marie-Dominique Massoni : la mise en commun de la pensée est pour elle aussi essentielle que la création personnelle et elle fustige volontiers les narcissismes et egos surdimensionnés.

 

Ce sera une belle rencontre de qualité pour ces 5èmes Rencontres Maçonniques de Kerdréan de 2025.

 

 

        

CONFÉRENCES : 5ÈMES RENCONTRES MAÇONNIQUE DE KERDRÉAN
CONFÉRENCES : 5ÈMES RENCONTRES MAÇONNIQUE DE KERDRÉAN

 

Bibliographie :

 

  • Du féminin et sa quête en Franc-maçonnerie Éditions Detrad.
  • Que la Beauté l’orne. Éditions Numérilivre.
  • Les Cahiers Bathilde Vérité du N°1 au N°3. Éditions Numerilivre.
  • Femmes et initiation. Collection Voix d’initiées.
  • Sous la Peau des silences, Sous le Voile des Images Éditions Numerilivre.
  • Le Château étoilé et la parole perdue.

 

Extraits de ses écrits :

 

Les colonnes qu’Hermès aurait gravées ou déchiffrées n’auraient-telles par partie liée avec celles de Salomon, celles de la Franc-maçonnerie n’auraient-telles pas été « contaminées » par les légendes hermétiques ? A l’âge où je ne savais « ni lire ni écrire » j’imaginai plus d’une fois que le colonnes J et B contenaient la sagesse d’Hermès.

                                            Marie-Dominique Massoni. Ces quelques mots si inspirants et évocateurs terminent un travail de Marie-Dominique Massoni paru dans le 1er Cahier Bathilde Vérité sous le titre de Foisonnements d’Hermès. Page 26.

 

 Dans l’étymologie du nom d’Hermès et du tas de pierres que proposait Socrate, nous avons en germe l’idée qu’une pierre peut être vivante, donc engendrée. (…) De Marsille Ficin à Bathilde Vérité, c’est aussi le fil du souci de l’autre, de ce qui peut l’aider dans son chemin qui nous incite à suivre les cailloux d’Hermès et l’esprit de Bathilde.

                           Marie-Dominique Massoni. Cahier N°2 Bathilde Vérité. Thème général Hermès le retour. Pages 11 et 12.

 

Approcher l’Unité. Dans le pronaos du temple d’Apollon à Delphes était gravé un epsilon. Plutarque consacra un texte à cette lettre, sise en ce lieu qu’il connaissait si bien.

Apollon, selon lui représente l’unité. L’epsilon figurant le « ei » se lirait-il « si » ou bien « tu es » en écho au « Connais-toi toi-même » ? De l’unique et du complexe, qu’elle contient.

                                    Marie-Dominique Massoni. Cahier Bathilde Vérité N°3 Thème général Esprit es-tu là ? Matière que fais-tu ? Page 9.

 

De la nymphe Acanthe…

L’histoire de Callimaque semble prévaloir non seulement la mort mais le hasard, l’irrationnalité, comme présidant à l’invention de ce troisième ordre architectural. Serait-il ici question de la rencontre d’une nécessité intérieure avec une nécessité extérieure ? La beauté ne serait-elle pas le résultat d’une œuvre consciente, produite par un artisan respectant les règles, mais inventée par une « bonne femme », une nourrice, inspirée par une déesse, un cœur aimant et secourable, un giron hospitalier ?

                                                           Marie-Dominique Massoni. Que la Beauté l’Orne. Collection le franc-maçon dans le Temple. Éditions Numerilivre. Page 25.   

CONFÉRENCES : 5ÈMES RENCONTRES MAÇONNIQUE DE KERDRÉAN

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Publié le


Samedi 25 octobre 2025
Château Saint-Antoine
Marseille
10 heures - 17 heures



XIVes Rencontres

Académie Maçonnique Provence





De l'Orient à l'Occident,

poursuivons encore

notre chemin...



 
 
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,

Les Maîtres Maçons voyagent de l'Orient à l'Occident, et de l'Occident à l'Orient dans un cheminement incessant.
Nous poursuivons ce chemin à l'occasion des XIVes Rencontres de l'Académie Maçonnique Provence qui se dérouleront le samedi 25 octobre 2025 au Château Saint-Antoine à Marseille, pour la suite des conférences sur la thématique

 
De l'Orient à l'Occident,

poursuivons encore notre chemin...

 


Nous avons aujourd'hui le plaisir de vous présenter


Thierry ZARCONE
GLNF
Historien, Directeur de recherches au CNRS
Vénérable Maître de la Loge de recherche
Villard de Honnecourt



 
Thierry Zarcone, historien et anthropologue des religions, est directeur de recherches au CNRS (Groupe Société Religions Laïcités, Paris). Il a été professeur invité à l’Université de Kyoto et chargé d’enseignement à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence.
Ses principaux ouvrages sont : La Turquie moderne et l’islam (Flammarion, 2004) ; Le Croissant et le Compas. La franc-maçonnerie dans le monde musulman entre fascination et détestation (Dervy, 2015) ; Le Soufisme, voie mystique de l’islam (Gallimard, 2009) ; le Chamanisme de Sibérie et d’Asie centrale (écrit avec C. Stépanoff, Gallimard, 2011) ; Le Mystère Abd el-Kader. La franc-maçonnerie, la France et l’islam (Cerf 2019 – ouvrage couronné par l’Académie française en 2020) ; l’Islam déchiré. Le saint, le salafiste et le politique (Le Cerf, 2022).
 

 

Francs-Maçons et Rose-Croix,

à la découverte du confrérisme soufi

et de la chevalerie musulmane



 
Mon intervention s’emploie à préciser les liens – réels ou imaginés – que des sociétés initiatiques européennes, principalement la mouvance rose-croix et la franc-maçonnerie, ont pu entretenir avec l’Orient islamique et le soufisme. Après avoir clarifié ce que fut la tentation orientale de la Rose-Croix, j’aborderai la question des convergences entre la tradition maçonnique et les confréries soufies à la suite de l’introduction des loges dans l’Empire ottoman et en Iran, depuis le XIXe siècle. Je conclurai par une analyse des propositions faites par deux universitaires français (Bruno Étienne et Henry Corbin), à la fin du XXe siècle, pour une revitalisation mutuelle de la franc-maçonnerie occidentale avec les confréries soufies et la chevalerie spirituelle turco-persane (Futuwwa).


 
 

La journée est gratuite pour les abonnés 2025 de l'Académie Maçonnique Provence et des autres Académies régionales (Lille, Paris, Lyon, Dijon et Toulouse)

La participation aux frais pour la journée et de 25€ pour les non-abonnés auxquels s'ajoutent, le cas échéant, les frais de restauration (25€) comprenant le café d'accueil, le repas (entrée, plat, fromage, dessert, boissons, café) ainsi que le pot de départ.

À l’issue des conférences, nous vous enverrons les textes des conférenciers de même que l'enregistrement intégral des conférences et des échanges qui suivront.




 
Merci de diffuser cette invitation à tous
les Frères et Sœurs Maîtres de ton entourage.

 
Nous vous souhaitons un très bel été et vous prions de croire à nos sentiments les plus fraternels.
 

Alain Boccard
Président



PS: Les ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence
sont toujours disponibles en cliquant ICI:


Toujours disponibles :
Christophe Richard : Initiations, tantriques, initiations bouddhiques
David Taillades : Aperçus sur les origines médiévales de la Franc-maçonnerie
Alain-Noël Dubart: La Franc-maçonnerie entre passé et avenir
Marc Halévy, Après la Modernité, quelle Franc-maçonnerie ?

Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie.
Louis Trébuchet, Le désir des collines éternelles
Louis Trébuchet, Appel aux racines spirituelles du REAA
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram

Jean-François Guerry, Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie
Claire Reggio: Temple et lumière, une question d'orientation ?
 
 
 
 
 
 

Contact : academie.maconnique.provence@gmail.com
Téléphone: 06 ​42 26 75 95


Samedi 25 octobre 2025
Château Saint-Antoine
Marseille
10 heures - 17 heures



XIVes Rencontres

Académie Maçonnique Provence





De l'Orient à l'Occident,

poursuivons encore

notre chemin...



 
 
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,

Les Maîtres Maçons voyagent de l'Orient à l'Occident, et de l'Occident à l'Orient dans un cheminement incessant.
Nous poursuivons ce chemin à l'occasion des XIVes Rencontres de l'Académie Maçonnique Provence qui se dérouleront le samedi 25 octobre 2025 au Château Saint-Antoine à Marseille, pour la suite des conférences sur la thématique

 
De l'Orient à l'Occident,

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Nous avons aujourd'hui le plaisir de vous présenter


Yves BOMATI
GLDF
Docteur ès lettres et sciences humaines,
Diplômé de l'Ecole pratique des hautes études (sciences des religions)




 Esther Segal  : ©Esther Segal (photo libre de droits)
 
Yves Bomati, docteur ès lettres et sciences humaines, diplômé de l’Ecole pratique des hautes études (sciences des religions), est spécialiste des cultures méditerranéennes et moyen-orientales.
Depuis près de 30 ans, il s'intéresse à l'histoire et aux spiritualités iraniennes sur lesquelles il a écrit six ouvrages dont  "Les Assassins d'Alamût, les dessous d'une politique de la terreur (éd. Armand Colin, 2024) et "Iran, une histoire de 4000 ans" (éd. Perrin, 2019).
Yves Bomati a été lauréat du Prix Eugène Colas de l'Académie française 1999 pour "Shah Abbas, empereur de Perse" (éd. Perrin, 1998), coécrit avec Houchang Nahavandi
 

 

Zoroastrisme, ismaélisme

et franc-maçonnerie


 
" Parler de l’Iran - de la Perse - en liaison avec la franc-maçonnerie peut paraître aujourd’hui déplacé tant les francs-maçons iraniens, présents dans le pays dès la fin du XIXe siècle, sont pourchassés sous le régime théocratique des mollahs que nous connaissons tous.
Il n’empêche que notre franc-maçonnerie a de nombreux liens avec l’Iran antique et médiéval.  Ce sont ces liens que ma conférence se propose d’évoquer au travers d’un prophète lumineux Zarathoustra, ayant vécu vers le XVe siècle av. J.-C., et, enjambant les siècles jusqu’à l’époque médiévale des IXe et XIIIe siècle, de l’initiation particulièrement troublante d’une branche de l’islam chiite, l’ismaélisme."

 
 

La journée est gratuite pour les abonnés 2025 de l'Académie Maçonnique Provence et des autres Académies régionales (Lille, Paris, Lyon, Dijon et Toulouse)

La participation aux frais pour la journée et de 25€ pour les non-abonnésauxquels s'ajoutent, le cas échéant, les frais de restauration (25€) comprenant le café d'accueil, le repas (entrée, plat, fromage, dessert, boissons, café) ainsi que le pot de départ.

À l’issue des conférences, nous vous enverrons les textes des conférenciers de même que l'enregistrement intégral des conférences et des échanges qui suivront.




 
Merci de diffuser cette invitation à tous
les Frères et Sœurs Maîtres de ton entourage.

 
Nous vous souhaitons un très bel été et vous prions de croire à nos sentiments les plus fraternels.
 

Alain Boccard
Président



PS: Les ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence
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Toujours disponibles :
Christophe Richard : Initiations, tantriques, initiations bouddhiques
David Taillades : Aperçus sur les origines médiévales de la Franc-maçonnerie
Alain-Noël Dubart: La Franc-maçonnerie entre passé et avenir
Marc Halévy, Après la Modernité, quelle Franc-maçonnerie ?

Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie.
Louis Trébuchet, Le désir des collines éternelles
Louis Trébuchet, Appel aux racines spirituelles du REAA
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram

Jean-François Guerry, Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie
Claire Reggio: Temple et lumière, une question d'orientation ?
 
 
 
 
 
 

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Publié le par Jean-Dumonteil

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SENTIMENT OCÉANIQUE
Une, deux, trois vies

« On n’a qu’une vie, affirme le premier.
Il faut cueillir le jour qui passe, boire la coupe tant qu’elle est offerte,
jouir du présent puisque demain n’est pas promis.
Une vie, donc, qu’il faudrait emplir, user, dévorer
avant qu’elle ne s’éteigne.

— On a deux vies, rétorque le deuxième,
et la seconde commence quand on prend conscience
qu’on n’en a qu’une.
Voilà l’éveil : l’instant où l’on comprend que le temps n’est pas infini.
Alors la hâte se fait gravité,
l’instant se charge d’éternité,
et l’homme découvre la valeur de chaque souffle.
Cette deuxième vie est celle de la lucidité.

— Mais non, mes amis, intervient le troisième.
Vous oubliez l’essentiel : on a trois vies, à vivre toutes ensemble.

La première, c’est la vie du corps,
terre lourde et fragile,
qu’il faut labourer et soigner,
entraîner et protéger,
car elle est la glaise où s’inscrit notre passage.

La deuxième, c’est la vie de l’esprit,
qu’il faut aiguiser par l’étude, la parole, l’échange, le discernement.
C’est le souffle qui porte la pensée,
le vent qui pousse la raison,
la respiration des mots et des idées.

La troisième, c’est la vie de l’âme,
vie intérieure, silencieuse, fragile et pourtant indestructible.
Elle est le feu secret qui brûle sans consumer,
la flamme intérieure qui oriente,
soleil invisible qui luit dans la ténèbre.

Prenez soin de cette troisième vie :
la seule qui nous oriente vers la beauté et la bonté,
celle qui éclaire les deux autres
en ouvrant le passage à l’éternelle lumière,
pour vivre avec Celui qui est plus intime à nous-même que nous-même.

La première vie passe,
la deuxième s’use,
mais la troisième demeure.

Et c’est en la vivant
qu’on découvre enfin
la Vie qui ne passe pas. »

Illustration : Pierre Soulages, photo personnelle, Musée Soulages, Rodez.

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Publié le par Thierry Didier
ANOMALIES Par Thierry Didier Part VII ET FIN

L

orsqu’un concept est difficile à cerner ou à y accéder, l’esprit humain se protège donc en matérialisant celui-ci sous la forme la plus rassurante qui soit : c’est donc ici le Palladium le bien nommé, qui signifie garantie, sauvegarde ou protection, pour que l’esprit de l’homme ne s’y perde pas. Il n’empêche qu’une « anomalie » majeure va ici se manifester, par une flamme qui sort de la tête de la statue, rendant quelque peu irrationnelle, dangereuse et imprévue la vision initialement apaisante du Palladium. Ce degré violente donc beaucoup l’initié par diverses voies mais il sera capable d’y répondre, par la solidité de son intégrité. La Vérité première qui est renvoyée à l’homme est l’homme lui-même, selon un processus qui reflète une fois encore le mécanisme alchimique, qui veut que toute découverte soit d’abord consubstantielle à l’observateur.

La délivrance du joug interviendra au 27e degré, et il aura été nécessaire entretemps de passer par le 26e degré, degré purement didactique, nous montrant la voie de la libération à travers une expérience de dépassement de notre condition initiale. C’est la gouvernance sacerdotale qui prend fin à ce degré : l’initié est maintenant suffisamment structuré pour exister par lui-même : il devient « royal », d’où les titulatures suivantes de Prince, Patriarche ou Commandeur. C’est pourquoi, au 27e degré, il n’y aura plus ces dispositions particulières : le signe d’ordre sera le même, transposé dans et en dehors de la Cour, pas de marche particulière, tout le monde porte des décors identiques, y compris le président, qui est assis à une table ronde, à équidistance des autres. Face à cette liberté, tout le monde est égal, et cette égalité est la cause et le résultat d’un équilibre qui efface de fait la possibilité d’un joug, et qui inaugure une forme d’accomplissement consécutif au festival d’anomalies du 26ème degré.

Nous retrouvons donc la « digestion » déjà éprouvée aux autres degrés « régulateurs, non-anomalistiques » Le Grand Commandeur du Temple a donc compris et maîtrisé l’ensemble des liens qui le connecte à la Nature. Le 28ème degré, Chevalier du Soleil, en sera la suite logique : le conseil de ce degré est d’ailleurs présidé par le second officier, flanqué du président de l’Aréopage, en un endroit où la gouvernance n’est donc plus nécessaire, et où chacun reconnaîtra les siens… Un nouvel état des lieux se profile au travers du tableau : les 4 éléments alchimiques, les 3 états du feu, (feu cuisant : élément alchimique au 1er degré, puis feu-amour lien propagateur au 18e degré, enfin feu structurel, formant la trame de l’Univers au 30e degré) symbolisées ici par des bougies ; le Temple de Salomon flanqué des 2 colonnes ; l’Agneau ; le Caducée ; les 3 états de l’Être et la symbolique des nombres.

Le caractère didactique, car fragmenté, compartimenté, des tableaux de loge précédents ne demande plus ici à être apprécié selon un ordre sérié, mais dans une mouvance qui n’en est une que pour les non-initiés… Le maçon, parvenu à ce degré, peut maintenant voir la Nature dans son plus simple appareil. La 1re impression qui ressort à la vue du tableau sera une forme de gaieté, de sérénité, de pureté et de transparence. L’instruction du grade qualifie le lieu comme « le centre du vrai bonheur », Ce bonheur-là reflète un état de conscience pleinement satisfaisant, métaphysique et de bon augure, racine étymologique du mot bonheur. Le Temple ne sera alors plus ici que le marchepied d’un état d’esprit et de corps réalisé par l’équilibre des symboles. Le Temple est d’ailleurs, selon le rituel, notre corps, dont il faut prendre grand soin car il est ici à la fois subsidiaire et indispensable.

Le 29ème degré présente en germe le 4e degré, comme s’il s’agissait ici d’effectuer un droit d’inventaire, continuant à prolonger la création anomalistique du 26ème degré, mais aussi visant à vérifier ce qui a été instauré depuis le début des hauts grades : la phrase d’ordre est similaire, l’âge et la marche du grade sont les mêmes, les devoirs sont le fondement des 2 grades, même s’ils sont plus identifiés à présent. De nombreux décors et symboles des 3 premiers degrés se retrouvent également sur le tableau de loge du 29e degré. La position de l’initié, a donc évolué, passant du lévite, au 4e degré, au Patriarche, au 29e degré. Ce degré pose une sorte de moratoire, un lieu de repos, ou en tout cas de « quarantaine initiatique » Le 29e degré rappelle à cet égard le 5e degré, celui de Maître Parfait, où la prédominance du nombre 4, expression de la réalisation, de la consommation d’un passé révolu, de la stase nécessaire, du constat utile et d’une matérialité qui n’a rien de primaire : il vient définitivement clore un cursus que coiffera le 30ème degré.

Au décours de l’initiation au 30e degré, Le rituel nous précise : « Nous n’avons plus d’autre enseignement à vous donner […] Nous n’avons pas de mot d’ordre à vous donner […] Vous êtes désormais le soldat de l’Universel et de l’Éternel ». Le 30e degré n’est pas, une fois n’est pas coutume, la suite du 29e, car les principes et valeurs qui ont présidé à l’articulation pas à pas d’un degré avec le suivant sont achevés, et le Chevalier Kadosch coiffe, plus qu’il ne les complète, les 29 degrés précédents. Il n’est donc pas soumis à la mécanique anomalistique, car ce terme de « séparé », affecté au Chevalier Kadosch est fondamental, parce qu’ il implique autant une distinction qu’un lien efficient entre les parties. De plus, l’« Univers complet » ne signifie pas que nous en percevons les limites, mais simplement que tout ce qu’on en connaît le définit comme une chose pleine et entière. Les évènements qui se déroulent à l’intérieur de cet univers désormais complet du 30e degré ne sont plus soumis à la flèche du temps, ni à la propagation spatiale : l’anomalistique n’y a donc pas sa place.  À partir du moment où cette séparation est actée, c’est tout l’Univers qui change de nature : en devenant « complet », ce qui signifie que tout ce qui s’y est passé, s’y passe et s’y passera est susceptible d’être regardé en totalité et en temps réel, par le Chevalier Kadosch. « Son nom fut autre et le même pourtant » souligne l’indistinction spatiale et temporelle, modalité d’un Univers perçu d’emblée dans sa totalité.

Thierry Didier FIN

L'intégralité du texte du Thierry Didier vous sera communiqué sur simple demande à l'adresse mail :

 

courrierlafmaucoeur@gmail.com

 

Ce texte intéressera plus particulièrement les lectrices et lecteurs initiés dans les hauts grades du R E A A...

 

Une version mentionnant clairement les degrés du 4ème au 30ème est disponible sous réserve de communication du mot de passe au 30ème degré en accord avec l'auteur.
LIVRE DE THIERRY DIDIER

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ANOMALIES Par Thierry Didier Part VII ET FIN

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Publié le par YANN
Je veux devenir ministre !

Je veux devenir ministre !

J'ai lu avec joie ce texte de Yann, j'ai cru y voir la plume de notre regretté frère Pierre Dac et ses célébrissimes petites annonces ! Yann prend ici le rôle de DRH inspiré surement avec sa boule de cristal ou dans son marc de café. Je vous laisse savourer, ce nouvel Os à moelle pour les connaisseurs.

Jean-François Guerry.

Des principes de la sélection ministérielle. 

 

Un problème qui se pose constamment à l'administration moderne, qu'il s'agisse de l'administration publique ou privée, c'est celui de la sélection du personnel. Il en est de même pour un Chef d'État qui doit former son Gouvernement. 

La première opération consiste à décider des qualités que doit avoir un ministre. Elles n'ont pas besoin d'être les mêmes dans toutes les circonstances, mais encore faut-il qu'elles soient énumérées et que l'on se soit mis d'accord là-dessus. Supposons que les qualités que l'on estime essentielles soient : 1) l'énergie, 2) le courage 3) le patriotisme, 4) l'expérience, 5) la popularité et 6) l'éloquenœ. On notera qu'il s'agit là de qualités générales que tous les candidats éventuels s'imaginent posséder. On pourrait évidemment restreindre le champ en stipulant 4) expérience du dressage des lions, ou bien 6) éloquence en Moldo-Valaque. Mais ce n'est pas ainsi que nous entendons limiter le nombre des candidats. Nous ne voulons pas faire état d'une qualité sous une forme particulière, mais bien plutôt de chaque qualité à un degré exceptionnel. Autrement dit, le candidat idéal devra être le plus énergique, le plus courageux, le plus patriote, le plus expérimenté, le plus populaire et le plus éloquent du pays. Un seul homme peut répondre à ce signalement et c'est sa candidature seule que nous souhaitons. Les termes de l'annonce doivent donc être pesés de façon à exclure tout autre individu. Voici donc à peu près cornment devrait être formulée l'annonce :  

On demande ministre. Heures de travail : 4 heures du matin à 23 heures 59. Les candidats doivent être prêts à disputer trois rounds contre le champion local poids lourds (avec gants réglementaires). Les candidats accepteront de mourir pour leur pays, sans douleur, une fois parvenus à l'âge de la retraite (65 ans). Ils auront à passer un examen portant sur la procédure parlementaire et seront éliminés s'ils n'obtiennent pas une moyenne de 19 sur 20. Ils seront également éliminés s'ils n'obtiennent pas 75 % des voix dans un sondage d'opinion concernant leur popularité. Ils seront enfin invités à donner la preuve de leur éloquence lors d'une réunion de producteurs d'endives du Roussillon, le but de leur harangue étant d'inciter les assistants à danser le rock and roll. Ceux qui auront échoué à cette épreuve seront éliminés. Tous les candidats devront se présenter en personne au Sporting Club (entrée de service) à 11 heures 15 le 26 août. Les gants seront fournis sur place, mais les candidats devront apporter leurs propres chaussures, maillots et culottes. 

 On notera que cette annonce épargne tout souci de feuilles de candidature à remplir, de certificats, de photographies et de références à envoyer. Si I' annonce a été correctement formulée, il n'y aura qu'un seul candidat et il peut entrer en fonction immédiatement, ou presque. Mais s'il n’y a pas de candidat ? C'est la preuve que le texte de l'annonce doit être modifié. On aura évidemment demandé plus qu'il n'existe. La même annonce (qui, après tout, n'occupe pas un espace trop ruineux dans les colonnes d'un journal) devra donc être de nouveau insérée avec de légères modifications. On pourra réduire la moyenne des notes à l'examen à 17 au lieu de 19, le pourcentage des voix requis lors du sondage d'opinion à 65 %, et ne demander que deux rounds contre le champion de boxe. On peut ainsi successivement adoucir les conditions jusqu'à ce qu'un candidat se présente.  

Mais supposons que deux, ou même trois, candidats se présentent. Nous saurons alors que nous n'avons pas été assez scientifiques, Peut-être la note de l'examen a-t-elle été trop brutalement abaissée – il aurait fallu s'en tenir peut-être à 17,4 et à 66 % des voix. Bref, quelle qu'en soit la cause, le mal est fait. Deux, peut-être trois candidats sont dans la salle d'attente. Nous avons un choix à faire et nous ne pouvons pas y consacrer toute la matinée. Il y aurait bien une méthode qui consisterait à commencer les épreuves et à éliminer les candidats obtenant le moins de points. Il existe toutefois un procédé plus expéditif. Supposons que les trois candidats possèdent toutes les qualités définies comme essentielles. Il nous suffit d'ajouter une qualité supplémentaire et d'appliquer le test le plus simple qui soit. Pour ce faire, nous demandons à la jeune personne la plus proche (réceptionniste, dactylo ou téléphoniste selon le cas): "Lequel préférez-vous ?" Elle désignera aussitôt un des candidats, ce qui réglera la question. On a dit que cette méthode était du même ordre que celle qui consiste à tirer à pile ou face ou bien à laisser le hasard décider d'une façon ou d'une autre. Il n'entre en fait dans ce procédé aucun élément de hasard. On se contente de mettre à la dernière minute l'accent sur une qualité dont on n'avait pas jusqu'alors tenu compte : le sex-appeal. 

YANN

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Publié le par Thierry Didier
ANOMALIES Par Thierry Didier Part VI

 

L

a confusion des langues sera donc une opportunité anomalistique que le Divin accordera à son peuple en le rendant disparate. Le sens de confusion au XVIIe siècle provient de la racine latine : « mêler, fondre ensemble », dénotant une déclinaison qui dans l’esprit initiatique peut s’avérer constructrice. La confusion des langues va aussi être une formidable occasion laissée à l’homme de créer sa différence, c’est-à-dire son anomalie propre, puis de s’en accommoder afin de tenter de comprendre l’autre. N’oublions jamais que l’anomalie est l’opportunité d’un nouvel envol, d’une transformation bénéfique : il n’est qu’à voir ce que nous enseigne la génétique. Cette confusion possible de ce qui fait la vie affinera par nécessité l’acuité de l’observateur, elle lui délivrera plus délicatement les objets de son travail et de sa réflexion. Le travail anomalistique sous l’éclairage exclusif de la lune modifiera profondément les rapports entre les frères, mais également la teneur de ce que l’on dit. Mars, qui fut selon l’instruction du grade le mois où se déclenchât la confusion sera aussi le mois du renouveau, mais aussi celui de la lumière blanche, froide, de cette verdeur nécessaire audit renouveau, mais avec la rudesse primale de l’éclosion de la vie. Phaleg dérive de l’Hébreu Péleg, « diviser, se diviser » qui a initiatiquement des vertus lorsqu’il s’applique au chaos. Diviser est perçu comme une anomalie lorsque son substrat est déjà formé, évolué, car il contribue là à affaiblir. Par contre, appliqué au chaos, la division ne peut être qu’un mode progressiste, évolutif et structurant. Car, à l’instar de Zorobabel, on apprend plus de ses défaites que de ses victoires, et tout le processus de creusement lié à Phaleg aboutira à de riches enseignements.

Nemrod, descendant de Cham le fils maudit de Noé, archétype de la véhémence et de l’impétuosité manifestera l’exotérisme par sa connotation violente et exacerbée. Et Phaleg deviendra lui l’axe ésotérique, cette voie sous-jacente, qui présente comme avantage de ne pas être aliénée au temps présent : il est dit que « Phaleg se condamna lui-même à une sévère pénitence » : cela signifie qu’il aura la main sur son destin. Ces qualifications sont anomalistiques, dans la mesure où elles apparaissent outrées, excessivement caractérisées. Le parcours de Phaleg s’achèvera par un point bas, le temple triangulaire et ses appendices minéraux : agates, fragments, cendres et colonne. La postérité reformulera donc par la raison le passé en l’étalonnant sur des valeurs et des images structurantes.

Le 21e degré prend date, ensemence et jette les bases d’une pensée humaine renouvelée, qui se prolongera au 22e degré, dans le terreau des cèdres, destinés à la réalisation des « Saintes Entreprises ». Ainsi « continuer à creuser », comme il est dit dans l’instruction du 30e degré, reviendra pour le maçon, à faire sien ce qui a été découvert, pour l’amalgamer en son sein. La cabane et le temple signeront l’amorce de culte et de structure civilisationnels. Et en même temps, ils matérialiseront et respecteront cet espace-temps limité et défini que nous avons déjà rencontré, où pourra « prospérer » l’anomalie. Ce double courant, mis en évidence au 21e degré, puis gravé au 22ème degré dans la hache, deviendra au 23e et 24e degrés la trame d’une gouvernance, la Hiérarchie, résolue, au 25e degré, en un amalgame, les 2 serpents entrelacés, visant à faire du Caducée un emblème sanitaire.

Cet emblème permettra la guérison, au sens métaphysique du terme, c’est-à-dire cette réunion des courants qui va être l’apothéose de l’initiation sacerdotale amorcée par le lévite, au 4e degré. Dans les grades maçonniques étudiés jusqu’au 25ème degré, il y a toujours un narratif, sous la forme d’une légende ou d’un mythe, qui sera la synthèse d’un fil directeur et d’éléments signifiants que le REAA dépose à chaque degré. Ce narratif délimite alors à la fois les 2 occurrences, le sujet, c’est-à-dire l’initié, et l’objet, la légende initiatique, et en même temps il est le liant entre les 2 parties. Cependant, lorsque sujet et objet interagissent au risque de se confondre, il n’y a plus de nécessité d’un narratif préalable : C’est ce qui s’était déjà passé aux 2 1ers degrés, mais pour des raisons didactiques : les sentences : « Je suis la pierre brute » et « j’ai vu l’Étoile Flamboyante » témoignaient déjà d’une forme d’assimilation de l’initié à son substrat, indispensable pour sa construction, et donc d’une pensée alchimique embryonnaire. C’est aussi ce qu’il se passera au 26e degré : il est en effet signifié qu’à ce degré la cérémonie d’initiation et le tableau du grade tiennent lieu de légende. Il s’agit bien là, par rapport à la continuité maçonnique, d’une « irrégularité anomalistique ». A priori, l’ensemble de ce qui meuble ce tableau de loge peut justement apparaître irrégulier et hétéroclite. En fait, c’est la finesse de la décomposition qui induit cet « éclatement » archétypal, fait de figures à la fois primitives et universelles, quelquefois à la limite entre allégorique, symbolique et culturel (tables de la Loi, globe, creuset…). Ce qui est aussi anomalistique ici est la décorrélation de l’initié et de ce qu’on lui soumet : plus tôt dans le rite, cette décorrélation aurait égaré le myste.

Mais ce degré d’évolution là lui autorise maintenant cette capacité à apprendre tout en ne cessant pas de rester souverain et intègre, ce qui est bien le principe premier de la franc-maçonnerie spéculative. En vérité, c’est l’initié lui-même qui va installer la légende de ce grade, en assemblant comme bon lui semble les cases proposées : au narratif unique produit du 3e au 25e degré se substituera ici un narratif dont le déroulé pourra avoir mille visages possibles, en fonction de l’ordre dans lequel le récipiendaire assemblera les éléments disparates qui sont à sa disposition. C’est aussi pourquoi le tableau est à ce point compartimenté, et interprétable depuis différents points de vue, parce qu’il s’agit là plus d’un matériel à agencer que d’une légende constituée et de son degré de liberté méditative qui était limité, la légende du grade se présentant à nous sans efforts.

Ici le fil du narratif est l’initié lui-même, qui va se construire en choisissant le nombre, l’ordre et le sens des figures proposées à son attention. Cette vision si particulière va être apte à capter une autre réalité, qui sera celle des archétypes, de modèles profondément enfouis dans la conscience de l’humain, et qui s’offriront alors à une nouvelle vision, développée lors des degrés suivants. C’est pourquoi ce grade est également appelé « Prince de Mercy ». Mercy signifie compassion, qualification morale d’une projection d’une part de soi-même sur son prochain, dans un processus qui accompagne et embrasse les 2 tenants de ladite projection, sans nécessité d’une légende interfaciale. Cette caractéristique fondamentale se retrouve dès la phrase d’ordre du grade : « D- Êtes-vous Écossais Trinitaire ou Prince de Mercy ? R- Comme vous, j’ai vu la grande Lumière… »

Pour la 1re fois dans un degré, la réponse de la phrase d’ordre prend en compte, embrasse le questionneur (« comme vous… »). Cette attitude n’est pas anodine, car elle installe l’hermétisme, à savoir lier en un même monde le sujet et l’objet. On retrouvera aussi cette pensée alchimique au travers du Mot Sublime qui porte bien son nom : EDUL-PEN-CAGU « Fais ce que tu voudrais qu’il te fût fait ». Encore une fois est présente en filigrane cette interrelation dans l’action, qui n’existait pas avant ce grade. Cette compassion n’a rien de morale : elle libère cette possibilité pour un initié suffisamment autonome de pouvoir pratiquer sans risque d’amalgame cette miséricorde, cette sympathie ontologique. Alors que jusque-là , la « régularité maçonnique » imposait une certaine distance entre l’initié, encore fragile et son objet initiatique, par l’entremise d’un narratif démarquant, délimitant.

Le challenge, durant la cérémonie d’initiation d’Écossais Trinitaire, sera ainsi de « dématérialiser » en quelque sorte ce parangon de force vitale qu’est le Serpent d’Airain, de façon à ce qu’il transcende sa propre réalité en valeurs spiritualistes, tancé qu’il sera, comme le dit l’instruction, de « vouloir s’élever en rampant comme un vil reptile ». L’anomalie réside ici dans la « négativation ontologique » de ce parangon. Un autre des moyens anomalistiques utilisés durant la cérémonie sera de transcender les grandes lois liées au tangible, afin de faire sentir au récipiendaire une réelle transformation : ce sera le premier voyage, et son parcours si particulier tentant de s’affranchir de la loi de gravité : le candidat est « jeté » dans le vide : il s’agira là d’une « sublimation physique » s’ajoutant à la sublimation numérique précédente.

À ce degré, les maillets des 3 officiers sont d’ailleurs remplacés par une flèche : le maillet symbolise le pouvoir temporel : sa forme et surtout son point d’appui le placent et le cantonnent dans le plan, et au niveau de ce qui est incarné dans la tenue du même degré. La flèche s’offre, comme celle du 21e degré, à un dépassement du plan sur lequel on travaille. De la même façon que les grands visionnaires du passé ne pouvaient « digérer » leurs visions brutales qu’avec la maturation imposée par le temps, la Vérité est trop brute et trop pure pour être saisie d’emblée. La puissance de la vision de la Vérité va imposer à notre esprit des pare-feu oblitérant sinon le sens, du moins la violence de la manifestation.

Thierry Didier À SUIVRE…

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Ce texte intéressera plus particulièrement les lectrices et lecteurs initiés dans les hauts grades du R E A A...

 

Une version mentionnant clairement les degrés du 4ème au 30ème est disponible sous réserve de communication du mot de passe au 30ème degré en accord avec l'auteur.
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ANOMALIES Par Thierry Didier Part VI

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Publié le par YANN
LE PEUPLE

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"Ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre" Bertolt Brecht

 

Inspiré par quelques interprétations toujours d'actualité du regretté Jacques Julliard, le déluge actuel d’analyses sur la recomposition du champ politique après la dissolution, me pousse, malgré mon incompétence notoire en politologie, à ne pas croire une seconde à l’émergence de nouveaux pôles sur les ruines des anciens partis. Je ne crois pas non plus d’ailleurs en la reconstruction de ces anciens partis. Je crois en la destruction massive des déterminants qui structurent le vote (catégorie socioprofessionnelle, âge, région, niveau culturel) et leur remplacement par un système mental entièrement nouveau dans lequel plus des trois quarts des Français ont un comportement aléatoire ou pas de comportement du tout, et un quart va voter avec une intention construite, pas forcément noble. En observant nos compatriotes de toutes conditions du matin jusqu’au soir et me livrant à une typologie rustique, j'en conclus à l’existence de quatre segments : les atterrés-désorientés (59%), les déficients (30%), les attentistes-opportunistes (10%) et les autres (1%). 

La posture de l'atterré-désorienté (59%) consiste à ne rien attendre. Ni de bon ni de mauvais. Ni de l’histoire, ni des circonstances, ni des autres, ni de lui-même, ni de la communauté, ni de la politique, ni de sa famille. Tout ce qui est à l’intérieur de lui a les couleurs de l’ennui, et tout ce qui est à l’extérieur de lui est privé de la faculté de le sortir de son ennui. Il ne regrette plus. Il ne veut plus. Il ajuste son activité intellectuelle au minimum vital. L'atterré-désorienté ne vote pas ou, par un reste d’habitude de la période où son désespoir était encore énergique, où son évolution vers l’apathie constante n’était pas encore achevée, il vote pour l’apparence de l’espoir tout en sachant qu’elle est un mirage. L'atterré-désorienté pur reste sous la couette le jour du scrutin. L'atterré-désorienté novice, en route vers le désespoir pur, glisse l’apparence de son mirage dans l’urne ou va, dans un geste qui porte encore la trace d’une ancienne révolte, taquiner le goujon le jour du scrutin, en contemplant l’eau qui coule. Lorsqu’il a voté, l'atterré-désorienté a voté pour n’importe quoi, pour n’importe qui, parce que, entre " je suis triste" et "voilà ce que je veux pour mon peuple", il n’y a aucun facteur de cohérence. 

Les déficients (30%) tirent en continu leurs opinions sur tous les sujets de la majorité des opinions sur les comptes Twitter, X ou Instagram qu’ils suivent. Le déficient a une compétence de synthèse : de cinquante propos débiles, décousus et contradictoires de 200 caractères de ses potes, connaisseurs en pourriture cérébrale, il tire une position philosophique. Les déficients ne s’aperçoivent pas que leur morale est éventuellement en contradiction avec leurs opinions ; pour cela il faudrait penser. Ils hurlent à l’urgence climatique quand il fait chaud, à l’accélération de la transition énergétique quand il fait froid, à la baisse des impôts quand ils en payent, à leur hausse quand ils n’en payent pas. Sont contre l’immigration quand ils aperçoivent un Malien dans la rue, et pour l’accueil toutes vannes ouvertes quand ils voient sur BFM un enfant débarquer à Lampedusa. Le narcissisme et l’immédiateté caractérisent le déficient. Le déficient n’introduit pas de raisonnement entre le but et le présent. Il suffit au déficient de désirer pour penser. Il suffit qu’un démagogue s’empare de son désir imbécile en lui donnant un joli relief noble, à l’aide de sophismes tentateurs auxquels le déficient se laisse toujours prendre, pour faire de lui un militant. Mais le déficient est un militant volatil car il oscille à grande vitesse d’un camp à l’autre. Il résiste aux traitements. Il fait n’importe quoi. Il est hors de contrôle. Il se débranche des algorithmes, comme l’astronaute de 2001, l’Odyssée de l’espace débranche l’ordinateur qui a essayé de le tuer. Le déficient est alors devenu atterré-désorienté , il erre en dehors du contrôle des algorithmes. Quoi qu’il en soit, il faut conserver un stock minimum de déficients dans un état mental pas trop dégradé pour représenter le spectacle de la démocratie, et faire voter au moins deux tiers d’entre eux. 

L'attentiste-opportuniste (9%), loin de désespérer comme les atterrés-désorientés, ou de flasher sur n’importe quoi comme les déficients, est plein d’espoir et de réflexion. C’est un stratège. Il pense encore. Il a l’espoir de prospérer et réfléchit sur les moyens d’y parvenir. Il est ambitieux. Il comprend le monde moderne. Femme, l’attentiste-opportuniste n’a pas l’air méprisable : elle peut très bien avoir un petit top Chanel et des idées correctes. Homme, l'attentiste-opportuniste n’a pas non plus l’air interlope. Il a des idées ouvertes, pénétrées de respect pour ses contemporains. Il est plastique, souriant, patient. Il est post cynique. Il s’en fout quand vous parlez mais il fait très bien semblant de vous trouver sympathique et d’un avis important. L'attentiste-opportuniste vote, la plupart du temps. Il vote pour une société à son image. L'attentiste-opportuniste maîtrise la situation politique, car c’est lui qui détient les algorithmes qui feront basculer les déficients et les atterrés-désorientés. qui votent. Il est l’héritier de la catégorie reine : les manipulateurs de symboles. Il y a beaucoup de symboles avec lesquels on peut jouer : la république, la démocratie, la nation, la laïcité, le social, la famille, etc. Ontologiquement publicitaires, les attentistes-opportunistes ont privatisé les symboles. Le lecteur, justement curieux, pourrait se demander pourquoi j’emploie le terme d'attentiste-opportuniste. C’est très simple : il n’y a pas de place pour la recherche du bien commun, au-delà de son intérêt personnel, dans sa vision du politique. L'essentiel, c’est de faire primer son intérêt matériel. On peut être drôlement attentiste-opportuniste, joliment attentiste-opportuniste, aimablement attentiste-opportuniste, mais on ne peut pas être noblement attentiste-opportuniste. 

Les autres (1%) n’attendent pas un sauveur mais Noël et la Saint-Sylvestre. Car la politique française n’a pas d’esprit. Elle a perdu ce don en route. Elle ne se relie pas à des principes : 1% du corps électoral interroge les partis politiques pour y trouver ce souffle, cette inspiration, cette idée qu’il n’y trouve pas. Et qu’il ne trouvera pas, tant la question n’a pas de sens pour les atterrés-désorientés, pas d’intérêt pour les déficients, et est potentiellement dangereuse pour les attentistes-opportunistes

En écrivant cela, je sais bien qu’on m’objectera la divine surprise du nouveau statut politique structurant du mouvement écologiste. Balayer, passer la serpillière, replanter les bocages, protéger les enfants, très bien. Après tout, c’est une fonction réparatrice, donc conservatrice. Est-ce qu’en plantant des choux bio, on va finir par voir arriver l’esprit en politique ? Esprit qui ferait espérer les atterrés-désorientés, qui éclairerait les déficientsqui anoblirait les attentistes-opportunistes

En désespoir de cause, l'agnostique breton, au demeurant pur démocrate que je suis,  est tout de même tenté par un ultime recours vers le saint du jour ce jeudi 18 septembre ; selon de calendrier de La Poste, c'est  Sainte Nadège qui connut le martyre au 2ème siècle de notre ère chrétienne. Mais, hélas, les éphémérides ajoutent  qu'elle était vierge comme la Catherine d'Alexandrie et la Margueritte d'Antioche (on ne sait jamais avec la Marguerite : un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ou pas du tout), donc, qu'elle n'a jamais existé. Qu'importe, s'il fallait rencontrer tous les gens qui n'existent pas !  

YANN

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Publié le par Jean-François Guerry
CHEMINS DE TRAVERSE - Revue Maçonnique de la Fédération du Droit Humain
Le N° 3 de la Revue Chemins de Traverse est paru.

Le thème Mythes, contes et légendes particulièrement bien choisi et en rapport avec le Chemin initiatique de la Franc-maçonnerie.

Un incontournable article sur le Convent de Lausanne avec sa remémoration qui traverse les corps maçonniques pratiquant le Rite Écossais Ancien et Accepté.

L'avant-propos de Sylvain Zeghni Président de la Fédération française de l'Ordre Maçonnique Mixte International le Droit Humain. Évoque l'univers des Mythes, Contes et légendes comme autant de fenêtres ouvertes sur cet univers foisonnant. À travers les contributions écrites par des auteurs connus et reconnus, "l'ambition est d'explorer la richesse et la diversité des récits fondateurs" (...) Dans un monde où le souffle de l'imaginaire est parfois étouffé. Il dit avec justesse : " Que la parole portée par le symbole peut, au-delà de l'intelligible, éveiller une compréhension plus profonde de l'être humain et de ses liens avec l'univers." 

AU SOMMAIRE :

Le Mythe et ses Avatars - Annick Drogou.

Les Récits Bibliques interview de Thomas Römer

Mythe et sens de la Vie - Annick Drogou.

Du Muthos et du Logos et de ce que propose la Franc-Maçonnerie- Jacques Samouelian. Un article particulièrement intéressant, l'auteur conclu dans son dernier paragraphe Qu'avec le processus initiatique, la notion de sacré prend tout son sens.

R E A A , Mythes ou Légendes- Marc Jeanjean.

Les sirènes, du souffle à l'écume - Laure Scheffel.

Wagner et les mythes- Sylvain Zeghni.

Des mythes Dogon aux légendes- Nadine Wanono.

L'ésotérisme dans les contes de fées- Laure Scheffel.

La dentelle de Clotaire- Anthony Faure.

L'autre Alice- Dominique Segalen.

Les contes soufis aux sens multiples - Elisabeth Verhulst.

Yonnel Ghernaouti présente avec brio des propositions de lecture.

La revue se termine par une rubrique consacrée au courrier des lecteurs qui semblent unanimes pour qualifier la qualité de cette revue.

Je dirais pour ma part au-delà des articles très documentés et originaux que les illustrations sont remarquables elles rendent cette revue attrayante.

Jean-François Guerry. 

Abonnement annuel 40€ port compris. pour 2 numéros.

Aux éditions numerilivre 5, Rue du Chant des Oiseaux 78360 Montesson.

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